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Glyphosate : interdit …… d’ici un certain temps !

Glyphosate : interdit …… d’ici un certain temps !

Trois ans, cinq ans, dix ans  ou à la saint-glinglin, le délai accordé pour l’interdiction du glysophate (commercialisé par Monsanto sous le nom de Roundup). La. Le ministre de l’agriculture en France milite pour un délai de sept ans. La  Commission européenne soutenue en particulier par l’Allemagne souhaiterait bien un renouvellement de 10 ans.  Visiblement personne n’est vraiment d’accord ni en Europe ni au sein même du gouvernement. Le ministre de la culture parle de sept ans Pour permettre à l’agriculture française de trouver un produit de remplacement moins polluant et moins dangereux pour la santé. Enfin Nicolas Hulot parle un jour de trois ans un autre d’un délai se situant dans la mandature présidentielle. Les 54 députés dans marche qui ont signé une tribune dans le journal Le Monde demandent quant à eux  l’interdiction du produit le plus vite possible. Un débat largement confus sur son de bidonnage d’expertise par Monsanto et par les agences européennes en effet des  documents indiquent que Monsanto aurait fait appel à des « auteurs fantômes », des scientifiques qui ont prêté leur nom pour la publication d’articles en réalité écrits par des membres de l’entreprise. Celle-ci aurait également fait pression pour que des journaux scientifiques retirent des articles réellement indépendants et contraires à ses intérêts. Trois enquêtes qui auraient fait l’objet de cette pratique du « ghost-writing » ont été utilisées dans l’évaluation du glyphosate par les agences européennes. L’EFSA et l’ECHA, agences européennes ont cependant minimisé l’impact de ces révélations, assurant que les documents en question n’ont eu que peu d’influence sur le résultat et qu’elles étaient « parvenues à leur conclusion indépendante sur la base des données originelles, et non de l’interprétation de quelqu’un d’autre ». En juin, les agences ont donc indiqué que « même si les allégations de ‘ghost-writing’ était avérées, cela n’aurait pas d’impact sur l’évaluation globale de l’UE et ses conclusions sur le glyphosate ». Le 4 octobre, deux des plaignants de l’affaire Monsanto en cours outre-Atlantique et leurs avocats se sont rendus à Bruxelles pour encourager le non-renouvèlement de l’autorisation de vente du glyphosate en Europe. L’herbicide, considéré comme « probablement cancérigène » par le CIRC, le centre onusien de recherche sur le cancer, a en effet été évalué et jugé sûr par l’Autorité européenne de sécurité alimentaire (EFSA) et l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA). Dans une étude commanditée en 1999 par l’entreprise, le Dr James Parry informait Monsanto du caractère génotoxique du glyphosate et recommandait des études plus poussées sur les effets des « formules » au glyphosate, c’est-à-dire le RoundUp. Une substance est dite génotoxique quand elle est capable de perturber l’ADN des cellules et de causer des mutations, qui sont notamment à l’origine de cancers. L’étude de James Parry n’a jamais été rendue publique et ses recommandations ont été ignorées : « Nous ne ferons simplement pas les études proposées par Parry », écrivait William Heydens, toxicologue chez Monsanto, après réception de l’étude. Dans le RoundUp, des substances chimiques (les surfactants) sont ajoutées pour accroître la capacité de pénétration dans la plante du glyphosate. Ces produits ont un profil génotoxique encore plus élevé. La réglementation européenne sur les pesticides prévoit que l’EFSA et l’ECHA n’analysent que la substance active présente dans le pesticide, pas la formule complète de celui-ci, dont l’évaluation revient aux États membres. La France et les Pays-Bas ont ainsi interdit partiellement le RoundUp en 2015, mais le glyphosate est présent dans de nombreux autres produits encore sur le marché. La licence du glyphosate expire cette année et les États membres de l’UE voteront probablement lors d’une réunion en novembre suite au débat des 5 et 6 octobre qui n’a débouché sur aucune conclusion. Le commissaire à la sécurité alimentaire et à la santé, Vytenis Andriukaitis a annoncé qu’il n’y aurait pas de réautorisation sans majorité qualifiée des États membres. Paris a déjà déclaré qu’elle voterait contre le renouvellement de la licence.

 

Temps de Travail : 35 ans en moyenne pour les Français

 Temps de Travail : 35 ans en moyenne pour les Français

Eurostat, l’office de statistique de l’Union Européenne a publié, hier, son baromètre annuel qui évalue la durée de vie active moyenne des Européens. L’étude combine données démographiques (espérance de vie) et données économiques (taux de population active). En 2016, un Européen, âgé de 15 ans, pouvait en moyenne espérer avoir une vie active de 35,6 ans. C’est en Suède que la durée de vie active est la plus élevée avec 41,3 ans en moyenne. La France, qui connaît ce jeudi une deuxième journée de mobilisations contre les ordonnances travail, figure dans la moyenne européenne. Aujourd’hui un Français, âgé de 15 ans peut envisager, selon Eurostat, de travailler en moyenne 35 années. Parmi ses voisins frontaliers, la France est au même niveau que l’Espagne. En revanche, le pays est en-dessous de l’Allemagne qui revendique 38,1 ans, mais au-dessus de la Belgique et l’Italie, respectivement créditée de 32,6 et 31,2 ans. Pour Eurostat, l’office de statistique de l’Union Européenne en 2016, un Européen, âgé de 15 ans, pouvait en moyenne espérer avoir une vie active de 35,6 ans. C’est en Suède que la durée de vie active est la plus élevée avec 41,3 ans en moyenne.  L’étude met en évidence des fractures entre trois groupes de pays. En tête du peloton, des pays qui oscillent entre 40 et 44,9 ans de vie active. On y retrouve la Suède, la Hollande, les Pays-Bas et la Suisse. Ainsi, un jeune Hollandais de 15 ans peut envisager en moyenne d’avoir une vie active de 40 ans. Un chiffre qui monte même à 42,5 ans en Suisse, mais le pays n’est pas membre de l’Union européenne. Pour  Eurostat, il est possible de distinguer un second groupe de pays dont la moyenne du temps de travail actif varie entre 35 et 39,9 années. C’est le cas notamment de la France, du Portugal, de l’Espagne, de l’Allemagne ou encore de l’Irlande. Ainsi un jeune Allemand peut aujourd’hui espérer en moyenne travailler activement durant 38,1 ans, c’est presque trois années supplémentaires par rapport à la France. Enfin, il y a les pays ou la durée moyenne est de moins de 35 ans. Figurent en queue de ce classement, la Belgique, le Luxembourg, l’Italie, la Pologne, la Slovaquie, la Hongrie ou encore la Croatie. Ainsi, en Pologne, la durée de la vie active moyenne plafonne à 32.9 ans. Mais le chiffre est encore plus faible en Italie, le plus faible de toute l’Union européenne, avec 31.2 ans. «La principale explication à ce classement en trois groupes est le taux de travail des femmes. Dans les pays du nord de l’Europe, les femmes sont très engagées sur le marché du travail, cela fait donc augmenter le temps global de vie active des populations. Dans le second groupe dont la France, c’est un peu moins le cas. Et beaucoup moins dans le troisième groupe de pays comme avec l’Italie. L’engagement des seniors sur le marché du travail est aussi un paramètre qui fait varier la durée. Il faut aussi prendre en compte la montée du travail des femmes. Enfin il s’agit de moyenne qui agglomèrent des départs en retraites à 50 ans voire moins et des départ à 70 ans, le privé comme le public.

 

Compétitivité : temps de travail trop faible en France

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  • Au moins l’équivalent d’un mois de congés en plus pour la France par rapport à ses principaux concurrents. Avec 4 jours de congés en plus, les Français devraient encore améliorer leur record de faible temps de travail. Il y a  en effet en 2017 six week-ends de trois jours.  La Fête du travail (1er mai), le 8 mai, la Fête nationale (14 juillet), et le jour de Noël tombent, en effet, soit un lundi, soit un vendredi. Au total, avec le lundi de Pâques (17 avril), celui de Pentecôte (5 juin) et le jeudi de l’Ascension (25 mai), on dénombre ainsi six week-ends de trois jours, et, éventuellement, deux week-ends de quatre jours avec l’Assomption qui tombe un mardi. La France va donc demeurer le pays où l’on travaille le moins en Europe.  Un sujet presque tabou : la durée réelle de travail des français, la plus faible d’Europe. Ce qui explique notamment l’insuffisance de compétitivité, la faiblesse de la croissance, le taux de chômage et le haut niveau des dépenses de protection sociale même si d’autres facteurs explicatifs sont à prendre en compte comme le poids et le coût de l’administration Les salariés français à temps complet ont en moyenne travaillé en 2015 moins que leurs collègues européens selon une étude de l’institut Coe-Rexecode publiée mercredi 15 juin. La durée effective annuelle moyenne de travail des salariés à temps complet en France (déduction faites des congés, RTT, arrêts maladie indemnisés…) était en 2015 de 1.646 heures, en recul de 14 heures par rapport en 2013, écrit la société de recherches économiques proche du patronat, en effectuant son propre calcul sur la base de données fournies par l’office européen de statistiques Eurostat. Cette moyenne est « la plus faible des 28 pays de l’Union européenne », la France passant en 2015 derrière la Finlande. Le pays où les salariés à temps complet travaillent le plus est la Roumanie (2.080 heures). L’écart est de 199 heures avec l’Allemagne et de 228 heures avec le Royaume-Uni. Avec nos voisins latins, Italie et Espagne, il est respectivement de 130 et 165 heures. Avec l’Allemagne, le fossé s’est creusé de 13 heures en deux ans, essentiellement en raison d’absences pour congés annuels et RTT plus élevées, alors qu’il s’était resserré entre 2010 et 2013, explique Coe-Rexecode. A l’échelle de la France, les durées annuelles effectives de travail varient selon les secteurs: industrie (1.649 heures), construction (1.665), services marchands (1.718 heures). Dans les services non marchands (administration publique notamment, santé humaine et action sociale), elle est sensiblement plus faible (1.569 heures). Du coup les informations données par le ministère du travail relatives à la seule durée hebdomadaire sont à relativiser. Les salariés à temps complet travaillaient en moyenne 39,1 heures par semaine en 2015, selon les données du ministère du Travail. Ils dépassaient donc la durée légale hebdomadaire, fixée depuis 2002 à 35 heures, pour retrouver le niveau des années 2005-2006, en reflux par rapport aux 39,5 heures atteintes en 2011 à l’apogée du dispositif de défiscalisation des heures sup.

Compétitivité : temps de travail trop faible en France

Compétitivité : temps de travail trop faible en France

 

Au moins l’équivalent d’un mois de congés en plus pour la France par rapport à ses principaux concurrents. Avec 4 jours de congés en plus, les Français devraient encore améliorer leur record de faible temps de travail. Il y a  en effet en 2017 six week-ends de trois jours.  La Fête du travail (1er mai), le 8 mai, la Fête nationale (14 juillet), et le jour de Noël tombent, en effet, soit un lundi, soit un vendredi. Au total, avec le lundi de Pâques (17 avril), celui de Pentecôte (5 juin) et le jeudi de l’Ascension (25 mai), on dénombre ainsi six week-ends de trois jours, et, éventuellement, deux week-ends de quatre jours avec l’Assomption qui tombe un mardi. La France va donc demeurer le pays où l’on travaille le moins en Europe.  Un sujet presque tabou : la durée réelle de travail des français, la plus faible d’Europe. Ce qui explique notamment l’insuffisance de compétitivité, la faiblesse de la croissance, le taux de chômage et le haut niveau des dépenses de protection sociale même si d’autres facteurs explicatifs sont à prendre en compte comme le poids et le coût de l’administration Les salariés français à temps complet ont en moyenne travaillé en 2015 moins que leurs collègues européens selon une étude de l’institut Coe-Rexecode publiée mercredi 15 juin. La durée effective annuelle moyenne de travail des salariés à temps complet en France (déduction faites des congés, RTT, arrêts maladie indemnisés…) était en 2015 de 1.646 heures, en recul de 14 heures par rapport en 2013, écrit la société de recherches économiques proche du patronat, en effectuant son propre calcul sur la base de données fournies par l’office européen de statistiques Eurostat. Cette moyenne est « la plus faible des 28 pays de l’Union européenne », la France passant en 2015 derrière la Finlande. Le pays où les salariés à temps complet travaillent le plus est la Roumanie (2.080 heures). L’écart est de 199 heures avec l’Allemagne et de 228 heures avec le Royaume-Uni. Avec nos voisins latins, Italie et Espagne, il est respectivement de 130 et 165 heures. Avec l’Allemagne, le fossé s’est creusé de 13 heures en deux ans, essentiellement en raison d’absences pour congés annuels et RTT plus élevées, alors qu’il s’était resserré entre 2010 et 2013, explique Coe-Rexecode. A l’échelle de la France, les durées annuelles effectives de travail varient selon les secteurs: industrie (1.649 heures), construction (1.665), services marchands (1.718 heures). Dans les services non marchands (administration publique notamment, santé humaine et action sociale), elle est sensiblement plus faible (1.569 heures). Du coup les informations données par le ministère du travail relatives à la seule durée hebdomadaire sont à relativiser. Les salariés à temps complet travaillaient en moyenne 39,1 heures par semaine en 2015, selon les données du ministère du Travail. Ils dépassaient donc la durée légale hebdomadaire, fixée depuis 2002 à 35 heures, pour retrouver le niveau des années 2005-2006, en reflux par rapport aux 39,5 heures atteintes en 2011 à l’apogée du dispositif de défiscalisation des heures sup.

 

Assurance-chômage sauvée : pour combien de temps ?

Assurance-chômage sauvée : pour combien de temps ?

 

 

Menacée d’être reprise en main par l’État selon une proposition de Macron, l’assurance chômage a été une nouvelle fois sauvée en urgence. La question qui se pose est de savoir pour combien de temps. En effet régulièrement l’Unedic affiche des déficits de plusieurs milliards par an ce qui aboutit à une dette de près de 35 milliards. En cause évidemment l’insuffisance de croissance qui prive le régime de recettes, aussi le financement de régimes spéciaux et le financement de pôle emploi. Reste qu’en dessous d’une croissance du pays de 2 % (une croissance qui ne sera pas atteinte en 2017, en 2018 et en 2019), le régime d’assurance restera structurellement en déséquilibre. Provisoirement on a donc encore sauvé l’ Unedic. Le Medef, la CPME, l’U2P, pour les employeurs, la CFDT, la CFE-CGC, la CFTC, et FO, côté syndical, ont cependant signé vendredi la nouvelle convention d’assurance-chômage, qui retranscrit leur accord du 28 mars dernier. La convention doit maintenant être examinée par les services du ministère du Travail avant de recevoir l’agrément du gouvernement. Ce dernier devrait être en mesure de l’accorder la première semaine de mai, juste avant le deuxième tour de l’élection présidentielle. La convention pourra ensuite entrer en vigueur le 1er septembre. Elle sera valable trois ans. Syndicats et patronat tenaient à obtenir l’agrément de ce gouvernement pour entamer en position de force leurs relations avec le suivant. Ils ont en ligne de mire les programmes d’Emmanuel Macron et François Fillon. Le premier souhaite que l’État reprenne la main sur la gestion de l’assurance-chômage. Le second, un cran moins interventionniste, veut contraindre le champ de négociations des partenaires sociaux, en imposant notamment les allocations-chômage dégressives. Les signataires de la convention pensent que ce nouvel accord contraindra le (ou la) futur(e) président(e) à respecter leurs prérogatives. Officiellement, ils n’en ont reçu aucune garantie. La convention d’assurance-chômage apporte plusieurs changements de poids au régime. Elle réforme la règle de calcul de l’allocation pour prendre en compte de façon homogène le salaire perdu, durcit l’indemnisation des chômeurs de plus de 50 ans et acte la création d’une contribution exceptionnelle temporaire de 0,05 % de la masse salariale pour tous les contrats de travail, à la charge des entreprises.

« Appel à l’intelligence des Français »(Hollande). ….. il serait temps

« Appel à l’intelligence des Français »(Hollande). ….. il serait temps

 

 

 

François Hollande lance un appel à l’intelligence des Français en vue de l’élection de 2017. Appel  utile sans doute mais qui aurait été plus crédible si le même appel avait été lancé au début de son mandat.  En effet, ce qui caractérise son bilan ce sont des résultats médiocres dus essentiellement à une incompréhension des acteurs économiques et des Français. En même temps Hollande  condamne le principe des primaires qui ont conduit à choisir les candidats les plus radicaux et qui risquent  d’aboutir à l’absence d’une majorité gouvernementale à l’assemblée nationale.  Au terme d’une campagne marquée par de multiples rebondissements, dont les victoires surprises de François Fillon et Benoît Hamon aux primaires de la droite et de la gauche, le chef de l’Etat considère que ces scrutins internes n’ont plus lieu d’être. « Il ne doit plus y avoir de primaires dans des partis de gouvernement », estime le vainqueur de la primaire de 2011 du Parti socialiste. « Sinon, il n’y aura bientôt plus de parti de gouvernement dans ce pays. Ils sont devenus fragiles et doivent retrouver une légitimité par eux-mêmes, pas en choisissant leurs candidats à vau-l’eau, comme aurait dit le général de Gaulle ». Le président, qui a renoncé à briguer un second mandat le 1er décembre, juge en outre qu’une primaire « est totalement antinomique de la fonction présidentielle ». « Il est impossible d’être président et en même temps candidat à une primaire, dans les formes que nous avons connues », ajoute-t-il. Revenant dans Le Point sur le paysage politique actuel, François Hollande déplore un climat de « suspicion » qui « mine la démocratie » et « fait le jeu du Front national ». « Et il y a péril face aux simplifications et aux falsifications qui font que l’on regarde le spectacle du tribun plutôt que le contenu de son texte, dit-il. François Hollande ne fait quasiment aucun commentaire sur le candidat socialiste, l’ancien « frondeur » Benoît Hamon, dont il se contente de rappeler la victoire à la primaire.

 

Fonction publique : temps de travail insuffisant, absences excessives

Fonction publique : temps de travail insuffisant, absences excessives

 

Cette fois c’est le ministère de la fonction publique qui le dit : les fonctionnaires ne travaillent pas assez et sont trop souvent absents. Deux circulaires du ministère vont rappeler la nécessité de respecter les règles.  La France qui se caractérise déjà par un nombre de fonctionnaires record en Europe  se singularise aussi par des durées du travail très en dessous de la durée légale pour les intéressés. Encore ne s’agit-il que des durées théoriques car dans la pratique, la durée réelle est encore plus réduite. Sans parler évidemment de la productivité qui dans nombre de secteurs est- comme les montres de Salvador Dali - très molle (Même s’il existe des exceptions comme dans certains postes dans les hôpitaux ou à la Poste. d’après un rapport officiel  remis à la ministre de la Fonction en moyenne, les fonctionnaires travaillent 1.584 heures par an, soient 23 heures de moins que la durée légale (1.607 heures) et 110 heures de moins que les salariés du privé. Principale explication à ces écarts: le travail le dimanche ou la nuit ainsi que les astreintes qui sont plus fréquentes dans la fonction publique que dans le privé et sont souvent compensés par des jours de RTT. Les infirmières de nuit dans les hôpitaux voient ainsi leur durée de travail ramenée à 32h30 par semaine et les policiers qui ont des horaires atypiques bénéficient d’un régime spécial. Mais le rapport pointe aussi les abus. Les agents administratifs des universités continuent de profiter de quelque 9 semaines de congés par an pour 1.550 heures annuelles. Les fonctionnaires du Conseil économique et social s’activent sur une base annuelle inférieure à 1.402 heures et on trouve jusqu’à 10 régimes horaires différents dans un même Ministère… Les collectivités locales sont les moins regardantes sur le temps de travail de leurs employés. Le maire d’une commune de plus de 25.000 habitants a même avoué payer ses fonctionnaires sur la base de 1.607 heures par an, alors qu’ils ne travaillent en réalité que 1.537 heures…Et encore une fois il s’agit des heures théoriques. Pas étonnant que la France détient le triste record des prélèvements obligatoires qui plombe la compétitivité et l’emploi privé. Du coup,  Le ministère de la Fonction publique a décidé de monter au créneau. il a annoncé qu’il publierait « courant avril » deux circulaires demandant aux employeurs publics de veiller au respect des règles en matière de temps de travail et de renforcer la politique de contrôle des absences.

En 2017, nouveau record de faible temps de travail en France

En 2017, nouveau record de faible temps de travail en France

 

Avec 4 jours de congés en plus, les Français devraient encore améliorer leur record de faible temps de travail. Il y aura en effet en 2017 six weekends de trois jours., le temps moyen serait donc autour de 1600 heurs par an.  La Fête du travail (1er mai), le 8 mai, la Fête nationale (14 juillet), et le jour de Noël tombent, en effet, soit un lundi, soit un vendredi. Au total, avec le lundi de Pâques (17 avril), celui de Pentecôte (5 juin) et le jeudi de l’Ascension (25 mai), on dénombre ainsi six week-ends de trois jours, et, éventuellement, deux weekends de quatre jours avec l’Assomption qui tombe un mardi. La France va donc demeurer le pays où l’on travaille le moins en Europe.  Un sujet presque tabou : la durée réelle de travail des français, la plus faible d’Europe. Ce qui explique notamment l’insuffisance de compétitivité, la faiblesse de la croissance, le taux de chômage et le haut niveau des dépenses de protection sociale même si d’autres facteurs explicatifs sont à prendre en compte comme le poids et le coût de l’administration Les salariés français à temps complet ont en moyenne travaillé en 2015 moins que leurs collègues européens selon une étude de l’institut Coe-Rexecode publiée mercredi 15 juin. La durée effective annuelle moyenne de travail des salariés à temps complet en France (déduction faites des congés, RTT, arrêts maladie indemnisés…) était en 2015 de 1.646 heures, en recul de 14 heures par rapport en 2013, écrit la société de recherches économiques proche du patronat, en effectuant son propre calcul sur la base de données fournies par l’office européen de statistiques Eurostat. Cette moyenne est « la plus faible des 28 pays de l’Union européenne », la France passant en 2015 derrière la Finlande. Le pays où les salariés à temps complet travaillent le plus est la Roumanie (2.080 heures). L’écart est de 199 heures avec l’Allemagne et de 228 heures avec le Royaume-Uni. Avec nos voisins latins, Italie et Espagne, il est respectivement de 130 et 165 heures. Avec l’Allemagne, le fossé s’est creusé de 13 heures en deux ans, essentiellement en raison d’absences pour congés annuels et RTT plus élevées, alors qu’il s’était resserré entre 2010 et 2013, explique Coe-Rexecode. A l’échelle de la France, les durées annuelles effectives de travail varient selon les secteurs: industrie (1.649 heures), construction (1.665), services marchands (1.718 heures). Dans les services non marchands (administration publique notamment, santé humaine et action sociale), elle est sensiblement plus faible (1.569 heures). Du coup les informations données par le ministère du travail relatives à la seule durée hebdomadaire sont à relativiser. Les salariés à temps complet travaillaient en moyenne 39,1 heures par semaine en 2015, selon les données du ministère du Travail. Ils dépassaient donc la durée légale hebdomadaire, fixée depuis 2002 à 35 heures, pour retrouver le niveau des années 2005-2006, en reflux par rapport aux 39,5 heures atteintes en 2011 à l’apogée du dispositif de défiscalisation des heures sup.

Le temps des présidents fous ?

Le temps des présidents fous ?

 

On peut légitimement se demander si l’environnement économique et social plein d’incertitudes n’est pas favorable à l’émergence d’une vague de présidents fous. Le plus bel exemple est sans doute celui de Poutine dont le pays est enfoncé dans une crise économique grave caractérisée par une récession, le chômage et la misère sociale. Mais un Poutine qui sait masquer ses échecs économiques par un rideau de fumée politique en interne en intervenant sur plusieurs théâtres diplomatiques et militaires, ce qui flatte le nationalisme russe. Un nationalisme russe d’autant plus facile à flatter qu’une grande partie de l’opinion est complètement sous informée puisque toute opposition a été éliminée même physiquement. L’intervention de Poutine en Syrie se révélera catastrophique pour la Russie car malheureusement rien ne peut être tiré d’une Syrie  disposant de très peu de richesses naturelles et complètement détruite. La victoire diplomatique de Poutine constitue une aventure catastrophique pour l’économie et les finances russes. Un Poutine psychologiquement dérangé qui veut restaurer la grandeur de l’ancienne Russie voire de l’URSS que le PIB de ce pays et de l’ordre de celui de l’Italie. Pour indication le salaire moyen en Russie este d’un peu plus de 400 dollars. Trump est  un autre exemple de ces présidents psychologiquement déséquilibré. Devant le désarroi des couches moyennes, il a promis tout et n’importe quoi y compris le recours à des conflits avec la Chine. Sans doute le scénario le plus dangereux pour l’équilibre et la paix dans le monde. Il faut citer aussi Cameron  et Boris Johnson en Grande-Bretagne. L’ancien Premier ministre britannique pour se faire élire a dû promettre un référendum mais  les défenseurs du oui ne savent plus quelle stratégie adopter. Le pire est sans doute Boris Johnson d’abord opposé au brexit l’un des plus fervents partisans. Des responsables qui sont pris au piège de leurs contradictions démagogiques. D’autres pays font aussi émerger des dirigeants mentalement perturbés comme dans certains pays de l’Est de l’Europe. Même des pays comme la France ou l’Allemagne voient émerger des vagues de populisme encouragé par des aventuriers politiques. En France aussi on peut parfois douter de l’intégrité mentale de certains responsables qui soutiennent notamment le nationalisme, la xénophobie et la haine. C’est responsable politiques fous surfent  évidemment sur la vague de mécontentement lié aux  évolutions structurelles économiques, technologiques voire sociétales. Pour la quasi-totalité de ces responsables le simplisme et la caricature font office de programmes puisque ce programme se réduit à désigner des boucs émissaires étrangers responsables des difficultés. Le désarroi et la peur de nombre de populations pourrait favoriser l’élection de nouveaux présidents fous au cours de la période à venir avec toutes les conséquences dramatiques possibles.

 

 

Foot- PSG : Patrick Kluivert « recherche un buteur, il serait temps !

Foot-  PSG : Patrick Kluivert « recherche un buteur, il serait temps !

 

Dans une interview au JDD le directeur du PSG annonce qu’il recherche un buteur. Il serait temps car ce qui caractérise le PSG c’est la qualité de son jeu et sa maîtrise. Le plus souvent le PSG contrôle le ballon pendant 60 à 70 % mais se montre incapable de concrétiser du fait d’une attaque impuissante. En cause notamment un avant-centre qui passe son temps à arroser autour de la cage. Cavani est certes un joueur très généreux en attaque comme en défense mais il est beaucoup trop maladroit. En outre il doit être épaulé. Or Cavani n’a pas de doublure. En clair le PSG dispose d’une équipe aux exceptionnelles qualités techniques mais n’a pas d’avant-centre digne de ce nom et même pas un remplaçant. On ne peut donc que se réjouir que la direction du PSG prenne enfin conscience de cette déficience dramatique pour un club qui envisage la plus haute marche en Europe. À un mois de l’ouverture du Mercato, Patrick Kluivert laisse entendre qu’il y aura du mouvement à Paris. S’il ne veut pas confirmer la piste de l’Argentin Lucas Alario (River Plate), le directeur du football du PSG admet qu’il aimerait trouver une doublure à Edinson Cavani. « Je recherche un buteur. On analyse la situation pour faire le meilleur choix », confie l’ancien international néerlandais de 40 ans au JDD. Idem en défense centrale où il manque un élément depuis le départ de David Luiz à la dernière minute cet été. Patrick Kluivert fait aussi le point sur les prolongations actuellement en négociations, celles de Thiago Silva, Marquinhos, Cavani et Matuidi. « On veut prolonger tous ces joueurs. Mais pas seulement eux. Je pense notamment à Rabiot. Un jeune talent comme Adrien, à l’image également de Marquinhos, incarne le futur du club. Ils sont extrêmement importants dans notre projet. Avec tous ces joueurs, les jeunes comme les expérimentés, on aimerait finaliser aussi vite que possible. Je suis optimiste de nature, je pense qu’ils vont signer. » Concernant Thiago Motta, qui a annoncé qu’il disputait sa dernière saison à Paris, Kluivert se montre très élogieux. « Mais c’est sa décision, il faut la respecter. On doit d’ores et déjà plancher sur sa succession. »

Brexit : Merkel veut donner du temps au temps

Brexit : Merkel veut donner du temps au temps

Comme il fallait s’y attendre Merkel n’est pas particulièrement satisfaite du départ Royaume-Uni qui constituait un fidèle allié pour réduire l’union économique à une seule zone d’échanges commerciaux. Bref avec le brexit  le camp libéral s’affaiblit. Du coup Angela Merkel va sans doute s’efforcer de faciliter une négociation assez favorable au Royaume-Uni quitte à prendre le temps une fois l’émotion passée tant au  Royaume-Uni que dans le reste de l’union européenne. On voit bien que cette posture de Merkel est contradictoire avec d’autres notamment celle de hollande lequel souhaitait  une rupture rapide et définitive. « Il est dans l’intérêt de tous que la Grande-Bretagne demande cette sortie quand elle aura une position de négociation bien définie », a déclaré la chancelière allemande à la presse aux côté de la Première ministre britannique Theresa May, avec laquelle elle venait de s’entretenir lors de sa première visite à Berlin. « Une bonne préparation est importante et donc, nous aussi, nous allons attendre le moment » où Londres se décidera à formuler sa demande suite au référendum de fin juin au cours duquel les Britanniques ont voté en faveur d’une sortie de l’UE, a ajouté Angela Merkel. De son côté, Theresa May a réaffirmé que son pays ne déposerait pas sa demande formelle de sortie cette année. « Cela n’arrivera pas avant la fin de cette année », a-t-elle déclaré. « Cela va prendre du temps et demander un travail très précis » pour affiner la position du Royaume-Uni dans les tractations avec le reste de l’UE sur les conditions de sortie, a-t-elle souligné. Une fois la demande déposée, les traités européens prévoient que les négociations s’achèvent dans un délai de deux ans, ce qui rend possible une sortie de la Grande-Bretagne à l’horizon 2019 voir plus tard compte tenu de la complexité des questions juridiques à régler.

 

(‘Avec AFP)

Le cirque Macron : « Il est temps que cela s’arrête » (Valls)

Le cirque Macron : « Il est temps que cela s’arrête » (Valls)

 

 

Jusque-là c’était la guerre larvée entre Valls et Macron mais cette fois elle devient publique dans la mesure où Valls demande implicitement le départ de Macon. Valls n’admet plus les petites phrases assassines contre son gouvernement de la part du ministre de l’économie. Le premier meeting de Macron est sans doute la dernière goutte qui a fait déborder le vase du colérique Valls. Valls qui pourtant ne devrait pas être surpris car c’est bien lui qui a pris l’initiative de la lutte ouverte entre les deux. Faut-il rappeler que Valls a retiré à Macron le projet de loi afin d’éviter que le ministre de l’économie n’incarne par trop la volonté réformatrice. Macon se venge évidemment d’être en fait marginalisé par Valls au sein du gouvernement. Au-delà ce qui est en jeu c’est le leadership pour la succession de Hollande soit en 2017 si l’actuel président de la république renonce à se présenter, soit en 2022. La hargne de Valls s’explique aussi par l’écroulement de sa popularité dans l’opinion publique (autour de 20 % quand Macon est autour de 50 %). Manuel Valls ne cache donc plus son exaspération vis-à-vis des ambitions politiques de plus en plus ouvertement affichées d’Emmanuel Macron et de son mouvement En marche!, qui tient son premier grand meeting politique ce mardi 12 juillet. « Il est temps que tout cela s’arrête », a répondu le Premier ministre à la presse aujourd’hui, juste avant d’entrer dans l’hémicycle pour la séance des questions au Sénat, selon des images diffusées par BFMTV. La question posée au Premier ministre portait sur le fait de savoir « si un de ses ministres pouvait tenir un meeting politique ». Manuel Valls semble d’abord éluder, puis répond finalement par sa petite phrase quand il est relancé par un journaliste. Le Premier ministre s’était jusque-là gardé dans l’espace public de critiquer aussi ouvertement son ministre de l’Économie, qui entretient savamment la possibilité de se lancer dans la course à la présidentielle malgré la probable candidature de François Hollande. Quant au ministre de l’Économie, lui aussi interrogé par BFMTV sur le fait de pouvoir « être ministre l’après-midi et dans un meeting le soir », il s’est lui aussi fendu d’une petite pique en répondant: « J’ai le sentiment que c’est le cas de pas mal de monde en ce moment. » Emmanuel Macron faisait ainsi allusion aux meetings politiques auxquels participent Manuel Valls et plusieurs de ses ministres.

(Avec AFP)

Baisse du temps de travail en France depuis 10 ans

Baisse du temps de travail en France depuis 10 ans

En dix ans  la durée réelle de temps de travail a encore diminué de 45 minutes pour passer de 37,3 par semaine en 2015 contre 38 heures en 2005. Une évolution sociale dont on peut se réjouir mais dont la contrepartie économique est une perte de compétitivité qui affecte la croissance et l’emploi (même si d’autres facteurs explicatifs sont à prendre en compte. Plus encore que l’abaissement de la durée du travail comme cause de l’affaiblissement économique, c’est  la culture RTT qui plombe sans doute le plus la performance du pays. La tendance se confirme: les Français -qu’ils soient salariés ou non salariés, qu’ils bossent à temps complet ou à temps partiel- travaillent de moins en moins. Selon les dernières données du ministère du travail, publiées ce mardi, l’ensemble des actifs a consacré en moyenne 37,3 heures par semaine en 2015 à son travail, contre 38 heures en 2005. Le mouvement est particulièrement frappant pour la population des non-salariés à temps complet, ceux qui bouclent traditionnellement les semaines les plus chargées. En 2015, ces indépendants affichaient des semaines moyennes de 51,2 heures, contre 55,1 heures en 2005. Quatre heures de travail ont donc disparu en dix ans! Les semaines des salariés à temps complet ressemblent de leur côté à celles qu’ils connaissaient il y a dix ans: ils travaillent en moyenne 39,1 heures par semaine. Un creux avait été atteint en 2002, après l’instauration au 1er janvier dans toutes les entreprises de la semaine de 35 heures, imposée par la loi Aubry II. La durée hebdomadaire effective, comprenant aussi les heures supplémentaires, était alors passée à 37,7 heures. De nombreux assouplissements aux 35 heures étant adoptés après 2002, la durée moyenne de travail était ensuite doucement remontée jusqu’à atteindre 39,5 heures en 2011, avant de rediminuer à partir de 2012. La suppression du dispositif de défiscalisation et d’exonération de charges sociales des heures supplémentaires, votée à l’été 2012 par la gauche, comme s’y était engagé François lors de sa campagne, pourrait expliquer ce ralentissement. Les actifs à temps partiel ont eu aussi tendance, volontairement ou non, à lever le pied. Ils affichaient en 2005, en moyenne 23,2 heures de travail au compteur, contre 22,9 l’année dernière.

 

(Avec le Figaro)

Temps de travail fonctionnaires : bien en dessous des 35 heures

Temps de travail fonctionnaires : bien en  dessous des 35 heures

 

 

 

La France qui se caractérise déjà par un nombre de fonctionnaires record en Europe  se singularise aussi par des durées du travail très en dessous de la durée légale pour les intéressés. Encore ne s’agit-il que des durées théoriques car dans la pratique, la durée réelle est encore plus réduite. Sans parler évidemment de la productivité qui dans nombre de secteurs est comme les montres de Salvador Dali : très molles (Même s’il existe des exceptions comme dans certains postes dans les hôpitaux ou à la Poste. d’après un rapport officiel  remis à la ministre de la Fonction en moyenne, les fonctionnaires travaillent 1.584 heures par an, soient 23 heures de moins que la durée légale (1.607 heures) et 110 heures de moins que les salariés du privé. Principale explication à ces écarts: le travail le dimanche ou la nuit ainsi que les astreintes qui sont plus fréquentes dans la fonction publique que dans le privé et sont souvent compensés par des jours de RTT. Les infirmières de nuit dans les hôpitaux voient ainsi leur durée de travail ramenée à 32h30 par semaine et les policiers qui ont des horaires atypiques bénéficient d’un régime spécial. Mais le rapport pointe aussi les abus. Les agents administratifs des universités continuent de profiter de quelque 9 semaines de congés par an pour 1.550 heures annuelles. Les fonctionnaires du Conseil économique et social s’activent sur une base annuelle inférieure à 1.402 heures et on trouve jusqu’à 10 régimes horaires différents dans un même Ministère… Les collectivités locales sont les moins regardantes sur le temps de travail de leurs employés. Le maire d’une commune de plus de 25.000 habitants a même avoué payer ses fonctionnaires sur la base de 1.607 heures par an, alors qu’ils ne travaillent en réalité que 1.537 heures…Et encore une fois il s’agit des heures théoriques. Pas étonnant que la France détient le triste record des prélèvements obligatoires qui plombe la compétitivité et l’emploi privé.

Écoutes : Sarkozy gagne du temps

 

 

Difficile de comprendre quelque chose dans les méandres procéduriers concernant les écoutes de Sarkozy. Les avocats de l’ancien président de la république ont en effet réussi à faire annuler une partie des les actes de l’enquête qui sera donc partiellement recommencée. Sarkozy était accusé d’avoir influencé un juge pour se tenir au courant des avancées de l’affaire Bettencourt dans laquelle il n’est plus maintenant impliqué. On se demande bien pourquoi alors pourquoi il cherchait à obtenir des éléments d’information sur l’avancée du dossier ! Une affaire d’écoute qui risque de finir en eau de boudin comme de nombreuses autres affaires politico- financières surtout comme c’est prévisible si la droite revient au pouvoir. En effet  La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris a annulé lundi plusieurs actes de l’enquête visant Nicolas Sarkozy et son avocat Thierry Herzog pour trafic d’influence et corruption, retardant un possible procès. Les actes annulés – deux interrogatoires réalisés à l’automne 2015 au cours desquels l’ex-chef de l’Etat et Thierry Herzog ont refusé de s’exprimer, et une commission rogatoire internationale à Monaco, notamment – sont maigres. D’après une source proche du dossier, la décision de la chambre de l’instruction ne devrait donc pas entraîner de « conséquence irréversible » sur le fond du dossier. Mais elle « modifie le calendrier prévisible du déroulement de la procédure ». L’avis de fin d’enquête, qui datait de février dernier, tombe en effet avec cette décision. Quoi qu’ils décident de faire, les juges vont donc devoir de nouveau notifier aux parties la fin de l’instruction. Il est par ailleurs « probable », d’après une source judiciaire, que les magistrats décident de reconvoquer les mis en examen pour procéder une nouvelle fois aux interrogatoires auxquels ils avaient refusé de se prêter. Le recours des avocats de la défense visait tous les actes réalisés par les juges entre septembre 2014, date à laquelle l’enquête avait été suspendue, et mars 2016, quand la Cour de cassation s’est prononcée sur la validité des écoutes à l’origine de l’affaire.  En septembre 2015, quelques mois après validation par la cour d’appel de Paris de la quasi-totalité de ces écoutes, les magistrats instructeurs avaient repris leur enquête. Ils estimaient pouvoir le faire malgré un pourvoi en cassation de la défense, celui-ci n’étant d’après eux pas suspensif. Mais les avocats de l’ex-chef de l’Etat et de son conseil jugeaient cette décision irrégulière dans l’attente de l’examen de leur pourvoi. La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris leur a donné raison lundi, en estimant que les magistrats avaient commis un « excès de pouvoir ». Elle a ainsi annulé tous les actes réalisés entre septembre 2015 et mars 2016. « Nos demandes de nullité n’étaient pas dilatoires puisqu’il y a été fait droit », a dit à la presse Me Jacqueline Laffont, qui représente Nicolas Sarkozy. Pour elle, « c’est un désaveu des juges qui voulaient absolument aller très vite ». Dans cette affaire, où la quasi-totalité des écoutes a finalement été validée en mars, les juges soupçonnent Nicolas Sarkozy d’avoir proposé de faciliter une promotion à Monaco de Gilbert Azibert, ancien avocat général à la Cour de cassation, en échange de renseignements sur l’avancée d’une autre procédure. Le président de LR est mis en examen pour trafic d’influence actif, corruption active et recel de violation de secret professionnel.

(Avec Reuters)

Comprendre la radicalisation djihadiste, (Valls) … il serait temps !

Comprendre la radicalisation djihadiste, (Valls) … il serait temps

Manuel Valls change de logiciel à propos de la radicalisation, il serait temps car jusqu’à maintenant  il n’a pas compris grand-chose.  Le 25 novembre dernier, deux semaines après les attentats de Paris et Saint-Denis, le chef du gouvernement avait affirmé devant l’Assemblée nationale qu’expliquer de tels actes, c’était « déjà vouloir un peu excuser », une position qui lui avait valu de nombreuses critiques. Lundi, lors d’une réunion de « L’instance de dialogue avec l’islam de France » au ministère de l’Intérieur, Manuel Valls a expliqué qu’il fallait « d’abord et surtout combattre cette hyper-violence ». Mais il a ajouté : « C’est un phénomène complexe et protéiforme, et les sciences sociales ont bien sûr un rôle à jouer pour comprendre, analyser, décortiquer les mécanismes qui font que des individus basculent dans cette forme d’hyper-violence, de négation de l’autre, de nihilisme ». « C’est une idéologie de mort et nous n’avons jamais connu cela à cette échelle, en plus avec cette force liée à un conflit en Syrie et en Irak, la volonté de créer un Etat avec ses attributs », a-t-il ajouté. Une analyse un peu moins schématique que précédemment mais encore bien insuffisante dans la mesure où 2000 français environ sont officiellement impliqués dans le phénomène jihadiste. À cela il faut ajouter tous les individus fortement radicalisés et non n’encore repérés comme terroristes potentiels soit d’après les experts environ  5000 personnes. Des  chiffres évidemment relativement approximatifs tellement les services de renseignements sont débordés par l’ampleur de la tâche. En vérité c’est le déni de radicalisme qui a permis au phénomène jihadiste de prendre une telle dimension en France. Un radicalisme qui s’est surtout développé dans des quartiers sensibles ou la paix sociale a été achetée par l’État comme par les collectivités locales en échange d’une tolérance à l’égard du communautarisme radical. En fait  Manuel Valls découvre la situation seulement aujourd’hui et le dispositif anti terroriste décidé par le gouvernement est bien loin d’être à la hauteur de l’enjeu  « Mais nous savons qu’il y a aujourd’hui des milliers de jeunes, d’individus dans nos quartiers qui sont de près ou de loin séduits par cette radicalisation ». Une découverte un peu naïve et tardive de la part de Manuel Valls alors que  le processus est en cours depuis 20 à 30 ans.

Notre-Dame-des-Landes : du temps au temps pour l’expulsion !

Notre-Dame-des-Landes : du temps au temps pour l’expulsion !

 

Une sorte de jugement de Salomon concernant les résidants de Notre-Dame des Landes. La justice a en effet autorisé les expulsions mais sans contrainte financière. Le juge a pris en compte la protestation concernant ce projet mais tout autant les hésitations des pouvoirs publics ;  des hésitations qui constituent même des contradictions puisque Ségolène a manifesté son opposition à ce projet à l’inverse de Valls lui qui y est très favorable tandis que François Hollande souhaiterait un apaisement, autrement dit un report dans le temps. Jacques Bankir, ancien directeur des aéroports à Air France, constestait dans les Echos la pertinence de ce nouvel aéroport de Nantes» (d’autres experts également)  «  Une idée dépassée de hub provincial. Un aéroport grand comme Heathrow à Londres, le premier d’Europe, qui traite 70 millions de passagers sur 1.300 hectares. Cela dans l’espoir de traiter, peut-être, 7 millions de passagers vers 2030, alors que Nantes dispose d’un excellent aéroport, sacré en 2012 meilleur aéroport régional d’Europe. Une commission du dialogue a été instaurée et a rendu, en avril 2013, un rapport très raisonnable demandant que l’on étudie la possibilité de développer l’aéroport existant. L’administration s’est acharnée à démontrer que cela coûterait plus cher que de construire l’aéroport neuf. On peut toujours trouver les hypothèses qui vont bien. Par exemple, on ne tient pas compte du fait que les avions sont de plus en plus silencieux. On sous-estime aussi l’augmentation de capacité des avions, alors qu’il y a un net décalage entre croissance du nombre de passagers et stagnation du nombre de décollages. Or seul ce paramètre joue sur la saturation de la piste. On veut ignorer que bien des aéroports vivent avec une seule piste et en tirent quatre à cinq fois le trafic espéré à Nantes dans vingt ans : San Diego, Gatwick, Lisbonne, Genève. On prétend que le bruit augmentera à Nantes, mais on ne fait surtout rien pour diminuer la (faible) gêne actuelle, alors même que tous les constats objectifs faits à Londres, Paris ou ailleurs pointent la diminution du bruit d’une année à l’autre. On veut construire une aérogare de standing, là où Marseille et Bordeaux ont construit des extensions parfaitement adaptées aux low cost, pour une bouchée de pain. En France, Vatry, Metz-Nancy ont été des échecs patents. Un aéroport voulu par les politiques alors qu’il n’y a pas de marché, qui va remplacer 1.300 hectares de zones humides par du ciment sans aucun besoin, est une absurdité. Ainsi Lyon, avec sa belle plate-forme et ses deux pistes magnifiques, végète, à 100 kilomètres de Genève, qui prospère avec sa piste unique et tous les obstacles alentour. ».

 

« Nous vivons une période de « sale temps’ » Michel Wieviorka

« Nous vivons une période de « sale temps’ » Michel Wieviorka 

D’une certaine manière le sociologue Michel Wieviorka confirme l’état d’esprit des Français qui se caractérise par une lassitude et une méfiance généralisée. État d’esprit validé notamment dans une récente étude (Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof)). Une analyse pas vraiment réjouissante qui montre que les Français n’attendent pas grand-chose de leurs institutions notamment politiques. Un spleen généralisé qui pourrait bien déboucher sur n’importe quoi. (Extrait de l’interview dans le JDD)

 

Vous décrivez une situation dangereuse pour la France…
Inquiétante, oui, parce que s’installe la certitude qu’il n’y a plus d’action possible. En France, la seule perspective de changement serait l’élection présidentielle de 2017! Effrayant! Dans ce contexte, le pouvoir met en avant l’image d’un grand défi, la « guerre au terrorisme », susceptible de l’aider à affirmer une légitimité retrouvée…

Diriez-vous qu’il y a actuellement un « malheur français »?
Oui! Nous vivons une période de « sale temps ». Depuis Mai 68, la France a quitté l’Histoire. Mai 68, après les deux guerres et la guerre d’Algérie, a été le dernier moment où la France faisait l’Histoire, était dans l’Histoire. Depuis, la fureur, le bruit et l’action historique nous ont quittés – je le dis sans nostalgie. Et depuis bientôt dix ans, les crises financière, économique puis politique et morale font que notre système manque d’oxygène. Les citoyens sont las de voir que tout semble se jouer du haut vers le bas et que les résultats ne suivent pas. La situation actuelle pourrait ne pas durer…

L’augmentation du temps de travail : un atout pour la compétitivité

L’augmentation du temps de travail : un atout pour la compétitivité

D’une certaine manière le Sénat découvre la lune en constatant qu’une augmentation de la durée du travail permettrait de redonner de la compétitivité aux entreprises. De fait le passage aux 35 heures a largement plombé la performance économique du pays. La réduction du temps de travail qui a permis de passer brutalement de 39 heures à 35 heures aurait officiellement créé entre 300 et 400 000 emplois. On oublie cependant d’indiquer que la perte de compétitivité elle a largement contribué à supprimer entre 1 et 1.5 million d’emplois. Augmenter la durée légale du travail de deux heures par semaine, soit 37 heures au lieu de 35, sans compensation salariale, serait équivalent à une baisse du coût du travail de l’ordre de 3%, selon un rapport sénatorial publié mercredi 13 janvier. Faire évoluer les règles du temps de travail (durée légale, majoration des heures supplémentaires) constitue « un levier important de renforcement de la compétitivité des entreprises » et du « potentiel de croissance », estime le rapporteur général de la commission des Finances du Sénat Albéric de Montgolfier (Les Républicains). La gauche s’était vantée  (en particulier Aubry bien sûr) de la création de  350 000 à 400 000 emplois grâce aux 35 heures. . En fait un calcul très approximatif car il faudrait comparer avec le  nombre d’emplois créés à la même époque sans les 35 heures. Surtout il faut prendre en compte le nombre d’emplois qui ont été supprimés du fait de la perte de compétitivité de l’économie. Ce n’est sans doute pas un hasard si nous connaissons 5 millions de chômeurs aujourd’hui.  C’est la double peine pour la France, les 35 heurs  ont engendré un cout budgétaire significatif par ailleurs ils ont plombé la compétitivité sans parler de la banalisation de la culture RTT difficilement mesurable mais qui a sécrété un poison mortel dans l’économie et pour longtemps. L’Insee affirme que les 35 heures ont entraîné 350.000 créations de postes entre 1997 et 2002, un chiffre qui fait aujourd’hui consensus. Parallèlement, la RTT aurait entraîné la création de 53.000 emplois entre 2002 et 2005 dans le secteur public, essentiellement à l’hôpital, pour un coût de quelque 2 milliards en 2005, selon un rapport parlementaire de 2004. À cela s’ajoute le coût des heures supplémentaires (1,4 milliard en 2012, uniquement pour la fonction publique d’État). Et des jours stockés dans les comptes épargne-temps. Au-delà des aspects budgétaires, le bilan économique est encore plus difficile à établir et fait aussi l’objet de débats acharnés. Selon Michel Didier, président de l’institut Coe-Rexecode, c’est l’impact des 35 heures sur le coût salarial - la durée du travail a baissé mais pas les salaires - qui explique la perte de compétitivité de la France, comme en témoigne la baisse de la part des exportations françaises dans celles de la zone euro depuis le début des années 2000.

Une formation pour chaque chômeur (Hollande)…il serait temps !

Une formation pour chaque chômeur (Hollande)…il serait temps !

 

 

 

Hollande découvre encore la lune avec la nécessité de développer la formation chez les chômeurs. Or les ressources de la formation permanente représentent de l’ordre de 30 milliards annuels dont une grande partie gaspillés par les organismes de formation et les collecteurs. Une situation souvent dénoncée par la Cour des comptes mais restée presque sans suite du fait du poids des lobbies qui se gavent. . Une partie infime revient aux chômeurs pour faciliter leur requalification. À quelques heures du début de la quatrième conférence sociale du quinquennat, à laquelle la CGT a refusé  de participer, François Hollande a donc annoncé une mesure visant à former les demandeurs d’emploi. « Chaque demandeur d’emploi se verra proposer une formation allant véritablement vers un débouché et vers un métier. Ça marchera d’ici la fin du quinquennat. C’est une opération que j’ai voulu lancer et qui doit concerner 150.000 emplois », a-t-il déclaré, lundi 19 octobre sur RTL alors que 2.900 emplois sont notamment menacés à Air France.  « À Pôle Emploi, il y a des interlocuteurs, c’est un service public qui doit être amélioré. Il va y avoir une négociation, cela est très important que nous puissions donner des incitations à des emplois », a ajouté François Hollande. Au cours de cette conférence sociale, il sera notamment question du compte personnel d’activité qui regroupe, à partir du 1er janvier 2017, tous les droits acquis par un salarié au cours de sa carrière.

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