Archive pour le Tag 'temps'

Le temps joue pour ou contre le gouvernement

Le temps joue pour ou contre le gouvernement ?

Curieusement, la tonalité de certains édito diffère de manière notable pour savoir si le temps joue pour ou contre le gouvernement. Globalement la tendance éditoriale des médias vise à soutenir le gouvernement. Dans le journal de l’Opinion par exemple, un édito considère que le temps joue pour le gouvernement et que la mobilisation ne pourra pas faire infléchir d’un iota la mise en œuvre de la réforme des retraites.

C’est exactement le point de vue contraire qui est exprimé dans le journal la Tribune ( tendance plutôt de gauche) . Ci dessous un extrait de l’édito de Marc Endeweld


« . Pour la première fois depuis longtemps, la manifestation parisienne s’est déroulée sans trop de heurts avec les forces de l’ordre, empêchant les députés Renaissance et les ministres, dès le soir même, de dénoncer en mode automatique, les violences. Cette fois-ci, il était impossible pour l’exécutif de jouer d’un tel dérivatif de communication. Face à des Français de plus en plus circonspects, il a dû se résoudre à « faire de la pédagogie » sur son projet sur les retraites. Pas sûr pour autant qu’il lui suffira d’envoyer à la télévision le peu charismatique Olivier Dussopt, ministre du travail, pour combler le manque d’explications.
Or, le temps presse. Car, de jour en jour, les rangs des opposants à ladite « réforme » se renforcent. Les sondages se suivent mais ne se ressemblent pas. Désormais, près de 68 % des Français s’opposent fortement à l’établissement de l’âge de départ à la retraite à 64 ans. En quelques jours, c’est une augmentation fulgurante de près de huit points.
Contexte explosif

Mais la plus grande difficulté pour le gouvernement, c’est de constater que nombre de cortèges dans les petites villes ont fait le plein. Car ce projet sur les retraites tombe dans un contexte explosif : crise de l’énergie et des services publics, inflation, tensions sur les salaires et le marché de l’immobilier, sentiment galopant d’injustice… Entre les annonces records de dividendes pour les actionnaires des grands groupes, les super profits des groupes d’énergie, le souvenir du « quoi qu’il en coûte » du Covid-19, mais aussi les décisions des gouvernements européens d’aider l’Ukraine à coups de milliards, il sera bien difficile de convaincre les Français qu’il n’y a aucune alternative en dehors du recul de l’âge de départ à la retraite, pour trouver les milliards nécessaires afin de sauvegarder le régime par répartition. Dans ce contexte, le scénario de l’horreur pour le gouvernement serait une coalition des colères, une alliance des villes et des campagnes, une renaissance des gilets jaunes dans la foulée de ces manifestations monstres……..

Autre difficulté pour le gouvernement, et pas des moindres : ses marges de manœuvre de négociation sont en réalité faibles. Face aux huit syndicats qui sont vent debout contre le recul de l’âge du départ à la retraite, l’exécutif serait seulement prêt à reculer sur les 44 ans de cotisation des salariés ayant commencé à travailler entre 18 et 20 ans, ou sur les questions de pénibilités (deux conditions minimum exigées par la CFDT). On se demande d’ailleurs pourquoi ces deux points n’ont pas été discutés auparavant. Mais comme le front syndical demande comme préalable le retrait du report de l’âge de la retraite, les deux camps vont continuer à se faire face durant longtemps.

Et justement sur cette question de l’âge du départ à la retraite, le temps ne joue pas en la faveur du gouvernement. Car elle est en train de devenir un symbole. Déjà, sur les réseaux sociaux, les discours de François Mitterrand sur la retraite à 60 ans refleurissent. Et les comparaisons européennes ne pourront y faire face. Car les Français ont constaté, tant du point de vue énergétique, sanitaire ou militaire, qu’il n’existait pas de modèle allemand ou britannique. Dans tous ces pays, les décisions de ces dernières années dans tous ces domaines ont abouti à de véritables impasses. Et pour Emmanuel Macron, s’obstiner dans cette direction, c’est à coup sûr aboutir à l’explosion de l’Europe par la montée des nationalismes. »
Marc Endeweld

Retraites : Bayrou voulait du temps pour expliquer

>Retraites : Bayrou voulait du temps pour expliquer !

Bayrou, le leader centriste, ministre de la planification, demandait depuis longtemps du temps pour expliquer la réforme des retraites aux Français. Macron reprend cette demande et décale d’un mois la présentation du projet .

C’est à reculons que Bayrou fait sortir un papier à la demande de Macron. Bayrou en principe responsable de la planification en France se réveille donc tardivement pour évoquer les enjeux d’une réforme des retraites alors que le gouvernement devait déposer son projet dans les jours qui viennent. On aurait évidemment souhaité que le plan se réveille plutôt car en général la problématique doit être évoquée de manière approfondie et large avant la décision.Conséquence, Macron décale d’un mois la présentation du projet.

Le problème, c’est que ce réveil tardif est aussi plein de contradictions puisque Bayrou souligne que l’État contribue largement à l’équilibre des régimes spéciaux et au système de retraite des fonctionnaires alors que ces derniers seront largement épargnés par la réforme. La vérité c’est que Bayrou était très sceptique vis-à-vis du projet prochainement annoncé. Il a dû être mis en demeure par Macron de dramatiser un peu la problématique. Le pouvoir commence en effet à être inquiet par le climat de tension dans l’opinion et même au sein de sa propre majorité. D’où cette injonction à Bayrou de se positionner de manière claire y compris sur le symbole très politique des 65 ans

« Notre système de retraites risque de se voir de plus en plus fragilisé dans son équilibre financier et […] de peser de plus en plus sur la capacité économique du pays et sur son indépendance », prévient donc le président du Modem, François Bayrou, dans une note publiée jeudi par le Haut-Commissariat au Plan qu’il pilote.

L’alerte intervient opportunément à quelques jours de la présentation par le gouvernement d’une réforme de retraites longtemps promise. Celle-ci devrait chercher à relever l’âge légal de départ à la retraite de 62 à 65 ans. La mesure fait cependant l’unanimité contre elle dans le camp des syndicats, où la nécessité même de faire une réforme de ce type pour maintenir le système à l’équilibre est contestée.

Dans sa note, le Haut-Commissariat au Plan se défend de vouloir « interférer avec les concertations et les débats en cours ».Pourtant c’est bien ce qu’il fait tardivement. L’objectif est d’apporter « à l’opinion civique des éléments précis sur la situation actuelle et les perspectives du système de retraites », explique François Bayrou qui s’est opposé en septembre à un passage en force de la réforme dans le budget de la Sécurité sociale.

La note met surtout un constat en avant : les cotisations « sont bien loin de financer la totalité du montant des pensions versées ». Une bonne part du financement des retraites est à la charge du contribuable puisque l’Etat équilibre le système des régimes publics en particulier.

François Bayrou insiste ainsi sur le fait que l’Etat et les collectivités publiques « contribuent substantiellement à l’équilibre des régimes de retraite de la fonction publique d’Etat, des régimes spéciaux, des régimes agricoles, de la fonction publique territoriale et hospitalière ».

Cette addition « substantielle » est estimée à 30 milliards d’euros. Elle s’ajoute aux contributions publiques qui s’imposent logiquement au secteur public (cotisations, financement des exonérations destinées à soutenir l’économie et des mesures de solidarité pour les familles, les pensions minimum etc.). « Globalement notre protection vieillesse est en fait en déficit structurel important », insiste François Bayrou.

Automobile : prendre le temps d’une vraie transition écologique

Automobile : prendre le temps d’une vraie transition écologique

Pour Claude Cham, Président de la FIEV (Fédération des Industries des Équipements pour Véhicules), il faut prendre garde à la tentation d’une réglementation qui ne prend pas en compte le temps long des investissements de la transition écologique dans le secteur .( La Tribune)

L’amour de la planète et la sauvegarde de l’humanité désignent des enjeux essentiels, et forts des nouveaux savoirs, nous permettent d’en attendre la garantie de nos libertés acquises à grande peine. Une transition énergétique effective, bras armé d’une écologie positive, doit rendre compatibles les impératifs du défi durable et la protection de nos libertés actuelles, tout en garantissant les futures à un coût justifié et supportable.

Une de celles-ci : la liberté individuelle de déplacement incarnée par l’incroyable et non anticipé succès de l’automobile. La bannir purement et simplement du paysage ne nous parait plus conforme à l’état d’avancement des savoirs. Les « nouvelles mobilités », cette nouvelle doxa ignore tout des progrès technologiques de notre industrie tricolore, largement engagée dans une écologie scientifique, responsable et consciente des enjeux de la transition énergétique.

Pourquoi alors interdire, contraindre, taxer, stigmatiser et sanctionner sans discernement, et promettre aujourd’hui ce qui ne sera pas tenu demain ? Et comment ne pas craindre que cette confusion ne déchire encore les Français entre « la fin du monde et la fin du mois » ? Ce qui est en jeu, c’est le rayonnement industriel de la France et in fine, sa souveraineté. L’interdiction des moteurs thermiques, les débats sur le nucléaire, les ZFE ou sur les avions-privés pourraient conduire à une France sans usine… Là où le savoir peut construire une France industrielle en phase avec une écologie scientifique favorable à la croissance.

C’est l’exemple de cette industrie automobile qui ces dernières années a tant souffert – mais néanmoins résiliente – mais a toujours su toujours rester à la pointe de l’innovation en tant que première industrie française en termes de dépôts de brevet. Alors que les véhicules en circulation augmentaient de +26% en 20 ans, l’industrie, sur la même période réduisait de -55% les émissions de NOX et de -40% celles de CO2, sans parler de toutes les autres innovations en termes de confort et de sécurité. Progrès qui sont le résultat du savoir de 4000 entreprises employant 400 000 personnes au service d’une mobilité toujours plus durable, de moins en moins polluante et de plus en plus sûre.

Cette industrie, engagée avec détermination pour une neutralité carbone en 2050, est parfois en avance sur les réglementations. Son savoir et sa raison plaident de plus en plus pour une pluralité des solutions, mesurant sur la totalité du cycle de vie (du gravier à la tombe) l’ensemble des émissions de GES et non plus les seules émissions du véhicule, seule méthode garantissant une concurrence saine et sans candeur.

Alors, pensant à ma famille, à mon pays que j’aime passionnément, je rêve d’une France où le savoir au pouvoir sauverait une industrie automobile française performante, rayonnante et respectée, porte-drapeau d’une transition énergétique maîtrisée, efficace et durable.

Pénurie de carburant : combien de temps ?……Un certain temps !

Pénurie de carburant : combien de temps ?……Un certain temps !

On connaît la fameuse histoire de Fernand Raynaud à propos du temps nécessaire pour le refroidissement du fût de canon : un certain temps ! C’est aussi le délai qui sera vraisemblablement nécessaire pour le rétablissement normal de la situation concernant le carburant. Au début, le gouvernement a totalement sous-estimé la question, puis considéré que le problème serait réglé en quelques jours et maintenant on parle de plusieurs semaines sans savoir par avance qu’elle sera l’évolution de la situation qui pourrait évoluer vers une radicalisation à défaut de généralisation sociale.

En bref, personne n’en sait rien même avec la réquisition. Il se pourrait qu’il faille plusieurs semaines pour sortir vraiment de la crise cela d’autant plus qu’au manque réel de carburant s’ajoute un environnement de panique.

Dans les faits, ces réquisitions doivent permettre de libérer les stocks de carburant et redémarrer les livraisons. Elles s’appuient sur un article du code des collectivités territoriales qui donne ce pouvoir aux préfets, en cas d’atteinte constatée ou prévisible au bon ordre.
Seuls les salariés du dépôt seront concernés, pas ceux de la raffinerie.

A priori, une fois que les arrêtés préfectoraux de réquisition sont publiés, il ne faut que quelques heures pour relancer les expéditions de carburant en toute sécurité. Sur franceinfo Eric Layly, président de la Fédération française des combustibles estime faudra au moins « deux à trois jours » pour que la situation s’améliore concrètement, et « uniquement à proximité » des dépôts concernés. Il précise qu’une fois la grève terminée, il faudra « une dizaine de jours » pour que tout revienne à la normale.

Le temps de la guerre des ressources

Le temps de  la guerre des ressources 

 

 

Marie Charrel, du Monde, estime  que chaque génération thématise, selon les peurs qui la traversent, sa fin de l’insouciance. Celle des années 2020 prend désormais conscience de la limitation des ressources naturelles.

 

« Nous vivons la fin, pour ceux qui en avaient, d’une forme d’insouciance. » Alors que les risques de pénurie énergétique se profilent avec l’automne, les mots prononcés par le président Emmanuel Macron, le 24 août, ont un écho chaque jour un peu plus douloureux. Outre leurs implications économiques, leur sens littéral même interpelle. Car qui, jusqu’ici, vivait vraiment dans l’insouciance ? Interrogé sur le sujet dans l’émission « Sans oser le demander », diffusée le 30 août sur France Culture, le philosophe Guillaume Le Blanc apporte une réponse assez tranchante : personne. Ni les moins aisés, bien sûr, angoissés par les fins de mois difficiles. Ni les plus riches, inquiets quant à eux de la protection de leur patrimoine. L’anxiété change de nature selon la classe sociale, mais elle n’est jamais absente.

Les baby-boomers, qui ont connu l’euphorie des « trente glorieuses » (1945-1975), ont-ils eu la chance, eux, d’échapper au poids des soucis pendant leur adolescence ? Même pas, assure le philosophe, qui appelle à se méfier de l’illusion du paradis perdu : « Chaque époque est traversée par des formes différentes de peur et thématise ce qu’elle appelle la fin de l’insouciance. » Dans les années 1980, ce fut l’irruption du sida. Dans les années 1990, celle du chômage de masse. Dans les années 2000 et 2010, celle des attentats…

La décennie 2020, elle, sera marquée par la prise de conscience de la limitation des ressources. Nous nous heurtons au « nœud de contradictions du développement de nos sociétés », explique Guillaume Le Blanc. Nous ouvrons les yeux sur « l’obsolescence programmée de la planète du fait de la prédation systémique du capitalisme des ressources ».

Se tirer de ce nœud exige de rompre avec l’obsession de la croissance et de placer la vulnérabilité de nos écosystèmes au centre des préoccupations. Mais, à court terme, cette remise à plat sera contrariée par la récession en Europe, en raison du choc énergétique engendré par la guerre en Ukraine. Les gouvernements vont devoir parer à l’urgence – protéger ménages et entreprises mis à genoux par la flambée des prix de l’électricité. A moyen terme, cette remise à plat sera contrariée, aussi, par les difficultés d’accès aux matières premières indispensables à la transition énergétique et à notre survie même – à l’exemple de l’eau. La fin de l’insouciance marque l’entrée dans la guerre des ressources. Elle a déjà commencé.

Une récente étude du Peterson Institute for International Economics tente d’évaluer qui, par le jeu des actionnaires, contrôle les parties-clés des chaînes d’approvisionnement mondiales de minerais et de terres rares. « Cette analyse n’est pas simple, car les entreprises ne sont pas nécessairement constituées en société dans les pays où se déroulent les activités d’extraction et de production, et les actionnaires peuvent exercer une influence par le biais de multiples filiales », expliquent les auteurs, les économistes Luc Leruth, Adnan Mazarei, Pierre Régibeau et Luc Renneboog. Mais leur constat est sans appel : la Chine domine ces chaînes de valeur, et ce bien plus que ce qui est communément admis.

Sobriété : aussi une question de gestion du temps

Sobriété : aussi une question de gestion du temps

 

Pratiquer la sobriété autrement nécessiterait de modifier son emploi du temps et de réorienter ses achats, constate l’économiste François Lévêque, dans une tribune au « Monde », mais cela ne va pas forcément de soi.

 

Consommer réclame du temps. Pensez par exemple à celui qu’il faut passer pour choisir un livre, se le procurer et surtout le lire. Ce constat ouvre un autre chemin vers la sobriété. Y parvenir ne s’assimile pas forcément à une restriction comme le fait de moins prendre l’avion.

Consommer prend du temps, beaucoup parfois même. C’est évident pour l’abonnement à une salle de sport ou pour la prise des repas. Ce temps d’usage est, en plus, précédé d’au moins quelques minutes à choisir ce que l’on va acheter. Quelquefois même plusieurs heures de recherche d’informations doivent y être consacrées. Sans oublier que pour consommer, il faut de l’argent et donc des journées de labeur pour le gagner.

L’économiste américain Gary Becker (1930-2014) [Prix Nobel d’économie en 1992] a le premier conçu et modélisé cette association en additionnant le coût du bien et le coût du temps et montré que notre satisfaction dépend de cette combinaison. Pas de plaisir retiré de l’achat d’un billet de concert ou de théâtre sans y assister. Pas de contentement à déguster des navets ou des poireaux sans cuisson et préparation.

Pour Gary Becker, il n’y a pas d’un côté l’économie du travail et d’un autre l’économie domestique ou des loisirs. Il y a en revanche des biens intensifs en temps de consommation (meubles à monter ou à réparer soi-même, aliments non transformés, etc.) et d’autres non : par exemple, pour le même prix que coûtent un Livre de poche ou un menu chez McDonald’s, il faut ajouter la valeur d’un temps de consommation de quelques heures pour l’un et de quinze minutes pour l’autre.

Il y a aussi du temps d’activité faiblement intensif en biens nécessaires à acheter : éduquer ses jeunes enfants ou s’occuper de ses vieux parents, passer des moments entre amis, agir dans une association, ou plus prosaïquement jouer aux boules, à la belote, au basket ou du cornet à pistons. Bref se consacrer aux « valeurs authentiques » de la vie comme l’espérait John Maynard Keynes (1883-1946) pour ses petits-enfants, enfin débarrassés grâce au progrès technique des soucis matériels pour se loger, se nourrir, se chauffer et se vêtir. Quelques heures de travail par semaine suffisant à chacun pour satisfaire ses besoins fondamentaux, tous, envisageait-il, pourraient alors s’adonner à l’art de vivre.

Ce lien indéfectible entre le temps et la consommation permet ainsi d’envisager de gagner en sobriété de deux façons. D’une part en modifiant notre emploi du temps vers des activités de faible consommation. D’autre part en réorientant notre consommation vers des biens « temps-intensifs », car c’est autant de temps restant en moins pour consommer.

Société- Violences, rodéos, incendies, incivilités : le temps des abrutis

Société- Violences, rodéos, incendies, incivilités : le temps des abrutis

 

Selon BFM depuis le début de l’été, 25 individus ont été arrêtés en France car suspectés d’être pyromanes, à l’origine d’incendies en série. Contrairement à l’incendiaire, qui a un mobile lorsqu’il déclenche volontairement un feu, le pyromane répond uniquement à ses pulsions. Parmi ces 25 interpellations, quatre individus ont déjà reçu une condamnation et six ont été placés en détention provisoire.

Il est clair aussi que la large médiatisation de ces catastrophes participe aussi à la diffusion de cette criminalité. Il en est de même aussi les rodéos des petits drogués dans les quartiers. Là aussi, il y a contagion dans toute la France et des moyens complètement inadaptés face à ces débordements avec parfois aussi des conséquences criminelles.

On assiste aussi à une vague d’attaques de commissariats par des bandes de trafiquants de drogue mécontents  évidemment que la police perturbe leur petit commerce.

Bref , dans certains secteurs de la société ,  le pays aux abrutis et aux délinquants. Il est clair que de tels actes ne seraient pas tolérés dans les pays à régime autoritaire ; les délinquants souvent punis avant même de passer en justice. Mais les démocraties ont les faiblesses de leurs vertus. La régulation des délits et autres crimes y est complexe en raison des droits fondamentaux. Aussi du faite de la mollesse d’un pouvoir politique toujours attentif pour ne pas vexer certaine population même marginale .Plus généralement on constate un affaiblissement du rôle de l’État voir même une disparition

Les peines à cet égard prononcé contre les auteurs de ces délits – quand ils sont identifiés – sont en général insignifiantes et ne permettent pas de dissuader. Finalement, une sorte de prime à la bêtise et à la violence qui renforce le camp des abrutis.

On objectera sans doute que ces comportements marginaux sont heureusement  assez minoritaires, ils sont cependant suffisants pour pourrir la vie du reste de la population.

 

Violences, rodéos, incendies, incivilités : le temps des abrutis

Violences, rodéos, incendies, incivilités : le temps des abrutis

 

Selon BFM depuis le début de l’été, 25 individus ont été arrêtés en France car suspectés d’être pyromanes, à l’origine d’incendies en série. Contrairement à l’incendiaire, qui a un mobile lorsqu’il déclenche volontairement un feu, le pyromane répond uniquement à ses pulsions. Parmi ces 25 interpellations, quatre individus ont déjà reçu une condamnation et six ont été placés en détention provisoire.

Il est clair aussi que la large médiatisation de ces catastrophes participe aussi à la diffusion de cette criminalité. Il en est de même aussi les rodéos des petits drogués dans les quartiers. Là aussi, il y a contagion dans toute la France et des moyens complètement inadaptés face à ces débordements avec parfois aussi des conséquences criminelles.

On assiste aussi à une vague d’attaques de commissariats par des bandes de trafiquants de drogue mécontents  évidemment que la police perturbe leur petit commerce.

Bref , dans certains secteurs de la société ,  le pays aux abrutis et aux délinquants. Il est clair que de tels actes ne seraient pas tolérés dans les pays à régime autoritaire ; les délinquants souvent punis avant même de passer en justice. Mais les démocraties ont les faiblesses de leurs vertus. La régulation des délits et autres crimes y est complexe en raison des droits fondamentaux. Aussi du faite de la mollesse d’un pouvoir politique toujours attentif pour ne pas vexer certaine population même marginale .Plus généralement on constate un affaiblissement du rôle de l’État voir même une disparition

Les peines à cet égard prononcé contre les auteurs de ces délits – quand ils sont identifiés – sont en général insignifiantes et ne permettent pas de dissuader. Finalement, une sorte de prime à la bêtise et à la violence qui renforce le camp des abrutis.

On objectera sans doute que ces comportements marginaux sont heureusement  assez minoritaires, ils sont cependant suffisants pour pourrir la vie du reste de la population.

 

Rodéos, incendies, incivilités : le temps des abrutis

Rodéos, incendies, incivilités : le temps des abrutis

 

Selon BFM depuis le début de l’été, 25 individus ont été arrêtés en France car suspectés d’être pyromanes, à l’origine d’incendies en série. Contrairement à l’incendiaire, qui a un mobile lorsqu’il déclenche volontairement un feu, le pyromane répond uniquement à ses pulsions. Parmi ces 25 interpellations, quatre individus ont déjà reçu une condamnation et six ont été placés en détention provisoire.

Il est clair aussi que la large médiatisation de ces catastrophes participe aussi à la diffusion de cette criminalité. Il en est de même aussi les rodéos des petits drogués dans les quartiers. Là aussi, il y a contagion dans toute la France et des moyens complètement inadaptés face à ces débordements avec parfois aussi des conséquences criminelles.

On assiste aussi à une vague d’attaques de commissariats par des bandes de trafiquants de drogue mécontents  évidemment que la police perturbe leur petit commerce.

Bref , dans certains secteurs de la société ,  le pays aux abrutis et aux délinquants. Il est clair que de tels actes ne seraient pas tolérés dans les pays à régime autoritaire ; les délinquants souvent punis avant même de passer en justice. Mais les démocraties ont les faiblesses de leurs vertus. La régulation des délits et autres crimes y est complexe en raison des droits fondamentaux. Aussi du faite de la mollesse d’un pouvoir politique toujours attentif pour ne pas vexer certaine population même marginale .Plus généralement on constate un affaiblissement du rôle de l’État voir même une disparition

Les peines à cet égard prononcé contre les auteurs de ces délits – quand ils sont identifiés – sont en général insignifiantes et ne permettent pas de dissuader. Finalement, une sorte de prime à la bêtise et à la violence qui renforce le camp des abrutis.

On objectera sans doute que ces comportements marginaux sont heureusement  assez minoritaires, ils sont cependant suffisants pour pourrir la vie du reste de la population.

 

Elections Législatives 2022 : une campagne complètement hors du temps !

Elections Législatives 2022 : une campagne complètement hors du temps !

 

Malgré des prévisions de croissance à la baisse, le retour de l’inflation et la remontée des taux, les responsables politiques ont fait abstraction de ce changement de conjoncture et affichent des programmes coûteux. (papier du Monde)

 

La fête est finie. Mais qui le sait ? Bercés par les illusions du « quoi qu’il en coûte », de l’argent gratuit, d’un endettement sans douleur, d’une reprise économique vigoureuse qui laissait espérer des lendemains qui chantent, les Français doivent se préparer à un atterrissage compliqué.

Depuis quelques mois, les nuages s’amoncellent. Les prévisionnistes sont à l’unisson pour réviser franchement à la baisse les perspectives de croissance, avec, à la clé, des recettes budgétaires moins importantes que prévu. L’inflation fait un retour fracassant en dévorant le pouvoir d’achat des plus fragiles. La Banque centrale européenne (BCE), qui s’est laissé surprendre par la vigueur de la hausse des prix, est poussée à agir. Jeudi 9 juin, l’institution monétaire a annoncé son premier relèvement des taux directeurs depuis une décennie, augurant une soutenabilité de la dette plus compliquée. Mais qui s’en soucie ?

A aucun moment durant cette étrange campagne des élections législatives, les responsables politiques n’ont voulu évoquer ce changement de conjoncture. Ils ont fait comme si les hypothèses économiques qui sous-tendaient la campagne présidentielle tenaient encore. Emmanuel Macron et son gouvernement n’ont pas eu un mot pour évoquer le risque de renchérissement de la dette publique, qui dépasse actuellement 110 % de la richesse nationale. Ils continuent de s’accrocher à l’idée que les milliards d’investissements publics nécessités par la transition écologique, le nouveau contrat pour l’école ou la remise à flot de l’hôpital public pourront être financés sans hausse d’impôt, pourvu que les Français acceptent de travailler plus. Et, jour après jour, ils dévoilent de coûteuses mesures destinées à préserver le pouvoir d’achat.

Certes, le gouvernement français peut se targuer d’avoir, par un train de mesures ponctuelles et rapides, mieux contenu la hausse des prix que ses voisins. La plupart de ses annonces sont en outre calibrées de façon à éviter une spirale prix-salaires qui viendrait nourrir durablement l’inflation. Mais, en n’osant pas insister sur l’état réel de la conjoncture, en mettant exclusivement le focus sur le pouvoir d’achat, il donne l’impression d’être électoralement sur la défensive. Le flou persistant autour de son très impopulaire projet de réformes des retraites vient encore accroître le malaise.

En face, la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes) menée par Jean-Luc Mélenchon s’est imposée comme la principale force d’opposition. Son projet économique repose sur la relance de la consommation populaire, la taxation des plus riches et la réduction du volume de travail. Les 250 milliards d’euros de dépenses supplémentaires prévues chaque année sont censés faire rentrer dans les caisses de l’Etat 267 milliards d’euros. Le chiffrage est cependant contesté par la majorité des économistes, qui soulignent en outre deux dangers : une aggravation du déficit commercial par accroissement massif des importations et le risque d’explosion de la dette à un niveau inacceptable pour nos partenaires européens.

L’incontestable dynamique de la Nupes a conduit le chef de l’Etat à concentrer le tir sur le projet de Jean-Luc Mélenchon, qu’il a qualifié de « désordre et de soumission ». Le durcissement de ses critiques est aussi un aveu de faiblesse. Jusqu’à présent, Emmanuel Macron expliquait que, pour faire accepter leur action, les gouvernants devaient impérativement les expliquer. Plus la conjoncture s’assombrit, plus l’indispensable pédagogie se révèle difficile à assumer.

Politique-Législatives 2022 : une campagne complètement hors du temps !

Politique-Législatives 2022 : une campagne complètement hors du temps !

 

Malgré des prévisions de croissance à la baisse, le retour de l’inflation et la remontée des taux, les responsables politiques ont fait abstraction de ce changement de conjoncture et affichent des programmes coûteux. (papier du Monde)

 

La fête est finie. Mais qui le sait ? Bercés par les illusions du « quoi qu’il en coûte », de l’argent gratuit, d’un endettement sans douleur, d’une reprise économique vigoureuse qui laissait espérer des lendemains qui chantent, les Français doivent se préparer à un atterrissage compliqué.

Depuis quelques mois, les nuages s’amoncellent. Les prévisionnistes sont à l’unisson pour réviser franchement à la baisse les perspectives de croissance, avec, à la clé, des recettes budgétaires moins importantes que prévu. L’inflation fait un retour fracassant en dévorant le pouvoir d’achat des plus fragiles. La Banque centrale européenne (BCE), qui s’est laissé surprendre par la vigueur de la hausse des prix, est poussée à agir. Jeudi 9 juin, l’institution monétaire a annoncé son premier relèvement des taux directeurs depuis une décennie, augurant une soutenabilité de la dette plus compliquée. Mais qui s’en soucie ?

A aucun moment durant cette étrange campagne des élections législatives, les responsables politiques n’ont voulu évoquer ce changement de conjoncture. Ils ont fait comme si les hypothèses économiques qui sous-tendaient la campagne présidentielle tenaient encore. Emmanuel Macron et son gouvernement n’ont pas eu un mot pour évoquer le risque de renchérissement de la dette publique, qui dépasse actuellement 110 % de la richesse nationale. Ils continuent de s’accrocher à l’idée que les milliards d’investissements publics nécessités par la transition écologique, le nouveau contrat pour l’école ou la remise à flot de l’hôpital public pourront être financés sans hausse d’impôt, pourvu que les Français acceptent de travailler plus. Et, jour après jour, ils dévoilent de coûteuses mesures destinées à préserver le pouvoir d’achat.

Certes, le gouvernement français peut se targuer d’avoir, par un train de mesures ponctuelles et rapides, mieux contenu la hausse des prix que ses voisins. La plupart de ses annonces sont en outre calibrées de façon à éviter une spirale prix-salaires qui viendrait nourrir durablement l’inflation. Mais, en n’osant pas insister sur l’état réel de la conjoncture, en mettant exclusivement le focus sur le pouvoir d’achat, il donne l’impression d’être électoralement sur la défensive. Le flou persistant autour de son très impopulaire projet de réformes des retraites vient encore accroître le malaise.

En face, la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes) menée par Jean-Luc Mélenchon s’est imposée comme la principale force d’opposition. Son projet économique repose sur la relance de la consommation populaire, la taxation des plus riches et la réduction du volume de travail. Les 250 milliards d’euros de dépenses supplémentaires prévues chaque année sont censés faire rentrer dans les caisses de l’Etat 267 milliards d’euros. Le chiffrage est cependant contesté par la majorité des économistes, qui soulignent en outre deux dangers : une aggravation du déficit commercial par accroissement massif des importations et le risque d’explosion de la dette à un niveau inacceptable pour nos partenaires européens.

L’incontestable dynamique de la Nupes a conduit le chef de l’Etat à concentrer le tir sur le projet de Jean-Luc Mélenchon, qu’il a qualifié de « désordre et de soumission ». Le durcissement de ses critiques est aussi un aveu de faiblesse. Jusqu’à présent, Emmanuel Macron expliquait que, pour faire accepter leur action, les gouvernants devaient impérativement les expliquer. Plus la conjoncture s’assombrit, plus l’indispensable pédagogie se révèle difficile à assumer.

Législatives 2022 : une campagne complètement hors du temps !

Législatives 2022 : une campagne complètement hors du temps !

 

Malgré des prévisions de croissance à la baisse, le retour de l’inflation et la remontée des taux, les responsables politiques ont fait abstraction de ce changement de conjoncture et affichent des programmes coûteux. (papier du Monde)

 

La fête est finie. Mais qui le sait ? Bercés par les illusions du « quoi qu’il en coûte », de l’argent gratuit, d’un endettement sans douleur, d’une reprise économique vigoureuse qui laissait espérer des lendemains qui chantent, les Français doivent se préparer à un atterrissage compliqué.

Depuis quelques mois, les nuages s’amoncellent. Les prévisionnistes sont à l’unisson pour réviser franchement à la baisse les perspectives de croissance, avec, à la clé, des recettes budgétaires moins importantes que prévu. L’inflation fait un retour fracassant en dévorant le pouvoir d’achat des plus fragiles. La Banque centrale européenne (BCE), qui s’est laissé surprendre par la vigueur de la hausse des prix, est poussée à agir. Jeudi 9 juin, l’institution monétaire a annoncé son premier relèvement des taux directeurs depuis une décennie, augurant une soutenabilité de la dette plus compliquée. Mais qui s’en soucie ?

A aucun moment durant cette étrange campagne des élections législatives, les responsables politiques n’ont voulu évoquer ce changement de conjoncture. Ils ont fait comme si les hypothèses économiques qui sous-tendaient la campagne présidentielle tenaient encore. Emmanuel Macron et son gouvernement n’ont pas eu un mot pour évoquer le risque de renchérissement de la dette publique, qui dépasse actuellement 110 % de la richesse nationale. Ils continuent de s’accrocher à l’idée que les milliards d’investissements publics nécessités par la transition écologique, le nouveau contrat pour l’école ou la remise à flot de l’hôpital public pourront être financés sans hausse d’impôt, pourvu que les Français acceptent de travailler plus. Et, jour après jour, ils dévoilent de coûteuses mesures destinées à préserver le pouvoir d’achat.

Certes, le gouvernement français peut se targuer d’avoir, par un train de mesures ponctuelles et rapides, mieux contenu la hausse des prix que ses voisins. La plupart de ses annonces sont en outre calibrées de façon à éviter une spirale prix-salaires qui viendrait nourrir durablement l’inflation. Mais, en n’osant pas insister sur l’état réel de la conjoncture, en mettant exclusivement le focus sur le pouvoir d’achat, il donne l’impression d’être électoralement sur la défensive. Le flou persistant autour de son très impopulaire projet de réformes des retraites vient encore accroître le malaise.

En face, la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes) menée par Jean-Luc Mélenchon s’est imposée comme la principale force d’opposition. Son projet économique repose sur la relance de la consommation populaire, la taxation des plus riches et la réduction du volume de travail. Les 250 milliards d’euros de dépenses supplémentaires prévues chaque année sont censés faire rentrer dans les caisses de l’Etat 267 milliards d’euros. Le chiffrage est cependant contesté par la majorité des économistes, qui soulignent en outre deux dangers : une aggravation du déficit commercial par accroissement massif des importations et le risque d’explosion de la dette à un niveau inacceptable pour nos partenaires européens.

L’incontestable dynamique de la Nupes a conduit le chef de l’Etat à concentrer le tir sur le projet de Jean-Luc Mélenchon, qu’il a qualifié de « désordre et de soumission ». Le durcissement de ses critiques est aussi un aveu de faiblesse. Jusqu’à présent, Emmanuel Macron expliquait que, pour faire accepter leur action, les gouvernants devaient impérativement les expliquer. Plus la conjoncture s’assombrit, plus l’indispensable pédagogie se révèle difficile à assumer.

Société : 60 % du temps libre devant les écrans !

Société : 60 % du temps libre devant les écrans !

 

Culturellement Facebook a  gagné avec son univers virtuel métavers qui contraint à passer sa vie devant les écrans. D’ores et déjà les écrans captent plus de 60 % de notre temps de loisirs. C’est la conclusion qui ressort de l’étude Hobby One, réalisée par Vertigo Research en décembre auprès d’un échantillon de 14.000 personnes âgées de 11 ans et plus. Chaque jour, nous passons plus de la moitié de notre temps libre à échanger sur les réseaux sociaux, regarder des séries sur les plateformes de streaming, suivre des émissions à la télévision, jouer aux jeux vidéo. Au détriment évidemment du cinéma, de la promenade, du spectacle vivant ou du sport par exemple.

 

Macron: En même temps de droite…. et de droite !

Macron: En même temps de droite…. et de droite !

 

Un papier de la tribune qui évoque le programme Macron débridé pour un quinquennat à droite toute d’autant plus facilement que la gauche est est à peu près inaudible même sur la cote de Mélenchon remonte. 

 

Et vous, vous êtes plutôt t-shirt kaki Zelensky-style… Ou bien costume sombre chemise blanche cravate atomique à la Poutine ? Ou alors Sweat noir à capuche siglé « CPA 10 » (Commando Parachutiste de l’Air N°10, forces spéciales basées à Orléans) façon Macron ? Tout le truc est dans la barbe (de trois jours), signe d’activité intense et de nuits sans sommeil. Le teint blanc cachet d’aspirine de chaque apparition du président russe inquiète. Le regard en coin du président français veut rassurer, dossier sous le bras entre deux portes, comme un clin d’œil à un Général de Gaulle habillé du même CPA 10, dont tous se revendiquent.

Chef de guerre et candidat, Emmanuel Macron a donc présenté ce jeudi entre deux portes son programme pour « cinq ans de plus à l’Elysée ». Le lendemain, il a parlé avec Poutine, comme chaque vendredi, et travaille à la paix mondiale avec Biden et Xi Jinping… Pas vraiment de temps pour débattre avec ses compétiteurs.

Les jeux de l’Elysée sont-ils faits, vraiment ?, interroge Marc Endeweld dans sa chronique Politiscope, ce vendredi. Pas si sûr. Certes, à plus de 30% au premier tour, le président creuse l’écart et seule Marine Le Pen reste au contact. Mais en filigrane de la guerre, ce qui inquiète les Français, au-delà de la fin du monde, cela reste la fin du mois.

Et si le vent avait déjà commencé à tourner ? Alors que le candidat Macron présente un programme à droite toute, un nouveau front s’ouvre, celui des prix de l’essence. Ce qui profite à Marine Le Pen et surtout à Jean-Luc Mélenchon, dont la dynamique est aussi spectaculaire que l’effondrement de leurs autres compétiteurs, de Valérie Pécresse à à Anne Hidalgo en passant par Eric Zemmour et Yannick Jadot.

A la guerre comme à la guerre, Emmanuel Macron n’a plus de limite. Sans ces tensions internationales, le candidat Macron aurait-il osé proposer l’âge de la retraite à 65 ans et un RSA conditionné à 15 ou 20 heures de formation ou de travail ? On ne le saura jamais sans doute. Valérie Pécresse a beau crier au hold-up, c’est bien une OPA, une Blitzkrieg sur la droite républicaine qu’opère Emmanuel Macron sans coup férir, profitant de la faiblesse historique de la gauche « dite de gouvernement », avec une Hidalgo inaudible dont le score devient inférieur à celui du litre du sans-plomb 95…

Où est passé le « en même temps » de 2017 ? Son centre de gravité s’est juste déplacé à droite toute. Le nouvel équilibre du macronisme, clairement assumé, est hérité de l’expérience du « quoi qu’il en coûte » du Covid : quand la croissance va, on dérégule à fond le marché du travail, on incite, on encourage à reprendre un emploi, en « traversant la rue » s’il le faut ; et quand les temps sont durs, l’Etat redevient protecteur, finance le chômage partiel et soutient massivement les entreprises. L’économie selon Macron reste inspirée par le rapport Attali dont il fut le rapporteur : c’est aide-toi, et si ça va mal, l’Etat te sauvera. Symbole de ce changement, « Pôle Emploi » sera rebaptisé « France Travail ». Pendant que la gauche hurle au démantèlement de toutes les conquêtes sociales du XXème siècle, le candidat Macron promet le plein emploi pour tous dans cinq ans, dans un modèle social à la danoise. Moderne ?

A la guerre comme à la guerre, La France se prépare aussi à s’adapter au choc de la crise géopolitique provoquée par l’invasion de l’Ukraine et les sanctions contre la Russie. Celle-ci pourrait conduire à un choc majeur sur l’offre pétrolière mondiale.

Il faut donc se préparer à se passer durablement du gaz et du pétrole russe. L’Agence internationale de l’énergie en propose le mode d’emploi et la solution qui ne plaira pas à tout le monde s’appelle à court terme la sobriété énergétique. Pour le gaz, il s’agit donc de baisser de quelque degré le chauffage et de mettre pulls et bonnets.

Pour le pétrole, le message de l’AIE est simple : restez plus souvent à la maison et limitez vos déplacements en voiture, ou achetez un vélo (notre chronique de la semaine dernière rappelait cette recommandation de Christine Lagarde déjà en 2007). Pas sûr que la proposition ait beaucoup de succès autour des ronds-points.

C’est donc le retour de la bonne vieille « chasse au gaspi », comme le racontait il y a quelques jours Marine Godelier, notre spécialiste énergie, avec une seule différence : la transition énergétique est engagée. Mais elle est très très en retard. Les plus malins ont déjà des panneaux solaires sur leur toit. Une nouvelle fracture énergétique se prépare dans monde d’après, entre le Nord et le Sud de la France.

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Y-a-t-il d’autres solutions ? Remplacer le pétrole par du nucléaire prendra du temps et coûtera un « pognon de dingue ». L’Etat vient de faire un chèque de 2,7 milliards d’euros pour recapitaliser EDF. Et il va falloir sans doute aller bien au-delà pour financer les 25 EPR à venir. Marine Godelier a également exploré les options qui s’offrent et raconte ce que le candidat Macron a en tête, qui ressemble furieusement au projet Hercule de nationalisation de la partie nucléaire civil d’EDF.

Peut-on déconnecter, comme le proposait cet hiver Bruno Le Maire et comme le demandent plusieurs candidats à l’Elysée, dont Marine Le Pen, les prix du gaz et ceux de l’électricité au niveau européen ? Bruxelles y travaille et fera des propositions en mai, avec des marges de manœuvre limitées.

Pour le moment, l’urgence est de gagner du temps d’ici l’hiver prochain, afin de protéger en premier lieu les entreprises les plus intensives en énergie, qui s’inquiète de ne pouvoir passer l’année, à l’exemple de la plateforme chimique Les Roches – Roussillon, qui héberge et mutualise les infrastructures et les services pour une quinzaine d’industriels (dont Elkem, Hexcel, Seqens, Suez, etc) dans le Nord-Isère, raconte Marie Lyan, responsable de notre bureau en AURA.

Tenir, en espérant une désescalade en Ukraine ? Mais aussi se préparer au pire, et notamment au choc inflationniste qui vient. L’appel de Jean Castex au pétrolier TotalEnergies à baisser de 10 centimes les prix à la pompe, pour accompagner la baisse de 15 centimes accordée pour quelques mois par l’Etat, risque de n’être qu’un cautère sur une jambe de bois.

Le choc des prix va bientôt s’étendre aux prix de l’alimentation avec une forte hausse du panier de la ménagère. A peine achevées, sur une hausse déjà prévue de 3% en 2022, les négociations sur les prix alimentaires doivent reprendre et cela risque de faire mal, s’inquiète Giulietta Gamberini.

En France, mais surtout en Afrique où l’absence du blé ukrainien fait redouter à l’ONU « un océan de famines »… En Egypte, écrit La Tribune Afriqueles autorités encadrent pour la première fois le prix du pain, dont le nom signifie aussi en arabe égyptien « la vie ». Le conflit en Ukraine menace donc aussi l’agriculture française et fait des céréales l’autre enjeu géopolitique d’une crise qui est sans doute la première guerre de la transition écologique.

La crise n’est qu’en apparence régionale. Ses répercussions sont d’ores et déjà mondiales, par le jeu des sanctions et de l’affirmation d’un nouvel ordre mondial opposant l’Occident et pour aller vite la Chine et la Russie. C’est la revanche des BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine), cet acronyme inventé par la banque d’investissement américaine Goldman Sachs lorsque l’Occident rêvait d’un monde plat, tel que le décrivait Thomas Friedman, l’éditorialiste du très libéral New York Times.

Combien de temps Poutine peut-il tenir ? Comme l’explique Robert Jules, la Russie a accumulé un trésor de guerre en nous vendant son pétrole et son gaz et tant que l’Europe n’y renoncera pas, elle financera de facto la guerre qu’elle dénonce en Ukraine. En attendant la signature d’un nouveau Yalta et le succès de négociations de paix qui traînent en longueur.

Il serait temps de se réveiller pour la démocratie

Il serait temps de se réveiller pour la démocratie

Derrière l’invasion russe, se joue une lutte entre deux modèles de société. Les régimes autocratiques gagnent du terrain au moment où Moscou espère instaurer un « nouveau monde ». par Gilles Paris dans le monde

 

Le sommet virtuel pour la démocratie convoqué par le président américain, Joe Biden, en décembre 2021 avait déçu. La liste des invités, parfois controversés, comme la platitude des propos échangés avaient conduit à classer parmi les fausses bonnes idées l’initiative avancée par le démocrate pendant la campagne présidentielle de 2020. Voilà pourtant que, trois mois plus tard, l’assaut brutal donné par le président russe, Vladimir Poutine, à un Etat souverain, l’Ukraine, après la tentation de son dépeçage, illustrée par la reconnaissance d’entités séparatistes par Moscou, lui donne un tout nouveau sens.

La séparation du monde en deux camps, celui des démocraties et celui des autocraties, se matérialise dramatiquement dans les bombardements à l’aveugle par l’armée russe des villes d’un pays qui n’a jamais menacé son puissant voisin. Le vibrant plaidoyer du président Volodymyr Zelensky en faveur d’une entrée de l’Ukraine au sein de l’Union européenne, mardi 1er mars, relativise d’ailleurs la question restée virtuelle de l’adhésion de son pays à une OTAN présentée comme expansionniste. Le déclencheur de l’éviction du président prorusse Viktor Ianoukovitch, en 2014, avait déjà été son opposition à un accord d’association avec les Européens.

Derrière la guerre en cours se joue celle des modèles, et les Ukrainiens ont choisi, depuis longtemps, l’ensemble de normes qui régissent les démocraties. Celle de l’Ukraine est encore imparfaite, si on se fie à l’organisation américaine Freedom House, financée par l’Etat fédéral, mais c’est l’objectif qu’elle s’est fixé avec constance depuis plus d’une décennie, a voulu rappeler le président ukrainien.

Il s’agit cependant d’un modèle sur la défensive, comme le rappellent régulièrement les états des lieux de la même institution américaine. Il a été en recul en 2021 pour la seizième année d’affilée, avec soixante pays ayant enregistré un déclin, au point que l’institut V-Dem, un autre observatoire, rattaché à l’université de Göteborg, en Suède, financé notamment par la Banque mondiale, parle désormais de « viralité autocratique ».

Comme l’a estimé Emmanuel Macron, le mercredi 2 mars, dans son allocution sur la guerre en Ukraine, « la démocratie n’est plus considérée comme un régime incontestable, elle est remise en cause, sous nos yeux ». La conquête russe de l’Ukraine signifierait un nouveau recul.

La première phrase d’une dépêche prématurément publiée par l’agence russe RIA Novosti le 26 février, sur la foi d’un effondrement instantané de l’Ukraine, le confirme à sa manière. « Un nouveau monde naît sous nos yeux », commence ce texte boursoufflé d’ethnonationalisme. Tel est, en tout cas, le dessein russe, celui de refermer la parenthèse ouverte par l’effondrement de l’Union soviétique. D’autres puissances, à commencer par la Chine, s’inscrivent également dans la remise en cause des normes démocratiques.

 

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