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Édouard Philippe annonce une tempête sanitaire, économique et sociale !

Édouard Philippe annonce une tempête sanitaire, économique et sociale. !

 

«Je pense que nous allons affronter une tempête – une tempête économique, une tempête sanitaire, une tempête à tous égards – et peut-être une tempête sociale, peut-être une tempête politique. Et je pense que les temps qui viennent sont des temps difficiles», prévoit Édouard Philippe.

 

Une prise de position assez curieuse qui fait souffler un vent de pessimisme sur la conjoncture et l’environnement politique. Il n’est pas certain que ces annonces soient particulièrement appréciées par l’Élysée et par Matignon qui s’efforcent au contraire de rassurer. Pourquoi aussi annoncer une tempête politique ? Peut-être pour anticiper des résultats encore catastrophiques pour le parti en marche à l’occasion des élections départementales et régionales.

On se demande si Édouard Philippe ne prend pas rendez-vous avec l’histoire. En tout cas, la posture d’oracle est curieuse même si elle semble justifier par le souci de rappeler les républicains à la raison et à l’union avec la majorité actuelle.

Notons aussi que cette déclaration intervient juste au lendemain de l’annonce de la nomination d’Édouard Philippe au conseil d’administration ATOS. Une nomination parfois critiquée et qui symbolise les liens un peu sulfureux entre le business et la politique. Faut-il rappeler que Thierry Breton l’ancien président d’ATOS a été nommé commissaire européen sur proposition Édouard Philippe. D’une certaine manière Thierry Breton renvoie l’ascenseur.

Édouard Philippe voudrait rendre la situation encore plus difficile à son successeur comme premier ministre qu’il ne s’y prendrait pas autrement.

Le moins qu’on puisse dire c’est que son message qui vise plusieurs objectifs manque de clarté et on ne sait pas très bien à qui s’adresse sa critique quand il déclare.

 «les esprits calmes, ouverts, pondérés», ainsi que «la capacité de rassemblement, de dépassement»«Quand vous êtes sur un bateau et que la tempête arrive, l’important n’est pas forcément d’être d’accord sur toutes les questions avec ceux qui sont avec vous sur le bateau. L’important, c’est de savoir où on veut aller et comment est-ce qu’on va affronter la tempête», a-t-il expliqué. Pour l’ancien chef du gouvernement, «la boussole» qu’il faut «privilégier» pour «travailler ensemble» est donc celle du «dépassement», du «sens de l’État», du «sens de la France», plutôt que la «boussole partisane».

«Nous aurons besoin de ces femmes et de ces hommes de bonne volonté qui comprennent que nous allons subir, que nous allons traverser une très forte bourrasque

 

Energie :  » les risques d’une tempête solaire sur les réseaux électriques »

Energie :  » les risques d’une tempête solaire sur les réseaux électriques »

Le professeur Charles Cuvelliez et l’assureur Emmanuel Michiels pointent, dans une tribune au « Monde », le risque que fait peser une toujours possible éruption solaire sur les réseaux électriques de la planète.

Tribune.

 En mars 2019, le président Trump a signé une ordonnance relative à une nouvelle menace militaire : les impulsions électromagnétiques, connues depuis longtemps comme un dommage « collatéral » des explosions nucléaires. Elles ont été découvertes en 1962 lors d’un essai nucléaire au-dessus du Pacifique. Sur un rayon de 1 400 km, des équipements électriques furent endommagés. Les Etats-Unis et l’Union soviétique ont alors investigué le potentiel de destruction de cette arme, mais elle a été jugée trop destructrice, puisque à même de stopper définitivement le fonctionnement d’un pays.

Une impulsion électromagnétique d’origine nucléaire a trois phases, dites E1, E2 et E3. Durant la phase E1, les rayons gamma émis par l’explosion arrachent des électrons aux atomes de la haute atmosphère. Ces derniers arrosent ensuite le sol et l’ensemble des équipements électriques, qui agissent comme des antennes pour les capter. Les dégâts sont immenses.

La phase E2 résulte des rayons gamma secondaires qui ont pu interagir avec la haute atmosphère. Leur effet est alors similaire à des orages, contre lesquels les protections habituelles peuvent fonctionner.

Enfin, la phase E3 a le même effet que les tempêtes solaires : c’est la phase « magnétohydrodynamique », qui déforme le champ magnétique terrestre et crée, du fait de cette interaction, des courants électriques géo-induits dans les équipements au sol.

Une arme aux mêmes effets, mais sans son côté nucléaire, pourrait mettre un adversaire hors de combat sans combat. Voilà qui est attirant pour les stratèges et les politiques. Les « e-bombes », appelons-les ainsi, ont aussi l’élégance, tout comme les cyberattaques, de ne tuer personne, ou presque (les porteurs de pacemakers et les patients sous assistance électronique dans les hôpitaux). Une e-bombe aurait été testée, dit-on, pour stopper le réseau de propagande de Saddam Hussein en 2003.

S’il n’y a pas besoin d’une arme nucléaire pour produire une e-bombe, des pays moins développés pourraient la développer. Il n’en fallait pas plus, dans le contexte actuel, pour voir les Etats-Unis s’en …. »

« La tempête virale » ((Slavoj Zizek))

 « La tempête virale » : (Slavoj Zizek)

Pour le Slovène, l’enjeu de la « révolution philosophique » qui nous incombe est fondamentalement politique – mais « loin de tout ­avenir radieux ».

« Dans la tempête virale » (Pandemic !), de Slavoj Zizek, traduit de l’anglais par Frédéric Joly, Actes Sud, « Questions de société », 158 p., 16 €, numérique 12 €.( papier du Monde)

Le Covid-19 n’est pas un ­ennemi qui veut nous détruire. Un virus n’a pas de plan d’invasion, il ne fait que s’autoreproduire. Déclarer la guerre à cette « sous-strate du vivant », cette « caricature biologique » (pour ne citer que quelques appellations propres à enrichir le lexique du capitaine Haddock), n’a donc aucun sens, sinon celui de nous conforter dans l’idée que nous serions au centre de l’univers, comme si la nature nous envoyait un message, « comme si nous importions profondément », explique Slavoj Zizek au début de Dans la tempête virale.

Au contraire, selon le philosophe slovène, « les épidémies virales viennent rappeler à notre bon souvenir la contingence absolue et l’insignifiance de nos existences ». Il faut partir d’une autre position pour comprendre ce qui nous arrive : celle de vivants qui se découvrent fragiles, pris dans la tempête. Dans le fourmillement des pensées de l’auteur, telle une tempête dans un crâne, entre réaction à un article de journal et remémoration de scènes de films dystopiques, c’est cette attitude qui émerge comme idée centrale. Elle est philosophique au sens d’une « orientation fondamentale dans l’existence ».

Comment, donc, nous orienter ? D’un point de vue éthique, Zizek en appelle à l’avènement d’une forme de frugalité et de modestie. Mais, attention, il ne s’agit pas ici d’une « méditation spiritualiste new age » sur « ce qui est réellement important dans nos existences ». Car l’enjeu de la « révolution philosophique » qui nous incombe est fondamentalement politique. Contrairement à Giorgio Agamben, pour qui la crise sanitaire ne fait que renforcer la surveillance généralisée, Zizek identifie des effets bénéfiques dans le fait de « tourner le dos au libre marché qui ne permet pas de résoudre les crises » et voit apparaître « une nouvelle forme de ce qui était appelé jadis communisme ». Mais « loin de tout ­avenir radieux », précise-t-il, il s’agit d’un « com­munisme du désastre » en tant qu’antidote au ­ « capitalisme du désastre » dont parlait l’essayiste Naomi Klein.

Revenu minimum, solidarité inconditionnelle, réaffectation des ressources au bénéfice du bien commun… si les idées sont comme des virus, suggère le philosophe en relisant Tolstoï, « la seule lutte est celle qui oppose les bonnes et les mauvaises contagions ».




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