Archive pour le Tag 'Téléphonie'

Téléphonie: 22 millions d’emplois avec la 5G ?

Téléphonie: 22 millions d’emplois avec la  5G ?

Une étude dont rend compte BFM montrerait que la téléphonie mobile 5G, (très haut débit) serait susceptible de créer 22 millions d’emplois dans le monde dont 400 000 en France. Sans doute faut-il démonter les fantasmes qui alimentent la vision d’un monde où l’emploi disparaîtrait avec la digitalisation. Inversement, spéculer sur les nouvelles technologies d’information pour tirer l’emploi ne paraît non plus guère pertinent. Comme l’indique nombreux d’experts un peu sérieux, la digitalisation qui va pénétrer la plupart des secteurs économiques va sans doute provoquer des mutations structurelles importantes tant concernant la nature des qualifications que le nombre d’emplois. Des activités, des emplois, des qualifications vont disparaître tandis que d’autres seront créées. Ajoutons à cela que 50 % des produits et services qui seront consommés d’ici une trentaine d’années sont aujourd’hui inconnus. Du coup, les transformations vont affecter les processus de production et de distribution tout autant que la nature même des produits et services. Quant à quantifier réellement l’impact sur l’emploi, c’est faire de la prospective au doigt mouillé. Il en est sans doute de même avec cette étude d’impact de la 5G (par parenthèse notons que certains territoires français en sont aujourd’hui au niveau de la 0G puisque figurant dans les zones blanches !). Indiscutablement la 5G  représente une avancée considérable à tel point qu’elle pourrait même remettre en cause l’utilité du très coûteux câble qui de toute façon ne touchera que les zones relativement denses. Cependant les projections d’emplois quantifiés méritent  d’être prises avec des pincettes d’autant que l’étude a été commandée par Qualcomm,  une entreprise américaine dans le domaine de la technologie mobile.  À quelques jours de l’ouverture du Mobile World Congress (MWC), le salon mondial des technologies mobiles qui se tiendra à Barcelone fin février, cette étude d’IHS Markit commandée par Qualcomm sur l’impact de la 5G sur l’économie mondiale devrait faire parler au-delà du secteur des télécoms. Elle prévoit qu’en 2035, la 5G, nouvelle norme mobile qui sera lancée dans trois ans pèsera plus de 12.300 milliards de dollars (11.564 milliards d’euros) en production tous secteurs confondus et permettra de créer 22 millions d’emplois.  Pour le cabinet, la plupart des technologies qui permettront à atteindre ces chiffres n’en sont encore qu’à leur début. Certaines n’existent pas encore. Il s’agit de la robotique, des voitures autonomes, des objets connectés, des nouveaux modes de consommation et de divertissement. C’est ce qui explique que l’ensemble des secteurs économiques tirera profit du potentiel des réseaux 5G. La construction générera 742 milliards de dollars, l’hôtellerie atteindra 562 milliards de dollars et la santé 119 milliards de dollars. Mais la plus grosse part sera générée par l’industrie manufacturière avec 3.364 milliards de dollars devant l’informatique et les télécommunications  (1.421 milliards de dollars). Le commerce est en troisième place avec 1.295 milliards de dollars. Ce sont les chiffres hors norme que prévoient les 3.500 décideurs et spécialistes tous secteurs confondus qui ont été interrogés pour cette étude. Et comme IHS le signale, le montant total est même supérieur au total de la consommation cumulée en Chine, au Japon, en Allemagne, au Royaume-Uni et en France en 2016. En termes de revenus, la 5G générera en 15 ans 3.500 milliards de dollars (3.300 milliards d’euros), soit « approximativement le chiffre d’affaires cumulé des 13 premières entreprises sur la liste Fortune Global 1000 de 2016. Cette liste comprend Walmart, State Grid, China National Petroleum, Royal Dutch Shell, ExxonMobil, Volkswagen, Toyota, Apple, Berkshire Hathaway et Samsung », indique IHS afin de donner une échelle qui permette d’évaluer l’ampleur du phénomène. La Chine et les États-Unis sont les pays qui tireront les plus gros revenus, avec respectivement 984 et 719 milliards de dollars (925 et 675 milliards d’euros). Mais l’Europe n’est pas en reste comme l’indique une étude réalisée en septembre dernier par la Commission européenne.  Dans ce rapport de prévision des avantages socio-économiques de la 5G pour 2025, l’Europe pourrait atteindre 113,1 milliards d’euros par an dans les secteurs de l’automobile, la santé, le transport et l’énergie. « Les investissements d’environ 56,6 milliards d’euros seront susceptibles de créer 2,3 millions d’emplois en Europe », précise le rapport européen. Comme IHS Markit le signale, l’Allemagne est en tête. En 2035, le pays devrait générer plus de 200 milliards de dollars (188 milliards d’euros) de revenus et créer 1,2 million d’emplois. Pour la France, ce sera 85 milliards de dollars (80 milliards d’euros) et 396.000 emplois. En termes de revenus, c’est mieux que la Grande-Bretagne qui atteindra 76 milliards de dollars (71,5 milliards d’euros). En revanche, les Britanniques créeront 605.000 emplois, selon l’étude.

Téléphonie : nouvelle guerre des prix

Téléphonie : nouvelle guerre des prix

 

 

 

Free attaque sur la 4G au prix de la 3%, Bouygues réplique sur le  fixe. Partout on s’affole car tout cela va créer une baisse des prix et évidemment des marges. Une opération à nouveau profitable au consommateur mais susceptible d’opérer une restructuration chez les opérateurs avec des regroupements, des mutualisations voire la disparition pure et simple d’un opérateur. Le patron d’Iliad ( FREE) , Xavier Niel, qui a déclenché dès le début 2012 une première guerre des prix du mobile en proposant à son arrivée sur le marché des tarifs particulièrement bas pour la téléphonie mobile 2G et 3G, a relancé les hostilités début décembre en proposant la 4G au prix de la 3G, obligeant ses concurrents à lui emboîter le pas.  Cela a notamment été un rude coup pour Bouygues Telecom qui a fortement investi pour bénéficier au mieux de l’autorisation qui lui a été donnée de pouvoir utiliser pour la 4G la fréquence 1.800 MHz pour laquelle il possédait déjà une infrastructure. Cela lui a permis d’ouvrir commercialement son réseau avec un avantage concurrentiel en termes de couverture de la population.  La riposte du PDG du groupe Bouygues, Martin Bouygues, a donc été sanglante. Il a indiqué jeudi au quotidien le Figaro qu’il allait « déclarer la guerre dans l’internet fixe » en cassant les prix pour réduire les marges de son concurrent Xavier Niel. Nous allons faire faire 150 euros d’économie par an aux abonnés du fixe qui choisiront ce service, ce qui fait une économie de 12,5 euros par mois. Qui dit mieux? Que Xavier Niel fasse la même chose s’il en est capable! » a déclaré M. Bouygues.  Bouygues Telecom « ne dispose pas d’une part de marché très importante sur le fixe aujourd’hui », rappelle Adrien Bourreau, expert dans le secteur télécom chez Kurt Salmon. « C’est le Petit Poucet sur le fixe, et c’est pour cette raison qu’il peut se permettre de menacer de casser les prix », estime-t-il.   »Cette déclaration est une très mauvaise nouvelle pour tous les acteurs car les prix du fixe se tenaient relativement bien jusqu’à présent », assure pour sa part un analyste parisien souhaitant conserver l’anonymat.   »Si Bouygues casse les prix sur le fixe, cela aura un impact sur les autres », affirme-t-il ajoutant que même si la marque Iliad est « très puissante », « c’est sûr qu’ils perdront des clients ».  Les opérateurs traditionnels sont cependant « relativement bien armés par rapport à Free pour se protéger sur le fixe », alors que c’est le « talon d’Achille » du quatrième opérateur, Bouygues, assure cependant Thibaut de Smedt, directeur associé dans la banque d’affaires Bryan, Garnier&Co, qui se demande si Free ne va pas « être pris à son propre piège ».  En effet, ce sont les confortables marges de 40% que Free fait dans le fixe – où il a néanmoins contribué à faire baisser les prix des offres combinées internet-téléphonie-télévision avec sa propre box- qui lui permettent de casser ainsi les prix dans le mobile, selon les analystes.  Le titre d’Iliad a d’ailleurs plongé vendredi à la Bourse de Paris. Il a clôturé en baisse de 10,37% à 149,6 euros, dans un marché en hausse de 0,40%.  La surenchère à laquelle se livrent les opérateurs inquiète aussi le gouvernement comme le patronat qui se demande quelles conséquences elle aura sur l’investissement à l’heure où le pays s’équipe en fibre optique, mais aussi sur l’emploi.  Le président du Medef Pierre Gattaz a ainsi appelé vendredi les opérateurs à la prudence dans la guerre des prix qu’ils se livrent pour éviter « encore du chômage supplémentaire ».  Les propos du président du Medef font écho aux déclarations du ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg, qui a mis en garde cette semaine contre « une guerre des prix ravageuse » susceptible de provoquer « la mort » d’un des quatre opérateurs français.  Pour M. De Smedt, cette conclusion semble inéluctable. « Ce qui est clair c’est qu’il y a un opérateur de trop. Il y a un jeu de concentration qui va par la force des choses s’opérer en France ». Cependant, « rien n’est écarté », cela pourra se faire « par des jeux de mutualisation de réseau ou par des opérations plus capitalistiques », souligne-t-il.

 




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