Archive pour le Tag 'Télé'

Asselineau s’énerve à la télé car il ignore le prix d’un porte avion !

Asselineau s’énerve à la télé car  il ignore  le prix d’un porte avion !

 

 

 

Comme tout énarque bien constitué, Asselineau peut débiter son discours avec force précisions juridiques ou administratives. Par contre, il est incapable de connaître le prix d’un porte-avions. Dommage car dans son programme il demande que la France commende un second porte-avions. Sur CNews il est tombé dans le piège de l’incompétence car il était incapable d’indiquer le prix d’un porte-avions dont pourtant il demande l’achat. Du coup il s’est fortement énervé et a reproché au journaliste de lui poser des questions trop pointues.  Il est ensuite parti dans une colère froide. «Est-ce que vous avez demandé comment MM. Macron et Fillon sont en train de préparer, eux, le programme des Français? Arrêtez de poser ce genre de questions pointues!», s’est-il emporté. Alors que le journaliste s’étonnait de constater que le candidat ne maîtrisait pas son propre programme, il s’est à nouveau énervé. «Non, c’est pas vrai, ça coûte pas 3 à 4 milliards», a-t-il affirmé, à tort – un porte-avion coût bien 4 à 7 milliards. «Vous voulez que je fasse du Macron?», a-t-il enfin interrogé, avant de chantonner «“Pensez printemps les amis”» tout en mimant une danse.

 

Débat télé 2017 : Mélenchon, le plus convaincant et Macron, le plus présidentiel

Débat télé 2017 : Mélenchon, le plus convaincant et Macron, le plus présidentiel

Selon un sondage Elabe pour BFMTV*, Jean-Luc Mélenchon a été jugé le candidat à la présidentielle le plus convaincant lors du premier débat télévisé à onze, organisé mardi 4 avril, avec 25%, devant Emmanuel Macron (21%), puis François Fillon (15%) et Marine Le Pen (11%). Arrivent ensuite Benoît Hamon (9%), Nicolas Dupont-Aignan (6%) et Philippe Poutou (5%). Le candidat du Nouveau Parti anticapitaliste s’est fait remarquer en se lançant dans des tirades contre Marine Le Pen et François Fillon sur les affaires judiciaires. « Nous, on n’a pas d’immunité ouvrière », a-t-il signifié à la présidente du Front national. Nathalie Arthaud (3%), François Asselineau (3%), Jean Lassalle (1%) et Jacques Cheminade (0%) ferment la marche. Si Jean-Luc Mélenchon a été jugé le plus convaincant, c’est Emmanuel Macron (27%) qui, aux yeux des sondés, a le plus les qualités nécessaires pour être président de la République. Il devance Jean-Luc Mélenchon (21%), François Fillon (20%). Marine Le Pen (13%) et Benoît Hamon (10%) sont distancés.  En revanche, c’est à nouveau le candidat de la France insoumise qui arrive en tête, lorsque l’on demande aux sondés : « Qui comprend le mieux les gens comme vous ? » 26% répondent en effet Jean-Luc Mélenchon, loin devant Marine Le Pen (14%), Emmanuel Macron (12%), Philippe Poutou (12%) et François Fillon (10%).

 

L’Europe responsable : « un bel enfumage » (Nathalie Artaud)

 L’Europe responsable : « un bel enfumage » (Artaud)

 

 

Dans un débat assez confus et  obscur quelques éclairs de lucidité parfois davantage sur le constat cependant que sur le programme. Au milieu d’un concert de critiques des eurosceptiques Nathalie Arthaud de lutte ouvrière a considéré que l’argumentation facile des nombreux eurosceptiques présents lors du débat visait uniquement à masquer les responsabilités spécifiques du patronat français. Un argument qui est loin d’être complètement faux dans la mesure où effectivement la rémunération des actionnaires (la plus forte en Europe)  est souvent en France sans commune mesure avec celle des salariés quand elle n’impose pas des licenciements. Nathalie Arthaud a donc  pris le contre-pied de la plupart de ses adversaires mardi 4 avril sur BFM-TV et CNews, en prenant la défense de l’Europe. Alors qu’elle milite pour l’ouverture des frontières et la liberté des travailleurs, elle a critiqué les nombreux candidats eurosceptiques présents sur le plateau : « l’Europe, c’est vraiment une diversion ». « Dans les entreprises, c’est l’Europe qui pousse le grand patronat à augmenter les cadences ? », a lancé la candidate de Lutte ouvrière avant de multiplier les questions rhétoriques. « On nous enfume avec l’Union européenne, le véritable pouvoir du côté du patronat », a-t-elle ajouté par la suite.    »Quand on est mal payé, que ce soit en euro ou en francs, on est mal payé », s’est-elle emportée lorsque plusieurs candidats débâtaient de la sortie de l’Union européenne et du franc. Pour la candidate de l’Union européenne, il convient de combattre la logique du patronat sur l’économie.

Un débat télé présidentiel : très confus

Un débat télé  présidentiel : très confus

Comme c’était prévu le débat des 11 candidats a surtout été marqué par une grande confusion voir une grande cacophonie. Certes,  cette obscurité aura été éclairée quelque fois par des éclairs de lucidité notamment de petits candidats qui forcément  profitaient de l’occasion pour se mettre en vedette exceptée sans doute Cheminade et Lasalle  un peu extraterrestres. Asselineau,  Dupont Aignant  mais surtout Poutou et  Nathalie Arthaud ont tiré leur épingle  du jeu en critiquant notamment Le Pen et Fillon.   Punchlines, fausses colères et bons mots, c’est tout ce qu’on pouvait  attendre d’un débat à 11 ; Un débat organisé surtout pour engranger l’argent de la pub avec le succès du débat à 5 sur la Une (plus de 10 millions de téléspectateurs). Les candidats avaient une minute pour exposer leurs vues sur les réformes nécessaire pour transformer  le pays.   Il ne fallait sans doute pas s’attendre à des merveilles concernant la qualité démocratique du débat télévisé entre les 11 candidats. En cause, d’abord la forme même du débat qui se réduit  surtout à une juxtaposition d’interventions et se prête mal à l’échange. Le temps imparti à chaque candidat une minute à une minute 30 favorise aussi la caricature. Comment en effet développer la problématique d’un thème dans un laps de temps aussi court. Du coup on se contente  comme souvent des éléments de langage, c’est-à-dire des sortes de formules choc pour marquer l’opinion comme dans un spot publicitaire. Si le débat à 2 est déjà difficile, à 11 il devient presque impossible. L’exercice relève alors davantage du stand-up que du débat démocratique.  La caricature et le simplisme caractérise un propos qui n’a pas pour objet de faire réfléchir mais de séduire voire de conforter les peurs, les craintes voire la haine. Evidemment on a e on a encore eu droit à  l’auto proclamation de Le Pen  candidate du peuple  pourtant riche héritière et qui se met à labri de la justice grâce à son immunité parlementaire. Une situation clairement dénoncée par Poutou qui n’a pas non plus ménagé Fillon. . Il y aura eu surtout la promesse de raser gratis demain qui fait toujours recette chez les naïfs. Enfin le concours de celle ou celui qui se montrera le plus français, une sorte de concours miss France sauf chez Macron, Poutou et Artaud qui pour uen fois se retrouvaient t -pour des motifs différents- sur le même argument. Bref  un spectacle télévisé regardé  mais dont la théâtralisation avait  à voir avec un contenu réellement démocratique et enrichissant.

2017 télé : Poutou sort de l’écran

2017 télé : Poutou sort de l’écran

Pas facile de se distinguer dans un débat globalement très confus. Pourtant Poutou a réussi à sortir de l’écran (comme Nathalie Arthaud d’ailleurs mais d’une autre manière). Une sortie d’entrée en refusant de participer à la photo de famille au côté des dix autres candidats, l’ouvrier étiquetté NPA s’est ensuite illustré en attaquant frontalement François Fillon et Marine Le Pen sur le terrain des affaires. «François Fillon, plus on fouille plus on sent la corruption, la triche, ce sont des bonhommes qui nous expliquent qu’il faut la rigueur, l’austérité alors qu’ils piquent dans les caisses», a-t-il d’abord asséné.  La présidente du Front national n’a pas été épargnée non plus. «Ensuite il y a aussi Mme Le Pen qui pique dans les caisses publiques. Pour quelqu’un d’anti-européen, ça ne la gêne pas de piquer dans les caisses de l’Europe. (…) Le FN se dit antisystème mais se protège grâce aux lois du système avec son immunité parlementaire et refuse d’aller aux convocations policières, donc peinard! Nous, quand on est convoqué par la police, nous n’avons pas d’immunité ouvrière, on y va», a-t-il ironisé, sous les applaudissements du public. Plus tard, alors que Philippe Poutou en remettait une couche et estimait que François Fillon feignait de se «préoccuper de la dette mais y (pensait) moins quand il se (servait) dans les caisses publiques ou quand il (payait) sa famille», le candidat du NPA s’est attiré les foudres de celui des Républicains.

Présidentielle débat télé à 11 candidats : du cirque !

Présidentielle débat télé à 11 candidats : du cirque !

 

Punchlines, fausses colères et bons mots, c’est tout ce qu’on peut attendre d’un débat à 11 ; Un débat organisé surtout pour engranger l’argent de la pub avec le succès du débat à 5 sur la Une (plus de 10 millions de téléspectateurs). Les candidats auront une minute pour exposer leurs vues sur les réformes nécessaire pour transformer  le pays.   Il ne faut sans doute pas s’attendre à des merveilles concernant la qualité démocratique du débat télévisé entre les 11 candidats. En cause, d’abord la forme même du débat qui se réduit  surtout à une juxtaposition d’interventions et se prête mal à l’échange. Le temps imparti à chaque candidat une minute à une minute 30 favorise aussi la caricature. Comment en effet développer la problématique d’un thème dans un laps de temps aussi court. Du coup on va se rabattre comme souvent sur des éléments de langage, c’est-à-dire des sortes de formules choc pour marquer l’opinion comme dans un spot publicitaire. Si le débat à 2 est déjà difficile, à 11 il devient presque impossible. L’exercice relève alors davantage du stand-up que du débat démocratique. Déjà lors de leurs meetings des candidats comme  Mélenchon et Marine Le Pen se livrent à des sortes d’exercices de stand-up qui montrent certes leurs qualités de tribun mais s’attachent davantage à la forme qu’au fond.  La caricature et le simplisme caractérise un propos qui n’a pas pour objet de faire réfléchir mais de séduire voire de conforter les peurs, les craintes voire la haine. On observera d’ailleurs que les discours tenus dans les meetings sont particulièrement déstructurés comme si on avait surtout cherché à faire du copier coller de formules déjà entendues qui veulent caractériser la spécificité du candidat. Ainsi on doit encore sans doute entendre cette revendication anti système de certains alors qu’évidemment tous nécessairement émergents de ce système économique et/ou politique, qu’ils en sont même de purs produits. De la même manière, il faut s’attendre à écouter l’auto proclamation des candidats du peuple dont quand même les revenus se situent  bien au-dessus des 10 000 € mensuels alors que le salaire moyen est de l’ordre 1700 €. Il y aura surtout la promesse de raser gratis demain qui fait toujours recette chez les naïfs. Enfin le concours de celle ou celui qui se montrera le plus français, une sorte de concours miss France. Peut-être un spectacle télévisé regardé  mais dont la théâtralisation aura peu à voir avec un contenu réellement démocratique et enrichissant.

 

 

2017 : des débats télé surtout pour le fric de la pub

2017 : des débats télé surtout pour le fric de la  pub

Un débat à 11 candidats  le 4 avril sur BFM et CNews, un autre le 21 avril  sur France 2. Pourquoi d’un coup une telle frénésie de démocratie ? Tout simplement pour engranger d’é normes recettes de pub. En effet, l’audience de la dernière confrontation sur TF1 (11 millions de téléspectateurs) a fait bien des jaloux aussi sur les chaînes privées comme sur les chaînes publiques. Avec une telle participation,  le prix des pages publicitaires s’envole et les chaînes peuvent récupérer sur une seule émission ce qu’elles perçoivent habituellement sur un mois. La motivation démocratique devient donc secondaire. Ici ou là sur d’autres télés et d’autres médias, chacun a organisé sa petite confrontation. Mais sur France 2 c’est le grand cirque assuré. L’audience sera forcément importante car il y aura du spectacle, des coups de gueule, des interpellations, de pseudos colères, des injures aussi. Bref un cocktail susceptible d’attirer un grand nom de téléspectateurs. Un spectacle plus proche du cirque que de la confrontation démocratique. Pour un peu on aurait confié l’animation de l’émission à Michel Drucker ou Patrick Sébastien ! Le premier débat à cinq avait déjà été d’une grande confusion en raison sans doute de la personnalité de candidats plus attachés à débiter leurs pages de pub électorale qu’à éclairer les grands aux enjeux mais surtout en raison de la forme même de la discussion qui contraint chacun à tenter d’exprimer en une minute maxi un thème complexe. D’où la simplification voir la caricature. Exemple quand on a demandé aux candidats de s’exprimer en quelques secondes sur le pouvoir d’achat. Du coup,  chacun y est allé de sa promesse d’augmentation. Il y en avait pour tout le monde : les salariés, les retraités, les indépendants, les chômeurs et les handicapés. Tout cela évidemment sans lien avec l’environnement économique et financier. Pour le dernier débat du 21 avril, le contenu risque d’être encore plus caricatural. Il est déjà difficile d’organiser un débat à 2 d’une bonne tenue. À 5, c’était déjà  un exercice presque impossible et à 11 on va tomber dans le comique pathétique. Peu importe d’ailleurs pour les chaînes ; elles pourront toujours se prévaloir d’une audience exceptionnelle qui va redorer leur blason et surtout encaisser des recettes de pub record. Par contre,  il y aura bien du spectacle car certains petits candidats dont on se demande ce qu’ils font dans une élection présidentielle vont vouloir se singulariser en voulant faire entendre très fort leurs voix. Bref une émission plus proche de the Voice que d’un débat politique. De ce point de vue Macron, Fillon et Mélenchon ont fortement critiqué l’organisation de cette confrontation prévue sur France 2 le 21 avril après celle sur BFM et CNews. Il se pourrait même que les trois intéressés n’y participent pas. Ils auraient raison. On aura déjà un aperçu de cette mascarade démocratique le 4 avril  comment  candidats marginaux comme Cheminade et autres ne pouvant prétendre qu’à recueillir 1 % des voix vont débiter leur élucubrations. Des candidats qui veulent devenir présidents de la république mais déjà bien incapables de se faire élire député ou même maire d’une ville d’une certaine importance.

Il faut des primaires à la télé pour Cheminade

Il faut des primaires à la télé pour Cheminade

Dans une campagne électorale de plus en plus surréaliste ou le choix pourrait se résumer  à voter soit pour un réactionnaire corrompu ou une démagogue raciste ( tout aussi corrompue) , peut-être pourrait-on redonner un peu de hauteur au débat en organisant des primaires pour Cheminade, le fonctionnaire qui s’ennuyait. Les primaires aussi bien de la gauche que de la droite  ont en effet abouti à un véritable fiasco. Le PS a choisi un oligarque gauchiste qui a décrété la fin du travail et un revenu universel d’un coût de 300 à 700 milliards.  La droite, elle,  a préféré un autre oligarque mais réactionnaire et corrompu. On se demande pourquoi la télévision a accordé autant de temps à ce simulacre de démocratie qui ressemble davantage à un concours de beauté qu’à une sélection politique. Du coup,  on pourrait ajouter du ridicule au ridicule en organisant aussi des primaires pour Cheminade auquel les sondages donnent aujourd’hui moins de 1 %. Une nouvelle candidature de Cheminade le fonctionnaire serait sans doute susceptible d’apporter encore un peu du piment au cirque médiatique des présidentielles. On trouvera bien cinq ou six pèlerins pour faire semblant de s’opposer à Cheminade lors  de la primaire proposée.  Il suffirait d’en  choisir quelques-uns parmi la  trentaine de prétendants à la magistrature suprême. Car Jacques Cheminade, l’ancien fonctionnaire qui s’ennuyait au ministère des affaires étrangères, a au  moins le mérite par  ses déclarations anachroniques de mettre un peu burlesque et de rire dans un système un peu tristounet. On objectera que la démocratie française ne se grandit pas en laissant des hurluberlus se présenter aux présidentielles. Cheminade qui a comparé Obama à Hitler et qui développent les thèses les plus tordues dans tous les domaines s’est qualifié lui-même de gaulliste de gauche. Comme beaucoup d’énarques qui s’ennuient dans les ministères, Cheminade, aujourd’hui en retraite avaient mis un peu de diversité dans sa vie de fonctionnaire. Facile quand c’est l’Etat qui paye la note. Il n’est pas le seul ainsi à faire de la politique.  Raymond Barre en son temps avait souhaité que les fonctionnaires choisissent le service de l’Etat ou la politique mais pas les deux. Il n’a pas été entendu puisque la plupart des politiques sont eux-mêmes fonctionnaires. Du coup,  la société politique n’est pas du tout représentative de la sociologie française et nos politiques ont bien du mal à comprendre ce qu’est l’économie réelle et les problèmes sociaux qui en découlent. Le candidat de Solidarité et Progrès (pas vraiment un micro-parti plutôt un nano-parti) à l’élection présidentielle s’était  qualifié de « gaulliste de gauche » 1, une voie que Jacques Cheminade a lui-même estimé « difficile ». « Je n’ai pas de modèle en tant que tel, mais je me considère comme un mélange de De Gaulle et Mendès-France (tu parles !!!), deux hommes politiques qui ne se sont jamais entendus », a-t-il répété. Jacques Cheminade, énarque « comme d’autres » souhaite « faire sauter le verrou financier » et réduire l’influence de Wall Street et la City. Dans son programme figure également le souhait de coloniser la Lune et Mars. « C’est une entreprise sérieuse à long terme », a dit  le candidat. « C’est l’affaire de deux générations. S’il n’y avait pas d’espace, il n’y aurait pas de cœur artificiel, pas de téléphone portable ni d’ordinateur », a-t-il développé.  À 75 ans, serait le doyen des prétendants, jure être en passe de réitérer son exploit. «Je suis très au-dessus des 400 promesses écrites de parrainages ». Bon dernier de la présidentielle de 1995 avec 0,28 % des voix, il réitère 17 ans plus tard avec un score de 0,25%. Pas de quoi décourager le fondateur de Solidarité et Progrès, groupuscule qui revendique «200 militants mobilisables», tant il est persuadé que la conjoncture peut lui être favorable. « Je veux éclairer l’aquarium obscur du monde politique. Personne n’a véritablement le sens de l’horizon devant la révolution scientifique actuelle», assure ce retraité diplômé de l’ENA. On notera que fait vraiment dans l’innovation politique avec des propositions surprenantes comme la généralisation de la pratique du chant en chorale. «C’est essentiel. C’est une petite société, la chorale, ou l’effort individuel se fond dans la réalisation collective». Il se fait également l’adversaire résolu de la violence sur les écrans, dans les jeux vidéos comme au cinéma. Dans son viseur notamment du jeu «Pokemon Go», afin «d’arrêter l’exode vers le virtuel et la violence». Peut-être pour donner du crédit à sa contestation de la réalité des attentats du 11 septembre aux États-Unis ! D’une certaine manière Cheminade prend la place de Coluche mais avec l’humour en moins car le clown est plus triste.

 

La télé beauf d’Hanouna sanctionné

La télé beauf d’Hanouna sanctionné

 

Cette fois le conseil supérieur de l’audiovisuel ( CSA)  veut  frapper fort. Le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) vient de resserrer d’un cran l’étau autour sur les dérapages de la télé beauf d’un Hanouna notamment sur C8. Le conseil supérieur de l’audiovisuel pourrait même retirer le droit d’émettre à cette chaîne pour ados attardés qui cumulent la grossièreté, la vulgarité et l’indécence ;  de quoi inquiéter Bolloré le patron de la chaîne qui a beaucoup misé sur les recettes publicitaires d’une chaîne très regardée par les beaufs.   Pour le programme vedette de C8, diffusé tous les soirs en access, cela représenterait un coup dur. «Touche pas à mon poste!» constitue en effet la locomotive publicitaire de Canal +. Et Vincent Bolloré, l’actionnaire majoritaire de Vivendi, a misé gros sur son animateur. Il a signé un chèque de 250 millions d’euros sur cinq ans à la société de production de Cyril Hanouna. Or, si ses audiences se portent bien, entre 1,5 million et 1,7 million de téléspectateurs, sa courbe de popularité a pris un gros coup de froid. Au point qu’Hanouna a été éjecté du dernier classement des 50 animateurs préférés des Français de TV Magazine. En juin 2015, il était pourtant installé sur la 17e marche du podium… «L’ambiance est compliquée pour les chaînes, engagées dans une course effrénée à l’audience, ce qui pousse à la faute pour faire monter le buzz», estime un observateur. Le régulateur pourrait décider de mettre le holà à cette surenchère générale. «Cette saisine du rapporteur indépendant sur le droit des femmes est inédite. C’est le signe que la loi sur l’égalité hommes-femmes promulguée en 2014 et qui donne le pouvoir au CSA de sanctionner les chaînes est utile et appliquée. Elle remplit son rôle de rempart contre les dérives sexistes à la télévision», se félicite Sylvie Pierre-Brossolette, l’un des membres du CSA. Manière de prévenir que le gendarme compte utiliser tout l’arsenal juridique mis à sa disposition pour mettre fin à l’impunité qui règne actuellement dans le PAF.

Marion Maréchal-Le Pen interdite de télé par Marine

Marion Maréchal-Le Pen interdite de télé par Marine

Le 10 novembre prochain, la députée du Vaucluse Marion Maréchal-Le Pen devait être invitée de l’Émission politique sur France 2, et ainsi prendre la suite des présidentiables Alain Juppé, Nicolas Sarkozy, Bruno Le Maire et Arnaud Montebourg. La députée aurait ainsi été la première élue du parti à assurer cette émission en prime-time, prisée des politiques. Mais Marine Le Pen s’y est opposée, rapporte le journal L’Opinion, qui cite des sources internes chez France Télévisions. C’est bien la présidente du Front national qui devait à l’origine être l’invitée principale de l’émission. La rédaction de la chaîne de service public avait contacté Florian Philippot et Alain Vizier, en charge de la communication du parti, pour le leur proposer. Mais la fille de Jean-Marie Le Pen avait finalement décliné, pour des raisons «d’agenda». La direction du FN ne s’attendait probablement pas à ce que l’invitation soit reportée sur Marion Maréchal-Le Pen, qui a rapidement accepté. Mais coup de théâtre ce mercredi 26 octobre: Alain Vizier, responsable de la communication du parti, s’étonne auprès de France 2 de l’invitation faite à la députée. Quelques heures plus tard, l’élue du Vaucluse rappelle à son tour pour décliner. C’est bien Marine Le Pen qui aurait personnellement mis son veto et demandé à ses proches d’annuler cette émission. Officiellement, il n’est pas question de rivalité entre la tante et sa nièce, mais, en privé, l’entourage de cette dernière laisse entendre le contraire.

 

Primaire droite à la télé : Juppé gagnant

Primaire droite à la télé : Juppé gagnant

Selon un premier sondage Elabe réalisé pour BFMTV, Alain Juppé reste le grand favori du scrutin. Selon un panel représentatif de téléspectateurs, le maire de Bordeaux a convaincu 35% des personnes devant leur télévision. Chez les sympathisants de droite et du centre, il est également en tête, à 32%. Derrière lui, Nicolas Sarkozy est le second le plus convaincant, avec 27% des téléspectateurs sondés parmi les sympathisants de droite et du centre (et 21 chez l’ensemble des téléspectateurs). Si Bruno Le Maire arrive en troisième position pour l’ensemble des téléspectateurs (avec 15%), il n’obtient que 14% auprès des sympathisants de droite… derrière François Fillon. Ce dernier obtient ainsi 17% auprès des personnes se définissant comme des électeurs de droite. L’ancien Premier ministre n’a convaincu, en revanche, que 13% de l’ensemble des téléspectateurs. Nathalie Kosciuszko-Morizet, Jean-Frédéric Poisson et Jean-François Copé ferment la marche. L’institut OpinionWay a, lui, sondé pour le site du Point 1.041 Français. L’ordre est identique à celui de l’étude Elabe. Auprès de l’ensemble des téléspectateurs, Alain Juppé a le plus séduit (27%), devant Nicolas Sarkozy (15%), Bruno Le Maire (14%), François Fillon (8%), NKM et Jean-Frédéric Poisson (tous deux à 5%) et enfin Jean-François Copé (3%). Pour les personnes « qui ont l’intention de voter à la primaire » (soit 178 sondés), le maire de Bordeaux est toujours favori (30%) devant l’ancien chef de l’Etat (23%). François Fillon repasse, là encore, devant Bruno Le Maire (18% contre 16%). Par ailleurs, le sondage Elabe, effectué pour BFMTV, calcule également la côte de bonnes opinions. Et là, tout le monde a gagné des points. Mais l’un des prétendants à l’investiture se distingue plus que les autres : l’inconnu du débat, Jean-Frédéric Poisson.

Primaire de la droite à la télé: mach nul

Primaire de la droite à la télé: mach nul

Match nul,  un pronostic qu’il est permis de faire pour le premier débat télévisé concernant la primaire de la droite. Débat qui sera sans doute très suivi en tant que spectacle médiatique, moins pour l’intérêt des propositions que pour le combat de coqs qui va être engagé. Un match nul comme résultat et nul dans son contenu. Pourquoi ?  La première raison c’est que la droite n’est pas préparée à ce genre d’exercice, un exercice qui va à l’encontre même de la culture et même de l’esprit de la constitution. D’une certaine façon la primaire caractérise une récupération par les politiques partis politiques de la présidentielle. Ce que De Gaulle ne voulait pas précisément avec la constitution de la Ve République. Le prétexte de la démocratie cache en faite une opération de cadenassage des présidentielles par les partis classiques. Le match risque d’être nul dans son contenu car les différences idéologiques et les propositions des différents candidats ne sont pas si éloignées que cela. Du coup il faudra se distinguer sur la forme, mettre en avant sa personnalité et détruire le crédit des autres. En outre, de nombreux règlements de comptes interviendront surtout vis-à-vis de Sarkozy qui a humilié trop de ses anciens  amis et collaborateurs. La logique voudrait que la cible numéro un soit Alain Juppé puisque ce dernier est largement en tête des sondages surtout de la part de Sarkozy.  Mais il est vraisemblable que les autres candidats attaqueront surtout l’ancien président de la république pour récupérer ses dépouilles électorales. Sur le fond on ne peut guère s’attendre du fait même du support télévisé format incite forcément au schématisme. Un débat qui cependant sera très suivi autant par intérêt que par voyeurisme : une sorte de télé réalité politique sur le mode Ko Lanta à prétention démocratique.

 

BeIN : la chaine télé qui monte… comme son déficit !

BeIN : la chaine télé  qui monte… comme son déficit !

 

Guerre d’audience et la guerre du fric entre Canal+ qui ne cesse de perdre des abonnés. La chaine  BeIN qui  gagne des abonnés mais perd de l’argent (comme Canal+ encore qu’il faudrait clarifier les rapports financiers entre CANALSAT et Canal+).  Du coup financièrement les deux chaînes sont dans le rouge et condamnées  à collaborer. Malheureusement l’autorité de régulation de l’audiovisuel a refusé l’accord d’exclusivité entre ces deux chaînes en raison de son caractère trop monopolistique. Du coup il faudra trouver un accord qui permet une plus grande concurrence en matière de sport. Faute de cela l’avenir de Canal+ pourrait bien être fortement menacé d’autant que parallèlement Bolloré a repris la ligne éditoriale en main ce qui a fait chuter encore l’audience (environ 20 dirigeants sur 25 de Canal  plus ont été virés plus nombre danimateurs vedettes). Pour compliquer la situation les matchs les plus regardés au monde ceux du foot anglais ont été achetés à prix d’or par le groupe Altice qui les revendra sans doute mais à quel prix !   La filiale d’Al-Jazira, lancée en juin 2012, juste avant… l’Euro : elle affiche aujourd’hui plus de 2,8 millions d’abonnés. En face, le groupe Canal+ cumule 5,7 millions d’abonnés à la chaîne cryptée et au bouquet Canalsat en France métropolitaine, à un prix mensuel trois fois supérieur. Mais les abonnés s’échappent : 250 000 manquent à l’appel fin 2015, et 400 000 auront encore disparu fin 2016, selon Vincent Bolloré, le patron de Vivendi, propriétaire de Canal+. La chaîne qatarienne vagissante s’est muée en un temps record en un colosse empêcheur de tourner en rond. La terre tremble pour les amateurs de football qui ne voient plus le PSG sur Canal+ à l’occasion de la Ligue des champions. Exemple : beIN a diffusé douze des seize huitièmes de finale en 2016 (dont deux matchs du PSG) ; et six des huit quarts de finale (dont encore les deux matchs du PSG contre Manchester City). Ce renversement entre les deux chaînes cryptées est le parfait symbole des nouveaux droits, décrochés à coup d’enchères stratosphériques, tous pétrodollars dehors : du football, du tennis, du rugby, du basket, du handball, de la boxe, de la natation, du cyclisme, des sports mécaniques (voir la chronologie ci-contre)… Très tôt, dans Le Monde du 7 mars 2012, l’ancien patron de Canal+ Bertrand Meheut avait dénoncé la concurrence« déstabilisante » du Qatar, un Etat aux « ressources illimitées »pratiquant « une politique de surenchère ». Les prix explosent en effet. Exemple le plus récent : pour conserver le Top 14 de rugby, Canal+ s’est fendue de 97 millions d’euros par saison pour la période 2019-2023, contre 74 millions d’euros pour la période en cours (2014-2019) et… 31,7 millions seulement durant les quatre années précédentes. L’Euro 2016 s’est négocié à 110 millions d’euros, et la Ligue des champions aurait obtenu 144 millions annuels, en hausse de 30 %. Quant aux matchs de la Ligue 1 et de la Ligue 2, ils se sont arrachés à 748 millions d’euros par an sur la période 2016-2020.  Le groupe Altice de Patrick Drahi s’est jeté sur les droits pour la France des matchs très convoités de la Premier League anglaise. Car les droits du sport s’envolent partout dans le monde. « Le football anglais atteint 2,3 milliards d’euros en droits domestiques, et ce n’est pas du fait de beIN Sports », rappelle Vincent Chaudel, l’expert sport du cabinet de consultants Kurt Salmon. L’Allemagne et l’Italie connaissent la même inflation.

(Avec Reuters)

Télé : « Salut les Terriens », l’émission de Thierry Ardisson de Canal+ à D8 !!

Télé : « Salut les Terriens »,  l’émission de Thierry Ardisson de Canal+ à D8 !!

 

Le grand ménage continue dans les chaînes détenues par Vivendi. Après avoir viré plus de 20 dirigeants sur 25 à Canal, d  nombreux d’animateurs,  Bolloré veut définitivement tuer ce qui est resté de l’esprit Canal+ considéré comme trop critique, trop branché et surtout trop à gauche. Du coup la plupart des tranches en clair de Canal+ seront supprimée s. À la place de l’esprit canal + traditionnel devra  pénétrer l’esprit Hanouna, l’insupportable animateur de D8, qui aura son émission sur Canal+. Dernière décision en date« Salut les Terriens »,  l’émission de Thierry Ardisson de Canal+ passe à D8 C’est l’animateur en personne qui a évoqué ce changement dans l’émission (de Canal+) consacrée aux médias « Le Tube ». « ‘Salut les Terriens’ sera sur Canal 8 – enfin j’espère qu’elle s’appellera Canal 8, ex-D8 – de 19 heures à 21 heures et pas jusqu’à 20h30 » comme actuellement. « Et je pense comme Cyril Hanouna je déborderai d’un quart d’heure de temps en temps », a déclaré Thierry Ardisson. L’objectif de Bolloré c’est de mettre en veilleuse Canal+ (menacé de disparition un moment) et de valoriser au contraire D8 la télé beauf de Vivendi destinée à faire de l’audience et du fric. Reste à savoir quel peut-être l’avenir de Canal+ qui n’est plus assurée d’avoir l’exclusivité de la diffusion des grands événements sportifs depuis que l’autorité de régulation de la télévision à refuser catégoriquement l’accord d’exclusivité entre Canal+ et beIN.

Bolloré autorisé à renommer D8, D17, ITélé et Canal « Télé Beauf »

Bolloré autorisé à renommer D8, D17 ,ITélé et Canal « Télé Beauf »

 

C’est le grand virage et le grand nettoyage dans les chaînes TV détenues par Bolloré. Désormais il faudra faire de l’audience, abandonner l’esprit critique et rétablir les comptes. Bref s’alignait sur la ligne éditoriale de D8 et faire de la télé beauf sur le modèle des émissions animées par l’insupportable Hanouna lequel d’ailleurs sera désormais aussi présent sur Canal. Canal qui a accéléré sa dégringolade depuis la reprise en main de la ligne éditoriale et l’éviction de nombre d’animateurs.  Selon Le quotidien l’Opinion, Vincent Bolloré a finalement obtenu ce qu’il réclamait depuis près d’un an : le changement de nom des trois chaînes gratuites de son groupe : D8, D17 et iTélé. CDeux responsables  et de responsables de présentateurs de la chaîne. Es trois chaînes seront rebaptisées : C8, CStar et Cnews. Ce sont les noms qui ont été officiellement validées par le CSA. Ce feu vert permet de repositionner  l’offre de télévision gratuite du groupe Vivendi impulsé par Vincent Bolloré. Ces changements de nom seront effectifs le 29 août. Chacune des chaînes bénéficiera d’un nouvel habillage.

 

Après sa télé, Hollande à 12 % !

 

 

 

D’après un sondage effectué par l’IFOP pour le JDD François Hollande a perdu encore 3 points après son passage télévisé sur France 2. Il crève encore le plancher de l’impopularité avec un score de 12 %. À ce niveau le président de la république ne jouit évidemment plus de la moindre crédibilité pour engager quoi que ce soit dans le pays ou même pour commenter sa propre action. Autant dire que la fin de règne de François Hollande et de son gouvernement (Valls suit la même pente d’impopularité) va ressembler à une lente agonie. Une agonie néfaste notamment sur le plan économique ou le manque de confiance pèse de manière dramatique sur la croissance. Une agonie également anxiogène dans la mesure où d’une manière générale les alternatives  politiques génèrent  peu d’enthousiasme voir même du rejet concernant en particulier Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen. La France risque donc d’être condamnée encore davantage que d’autres pays à la croissance molle pendant de longs mois tout autant à la démocratie molle. C’est du jamais vu dans l’histoire de la Ve République. A un an de l’élection présidentielle, 14% seulement des Français (-3 par rapport au mois de mars) se disent « satisfaits » de l’action de François dans le baromètre mensuel IFOP-JDD. 85% (+3) se déclarent « mécontents ». Selon la tradition – et c’est ce qui donne du poids au baromètre historique IFOP-JDD, le seul qui a traversé la Ve République – l’enquête a été effectuée en deux temps et sur deux semaines. Dans le cas présent, à échantillons de poids égal, une première vague a donc été réalisée du 7 au 9 avril, soit avant l’émission de France 2 de jeudi soir, une seconde après, les 15 et 16 avril. Au terme de la première vague, 15% des Français se déclaraient satisfaits du président. Au terme de la seconde, 12%. D’où le chiffre qui ressort, après cumul des deux vagues : 14% de satisfaits.

 

(Avec JDD)

Hollande sur France 2 : crise de la télé ou du système politique ?

Hollande sur France 2 : crise de la télé ou du système politique ?

 

 

Finalement l’émission de François Hollande sur France 2 n’a rassemblé que de l’ordre de 13 % des téléspectateurs soit à peu près le même chiffre que la popularité du président de la république. En cause peut-être le formatage d’une émission dans le principe est peut-être usé jusqu’à la corde. En réalité le fait de faire participer trois ou quatre Français « de base » n’ajoute pas grand-chose et surtout ne contribue pas à l’élévation de la réflexion. Les propos du téléspectateur lambda sont certes concrets, voire pertinents mais trop partiels ; ils  contribuent à la désacralisation de la fonction et tire la discussion vers le bas. Mais au-delà du caractère un peu obsolète de ce type d’émission se pose surtout la question de la perte totale de crédibilité du système politique et de ceux qui le représentent. Le téléspectateur moyen ne supporte plus l’overdose de discours formaté, répétitif à caractère scientiste. Bref le bla-bla habituel des responsables qui parlent tous de changement sans connaître la nature de l’objet à moderniser. Du coup faute de réflexion vraiment nouvelle on l’alibi de la présence de quelques citoyens pour donner un vernis de nouveauté sur la forme comme sur le fond. Une vision évidemment de communicants qui pensent que l’enjeu électoral se joure essentiellement dans l’espace médiatique alors qu’en réalité les citoyens forment le jugement à partir des résultats économiques et sociaux concrets. La petite fenêtre télévisuelle ne formate pas l’opinion elle ne fait que la refléter. François Hollande a bien essayé de se montrer pédagogue, une partie des téléspectateurs a déserté. Jeudi soir, l’émission politique Dialogues Citoyens a réalisé un score d’audience moyen, pour ne pas dire médiocre, lors d’un rendez-vous qui se voulait important dans la reconquête de l’opinion par un président de la République chahuté dans les sondages. Avec seulement 3.474.000 Français sur France 2, la rencontre avec quatre Français n’a pas trouvé son public.

 

Myriam El Khomri: une maladie diplomatique ?

 

 

 

Officiellement la ministre du travail ne pourra pas s’exprimer à la télé aujourd’hui pour raisons de santé. Une maladie qui tombe bien , Manuel Valls ne souhaite pas que Myriam Khomri vienne s’exprimer sur un dossier qu’il veut totalement maîtriser. Manuel Valls veut continuer de garder la haute main sur l’évolution du projet de loi et sur d’éventuelles améliorations qui pourraient être acceptées.  D’une certaine façon la ministre du travail est réduite au silence ;  pour preuve le fait que Manuel Valls ait déclaré lui-même le report du débat de 15 jours sur cette loi. D’une certaine façon la ministre du travail à la fois peu expérimentée et peu compétente se trouve écartelé entre les exigences de Valls qui se veut intraitable sur le sujet et le souhait de Hollande d’introduire davantage de souplesse et d’équilibre dans la gestion de la loi en cause. On assiste donc à une nette crispation au sein même du gouvernement. Des ministres comme Ségolène Royal, Jean-Marc Ayrault ou même Emmanuel Macron avait fait savoir la semaine passée qu’ il convenait de faire preuve de davantage de concertation et d’esprit d’ouverture ;  sans doute aussi pour préparer le terrain à François Hollande qui a imposé à Manuel Valls-mais non sans mal – d’ouvrir la concertation et de reculer le débat d’au moins 15 jours. Pour éviter les éventuels dérapages quant à la nature de cette concertation,  Valls punit donc sa ministre du travail en lui interdisant de s’exprimer à la télé. Au lendemain de l’annonce du report de son très controversé loi sur le TravailMyriam El Khomri était très attendue ce mardi matin sur le plateau de France 2. Mais la ministre du Travail a finalement annulé sa venue à la dernière minute. «En raison d’un souci de santé, Myriam El Khomri ne sera finalement pas présente aux 4 Vérités», a annoncé sur Twitter le journaliste de France 2 Guillaume Daret qui devait l’interroger. D’après les informations du journaliste du «Monde» Thomas Wieder, la ministre a fait «un petit malaise» ce matin et a été «conduite à l’hôpital pour des examens». Céline Kallman pour Europe 1 précise que les rendez-vous de Myriam El Khomri avec les partenaires sociaux ont également été annulés.  Lundi, le gouvernement a rétropédalé et annoncé le report de deux semaines de la présentation du projet de loi sur le Travail, pour retravailler le texte et répondre à la forte opposition des syndicats et d’une partie de la gauche. Le texte sera présenté en Conseil des ministres le jeudi 24 mars au lieu du 9 mars, date initialement prévue

Sarkozy à la télé : déjà trop vu et trop entendu

Sarkozy à la télé : déjà trop vu et trop entendu

 

L’émission  de télévision des paroles et des actes consacrée à Sarkozy a été relativement suivie mais  il n’est pas certain que l’ancien président de la république ait réussi à convaincre au-delà de ses partisans habituels. tant sur la forme comme sur le fond cela a donné l’impression du déjà trop vu et trop entendu en 2012 bien sûr comme en 2007 comme en 2002. Sarkozy a fait du Sarkozy avec toutes les apparences du volontarisme mais enveloppé dans le plus grand flou sur le fond. D’une certaine manière Sarkozy fait du Hollande mais avec la fougue du tribun en plus ; exemple le plus significatif : celui des 35 heures. En fait il ne les remet pas en cause et propose  comme les socialistes de renvoyer  à une discussion au sein des deux entreprises. Pire il prévoit que les heures entre 35 et 39 seront rémunérées. Le contraire de ce que veulent Macron  et nombre d’experts économiques qui eux souhaitent le retour aux 39 heures sans aucune compensation salariale. Pourquoi ce flou, pourquoi cet attentisme ? Simplement pour ne pas déplaire à certaines couches moyennes et notamment aux cadres qui apprécient particulièrement la culture RTT. Une culture qui pourtant a fini de tuer la compétitivité française et qui est largement responsable de la très forte augmentation du chômage dans le pays. Pas étonnant, on à augmenter brutalement les coûts de 10 % pour une économie qui n’était déjà pas très compétitive. Certains objectent que cette augmentation de 10 % a été compensée par des efforts de productivité, ce qui n’est pas faux mais de toute façon ces efforts de compétitivité auraient été nécessaires sans les 35 heures compte tenu de l’environnement concurrentiel international. Les socialistes affirment que les 35 heures ont créé 400 000 emplois ils oublient de dire que la réduction du temps de travail a sans doute empêché la création de 2 millions d’emplois  ultérieurement. Dans de nombreux autres domaines Sarkozy a entretenu le même flou concernant par exemple la réduction des dépenses publiques. L’économie française a effectivement besoin d’un choc mais ce n’est sans doute pas avec du réchauffé qu’on le provoquera.

 

Sarkozy : sans contradicteurs à la télé

 

Sarkozy : sans  contradicteurs à la télé

Vraiment gonflé Sarkozy de regretter l’absence de représentants de la majorité ou du gouvernement lors de son passage dans l’émission des paroles et des actes. Initialement la production avait proposé la présence de  Macon. Une proposition qui a été refusée par Sarkozy qui craignait d’être ringardisé par le jeune ministre. Ce que ne souhaitait pas effectivement l’Élysée qui craignait aussi d’une part que Sarkozy ne s’affaiblisse dans ce débat alors que Hollande fait tout pour privilégier la candidature de Sarkozy. Hollande craint par-dessus tout de devoir affronter Juppé. L’Élysée craignait aussi que Macon n’en profite pour s’autoriser quelques sorties insolites et forcément libérales qui auraient irrité la gauche de la gauche dont François Hollande a besoin aujourd’hui pour faire passer la modification de la constitution relative à la déchéance de nationalité. Nicolas Sarkozy seul sur le plateau de Des paroles et des actes. Du coup pour la venue de l’ancien président, France 2 n’a pu trouver de personnalité pour lui faire face. Une situation qu’a très largement déplorée l’actuel président des Républicains alors que François Hollande a mis son veto pour qu’il n’y ait aucun représentant du gouvernement autour de la table. Car le ministre de l’Économie n’est pas le seul à avoir dit non à une venue sur le plateau de Des paroles et des actes. Successivement, Christiane Taubira, Marisol Touraine et Jean-Marie Le Guen ont refusé de jouer le rôle de contradicteur. « Puisque des consignes ont été données pour qu’aucun responsable gouvernemental ne vienne débattre avec moi, ce qui est quand même étonnant, j’aurai plaisir à débattre avec les Français », a déclaré l’ancien chef d’État. Et si de nombreuses personnalités socialistes ont refusé ce débat, Nicolas Sarkozy a aussi décliné la présence de deux personnalités, a précisé le journaliste David Pujadas. « On vous a aussi proposé de débattre avec Jean-Christophe Cambadélis et Robert Badinter.

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