Archive pour le Tag 'Télé'

Macron après Télé plouc, télés intello et business

Macron après Télé plouc, télés intello et business

 

Macron a utilisé l’émission très regardé de JP Pernaud sur TF1  pour tenter de convaincre les ploucs du bien fondé de sa politique. Chez les retraités, le discours est mal passé et de l’ordre de 70% n’ont pas considéré son intervention comme crédible. Du coup, ce soir il s’adressera aux intellos de gauche de Mediapart et aux businessmen de BFM. Des médias beaucoup plus confidentiels mais qui s’adressent aux décideurs. Après les ploucs, les bobos et les bourgeois. Il faudra cependant que Macron soit un peu plus convainquant et qu’il sorte de sa posture jupitérienne un peu condescendante. Il sera aidé par BFM qui va soutenir Macron discrètement mais efficacement : BFM qui jouit d’un certain crédit car c’est et de loin la meilleure télé info. Mais son public est celui des cadres, des businessmen et des startups. A inverse, Mediapart représente les rebelles de la gauche et il ya aura match des questions entre Mediapart et BFM. Il faut espérer que le président de la république sera un peu plus convaincant que sur TFI où on attendait évidemment avec une  certaine impatience cette intervention de Macron qui a avait  consenti à parler depuis une école dans la France profonde. On souhaitait évidemment qu’il parle de la ruralité, du désaménagement du territoire, qu’il réponde au sentiment d’abandon de cette France périphérique qui perd ses emplois, ses services publics et se transforme peu à peu en réserve de retraités. Rien de tout cela, la descente dans l’enfer des ploucs n’a donné lieu à aucun traitement de la part du chef de l’Etat: la désertification économique et sociale va continuer. Le président des villes a surtout parlé aux urbains sans annoncer grand-chose de nouveau. Il a confirmé ses orientations. Se contentant d’affirmer qu’il savait où il allait et qu’il faisait ce qu’il avait annoncé. Ce qui est faux par exemple sur la réforme de la SNCF dont il n’a pratiquement jamais parlé pendant sa campagne. Quant à savoir où il va, de nombreuses incertitudes demeurent car le projet n’est pas très clair, il appuie sur une sorte d’idéologie très libérale mais aussi très bureaucratique, très centralisée assez contradictoire. Ce qui est sûr c’est que Macron veut enfiler les réformes quitte à les effectuer à la va vite et sans  négociation. Ce sera le cas de la SNCF comme de beaucoup d’autres réformes (prison, justice, universités, hôpitaux, Ehpad).  Autre exemple  sur les Etats généraux de l’alimentation. « Je vous promets que je ferai ce qu’on a dit », a déclaré Macron sans autre précision alors quelques 30 % des agriculteurs sont en état de faillite annoncée faute de prix suffisants. . Sur la mesure très controversée des 80km-h, Voulue par le Premier ministre, on verra dans 2 ans à précisé le chef de l’Etat. Pour l’hôpital et les Ehpad, « on va s’en occuper » a déclaré Macron.  Un peu court come intervention !

 

SNCF –Infos-télé on ressort les vieux crocodiles

SNCF –Infos-télé on ressort les vieux crocodiles 

 

Il ne faut pas généraliser mais force est de constater que la plupart du temps les tables rondes des médias (radio et télé) ressemblent fort à des discussions du café du commerce. On ressorts quelques vieux tenants de l’ultralibéralisme, avec en face quelques experts en retraite depuis longtemps avec le piment d’un gauchiste. Du coup,  le débat prend des allures de guerre idéologique et on passe allégrement sur les réalités. Les chaines d’infos en continu en particulier font un usage excessif de ces vieux crocodiles qui parlent du futur en se fondant sur un passé vieux de plusieurs dizaines d’années. Pourquoi un tel recrutement et pourquoi une telle médiocrité ? La première raison c’est que les experts transport sont assez rares, du coup on fait appel à de vieux chercheurs, de vieux journalistes, des pseudos spécialistes capables de parler un jour des Ehpad, le lendemain des prisons, le surlendemain des conséquences de l’intelligence artificielle. Toujours à peu près les mêmes. L’intérêt c’est que ces vieux crocodiles ne coûtent rien aux chaînes alors qu’un éventuel véritable expert devrait être  payé, au mois défrayé de ses frais. Dernier facteur explicatif de la médiocrité, celle des animateurs eux mêmes qui tentent vainement de surnager. De temps en temps quand même, quelques éclairs de lucidité, quelques éléments pertinents damais noyés dans une mer d’approximations et de contrevérités ; à part BFM et encore pas toujours, les télés pataugent dans l’a peu près.  

Audiovisuel public : la telé des vieux

Audiovisuel  public : la telé des vieux

D’une manière générale la télévision représente un média surtout regardé par les personnes d’un certain âge. Ainsi en moyenne par jour la tranche de 4 à 14 ans consacre 1h46 à la télévision, celle de 15 à 34 ans  2h11 et celle de 50 ans et plus 5h12. . La courbe d’audience des 15-34 ans a chuté de 33 minutes durant la même période. Le constat est identique du côté de la radio : son taux de pénétration sur la population française a reculé de 3,6 points entre la saison 2006-2007 et la saison 2016-2017. La chute est de 11,4 points sur les 13-34 ans. Les mauvaises performances de l’audio visuel public chez les jeunes en particulier vont sans doute amener les pouvoirs publics à opérer une véritable révolution. Cela d’autant plus que l’audiovisuel public coûte très cher en raison des sureffectifs, des rémunérations astronomiques pour les journalistes- producteurs sans parler des autres salaires (5000 € mensuels en moyenne pour Radio France). Au-delà du temps consacré à la télé,  il faut aussi observer une autre manière de regarder les médias, une manière qui n’est pas linéaire mais qui saute d’un média à l’autre sans parler de la montée en puissance de l’audience des médias via Internet.

Hanouna : amende de 3 millions d’euros à C8, la télé des beaufs

Hanouna : amende de 3 millions d’euros à C8, la télé des beaufs

 

La chaîne de télé phare de Bolloré vient de prendre un sérieux coup sur le bec avec cette amende de 3 millions infligée à C8 dont l’animateur vedette est Hanouna. Un animateur qui fait surtout dans la vulgarité et la provocation qui plaît tellement aux beaufs.   « L’animateur a, tout au long de cette séquence, eu recours à de nombreux clichés et attitudes stéréotypées sur les personnes homosexuelles. Le CSA a estimé qu’en diffusant cette séquence, la société C8 a gravement méconnu le principe de respect de la vie privée ainsi que son obligation de lutter contre les discriminations », a justifié le régulateur dans un communiqué.  Dans cette séquence diffusée dans « TPMP » le 18 mai, l’animateur répondait  »en direct à des personnes ayant répondu à une fausse petite annonce qu’il avait publiée sur un site de rencontres », rappelle le CSA. « Ces personnes, principalement des hommes homosexuels, n’étaient pas informées de l’identité de leur interlocuteur et, croyant être dans le cadre d’une conversation privée, ont pour certaines d’entre elles dévoilé publiquement des informations relevant de leur vie intime et sexuelle », souligne le régulateur du PAF. Le CSA précise qu’il a reçu à ce jour  »près de 47.000 plaintes concernant ce programme », pour cette séquence et d’autres épisodes qui avaient déclenché de vives réactions. Le CSA avait déjà prononcé en juin une double sanction inédite contre C8 et TPMP en privant l’émission de Cyril Hanouna de publicité durant 3 semaines, à la suite de la diffusion de deux séquences fin 2016, épinglées respectivement pour atteinte au respect de la personne humaine et pour sexisme.

Législatives : deux heures pour le PS, 12 minutes pour « en Marche » à la télé !

Législatives : deux heures pour le PS, 12 minutes pour en Marche à la télé !

Le parti d’Emmanuel Macron conteste la répartition du temps d’antenne entre les formations politiques en lice pour les élections législatives. LREM conteste plus particulièrement l’article 167-1 du code électoral, qui régit cette répartition et limite à 12 minutes au total le temps d’antenne des formations non représentées par des groupes parlementaires à l’Assemblée nationale. C’est le cas de LREM, héritier d’En Marche !, mouvement créé par Emmanuel Macron en avril 2016 mais qui compte aujourd’hui plus d’adhérents que tout autre parti français et est crédité d’une nette avance par les sondages. La QPC, qui conteste la conformité de l’article 167-1 à la Constitution, sera examinée mardi après-midi en audience par le Conseil constitutionnel, qui rendra publique sa décision mercredi matin, a précisé à Reuters cette institution. Selon le même article, les formations politiques représentées par des groupes parlementaires bénéficient pour leur part de temps d’antenne proportionnels à leur importance dans l’Assemblée sortante. Le Parti socialiste bénéficie ainsi de deux heures de temps d’antenne, alors qu’il a été laminé par la présidentielle. Le parti Les Républicains (LR), autre perdant de cette élection, a pour sa part été crédité par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) de 104 minutes, l’Union des démocrates et indépendants (UDI), alliée de LR, de 22 minutes et le Parti radical de gauche, allié du PS, de 15 minutes.

Asselineau s’énerve à la télé car il ignore le prix d’un porte avion !

Asselineau s’énerve à la télé car  il ignore  le prix d’un porte avion !

 

 

 

Comme tout énarque bien constitué, Asselineau peut débiter son discours avec force précisions juridiques ou administratives. Par contre, il est incapable de connaître le prix d’un porte-avions. Dommage car dans son programme il demande que la France commende un second porte-avions. Sur CNews il est tombé dans le piège de l’incompétence car il était incapable d’indiquer le prix d’un porte-avions dont pourtant il demande l’achat. Du coup il s’est fortement énervé et a reproché au journaliste de lui poser des questions trop pointues.  Il est ensuite parti dans une colère froide. «Est-ce que vous avez demandé comment MM. Macron et Fillon sont en train de préparer, eux, le programme des Français? Arrêtez de poser ce genre de questions pointues!», s’est-il emporté. Alors que le journaliste s’étonnait de constater que le candidat ne maîtrisait pas son propre programme, il s’est à nouveau énervé. «Non, c’est pas vrai, ça coûte pas 3 à 4 milliards», a-t-il affirmé, à tort – un porte-avion coût bien 4 à 7 milliards. «Vous voulez que je fasse du Macron?», a-t-il enfin interrogé, avant de chantonner «“Pensez printemps les amis”» tout en mimant une danse.

 

Débat télé 2017 : Mélenchon, le plus convaincant et Macron, le plus présidentiel

Débat télé 2017 : Mélenchon, le plus convaincant et Macron, le plus présidentiel

Selon un sondage Elabe pour BFMTV*, Jean-Luc Mélenchon a été jugé le candidat à la présidentielle le plus convaincant lors du premier débat télévisé à onze, organisé mardi 4 avril, avec 25%, devant Emmanuel Macron (21%), puis François Fillon (15%) et Marine Le Pen (11%). Arrivent ensuite Benoît Hamon (9%), Nicolas Dupont-Aignan (6%) et Philippe Poutou (5%). Le candidat du Nouveau Parti anticapitaliste s’est fait remarquer en se lançant dans des tirades contre Marine Le Pen et François Fillon sur les affaires judiciaires. « Nous, on n’a pas d’immunité ouvrière », a-t-il signifié à la présidente du Front national. Nathalie Arthaud (3%), François Asselineau (3%), Jean Lassalle (1%) et Jacques Cheminade (0%) ferment la marche. Si Jean-Luc Mélenchon a été jugé le plus convaincant, c’est Emmanuel Macron (27%) qui, aux yeux des sondés, a le plus les qualités nécessaires pour être président de la République. Il devance Jean-Luc Mélenchon (21%), François Fillon (20%). Marine Le Pen (13%) et Benoît Hamon (10%) sont distancés.  En revanche, c’est à nouveau le candidat de la France insoumise qui arrive en tête, lorsque l’on demande aux sondés : « Qui comprend le mieux les gens comme vous ? » 26% répondent en effet Jean-Luc Mélenchon, loin devant Marine Le Pen (14%), Emmanuel Macron (12%), Philippe Poutou (12%) et François Fillon (10%).

 

L’Europe responsable : « un bel enfumage » (Nathalie Artaud)

 L’Europe responsable : « un bel enfumage » (Artaud)

 

 

Dans un débat assez confus et  obscur quelques éclairs de lucidité parfois davantage sur le constat cependant que sur le programme. Au milieu d’un concert de critiques des eurosceptiques Nathalie Arthaud de lutte ouvrière a considéré que l’argumentation facile des nombreux eurosceptiques présents lors du débat visait uniquement à masquer les responsabilités spécifiques du patronat français. Un argument qui est loin d’être complètement faux dans la mesure où effectivement la rémunération des actionnaires (la plus forte en Europe)  est souvent en France sans commune mesure avec celle des salariés quand elle n’impose pas des licenciements. Nathalie Arthaud a donc  pris le contre-pied de la plupart de ses adversaires mardi 4 avril sur BFM-TV et CNews, en prenant la défense de l’Europe. Alors qu’elle milite pour l’ouverture des frontières et la liberté des travailleurs, elle a critiqué les nombreux candidats eurosceptiques présents sur le plateau : « l’Europe, c’est vraiment une diversion ». « Dans les entreprises, c’est l’Europe qui pousse le grand patronat à augmenter les cadences ? », a lancé la candidate de Lutte ouvrière avant de multiplier les questions rhétoriques. « On nous enfume avec l’Union européenne, le véritable pouvoir du côté du patronat », a-t-elle ajouté par la suite.    »Quand on est mal payé, que ce soit en euro ou en francs, on est mal payé », s’est-elle emportée lorsque plusieurs candidats débâtaient de la sortie de l’Union européenne et du franc. Pour la candidate de l’Union européenne, il convient de combattre la logique du patronat sur l’économie.

Un débat télé présidentiel : très confus

Un débat télé  présidentiel : très confus

Comme c’était prévu le débat des 11 candidats a surtout été marqué par une grande confusion voir une grande cacophonie. Certes,  cette obscurité aura été éclairée quelque fois par des éclairs de lucidité notamment de petits candidats qui forcément  profitaient de l’occasion pour se mettre en vedette exceptée sans doute Cheminade et Lasalle  un peu extraterrestres. Asselineau,  Dupont Aignant  mais surtout Poutou et  Nathalie Arthaud ont tiré leur épingle  du jeu en critiquant notamment Le Pen et Fillon.   Punchlines, fausses colères et bons mots, c’est tout ce qu’on pouvait  attendre d’un débat à 11 ; Un débat organisé surtout pour engranger l’argent de la pub avec le succès du débat à 5 sur la Une (plus de 10 millions de téléspectateurs). Les candidats avaient une minute pour exposer leurs vues sur les réformes nécessaire pour transformer  le pays.   Il ne fallait sans doute pas s’attendre à des merveilles concernant la qualité démocratique du débat télévisé entre les 11 candidats. En cause, d’abord la forme même du débat qui se réduit  surtout à une juxtaposition d’interventions et se prête mal à l’échange. Le temps imparti à chaque candidat une minute à une minute 30 favorise aussi la caricature. Comment en effet développer la problématique d’un thème dans un laps de temps aussi court. Du coup on se contente  comme souvent des éléments de langage, c’est-à-dire des sortes de formules choc pour marquer l’opinion comme dans un spot publicitaire. Si le débat à 2 est déjà difficile, à 11 il devient presque impossible. L’exercice relève alors davantage du stand-up que du débat démocratique.  La caricature et le simplisme caractérise un propos qui n’a pas pour objet de faire réfléchir mais de séduire voire de conforter les peurs, les craintes voire la haine. Evidemment on a e on a encore eu droit à  l’auto proclamation de Le Pen  candidate du peuple  pourtant riche héritière et qui se met à labri de la justice grâce à son immunité parlementaire. Une situation clairement dénoncée par Poutou qui n’a pas non plus ménagé Fillon. . Il y aura eu surtout la promesse de raser gratis demain qui fait toujours recette chez les naïfs. Enfin le concours de celle ou celui qui se montrera le plus français, une sorte de concours miss France sauf chez Macron, Poutou et Artaud qui pour uen fois se retrouvaient t -pour des motifs différents- sur le même argument. Bref  un spectacle télévisé regardé  mais dont la théâtralisation avait  à voir avec un contenu réellement démocratique et enrichissant.

2017 télé : Poutou sort de l’écran

2017 télé : Poutou sort de l’écran

Pas facile de se distinguer dans un débat globalement très confus. Pourtant Poutou a réussi à sortir de l’écran (comme Nathalie Arthaud d’ailleurs mais d’une autre manière). Une sortie d’entrée en refusant de participer à la photo de famille au côté des dix autres candidats, l’ouvrier étiquetté NPA s’est ensuite illustré en attaquant frontalement François Fillon et Marine Le Pen sur le terrain des affaires. «François Fillon, plus on fouille plus on sent la corruption, la triche, ce sont des bonhommes qui nous expliquent qu’il faut la rigueur, l’austérité alors qu’ils piquent dans les caisses», a-t-il d’abord asséné.  La présidente du Front national n’a pas été épargnée non plus. «Ensuite il y a aussi Mme Le Pen qui pique dans les caisses publiques. Pour quelqu’un d’anti-européen, ça ne la gêne pas de piquer dans les caisses de l’Europe. (…) Le FN se dit antisystème mais se protège grâce aux lois du système avec son immunité parlementaire et refuse d’aller aux convocations policières, donc peinard! Nous, quand on est convoqué par la police, nous n’avons pas d’immunité ouvrière, on y va», a-t-il ironisé, sous les applaudissements du public. Plus tard, alors que Philippe Poutou en remettait une couche et estimait que François Fillon feignait de se «préoccuper de la dette mais y (pensait) moins quand il se (servait) dans les caisses publiques ou quand il (payait) sa famille», le candidat du NPA s’est attiré les foudres de celui des Républicains.

Présidentielle débat télé à 11 candidats : du cirque !

Présidentielle débat télé à 11 candidats : du cirque !

 

Punchlines, fausses colères et bons mots, c’est tout ce qu’on peut attendre d’un débat à 11 ; Un débat organisé surtout pour engranger l’argent de la pub avec le succès du débat à 5 sur la Une (plus de 10 millions de téléspectateurs). Les candidats auront une minute pour exposer leurs vues sur les réformes nécessaire pour transformer  le pays.   Il ne faut sans doute pas s’attendre à des merveilles concernant la qualité démocratique du débat télévisé entre les 11 candidats. En cause, d’abord la forme même du débat qui se réduit  surtout à une juxtaposition d’interventions et se prête mal à l’échange. Le temps imparti à chaque candidat une minute à une minute 30 favorise aussi la caricature. Comment en effet développer la problématique d’un thème dans un laps de temps aussi court. Du coup on va se rabattre comme souvent sur des éléments de langage, c’est-à-dire des sortes de formules choc pour marquer l’opinion comme dans un spot publicitaire. Si le débat à 2 est déjà difficile, à 11 il devient presque impossible. L’exercice relève alors davantage du stand-up que du débat démocratique. Déjà lors de leurs meetings des candidats comme  Mélenchon et Marine Le Pen se livrent à des sortes d’exercices de stand-up qui montrent certes leurs qualités de tribun mais s’attachent davantage à la forme qu’au fond.  La caricature et le simplisme caractérise un propos qui n’a pas pour objet de faire réfléchir mais de séduire voire de conforter les peurs, les craintes voire la haine. On observera d’ailleurs que les discours tenus dans les meetings sont particulièrement déstructurés comme si on avait surtout cherché à faire du copier coller de formules déjà entendues qui veulent caractériser la spécificité du candidat. Ainsi on doit encore sans doute entendre cette revendication anti système de certains alors qu’évidemment tous nécessairement émergents de ce système économique et/ou politique, qu’ils en sont même de purs produits. De la même manière, il faut s’attendre à écouter l’auto proclamation des candidats du peuple dont quand même les revenus se situent  bien au-dessus des 10 000 € mensuels alors que le salaire moyen est de l’ordre 1700 €. Il y aura surtout la promesse de raser gratis demain qui fait toujours recette chez les naïfs. Enfin le concours de celle ou celui qui se montrera le plus français, une sorte de concours miss France. Peut-être un spectacle télévisé regardé  mais dont la théâtralisation aura peu à voir avec un contenu réellement démocratique et enrichissant.

 

 

2017 : des débats télé surtout pour le fric de la pub

2017 : des débats télé surtout pour le fric de la  pub

Un débat à 11 candidats  le 4 avril sur BFM et CNews, un autre le 21 avril  sur France 2. Pourquoi d’un coup une telle frénésie de démocratie ? Tout simplement pour engranger d’é normes recettes de pub. En effet, l’audience de la dernière confrontation sur TF1 (11 millions de téléspectateurs) a fait bien des jaloux aussi sur les chaînes privées comme sur les chaînes publiques. Avec une telle participation,  le prix des pages publicitaires s’envole et les chaînes peuvent récupérer sur une seule émission ce qu’elles perçoivent habituellement sur un mois. La motivation démocratique devient donc secondaire. Ici ou là sur d’autres télés et d’autres médias, chacun a organisé sa petite confrontation. Mais sur France 2 c’est le grand cirque assuré. L’audience sera forcément importante car il y aura du spectacle, des coups de gueule, des interpellations, de pseudos colères, des injures aussi. Bref un cocktail susceptible d’attirer un grand nom de téléspectateurs. Un spectacle plus proche du cirque que de la confrontation démocratique. Pour un peu on aurait confié l’animation de l’émission à Michel Drucker ou Patrick Sébastien ! Le premier débat à cinq avait déjà été d’une grande confusion en raison sans doute de la personnalité de candidats plus attachés à débiter leurs pages de pub électorale qu’à éclairer les grands aux enjeux mais surtout en raison de la forme même de la discussion qui contraint chacun à tenter d’exprimer en une minute maxi un thème complexe. D’où la simplification voir la caricature. Exemple quand on a demandé aux candidats de s’exprimer en quelques secondes sur le pouvoir d’achat. Du coup,  chacun y est allé de sa promesse d’augmentation. Il y en avait pour tout le monde : les salariés, les retraités, les indépendants, les chômeurs et les handicapés. Tout cela évidemment sans lien avec l’environnement économique et financier. Pour le dernier débat du 21 avril, le contenu risque d’être encore plus caricatural. Il est déjà difficile d’organiser un débat à 2 d’une bonne tenue. À 5, c’était déjà  un exercice presque impossible et à 11 on va tomber dans le comique pathétique. Peu importe d’ailleurs pour les chaînes ; elles pourront toujours se prévaloir d’une audience exceptionnelle qui va redorer leur blason et surtout encaisser des recettes de pub record. Par contre,  il y aura bien du spectacle car certains petits candidats dont on se demande ce qu’ils font dans une élection présidentielle vont vouloir se singulariser en voulant faire entendre très fort leurs voix. Bref une émission plus proche de the Voice que d’un débat politique. De ce point de vue Macron, Fillon et Mélenchon ont fortement critiqué l’organisation de cette confrontation prévue sur France 2 le 21 avril après celle sur BFM et CNews. Il se pourrait même que les trois intéressés n’y participent pas. Ils auraient raison. On aura déjà un aperçu de cette mascarade démocratique le 4 avril  comment  candidats marginaux comme Cheminade et autres ne pouvant prétendre qu’à recueillir 1 % des voix vont débiter leur élucubrations. Des candidats qui veulent devenir présidents de la république mais déjà bien incapables de se faire élire député ou même maire d’une ville d’une certaine importance.

Il faut des primaires à la télé pour Cheminade

Il faut des primaires à la télé pour Cheminade

Dans une campagne électorale de plus en plus surréaliste ou le choix pourrait se résumer  à voter soit pour un réactionnaire corrompu ou une démagogue raciste ( tout aussi corrompue) , peut-être pourrait-on redonner un peu de hauteur au débat en organisant des primaires pour Cheminade, le fonctionnaire qui s’ennuyait. Les primaires aussi bien de la gauche que de la droite  ont en effet abouti à un véritable fiasco. Le PS a choisi un oligarque gauchiste qui a décrété la fin du travail et un revenu universel d’un coût de 300 à 700 milliards.  La droite, elle,  a préféré un autre oligarque mais réactionnaire et corrompu. On se demande pourquoi la télévision a accordé autant de temps à ce simulacre de démocratie qui ressemble davantage à un concours de beauté qu’à une sélection politique. Du coup,  on pourrait ajouter du ridicule au ridicule en organisant aussi des primaires pour Cheminade auquel les sondages donnent aujourd’hui moins de 1 %. Une nouvelle candidature de Cheminade le fonctionnaire serait sans doute susceptible d’apporter encore un peu du piment au cirque médiatique des présidentielles. On trouvera bien cinq ou six pèlerins pour faire semblant de s’opposer à Cheminade lors  de la primaire proposée.  Il suffirait d’en  choisir quelques-uns parmi la  trentaine de prétendants à la magistrature suprême. Car Jacques Cheminade, l’ancien fonctionnaire qui s’ennuyait au ministère des affaires étrangères, a au  moins le mérite par  ses déclarations anachroniques de mettre un peu burlesque et de rire dans un système un peu tristounet. On objectera que la démocratie française ne se grandit pas en laissant des hurluberlus se présenter aux présidentielles. Cheminade qui a comparé Obama à Hitler et qui développent les thèses les plus tordues dans tous les domaines s’est qualifié lui-même de gaulliste de gauche. Comme beaucoup d’énarques qui s’ennuient dans les ministères, Cheminade, aujourd’hui en retraite avaient mis un peu de diversité dans sa vie de fonctionnaire. Facile quand c’est l’Etat qui paye la note. Il n’est pas le seul ainsi à faire de la politique.  Raymond Barre en son temps avait souhaité que les fonctionnaires choisissent le service de l’Etat ou la politique mais pas les deux. Il n’a pas été entendu puisque la plupart des politiques sont eux-mêmes fonctionnaires. Du coup,  la société politique n’est pas du tout représentative de la sociologie française et nos politiques ont bien du mal à comprendre ce qu’est l’économie réelle et les problèmes sociaux qui en découlent. Le candidat de Solidarité et Progrès (pas vraiment un micro-parti plutôt un nano-parti) à l’élection présidentielle s’était  qualifié de « gaulliste de gauche » 1, une voie que Jacques Cheminade a lui-même estimé « difficile ». « Je n’ai pas de modèle en tant que tel, mais je me considère comme un mélange de De Gaulle et Mendès-France (tu parles !!!), deux hommes politiques qui ne se sont jamais entendus », a-t-il répété. Jacques Cheminade, énarque « comme d’autres » souhaite « faire sauter le verrou financier » et réduire l’influence de Wall Street et la City. Dans son programme figure également le souhait de coloniser la Lune et Mars. « C’est une entreprise sérieuse à long terme », a dit  le candidat. « C’est l’affaire de deux générations. S’il n’y avait pas d’espace, il n’y aurait pas de cœur artificiel, pas de téléphone portable ni d’ordinateur », a-t-il développé.  À 75 ans, serait le doyen des prétendants, jure être en passe de réitérer son exploit. «Je suis très au-dessus des 400 promesses écrites de parrainages ». Bon dernier de la présidentielle de 1995 avec 0,28 % des voix, il réitère 17 ans plus tard avec un score de 0,25%. Pas de quoi décourager le fondateur de Solidarité et Progrès, groupuscule qui revendique «200 militants mobilisables», tant il est persuadé que la conjoncture peut lui être favorable. « Je veux éclairer l’aquarium obscur du monde politique. Personne n’a véritablement le sens de l’horizon devant la révolution scientifique actuelle», assure ce retraité diplômé de l’ENA. On notera que fait vraiment dans l’innovation politique avec des propositions surprenantes comme la généralisation de la pratique du chant en chorale. «C’est essentiel. C’est une petite société, la chorale, ou l’effort individuel se fond dans la réalisation collective». Il se fait également l’adversaire résolu de la violence sur les écrans, dans les jeux vidéos comme au cinéma. Dans son viseur notamment du jeu «Pokemon Go», afin «d’arrêter l’exode vers le virtuel et la violence». Peut-être pour donner du crédit à sa contestation de la réalité des attentats du 11 septembre aux États-Unis ! D’une certaine manière Cheminade prend la place de Coluche mais avec l’humour en moins car le clown est plus triste.

 

La télé beauf d’Hanouna sanctionné

La télé beauf d’Hanouna sanctionné

 

Cette fois le conseil supérieur de l’audiovisuel ( CSA)  veut  frapper fort. Le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) vient de resserrer d’un cran l’étau autour sur les dérapages de la télé beauf d’un Hanouna notamment sur C8. Le conseil supérieur de l’audiovisuel pourrait même retirer le droit d’émettre à cette chaîne pour ados attardés qui cumulent la grossièreté, la vulgarité et l’indécence ;  de quoi inquiéter Bolloré le patron de la chaîne qui a beaucoup misé sur les recettes publicitaires d’une chaîne très regardée par les beaufs.   Pour le programme vedette de C8, diffusé tous les soirs en access, cela représenterait un coup dur. «Touche pas à mon poste!» constitue en effet la locomotive publicitaire de Canal +. Et Vincent Bolloré, l’actionnaire majoritaire de Vivendi, a misé gros sur son animateur. Il a signé un chèque de 250 millions d’euros sur cinq ans à la société de production de Cyril Hanouna. Or, si ses audiences se portent bien, entre 1,5 million et 1,7 million de téléspectateurs, sa courbe de popularité a pris un gros coup de froid. Au point qu’Hanouna a été éjecté du dernier classement des 50 animateurs préférés des Français de TV Magazine. En juin 2015, il était pourtant installé sur la 17e marche du podium… «L’ambiance est compliquée pour les chaînes, engagées dans une course effrénée à l’audience, ce qui pousse à la faute pour faire monter le buzz», estime un observateur. Le régulateur pourrait décider de mettre le holà à cette surenchère générale. «Cette saisine du rapporteur indépendant sur le droit des femmes est inédite. C’est le signe que la loi sur l’égalité hommes-femmes promulguée en 2014 et qui donne le pouvoir au CSA de sanctionner les chaînes est utile et appliquée. Elle remplit son rôle de rempart contre les dérives sexistes à la télévision», se félicite Sylvie Pierre-Brossolette, l’un des membres du CSA. Manière de prévenir que le gendarme compte utiliser tout l’arsenal juridique mis à sa disposition pour mettre fin à l’impunité qui règne actuellement dans le PAF.

Marion Maréchal-Le Pen interdite de télé par Marine

Marion Maréchal-Le Pen interdite de télé par Marine

Le 10 novembre prochain, la députée du Vaucluse Marion Maréchal-Le Pen devait être invitée de l’Émission politique sur France 2, et ainsi prendre la suite des présidentiables Alain Juppé, Nicolas Sarkozy, Bruno Le Maire et Arnaud Montebourg. La députée aurait ainsi été la première élue du parti à assurer cette émission en prime-time, prisée des politiques. Mais Marine Le Pen s’y est opposée, rapporte le journal L’Opinion, qui cite des sources internes chez France Télévisions. C’est bien la présidente du Front national qui devait à l’origine être l’invitée principale de l’émission. La rédaction de la chaîne de service public avait contacté Florian Philippot et Alain Vizier, en charge de la communication du parti, pour le leur proposer. Mais la fille de Jean-Marie Le Pen avait finalement décliné, pour des raisons «d’agenda». La direction du FN ne s’attendait probablement pas à ce que l’invitation soit reportée sur Marion Maréchal-Le Pen, qui a rapidement accepté. Mais coup de théâtre ce mercredi 26 octobre: Alain Vizier, responsable de la communication du parti, s’étonne auprès de France 2 de l’invitation faite à la députée. Quelques heures plus tard, l’élue du Vaucluse rappelle à son tour pour décliner. C’est bien Marine Le Pen qui aurait personnellement mis son veto et demandé à ses proches d’annuler cette émission. Officiellement, il n’est pas question de rivalité entre la tante et sa nièce, mais, en privé, l’entourage de cette dernière laisse entendre le contraire.

 

Primaire droite à la télé : Juppé gagnant

Primaire droite à la télé : Juppé gagnant

Selon un premier sondage Elabe réalisé pour BFMTV, Alain Juppé reste le grand favori du scrutin. Selon un panel représentatif de téléspectateurs, le maire de Bordeaux a convaincu 35% des personnes devant leur télévision. Chez les sympathisants de droite et du centre, il est également en tête, à 32%. Derrière lui, Nicolas Sarkozy est le second le plus convaincant, avec 27% des téléspectateurs sondés parmi les sympathisants de droite et du centre (et 21 chez l’ensemble des téléspectateurs). Si Bruno Le Maire arrive en troisième position pour l’ensemble des téléspectateurs (avec 15%), il n’obtient que 14% auprès des sympathisants de droite… derrière François Fillon. Ce dernier obtient ainsi 17% auprès des personnes se définissant comme des électeurs de droite. L’ancien Premier ministre n’a convaincu, en revanche, que 13% de l’ensemble des téléspectateurs. Nathalie Kosciuszko-Morizet, Jean-Frédéric Poisson et Jean-François Copé ferment la marche. L’institut OpinionWay a, lui, sondé pour le site du Point 1.041 Français. L’ordre est identique à celui de l’étude Elabe. Auprès de l’ensemble des téléspectateurs, Alain Juppé a le plus séduit (27%), devant Nicolas Sarkozy (15%), Bruno Le Maire (14%), François Fillon (8%), NKM et Jean-Frédéric Poisson (tous deux à 5%) et enfin Jean-François Copé (3%). Pour les personnes « qui ont l’intention de voter à la primaire » (soit 178 sondés), le maire de Bordeaux est toujours favori (30%) devant l’ancien chef de l’Etat (23%). François Fillon repasse, là encore, devant Bruno Le Maire (18% contre 16%). Par ailleurs, le sondage Elabe, effectué pour BFMTV, calcule également la côte de bonnes opinions. Et là, tout le monde a gagné des points. Mais l’un des prétendants à l’investiture se distingue plus que les autres : l’inconnu du débat, Jean-Frédéric Poisson.

Primaire de la droite à la télé: mach nul

Primaire de la droite à la télé: mach nul

Match nul,  un pronostic qu’il est permis de faire pour le premier débat télévisé concernant la primaire de la droite. Débat qui sera sans doute très suivi en tant que spectacle médiatique, moins pour l’intérêt des propositions que pour le combat de coqs qui va être engagé. Un match nul comme résultat et nul dans son contenu. Pourquoi ?  La première raison c’est que la droite n’est pas préparée à ce genre d’exercice, un exercice qui va à l’encontre même de la culture et même de l’esprit de la constitution. D’une certaine façon la primaire caractérise une récupération par les politiques partis politiques de la présidentielle. Ce que De Gaulle ne voulait pas précisément avec la constitution de la Ve République. Le prétexte de la démocratie cache en faite une opération de cadenassage des présidentielles par les partis classiques. Le match risque d’être nul dans son contenu car les différences idéologiques et les propositions des différents candidats ne sont pas si éloignées que cela. Du coup il faudra se distinguer sur la forme, mettre en avant sa personnalité et détruire le crédit des autres. En outre, de nombreux règlements de comptes interviendront surtout vis-à-vis de Sarkozy qui a humilié trop de ses anciens  amis et collaborateurs. La logique voudrait que la cible numéro un soit Alain Juppé puisque ce dernier est largement en tête des sondages surtout de la part de Sarkozy.  Mais il est vraisemblable que les autres candidats attaqueront surtout l’ancien président de la république pour récupérer ses dépouilles électorales. Sur le fond on ne peut guère s’attendre du fait même du support télévisé format incite forcément au schématisme. Un débat qui cependant sera très suivi autant par intérêt que par voyeurisme : une sorte de télé réalité politique sur le mode Ko Lanta à prétention démocratique.

 

BeIN : la chaine télé qui monte… comme son déficit !

BeIN : la chaine télé  qui monte… comme son déficit !

 

Guerre d’audience et la guerre du fric entre Canal+ qui ne cesse de perdre des abonnés. La chaine  BeIN qui  gagne des abonnés mais perd de l’argent (comme Canal+ encore qu’il faudrait clarifier les rapports financiers entre CANALSAT et Canal+).  Du coup financièrement les deux chaînes sont dans le rouge et condamnées  à collaborer. Malheureusement l’autorité de régulation de l’audiovisuel a refusé l’accord d’exclusivité entre ces deux chaînes en raison de son caractère trop monopolistique. Du coup il faudra trouver un accord qui permet une plus grande concurrence en matière de sport. Faute de cela l’avenir de Canal+ pourrait bien être fortement menacé d’autant que parallèlement Bolloré a repris la ligne éditoriale en main ce qui a fait chuter encore l’audience (environ 20 dirigeants sur 25 de Canal  plus ont été virés plus nombre danimateurs vedettes). Pour compliquer la situation les matchs les plus regardés au monde ceux du foot anglais ont été achetés à prix d’or par le groupe Altice qui les revendra sans doute mais à quel prix !   La filiale d’Al-Jazira, lancée en juin 2012, juste avant… l’Euro : elle affiche aujourd’hui plus de 2,8 millions d’abonnés. En face, le groupe Canal+ cumule 5,7 millions d’abonnés à la chaîne cryptée et au bouquet Canalsat en France métropolitaine, à un prix mensuel trois fois supérieur. Mais les abonnés s’échappent : 250 000 manquent à l’appel fin 2015, et 400 000 auront encore disparu fin 2016, selon Vincent Bolloré, le patron de Vivendi, propriétaire de Canal+. La chaîne qatarienne vagissante s’est muée en un temps record en un colosse empêcheur de tourner en rond. La terre tremble pour les amateurs de football qui ne voient plus le PSG sur Canal+ à l’occasion de la Ligue des champions. Exemple : beIN a diffusé douze des seize huitièmes de finale en 2016 (dont deux matchs du PSG) ; et six des huit quarts de finale (dont encore les deux matchs du PSG contre Manchester City). Ce renversement entre les deux chaînes cryptées est le parfait symbole des nouveaux droits, décrochés à coup d’enchères stratosphériques, tous pétrodollars dehors : du football, du tennis, du rugby, du basket, du handball, de la boxe, de la natation, du cyclisme, des sports mécaniques (voir la chronologie ci-contre)… Très tôt, dans Le Monde du 7 mars 2012, l’ancien patron de Canal+ Bertrand Meheut avait dénoncé la concurrence« déstabilisante » du Qatar, un Etat aux « ressources illimitées »pratiquant « une politique de surenchère ». Les prix explosent en effet. Exemple le plus récent : pour conserver le Top 14 de rugby, Canal+ s’est fendue de 97 millions d’euros par saison pour la période 2019-2023, contre 74 millions d’euros pour la période en cours (2014-2019) et… 31,7 millions seulement durant les quatre années précédentes. L’Euro 2016 s’est négocié à 110 millions d’euros, et la Ligue des champions aurait obtenu 144 millions annuels, en hausse de 30 %. Quant aux matchs de la Ligue 1 et de la Ligue 2, ils se sont arrachés à 748 millions d’euros par an sur la période 2016-2020.  Le groupe Altice de Patrick Drahi s’est jeté sur les droits pour la France des matchs très convoités de la Premier League anglaise. Car les droits du sport s’envolent partout dans le monde. « Le football anglais atteint 2,3 milliards d’euros en droits domestiques, et ce n’est pas du fait de beIN Sports », rappelle Vincent Chaudel, l’expert sport du cabinet de consultants Kurt Salmon. L’Allemagne et l’Italie connaissent la même inflation.

(Avec Reuters)

Télé : « Salut les Terriens », l’émission de Thierry Ardisson de Canal+ à D8 !!

Télé : « Salut les Terriens »,  l’émission de Thierry Ardisson de Canal+ à D8 !!

 

Le grand ménage continue dans les chaînes détenues par Vivendi. Après avoir viré plus de 20 dirigeants sur 25 à Canal, d  nombreux d’animateurs,  Bolloré veut définitivement tuer ce qui est resté de l’esprit Canal+ considéré comme trop critique, trop branché et surtout trop à gauche. Du coup la plupart des tranches en clair de Canal+ seront supprimée s. À la place de l’esprit canal + traditionnel devra  pénétrer l’esprit Hanouna, l’insupportable animateur de D8, qui aura son émission sur Canal+. Dernière décision en date« Salut les Terriens »,  l’émission de Thierry Ardisson de Canal+ passe à D8 C’est l’animateur en personne qui a évoqué ce changement dans l’émission (de Canal+) consacrée aux médias « Le Tube ». « ‘Salut les Terriens’ sera sur Canal 8 – enfin j’espère qu’elle s’appellera Canal 8, ex-D8 – de 19 heures à 21 heures et pas jusqu’à 20h30 » comme actuellement. « Et je pense comme Cyril Hanouna je déborderai d’un quart d’heure de temps en temps », a déclaré Thierry Ardisson. L’objectif de Bolloré c’est de mettre en veilleuse Canal+ (menacé de disparition un moment) et de valoriser au contraire D8 la télé beauf de Vivendi destinée à faire de l’audience et du fric. Reste à savoir quel peut-être l’avenir de Canal+ qui n’est plus assurée d’avoir l’exclusivité de la diffusion des grands événements sportifs depuis que l’autorité de régulation de la télévision à refuser catégoriquement l’accord d’exclusivité entre Canal+ et beIN.

Bolloré autorisé à renommer D8, D17, ITélé et Canal « Télé Beauf »

Bolloré autorisé à renommer D8, D17 ,ITélé et Canal « Télé Beauf »

 

C’est le grand virage et le grand nettoyage dans les chaînes TV détenues par Bolloré. Désormais il faudra faire de l’audience, abandonner l’esprit critique et rétablir les comptes. Bref s’alignait sur la ligne éditoriale de D8 et faire de la télé beauf sur le modèle des émissions animées par l’insupportable Hanouna lequel d’ailleurs sera désormais aussi présent sur Canal. Canal qui a accéléré sa dégringolade depuis la reprise en main de la ligne éditoriale et l’éviction de nombre d’animateurs.  Selon Le quotidien l’Opinion, Vincent Bolloré a finalement obtenu ce qu’il réclamait depuis près d’un an : le changement de nom des trois chaînes gratuites de son groupe : D8, D17 et iTélé. CDeux responsables  et de responsables de présentateurs de la chaîne. Es trois chaînes seront rebaptisées : C8, CStar et Cnews. Ce sont les noms qui ont été officiellement validées par le CSA. Ce feu vert permet de repositionner  l’offre de télévision gratuite du groupe Vivendi impulsé par Vincent Bolloré. Ces changements de nom seront effectifs le 29 août. Chacune des chaînes bénéficiera d’un nouvel habillage.

 

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