Archive pour le Tag 'taux'

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Finances : impact des taux sur les actions

Finances : impact des taux sur les actions

. Par Karl Eychenne, chercheur chez Oblomov & Bartleby dans la Tribune


En sport de combat comme en finance, il suffit d’un moment de relâchement, et la contingence des évènements en profite pour vous surprendre. C’est exactement ce qui se produit aujourd’hui sous les yeux de l’investisseur, qui n’ont pas vu venir le repli des actions : -4% pour la zone euro depuis début août. À l’origine de ce trou d’air, des hausses de taux américains rapides et brutales. Cette hausse des taux est-elle justifiée, durable, inquiétante ? Non, non et non.

Mais qu’importe le mal, le stigmate est seul suffisant pour justifier une baisse des actions. Les taux d’intérêt américains montent, et c’est bien le principal motif d’angoisse des marchés d’actions. En effet, ils ne peuvent compter ni sur les bénéfices des entreprises attendus en croissance nulle sur 2023, ni sur la prime de risque exigée par les investisseurs à des niveaux déjà complaisants. Seuls les taux d’intérêt sont susceptibles de faire mal au marché d’actions américain, et c’est ce qu’ils font.

De ce point de vue, le marché euro paraissait moins vulnérable, avec des bénéfices révisés à la hausse pour 2023, et une prime de risque un « chouilla » plus conservatrice. Mais la sympathie inaliénable (sa corrélation historique) du marché euro envers le marché américain a motivé une correction plus importante encore. Le reste des mouvements observés est plutôt cohérent : la hausse des taux américains pèse davantage sur les valeurs de croissance, les valeurs cycliques, le dollar, et donc les marchés émergents.

Y aurait-il donc quelque chose que nous avons raté sur les taux, et donc sur les actions ? Non. Il se trouve juste que cette hausse des taux n’a rien à voir avec les précédentes qui étaient motivées par la perspective de voir la Banque centrale américaine (Fed) monter ses taux encore et encore. Le sens de l’histoire c’est la fin du cycle monétaire restrictif. Mais alors pourquoi les taux américains ont-ils monté, et surtout pourquoi cela ne devrait pas durer ? Trois motifs font consensus.

D’abord, il y a ce chiffre de création d’emploi américain (ADP) pour juillet bien plus fort qu’attendu, et qui présagerait d’un discours de la Fed plus musclé afin de contenir un dérapage des salaires. Bémol : les anticipations des marchés concernant la politique monétaire à venir ont à peine évolué suite à la nouvelle ; en particulier les taux d’intérêt à 2 ans sont restés sages, seuls les taux à 10 ans ont remonté. Autre bémol, ce chiffre d’emploi n’est pas le plus important, celui de vendredi (Payrolls) est beaucoup plus suivi par les marchés, car beaucoup plus fiable. Enfin dernier bémol, ce chiffre d’emploi source ADP est en contradiction avec les indicateurs avancés publiés récemment (ISM, PMI), et dont les composantes emploi témoignent plutôt d’un fléchissement.

Ensuite, il y a la décision de la Banque centrale japonaise (BOJ) d’augmenter sa cible maximale sur les taux d’intérêt à 10 ans de 0,5 à 1%. Elle seule pratique ce genre de politique, mais il faut dire que la BOJ a un rapport très particulier avec son marché obligataire dont l’encours dépasse près de 250% du PIB, la palme de l’endettement parmi les pays développés. À l’origine de cette décision de la BOJ, une accélération suspecte de l’inflation, qui était restée jusqu’alors bien sage durant toute la période d’hystérie connue partout ailleurs (hors Chine). Toutefois, la réaction du marché obligataire japonais ne semble pas à la hauteur de cette nouvelle très symbolique ; les taux à 10 ans japonais ont remonté à « seulement » 0,6%, bien loin de leur nouvelle cible maximale de 1%. Et pour cause, dans le même temps, la BOJ intervenait pour limiter toute exubérance.

Enfin, il y aurait bien cette décision d’une des trois principales agences de notations (Fitch) de dégrader d’un ton la note de la dette publique américaine de « AAA » à « AA+ ». En forçant le trait, cela pourrait être équivalent à baisser la moyenne d’un élève de 20 à 19. Toutefois, on ne plaisante pas avec la Princesse au petit pois de la finance, il se trouve que l’investisseur obligataire manifeste une sensibilité exubérante au moindre changement de température de la dette américaine. On se rappellera de l’épisode de 2011, la notation de la dette américaine fut dégradée pour la première fois de son histoire, également de « AAA » à « AA+ ». Sauf qu’à l’époque une telle nouvelle provoqua non pas une hausse des taux comme aujourd’hui, mais une chute de près de 1% pour cause de fin du monde probable.

Ainsi donc, tout concourt à penser que la hausse des taux d’intérêt en cours n’est qu’un épiphénomène. Et si les taux cessent de monter, les actions cessent de baisser. Tout devrait rentrer dans l’ordre d’ici peu, la semaine prochaine par exemple avec le retour du beau temps… Il n’en faut souvent pas davantage pour que l’investisseur trouve les meilleurs arguments justifiant son opportunisme. Et si l’on cherche davantage de finesse intellectuelle afin de justifier le rebond des actions à venir, alors peut-être se risquera-t-on à invoquer la pensée pascalienne :

Ne pouvant faire que ce qui est rationnel fit monter le marché,
On a fait en sorte que ce qui fait monter le marché fut rationnel.

Livret A- recours contre le blocage du taux à 3%

Livret A- recours contre le blocage du taux à 3%

>En décidant de bloquer le taux du livret A à 3 % alors que l’inflation est autour de 5 % en 2023, le gouvernement effectue une ponction sur l’épargne.

Sur Twitter, début août, le professeur de droit public à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Paul Cassia, a ainsi indiqué avoir saisi l’institution afin de vérifier deux éléments : d’abord, si «des “circonstances exceptionnelles” permettent de ne pas relever ce taux à 4,1%» ; ensuite, si «ce taux peut être gelé pendant 18 mois». Deux points sur lesquels le membre du Conseil d’administration d’Anticor exprime des doutes.

Le taux du livret A varie avant tout selon des «règles de calcul», qui auraient dû l’emmener à 4,1%, a rappelé le professeur. Les inquiétudes de la Banque de France, pour qui un «taux trop élevé [...] serait préjudiciable à notre activité économique et à notre croissance», ne constituent pas des «circonstances exceptionnelles», a argumenté le juriste, sur BFM Business, cette semaine. Et ce, malgré une formule qui aurait pu l’amener à 4,1% si elle avait été appliquée automatiquement.

Taux: De nouvelles hausses encore possibles aux États-Unis

Taux: De nouvelles hausses encore possibles aux États-Unis …. et ailleurs

Alors que le principal taux directeur est déjà au-dessus de 5 %. Cela pour atteindre l’objectif d’une inflation de 2 %. La période semble favorable car la dynamique économique est plus importante que prévu avec une croissance dynamique comme le marché du travail.

Globalement la politique de la banque fédérale américaine semble donc porter des fruits.

L’inflation est de plus en plus contenue puisqu’elle a été ramenée à 3 %, la croissance est toujours positive avec une progression prévue de 1,7 % le chômage toujours très bas à 3,5 % et les hausses de salaires à 4,4 % sur un an. Bref pour l’instant, une politique monétaire vertueuse qui n’a pas affecté de manière négative l’économie. De nouvellse haussse des taux sont donc encore possibles aux États-Unis et mécaniquement aussi ailleurs dans d’autres pays

Finances : la remontée des taux pèse sur les actions

Finances : la remontée des taux pèse sur les actions

. Par Karl Eychenne, chercheur chez Oblomov & Bartleby dans la Tribune


En sport de combat comme en finance, il suffit d’un moment de relâchement, et la contingence des évènements en profite pour vous surprendre. C’est exactement ce qui se produit aujourd’hui sous les yeux de l’investisseur, qui n’ont pas vu venir le repli des actions : -4% pour la zone euro depuis début août. À l’origine de ce trou d’air, des hausses de taux américains rapides et brutales. Cette hausse des taux est-elle justifiée, durable, inquiétante ? Non, non et non.

Mais qu’importe le mal, le stigmate est seul suffisant pour justifier une baisse des actions. Les taux d’intérêt américains montent, et c’est bien le principal motif d’angoisse des marchés d’actions. En effet, ils ne peuvent compter ni sur les bénéfices des entreprises attendus en croissance nulle sur 2023, ni sur la prime de risque exigée par les investisseurs à des niveaux déjà complaisants. Seuls les taux d’intérêt sont susceptibles de faire mal au marché d’actions américain, et c’est ce qu’ils font.

De ce point de vue, le marché euro paraissait moins vulnérable, avec des bénéfices révisés à la hausse pour 2023, et une prime de risque un « chouilla » plus conservatrice. Mais la sympathie inaliénable (sa corrélation historique) du marché euro envers le marché américain a motivé une correction plus importante encore. Le reste des mouvements observés est plutôt cohérent : la hausse des taux américains pèse davantage sur les valeurs de croissance, les valeurs cycliques, le dollar, et donc les marchés émergents.

Y aurait-il donc quelque chose que nous avons raté sur les taux, et donc sur les actions ? Non. Il se trouve juste que cette hausse des taux n’a rien à voir avec les précédentes qui étaient motivées par la perspective de voir la Banque centrale américaine (Fed) monter ses taux encore et encore. Le sens de l’histoire c’est la fin du cycle monétaire restrictif. Mais alors pourquoi les taux américains ont-ils monté, et surtout pourquoi cela ne devrait pas durer ? Trois motifs font consensus.

D’abord, il y a ce chiffre de création d’emploi américain (ADP) pour juillet bien plus fort qu’attendu, et qui présagerait d’un discours de la Fed plus musclé afin de contenir un dérapage des salaires. Bémol : les anticipations des marchés concernant la politique monétaire à venir ont à peine évolué suite à la nouvelle ; en particulier les taux d’intérêt à 2 ans sont restés sages, seuls les taux à 10 ans ont remonté. Autre bémol, ce chiffre d’emploi n’est pas le plus important, celui de vendredi (Payrolls) est beaucoup plus suivi par les marchés, car beaucoup plus fiable. Enfin dernier bémol, ce chiffre d’emploi source ADP est en contradiction avec les indicateurs avancés publiés récemment (ISM, PMI), et dont les composantes emploi témoignent plutôt d’un fléchissement.

Ensuite, il y a la décision de la Banque centrale japonaise (BOJ) d’augmenter sa cible maximale sur les taux d’intérêt à 10 ans de 0,5 à 1%. Elle seule pratique ce genre de politique, mais il faut dire que la BOJ a un rapport très particulier avec son marché obligataire dont l’encours dépasse près de 250% du PIB, la palme de l’endettement parmi les pays développés. À l’origine de cette décision de la BOJ, une accélération suspecte de l’inflation, qui était restée jusqu’alors bien sage durant toute la période d’hystérie connue partout ailleurs (hors Chine). Toutefois, la réaction du marché obligataire japonais ne semble pas à la hauteur de cette nouvelle très symbolique ; les taux à 10 ans japonais ont remonté à « seulement » 0,6%, bien loin de leur nouvelle cible maximale de 1%. Et pour cause, dans le même temps, la BOJ intervenait pour limiter toute exubérance.

Enfin, il y aurait bien cette décision d’une des trois principales agences de notations (Fitch) de dégrader d’un ton la note de la dette publique américaine de « AAA » à « AA+ ». En forçant le trait, cela pourrait être équivalent à baisser la moyenne d’un élève de 20 à 19. Toutefois, on ne plaisante pas avec la Princesse au petit pois de la finance, il se trouve que l’investisseur obligataire manifeste une sensibilité exubérante au moindre changement de température de la dette américaine. On se rappellera de l’épisode de 2011, la notation de la dette américaine fut dégradée pour la première fois de son histoire, également de « AAA » à « AA+ ». Sauf qu’à l’époque une telle nouvelle provoqua non pas une hausse des taux comme aujourd’hui, mais une chute de près de 1% pour cause de fin du monde probable.

Ainsi donc, tout concourt à penser que la hausse des taux d’intérêt en cours n’est qu’un épiphénomène. Et si les taux cessent de monter, les actions cessent de baisser. Tout devrait rentrer dans l’ordre d’ici peu, la semaine prochaine par exemple avec le retour du beau temps… Il n’en faut souvent pas davantage pour que l’investisseur trouve les meilleurs arguments justifiant son opportunisme. Et si l’on cherche davantage de finesse intellectuelle afin de justifier le rebond des actions à venir, alors peut-être se risquera-t-on à invoquer la pensée pascalienne :

Ne pouvant faire que ce qui est rationnel fit monter le marché,
On a fait en sorte que ce qui fait monter le marché fut rationnel:

États-Unis : hausse des taux obligataires

États-Unis : hausse des taux obligataires

Conséquence directe de l’abaissement de la note financière des États-Unis par Fitch, la hausse des taux obligataires.

La Bourse de New York a conclu en ordre dispersé mardi, une tension sur les taux obligataires affectant le Nasdaq et le S&P 500.

L’indice Dow Jones a avancé de 0,20%. Le Nasdaq, à forte coloration technologique, a cédé 0,43% et l’indice élargi S&P 500 s’est replié de 0,27%.

Les pays de l’OPEP ont décidé maintenir leur réduction de quotas de production de 1,4 million de barils par jour (bpj) à partir de 2024. L’Arabie saoudite est allée plus loin en annonçant qu’elle allait réduire ses extractions de brut d’un million de bpj en juillet.

États-Unis : la hausse des taux n’empêche pas la croissance

États-Unis : la hausse des taux n’empêche pas la croissance

En dépit des hausses successives des taux, la croissance américaine a bondi de 0,6% entre le premier et le deuxième trimestre, tiré par l’augmentation de la consommation, l’investissement et des dépenses de l’Etat. Le phénomène inverse en Europe la hausse des taux notamment refroidit sérieusement la croissance.

Sur les trois mois de mai à juin, la croissance du Produit intérieur brut (PIB) s’est établie à 2,4%, contre 2,0% au premier trimestre, selon la première estimation du département du Commerce, publiée jeudi.
Malgré les hausses de taux de la banque centrale, la première économie du monde surprend par sa résilience. Pourtant la Réserve fédérale américaine a enregistré la plus rapide remontée de taux de son histoire en relevant de 25 points de base ses taux directeurs, qui se situent entre 5,25% et 5,50%, alors qu’ils stagnaient autour de 0% début 2022.

La reprise de la croissance n’est pas la seule bonne nouvelle outre-Atlantique. L’inflation américaine a aussi atteint un nouveau plus bas depuis mars 2021 en atteignant +3% en juin, contre +4% en mai, selon l’indice CPI, publié le 12 juillet par le département du Travail. Dans un communiqué, le président américain Joe Biden a estimé que l’indice est « une preuve encourageante que les prix baissent alors que notre économie reste solide ».

A l’inverse de la situation américaine, dans la zone euro, l’activité du secteur privé a fortement reculé au mois de juillet, indique l’indice Flash publié lundi par S&P Global et qui s’est replié à 48,9 le mois dernier. Un chiffre supérieur à 50 signale une croissance de l’activité, tandis qu’un chiffre en deçà indique une contraction. Déjà, en juin, l’indice calculé sur la base de sondages d’entreprises s’était replié à 49,9 en juin (chiffre révisé) au plus bas depuis huit mois.Par ailleurs en Europe l’inflation se maintient à un haut niveau de 5,5 % mais sans croissance significative.

L’économie reste plombée par la mauvaise santé du secteur industriel, où la chute de l’activité s’accélère. L’indice PMI pour l’industrie manufacturière s’est établi à 42,7 (contre 43,4 en juin), au plus bas depuis plus de trois ans. Le secteur des services a lui aussi connu un net ralentissement de l’activité (à 51,1 contre 52 en juin), au plus bas depuis six mois.

Hausse des taux aussi de la BCE

Hausse des taux aussi de la BCE


Le coût de l’argent va encore s’envoler avec le relèvement des taux par la BCE. Des relèvements qui ont déjà tué le logement et qui pourrait maintenant provoquer la maladie de l’ensemble de l’économie, entreprises comprises notamment les PME. Après la Fed, la BCE hausse aussi à nouveau ses taux. la Banque centrale européenne (BCE) a annoncé, une hausse de 25 points de base de ses taux directeurs. Les taux se situent désormais dans une fourchette comprise entre 3,75% et 4,25%.

Mercredi, la Réserve fédérale avait aussi relevé de 25 points de base ses taux directeurs, qui se situent entre 5,25% et 5,50%.

Reste à savoir si lors des prochaines réunions, la BCE va poursuivre la hausse, alors que les économies de la zone commencent à montrer des signes de faiblesse.

« Les perspectives économiques se sont détériorées en raison d’une faible demande domestique liée à une haute inflation, et des conditions financières plus serrées, qui réduisent les dépenses », a expliqué Christine Lagarde, lors de sa conférence de presse, ajoutant que la conjoncture devrait « rester faible à court terme ».

En clair la BCE choisit donc la baisse de croissance voir la récession au profit de la lutte contre l’inflation

L’indice PMI de la zone euro publié lundi par S&P Global indique que l’activité du secteur privé s’est nettement repliée en juillet. Après avoir stagné le mois précédent, cet indice a atteint 48,9, soit un point de pourcentage de moins qu’en juin, en raison des difficultés du secteur industriel et de la chute de la demande, qui reflètent une conjoncture morose et augmentent les risques de récession.

Nouvelle hausse des taux aux Etats-Unis et dans l’UE ensuite

Nouvelle hausse des taux aux Etats-Unis

La réserve fédérale américaine (FED) devrait encore serrer la vis monétaire le 26 juillet prochain en procédant à une nouvelle hausse des taux directeurs. Les conjoncturistes tablent sur une hausse de 25 points de base.
Les taux étaient à zéro pour stimuler l’économie pendant la crise du Covid, jusqu’en mars 2022, lorsque la Fed a commencé à les relever, face à une inflation au plus haut en plus de 40 ans. Elle a procédé à dix hausses, avant de marquer une pause lors de sa dernière réunion, mi-juin, maintenant les taux dans la fourchette de 5,00 à 5,25%, afin de prendre le temps d’observer les effets de ces hausses, et d’éviter de faire plonger l’économie dans la récession.

La BCE a exprimé en juin sa détermination à envoyer un « signal fort » face à l’inflation et à poursuivre le « resserrement progressif » des vannes du crédit, suggérant que d’autres hausses des taux vont suivre, selon les minutes de sa réunion publiées jeudi. « Nous estimons que les minutes étaient plutôt déterminées », souligne Matthew Ryan, analyste chez Ebury, qui remarque que les gouverneurs de la BCE estimaient au moment de la réunion de juin que le marché sous-estimait leur volonté de remonter les taux après juillet. Dans la zone euro, le risque de prolonger la récession en cours est bien plus important qu’aux Etats-Unis. Le nouveau resserrement pourrait précipiter l’économie du Vieux continent dans une croissance atone voire dans une récession. La BCE devra donc choisir entre récession et inflation.

Enseignement -Bac 2023: un taux de réussite ridicule de 91% !

Enseignement -Bac 2023: un taux de réussite ridicule de 91% !

Une nouvelle fois les résultats au bac affiche des résultats presque record avec environ 91 % de réussite. Un taux évidemment ridicule quand on sait que la moitié des élèves environ en fin de CM2 sont tout juste capables de lire correctement un texte. Sans parler évidemment des capacités à l’oral et encore davantage à l’écrit

Quelque 672.400 candidats ont été reçus au baccalauréat 2023 après la session de rattrapage, soit un taux de réussite de 90,9%, en baisse de 0,2 point par rapport à juin 2022, a annoncé ce samedi 8 juillet le ministère de l’Education nationale.

Le taux de réussite au baccalauréat général est de 95,7% (-0,4 point par rapport à 2022). Celui du bac technologique de 89,8% (-0,8 point) et celui du bac professionnel de 82,7% (+0,3 point), détaille le ministère dans un communiqué de presse. «18 académies sur 30 ont un taux compris entre 95,7% et 97%. Il est le plus élevé dans les académies de Martinique, Nantes, Corse et Rennes», complète le ministère.

Les années 2021 et 2020 marquées par la pandémie avaient fait atteindre au bac des taux de réussite record avec respectivement 93,8% et 95,7% de réussite à ce diplôme. La session 2022 avait enregistré un repli à 91,1%. Cette année, le candidat le plus jeune était âgé de 12 ans, et le plus âgé avait 76 ans.

Dans le dernier classement en date, la France est classée 23e sur 79 pays évalués, une place comparable au précédent classement datant de 2016. Le PISA évalue les compétences de 600 000 élèves de 15 ans sur trois domaines : compréhension de l’écrit, culture mathématique et culture scientifique. La qualité de cette enquête est reconnue et ses résultats sont, tous les trois ans depuis sa création en 2000, scrutés de près par les ministères de l’Education. Au fil des années, la France ne cesse de perdre déplace dans ce classement.

Théoriquement le bac ouvre la voie à l’enseignement supérieur. Or plus de la moitié des ces étudiants vont échouer à l’université et cela en dépit de l’abaissement aussi du niveau général pour obtenir certaines licences qui conduisent directement à pôle emploi ou dans l’administration.

Livret A:  » garanti » à 3%

Livret A : une curieuse garantie du taux à 3% !

Pour justifier le refus de revaloriser revaloriser le taux du livret a à 4 %, Bruno Lemaire a déclaré qu’il « garantissait » un taux de 3 % jusqu’en 2025, soit pendant 18 mois. Une curieuse « garantie » car en fait le taux du livret a aurait dû passer de 3 % à 4,1 % compte tenu de l’inflation.

En outre ce type de garantie est relative car en fonction des évolutions significatives de l’inflation dans un sens ou dans un autre, le gouvernement aurait toujours le loisir de ne pas tenir ses promesses.

Ce jeudi, le ministre de l’Économie et des Finances, Bruno Le Maire, a donc À la demande des banques de figer le taux du livret A et annoncé le maintien du taux de rémunération à 3% au 1er août. Celui-ci restera à ce niveau jusqu’en 2025, «pendant dix-huit mois», conformément aux recommandations de la Banque de France. Et ce, même si l’inflation ralentit d’ici-là. Un moyen d’éviter une hausse du taux que redoutaient certains acteurs, tout en offrant des garanties aux épargnants, très attachés à ce produit

Bac 2023: un taux de réussite ridicule de 91% !

Bac 2023: un taux de réussite ridicule de 91% !

Une nouvelle fois les résultats au bac affiche des résultats presque record avec environ 91 % de réussite. Un taux évidemment ridicule quand on sait que la moitié des élèves environ en fin de CM2 sont tout juste capables de lire correctement un texte. Sans parler évidemment des capacités à l’oral et encore davantage à l’écrit

Quelque 672.400 candidats ont été reçus au baccalauréat 2023 après la session de rattrapage, soit un taux de réussite de 90,9%, en baisse de 0,2 point par rapport à juin 2022, a annoncé ce samedi 8 juillet le ministère de l’Education nationale.

Le taux de réussite au baccalauréat général est de 95,7% (-0,4 point par rapport à 2022). Celui du bac technologique de 89,8% (-0,8 point) et celui du bac professionnel de 82,7% (+0,3 point), détaille le ministère dans un communiqué de presse. «18 académies sur 30 ont un taux compris entre 95,7% et 97%. Il est le plus élevé dans les académies de Martinique, Nantes, Corse et Rennes», complète le ministère.

Les années 2021 et 2020 marquées par la pandémie avaient fait atteindre au bac des taux de réussite record avec respectivement 93,8% et 95,7% de réussite à ce diplôme. La session 2022 avait enregistré un repli à 91,1%. Cette année, le candidat le plus jeune était âgé de 12 ans, et le plus âgé avait 76 ans.

Dans le dernier classement en date, la France est classée 23e sur 79 pays évalués, une place comparable au précédent classement datant de 2016. Le PISA évalue les compétences de 600 000 élèves de 15 ans sur trois domaines : compréhension de l’écrit, culture mathématique et culture scientifique. La qualité de cette enquête est reconnue et ses résultats sont, tous les trois ans depuis sa création en 2000, scrutés de près par les ministères de l’Education. Au fil des années, la France ne cesse de perdre déplace dans ce classement.

Théoriquement le bac ouvre la voie à l’enseignement supérieur. Or plus de la moitié des ces étudiants vont échouer à l’université et cela en dépit de l’abaissement aussi du niveau général pour obtenir certaines licences qui conduisent directement à pôle emploi ou dans l’administration.

Marchés: La hausse des taux plombe la bourse

Marchés: La hausse des taux plombe la bourse

Après la remontée des taux sur le marché obligataire le CAC 40 a perdu 228,52 points à 7.082,29 points, sa pire séance depuis le 15 mars. Après quatre séances dans le rouge cette semaine, ses pertes sont de 4,29%, soit la plus mauvaise performance hebdomadaire de l’année. L’indice retombe même à son plus bas niveau depuis le 27 mars.

Ailleurs en Europe, les pertes ont aussi été notables à Londres (-2,17%) et Francfort (-2,57%). La cote parisienne a ouvert dans le rouge, mais a surtout vu sa chute s’accentuer en deuxième partie de séance, après la publication de créations d’emplois aux États-Unis deux fois plus nombreuses qu’attendu, et au plus haut depuis un an selon l’enquête ADP/Standford Lab. Paradoxalement cela provient de la bonne santé de l’emploi Et donc aussi de l’économie que la banque centrale américaine souhaite refroidir pour limiter l’inflation.

Or, le marché de l’emploi est un des baromètres de la Réserve fédérale américaine pour calibrer sa réponse face à l’inflation, déclinante mais encore nettement au-dessus de l’objectif de 2%. Par conséquent, «le marché des taux obligataires considère [comme probable] le risque d’avoir une hausse en juillet et une autre en septembre» de la part de la Fed pour combattre encore l’inflation, après dix relèvements de taux depuis 2022 et une pause lors de la dernière réunion.

Le taux d’intérêt français à 10 ans a flambé pour frôler les 3,20%, soit plus au niveau depuis mars, alors qu’il n’était qu’à 3,02% mercredi. C’est son plus haut niveau depuis son record décennal début mars. Le taux français à 2 ans a aussi nettement monté pour terminer autour à près de 3,45%, contre 3,38% mercredi. Cette analyse a été confortée par une déclaration de Lorie Logan, membre du comité monétaire de la banque centrale (FOMC) qui estime qu’il faut mener «une politique plus restrictive».

Bac 2023: un taux de réussite de 91% ridicule

Bac 2023: un taux de réussite de 91% ridicule

Une nouvelle fois les résultats au bac affiche des résultats presque record avec environ 91 % de réussite. Un taux évidemment ridicule quand on sait que la moitié des élèves environ en fin de CM2 sont tout juste capables de lire correctement un texte. Sans parler évidemment des capacités à l’oral et encore davantage à l’écrit

Quelque 672.400 candidats ont été reçus au baccalauréat 2023 après la session de rattrapage, soit un taux de réussite de 90,9%, en baisse de 0,2 point par rapport à juin 2022, a annoncé ce samedi 8 juillet le ministère de l’Education nationale.

Le taux de réussite au baccalauréat général est de 95,7% (-0,4 point par rapport à 2022). Celui du bac technologique de 89,8% (-0,8 point) et celui du bac professionnel de 82,7% (+0,3 point), détaille le ministère dans un communiqué de presse. «18 académies sur 30 ont un taux compris entre 95,7% et 97%. Il est le plus élevé dans les académies de Martinique, Nantes, Corse et Rennes», complète le ministère.

Les années 2021 et 2020 marquées par la pandémie avaient fait atteindre au bac des taux de réussite record avec respectivement 93,8% et 95,7% de réussite à ce diplôme. La session 2022 avait enregistré un repli à 91,1%. Cette année, le candidat le plus jeune était âgé de 12 ans, et le plus âgé avait 76 ans.

Dans le dernier classement en date, la France est classée 23e sur 79 pays évalués, une place comparable au précédent classement datant de 2016. Le PISA évalue les compétences de 600 000 élèves de 15 ans sur trois domaines : compréhension de l’écrit, culture mathématique et culture scientifique. La qualité de cette enquête est reconnue et ses résultats sont, tous les trois ans depuis sa création en 2000, scrutés de près par les ministères de l’Education. Au fil des années, la France ne cesse de perdre déplace dans ce classement.

Théoriquement le bac ouvre la voie à l’enseignement supérieur. Or plus de la moitié des ces étudiants vont échouer à l’université et cela en dépit de l’abaissement aussi du niveau général pour obtenir certaines licences qui conduisent directement à pôle emploi ou dans l’administration.

La hausse des taux plombe la bourse

La hausse des taux plombe la bourse

Après la remontée des taux sur le marché obligataire le CAC 40 a perdu 228,52 points à 7.082,29 points, sa pire séance depuis le 15 mars. Après quatre séances dans le rouge cette semaine, ses pertes sont de 4,29%, soit la plus mauvaise performance hebdomadaire de l’année. L’indice retombe même à son plus bas niveau depuis le 27 mars.

Ailleurs en Europe, les pertes ont aussi été notables à Londres (-2,17%) et Francfort (-2,57%). La cote parisienne a ouvert dans le rouge, mais a surtout vu sa chute s’accentuer en deuxième partie de séance, après la publication de créations d’emplois aux États-Unis deux fois plus nombreuses qu’attendu, et au plus haut depuis un an selon l’enquête ADP/Standford Lab. Paradoxalement cela provient de la bonne santé de l’emploi Et donc aussi de l’économie que la banque centrale américaine souhaite refroidir pour limiter l’inflation.

Or, le marché de l’emploi est un des baromètres de la Réserve fédérale américaine pour calibrer sa réponse face à l’inflation, déclinante mais encore nettement au-dessus de l’objectif de 2%. Par conséquent, «le marché des taux obligataires considère [comme probable] le risque d’avoir une hausse en juillet et une autre en septembre» de la part de la Fed pour combattre encore l’inflation, après dix relèvements de taux depuis 2022 et une pause lors de la dernière réunion.

Le taux d’intérêt français à 10 ans a flambé pour frôler les 3,20%, soit plus au niveau depuis mars, alors qu’il n’était qu’à 3,02% mercredi. C’est son plus haut niveau depuis son record décennal début mars. Le taux français à 2 ans a aussi nettement monté pour terminer autour à près de 3,45%, contre 3,38% mercredi. Cette analyse a été confortée par une déclaration de Lorie Logan, membre du comité monétaire de la banque centrale (FOMC) qui estime qu’il faut mener «une politique plus restrictive».

BCE: Nouvelle hausse des taux

BCE: Nouvelle hausse des taux

Le taux de dépôt est passé à 3,5 %, le taux de refinancement à 4 % et celui de la facilité de prêt marginal à 4,25 %. Le taux de dépôt évolue désormais à son plus haut niveau depuis mai 2001.

La BCE aaussi publié ses nouvelles projections économiques. Si celles portant sur l’inflation globale sont restées assez stables, les anticipations d’inflation sous-jacente ont été revues significativement à la hausse pour 2023 et 2024. Elles sont passées respectivement de 4,6 % et 2,5 % à 5,1 % et 3 %. En cause, une progression des rémunérations qui dépasse 4,6 % en moyenne. Même si, pour l’instant, la BCE ne constate pas de spirale prix-salaires qui s’autoalimenterait.

Les prévisions portant sur la croissance européenne ont été rabaissées, pour prendre en compte notamment le fait que la zone euro est entrée en légère récession. Un signe que le resserrement monétaire commence à porter ses fruits, tout comme la contraction de l’activité des prêts bancaires en zone euro. Cela ne devrait pas faire dévier la BCE. « Nous n’envisageons pas de faire une pause », a déclaré Christine Lagarde.

Mercredi, la Réserve fédérale américaine avait choisi de maintenir le statu quo sur ses taux. Tout en indiquant qu’elle pourrait reprendre les hausses si nécessaire.

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