Archive pour le Tag 'taux'

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Inflation et Taux d’intérêt: L’orthodoxie financière dans le potage

Inflation et Taux d’intérêt: L’orthodoxie financière dans le potage


Pour les partisans de l’orthodoxie financière, il n’y a pas de doute seul le relèvement des taux d’intérêt peut contribuer à lutter contre l’inflation. C’est souvent la position de la banque de France. Le problème est que la science économique est une science molle et approximative et que les lois d’hier sont souvent remises en question par la complexité des problématiques et leur évolution rapide.

Il faut dire que les différents responsables de la Banque de France sont souvent plus près des intérêts de l’Allemagne que de ceux de la France. Relever en effet à nouveau les taux d’intérêt c’est prendre le risque de tuer définitivement la petite perspective très hypothétique de croissance notamment en 2024.
Pour l’instant on prévoit en effet uniquement une augmentation de l’activité de l’ordre de 1 %. Un pronostic par ailleurs fragile avec l’évolution de la guerre en Ukraine et des événements au Proche-Orient. En outre et surtout, il se pourrait bien que l’outil magique des taux d’intérêt ne serve pas la lutte contre l’inflation mais au contraire l’alimente. Voire à cet égard toutes les perspectives d’augmentation des tarifs de produits et services en 2024.

En septembre, les gardiens de l’euro ont décidé à une « solide majorité » de relever les taux d’intérêt à 4,5%, son plus haut niveau depuis 1999.

« Une décision difficile » face à un contexte économique incertain. Telles sont les conditions dans lesquelles la Banque centrale européenne a décidé de relever son taux directeur le 14 septembre dernier. Des coulisses décrites dans un compte-rendu de réunion de la BCE publié ce jeudi, et consulté par l’AFP. D’après celui-ci, le choix d’augmenter les taux ou faire une pause était assujetti à « des considérations tactiques » aux impacts multiples.

Lors de cette réunion, les gardiens de l’euro ont décidé à une « solide majorité » de relever les taux d’intérêt à 4,5%, son plus haut niveau depuis 1999. Depuis juillet 2022, c’est la dixième fois d’affilée que l’institution de Francfort effectue ce geste. Ce, dans un contexte d’inflation en baisse en zone euro mais encore appelée à durer.

D’après le document, les partisans d’une pause ont, durant cette réunion, donné de la voix, arguant notamment qu’une nouvelle hausse des taux « risquait de répéter la situation qui s’était produite en 2011 », lorsque des hausses avaient dû être « rapidement inversées », au début de la crise de la dette souveraine.

Taux d’intérêt: L’orthodoxie financière dans le potage

Taux d’intérêt: L’orthodoxie financière dans le potage


Pour les partisans de l’orthodoxie financière, il n’y a pas de doute seul le relèvement des taux d’intérêt peut contribuer à lutter contre l’inflation. C’est souvent de la position de la banque de France. Le problème est que la science économique est une science molle et approximative et que les lois d’hier sont souvent remises en question par la complexité des problématiques et leur évolution rapide.

Il faut dire que les différents responsables de la banque de France sont souvent plus près des intérêts de l’Allemagne que de ceux de la France. Relevé en effet à nouveau les taux d’intérêt c’est prendre le risque de tuer définitivement la petite perspective très hypothétique de croissance notamment en 2024. Pour l’instant on prévoit en effet uniquement une augmentation de l’activité de l’ordre de 1 %. Un pronostic par ailleurs fragile avec l’évolution de la guerre en Ukraine et des événements au Proche-Orient. En outre et surtout il se pourrait bien que l’outil magique des taux d’intérêt ne serve pas la lutte contre l’inflation mais au contraire l’alimente.

En septembre, les gardiens de l’euro ont décidé à une « solide majorité » de relever les taux d’intérêt à 4,5%, son plus haut niveau depuis 1999.

« Une décision difficile » face à un contexte économique incertain. Telles sont les conditions dans lesquelles la Banque centrale européenne a décidé de relever son taux directeur le 14 septembre dernier. Des coulisses décrites dans un compte-rendu de réunion de la BCE publié ce jeudi, et consulté par l’AFP. D’après celui-ci, le choix d’augmenter les taux ou faire une pause était assujetti à « des considérations tactiques » aux impacts multiples.

Lors de cette réunion, les gardiens de l’euro ont décidé à une « solide majorité » de relever les taux d’intérêt à 4,5%, son plus haut niveau depuis 1999. Depuis juillet 2022, c’est la dixième fois d’affilée que l’institution de Francfort effectue ce geste. Ce, dans un contexte d’inflation en baisse en zone euro mais encore appelée à durer.

D’après le document, les partisans d’une pause ont, durant cette réunion, donné de la voix, arguant notamment qu’une nouvelle hausse des taux « risquait de répéter la situation qui s’était produite en 2011 », lorsque des hausses avaient dû être « rapidement inversées », au début de la crise de la dette souveraine.

Inflation États-Unis : des taux jusqu’à 5,5 %

Inflation États-Unis : des taux jusqu’à 5,5 %

Les rendements record des bons du Trésor américains jusqu’à 5,5 %. L’inflation aux États-Unis semble se maintenir et les marchés financiers américains anticipent donc le maintien d’une politique restrictive de la part de la banque centrale des États-Unis.

Une politique restrictive justifiée par une inflation encore forte et une croissance assez soutenue. Du coup le rendement des bons du Trésor américain progresse jusqu’à 5,5 %.

Une indication importante pour les autres bourses en particulier pour la banque centrale européenne. Cette dernière ne pourra en effet pas se distinguer trop des États-Unis sans risque pour l’euro.

Immobilier : un taux d’usure qui fait doubler le montant de l’endettement en 10 ans

Immobilier : un taux d’usure qui fait doubler le montant de l’endettement en 10 ans

Le taux usure au-delà duquel pour l’instant des banques ne peuvent traiter va mécaniquement s’il est appliqué faire doubler le montant de l’endettement en disant. En clair avec l’inflation toujours galopante entre parenthèse environ 5 % sur un an) les taux d’intérêt augmentent et la somme réellement empruntée diminue. Ainsi un candidat à l’accession à la propriété qui pouvait emprunter 200 000 € devra se contenter de 150 000 € avec les charges nouvelles d’intérêt. Conséquence aussi les champs d’insolvabilité des futurs emprunteurs ne cessent de se réduire au point que l’accession à la propriété ne sera désormais possible que pour les cadres. Pour redonner une certaine solvabilité et relancer le logement, il faudrait que les prix diminuent de 25 % !

Le taux d’usure continue son inexorable ascension et se rapproche désormais des 6 %. Ce taux plafond au-delà duquel les banques n’ont pas le droit de prêter est fixé à 5,8 % à partir du 1er octobre pour un crédit immobilier sur 20 ans et plus, selon les données publiées au « Journal Officiel » ce vendredi. Une hausse spectaculaire puisqu’il était encore à 3,57 % en janvier et qu’il n’a passé les 5 % que cet été .

Emprunt Immobilier : augmentation du taux d’endettement ?

Emprunt Immobilier : augmentation du taux d’endettement ?


D’ici la fin de l’année le nombre de crédits ce sera sans doute écroulé de près de 50 %. Du coup, le gouvernement recherche des solutions pour relancer l’accession à la propriété. Face à la montée des taux d’intérêt, il n’y a guère de perspectives favorables. Au contraire la capacité d’endettement ne cesse de diminuer par exemple un candidat ne peut plus emprunter que 150 000 € au lieu de 200 000 du fait des frais liés aux intérêts. La seule solution envisagée serait de « relever le taux d’endettement maximal des ménages » actuellement fixé à 35% des revenus .

Un desserrement des conditions de crédit « permettrait de débloquer de nombreuses situations individuelles et de donner un nouveau souffle bienvenu aux constructions ou aux rénovations de logement », jugent-ils.Le problème c’est qu’on risque d’endetter dangereusement certains candidats à l’accession à la propriété surtout si la tendance baissière des prix se confirme et s’amplifie.

Notons qu’il irait aussi des risques pour les banques qui alors pourraient détenir des actifs pourris

Reste que le ministre de l’Economie avait totalement exclu un relèvement du taux d’endettement maximal en mai dernier: « Ce que je ne veux pas, (c’est) régler la crise du logement en endettant massivement les Français et de manière déraisonnable. Cela créerait de l’instabilité et des risques financiers, c’est une mauvaise option », avait justifié le locataire de Bercy.

Immobilier : augmentation du taux d’endettement ?

Immobilier : augmentation du taux d’endettement ?


D’ici la fin de l’année le nombre de crédits ce sera sans doute écroulé de près de 50 %. Du coup, le gouvernement recherche des solutions pour relancer l’accession à la propriété. Face à la montée des taux d’intérêt, il n’y a guère de perspectives favorables. Au contraire la capacité d’endettement ne cesse de diminuer par exemple un candidat ne peut plus emprunter que 150 000 € au lieu de 200 000 du fait des frais liés aux intérêts. La seule solution envisagée serait de « relever le taux d’endettement maximal des ménages » actuellement fixé à 35% des revenus .

Un desserrement des conditions de crédit « permettrait de débloquer de nombreuses situations individuelles et de donner un nouveau souffle bienvenu aux constructions ou aux rénovations de logement », jugent-ils.Le problème c’est qu’on risque d’endetter dangereusement certains candidats à l’accession à la propriété surtout si la tendance baissière des prix se confirme et s’amplifie.

Notons qu’il irait aussi des risques pour les banques qui alors pourraient détenir des actifs pourris

Reste que le ministre de l’Economie avait totalement exclu un relèvement du taux d’endettement maximal en mai dernier: « Ce que je ne veux pas, (c’est) régler la crise du logement en endettant massivement les Français et de manière déraisonnable. Cela créerait de l’instabilité et des risques financiers, c’est une mauvaise option », avait justifié le locataire de Bercy.

Immobilier : vers des taux à 5 % qui vont plomber le secteur

Immobilier : vers des taux à 5 % qui vont plomber le secteur

La récente décision de la banque centrale européenne de relever les taux directeurs aura des conséquences sur l’ensemble de l’économie mais de façon plus particulière sur l’immobilier. Déjà en 2023 il faudra s’attendre sans doute à une baisse du nombre de crédits de presque 50 %. En cause, l’inflation qui diminue la solvabilité des futurs acquéreurs. Ainsi un ménage qui pouvait emprunter 200 000 € avant ne peut plus emprunter que 150 000 € environ avec la montée des intérêts.

Il faut s’attendre rapidement des taux de l’ordre de 5 %.

BCE : Hausse des taux au plus haut depuis 25 ans

BCE : Hausse des taux au plus haut depuis 25 ans


Comme c’était prévisible la banque centrale européenne a bien été contrainte de procéder à un nouveau relèvement des taux pour lutter contre l’inflation qui persiste au-delà des 5 % dans l’union européenne. En raison aussi de la nécessité de suivre la stratégie de la banque fédérale américaine. Et cela pour ne pas affaiblir davantage l’euro

La question se pose évidemment de savoir si cette stratégie de resserrement monétaire va ou non continuer. Difficile de dire tout dépendra de l’évolution de l’inflation et en particulier des prix de l’énergie actuellement encore un très haut niveau.

Concrètement pour les emprunteurs cela se devrait se traduire d’ici la fin d’année par dépôt d’emprunt de l’ordre de 5 %. De quoi peser négativement sur l’ensemble de l’économie en particulier dans l’immobilier. Sans parler évidemment des atteintes au pouvoir d’achat qui se répercutent sur la consommation et la croissance.

Il est trop tôt pour dire si les taux d’intérêt de la Banque centrale européenne ont atteint leur pic, a déclaré jeudi Christine Lagarde, présidente de la BCE, après l’annonce d’une dixième hausse consécutive destinée à combattre l’inflation. «Nous ne pouvons pas dire que nous avons atteint le pic», a déclaré Christine Lagarde à la presse.
La BCE a choisi de maintenir le cap, quatorze mois après avoir lancé le cycle de relèvement des taux le plus rapide et ample de son histoire, de 4,50 points de pourcentage à ce jour. Une décision qu’elle justifie en affirmant que «si l’inflation continue de ralentir, elle devrait toujours rester trop forte pendant une trop longue période». La BCE a d’ailleurs relevé jeudi ses prévisions d’inflation pour les années 2023 et 2024, en raison de l’impact des prix de l’énergie.

Les nouvelles projections macroéconomiques de l’institution monétaire prévoient une hausse des prix de 5,6% en 2023, puis 3,2% en 2024 et 2,1% en 2025, se rapprochant de l’objectif à moyen terme de 2,0%.

Politique monétaire -BCE: Une nouvelle hausse des taux incontournable

Politique monétaire -BCE: Une nouvelle hausse des taux incontournable

La BCE qui a relevé neuf fois d’affilée ses taux depuis juillet 2022 pour un cumul de 4,25 points de pourcentage s’interroge si elle va procéder à une nouvelle hausse le 15 septembre. Une question qui reste ouverte. Une nouvelle hausse des taux qui pourtant paraît inévitable car contrairement aux prévisions l’inflation ne ralentit pas de manière significative au sein de l’union européenne en raison d’une part du haut niveau de l’énergie, d’autre part de la flambée des prix de première consommation et des autres. Par ailleurs la banque centrale européenne ne peut trop s’écarter de la politique monétaire des États-Unis sans fragiliser l’euro déjà secoué par la situation en Italie et l’endettement de la France.

Pourtant la situation économique n’est pas brillante avec une chute du moral des patrons, une baisse de la distribution du crédit.

Les économistes sont partagés, entre ceux voyant le taux de facilité de dépôt, qui fait référence, passer à 4,00% et d’autres le voyant maintenu à 3,75%.

Si la hausse des taux s’impose, il pourrait s’agir de la dernière (…) « de ce cycle », avec une BCE restant ensuite « en attente jusqu’à la mi-2024 au moins », table Frederik Ducrozet, chef économiste chez Pictet Wealth Management.

BCE: Une nouvelle hausse des taux incontournable

BCE: Une nouvelle hausse des taux incontournable

La BCE qui a relevé neuf fois d’affilée ses taux depuis juillet 2022 pour un cumul de 4,25 points de pourcentage s’interroge si elle va procéder à une nouvelle hausse le 15 septembre. Une question qui reste ouverte. Une nouvelle hausse des taux qui pourtant paraît inévitable car contrairement aux prévisions l’inflation ne ralentit pas de manière significative au sein de l’union européenne en raison d’une part du haut niveau de l’énergie, d’autre part de la flambée des prix de première consommation et des autres. Par ailleurs la banque centrale européenne ne peut trop s’écarter de la politique monétaire des États-Unis sans fragiliser l’euro déjà secoué par la situation en Italie et l’endettement de la France.

Pourtant la situation économique n’est pas brillante avec une chute du moral des patrons, une baisse de la distribution du crédit.
Les économistes sont partagés, entre ceux voyant le taux de facilité de dépôt, qui fait référence, passer à 4,00% et d’autres le voyant maintenu à 3,75%.

Si la hausse des taux s’impose, il pourrait s’agir de la dernière (…) « de ce cycle », avec une BCE restant ensuite « en attente jusqu’à la mi-2024 au moins », table Frederik Ducrozet, chef économiste chez Pictet Wealth Management.

Pas de baisse des taux déclare Le Maire, donc des hausses ?

Pas de baisse des taux déclare Le Maire, donc des hausses ?

Comme déjà indiqué il ne faut guère s’attendre à une stabilisation et encore moins à une baisse des taux d’après les dernières déclarations de la banque fédérale américaine. La FED considère en effet que la lutte contre l’inflation est loin d’être terminée et prévoit de nouvelles hausses d’ici la fin d’année. Cela d’autant plus que la dynamique économique est plus forte que attendu. Contrairement à L’Europe où la croissance se tasse sérieusement et même tutoie la récession en Allemagne mais aussi en France.

Du coup, mécaniquement la présidente de la banque centrale européenne ne peut plus de nouvelle hausse des taux en neurones à la fois lutter contre l’inflation mais aussi pour protéger l’euro. Ce que confirme d’ailleurs le ministre de l’industrie Bruno Lemaire. nterrogé au micro de France Inter ce lundi, le ministre de l’Economie estime que l’inflation n’est pas encore revenue à un niveau raisonnable, éloignant de facto la perspective d’un desserrement de la politique monétaire menée par la BCE. A l’occasion de la réunion des banquiers centraux à Jackson Hole, aux Etats-Unis, sa présidente Christine Lagarde avait rappelé vendredi la volonté de son institution de poursuivre sa politique monétaire restrictive.

« Il n’y aura pas de baisse des taux d’intérêt à court ou à moyen terme (…) tant que l’inflation n’est pas revenue à un niveau plus raisonnable », a-t-il justifié.
« Dans les années 1970, on a mis dix ans à se débarrasser de l’inflation, ça a été terrible pour les catégories les plus modestes, terrible pour notre modèle social, terrible pour la cohésion de la société, là nous sommes en train de réussir en un peu plus de deux ans à faire baisser fortement l’inflation, il ne faut pas dévirer de ce cap », a plaidé Bruno Le Maire.

La BCE a augmenté ses taux pour la première fois mi-juillet 2022, pour enchaîner huit hausses depuis et les porter à 3,75%, un record depuis le printemps 2001. En France, la hausse des prix à la consommation a ralenti à 4,3% sur un an au mois de juillet. En revanche, les prix de l’alimentation sont en forte hausse (12,7%). L’inflation avait dépassé 6% en début d’année.

États-Unis : de nouvelles hausses des taux ?

États-Unis : de nouvelles hausses des taux ?


De nouvelles hausses de taux considérant qu’on est encore loin de l’objectif d’inflation à 2 %. Cela d’autant plus que l’économie se montre plus dynamique que prévu.
La banque fédérale prendra une décision leur de la réunion de politique monétaire de septembre en examinant de près l’évolution des données macro-économiques. Cette nouvelle hausse des taux pourrait mettre en difficulté d’autres banques centrales en particulier en Europe. En effet il est difficile pour la banque centrale européenne de ne pas suivre les tendances américaines dans ce domaine.

Le risque serait en effet d’affaiblir l’euro. La difficulté réside dans le fait que l’économie en Europe est nettement moins favorable qu’aux États-Unis. L’Allemagne accuse en effet une récession et la France devrait la connaître du second semestre. Une nouvelle hausse des taux en Europe pourrait contribuer à plomber un peu plus l’activité économique.

Inflation et Finances : quel impact des taux sur les actions

Inflation et Finances : quel impact des taux sur les actions

. Par Karl Eychenne, chercheur chez Oblomov & Bartleby dans la Tribune

Un article intéressant pour expliquer les variations respectives des actions et des obligations. Cependant cette réflexion fait l’impasse sur la dimension structurelle de l’inflation et donc sur l’éventualité d’un haut niveau des taux pendant encore longtemps NDLR


En sport de combat comme en finance, il suffit d’un moment de relâchement, et la contingence des évènements en profite pour vous surprendre. C’est exactement ce qui se produit aujourd’hui sous les yeux de l’investisseur, qui n’ont pas vu venir le repli des actions : -4% pour la zone euro depuis début août. À l’origine de ce trou d’air, des hausses de taux américains rapides et brutales. Cette hausse des taux est-elle justifiée, durable, inquiétante ? Non, non et non.

Mais qu’importe le mal, le stigmate est seul suffisant pour justifier une baisse des actions. Les taux d’intérêt américains montent, et c’est bien le principal motif d’angoisse des marchés d’actions. En effet, ils ne peuvent compter ni sur les bénéfices des entreprises attendus en croissance nulle sur 2023, ni sur la prime de risque exigée par les investisseurs à des niveaux déjà complaisants. Seuls les taux d’intérêt sont susceptibles de faire mal au marché d’actions américain, et c’est ce qu’ils font.

De ce point de vue, le marché euro paraissait moins vulnérable, avec des bénéfices révisés à la hausse pour 2023, et une prime de risque un « chouilla » plus conservatrice. Mais la sympathie inaliénable (sa corrélation historique) du marché euro envers le marché américain a motivé une correction plus importante encore. Le reste des mouvements observés est plutôt cohérent : la hausse des taux américains pèse davantage sur les valeurs de croissance, les valeurs cycliques, le dollar, et donc les marchés émergents.

Y aurait-il donc quelque chose que nous avons raté sur les taux, et donc sur les actions ? Non. Il se trouve juste que cette hausse des taux n’a rien à voir avec les précédentes qui étaient motivées par la perspective de voir la Banque centrale américaine (Fed) monter ses taux encore et encore. Le sens de l’histoire c’est la fin du cycle monétaire restrictif. Mais alors pourquoi les taux américains ont-ils monté, et surtout pourquoi cela ne devrait pas durer ? Trois motifs font consensus.

D’abord, il y a ce chiffre de création d’emploi américain (ADP) pour juillet bien plus fort qu’attendu, et qui présagerait d’un discours de la Fed plus musclé afin de contenir un dérapage des salaires. Bémol : les anticipations des marchés concernant la politique monétaire à venir ont à peine évolué suite à la nouvelle ; en particulier les taux d’intérêt à 2 ans sont restés sages, seuls les taux à 10 ans ont remonté. Autre bémol, ce chiffre d’emploi n’est pas le plus important, celui de vendredi (Payrolls) est beaucoup plus suivi par les marchés, car beaucoup plus fiable. Enfin dernier bémol, ce chiffre d’emploi source ADP est en contradiction avec les indicateurs avancés publiés récemment (ISM, PMI), et dont les composantes emploi témoignent plutôt d’un fléchissement.

Ensuite, il y a la décision de la Banque centrale japonaise (BOJ) d’augmenter sa cible maximale sur les taux d’intérêt à 10 ans de 0,5 à 1%. Elle seule pratique ce genre de politique, mais il faut dire que la BOJ a un rapport très particulier avec son marché obligataire dont l’encours dépasse près de 250% du PIB, la palme de l’endettement parmi les pays développés. À l’origine de cette décision de la BOJ, une accélération suspecte de l’inflation, qui était restée jusqu’alors bien sage durant toute la période d’hystérie connue partout ailleurs (hors Chine). Toutefois, la réaction du marché obligataire japonais ne semble pas à la hauteur de cette nouvelle très symbolique ; les taux à 10 ans japonais ont remonté à « seulement » 0,6%, bien loin de leur nouvelle cible maximale de 1%. Et pour cause, dans le même temps, la BOJ intervenait pour limiter toute exubérance.

Enfin, il y aurait bien cette décision d’une des trois principales agences de notations (Fitch) de dégrader d’un ton la note de la dette publique américaine de « AAA » à « AA+ ». En forçant le trait, cela pourrait être équivalent à baisser la moyenne d’un élève de 20 à 19. Toutefois, on ne plaisante pas avec la Princesse au petit pois de la finance, il se trouve que l’investisseur obligataire manifeste une sensibilité exubérante au moindre changement de température de la dette américaine. On se rappellera de l’épisode de 2011, la notation de la dette américaine fut dégradée pour la première fois de son histoire, également de « AAA » à « AA+ ». Sauf qu’à l’époque une telle nouvelle provoqua non pas une hausse des taux comme aujourd’hui, mais une chute de près de 1% pour cause de fin du monde probable.

Ainsi donc, tout concourt à penser que la hausse des taux d’intérêt en cours n’est qu’un épiphénomène. Et si les taux cessent de monter, les actions cessent de baisser. Tout devrait rentrer dans l’ordre d’ici peu, la semaine prochaine par exemple avec le retour du beau temps… Il n’en faut souvent pas davantage pour que l’investisseur trouve les meilleurs arguments justifiant son opportunisme. Et si l’on cherche davantage de finesse intellectuelle afin de justifier le rebond des actions à venir, alors peut-être se risquera-t-on à invoquer la pensée pascalienne :

Ne pouvant faire que ce qui est rationnel fit monter le marché,
On a fait en sorte que ce qui fait monter le marché fut rationnel.

Finances : impact des taux sur les actions

Finances : impact des taux sur les actions

. Par Karl Eychenne, chercheur chez Oblomov & Bartleby dans la Tribune


En sport de combat comme en finance, il suffit d’un moment de relâchement, et la contingence des évènements en profite pour vous surprendre. C’est exactement ce qui se produit aujourd’hui sous les yeux de l’investisseur, qui n’ont pas vu venir le repli des actions : -4% pour la zone euro depuis début août. À l’origine de ce trou d’air, des hausses de taux américains rapides et brutales. Cette hausse des taux est-elle justifiée, durable, inquiétante ? Non, non et non.

Mais qu’importe le mal, le stigmate est seul suffisant pour justifier une baisse des actions. Les taux d’intérêt américains montent, et c’est bien le principal motif d’angoisse des marchés d’actions. En effet, ils ne peuvent compter ni sur les bénéfices des entreprises attendus en croissance nulle sur 2023, ni sur la prime de risque exigée par les investisseurs à des niveaux déjà complaisants. Seuls les taux d’intérêt sont susceptibles de faire mal au marché d’actions américain, et c’est ce qu’ils font.

De ce point de vue, le marché euro paraissait moins vulnérable, avec des bénéfices révisés à la hausse pour 2023, et une prime de risque un « chouilla » plus conservatrice. Mais la sympathie inaliénable (sa corrélation historique) du marché euro envers le marché américain a motivé une correction plus importante encore. Le reste des mouvements observés est plutôt cohérent : la hausse des taux américains pèse davantage sur les valeurs de croissance, les valeurs cycliques, le dollar, et donc les marchés émergents.

Y aurait-il donc quelque chose que nous avons raté sur les taux, et donc sur les actions ? Non. Il se trouve juste que cette hausse des taux n’a rien à voir avec les précédentes qui étaient motivées par la perspective de voir la Banque centrale américaine (Fed) monter ses taux encore et encore. Le sens de l’histoire c’est la fin du cycle monétaire restrictif. Mais alors pourquoi les taux américains ont-ils monté, et surtout pourquoi cela ne devrait pas durer ? Trois motifs font consensus.

D’abord, il y a ce chiffre de création d’emploi américain (ADP) pour juillet bien plus fort qu’attendu, et qui présagerait d’un discours de la Fed plus musclé afin de contenir un dérapage des salaires. Bémol : les anticipations des marchés concernant la politique monétaire à venir ont à peine évolué suite à la nouvelle ; en particulier les taux d’intérêt à 2 ans sont restés sages, seuls les taux à 10 ans ont remonté. Autre bémol, ce chiffre d’emploi n’est pas le plus important, celui de vendredi (Payrolls) est beaucoup plus suivi par les marchés, car beaucoup plus fiable. Enfin dernier bémol, ce chiffre d’emploi source ADP est en contradiction avec les indicateurs avancés publiés récemment (ISM, PMI), et dont les composantes emploi témoignent plutôt d’un fléchissement.

Ensuite, il y a la décision de la Banque centrale japonaise (BOJ) d’augmenter sa cible maximale sur les taux d’intérêt à 10 ans de 0,5 à 1%. Elle seule pratique ce genre de politique, mais il faut dire que la BOJ a un rapport très particulier avec son marché obligataire dont l’encours dépasse près de 250% du PIB, la palme de l’endettement parmi les pays développés. À l’origine de cette décision de la BOJ, une accélération suspecte de l’inflation, qui était restée jusqu’alors bien sage durant toute la période d’hystérie connue partout ailleurs (hors Chine). Toutefois, la réaction du marché obligataire japonais ne semble pas à la hauteur de cette nouvelle très symbolique ; les taux à 10 ans japonais ont remonté à « seulement » 0,6%, bien loin de leur nouvelle cible maximale de 1%. Et pour cause, dans le même temps, la BOJ intervenait pour limiter toute exubérance.

Enfin, il y aurait bien cette décision d’une des trois principales agences de notations (Fitch) de dégrader d’un ton la note de la dette publique américaine de « AAA » à « AA+ ». En forçant le trait, cela pourrait être équivalent à baisser la moyenne d’un élève de 20 à 19. Toutefois, on ne plaisante pas avec la Princesse au petit pois de la finance, il se trouve que l’investisseur obligataire manifeste une sensibilité exubérante au moindre changement de température de la dette américaine. On se rappellera de l’épisode de 2011, la notation de la dette américaine fut dégradée pour la première fois de son histoire, également de « AAA » à « AA+ ». Sauf qu’à l’époque une telle nouvelle provoqua non pas une hausse des taux comme aujourd’hui, mais une chute de près de 1% pour cause de fin du monde probable.

Ainsi donc, tout concourt à penser que la hausse des taux d’intérêt en cours n’est qu’un épiphénomène. Et si les taux cessent de monter, les actions cessent de baisser. Tout devrait rentrer dans l’ordre d’ici peu, la semaine prochaine par exemple avec le retour du beau temps… Il n’en faut souvent pas davantage pour que l’investisseur trouve les meilleurs arguments justifiant son opportunisme. Et si l’on cherche davantage de finesse intellectuelle afin de justifier le rebond des actions à venir, alors peut-être se risquera-t-on à invoquer la pensée pascalienne :

Ne pouvant faire que ce qui est rationnel fit monter le marché,
On a fait en sorte que ce qui fait monter le marché fut rationnel.

Livret A- recours contre le blocage du taux à 3%

Livret A- recours contre le blocage du taux à 3%

>En décidant de bloquer le taux du livret A à 3 % alors que l’inflation est autour de 5 % en 2023, le gouvernement effectue une ponction sur l’épargne.

Sur Twitter, début août, le professeur de droit public à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Paul Cassia, a ainsi indiqué avoir saisi l’institution afin de vérifier deux éléments : d’abord, si «des “circonstances exceptionnelles” permettent de ne pas relever ce taux à 4,1%» ; ensuite, si «ce taux peut être gelé pendant 18 mois». Deux points sur lesquels le membre du Conseil d’administration d’Anticor exprime des doutes.

Le taux du livret A varie avant tout selon des «règles de calcul», qui auraient dû l’emmener à 4,1%, a rappelé le professeur. Les inquiétudes de la Banque de France, pour qui un «taux trop élevé [...] serait préjudiciable à notre activité économique et à notre croissance», ne constituent pas des «circonstances exceptionnelles», a argumenté le juriste, sur BFM Business, cette semaine. Et ce, malgré une formule qui aurait pu l’amener à 4,1% si elle avait été appliquée automatiquement.

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