Archive pour le Tag 'taux'

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BCE : vers des taux négatifs ?

BCE : vers des taux négatifs ?

 

Enfoncée dans une quasi déflation, la BCE pourrait bien envisager à terme des taux négatifs. La Banque centrale européenne a dit jeudi s’attendre à une inflation au sein de la zone euro bien inférieure à ses objectifs au cours des deux prochaines années et a confirmé qu’elle était prête à agir si nécessaire pour renforcer une reprise atone. La banque centrale a laissé ses taux directeurs inchangés, comme attendu, à l’issue de la réunion de son conseil des gouverneurs. Le taux de refinancement et celui de la facilité de prêt marginale, abaissés de manière inattendue le mois dernier d’un quart de point, restent fixés à 0,25% et 0,75% respectivement. Celui de la facilité de dépôt demeure à zéro. Les intervenants de marchés s’attendent à de nouvelles initiatives de la BCE et son président Mario Draghi n’a rien fait pour les en dissuader au cours de la conférence de presse qui a suivi l’annonce sur les taux. « Nous pourrions connaître une période prolongée de faible inflation suivie ensuite par un mouvement graduel à la hausse vers des taux d’inflation inférieurs mais proches de 2% », a-t-il déclaré. « Nous surveillons les évolutions attentivement et sommes prêts à envisager l’usage de tous les instruments disponibles. » Il a ajouté que la discussion du Conseil des gouverneurs n’avait concerné aucun instrument en particulier mais qu’un « bref échange » avait porté sur le passage en territoire négatif du taux des dépôts, soit le taux auquel la BCE rémunère les liquidités excédentaires que les banques laissent dans ses livres. La décision de maintenir le taux refi, le principal taux directeur de la BCE, au plus bas record de 0,25% était largement attendue alors que l’inflation au sein de la zone euro s’est légèrement redressée au mois de novembre à 0,9% en rythme annuel contre 0,7% le mois précédent. Le taux de chômage a aussi enregistré une légère décrue.

Baisse surprise du taux de la BCE

Baisse surprise du taux de la BCE

La très grande majorité des analystes s’attendaient à ce que la BCE résiste, du moins ce mois-ci, aux appels des marchés financiers et de responsables politiques, pour agir face à une inflation très basse. « Il est évident que la BCE sous la présidence de Draghi est devenue beaucoup plus pro-active que sous ses prédécesseurs », selon Carsten Brzeski, économiste chez le bancassureur ING. Pour Yves Marçais, vendeur d’actions chez Global Equities, « la réaction des marchés est cohérente, puisqu’ils apprécient les politiques monétaires accommodantes quelle que soit la logique à l’oeuvre ». Selon lui, la BCE a d’abord réagi à la forte baisse de l’inflation observée récemment. Son président Mario Draghi a en outre prévenu que la zone euro était potentiellement au seuil d’une « période prolongée d’inflation basse » en ajoutant que la BCE disposait encore d’instruments en réserve pour agir. « La BCE a montré une nouvelle fois qu’elle peut devenir très créative dans le but de soutenir la fragile reprise en zone euro », indiquent les stratégistes chez Kempen Capital Management.  Plusieurs indices boursiers s’inscrivaient en nette hausse, alors qu’il évoluait autour de l’équilibre avant l’annonce de la BCE.  Vers 15H40 (14H40 GMT), le CAC 40 à Paris prenait 0,98% et le Dax à Francfort 1,14%. En revanche, d’autres indices étaient plus contrastés, avec le FTSE à Londres (+0,11%) l’Ibex à Madrid (+0,42%) et le Mib à Milan (-0,33%).  De son côté, Wall Street a ouvert en hausse, alors que la croissance américaine a été beaucoup plus vive que prévu au troisième trimestre à 2,8%, contre des attentes à 2%. Le Dow Jones prenait 0,27% et le Nasdaq 0,13%.  De même, le marché obligataire a applaudi la nouvelle, qui permet aux investisseurs de prendre davantage de risque.  Les pays les plus fragiles ont été les premiers bénéficiaires. Le taux à 10 ans de l’Espagne baissait à 4,031% (contre 4,149% mercredi à la clôture), tout comme celui de l’Italie à 4,066% (contre 4,210%), sur le marché secondaire où s’échange la dette déjà émise.  Dans le même temps, le taux de l’Allemagne reculait à 1,691% (contre 1,741%) et celui de la France à 2,157% (contre 2,222%).  Enfin, l’euro était un autre grand bénéficiaire de l’annonce et reculait à 1,3374 dollar contre 1,3517 dollar mercredi à 22H00 GMT.  Pour autant, la force de l’euro par rapport aux autres monnaies mondiales n’a joué « aucun rôle » dans la décision de la BCE, a affirmé Mario Draghi.

 

Immobilier : montée des taux

Immobilier : montée des taux

 

La remontée des taux, Voilà qui n’est pas susceptible d’améliorer le marché déjà très dégradé de l’immobilier. Les taux des prêts immobiliers ont légèrement remonté en juillet en France par rapport à leurs plus bas records  de juin, interrompant un mouvement de baisse ininterrompu depuis début 2012, selon les données publiées lundi par l’observatoire Crédit logement/CSA. Le taux moyen des prêts du secteur concurrentiel (hors assurance et coût des sûretés) s’est établi le mois dernier à 2,92%, contre 2,89% en juin, un niveau qui n’avait jamais été constaté auparavant. La remontée a été plus faible pour le marché du neuf (2,92% contre 2,91%), dans la moyenne de l’ensemble pour le marché de l’ancien (2,93% contre 2,90%), mais un petit peu plus rapide pour le marché des travaux (2,90% contre 2,86%). En termes d’activité, le marché s’est maintenu à un haut niveau en juillet après son rebond du deuxième trimestre, avec une production en volume en hausse de 11,3% par rapport au même mois de 2012. Mais compte tenu de la forte diminution des apports personnels mobilisés, et donc d’un recours au crédit plus intense lié au faible niveau des taux d’intérêt, le nombre de prêts bancaires accordés a diminué de 0,6% en rythme annuel.

 

Taux livret A: baisse à 1,25% au 1er août

Taux livret A: baisse à  1,25% au 1er août

A partir d’un indicateur des prix faussé (sous-estimation chronique des dépenses contraintes et non prise en compte de l’évolution de la structure des dépenses)), le taux du livet A va malheureusement baisser Pierre Moscovici devrait annoncer ce jeudi 18 juillet une baisse du taux du Livret A à compter du 1er août prochain. Il passerait de 1,75% à 1,25%. Pour Benoît Hamon, ministre de l’Économie sociale et solidaire et de la Consommation, invité sur RMC-BFMTV ce jeudi 18 juillet, ce n’est pas suffisant. « Le taux aurait dû baisser davantage ». Le gouvernement a donc choisi de suivre les recommandations de la Banque de la France. Vendredi 12 juillet, Christian Noyer, son gouverneur, avait créé la surprise en proposant d’abaisser le taux du placement préféré des Français de 1,75% à 1,25%. Pourtant, lundi 8 juillet, il avait laissé entendre sur BFM Business qu’il souhaitait appliquer strictement la formule, et donc appliqué un taux à 1%. Mais « constatant que l’application de la formule conduirait à une forte variation et à un niveau inédit de la rémunération du livret A, le gouverneur a estimé que cette circonstance exceptionnelle justifiait qu’il soit dérogé à la stricte application des taux calculés selon la formule de calcul en vigueur, ainsi que le règlement en prévoit la possibilité », a-t-il déclaré dans un communiqué vendredi 12 juillet.  Le gouvernement affirme vouloir protéger le pouvoir d’achat des Français. Mais sa marge de manœuvre était limitée. En effet, le Livret A ne plaît pas beaucoup aux banques. L’argent collecté sur ce placement échappe aux établissements bancaires à hauteur de 65% au profit de la Caisse des dépôts (CDC) qui centralise la collecte.  De plus, avec des taux élevés, les secteurs que le Livret A finance, comme le logement social, vont avoir des conditions de financement dégradées.

 

Livret A baisse du taux (Moscovici)

Livret A baisse du taux (Moscovici)

 

Baisse mais limitée a dit Moscovici, sans doute 1.50% au lieu de 1.75% ; autant dire un intérêt réel proche de zéro compte tenu de la sous évaluation de l’indice des prix. Le ministre de l’Economie, Pierre Moscovici, a confirmé dimanche la probabilité d’une baisse du taux de rémunération du livret A en août, en promettant qu’elle sera limitée afin de préserver l’attractivité de ce livret d’épargne défiscalisé. Le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, a estimé vendredi que la rémunération du livret, actuellement à 1,75%, devrait baisser en raison du net ralentissement de l’inflation. Il doit proposer le mois prochain au ministre de l’Economie une nouvelle révision du taux. Invité de l’émission Le Grand Rendez-vous Europe 1-I>Télé-Le Parisien, Pierre Moscovici a évoqué dimanche une « baisse limitée ». « Je veillerai à faire en sorte que le pouvoir d’achat du livret A (…) soit préservé et que ce pouvoir d’achat augmente davantage que l’inflation », a-t-il ajouté. Le taux de rémunération du livret A et du livret de développement durable (LDD) a été abaissé de 2,25% à 1,75% le 1er février, le gouverneur de la Banque de France ayant souhaité à l’époque une baisse encore plus importante. La formule utilisée pour calculer ce taux chaque semestre prend en compte les taux du marché monétaire et l’indice des prix à la consommation hors tabac. La banque centrale peut invoquer des « circonstances exceptionnelles » pour recommander une dérogation, ce qu’elle avait finalement fait en janvier. L’encours sur le livret A et le livret de développement durable (LDD) était de 363,7 milliards d’euros à fin mai.

 

Taux de pauvreté : augmentation de 20 % chez les enfants.

Taux de pauvreté :  augmentation  de 20 % chez les enfants.

Un enfant sur cinq vit en dessous du seuil de pauvreté selon une étude de l’INSEE publiée mercredi. Cela signifie que sa famille vit avec moins de 964 euros par mois. Le taux de pauvreté augmente quasiment de 20 % chez les enfants. Plus la famille est grande et plus le risque d’être pauvre augmente. Une autre tranche d’âge est particulièrement concernée par cette précarité, il s’agit des femmes de plus de 75 ans. Près de 16 % d’entre elles vivent en dessous du seuil de pauvreté. L’une des explications quant à la précarité de ces femmes, c’est leur faible retraite. Elles n’ont pas de carrière complète et la pension qu’elles reçoivent après le décès de leur mari est bien trop faible. Les chiffres de cette étude sont ceux de 2010 avant la crise économique actuelle. Il y a donc fort à parier que les chiffres actuels sont encore plus inquiétants.

 

Baisse taux du Livret A

Baisse taux du  Livret A

La baisse de la rémunération du Livret A devrait se poursuivre cet été, avancent Les Echos. Après une première baisse de 2,25 à 1,75 % le premier février dernier, le taux de ce placement, qui a la faveur des Français, devrait encore diminuer pour atteindre 1,5, voire 1,25 % le premier aout prochain, date anniversaire pour la réévaluation du Livret A. En cause, l’indice des prix hors tabac. Le taux du Livret A est en effet indexé sur l’évolution de l’inflation. Or celle-ci atteignait fin mars 0,8 % selon l’Insee, ce qui devrait entraîner une baisse mécanique du taux de ce placement.

 

Lunettes : des taux de marges de 233% pour les opticiens !

Lunettes : des taux de marges de 233% pour les opticiens !

 

A 470 euros la paire, la France est le pays d’Europe où les lunettes sont en moyenne les plus chères, selon une étude publiée mardi par l’UFC-Que Choisir qui fustige les « dérapages tarifaires » des opticiens s’assurant des « marges exorbitantes » de parfois plus de 300%.  Selon l’association de consommateurs, près de 13 millions de paires de lunettes sont vendues chaque année en France, sans pour autant que les prix baissent, bien au contraire.  En 2012, le marché de la lunette a représenté 4,7 milliards d’euros (1,38 milliard pour les montures et 3,29 pour les verres). Avec les lentilles, les solaires et les produits d’entretien, les 11.400 magasins d’optique français se sont ainsi partagés un total de 5,7 milliards.  Selon l’UFC, « un équipement (verres + montures) est vendu en moyenne 393 euros hors taxes (soit 470 euros TTC) » soit « 3,3 fois son prix d’achat ». L’opticien dégage donc « une marge brute de 275 euros » sur chaque paire « soit un taux de marge de 233% », qui « atteint même 317% » en moyenne sur les verres.  Ce niveau de marge « excessif des distributeurs sert à couvrir des frais fixes trop élevés et des dépenses marketing inconsidérées », dénonce l’association.  Le poids des frais de distribution représente environ 70% du prix de vente hors taxes. Cela explique que « les consommateurs français aient le budget lunettes le plus lourd d’Europe (50% plus élevé que la moyenne) », une situation qu’elle juge « inacceptable ».  L’inflation « exponentielle du nombre de points de vente (+47% depuis 2000) » est bien supérieure aux besoins réels de la population, estime l’UFC. Résultat: chaque boutique vend trop peu pour pouvoir supporter ses coûts et répercute donc ces derniers directement dans le prix de vente aux clients.  L’association chiffre le surcoût généré à « 510 millions d’euros par an pour les consommateurs soit 54 euros par paire vendue ».  Ces prix « excessifs ont pu se développer (…) grâce à une complexité des produits d’optique et à une opacité tarifaire qui empêchent le consommateur seul de faire réellement jouer la concurrence », souligne-t-elle par ailleurs.  Déplorant l’ »absence de régulation publique », l’UFC réclame un « encadrement de l’activité » des opticiens et l’examen par le Sénat de la proposition de loi visant à permettre aux mutuelles de mettre en place des réseaux de soins », qui pourraient faire baisser les tarifs.  Le prix des lunettes fait l’objet depuis plusieurs mois de nombreux débats. Fin mars, Marc Simoncini, fondateur de Meetic reconverti en e-opticien – il dirige Sensee.com – dénonçait les « surfacturations » et les pratiques « anti-concurrentielles » des grandes chaînes de distribution d’optique.  Selon lui, le refus des distributeurs, Essilor et Krys en tête, de consentir à ce que les verres de qualité soient vendus sur internet, empêche les consommateurs de réaliser des comparaisons et de faire baisser les prix.  Du côté des enseignes, Krys justifie les tarifs français par la qualité des soins et des conseils prodigués, renvoyant la balle aux pure-players, qui « en conservant trop de marge », sont à l’origine selon lui des prix élevés des lentilles.  Pour Alain Afflelou, ce sont plutôt les remboursements des mutuelles, qui par un effet pervers, « poussent à la consommation » de lunettes plus chères.  Une affirmation récusée par la Mutualité française, selon lquelle « c’est exactement l’inverse! Ce sont les opticiens qui disent:+combien vous rembourse votre mutuelle?+ et qui vont au maximum ».  La ministre de la Santé, Marisol Touraine, avait elle-même, en octobre, insisté sur la nécessité « de réguler le prix des lunettes », misant elle aussi sur les réseaux de soins mutualistes.

 

Taux de chômage : 10,2% record depuis 1999

Taux de chômage : 10,2%  record depuis 1999

On n’avait pas connu ça depuis 14 ans. Jeudi, pour la première fois depuis le printemps 1999, l’Insee a publié un taux de chômage supérieur à 10 %, à 10,2% exactement, en France métropolitaine, c’est-à-dire sans tenir compte des départements d’Outre-mer (si on les prend en compte, la France est au-dessus de 10 % depuis… début 2012). A la fin de l’année dernière, le nombre de chômeurs a ainsi atteint 2,9 millions de personnes sans emploi, au sens des normes du Bureau international du travail (BIT), soit 0,3 point de plus qu’au trimestre précédent. Avec l’Outre-mer, le chômage a atteint 10,6%.

 

 

chansons-poèmes de  g.bessay:

Nouveau taux du Livret A : une arnaque

Nouveau taux du Livret A : une arnaque

En apparence,  le nouveau taux du livret A 1,75% au 1er février, contre 2,25%  préserve l’épargne ; mais c’est par rapport à un indice obsolète de l’INSEE qui en réalité ne correspond plus à grand-chose car la structure de la consommation a beaucoup changé avec la crise ;  en outre, nombre de dépenses sont sous-estimées ou ignorées ‘ (alimentation et énergie qui flambent  ou impôts non pris en compte)  par ailleurs les moins favorisés consacrent la totalité de leurs revenus aux dépenses contraintes ( y compris l’épargne destinée le plus souvent à payer les impôts) et l’indice ne reflète pas la hausse des prix ( loyer, énergie, alimentation, impôts etc.)., En réalité l’inflation moyenne est très supérieur aux 1.2. Le JDD, sans citer ses sources, précise que « M. Moscovici doit annoncer sa décision lundi,  ou mardi matin ».   »Une réunion au sommet a eu lieu vendredi matin entre le ministre de l’Economie et le gouverneur de la Banque de France. Pierre Moscovici et Christian Noyer n’ont pas eu de mal à trouver un consensus », a relevé le JDD, ajoutant: « Ce sera finalement 1,75%! »  Publié jeudi, le chiffre de l’inflation pour décembre (1,2% sur un an hors tabac) devrait induire une baisse du taux du Livret A de 2,25% à 1,50%, si la formule prévue par la loi est appliquée à la lettre.  Cette décision appartient au gouverneur de la Banque de France, qui peut toutefois recommander au gouvernement d’y déroger au nom de « circonstances exceptionnelles » ou de la sauvegarde du « pouvoir d’achat des épargnants ».  C’est précisément ce que souhaite le gouvernement, qui prône une baisse du taux moins marquée que celle prévue par la formule légale, selon plusieurs sources proches du dossier. D’où les tractations intenses avec Christian Noyer, qui a jusqu’au 15 janvier pour se prononcer.  L’évolution du taux du Livret A est un sujet éminemment politique, une baisse marquée étant susceptible de susciter la grogne des épargnants, dans un contexte économique déjà difficile.  Cette baisse du taux de rémunération va intervenir alors que le plafond du Livret A vient d’être relevé, en deux fois, de 50% pour le porter à 22.950 euros depuis le 1er janvier.  Une première hausse au 1er octobre, couplée à un doublement du plafond du Livret de développement durable (LDD), a provoqué un afflux record de 21,3 milliards d’euros de collecte sur ces deux produits en octobre.

BCE : taux inchangé

BCE : taux inchangé

La décision a été prise à l’unanimité et personne n’a proposé une baisse de taux jeudi, contrairement à la réunion de décembre, a souligné le président de la BCE Mario Draghi, lors de sa conférence de presse mensuelle. Ce qui a été interprété par les analystes comme un signe que la situation restera figée au cours des prochains mois.  L’unanimité a été motivée par « l’amélioration significative des conditions sur les marchés financiers » et par « une stabilisation générale de certains indicateurs de conjoncture », a expliqué M. Draghi.  Il a cité entre autres l’embellie des indices de confiance, le retour des capitaux vers la zone euro, la baisse des taux d’emprunt de certains Etats en difficulté, encore illustrée jeudi par le succès des premières émissions obligataires de l’Espagne et l’Italie.  Madrid a même pu lever davantage que le montant maximum visé de 5 milliards d’euros, avec 5,816 milliards d’euros empruntés à moyen et long termes tandis que sur le marché secondaire, où s’échange la dette déjà émise, son taux d’emprunt à 10 ans est passé sous les 5% pour la première fois depuis dix mois.  Ces progrès, à mettre notamment au bénéfice du nouveau programme de rachat de dette des Etats de la BCE (programme OMT, annoncé en septembre), sont toutefois loin d’être suffisants pour permettre à la zone euro de baisser la garde, a averti M. Draghi.   »La situation actuelle est marquée par une incertitude élevée, liée aux risques géopolitiques, au prix des matières premières et du pétrole et aux politiques gouvernementales », a-t-il notamment estimé.   »Il est trop tôt pour crier victoire », a-t-il ajouté, invitant les responsables politiques à poursuivre leurs efforts d’assainissement des finances publiques et de réformes pour améliorer leur compétitivité, et les banques à assainir leurs bilans.  La BCE s’attend toujours à ce que l’économie de la zone euro « continue de faiblir » début 2013, avant « une reprise graduelle » plus tard dans l’année, a rappelé M. Draghi.  En décembre, l’institution avait livré des prévisions pessimistes: elle s’attend à un recul du produit intérieur brut (PIB) de la région de 0,3%, contre une hausse de 0,5% pronostiquée trois mois auparavant. Une prudence qui permettra d’éviter les déceptions, estime Christian Schulz, économiste de la banque Berenberg.  Interrogé sur le niveau de chômage record en zone euro (11,8% de la population en novembre), M. Draghi a rappelé que la BCE avait pour seul mandat de maintenir l’inflation sous la barre des 2% à moyen terme et non de lutter contre ce phénomène, contrairement à la Réserve fédérale américaine.  L’objectif de stabilité des prix contribue toutefois à assurer croissance et emploi à long terme, a-t-il ajouté, tout en soulignant que les chiffres actuels montrent une composante structurelle, et pas seulement liée à la conjoncture, qui nécessite des réformes.  Le chef de file des ministres des Finances de la zone euro, le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker, s’est lui alarmé de ce phénomène jeudi, lors de son audition devant le Parlement européen.   »Nous sous-estimons d’une manière générale l’énorme tragédie du chômage, qui finalement nous écrase », a-t-il déploré, estimant que « la dimension sociale est l’enfant pauvre de l’Union économique et monétaire ».  M. Juncker, qui doit passer à la main fin janvier, a cependant loué les réussites de la zone euro en 2012, qui fut « plutôt une bonne année », alors que certains analystes et investisseurs avaient parié sur son explosion.

 

Baisse des taux des crédits immobiliers mais aussi des transactions

Baisse des  taux des crédits immobiliers mais aussi des transactions

Cette baisse concerne l’ensemble du marché aussi bien dans l’ancien, qui est passé de 3,97% en février à 3,23% en décembre, que le marché du neuf, qui a lui aussi enregistré un recul, en passant de 3,93% en février à 3,22% à la fin de l’année dernière.   »Il y a une action des banques qui permet d’éviter que la crise ne soit plus grave encore », estime Michel Mouillart, professeur d’économie à l’Université Paris-Ouest et auteur de l’étude.  En 2012, le volume de prêts accordés s’est contracté de 33,1% par rapport à l’année précédente, mais la fin de l’année a correspondu à une stabilisation à des niveaux bas plutôt qu’à une poursuite de la dégradation. En cause, les conditions plus draconiennes des banques et un marché bloqué ; Les vendeurs maintiennent des prix hauts alors que les acheteurs attendent de nouvelles baisses des prix.  Le nombre de transactions immobilières en France a lui aussi chuté, plus modérément, de 11,8% sur les 12 mois d’octobre 2011 à septembre 2012, selon l’indice Notaires-Insee le plus récent.   »Si on était dans une situation avec des taux à 5%, on serait mort », considère M. Mouillart. En décembre 2012, 95,5% des crédits accordés l’ont été a des taux de 4% ou moins.  La baisse continue du taux des crédits immobiliers a été rendue possible par la poursuite inattendue du repli des taux d’intérêt.  Souvent considéré comme la référence des taux des crédits immmobiliers, le taux de l’obligation d’Etat française à 10 ans est ainsi passé sous les 2% pour la première fois début décembre.  La baisse des taux des prêts immobiliers aurait même pu être plus spectaculaire mais a été atténuée par l’arrivée du nouveau cadre réglementaire dit Bâle III, qui renchérit le coût de financement moyen des banques.  Les établissements de crédit ne disposent donc pas d’une marge de manoeuvre significative pour abaisser encore beaucoup plus les taux de leurs prêts à l’habitat.  Or, pour M. Mouillart, le nouveau dispositif d’incitation fiscale à l’investissement locatif, baptisé « Duflot », qui remplace le « Scellier » depuis le début de l’année 2013, n’a pas convaincu les investisseurs.  Il pâtit notamment, selon lui, de l’obligation faite de louer 20% en-deçà des prix du marché qui, couplée à l’encadrement des loyers, en vigueur depuis début août 2012, induit que l’investisseur ne pourra jamais s’aligner sur le marché, même au terme du dispositif (9 ans minimum).   »Tout le monde a bien vu que le dispositif d’après n’était pas intéressant », considère M. Mouillart.  En outre, la refonte, début 2013, du PTZ+ (prêt à taux zéro), marquée par un abaissement sensible des plafonds de ressource, bride la puissance d’un des moteurs du crédit à l’habitat et de l’acquisition immobilière.  M. Mouillart prévoit, dès lors, un nouveau repli de 10% du volume de crédits immobiliers (neuf, ancien et travaux) en 2013 par rapport à 2012.

 

Livret A : relèvement du plafond avant l’abaissement des taux

Livret A : relèvement du plafond avant l’abaissement des taux

Un relèvement du plafond, le deuxième relèvement de 25%  du Livret A interviendra le 1er janvier 2013 pour le porter à 22.950 euros mais qui pourrait être suivi d’un abaissement des taux en 2013. En effet la rémunération est de 2.25% mais l’inflation ne dépassera pas 2%. Le gouvernement acculé financièrement a déjà pensé à cette diminution des taux mais l’a vite démenti  en attendant une période plus favorable. , cela en dépit des affirmations actuelles u  ministre de l’Economie et des Finances Pierre Moscovici lors d’une communication mercredi en Conseil des ministres.   »Le ministre de l’Economie et des Finances a indiqué que le plafond du Livret A, conformément aux engagements du gouvernement, fera l’objet d’un deuxième relèvement de 25% pour être porté à 22.950 euros au 1er janvier 2013″, a rapporté la porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem lors du compte rendu du Conseil.  Ce plafond, c’est-à-dire le montant maximal de dépôt sur un livret A, avait déjà été augmenté de 25% début octobre, passant alors de 15.300 euros à 19.125 euros.  Cette deuxième augmentation, « sera suivie dans les prochaines semaines d’une réforme des paramètres de l’épargne réglementée qui doit permettre de financer les organismes HLM et les collectivités locales à un coût raisonnable, tout en garantissant le pouvoir d’achat de l’épargne populaire », précise le compte-rendu du Conseil des ministres.  Pendant sa campagne M. Hollande avait promis un doublement du plafond du Livret A pour financer le logement social. Mais la réforme, annoncée pour le mois de juillet 2012, avait été reportée.  Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault avait alors précisé que le doublement promis serait en réalité réalisé « en fonction des besoins » sur la durée du quinquennat. Le taux du Livret A, actuellement de 2,25%, est quant à lui réajusté chaque année au 1er février et au 1er août.

 

Manipulation des taux du Libor : 1 milliard d’amende pour UBS

Manipulation des taux du Libor : 1 milliard d’amende pour UBS

Amende considérable pour la manipulation des taux sur le Libor ; qui pourrait aussi avoir des conséquences sur les mêmes manipulations de l’Euribor. Une semaine après HSBC, c’est au tour d’UBS de régler la note pour son implication du scandale du Libor. Et elle est salée. La facture atteint 1,4 milliard de francs suisses pour la banque helvétique, soit un peu plus d’un milliard d’euros. Le géant britannique, lui, avait écopé d’une amende record de 1,9 milliard de dollars (1,4 milliard d’euros). A l’ouverture de la Bourse de Zurich, le titre UBS a reculé de 0,6% mais a rapidement réduit sa perte à 0,26% à 15,21 francs suisses dans un marché en hausse de 0,22%. Ces deux importantes sanctions marquent un tournant dans cette affaire. Jusque-là, le régulateur était réticent à sanctionner durement les banques, de peur que leur activité ne soit trop pénalisée. Ainsi, en juin, la banque britannique Barclays n’avait écopé «que» de 450 millions de dollars (360 millions d’euros) d’amende pour la même affaire. Dans le détail, UBS versera 1,2 milliard de dollars au département de la Justice et à la Commodity Futures Trading Commission (CTFC) des Etats-Unis, 160 millions de livres à la Financial Services Authority (FSA) britannique et 59 millions de francs suisses, à partir de son bénéfice estimé, au régulateur suisse Finma. En conséquence, UBS a fait savoir qu’elle enregistrera une perte nette record au quatrième trimestre comprise entre «deux et 2,5 milliards de francs suisses» (environ deux milliards d’euros). Mais le groupe bancaire table pour l’exercice annuel sur un bénéfice imposable de 2,5 à 3 milliards de francs.  Le scandale du Libor implique des banques françaises et étrangères qui se sont entendues sur des taux définissant les conditions dans lesquelles les banques se prêtent de l’argent entre elles mais qui sert également de référence à de nombreux produits financiers. Les variations infimes de ces taux, calculés à partir des informations quotidiennes données par les banquiers, impliquent pour certains établissements des millions de bénéfices mais aussi, en contrepartie, des millions de pertes pour d’autres. Toute manipulation de ces taux, lorsqu’elle est révélée, peut ainsi être synonyme de procès multiples au civil.  Dans un communiqué, les dirigeants ont admis une fraude de la part de «certains de leurs collaborateurs» dont ils jugé le comportement «inacceptable». «Aucun bénéfice financier ne saurait primer sur la réputation de notre groupe, et nous sommes fermement décidés à mener nos activités en toute intégrité», affirme Sergio Ermotti, CEO d’UBS. Et le PDG du groupe, Axel Weber d’ajouter: «Notre crédibilité auprès des clients, des investisseurs et des collaborateurs est primordiale. Nous devons donc continuer à renforcer les activités de la banque, sa culture d’entreprise et sa sensibilisation au risque».

 

Baisse du taux du livret A

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Baisse du  taux du livret A

Après avoir attiré l’épargne vers le Vert A en déplafonnant les montants, le gouvernement va baisser les taux. Une opération à double détente, on attire d’abord, on assomme ensuite puisqu’il n’est même pas certain que le nouveau intègre la totalité de l’inflation. Le taux du livret A, placement privilégié des Français, devrait baisser de 2,25% à 2% le 1er février 2013, selon Les Echos à paraître mercredi. « Selon l’intensité de l’inflation hors tabac, il devrait passer de 2,25% à 2%, voire 1,75% », précise le quotidien économique.  La collecte du Livret A et du Livret de développement durable (LDD) a explosé en octobre à la faveur du relèvement des plafonds de ces deux produits d’épargne défiscalisés intervenu le 1er octobre. Le plafond du livret A a été relevé de 25% à 19.125 euros, avant une autre hausse de 25% prévue en principe avant la fin de l’année.

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