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Suites vote grec : retrait des obligations et montée des taux

Suites  vote grec : retrait des obligations et montée des taux

 

Il ya encore beaucoup d’inconnu concernant la suite du vote grec, pour autant on assiste déjà à un net retrait des fonds investis en obligations, la seconde étape devrait être la remontée des taux. Pas forcément uen bonne nouvelle pour l’économie européenne. Les fonds investis en obligations ont en effet subi en juin leur plus forte décollecte sur un mois depuis juillet 2013, selon une étude hebdomadaire de Bank of America Merrill Lynch Global Research publiée jeudi.  Les fonds obligataires, toutes catégories confondues, ont subi des retraits nets de 6,1 milliards de dollars sur les quatre jours au 1er juillet, une période écourtée d’un jour par rapport aux publications habituelles en raison de la fermeture des marchés américains vendredi. Les fonds spécialisés sur les obligations souveraines ont enregistré une dixième semaine consécutive de décollecte, avec 2,3 milliards de dollars de rachats nets, la plus longue période de sorties nettes depuis mars 2009, selon cette étude qui reprend des données d’EPFR Global, une société de recherches spécialisée dans le suivi des flux de souscription des grandes sociétés de gestion internationales.  Les fonds investis en obligations à haut rendement ont accusé une quatrième semaine consécutive de sorties nettes, pour un montant de 2,9 milliards de dollars. Les fonds en obligations de catégorie « investissement » ont bénéficié de 300 millions de dollars d’entrées nettes qui ont interrompu deux semaines consécutives de décollecte. Les fonds actions ont subi 400 millions de dollars de dégagements, les fonds spécialisés sur les valeurs américaines subissant 5,9 milliards de rachats nets que n’ont pas compensé les entrées nettes sur les fonds actions européennes (+1,7 milliard), émergentes (+4,4 milliards) et japonaises (+600

millions).

 

Souscriptions(+)/Rachats(-) nets par grandes catégories de fonds

(en milliards de dollars):

 

Semaine au 01/07         2015

Actions               -0,4                +3,13

Obligataires          -6,1              +104,91

Monétaires           -13,57             -111,16

Matières premières      -                 +7,21

Sources : BAML, Global Investment Strategy, EPFR Global

 

Les taux d’intérêt sont trop bas , ( BRI)

Les taux d’intérêt sont trop bas , ( BRI)

Devant la complexité de la crise chacun y va de sa petite analyse sectorielle. Cette fois c’est celle de la banque des règlements internationaux qui estime que les taux d’intérêts sont trop bas. Pourquoi ? il n’en savent  sans doute rien puisque -pour l’instant tout au moins-l’ inflation n’est plus que sage. Tendanciellement ces taux devraient bien sûr monter puisqu’ils sosnt au plancher mais il n’y pas de religion des taux. Ces taux doivent juste refléter l’inflation et e ce qui est nécessaire à la rémunération des capitaux prêtés. Si les taux sosnt bas c’est précisément pour tenter de remédier à ‘l’instabilité économique ( des Etats Unis d’abord, de l’Europe ensuite, de la Chine récemment).  Les taux d’intérêt sont trop bas à l’échelle mondiale et posent un problème de plus en plus important pour la stabilité économique et financière, prévient pourtant  la Banque des Règlements internationaux (BRI) dans son 85e rapport annuel publié dimanche. L’institution, souvent présentée comme la banque centrale des banques centrales, estime en conséquence que la normalisation des politiques monétaires devrait intervenir rapidement et souligne que la croissance mondiale est inégale, que les niveaux d’endettement sont élevés et en augmentation. Elle relève que l’explosion de la croissance du crédit montre que les déséquilibres financiers s’accumulent à nouveau. Pour la BRI, le principal facteur d’instabilité est à rechercher dans les politiques de taux d’intérêt « excessivement bas » mises en œuvre en réponse à la crise financière mondiale de 2008-2009 et aux craintes de déflation alimentées par la forte chute des cours du pétrole dans la seconde partie de l’année dernière. Le maintien des taux d’intérêt à ces niveaux historiquement très bas menace d’infliger de « graves dégâts » au système financier ( Mons de rémunération ? ndlr) et d’exacerber la volatilité sur les marchés tout en limitant les marges de manœuvre des responsables économiques lors de la prochaine récession. « La prise de risque sur les marchés financiers dure depuis trop longtemps. Et l’illusion que les marchés demeureront liquides dans des situations de stress est trop répandue », avertit la BRI. « La probabilité de turbulences va encore s’accroître si les conditions extraordinaires actuelles sont prolongées. Plus on tend un élastique, plus il se contracte violemment. » Claudio Borio, directeur du département monétaire et économique de la BRI a résumé l’état de l’économie et du système financier mondial en le caractérisant comme un environnement d’excès d’endettement, d’insuffisance de croissance et de taux d’intérêt trop bas.

 

Immobilier :la remontée des taux

Immobilier :la remontée des taux

 

Pour l’instant la remontée est faible mais cependant progressive. Elle est surtout la conséquence de l’ environnement économique, des anticipation sur le relèvement prochain de la FED aussi des inquiétudes concernant la Grèce avec ou sans accord ( il faudra bien soit une  restructuration ou pire un défaut) . La  hausse ne sera pas cependant très forte  tant que la FED n’aura pas remonté ses taux ce qui pourrait se produire vers septembre ou au plus tard vers la fin de l’année. Les taux européens suivront.  Il faut dire que la baisse des taux dans l’immobilier était historique. Selon l’observatoire CSA/crédit logement, en mai, on empruntait à 2 % en moyenne pour un crédit immobilier. La société Artémis Courtage a répertorié quatre banques, dont  LCL et la Société Générale, qui ont relevé leurs taux.  Cela reste léger : entre 0,1 et 0,25 point d’augmentation  Ainsi, au Crédit foncier, on pense que les taux vont remonter dans les prochains mois parce que leur évolution est en partie liée à celle des obligations émises par la France. Les taux de ces emprunts d’état à long terme (10 ans) servent de référence et progressent sensiblement en ce moment, notamment sous l’effet de l’inquiétude liée à la Grèce. Si jamais cette hausse se poursuit, ce ne sera pas de bon augure pour les particuliers qui veulent emprunter. Chez Artémis, on s’attend à ce que d’autres établissements fassent de même dans les prochains jours. Ce serait donc une sorte de « fin de la récréation » après un an et demi de baisse quasi-continue. Rappelons d’abord que ces derniers mois, les taux d’emprunt étaient descendus très bas. Du jamais vu depuis 1945.  Et pour mieux comprendre ce que cela représente, une récente étude du Crédit Foncier fait la comparaison entre aujourd’hui et  2008. Avec la même mensualité, quelqu’un qui s’endette sur 20 ans peut emprunter 20 à 25 % de plus, même si l’on précise que les taux d’intérêt ne font pas tout ; encore faut-il avoir les moyens d’acheter un logement, avec un revenu suffisant et bien souvent un apport. Or c’est la principale raison de l’atonie du marché.

FED : hausse des taux en septembre ? mauvaise nouvelle pour l’Europe

FED : hausse des taux en septembre ? mauvaise nouvelle pour l’Europe

 

On se souvient que le FED avait décidé de maintenir ses taux très bas tant que la situation ne s’améliorerait pas sur le front de l’emploi. Or d’après les bons résultats de mai, il semble de plus en plus probable que ces taux seront relevés dès septembre puis vers décembre. Certes la croissance ‘est un peu tassée mais elle demeure sur une projection autour de 2.5% et de ce point de vue l’emploi devrait suivre. Ce qui est important ce n’est pas seulement le niveau des nouveaux taux qui pourrait être décidé par la FED mais la dynamique que cela pourraiat engager dans le monde entier. Notamment en Europe. Une remontée des taux serait une  très mauvaise nouvelle pour la croissance en Europe, pour les déficits aussi . Ce pourrait aussi être l’ occasion du choc sur les actions avec des prisse de bénéfices massives. Les principales banques de Wall Street s’attendent à ce que la Réserve fédérale américaine annonce donc en septembre un premier relèvement de ses taux d’intérêt et à ce qu’elle en décide un deuxième avant la fin de l’année, montre une enquête réalisée vendredi après les derniers chiffres du marché de l’emploi. Quatorze des 16 spécialistes en valeurs du Trésor (SVT) qui ont répondu aux questions de Reuters ont dit s’attendre à ce que la Fed entame en septembre le resserrement de sa politique monétaire. Les futures de taux à court terme, qui permettent de mesurer l’évolution des anticipations des investisseurs en matière de taux d’intérêt, suggèrent eux aussi une hausse en septembre ou en octobre, et non plus en décembre ou début 2016 comme c’était le cas avant vendredi. L’économie américaine a créé 280.000 postes en mai selon les chiffres annoncés par le département du Travail, un chiffre supérieur aux attentes, et le salaire horaire moyen a augmenté de 0,3%, plus qu’anticipé. Les rendements des obligations d’Etat américaines ont augmenté après ces chiffres, le rendement à deux ans atteignant son plus haut niveau depuis quatre ans à 0,752%, signe que les investisseurs anticipent une action prochaine de la Fed sur les taux. « Les créations d’emploi de mai confortent à plein l’hypothèse selon laquelle la faiblesse du premier trimestre est due principalement à des facteurs temporaires, dont la probabilité a de nouveau augmenté », explique Paul Mortimer-Lee, chef économiste Amérique du Nord de BNP Paribas. La probabilité estimée par les participants à l’enquête d’une hausse des taux en septembre a atteint 63,5%, contre 55% dans l’enquête équivalente le mois dernier. Les futures, eux, suggèrent une probabilité estimée de 51% d’une hausse de taux en octobre.

 

 

Etats-Unis : nouveaux taux… ..pas trop tôt !

Etats-Unis : nouveaux taux… ..pas trop tôt !

 

Comme il fallait s’y attendre les marchés après s’être naïvement satisfaits des propos de la présidente de la FED à propos de la remontée des taux s’interrogent désormais. Ils avaient été  rassurés, ils ne le sosnt plus et se demandent  si la remontée n’aura pas lieu dans les mois qui viennent ( vers septembre). En fait la président de la FED n’en sait strictement rien c’est pourquoi ses propos étaient aussi ambigus car la situation internationale se caractérise par une  grande fragilité économique ( avec notamment de forts mouvements de yo-yo). Une  remontée des taux, une  réévaluation du dollar seraient dangereuses pour l’économie américaine. Il est plus vraisemblable que cette remontée des taux n’aura pas lieu en 2015.. Le présidente de la Fed Janet Yellen a dit vendredi qu’il y aurait sans doute un relèvement des taux d’intérêt cette année, la banque centrale amorçant ainsi un cycle de durcissement monétaire par étapes avec une première hausse des taux dépendant du panorama économique révélé par les statistiques.  La plupart des économistes voient une remontée des taux en septembre, et ce n’est pas le discours de Yellen qui risque de les détromper, mais les traders des marchés de futures s’en tiennent eux à décembre au vu d’indicateurs économiques mitigés ces derniers temps. « A mon avis, le message est celui-ci: ‘Si les choses restent en l’état encore quelques mois, les taux seront remontés’; c’est sans doute la manière correcte de voir les choses », observe Stephen Massocca (Wedbush Equity Management).problème c’est que les choses risuent de ne pas rester en l’état au plan international !

Relèvement des taux cette année ? ( FED)

Relèvement des taux cette année ? ( FED)

En fait la FED ne sait pas si elle va remonter ses taux cette année comme c’était prévu avec le redressement économique. Les incertitudes demeurent sur la fermeté de la reprise surtout au plan international. Du coup le relèvement des taux qui était conditionné précédemment à l’ amélioration du chômage est désormais soumis à l’amélioration économique globale comme si des doutes naissaient sur la solidité de l’activité. En fait ces taux, en l’état de la conjoncture, pourraient ne pas être relevés avant la fin 2015, ce qui par parenthèse constituerait aussi une bonne nouvelle pour l’Europe dont les taux longs commençaient à remonter légèrement. La présidente de la Réserve fédérale Janet Yellen s’attend plus que jamais à un relèvement des taux d’intérêt cette année, l’économie américaine étant mûre pour un rebond après son accès de faiblesse du premier trimestre, cependant que la conjoncture économique s’éclaircit tant localement qu’à l’extérieur. Dans un discours prononcé à la Chambre de commerce de Providence, dans l’Etat de Rhode Island, elle ajoute s’attendre à une amélioration des indicateurs économiques après un ralentissement du à des « facteurs transitoires » et imputable pour partie à un « bruit statistique ». Tout en expliquant que les perspectives économiques restent très incertaines, et évoquant également une inflation qui ne parvient pas à se redresser, Janet Yellen observe que reporter le resserrement de la politique monétaire jusqu’à ce que l’emploi et l’inflation atteignent les objectifs que s’est fixés la banque centrale reviendrait à prendre le risque d’une surchauffe économique. « Pour cette raison, si l’économie continue de s’améliorer comme je le prévois, je pense qu’il sera approprié à un moment donné cette année de faire le premier pas en relevant l’objectif du taux des fonds fédéraux », amorçant ainsi la normalisation de la politique monétaire, dit-elle. Dans un discours remontant à mars, Yellen laissait entendre que la Fed relèverait sans doute les taux cette année, tout en précisant que l’institut d’émission pourrait être amené à temporiser si l’inflation et les revalorisations salariales n’évoluaient pas suivant ses prévisions. Son discours paraissait plus assuré vendredi, elle-même et d’autres responsables de la Fed s’employant dans les faits à rapprocher les vues de cette dernière et celles du marché.  La plupart des économistes voient une remontée des taux en septembre mais les traders des marchés de futures s’en tiennent eux à décembre.  A la veille d’un week-end de trois jours aux Etats-Unis, les rendements des Treasuries ont monté après les déclarations de Yellen, tandis que les futures de taux courts ont aggravé leurs pertes et que Wall Street n’a guère réagi, terminant sur de faibles pertes.

 

Vers une remontée des taux ?

Vers une remontée des taux ?

 

En économie rien n’est jamais certain mais il semble bien qu’on s’oriente doucement vers une remontée d’abord des taux longs, puis des taux courts. C’est à la fois uen bonne et une mauvaise nouvelle. Mauvaise nouvelle car la remontée signifie un renchérissement du crédit. Bonne nouvelle car cela est cohérent avec la petite reprise en Europe. Certes les Etats eux emprunteront aussi plus cher mais cela sera compensé par les fruits de la croissance. Cette remontée aura des conséquences sur le marché des actions. Jusque là les obligations étaient délaissées du fait del’  insignifiance des rendements, on pourraiat donc assister à des prises de bénéfices sur le marché des actions ( dont les cours étaient de toute manière surévalués par rapport à l’économie réelle). . Les rendements obligataires se sont en effet très sensiblement tendus: +0,47 % en un mois pour le 10 ans allemand (qui s’établit à 0,66%) , + 0,43 % pour l’OAT français à 10 ans (qui dégage un rendement de 0,91%). On notera que le mouvement est général (les emprunts d’Etat américain évoluent en parallèle). Du coté européen, c’est un bon signe puisque cela signifie qu’on est en train d’en finir avec les craintes de déflation et que les anticipations de croissance se développent. D’un point de vue strictement technique, les phases des débuts d’injections de liquidités par les banques centrales se traduisent par une tension sur les taux: les investisseurs qui ont anticipé sur la nouvelle prennent des profits. Mais les taux restent cependant à des niveaux très bas. Il est clair qua la masse de liquidités distribués par les banques centrales se traduira à terme inévitablement par une hausse des taux pour se prémunir notamment contre les risques d’inflation qui, eux aussi vont monter. Il n’ y aura cependant pas de choc brutal car la reprise économique est encore trop timide et les banques centrales vont réguler finement leurs politiques accommandantes pour ne pas tuer cette croissance dans l’œuf. En clair elle vont continuer leur politique de liquidités tant que inflation et la croissance ne seront nettement repartis à la hausse.

Etats-Unis : pas de relèvement des taux avant septembre

Etats-Unis : pas de relèvement des taux avant septembre

Du fait d’une part du ralentissement de la croissance et du moindre rythme de création d’emploi, il est probable que le FED ne relèvera pas ses taux d’ici septembre voire au-delà. Ce qui constitue une bonne nouvelle pour l’Europe qui n’aura pas pendant ce temps là à subir la contagion des taux. La Réserve fédérale a souligné mercredi la faiblesse de l’économie américaine et du marché du travail aux Etats-Unis, qui contrecarre son projet de relèvement des taux d’intérêt d’ici la fin de l’année. Dans le communiqué publié à l’issue d’une réunion de deux jours de son comité de politique monétaire, la Fed semble indiquer qu’elle adopte désormais une approche au cas par cas l’amenant à décider à chacune de ses réunions s’il est opportun ou non de relever les taux pour la première fois depuis juin 2006. Par son jugement sur l’état de l’économie américaine, la banque centrale laisse toutefois entendre qu’elle ne lancera pas son tour de vis monétaire avant au moins septembre. « Le comité anticipe qu’il sera opportun de relever l’objectif de taux fédéraux lorsqu’il aura constaté une amélioration supplémentaire du marché du travail et qu’il sera raisonnablement confiant dans le fait que l’inflation reviendra vers son objectif de 2% sur le moyen terme », écrit le comité de politique monétaire de la Fed, qui a été unanime. Contrairement au communiqué consécutif à sa réunion du mois de mars, il n’exclut pas formellement une hausse des taux lors de sa prochaine réunion. Même si cela rend théoriquement possible une telle initiative en juin, les récentes statistiques sur l’économie américaine ne plaident pas pour ce scénario. Le produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis a augmenté de 0,2% seulement en rythme annualisé selon la première estimation publiée mercredi par le département du Commerce, après une hausse de 2,2% sur les trois derniers mois de l’an dernier. Il s’agit du chiffre le plus faible enregistré depuis un an.

Un prêt à taux négatif en Suisse, pourquoi ?

Un prêt à taux négatif en Suisse, pourquoi ?

 

Bizarre de prêter de l’argent à taux négatif. Pourtant c’est ce qui s’est passé en Suisse.. Cette semaine, l’État confédéral suisse a emprunté de l’argent à -0,05%. En fait c’est parce qu’on spécule sur la valeur des monnaies (exemple la baisse de l’euro) , sur la solvabilité des Etats et sur la fragilité des banques ( le cash n’y est pas nécessairement aussi bien protégé en cas de krach)  Un investisseur qui a prêté à ce pays 1.000 francs suisses va en perdre 5. Et entre-temps, il n’aura pas touché un fifrelin en intérêt. On a l’habitude de dire : « Qui paie ses dettes s’enrichit ». Aujourd’hui, c’est le contraire : « Qui s’endette s’enrichit ». C’est au moins le cas des Suisses. Il faut ajouter que les prêteurs se sont littéralement bousculés pour prêter à la Suisse dans ces conditions baroques. Pourquoi se sont-ils fait berner par Berne ? D’abord parce ce que la Suisse est l’État le plus solide du monde aux yeux des investisseurs. Sa réputation de bonne gestion est telle que le risque de faillite est le plus faible du monde. Ensuite, si les investisseurs sont suisses, ils gagnent quand même un peu d’argent : l’inflation dans les alpages est encore plus négative que les taux d’intérêt (à -0,9%). S’ils sont étrangers, ils spéculent sur une appréciation du franc suisse, la monnaie la plus forte du monde. Certes ils vont perdre un peu en francs ; mais lorsqu’ils convertiront leurs avoirs en dollars ou en euros dans dix ans, ils auront toute chance d’avoir gagné quand même. Si on veut investir dans la dette d’État, il n’y a plus guère de forte rémunération. L’Allemagne s’endette, par exemple, à 0,16% par an sur dix ans. Les Pays-Bas, c’est à 0,31% ; le Japon, 0,35%. On n’a jamais vu ça !

Bientôt des taux négatifs sur les dépôts en banque ?

Bientôt des taux négatifs sur les dépôts  en banque ?

 

D’après les Echos des banques prépareraient discrètement à appliquer des taux négatifs sur les dépôts des clients. Cela sous le prétexte que l’inflation est inexistante, que l’argent des dépôts qu’elles  gèrent  leur coute donc de l’argent et quelle entendent  se rémunérer ( en plus des frais de banques) en appliquant un taux négatif. En clair, on place de l’argent sur un compte courant et la banque retire 1 ou 2%.  Pour l’instant les banques affirment que cela ne viserait que les déposants institutionnelles ( les gros organismes) mais connaissant la créativité des banques en matière de frais  bancaires, la mesure pourraiat s’appliquer aussi aux particuliers. Des banques qui pourtant jouent déjà avec les dépôts d’une part pour renforcer leur fonds propose mais  pour spéculer puisque malheureusement la fonction de crédit se réduit de plus en plus ( les grandes entreprises empruntent directement sur les marchés financiers et on prête de moins en moins aux petites et moyennes entreprise, comme aux particuliers°. Ce qui paraissait impensable hier ne l’est donc plus tout à fait dans l’environnement financier d’aujourd’hui. Cette évolution est en fait la conséquence, somme toute logique, d’une mesure choc prise en juin par la Banque centrale européenne. La BCE a été la première des grandes institutions monétaires à faire descendre ses propres taux de dépôts en dessous de zéro (ils sont fixés à – 0,2 % depuis septembre). Son idée est simple : dans une économie paralysée par le manque de confiance, il faut tout faire pour empêcher les agents économiques (banques, PME, ménages) de thésauriser leurs liquidités, tout faire pour les empêcher de garnir leurs bas de laine, tout faire pour les inciter à prendre plus de risques, pour relancer les crédits et dynamiser ainsi l’activité. . C’est surtout la clientèle institutionnelle, c’est-à-dire les sociétés dotées de très gros comptes, en particulier les organismes de placement collectif, qui en font les frais. D’autres établissements avaient d’ailleurs précédé les banques françaises, en Suisse ou en Allemagne. Et puis il existe de puissantes cordes de rappel pour limiter cette forme de « taxe sur la monnaie », aussi bien commerciales que réglementaires. Hors de question, a priori, de viser les particuliers mais tout dépendra aussi de l’ampleur de la déflation. . Dans un paysage bancaire soumis à une rude concurrence, ce serait sans doute suicidaire. Ou cela voudrait dire, alors, que l’on est entré dans un tout autre monde financier, encore plus déflationniste, imprévisible et déraisonnable.

FED : pas de remontée des taux avant le fin de l’année

FED  : pas de remontée des taux avant le fin de l’année

 

 

Il n’y aura sans doute pas de remontée des taux avant la fin de l’année. Ce qu’ laisse entendre la FED un peu inquiète des prévisions économiques ( révisées en baisse) et de la remontée du dollar. Il ya aussi les incertitudes sur la croissance internationale qui fait des mouvements de yo-yo mais tendanciellement orientée vers le tassement y compris en Chine, l’usine du monde. Du coup un relèvement rapide des taux serait de nature à déstabiliser le rythme dévolution  Etats-Unis.  Ce nouveau discours de la FED  est plus en phase avec les anticipations du marché des futures de taux, sceptique depuis longtemps déjà sur l’éventualité d’une hausse de taux dès juin.   »Il y avait une déconnexion entre la Fed et les marchés mais désormais, la Fed s’est alignée un peu plus sur les marchés », a commenté John Derrick, directeur de la recherche d’U.S. Global Investors.  A Wall Street, l’indice Standard & Poor’s 500 a fini la journée en hausse de 1,22% tandis que les rendements obligataires piquaient du nez, ramenant le rendement à dix ans à son plus bas niveau depuis près de trois semaines tandis que le rendement à deux ans, le plus sensible aux anticipations des marchés en matière de politique monétaire, subissait sa plus forte baisse depuis six ans. La réaction des marchés tranche ainsi avec celle observée en 2013 lorsque Ben Bernanke, le président de la Fed à l’époque, avait surpris les investisseurs en indiquant que la banque centrale était prête à réduire progressivement son soutien à l’économie, un « tapering » alors mal reçu.  Désormais, les traders sont une majorité (58%) à prévoir une première hausse de taux en octobre, la proportion de ceux attendant un relèvement en septembre ayant chuté mercredi de 61% à 38% selon CME FedWatch. La prévision médiane de la Fed pour le taux des fonds fédéraux fin 2015 n’est plus que de 0,625%, soit un demi-point de moins qu’en décembre. Ses prévisions de croissance ont aussi été revues en baisse. Dans ces conditions, l’évolution prochaine des actions et des obligations est délicate à prédire.

 

Chine : taux de croissance en baisse

Chine : taux de croissance en baisse

 

Exportations atones, crise du bâtiment, tassement de la demande interne  endettement des collectivités locales, du coup la Chine  revoit sa croissance pour 2015 à la baisse. . Pékin a annoncé jeudi avoir réduit son objectif de croissance annuelle à « environ 7% » pour 2015, sur fond de dégradation de la conjoncture et des efforts de rééquilibrage économique des autorités. Un taux en apparence quand même satisfaisant mais qui est le plus bas depuis 25 ans et qu’il faut rapporter à la population. L’environnement déflationniste témoigne aussi de la baisse de la demande interne des ménages. Pas vraiment un bon indicateur pour la croyance mondiale quand la croissance de l’usine du monde se grippe ainsi.  Le gouvernement a également abaissé à « environ 3% », contre 3,5% l’an dernier, son niveau-cible d’inflation pour 2015. De fait, la Chine est confrontée à d’intenses pressions déflationnistes, nourries par une demande intérieure en berne et un affaiblissement des exportations : la hausse des prix à la consommation s’est établie à 0,8% sur un an en janvier, plongeant sous 1% pour la première fois depuis cinq ans. L’abaissement de l’objectif officiel de croissance économique à « environ 7% » était largement anticipé par les experts, alors que le géant asiatique connaît depuis deux ans un ralentissement brutal de son activité.  »Au cours de l’année passée, l’environnement économique intérieur et la conjoncture internationale ont été difficiles et compliqués ». « Le chemin de la reprise économique mondiale a été semé d’embûches et irrégulier, les principales économies (du monde) ont enregistré des performances très diverses », relève encore le Premier ministre chinois. Mais les défis domestiques pèsent également largement. En particulier, deux moteurs traditionnels du PIB chinois ne cessent de s’essouffler: le marché immobilier et le secteur de la construction sont à la peine, retombant après des années de surchauffe, et les exportations restent plombées par la morosité du contexte international.

 

Livret A: un taux à 1%, c’est trop ! ( Noyer, BdF)

Livret A: un taux à 1%, c’est trop ! ( Noyer, BdF)

Il n’a pas honte Christian Noyer de considérer que le taux de 1% du livret A est irresponsable. Pour lui 0.25% serait souhaitable. C’est évidemment faire l’impasse sur la sociologie des épargnants de  la caisse d’épargne et sur l’évolution réelle de inflation. Il est clair que les épargnants de la caisse d’épargne  en général ne sont ni riches ni des spéculateurs. Plutôt des français moyens qui mettent un peu d’argent de coté pour faire face aux échéances. Ce n’est pas avec un taux de1% qu’on fait fortune ? d’autant que l’ inflation est sous estimée ; en effet il y une  déformation de la structure de consommation dans les couches moyennes et modestes car les dépenses contraintes ne cessent de croitre alors que les dépenses ajustables stagnent ou diminuent. En théorie l’inflation stagne voire recule mais en pratique ,elle augmente pour les budgets qui consacrent la plus grande partie de leurs revenus aux dépenses contraintes. C’est le cas de nombre de petits épargnants. Du coup  la rémunération de la caisse d’épargne est assez fictive témoin le fait que la collecte ne cesse de régresser. Pour deux raisons, la première parce qu’il est de plus en plus difficile d’épargner, la seconde c’est qu’actuellement les rémunérations sont tellement faibles qu’il vaut mieux laisser l’argent sur les comptes courants. . Contrairement à ce que pense Monsieur Noyer la politique monétaire ne suffira à relancer la croissance il faut l’accompagner de politiques économiques, de réforme structurelles , de soutien à la consommation et aux investissements. Exemple dans l’immobilier où les taux sont historiquement bas mais ce qui ne permet pas de solvabiliser les candidats à l’accession.   Le gouverneur de la Banque de France en remet une couche. Christian Noyer a estimé, ce mardi 17 février, que le niveau actuel de la rémunération du Livret A empêchait la baisse des taux « de toute une série de crédits ».  Le taux de ce produit d’épargne a été maintenu par le gouvernement à son plus bas historique de 1% début février, alors que sa formule de calcul aurait dû le faire mécaniquement tomber à 0,25%. Christian Noyer avait lui proposé de le ramener à 0,75%.   »On peut discuter pour savoir si c’est 0,75% ou 0,5% l’idéal mais j’ai regretté la décision qui a été prise et qui me paraît empêcher toute évolution à la baisse des taux de toute une série de crédits et par conséquent être un obstacle à la transmission de la politique monétaire de la Banque centrale européenne », a souligné le gouverneur de la Banque de France devant la commission des Finances de l’Assemblée nationale.  Ce n’est pas la première fois que Christian Noyer hausse le ton sur le sujet. Il avait déjà, mi-janvier, déclaré qu’un taux de 1% serait « irresponsable« . Début février, lors des Matins HEC-Challenges, il avait souligné que « maintenir la rémunération à 1% » constituait, selon lui, « une erreur grave, compte tenu de la faiblesse actuelle de l’inflation ». Et il avait ajouté: « cette décision va aussi, ce qui me semble très grave, à l’encontre de la politique monétaire de la Banque centrale européenne, qui fait justement son maximum pour ramener les taux d’intérêt à leur niveau le plus bas possible dans la zone euro, afin de relancer la croissance. »   Les sommes déposées sur le Livret A servent à financer divers secteurs dont le logement social. Un taux plus bas permet donc à la Caisse des dépôts, qui centralise 65% de l’épargne de ce livret, d’octroyer des prêts moins onéreux, aux organismes HLM par exemple.  En matière de fixation du taux du Livret A, le gouverneur de la Banque de France a le premier la parole. Soit il applique la formule -qui repose pour l’essentiel sur le niveau de l’inflation- et le taux théorique entre automatiquement en vigueur. Soit il choisit d’y déroger et, dans ce cas, sa recommandation peut ou non être suivie par le ministre des Finances, qui a le dernier mot. « Économiquement, le bon niveau, ce serait de laisser jouer la formule qui le mettrait à 0,25% », a expliqué le gouverneur de la Banque de France.

 

La crise grecque fait baisser les taux français

La crise grecque fait baisser les taux français

Dans l’immédiat les événements politiques en Grèce provoquent des conséquences positives pour la France et l’Allemagne. En effet l’instabilité politique grecque fait craindre une éventuelle modification des  conditions d’aide financière à la Grèce. En clair comme cela  est déjà arrivé dans le passé certains créanciers craignent de devoir renégocier à leurs dépens cette dette. D’où  le repli des investisseurs sur les dettes des pays plus surs comme l’Allemagne évidemment mais aussi comme  la France. Certes un pays certes très endettés mais on ne doute pas des capacités de remboursement. Du coup les taux d’emprunt  à 10 ans de l’Allemagne et de la France ont de nouveau atteint des plus bas historiques lundi, les investisseurs plébiscitant ces valeurs sûres après l’échec du candidat du gouvernement à la présidentielle en Grèce.  Peu avant 14H30, le taux d’emprunt allemand à dix ans est descendu à 0,554% sur le marché secondaire où s’échange la dette déjà émise, contre 0,589% à sa dernière clôture. Celui de la France est tombé à 0,841% (contre 0,857%).J’accepte de recevoir la newsletter quotidienne du Figaro.fr

Prêt Immobilier : la fin des taux fixes ?

Prêt Immobilier : la fin des taux fixes ?

Le comité de Bâle qui représente en fait les intérêts des banques (noyauté par les anglo-saxons)  souhaite faire disparaitre les prêts à taux fixes dans  l’ immobilier. Un souhait qui s’appuie  sur le fait que les taux n’ont jamais auusi bas (autour de 3%°). , qu’ils vont nécessairement remonter et qu’il est souhaitable que le différentiel soit supporté par le client  et plus par les banques (qui pourtant peuvent se couvrir et faire supporter ce coût).  Or ce système déstabiliserait le marché immobilier en France qui connaît déjà assez de difficultés ; En France  9 prêts immobiliers sur 10 sont à taux fixe. Pour les français, c’est rassurant car cela assure une visibilité sur les charges à payer. Avec une augmentation forte à la hausse nombre de ménages pourraient ne plus être e capacité de rembourser leurs prêts ; Résultat, le Comité de Bâle qui est l’organisme international qui défend les banques veut changer les règles et faire disparaître les prêts à taux fixes. Le Comité est persuadé que les taux vont remonter et il souhaite que la hausse soit supportée par les particuliers plutôt que par les banques ! Il devrait faire cette recommandation début 2015. Pour les établissements français, ce serait une catastrophe car cela risquerait de bloquer complètement un marché immobilier déjà bien affaibli par le manque de confiance général.

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