Archive pour le Tag 'Taubira'

Macron: Taubira…..aussi !

Macron:  Taubira…..aussi !

 

 

Dans une tribune au « Monde », l’ancienne garde des sceaux estime que, si la tentation de l’abstention peut exister pour le second tour de l’élection présidentielle, il est néanmoins nécessaire de voter pour Emmanuel Macron le 24 avril, car une présidence d’extrême droite ne fait pas peser le même risque pour tous.

 

Ou le cri attendrissant mais peu convaincant d’une grande bourgeoise d’extrême-gauche pour les pauvres afin de justifier son vote pour Macron. NDLR

 

 

Tribune.

 

Non, ce ne peut être projet contre projet. Ceux qui sont favorables au projet de M. Macron l’ont déjà choisi au premier tour.

Arithmétiquement, c’est une fois de plus aux électrices et aux électeurs de gauche qu’il est demandé et à qui il reviendra de consentir à un immense effort de responsabilité.

Dialectiquement, la tentation peut exister : laisser s’accomplir la part aléatoire et aventureuse d’une stratégie de dualité progressisme-populisme, aussi sommaire qu’insincère, tactiquement nourrie durant ce quinquennat. Et qui s’avère aussi périlleuse qu’elle le promettait.

 

Politiquement, les antagonismes demeurent. Les désaccords sont tenaces. Ils sont très loin d’être insignifiants. Pour les deux millions d’enfants pauvres dans notre pays riche. Les lycéens que Parcoursup continuera de maltraiter. Ceux qui renonceront à l’université par manque de ressources. Pour les étudiants qui sacrifient déjà leurs études à des jobs. Les femmes qui perçoivent moins que le smic pour des journées de plus de dix heures, en travail et en transport. Pour les travailleurs pauvres. Les sans-abri. Les mal-logés. Les sans-services-publics. Les sans-emploi-en-traversant-la-rue. Les allocataires suspectés. Les chômeurs radiés à l’usure. Les réfugiés dressés contre les exilés, détresse contre détresse. Pour les enseignants mal rémunérés qui ne le seront correctement que s’ils travaillent davantage. Pour les soignants pressurés. Pour celles et ceux que le travail pénible ou de nuit use plus vite que les autres, qui auront droit à la retraite après que la mort aura emporté beaucoup d’entre eux.

Présidentielle: la fin bientôt de la candidature ridicule de Taubira ?

Présidentielle: la fin bientôt de la candidature ridicule de Taubira ?

La tragi-comédie va sans doute bientôt se terminer pour Christiane Taubira supposée représenter la volonté du « peuple de gauche » pour l’union. En fait, elle n’a  réussi à persuader personne de l’intérêt et de la cohérence de cette stratégie sauf quelque gauchistes naifs. L’intéressé s’est installé dans une posture assez ridicule pour ne pas dire davantage puisque mandatée pour réaliser l’union , elle participe maintenant à accroître encore la désunion. Une posture complètement incompréhensible qui a d’ailleurs amené certains de ses soutiens comme le parti radical de gauche à la lâcher. À une semaine de la clôture des parrainages, Christiane Taubira ne compte que 104 signatures recueillies sur 500, et voit se réduire ses chances de poursuivre l’aventure présidentielle, entamée il y a un peu plus d’un mois. Elle s’était déclarée tardivement, le 15 janvier dernier.

Taubira lâché par ses soutiens ?

Taubira lâché par ses soutiens ?

 

 

La candidature de Christiane Taubira semble avoir du plomb dans l’aile. D’abord parce que politiquement elle peine à exister ensuite parce qu’elle ne parvient pas à recueillir les parrainages nécessaires. Sans parler des moyens financiers qui font défaut.  Libération révélait en effet ce vendredi qu’une partie du mouvement «ne supporte plus de soutenir une candidate qui ne parvient ni à unir la gauche, ni à monter dans les sondages».

La candidate de la Primaire populaire précise n’avoir «absolument eu aucun message sous aucune forme de ce contenu et de cette nature», et rappelle que «le sujet c’est le processus démocratique de la Primaire populaire», dont le principe est le suivant : «tout faire pour le rassemblement de la gauche et porter le socle commun».

Christiane Taubira est cependant en difficulté. Elle stagne autour de 3% d’intentions de vote dans les sondages, et n’a pour l’instant réuni que 86 parrainages d’élus, à moins de deux semaines de l’échéance. Le Parti radical de gauche, qui avait porté sa candidature en 2002, lui a également retiré son soutien.

Présidentielle: Le PRG annule son soutien à Taubira

Présidentielle: Le PRG annule son soutien à  Taubira

 

 

Le patron du parti radical de gauche , Guillaume Lacroix, retire son soutien à Taubira. « Nous avons enclenché derrière la démarche de Christiane Taubira qui s’est construite sur le rassemblement des candidats de gauche (…) Mais je prends acte après des semaines et des semaines de discussions avec l’ensemble des responsables politiques de gauche, tous confondus, que cette forme d’union là ne se fera pas », a-t-il reconnu.

Le rassemblement des candidats étant donc largement compromis – « Il faut à un moment l’accepter » – le président du PRG a désolidarisé son parti de Christiane Taubira qui « a fait évoluer sa campagne sur une campagne de citoyenneté basée sur 400 000 votants, fondée sur les comités Taubira, sur la jeunesse. » « Je salue cet élan et ce souffle autour d’une candidature à gauche. Ce n’est pas si souvent. Seulement le mandat du PRG était un mandat autre et donc le PRG en tant que tel se met en retrait », a-t-il conclu.

Certains élus du PRG seraient tentés de soutenir Emmanuel Macron, ou encore que le soutien a été retiré en raison des liens, souvent forts dans les exécutifs locaux, entre le PRG et le PS qui a encore redit lundi, par la voix de son premier secrétaire, un soutien ferme à sa candidate.

Présidentielle : l’union de la gauche de Taubira à 3% !

Présidentielle : l’union de la gauche de Taubira à 3% !

Il est clair que l’union de la gauche de Taubira mesurée à 3 % des intentions de vote est en train de tourner au Grand-Guignol. Le ridicule se confirme à chaque meeting électoral de l’intéressée  qui en dehors de questions sociétales inspirées de la mode gauchiste woke n’a pas grand-chose à dire, sinon des incongruités et des contradictions. Et pour cacher le tout elle sort  le carnet de chèques pour toutes les catégories sociales,  un peu comme les autres candidats mais avec encore de davantage de générosité.

Christiane Taubira a évoqué pêle-mêle l’augmentation du SMIC à 1.400 euros nets, la revalorisation de 50 % des salaires des enseignants, la création d’un revenu d’autonomie pour les étudiants ou encore l’embauche de 200.000 fonctionnaires supplémentaires

Cette opération Taubira organisée par les gauchistes, écolos et autres des constructeurs sociétaux finira forcément en eau de boudin. D’abord l’intéressé aura du mal à recueillir le nombre d’investitures nécessaires. Les maires de gauche à cet égard ne lui feront pas de cadeau qu’il s’agisse du parti socialiste, des écolos d’Europe écologie les Verts, du parti communiste ou des insoumis

Taubira  qui avait déjà fait perdre la gauche en maintenant sa candidature en 2002 faces à Jospin pourrait bien en maintenant sa candidature être le fossoyeur de ce qui reste d’une gauche en état de mort clinique.

Christiane Taubira : une nouvelle promesse de chèque de 150 € par mois

Christiane Taubira : une nouvelle promesse de chèque de 150 € par mois

Décidément la question se pose de savoir si cette campagne électorale ne va pas se résumer un concours de distribution de chèques. Dernier exemple en date  Taubira dont le programme politique est pour le moins évanescent propose à son tour un chèque de 150 € appelés chèque alimentaire.

 

Pourquoi 150 € ? Sans doute d’abord pour dépasser les 100 € accordés par le gouvernement et ceux proposés par ceux de ses concurrents. Aussi pour tenter d’équilibrer ses propositions écologiques et sociales. Parmi ces propositions écologiques, financement à 80 % la rénovation thermique qu’elle veut rendre obligatoire.

 

Tout cela financé notamment par des taxes sur la spéculation. Une idée évidemment attrayante mais qui manque sérieusement de précision. Tout cela sent  les propositions faites à la va-vite sur un coin de table pour tenter de meubler un peu un programme très faible pour ne pas dire inexistant hormis sur certaines questions sociétales.

Christiane Taubira, La gauche désespérante! (Manuel Valls)

Christiane Taubira, La gauche désespérante!  (Manuel Valls)

Manuel Valls critique « l’indulgence » dont bénéficierait Christiane Taubira, récente vainqueure de la primaire populaire, alors qu’il voit en elle l’incarnation du « wokisme ». « Avec Christiane Taubira, la gauche désespérée fait le choix de la gauche désespérante », lance-t-il notamment dans le JDD.

 

 

« Des modalités du choix à la personne choisie, la primaire ‘populaire’ a creusé le gouffre qui sépare l’offre politique des attentes des Français. La gauche désespérée a fait le choix de la gauche désespérante. Au commencement, une primaire absurde et anti-démocratique. Un procédé de déresponsabilisation du votant. Inutile de choisir le plus crédible, il s’agit de se faire plaisir. On note, on ne vote pas. Bienveillance de façade quand, dans le même temps, on présente des candidats contre leur gré et on en exclut d’autres, ostracisés pour leur soutien au nucléaire ou aux policiers. Ni primaire ni populaire, l’histoire de ce grand loto de l’entre-soi était écrite d’avance : Christiane Taubira devait l’emporter.

Je reconnais à Christiane Taubira son courage lors des débats sur le mariage pour tous. Le statut iconique qu’elle a acquis ne doit néanmoins pas faire oublier qu’il s’agissait d’un engagement de François Hollande. J’ai toujours été à ses côtés quand elle était victime d’un racisme abject qu’il nous faut combattre avec la première énergie. Je défends sa loi mémorielle de 2001 reconnaissant la traite et l’esclavage en tant que crime contre l’humanité. Nous avons ensemble, avec le président de la République et le ministre de l’Intérieur, fait face au terrorisme tout au long de l’année 2015. J’ai hésité pour ces raisons à écrire et publier ces lignes. Mais la sympathie, que je partage, pour sa personnalité rayonnante et sa culture lui confère trop d’indulgence. Ça suffit donc. Mes désaccords politiques avec elle sont trop profonds pour les taire.

Une « tribunicienne » devenue « le symbole du laxisme »

Au premier abord, Christiane Taubira est difficile à suivre. Seul un chemin sinueux peut mener d’un engagement indépendantiste à une candidature à la présidence de la République. Sur ce chemin, on croise de multiples personnalités et non moins de revirements idéologiques. On cherche encore ce qui lie sa confiance accordée au gouvernement Balladur en 1993, son soutien à Bernard Tapie aux européennes de 1994 dans une opération qui visait à faire tomber Michel Rocard, son libéralisme économique assumé de 2002 avec une candidature qui divise la gauche puis son soutien à Arnaud Montebourg en 2011, sa présence au gouvernement et enfin son vote pour Benoît Hamon en 2017.

Au courage politique, elle préfère les indignations faciles, la repentance de circonstance ou les discours équivoques

Personne ne doute en revanche de sa vision en matière de politique pénale quand elle était garde des Sceaux. J’avais eu l’occasion en 2013 de souligner nos désaccords sur la récidive, les peines planchers, les causes de la surpopulation carcérale ainsi que mon opposition au principe d’une sortie automatique aux deux tiers de la peine. Le manque de crédibilité de la gauche en matière sécuritaire doit beaucoup au souvenir laissé par cette tribunicienne applaudie par une partie de la gauche et devenue le symbole du laxisme au-delà même des rangs des forces de l’ordre.

L’ambiguïté de Christiane Taubira vis-à-vis des principes républicains est aussi un invariable de son parcours. En parlant, dimanche dernier, de « laïcité qui écrase », elle est, hélas, constante. La grandiloquence est l’arme de la compromission. En 2004, elle vote contre la loi interdisant les signes ostentatoires religieux à l’école et affirme que le voile est une réponse à  »l’invisibilité institutionnelle de populations » et qu’il renvoie à « l’histoire coloniale de la France ». En 2010, elle ne vote pas l’interdiction du voile intégral. En 2016, elle démissionne de mon gouvernement lors des débats sur la déchéance de nationalité pour des binationaux condamnés pour terrorisme, arguant que « parfois résister, c’est partir ». Elle ne s’était pas indignée quand nous l’avions appliquée en 2014 pour cinq individus impliqués dans les attentats meurtriers de 2003 à Casablanca. Au courage politique, elle préfère les indignations faciles, la repentance de circonstance ou les discours équivoques, comme récemment sur la vaccination.

Son échec final aura le mérite de montrer définitivement que cette gauche d’estrade ne pèse rien

À travers Christiane Taubira, le wokisme  investit une candidate à la présidentielle. Assa Traoré est pour elle une ‘chance pour la France’. Pour moi, c’est une malédiction pour la gauche. Faire de cette militante racialiste un modèle pour nos jeunes est une faute morale.

Quant à son programme, celui de la primaire ‘populaire’, il laisse présager le pire : démagogie à tous les étages et absence de crédibilité économique, abrogation de la loi sécurité globale, passage à la VIe République… Elle pensait trouver un socle politique, la voilà tombée dans un gouffre intellectuel, celui de la gauche passéiste dont le seul objectif est de porter un coup fatal à Anne Hidalgo qui tente de sauver le courant social-démocrate.

Christiane Taubira, dont tout démontre qu’elle n’est pas préparée à l’exercice, incarne les errements de la gauche. Sa candidature très égotiste laissera des traces car elle divise davantage dans une opération particulièrement politicienne sous l’égide de vieux briscards et de boy-scouts islamo-gauchistes. Son échec final aura néanmoins le mérite de montrer définitivement que cette gauche d’estrade ne pèse rien. Alors, sur ces ruines à venir, nous aurons à construire une gauche républicaine, saine et solide. »

Présidentielle : Christiane Taubira propose un « chemin de joie » ou de ridicule

Présidentielle : Christiane Taubira propose un « chemin de joie »  ou de ridicule

 

Faute de de contenu crédible sur la plupart des champs d’intérêt général, Christine Taubira propose un » chemin de joie » aux Français comme programme dans le JDD. Et de proposer du bricolage politique avec encore une modification de la constitution qui comprendrait des amendements citoyens !

Heureusement le ridicule ne tue pas sinon il y a longtemps quelle aurait disparu celle qui ce caractérise comme une grande bourgeoise wokiste exhibitionniste et tueuse de la gauche. Le pire c’est qu’elle a reçu un mandat pour faire l’union et qu’elle transforme ce mandat en investiture officielle mais sans l’union. Bref l’image même de la décrépitude d’une certaine gauche bobo bien loin des réalités sociaux économiques des couches populaires qu’elle est supposée  représenter.

Désignée dimanche par la primaire populaire, l’ex-garde des Sceaux estime détenir le « plus gros socle de légitimité démocratique à gauche ». Elle propose la suppression de l’article 49.3 et du droit de dissolution, et veut instaurer des « amendements citoyens ».

Depuis votre désignation par la primaire populaire, il y a une semaine, vous avez contacté tous les autres candidats de gauche, sans succès. Actez-vous l’impossibilité du rassemblement?

En décembre, j’avais constaté l’impasse à gauche. Tous les candidats parlaient de la nécessité de l’union, mais chacun disait : ‘Venez derrière moi!’ J’ai estimé que la seule façon d’entrer dans cette campagne sérieusement était de le faire en acceptant le plus haut niveau de risque, celui de la primaire, et de responsabilité, pour tenter d’amener les candidats vers une démarche de rassemblement. Afin de faire bouger les choses et de montrer à nos électeurs que nous savons être responsables.

Mais ça n’a pas été le cas…
Je constate que non, à ce jour. Mais tout peut encore arriver dans cette campagne. En tout cas, je ne me résigne pas.

Quelle conclusion en tirez-vous?
Ce n’est pas le moment de conclure, c’est le moment de se battre. Contre la droite et contre l’extrême droite, pour la justice sociale et l’écologie.

N’aviez-vous pas promis de ne pas être une candidate de plus?
Avec 400.000 votants, la campagne que je mène bénéficie du plus gros socle de légitimité démocratique à gauche. Moi, je n’ai pas joué avec la primaire populaire, pas chipoté, pas dit que j’allais scruter les résultats avant de m’y soumettre. J’en ai accepté les règles quand d’autres, qui avaient beaucoup fréquenté les organisateurs pendant un an, se sont tout d’un coup bouché le nez… A eux de s’en expliquer. Moi, je n’ai pas d’agenda non avoué. Je ne suis pas dans une logique de parti. Je ne cherche pas à négocier des circonscriptions. Je suis dans cette campagne pour que la gauche l’emporte.

Que vous inspirent leurs réactions acerbes après votre victoire?
Je crois qu’ils se trompent de combat. Je n’ai pas d’adversaire à gauche, nous gouvernerons ensemble, nos projets sont très proches. Je ne fais pas de politique avec des mouvements d’humeur. Je ne fais pas de la politique pour me battre contre la gauche. Nous devrions nous inspirer de grandes démocraties qui savent réunir les gauches, l’écologie, les mouvements citoyens.

Par ce vote, estimez-vous être plus légitime que les autres?
En tout cas, il y avait plus de votants à la primaire populaire que toutes les primaires ou fausses primaires de gauche et de droite additionnées. Les thématiques de gauche – justice sociale, retraites, smic, salaires – sont en train de remonter dans la campagne. C’est maintenant de cela qu’on doit s’occuper. Les querelles de légitimité à gauche ne régleront pas les problèmes des ouvriers des entrepôts, des salariés sous le smic ou des mères célibataires.

Y aura-t-il quoi qu’il arrive un bulletin Taubira à la présidentielle?
J’ai mis ma légitimité dans les mains du mouvement citoyen. J’ai aujourd’hui un mandat populaire pour aller au bout et rassembler. Je raisonne sur la dynamique.

Donc sans dynamique, vous abandonnez?
Non, je n’abandonnerai pas les gens. Je me battrai jusqu’au bout pour que la gauche gagne cette élection. Au moins jusqu’au 10 avril, et je l’espère jusqu’au 24. Je ne suis pas une observatrice, mais une actrice de la vie politique. Je suis dans un combat. Je ne passe pas mon temps à étudier les sondages. Oui, la gauche est éparpillée, oui, la situation est difficile, c’est indiscutable. Mais parce que c’est difficile, il y a obligation de se dépasser.

Aurez-vous les parrainages et l’argent pour faire cette campagne?
Je n’imagine pas qu’il y ait de problème avec les parrainages après un tel vote citoyen. Quant à l’argent, tout le monde est bénévole autour de moi. Je mène une campagne citoyenne, diverse, dont la plus grande source de financement sera les dons de dizaines de milliers de Français.

Préparez-vous les élections législatives?
Je prendrai part à la bataille des législatives. On verra de quelle place. Aujourd’hui, le sujet, c’est l’élection présidentielle.

Cette semaine, devant la fondation Abbé Pierre, vous avez semblé hésitante sur le logement. Etes-vous suffisamment préparée pour cette campagne?
J’ai eu deux secondes d’hésitation sur une prise de parole de trente minutes. Mais je ne suis pas en train de préparer Questions pour un champion! Je prétends à la magistrature suprême. Heureusement qu’il m’arrive de réfléchir avant de répondre. Oui, ma candidature est récente car elle est liée à la situation de la gauche. Je ressens comme une sommation le fait de protéger les personnes fragilisées dans ce quinquennat, les personnes au smic ou en dessous, les personnes aux retraites inférieures à 800 euros… On ne peut leur dire, c’est foutu ce coup-ci, vous allez encore en baver pendant cinq ans, et peut-être qu’en 2027, on sera bons. Donc devant la fondation Abbé Pierre, j’ai présenté les grandes lignes de mon programme en matière de logement. Ces grandes lignes étaient précises.

Quelles sont-elles, justement?
Je veux mettre en place l’encadrement des loyers dans les zones tendues et en faire une règle. J’ai annoncé une garantie universelle des loyers pour protéger les petits revenus face aux impayés tout en précisant le financement : une taxe sur les ventes de biens supérieurs à 15.000 euros du mètre carré. Il faut aussi construire 700.000 logements sociaux et très sociaux. J’ai indiqué que les aides personnalisées aux logements [APL] devaient couvrir le loyer plus les charges. J’ai indiqué aussi le nouveau mode de financement de la rénovation thermique : pour les plus modestes, les projets de rénovation seront financés à 80% par des fonds publics et non plus à 35% comme aujourd’hui. Pour les 20% restants, il y aura un prêt à taux zéro

 

Quand présenterez-vous votre programme global?
Il y a un candidat putatif qui va se déclarer après moi : personne ne lui demandera s’il est prêt ou pas. Moi, je le suis. J’ai été ministre régalienne, je connais l’appareil d’Etat, je n’aurai pas besoin d’apprendre ce qu’est l’exercice du pouvoir. Quant à mon projet, je le décline depuis décembre lors de mes déplacements thématiques sur le terrain et je le présenterai d’ici au 20 février.

Vous proposez de revivifier notre fonctionnement démocratique. Comment?
Je veux mettre la France, avec les Français, sur le chemin d’une nouvelle République, et en finir avec la monarchie présidentielle. Je ne veux pas d’un président tout-puissant, omniscient. On sort d’une présidence très bonapartiste. Cette conception de l’Etat a infantilisé le peuple. Le président n’a pas compris les Gilets jaunes , ni le mouvement des retraites, ni la convention sur le climat. Il a lancé des milliards et s’est offert un grand débat qui n’était qu’un show. L’homme a de la ressource, donc ce n’était pas ridicule. Mais ce n’est pas ça, une démocratie moderne.

Quelles mesures proposez-vous pour faire advenir cette démocratie moderne?
Il faut une vraie séparation des pouvoirs. Comme l’a pensé Montesquieu, le pouvoir législatif doit être en capacité d’arrêter le pouvoir exécutif. Il faut redonner au Parlement la maîtrise de son agenda et de son ordre du jour. Je supprimerai le 49.3, qui est un passage en force. Je supprimerai aussi le droit de dissolution. Quand l’Assemblée nationale l’agace, le président la contraint ou la dissout : ce n’est plus possible. De quel droit peut-on rayer le suffrage des Français? Nous permettrons que des amendements citoyens puissent être proposés, débattus et adoptés au Parlement. Je m’engage aussi pour le référendum d’initiative citoyenne. Il faudra également stabiliser les conventions citoyennes. Enfin, j’organiserai un référendum sur la question de l’énergie.

C’est-à-dire?
Il faut décarboner massivement notre économie. Je ne suis pas favorable à la relance du nucléaire. Mais parce que je ne serai pas une présidente monarchique et que cet enjeu est un choix de société profond, je propose un référendum, un véritable débat dans tout le pays sur la question du nucléaire.

Comment rendre l’Assemblée nationale plus représentative?
La majorité politique doit ressembler à la majorité sociale de notre pays. Comme il y a eu la parité de genres, nous devons introduire des obligations en termes de parité sociale et de parité générationnelle. Avec un Parlement ainsi renouvelé, les questions de salaires et de solidarités seront en permanence à l’agenda.

Vous avez dit être « pour une laïcité qui n’écrase pas mais qui émancipe ». Aujourd’hui, la laïcité écrase-t-elle?
La laïcité n’écrase pas, elle émancipe. Voilà ce que je dis aux personnes qui pensent que la laïcité est leur ennemie, mais aussi à ceux qui croient qu’elle est leur instrument. C’est la laïcité qui nous permet toutes les audaces. C’est elle qui nous sort de l’emprise des religions, qui nous permet de nous emparer de la raison. La laïcité, c’est un principe de concorde. Elle est notre bien le plus précieux. Nous devons veiller à ce qu’aucune église, aucun clergé n’ait d’influence sur l’Etat.

Certains candidats de gauche vous accusent de défendre une laïcité qui serait accommodante?
La laïcité n’a que faire des adjectifs des uns et des autres. Elle n’a besoin ni des ‘intransigeants’ ni des ‘accommodants’. Elle impose des exigences à nos institutions, au premier rang desquelles l’école publique. Elle force à la mixité.

Quel regard portez-vous sur la campagne d’Eric Zemmour?
Notre pays a inventé une nation civique, a projeté à la face du monde une conception universelle des droits et des libertés, est sorti d’une monarchie stratifiée pour entrer dans une démocratie où les citoyens sont égaux. Son histoire est tellement belle… Comment peut-on alors concevoir une parole comme celle de M. Zemmour? C’est une anomalie. D’où peut venir une pareille parole de haine, d’exclusion?

Sa parole semble pourtant être entendue par de nombreux Français…
Aussi parce qu’on lui donne beaucoup de résonance, et que lui-même s’organise avec des provocations et des mises en scène. Elle est entendue par des personnes désespérées, auxquelles l’Etat n’apporte plus de réponses. Alors je peux comprendre qu’on ait parfois la rage et qu’on s’agrippe à ce genre de paroles. Cela sert à évacuer toute une série de frustrations et de désespoirs. Cette parole joue aussi beaucoup sur des inquiétudes identitaires.

C’est aussi à ces gens-là que vous voulez vous adresser?
Je veux d’abord saluer les personnes qui ne cèdent pas à ces passions tristes alors qu’elles ont les mêmes difficultés ou les mêmes inquiétudes. Et m’adresser à elles, en priorité. Il faudra ensuite démontrer que ce qui est proposé par l’extrême droite ne peut conduire qu’à une société de violence et d’exclusion. A nous de proposer un autre chemin, de justice, de concorde, d’espoir, de joie.

Présidentielle 2022: Taubira à côté de ses pompes !

Présidentielle 2022: Taubira à côté de ses pompes !

Une nouvelle fois  Lucienne Taubira a affiché son incompétence totale sur des questions économiques et sociales. L’intéressée, sortie de nulle part, et qui a mangé dans toutes les gamelles politiques y comprises en faisant perdre Jospin  en 2002 démontre à l’évidence l’incongruité de sa candidature. On avait déjà noté dans ses déclarations la nullité de ses orientations. Interrogée comme d’autres candidats, sur le dossier du mal-logement, l’ex-garde des Sceaux est apparue incertaine, et même en difficulté pour répondre à certaines questions techniques, bafouillant à plusieurs reprises.

Le résultat évidemment de cette fameuse consultation dite populaire sans débat, sans organisation, sans programme et qui permet seulement à une exhibitionniste de se montrer pendant quelques semaines à la télévision. Le pire c’est que la fameuse consultation populaire a fait appel à une bourgeoise gauchisant qui a déjà tué une première fois la gauche en 2002. Avec cette candidature, ce pourrait être la mort définitive de toute la gauche en tout cas celle du parti socialiste mais aussi des écologistes et même du parti de Mélenchon lesquels vont réaliser des scores encore plus ridicules qu’avant la déclaration de Taubira

Politique – Taubira : pour tuer une deuxième fois la gauche

Politique – Taubira :  pour tuer une deuxième fois la gauche

 

L’histoire politique retiendra en particulier que Christiane Taubira aura tué deux fois la gauche. Une première fois quand elle a  maintenu sa candidature, ce qui a fait perdre Jospin aux  présidentielles . Une seconde fois sans doute en 2022 pour enterrer définitivement la gauche. Avec un score de l’ordre de 5 % recueillis au nom de la « gauche populaire », on pourra alors considérer que Taubira a enterré une seconde fois ce courant politique. On ne peut pas dire réellement que Taubira défend le moindre programme politique si l’on se fie à son   bla-bla classique complètement obsolète. Le bla-bla habituel des bobos de gauche, radicaux quand ils sont dans l’opposition et qui font l’inverse ou presque une fois au pouvoir .Rien d’étonnant à cela car la sociologie des bobos n’est pas tout à fait en cohérence avec la sociologie des couches moyennes et populaires qu’ils sont supposés représenter.  Taubira n’a pas grand-chose à proposer ou à défendre sinon cette espèce de concept d’union qui ne repose sur aucune base programmatique commune.

Visiblement la mayonnaise de la candidature unique de la gauche a du mal à prendre. Dans les récents sondages on attribue autour de 5  % pris surtout à gauche à Christiane Taubira. De quoi marginaliser encore davantage le parti socialiste qui pourrait ne jamais s’en remettre et les écolos d’Europe écologie les Verts. Pas étonnant si  les insoumis, les écolos et le parti communiste ne veulent pas entendre parler de cette candidature. Par ailleurs Taubira n’a jamais eu le moindre programme politique, témoin le bla-bla classique d’une récente intervention de l’intéressée.

 Evoquant des pistes de rassemblement, elle rappelle que les forces de gauche sont « liées par un destin collectif qui transcende les péripéties personnelles ».(Le Monde)

Un discours dune extrême pauvreté  truffé de généralités confondantes et le verbiage habituel d’une gauche devenue complètement obsolète. Pas un discours politique, un discours évangélique très ésotérique et surtout très flou .

 

Tribune.  

Le temps est venu pour une nouvelle aventure collective au long cours. Un nouvel épisode de notre épopée humaniste. Je parle de l’aventure du peuple français qui a arraché à toutes les oppressions, à toutes les fatalités l’organisation démocratique de ses pouvoirs, et qui, à bon droit, rejette l’actuel fonctionnement antirépublicain et infantilisant où le président suprême décide pour le peuple, sans le peuple, et parfois contre le peuple.

Nous savons ce qu’il faut faireNous savons comment faire ! Les projets portés à gauche, et les idées phares qui puisent dans les idéaux de justice, d’innovation et de progrès sans brutalité, d’émancipation individuelle, de solidarité et d’hospitalité en sont l’illustration.

Les convergences ne manquent pas, malgré une propension avérée à inventer entre nous des querelles insurmontables. Nous savons que le choc climatique est déjà l’affaire de ce siècle et qu’il appelle des choix drastiques. Nous voulons des services publics qui, à nouveau, maillent tout le territoire. Ainsi du service de santé public, à trente minutes du domicile, sous dotations annuelles pour rompre avec la logique comptable, dont il faudra renforcer les capacités d’accueil et de soin, en plus d’assurer la juste rémunération des personnels. Ainsi de l’école, creuset social où exercent avec application enseignantes et enseignants peu considérés et sous-rémunérés, en dépit de l’importance cardinale de leur mission. Nous voulons aussi que le temps d’études cesse d’être une course sans fin d’un job à l’autre. Et par une politique ambitieuse et soutenue, stimuler et accompagner la recherche, dans le temps et dans l’instant.

C’est également la justice sociale qui dicte la nécessité d’infrastructures de mobilité pour permettre à des millions de personnes, qui n’ont pas d’autre choix que la voiture, d’échapper aux vicissitudes du temps de route, des prix de carburant, de l’injuste procès en pollution négligente. Et il faudra s’atteler pour de bon à rénover les millions de logements thermiquement défaillants.

Tous ces secteurs et d’autres appellent des investissements considérables, de fortes transitions, des bifurcations résolues.

Il en va aussi de l’augmentation du salaire minimal et d’une politique fiscale juste, qui rétablisse l’impôt sur la fortune, réclame à chacun selon ses capacités – entendons très clairement : davantage à ceux qui peuvent contribuer davantage –, et punisse sévèrement ceux qui s’organisent pour échapper à l’impôt.

« Primaire populaire »-Taubira : pour tuer une deuxième fois la gauche

« Primaire populaire »-Taubira :  pour tuer une deuxième fois la gauche

 

L’histoire politique retiendra en particulier que Christiane Taubira aura tué deux fois la gauche. Une première fois quand elle a  maintenu sa candidature, ce qui a fait perdre Jospin aux  présidentielles . Une seconde fois sans doute en 2022 pour enterrer définitivement la gauche. Avec un score de l’ordre de 3 % recueillis au nom de la « gauche populaire », on pourra alors considérer que Taubira a enterré une seconde fois ce courant politique. On ne peut pas dire réellement que Taubira défend le moindre programme politique si l’on se fie à son   bla-bla classique complètement obsolète. Le bla-bla habituel des bobos de gauche, radicaux quand ils sont dans l’opposition et qui font l’inverse ou presque une fois au pouvoir .Rien d’étonnant à cela car la sociologie des bobos n’est pas tout à fait en cohérence avec la sociologie des couches moyennes et populaires qu’ils sont supposés représenter.  Taubira n’a pas grand-chose à proposer ou à défendre sinon cette espèce de concept d’union qui ne repose sur aucune base programmatique commune.

Visiblement la mayonnaise de la candidature unique de la gauche a du mal à prendre. Dans les récents sondages on attribue autour de 3 % à Christiane Taubira. Pas étonnant, les insoumis, les écolos et le parti communiste ne veulent pas entendre parler de cette candidature. Par ailleurs Taubira n’a jamais eu le moindre programme politique, témoin le bla-bla classique d’une récente intervention de l’intéressée.

L’ex-ministre de la justice a annoncé qu’elle rendrait, d’ici à la mi-janvier, sa décision sur son éventuelle candidature à la présidentielle. Evoquant des pistes de rassemblement, elle rappelle que les forces de gauche sont « liées par un destin collectif qui transcende les péripéties personnelles ».(Le Monde)

Un discours dune extrême pauvreté  truffé de généralités confondantes et le verbiage habituel d’une gauche devenue complètement obsolète. Pas un discours politique, un discours évangélique très ésotérique et surtout très flou .

 

Tribune.  

Le temps est venu pour une nouvelle aventure collective au long cours. Un nouvel épisode de notre épopée humaniste. Je parle de l’aventure du peuple français qui a arraché à toutes les oppressions, à toutes les fatalités l’organisation démocratique de ses pouvoirs, et qui, à bon droit, rejette l’actuel fonctionnement antirépublicain et infantilisant où le président suprême décide pour le peuple, sans le peuple, et parfois contre le peuple.

Nous savons ce qu’il faut faireNous savons comment faire. Les projets portés à gauche, et les idées phares qui puisent dans les idéaux de justice, d’innovation et de progrès sans brutalité, d’émancipation individuelle, de solidarité et d’hospitalité en sont l’illustration.

Les convergences ne manquent pas, malgré une propension avérée à inventer entre nous des querelles insurmontables. Nous savons que le choc climatique est déjà l’affaire de ce siècle et qu’il appelle des choix drastiques. Nous voulons des services publics qui, à nouveau, maillent tout le territoire. Ainsi du service de santé public, à trente minutes du domicile, sous dotations annuelles pour rompre avec la logique comptable, dont il faudra renforcer les capacités d’accueil et de soin, en plus d’assurer la juste rémunération des personnels. Ainsi de l’école, creuset social où exercent avec application enseignantes et enseignants peu considérés et sous-rémunérés, en dépit de l’importance cardinale de leur mission. Nous voulons aussi que le temps d’études cesse d’être une course sans fin d’un job à l’autre. Et par une politique ambitieuse et soutenue, stimuler et accompagner la recherche, dans le temps et dans l’instant.

Une politique fiscale juste

C’est également la justice sociale qui dicte la nécessité d’infrastructures de mobilité pour permettre à des millions de personnes, qui n’ont pas d’autre choix que la voiture, d’échapper aux vicissitudes du temps de route, des prix de carburant, de l’injuste procès en pollution négligente. Et il faudra s’atteler pour de bon à rénover les millions de logements thermiquement défaillants.

Tous ces secteurs et d’autres appellent des investissements considérables, de fortes transitions, des bifurcations résolues.

Il en va aussi de l’augmentation du salaire minimal et d’une politique fiscale juste, qui rétablisse l’impôt sur la fortune, réclame à chacun selon ses capacités – entendons très clairement : davantage à ceux qui peuvent contribuer davantage –, et punisse sévèrement ceux qui s’organisent pour échapper à l’impôt.

Politique -Taubira : pour tuer une deuxième fois la gauche

Politique -Taubira :  pour tuer une deuxième fois la gauche

 

L’histoire politique retiendra en particulier que Christiane Taubira aura tué deux fois la gauche. Une première fois quand elle a  maintenu sa candidature, ce qui a fait perdre Jospin aux  présidentielles . Une seconde fois sans doute en 2022 pour enterrer définitivement la gauche. Avec un score de l’ordre de 3 % recueillis au nom de la « gauche populaire », on pourra alors considérer que Taubira a enterré une seconde fois ce courant politique. On ne peut pas dire réellement que Taubira défend le moindre programme politique si l’on se fie à son   bla-bla classique complètement obsolète. Le bla-bla habituel des bobos de gauche, radicaux quand ils sont dans l’opposition et qui font l’inverse ou presque une fois au pouvoir .Rien d’étonnant à cela car la sociologie des bobos n’est pas tout à fait en cohérence avec la sociologie des couches moyennes et populaires qu’ils sont supposés représenter.  Taubira n’a pas grand-chose à proposer ou à défendre sinon cette espèce de concept d’union qui ne repose sur aucune base programmatique commune.

Visiblement la mayonnaise de la candidature unique de la gauche a du mal à prendre. Dans les récents sondages on attribue autour de 3 % à Christiane Taubira. Pas étonnant, les insoumis, les écolos et le parti communiste ne veulent pas entendre parler de cette candidature. Par ailleurs Taubira n’a jamais eu le moindre programme politique, témoin le bla-bla classique d’une récente intervention de l’intéressée.

L’ex-ministre de la justice a annoncé qu’elle rendrait, d’ici à la mi-janvier, sa décision sur son éventuelle candidature à la présidentielle. Evoquant des pistes de rassemblement, elle rappelle que les forces de gauche sont « liées par un destin collectif qui transcende les péripéties personnelles ».(Le Monde)

Un discours dune extrême pauvreté  truffé de généralités confondantes et le verbiage habituel d’une gauche devenue complètement obsolète. Pas un discours politique, un discours évangélique très ésotérique et surtout très flou .

 

Tribune.  

Le temps est venu pour une nouvelle aventure collective au long cours. Un nouvel épisode de notre épopée humaniste. Je parle de l’aventure du peuple français qui a arraché à toutes les oppressions, à toutes les fatalités l’organisation démocratique de ses pouvoirs, et qui, à bon droit, rejette l’actuel fonctionnement antirépublicain et infantilisant où le président suprême décide pour le peuple, sans le peuple, et parfois contre le peuple.

Nous savons ce qu’il faut faireNous savons comment faire. Les projets portés à gauche, et les idées phares qui puisent dans les idéaux de justice, d’innovation et de progrès sans brutalité, d’émancipation individuelle, de solidarité et d’hospitalité en sont l’illustration.

Les convergences ne manquent pas, malgré une propension avérée à inventer entre nous des querelles insurmontables. Nous savons que le choc climatique est déjà l’affaire de ce siècle et qu’il appelle des choix drastiques. Nous voulons des services publics qui, à nouveau, maillent tout le territoire. Ainsi du service de santé public, à trente minutes du domicile, sous dotations annuelles pour rompre avec la logique comptable, dont il faudra renforcer les capacités d’accueil et de soin, en plus d’assurer la juste rémunération des personnels. Ainsi de l’école, creuset social où exercent avec application enseignantes et enseignants peu considérés et sous-rémunérés, en dépit de l’importance cardinale de leur mission. Nous voulons aussi que le temps d’études cesse d’être une course sans fin d’un job à l’autre. Et par une politique ambitieuse et soutenue, stimuler et accompagner la recherche, dans le temps et dans l’instant.

Une politique fiscale juste

C’est également la justice sociale qui dicte la nécessité d’infrastructures de mobilité pour permettre à des millions de personnes, qui n’ont pas d’autre choix que la voiture, d’échapper aux vicissitudes du temps de route, des prix de carburant, de l’injuste procès en pollution négligente. Et il faudra s’atteler pour de bon à rénover les millions de logements thermiquement défaillants.

Tous ces secteurs et d’autres appellent des investissements considérables, de fortes transitions, des bifurcations résolues.

Il en va aussi de l’augmentation du salaire minimal et d’une politique fiscale juste, qui rétablisse l’impôt sur la fortune, réclame à chacun selon ses capacités – entendons très clairement : davantage à ceux qui peuvent contribuer davantage –, et punisse sévèrement ceux qui s’organisent pour échapper à l’impôt.

Politique: SMIC à 1.400 euros, TVA à 0%, augmentation des salaires, allocations pour tous etc : la foire aux enchères sociales de Taubira

PolitiqueSMIC à 1.400 euros, TVA à 0%, augmentation des salaires, allocations pour tous etc : la foire aux enchères sociales de Taubira

 

 

La campagne présidentielle avait déjà mal commencé avec des promesses sociales douteuses comme par exemple le doublement du salaire des enseignants  par Hidalgo mais à peu près tous les candidats promettent la lune au plan salarial et des allocations augmentées ou créées. Bref le sentiment que faute de vision prospective sur l’avenir du pays, les candidats à l’élection présidentielle adoptent davantage une position de syndicaliste que de président de la république. Notons d’ailleurs que nombre de ces propositions ne dépendent pas de l’État mais des entreprises et par ailleurs évidemment qu( elles ne sont pas financées lorsque cela dépend du champ de responsabilité de l’État ou des collectivités en général.

De la part de Taubira  en particulier, une sorte de foire aux enchères où sont reprises certaines revendications des gilets jaunes, auquel on ajoute celles des gilets verts écolos et celle des gilets rouges gauchistes.

Faute devrait programmes explicités,la  ministre du mariage pour tous a promis de combattre « les inégalités, les injustices et les discriminations », évoquant la jeunesse, la justice sociale, l’écologie et la démocratie.

Au programme: « la nécessaire et urgente transition écologique », « une conférence sur les salaires » contre « la démoralisation, les discours de haine et les propos belliqueux », « le risque de dislocation sociale » ou encore « les colères qui nous font descendre dans la rue et occuper les ronds-points ».

Elle reprend  son compte l’une des propositions-phares des « Gilets jaunes »: le référendum d’initiative citoyenne.

Ce n’est pas tout: si elle devient présidente, les étudiants bénéficieront d’un revenu de 800 euros par mois pendant cinq ans de la même façon que le SMIC sera revalorisé à « 1.400 euros net » et les grandes fortunes fiscalisées « à partir de 10 millions d’euros de patrimoine ».

« La pandémie [ayant] révélé une souffrance sociale qui a frappé toutes les générations », l’ex-députée guyanaise s’est engagée à recruter 100.000 soignants et à revoir « sans tabou » les conditions d’installation des médecins traitants pour lutter contre les déserts médicaux.

En attendant le vote des 110.000 participants de la « Primaire populaire » qui se tiendra du 27 au 30 janvier, elle souhaite enfin améliorer les droits des travailleurs des plateformes numériques ou encore instaurer « une TVA à taux 0 pour les produits de l’agriculture biologique ».

Pour un peu l’intéressée annoncerait la gratuité de la baguette dans les supermarchés!

 

SMIC à 1.400 euros, TVA à 0%, Augmentation des salaires, allocations pour tous etc : la foire aux enchères sociales de Taubira

SMIC à 1.400 euros, TVA à 0%, Augmentation des salaires, allocations pour tous etc. : la foire aux enchères sociales de Taubira

 

 

La campagne présidentielle avait déjà mal commencé avec des promesses sociales douteuses comme par exemple le doublement du salaire des enseigants  par Hidalgo mais à peu près tous les candidats promettent la lune au plan salarial et des allocations augmentées ou créées. Bref le sentiment que faute de vision prospective sur l’avenir du pays, les candidats à l’élection présidentielle adoptent davantage une position de syndicaliste que de président de la république. Notons d’ailleurs que nombre de ces propositions ne dépendent pas de l’État mais des entreprises et par ailleurs évidemment qu( elles ne sont pas financées lorsque cela dépend du champ de responsabilité de l’État ou des collectivités en général.

De la part de Taubira  n particulier, une sorte de foire aux enchères où sont reprises certaines revendications des gilets jaunes, auquel on ajoute celles des gilets verts écolos et celle des gilets rouges gauchistes.

Faute devrait programmes explicités,la  ministre du mariage pour tous a promis de combattre « les inégalités, les injustices et les discriminations », évoquant la jeunesse, la justice sociale, l’écologie et la démocratie.

Au programme: « la nécessaire et urgente transition écologique », « une conférence sur les salaires » contre « la démoralisation, les discours de haine et les propos belliqueux », « le risque de dislocation sociale » ou encore « les colères qui nous font descendre dans la rue et occuper les ronds-points ».

Elle reprend  son compte l’une des propositions-phares des « Gilets jaunes »: le référendum d’initiative citoyenne.

Ce n’est pas tout: si elle devient présidente, les étudiants bénéficieront d’un revenu de 800 euros par mois pendant cinq ans de la même façon que le SMIC sera revalorisé à « 1.400 euros net » et les grandes fortunes fiscalisées « à partir de 10 millions d’euros de patrimoine ».

« La pandémie [ayant] révélé une souffrance sociale qui a frappé toutes les générations », l’ex-députée guyanaise s’est engagée à recruter 100.000 soignants et à revoir « sans tabou » les conditions d’installation des médecins traitants pour lutter contre les déserts médicaux.

En attendant le vote des 110.000 participants de la « Primaire populaire » qui se tiendra du 27 au 30 janvier, elle souhaite enfin améliorer les droits des travailleurs des plateformes numériques ou encore instaurer « une TVA à taux 0 pour les produits de l’agriculture biologique ».

Pour un peu l’intéressée annoncerait la gratuité de la baguette dans les supermarchés!

 

Election Présidentielle –Taubira, pour tuer définitivement la gauche?

Election Présidentielle –Taubira,  pour tuer définitivement la gauche?

 

Taubira, une des plus grandes fortunes de Guyanne*,  est sans doute l’archétype de cette gauche intellectuelle, très bourgeoise dans sa posture et son comportement mais révolutionnaire dans le propos. Christiane Taubira  est une sorte de caricature de cette gauche culturelle  qui parle si bien des masses populaires, des opprimés et des inégalité tout en se situant de l’autre côté du mur, du côté de celui des nantis.

Bref , le gauchisme confortable qui permet de radicaliser le propos  et de faire croire à l’illusion du grand jour. Un discours évidemment inaudible par ceux qui vivent les vraies conditions inégalitaires tant sur le plan social que sociétal. La contradiction fondamentale qui a tué petit à petit la gauche réduite à un petit cercle de notables, de bobos et d’arrivistes (Notamment ceux qui ont tourné casaque pour rejoindre Sarkozy puis Macron, De façon plus générale ceux qui font de la politique un métier).

Le discours pseudo révolutionnaire des élites de gauche à tué tout projet social démocrate crédible sapant les bases mêmes des partis supposés représenter les couches populaires. Résultat les couches populaires se sont tournées vers les partis d’extrême droite !Une défaite politique mais surtout culturelle

La gauche actuelle est en pleine décomposition puisque notamment Anne Hidalgo et Montebourg en pleine dégringolade dans les sondages se proposent de se retirer au nom de cette illusoire union de la gauche. Une union de la gauche dont  Mélenchon ne veut surtout pas car il veut vivre son dernier chant du cygne politique. L’ancien communiste, devenu socialiste puis écolo, redevenu communiste et maintenant gauchiste wokiste veut faire un dernier tour de piste. Les écolos de leur côté parviennent difficilement à convaincre travaillés  qu’ils sont eux aussi par ce gauchisme wokiste  incarné jusqu’au ridicule notamment par Sandrine Rousseau et des élus écolos des grandes villes .

Le pire c’est sans doute, c’est qu’il faudra encore se confronter aux minauderies ridicules de Taubira jouant l’éternelle amoureuse auprès de vieux oligarques décatis. Il serait temps de rappeler à l’intéressé qu’elle a 70 ans et que son seul choix politique aura été t de faire perdre la gauche en 2002 en maintenant sa candidature.

Certains pensent que Taubira pourrait être le recours pour l’union de la gauche. Elle devrait d’ailleurs s’exprimer aujourd’hui vendredi 17 décembre.

Taubira, une spécialiste de l’union en effet qui du fait du maintien de sa candidature a fait perdre Jospin en 2002 aux présidentielles ! Comme égérie de l’union ont fait mieux !

*D’après le site mediamass, , la femme politique-entrepreneuse pèserait près de 185 millions d’euros. Outre ses gains professionnels elle devrait son immense fortune à de judicieux placements boursiers, un patrimoine immobilier conséquent et le très lucratif contrat publicitaire avec les cosmétiques CoverGirl. Elle possèderait également plusieurs restaurants à Paris (dont la chaîne « Chez la grosse Christiane »), un club de Football à Cayenne, et serait également impliquée dans la mode adolescente avec une ligne de vêtements « Taubira Séduction » ainsi qu’un parfum « L’eau de Christiane », autant de succès financiers.

Présidentielle : Taubira, la candidature de division et de confusion (Hidalgo)

Présidentielle : Taubira, la candidature de division et de confusion

C’est   l’avis d’Anne Hidalgo qui évidemment voit cette candidature diviser encore davantage une gauche déjà éclatée. Dans le JDD elle condamne cette confusion. 

interview

 

Christiane Taubira a annoncé samedi sa candidature à la présidentielle dans le cadre de la primaire populaire. Est-ce la candidature de trop à gauche?
Comme son nom ne l’indique pas, la primaire populaire n’est plus une primaire, mais une consultation. Des citoyens vont noter tous les candidats, que ces derniers soient d’accord ou non avec ce processus. Et après? Aucun candidat ne se retirera parce qu’il aura été mal classé! Moi pas plus que les autres. Si ce processus aboutit à une candidature supplémentaire, ce n’était ni le but du jeu, ni le besoin de la gauche. Plutôt que d’unir, la candidature de Christiane Taubira va encore séparer, diviser et créer de la confusion. A la fin, chacun sera comptable de ses actes et de ses paroles.

Quel message, justement, adressez-vous à Christiane Taubira?
J’ai beaucoup de respect pour elle. Mais pourquoi est-elle candidate, elle qui en décembre affirmait ne pas vouloir être une candidate de plus? Les hommes et les femmes providentiels, je n’y crois pas! Sauf dans des circonstances exceptionnelles, comme de Gaulle le 17 juin 1940. Mais dans le monde actuel ça n’existe pas. La politique, c’est de la construction, du travail d’équipe, moi, je suis une bâtisseuse.

 

Vous sentez-vous soutenue par le PS, qui semble manifester de plus en plus de doutes?
Je me sens entièrement soutenue par mon parti et ses militants, qui m’ont investie et font campagne tous les jours sur le terrain. La gauche doit pouvoir offrir aux Français une autre vision de la société dans une confrontation politique pacifique. Cinq ans de plus avec Macron, ce serait très périlleux. Il divise le pays et le dirige avec une forme de brutalité sociale et d’aveuglement sur l’écologie. Après 2030, nous basculerons dans l’irréversibilité des dégâts environnementaux. Si on n’a pas conscience de ça, alors il vaut mieux faire autre chose que candidat à la présidentielle. Emmanuel Macron et Valérie Pécresse, eux, sont là pour que rien ne vienne bousculer les intérêts de ceux qui n’ont pas intérêt à ce que ça change.

 

Vous avez initialement refusé la primaire, puis soutenu le processus avant d’annoncer que vous n’y participeriez pas. N’est-ce pas compliqué à suivre?
Vous ne pouvez pas présenter les choses ainsi! J’ai essayé de rassembler plutôt que de créer de la confusion. J’ai proposé une primaire arbitrée par un vote, après des débats, pour une candidature commune ; Yannick Jadot l’a refusée. Donc il n’y aura pas de primaire. J’étais prête à me mettre en danger : je voulais gagner cette primaire, mais j’aurais aussi pu la perdre. Si ça avait été le cas, j’aurais soutenu le ou la gagnante. Si Yannick Jadot avait joué le jeu, il aurait pu y avoir 1 million d’inscrits à cette primaire. Il a fermé la porte. Ce n’est pas responsable.

 

Que doivent faire les militants socialistes qui se sont inscrits pour voter à la primaire populaire?
C’est très bien de s’être inscrits. Chacun est libre bien sûr.

 

Que diriez-vous à un électeur hésitant entre vous et Jadot pour le convaincre?
Que l’écologie est avant tout sociale. En Allemagne, on nous disait que c’était la fin de la social-démocratie et que c’était autour de l’écologie que le projet allait se reconstruire : finalement, les Allemands ont compris que c’était Olaf Scholz qui apportait des solutions, car il n’opposait pas l’écologie à l’économie, ni l’écologie au social. Il se passera la même chose en France. Et puis, je suis solide, j’ai l’expérience de l’exercice du pouvoir. Je sais ce que c’est que de conduire une coalition.

Vous déclarez : « Je ne veux pas juste l’écologie, je veux l’écologie juste. » Qu’entendez-vous par-là?
Pour moi, l’écologie doit irriguer l’ensemble des politiques publiques. L’écologie politique autonome est un courant de pensée mais, aujourd’hui, l’urgence écologique est d’abord une urgence sociale. Les plus riches, ceux qui ont le bilan carbone et l’impact environnemental le plus fort car ils consomment beaucoup, ne sont pas ceux qui paient les conséquences de l’urgence climatique. Or qui paie ? Les populations les plus pauvres, les plus vulnérables, ou encore les classes moyennes. Pour qu’ils ne subissent plus, il faut que le projet écologique soit d’abord un projet social.

Que proposez-vous en ce sens?
Je veux rétablir un ISF climatique et social, dont le produit – chiffré à 5 milliards d’euros par an – sera utilisé pour mettre en œuvre des mesures sociales, telles que la prise en charge intégrale des dépenses de rénovation énergétique des logements. L’Etat sera remboursé au moment de la vente du bien ou de la succession. Je créerai aussi un système de leasing social : des véhicules électriques seront accessibles aux particuliers, pour un coût mensuel inférieur aux frais d’un véhicule thermique. L’écologie est notre horizon. Toutes les mesures pour l’atteindre doivent être pensées pour être justes socialement.

Votre programme met l’accent sur la « revalorisation du travail » avec une mesure phare : une augmentation du smic de 15%. Pourquoi ce choix?
En France, les salaires de ceux qui sont en première ligne, comme les classes moyennes et les classes populaires, sont extrêmement faibles. Augmenter le smic de 15% est une mesure de rattrapage des inégalités salariales. Durant le quinquennat d’Emmanuel Macron, la répartition de la valeur a été dramatiquement inégalitaire. C’est aussi pour ça que je veux limiter les écarts de salaires de 1 à 20 dans une entreprise : les rémunérations qui dépasseront cette limite ne seront plus déductibles de l’impôt sur les sociétés. Ce problème de salaire se combine avec celui des logements, devenus très chers. Aujourd’hui, le budget logement peut représenter jusqu’à 50% des revenus des ménages. Nous mettrons en place une allocation logement pour qu’aucun ménage n’y consacre plus d’un tiers de ses revenus.

Y aura-t-il d’autres mesures de rattrapage?
Nous devons atteindre une égalité effective entre les salaires des hommes et des femmes, avec plus de contrôle et des pénalités pour les entreprises. Au titre de l’égalité professionnelle, le congé paternité sera allongé à 16 semaines dont 6 obligatoires. Dans le creusement des inégalités entre les hommes et les femmes, la question de la maternité joue un rôle central. La réussite professionnelle de l’un des deux parents ne doit pas reposer sur le sacrifice de l’autre.

Votre proposition de doubler les salaires des professeurs a disparu de votre programme. Pourquoi?
Quand j’écrivais dans mon livre qu’il était possible d’aller vers un doublement de leur salaire, je donnais un cap, qui est traduit dans mon programme. Je disais aussi que l’on doit commencer par la rémunération des jeunes enseignants : ils démarrent leur carrière à un niveau de salaire qui n’a rien à voir avec celui des jeunes diplômés entrant sur le marché du travail. Les professeurs des écoles doivent pouvoir entamer leur carrière à 2.300 euros, au lieu de 1.770 euros aujourd’hui, et la terminer à 4.000 euros au lieu de 2.500 aujourd’hui.

Vous parlez d’un régime à « bout de souffle ». Pourquoi ne pas opter pour une VIe République et une constituante, comme Jean-Luc Mélenchon?
Vouloir mettre sur pied une VIe République, c’est se lancer dans une aventure qui occupera tout le quinquennat et divisera encore notre pays. Nous devons consacrer toute notre énergie à relever les défis écologique, social et démocratique. Une partie des solutions réside dans l’interprétation de la Ve. Emmanuel Macron a abîmé la fonction présidentielle et le débat démocratique. Je veux introduire une dose de proportionnelle et renforcer les prérogatives du Parlement en supprimant notamment les limites au droit d’amendement. L’utilisation du 49.3, qui permet de faire adopter une loi sans vote, ne sera plus possible sauf pour la loi de finance. Il y aura aussi des évolutions de la Constitution pour donner plus de pouvoir direct aux citoyens. Je mettrai en place un référendum d’initiative citoyenne (RIC), une revendication portée par les Gilets Jaunes. Pour le déclencher, il faudra récolter, par exemple, 1 million de signatures. Comme pour le référendum d’initiative partagée (RIP), dont le seuil est actuellement à 4,7 millions.

Candidature Taubira : le bla-bla classique pour tuer une deuxième fois la gauche

 

Candidature Taubira : le bla-bla classique pour tuer une deuxième fois la gauche

 

L’histoire politique retiendra en particulier que Christiane Taubira aura tué deux fois la gauche. Une première fois quand elle a  maintenu sa candidature, ce qui a fait perdre Jospin aux  présidentielles . Une seconde fois sans doute en 2022 pour enterrer définitivement la gauche. Avec un score de l’ordre de 3 % recueillis au nom de la « gauche populaire », on pourra alors considérer que Taubira a enterré une seconde fois c ecourant politique. On ne peut pas dire réellement que Taubira défend le moindre programme politique si l’on se fie à son   bla-bla classique complètement obsolète. Le bla-bla habituel des bobos de gauche, radicaux quand ils sont dans l’opposition et qui font l’inverse ou presque une fois au pouvoir.Rien d’étonnant à cela car la sociologie des bobos n’est pas tout à fait en cohérence avec la sociologie des couches moyennes et populaires qu’ils sont supposés représenter.  Taubira n’a pas grand-chose à proposer ou à défendre sinon cette espèce de concept d’union qui ne repose sur aucune base programmatique commune.

Visiblement la mayonnaise de la candidature unique de la gauche a du mal à prendre. Dans les récents sondages on attribue autour de 3 % à Christiane Taubira. Pas étonnant, les insoumis, les écolos et le parti communiste ne veulent pas entendre parler de cette candidature. Par ailleurs Taubira n’a jamais eu le moindre programme politique, témoin le bla-bla classique d’une récente intervention de l’intéressée.

L’ex-ministre de la justice a annoncé qu’elle rendrait, d’ici à la mi-janvier, sa décision sur son éventuelle candidature à la présidentielle. Evoquant des pistes de rassemblement, elle rappelle que les forces de gauche sont « liées par un destin collectif qui transcende les péripéties personnelles ».(Le Monde)

Un discours dune extrême pauvreté  truffé de généralités confondantes et le verbiage habituel d’une gauche devenue complètement obsolète. Pas un discours politique, un discours évangélique très ésotérique et surtout très flou .

 

Tribune.  

Le temps est venu pour une nouvelle aventure collective au long cours. Un nouvel épisode de notre épopée humaniste. Je parle de l’aventure du peuple français qui a arraché à toutes les oppressions, à toutes les fatalités l’organisation démocratique de ses pouvoirs, et qui, à bon droit, rejette l’actuel fonctionnement antirépublicain et infantilisant où le président suprême décide pour le peuple, sans le peuple, et parfois contre le peuple.

Nous savons ce qu’il faut faireNous savons comment faire. Les projets portés à gauche, et les idées phares qui puisent dans les idéaux de justice, d’innovation et de progrès sans brutalité, d’émancipation individuelle, de solidarité et d’hospitalité en sont l’illustration.

Les convergences ne manquent pas, malgré une propension avérée à inventer entre nous des querelles insurmontables. Nous savons que le choc climatique est déjà l’affaire de ce siècle et qu’il appelle des choix drastiques. Nous voulons des services publics qui, à nouveau, maillent tout le territoire. Ainsi du service de santé public, à trente minutes du domicile, sous dotations annuelles pour rompre avec la logique comptable, dont il faudra renforcer les capacités d’accueil et de soin, en plus d’assurer la juste rémunération des personnels. Ainsi de l’école, creuset social où exercent avec application enseignantes et enseignants peu considérés et sous-rémunérés, en dépit de l’importance cardinale de leur mission. Nous voulons aussi que le temps d’études cesse d’être une course sans fin d’un job à l’autre. Et par une politique ambitieuse et soutenue, stimuler et accompagner la recherche, dans le temps et dans l’instant.

Une politique fiscale juste

C’est également la justice sociale qui dicte la nécessité d’infrastructures de mobilité pour permettre à des millions de personnes, qui n’ont pas d’autre choix que la voiture, d’échapper aux vicissitudes du temps de route, des prix de carburant, de l’injuste procès en pollution négligente. Et il faudra s’atteler pour de bon à rénover les millions de logements thermiquement défaillants.

Tous ces secteurs et d’autres appellent des investissements considérables, de fortes transitions, des bifurcations résolues.

Il en va aussi de l’augmentation du salaire minimal et d’une politique fiscale juste, qui rétablisse l’impôt sur la fortune, réclame à chacun selon ses capacités – entendons très clairement : davantage à ceux qui peuvent contribuer davantage –, et punisse sévèrement ceux qui s’organisent pour échapper à l’impôt.

Une union de Taubira avec Montebourg : le mariage de la carpe et du lapin ?

Une union de Taubira avec Montebourg : le mariage de la carpe et du lapin ?

Montebourg , comme d’ailleurs la maire  de Paris Anne Hidalgo, aimerait bien se dépatouiller de cette affaire de candidature aux présidentielles qui le ridiculise. En effet, dans les derniers sondages on ne lui attribue plus que environ 1 %. Même chose pour Anne Hidalgo qui elle peut espérer 3 à 4 %, c’est-à-dire la moitié du score déjà pitoyable de Benoît hamon  en 2017.

Elle aussi voudrait bien transmettre le bâton merdeux à Taubira bien contente quelque soit le score de s’exhiber et de jeter ses derniers feux de bourgeoise gauchiste. L’union paraît d’autant plus paradoxale que Montebourg et Taubira ne partagent à peu près rien en commun. Montebourg est l’avantage sur des valeurs républicaines universalistes classiques tandis que Taubira ne résiste pas courant wokiste ou la cancel culture.

Sur l’énergie, sur l’économie, sur l’environnement même sur le social, il n’y a pas grand-chose qui les rassemble. On pourrait objecter que Taubira n’ayant pas vraiment de programme, ce rassemblement n’est pas impossible.C’est toute la contradiction de cette perspective d’union de la gauche réclamée par des bobos.

 C’est précisément cette confusion totale des analyses, des projets et des idéologies qui a coulé la gauche. Une gauche qui finalement Une fois pouvoir a globalement fait une politique de droite classique à quelques exceptions près.

Candidature Taubira : le bla-bla classique de la gauche obsolète

Candidature Taubira : le bla-bla classique de la gauche obsolète

Visiblement la mayonnaise de la candidature unique de la gauche a du mal à prendre. Dans les récents sondages on attribue autour de 3 % à Christiane Taubira. Pas étonnant, les insoumis, les écolos et le parti communiste ne veulent pas entendre parler de cette candidature. Par ailleurs Taubira n’a jamais eu le moindre programme politique, témoin le bla-bla classique d’une récente intervention de l’intéressée.

L’ex-ministre de la justice a annoncé qu’elle rendrait, d’ici à la mi-janvier, sa décision sur son éventuelle candidature à la présidentielle. Evoquant des pistes de rassemblement, elle rappelle que les forces de gauche sont « liées par un destin collectif qui transcende les péripéties personnelles ».(Le Monde)

Un discours dune extrême pauvreté  truffé de généralités confondantes et le verbiage habituel d’une gauche devenue complètement obsolète. Pas un discours politique, un discours évangélique très ésotérique et surtout très flou NDLR

 

Tribune.  

Le temps est venu pour une nouvelle aventure collective au long cours. Un nouvel épisode de notre épopée humaniste. Je parle de l’aventure du peuple français qui a arraché à toutes les oppressions, à toutes les fatalités l’organisation démocratique de ses pouvoirs, et qui, à bon droit, rejette l’actuel fonctionnement antirépublicain et infantilisant où le président suprême décide pour le peuple, sans le peuple, et parfois contre le peuple.

Nous savons ce qu’il faut faireNous savons comment faire. Les projets portés à gauche, et les idées phares qui puisent dans les idéaux de justice, d’innovation et de progrès sans brutalité, d’émancipation individuelle, de solidarité et d’hospitalité en sont l’illustration.

Les convergences ne manquent pas, malgré une propension avérée à inventer entre nous des querelles insurmontables. Nous savons que le choc climatique est déjà l’affaire de ce siècle et qu’il appelle des choix drastiques. Nous voulons des services publics qui, à nouveau, maillent tout le territoire. Ainsi du service de santé public, à trente minutes du domicile, sous dotations annuelles pour rompre avec la logique comptable, dont il faudra renforcer les capacités d’accueil et de soin, en plus d’assurer la juste rémunération des personnels. Ainsi de l’école, creuset social où exercent avec application enseignantes et enseignants peu considérés et sous-rémunérés, en dépit de l’importance cardinale de leur mission. Nous voulons aussi que le temps d’études cesse d’être une course sans fin d’un job à l’autre. Et par une politique ambitieuse et soutenue, stimuler et accompagner la recherche, dans le temps et dans l’instant.

Une politique fiscale juste

C’est également la justice sociale qui dicte la nécessité d’infrastructures de mobilité pour permettre à des millions de personnes, qui n’ont pas d’autre choix que la voiture, d’échapper aux vicissitudes du temps de route, des prix de carburant, de l’injuste procès en pollution négligente. Et il faudra s’atteler pour de bon à rénover les millions de logements thermiquement défaillants.

Tous ces secteurs et d’autres appellent des investissements considérables, de fortes transitions, des bifurcations résolues.

Il en va aussi de l’augmentation du salaire minimal et d’une politique fiscale juste, qui rétablisse l’impôt sur la fortune, réclame à chacun selon ses capacités – entendons très clairement : davantage à ceux qui peuvent contribuer davantage –, et punisse sévèrement ceux qui s’organisent pour échapper à l’impôt.

Présidentielle 2022 : l’union de la gauche de Taubira à 2,5 % !

Présidentielle 2022 :  l’union de la gauche de Taubira à 2,5 % ! 

 

 

Christiane Taubira vient de déclarer qu’elle réfléchit sérieusement au maintien de sa candidature comme candidat de l’union de la gauche. Il y a effectivement matière à réflexion car le dernier sondage  Ifop-Fiducial pour Le Figaro et LCI place Christiane Taubira en queue de peloton avec 2,5 %.

 

De quoi évidemment discréditer définitivement le concept d’union de la gauche qui déjà n’avait pas beaucoup de sens avant l’intervention de Taubira et qui se trouve complètement démonétisé avec son incarnation par une personnalité qui réunit sur elle toutes les contradictions de la gauche notamment l’élitisme coupé des réalités socio-économiques et cependant la radicalité notamment sociétale dans le discours.

 

Dans le sondage évoqué, le président de la République devance très largement Marine Le Pen (16%) et Valérie Pécresse (16%). Toutes deux en recul de -1 point, la candidate LR et son adversaire RN se disputent virtuellement la place qualificative pour le second tour.

Jean-Luc Mélenchon est à à 8,5%. , l’écologiste Yannick Jadot est donné à 7%, contre 3,5% seulement pour la socialiste Anne Hidalgo, et à peine 2,5% pour Christiane Taubira lorsqu’elle est testée. Le souverainiste Arnaud Montebourg s’effondre enfin à 1%, soit autant que Jean Lassalle et Philippe Poutou.

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