Archive pour le Tag 'tassent'

Croissance Chine : les services se tassent aussi

Croissance Chine : les services se tassent aussi 

Les récents résultats de l’activité des services permettent d’entretenir des interrogations sur l’évolution de la croissance en Chine. On sait en effet que cette croissance repose désormais plutôt sur les services que sur une industrie plombée en particulier par la baisse des exportations. Cette  croissance de l’activité du secteur des services a légèrement décéléré en septembre et ce malgré un rythme de créations de postes au plus haut depuis sept mois, selon l’indice PMI Caixin/Markit Cet indice est ressorti à 52,0 le mois dernier contre 52,1 en août, restant ainsi au-dessus de la barre des 50 séparant croissance et contraction d’une activité. Quasiment tous les composants de cet indice se sont améliorés, sauf les anticipations des entreprises, beaucoup moins élevées que le mois dernier. Malheureusement on constate donc que la consommation intérieure n’a pas pris le relais de la demande extérieure. En cause les difficultés du secteur industriel chinois, miné par de colossales surcapacités et un endettement galopant.  Affectée par le ralentissement de la demande mondiale, la croissance chinoise ne devrait pas dépasser 6,5 % en 2016, chiffre officiel mais contesté.  Tirée depuis trente ans par les exportations, l’économie chinoise souffre aujourd’hui du ralentissement de la demande mondiale. Malgré la volonté du gouvernement chinois de réorienter son économie vers la demande intérieure mais  celle-ci  n’a pas pris le relais   . En cause, la population vieillissante plus encline à épargner qu’à consommer, un système de retraite insuffisant et des dépenses d’éducation et de logement trop élevées, qui ne permettent pas aux Chinois de consommer suffisamment. Les grandes faiblesses de l’économie chinoise restent son système de protection sociale, qui doit être consolidé pour favoriser la consommation, le besoin d’infrastructures et le surendettement, notamment des entreprises, qui fait craindre une crise financière. Ce qui est inquiétant pour la plupart des analystes est la composition de la dette chinoise, principalement de la dette commerciale. Le haut pourcentage de dette relié aux entreprises locales par rapport à la dette des ménages et du gouvernement ainsi que la structure du système bancaire chinois font que le risque de contagion n’est pas négligeable. Il faut dire les emprunteurs institutionnels composent la majeure partie des engagements existants et pèsent aux alentours de 150% du PIB. Malgré le ralentissement, les banques de l’état chinois continuent d’injecter du capital à faible coût afin de soutenir un secteur industriel souffrant de surcapacité. Ces structures créent de moins en moins de valeur et sont très gourmandes en capital.

(Avec Reuters)

Etats-Unis : croissance et prix se tassent

Etats-Unis : croissance et prix se tassent

 

La surprise c’est sans doute l’ampleur du tassement économique aux États-Unis (comme en Grande-Bretagne) qui fait moins bien que la zone euro au premier trimestre. Le signe sans doute que les économies sont de plus en plus interdépendantes (même quand la consommation intérieure représente la plus grosse part du pipe). Presque mécaniquement les prix plongent aussi. Du coup la  faible augmentation des prix pourrait peser sur les salaires alors que l’emploi enregistre encore de bons résultats. Au-delà des variations conjoncturelles tant aux États-Unis qu’en zone euro, il semble que l’économie mondiale s’engage dans un processus de croissance molle voire négative dans certains pays en développement.  L’inflation a ralenti aux Etats-Unis en mars ralenti et la consommation est restée faible, une situation qui prive la Réserve fédérale d’arguments pour relever ses taux d’intérêt, montrent les statistiques publiées vendredi par le département du Commerce. L’indice des prix à la consommation PCE hors énergie et produits alimentaires a augmenté de 0,1% seulement le mois dernier après une hausse révisée à 0,2% en février. Le chiffre de mars est conforme au consensus des estimations d’économistes recueillies par Reuters. Sur les 12 mois à fin mars, l’indice « core PCE » est en hausse de 1,6%, contre +1,7% fin février. Cet indice est la mesure de l’évolution des prix privilégiée par la Fed et il est toujours inférieur à l’objectif de 2% que s’est fixé la banque centrale. Mercredi, à l’issue de sa réunion de politique monétaire, cette dernière a déclaré entre autres qu’elle continuait de surveiller « étroitement » l’inflation. Les chiffres du département du Commerce montrent aussi que les dépenses de consommation des ménages ont augmenté de 0,1% seulement en mars après +0,2% en février. La consommation, qui représente plus de deux tiers de l’activité économique aux Etats-Unis, avait initialement été donnée en hausse de 0,1% en février. Ajustée de l’inflation, la consommation a donc stagné en mars après une hausse de 0,3% le mois précédent. Les revenus des ménages, eux, ont augmenté de 0,4% en mars après une hausse de 0,1% en février. De son côté, le département du travail a fait état d’une hausse de 0,6% des coûts salariaux au premier trimestre après +0,5% sur les trois derniers mois de l’an dernier, une progression qui suggère que l’amélioration du marché du travail ne se traduit pas encore par une accélération marquée des salaires.

 

(avec Reuters)




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