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Embauches cadres : ça se tasse

Embauches  cadres : ça se tasse

 

Il y a quelques jours seulement, pôle emploi publié une étude faisant état d’une augmentation particulièrement spectaculaire des intentions d’embauche. Or ces perspectives semblent d’abord se tasser chez les cadres. L’éclatante santé du marché de l’emploi des cadres semble retomber. Selon le dernier baromètre de l’APEC publié ce vendredi 19 avril, 57% des entreprises interrogées ont prévu d’embaucher du personnel au niveau cadre au second trimestre, contre 59% au premier trimestre. Le ralentissement de l’économie française et les mauvais signes de la conjoncture mondiale ont assombri les perspectives d’embauches dans le secteur privé. En cause le percement de la croissance qui pourrait être de 1,5% en 2019, contre 1,6% en 2018 et 2,3% en 2017.  En zone euro, le coup de frein est beaucoup plus brutal pour quelques grandes puissances. Les économistes de l’OFCE anticipent une croissance à 0,9% pour l’Allemagne en 2019 contre 1,5% en 2018. L’Italie, entrée en récession en fin d’année 2018, devrait  encore connaître de sérieuses difficultés avant de pouvoir rebondir (0,1% prévu en 2019 et 0,6% en 2020).Or l’enquête annuelle sur les besoins en main d’œuvre de Pôle Emploi montrait une hausse de 14,8% des intentions d’embauche. Cela représente quasiment 350 000 projets de recrutements supplémentaires par rapport à 2018, qui avaient déjà enregistré une progression de 18,7% des intentions d’embauche. Pour 2019, cela représente 2,69 millions d’embauches potentiels, le volume le plus élevé de la décennie, selon Pôle Emploi. Les projets d’embauche en CDI augmentent également de 3,5 points.  Ce sont les services aux particuliers qui, en volume, représentent le premier recruteur. Pôle Emploi relève néanmoins la progression des besoins dans les secteurs de la construction (+26%), l’industrie (+20%), ou encore pour les services aux entreprises qui progressent de 20% également. Or les derniers chiffres du baromètre contredit ces perspectives. Il y  aura certes des embauches mais qui correspondent à des départs en retraite. La moyenne du baromètre de l’association masque des disparités entre les secteurs. L’industrie devrait ainsi connaître une diminution sensible entre avril et juin. Ainsi, la proportion de recrutements dans les entreprises industrielles de plus de 100 salariés passerait de 69% à 63% entre le premier et le second trimestre de cette année. L’érosion du climat des affaires a eu des répercussions sur les perspectives des entreprises.Du côté de la construction, si les intentions de recruter demeurent à des niveaux élevés autour de 65%, la part des entreprises ayant recruté un cadre a clairement chuté entre le troisième trimestre 2018 et le premier trimestre 2019 passant de 66% à 54%. Et le phénomène de baisse est loin de se limiter à l’industrie et la construction. Une diminution nette est également visible dans le médico-social ou encore les banqueset assurances.

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Méthodologie : le baromètre trimestriel de recrutements cadres repose sur un panel de 750 entreprises de plus de 100 salariés représentatives du secteur privé. L’interrogation téléphonique a été confiée en mars 2019 à la société Praxidia.

Productivité : ça se tasse

Productivité : ça se tasse

 

La productivité se tasse en Europe du fait du ralentissement de l’activité générale. Mais en France,  son incidence sur la compétitivité pèse sur la performance économique. C’est le constat du conseil national de productivité (mis en place à la demande de l’Europe). En vérité, il ne s’agit pas d’une grande découverte. Le conseil national de productivité se félicite cependant d’une productivité comparable avec celle de l’Allemagne. Avec une différence de taille,  il s’agit d’une productivité relative c’est-à-dire du rapport entre la production et le nombre de salariés. Alors la vraie productivité d’un pays c’est le rapport entre la valeur de production et le nombre d’actifs. De ce point de vue la France est largement derrière l’Allemagne du fait du nombre d’inactifs. En cause évidemment le nombre de chômeurs, d’inactifs vivants grâce aux aides sociales, et de l’âge de départ en retraite. Il audrait ajouter que la compétitivité des coups aussi de la pression fiscale ou la France figure en tête du palmarès Face au ralentissement de la productivité européenne, le Conseil de l’Union européenne a invité en 2016 les États membres à mettre en place des conseils nationaux de la productivité (CNP). Objectif : « réaliser, en toute indépendance, une analyse des enjeux politiques dans ce domaine ». La France a rendu son premier rapport jeudi, avant une première rencontre des 14 CNP européens la semaine prochaine à Bruxelles. La France s’enorgueillit d’être le premier grand pays à avoir mis en place un Conseil national de la productivité (CNP) en juin 2018. C’est aussi, après le Portugal, l’un des premiers à publier son rapport sur le sujet. L’enjeu est majeur : « les gains de productivité, c’est ce qui fait la croissance de demain, la croissance du pouvoir d’achat et ce qui permettra de financer notre système social », a prévenu jeudi le président du CNP, Philippe Martin, par ailleurs président délégué du Centre d’analyse économique et ancien conseiller économique d’Emmanuel Macron durant la campagne, en présentant les résultats de cette première étude.

Avant toute chose, le CNP rappelle que « la France reste un pays avec un niveau élevé de productivité, semblable à celui de l’Allemagne ». Mais comme les autres pays développés, cette productivité, en dépit des progrès technologiques et de la révolution numérique, ne cesse de ralentir depuis quarante ans (voir graphique). La faute au développement des services, où les gains de productivité sont inférieurs à ceux de l’industrie ; la faute aussi à l’essoufflement de la contribution à la croissance des technologies de l’information depuis le début des années 2000. …. »

 

Le progrès de l’espérance de vie des Français se tasse

Le progrès de  l’espérance de vie des Français se tasse

La croissance de l’espérance de vie se tasse depuis quelque temps mais avec des inégalités. Depuis le milieu du 19ème siècle, l’espérance de vie à la naissance progressait de 3 mois par an en moyenne. Depuis 5 ans, elle ne progresse plus que d’un mois et demi par an pour les hommes et un mois seulement pour les femmes. Résultat : elle atteint, en 2018, 79,5 ans pour les hommes et 85,4 en pour les femmes. En cause les effets de la grippe chez les personnes très âgées, d’autres maladies comme le cancer. À cela s’ajoute les effets des maladies neuro-dégénératives comme la maladie d’Alzheimer ou de Parkinson. Mais les inégalités sont criantes selon les situations sociales D’après l’Insee, l’écart  d’espérance de vie est de 13 ans  entre  5 % d’hommes les plus riches des 5 % les plus pauvres. Pour un niveau de vie moyen de 5 800 euros par mois, un homme peut espérer s’éteindre à 84 ans et quelques. Un seuil qui tombe à moins de 72 ans dès 470 euros par mois. Aux alentours de 1 000 euros, 100 euros supplémentaires représentent un gain de 0,9 anL’écart est moins important pour les femmes, mais ne disparaît pas pour autant. L’espérance de vie des plus modestes s’élève à 80 ans, contre un peu plus de 88 ans pour les mieux loties. Il est toutefois intéressant de noter qu’à partir de 1 300 euros mensuels, les femmes dépassent les hommes, même les plus aisés. Cela tient, selon l’Insee, à « des comportements plus favorables à une bonne santé »« un meilleur suivi médical, en particulier pendant la vie féconde », et « une durée de travail plus faible ». En moyenne, les disparités entre les sexes tendent néanmoins à se réduire. . « Le niveau de vie en lui-même, en facilitant la prévention et l’accès aux soins, peut être la cause directe d’une bonne santé », note l’Insee. D’après une enquête de 2014, un adulte sur dix, parmi les 20 % les plus pauvres, avait renoncé à consulter un médecin pour des raisons financières. Mais causes et conséquences s’entremêlent souvent : une mauvaise santé peut aussi entraîner un faible niveau de vie en pesant sur les études et l’emploi. Pour finir, l’espérance de vie varie assez nettement d’une région à l’autre. Toutes choses égales par ailleurs, c’est-à-dire en tenant compte du sexe, de l’âge, du niveau de vie et de la catégorie sociale, l’Occitanie et les Pays de la Loire se situent en tête du classement. Ce sont les Hauts-de-France qui finissent en queue de peloton.

 

La croissance de l’espérance de vie des Français se tasse

La croissance de  l’espérance de vie des Français se tasse

La croissance de l’espérance de vie se tasse depuis quelque temps mais avec des inégalités. Depuis le milieu du 19ème siècle, l’espérance de vie à la naissance progressait de 3 mois par an en moyenne. Depuis 5 ans, elle ne progresse plus que d’un mois et demi par an pour les hommes et un mois seulement pour les femmes. Résultat : elle atteint, en 2018, 79,5 ans pour les hommes et 85,4 en pour les femmes. En cause les effets de la grippe chez les personnes très âgées, d’autres maladies comme le cancer. À cela s’ajoute les effets des maladies neuro-dégénératives comme la maladie d’Alzheimer ou de Parkinson. Mais les inégalités sont criantes selon les situations sociales D’après l’Insee, l’écart  d’espérance de vie est de 13 ans  entre  5 % d’hommes les plus riches des 5 % les plus pauvres. Pour un niveau de vie moyen de 5 800 euros par mois, un homme peut espérer s’éteindre à 84 ans et quelques. Un seuil qui tombe à moins de 72 ans dès 470 euros par mois. Aux alentours de 1 000 euros, 100 euros supplémentaires représentent un gain de 0,9 anL’écart est moins important pour les femmes, mais ne disparaît pas pour autant. L’espérance de vie des plus modestes s’élève à 80 ans, contre un peu plus de 88 ans pour les mieux loties. Il est toutefois intéressant de noter qu’à partir de 1 300 euros mensuels, les femmes dépassent les hommes, même les plus aisés. Cela tient, selon l’Insee, à « des comportements plus favorables à une bonne santé »« un meilleur suivi médical, en particulier pendant la vie féconde », et « une durée de travail plus faible ». En moyenne, les disparités entre les sexes tendent néanmoins à se réduire. . « Le niveau de vie en lui-même, en facilitant la prévention et l’accès aux soins, peut être la cause directe d’une bonne santé », note l’Insee. D’après une enquête de 2014, un adulte sur dix, parmi les 20 % les plus pauvres, avait renoncé à consulter un médecin pour des raisons financières. Mais causes et conséquences s’entremêlent souvent : une mauvaise santé peut aussi entraîner un faible niveau de vie en pesant sur les études et l’emploi. Pour finir, l’espérance de vie varie assez nettement d’une région à l’autre. Toutes choses égales par ailleurs, c’est-à-dire en tenant compte du sexe, de l’âge, du niveau de vie et de la catégorie sociale, l’Occitanie et les Pays de la Loire se situent en tête du classement. Ce sont les Hauts-de-France qui finissent en queue de peloton.

 

l’emploi se tasse comme la croissance

l’emploi se tasse comme la croissance

 

Il n’y a pas de miracle ; quand la croissance se tasse, l’emploi aussi. La Banque de France vient de confirmer le ralentissement de l’activité générale en ne prévoyant que 0,2 % d’augmentation du produit intérieur brut au quatrième trimestre au lieu des 0,4 % prévus. Du coup, la perspective de croissance de 1,7 % retenue par le gouvernement dans son budget est remise en cause. Comme déjà souvent indiqué dans ce site, la croissance française aura du mal à dépasser 1,5 % en 2018. Il n’est donc pas étonnant que l’emploi stagne. D’une certaine manière cela traduit l’échec de la politique économique de Macron qui a assommé la consommation des ménages avec ses mesures fiscales. Or la consommation des ménages représente environ les deux tiers du produit intérieur brut. La brutalité de la fiscalité a donc constitué une erreur économique grave. En outre elle hypothèque l’avenir car elle pèse maintenant sur le moral des entreprises et des ménages

Selon les dernières données de l’Insee publiées ce mardi 11 décembre, les créations d’emplois s’élèvent seulement à 15.000 sur les trois derniers mois contre 15.900 au trimestre précédent. Une progression insignifiante qui n’est pas de nature à absorber l’évolution démographique Dans la fonction publique, l’emploi salarié continue de baisser (-7.400) et augmente dans le privé à 22.400. Alors qu’Emmanuel Macron tente de désamorcer la crise des « Gilets jaunes » en annonçant une série de mesures pour doper le pouvoir d’achat des salariés à bas revenus et des retraités modestes, la Banque de France vient d’abaisser ses prévisions de croissance à 0,2% pour le dernier trimestre contre 0,4% auparavant. Les résultats collectés par l’institut de statistiques signalent que les créations d’emplois dans les services marchands ont marqué le pas. Entre juillet et septembre, l’emploi salarié a augmenté de 15.300 dans ce secteur, soit 0,1% contre 0,2% le trimestre précédent. « Sur un an, ce secteur porte l’essentiel des créations nettes d’emplois salariés : +158.300, soit +1,3%. » L’autre phénomène préoccupant est le recul de l’emploi intérimaire. Or cet emploi constitue or cet emploi constitue un indicateur avancé de la conjoncture D’après des chiffres du service de statistiques du ministère du Travail (Dares), l’emploi temporaire a baissé de 1,2% contre -0,6% au trimestre précédent. Du côté de l’industrie, les créations d’emplois stagnent, voire reculent légèrement dans l’industrie manufacturière (-0,1).  Le secteur de la construction continue de créer des emplois. Les effectifs ont progressé de 0,4% (5.500 postes) comme au trimestre précédent.  »Sur un an, ils augmentent de 2,1%, soit + 29.000 postes. ». A noter que sur les douze derniers mois, le salaire moyen augmente tout de même de 2,1% selon les données de l’Acoss publiées mardi 11 décembre. 

 

La grève se tasse mais tient à la SNCF et à Air France

La grève se tasse mais tient  à la SNCF et à Air France

Ça se tasse (moins cependant que ne le disent les directions qui habillent chiffres et graphiques) mais ça tient. Les déclarations s’ajoutant aux déclarations, gouvernement et directions laissent entendre que les grèves vont rapidement s’arrêter. Par sûr cependant car la résistance est forte dans les catégories stratégiques que sont les conducteurs de train et les pilotes qui ont l’habitude de faire grève par délégation pour l’ensemble des personnels. Du coup, la grève pourraiat encore se prolonger pendant des semaines quitte à s’effriter. C’est le scénario possible car il ne s’agit pas seulement du contenu des revendications mais aussi un bras de fer pour faire plier les syndicats. La victoire est symbolique pour la direction mais surtout pour Macron. Le prolongement de l’action est possible car le champ des négociations est très restreint voire inexistant surtout  la SNCF.  La mobilisation des syndicats contre la réforme ferroviaire s’érode lentement, a déclaré dimanche le président du directoire de la SNCF et PDG de SNCF Mobilités, Guillaume Pepy, en annonçant une amélioration du trafic pour les deux nouvelles journées de grève, les neuvième et dixième du mouvement, lundi et mardi. « Le trafic sera en amélioration. On aura 40% des TER et 40% des trains en région parisienne, les transiliens et les RER. Il y aura 30% d’intercités, c’est mieux que lors de la dernière grève, et 35% des TGV. Ça veut dire que la grève s’érode, elle s’érode lentement » « , a-t-il dit lors du Grand Jury RTL/LCI/Le Figaro. « Les voyageurs, ils en ont tout simplement assez », a-t-il ajouté avant d’indiquer que, au total, quatre employés de la SNCF sur cinq « sont au travail. « En même temps, ceux qui conduisent les trains sont en grève à 60%. C’est beaucoup moins qu’au début de la grève où on était à 77% », a encore déclaré Guillaume Pepy. C’est un peu la même chose à Air France. Pour la grève de ce lundi, la participation des pilotes est de 28,1%, en légère baisse de 1,5 point par rapport au 17 avril mais en baisse beaucoup plus importante (8-points) par rapport à la journée du 11 avril, où la mobilisation dépassait les 36

Zone euro : ça repart ou ça se tasse !

Zone euro : ça repart ou ça se tasse  !

Alors que les économistes ont passé leur temps à réviser leurs perspectives de croissance à la hausse tout au long de 2017, ils actent maintenant la bonne tenue économique de l’année mais en même temps prévoient  une légère détérioration en 2018. Mais une se détérioration si légère qu’elle pose une hypothèque sur la crédibilité de ce genre de prévisions. Selon les dernières prévisions de la Commission européenne, la croissance de la zone euro devrait atteindre 2,2% et celle de l’Union européenne 2,3 % en 2018. Des chiffres qui dépassent largement les premières prévisions du printemps 2017. Par prudence encore prévoit cependant un léger tassement de nos un à 02 % en 2018 par rapport à 2017. La vérité c’est que personne ne peut affirmer avec certitude s’il ira tassement au contraire une activité plus dynamique encore en 2018. Des facteurs favorables militent en faveur d’un plus grand dynamisme à savoir la poursuite de la politique accommodante de la banque centrale européenne (politique contestée par les Allemands), la demande intérieure ( ménage et investissement des entreprises)  enfin et surtout la confiance principale moteur de toutes les dynamiques. Pour cela il faudra notamment que le chômage s’améliore un peu ce qui est probable en 2018. Le chômage pour la zone euro pourrait passer de 8,6 à 8,4%. Parmi les facteurs défavorables, le relatif blocage du pouvoir d’achat des salariés justifié par une inflation toujours très contenue. Un. Argument  très discutable car si l’inflation devait s’envoler il n’est pas certain que le pouvoir d’achat réel suivrait.

 

L’euro se tasse face au dollar

L’euro se tasse  face au dollar

Doucement l’euro glisse vers la parité totale avec le dollar. En cause d’abord le différentiel de croissance dans la zone économique européenne avec les Etats-Unis, de l’ordre d’un point de croissance. En cause aussi de nombreuses incertitudes géo politiques en Grande-Bretagne évidemment (qui n’appartient pas à la zone euro mais  fait encore parti de l’union européenne), en Italie, en Espagne, en Autriche, en France et peut-être en Allemagne. Cette évolution de la parité présente des avantages des inconvénients. La baisse de l’euro favorise les exportations européennes qui retrouvent de la compétitivité. À l’inverse elle renchérit les importations et pourrait à terme faire monter l’inflation. Une inflation qui amputera alors le pouvoir d’achat des ménages et la croissance ; croissance  qui repose pour les deux tiers sur cette consommation intérieure. Pour l’instant heureusement l’inflation est négligeable en raison de la faiblesse de la demande. L’euro baissait vendredi face au dollar, comme si des inquiétudes sur le secteur bancaire italien venaient plomber une monnaie unique déjà lourdement affectée la veille par une décision jugée défavorable de la Banque centrale européenne (BCE). Vers 19H00 à Paris, l’euro valait 1,0548 dollar contre 1,0612 dollar jeudi vers 22H00 GMT. La monnaie européenne montait face à la monnaie nippone, à 121,55 yens contre 120,93 yens jeudi soir. Le dollar avançait fortement face à la devise japonaise à 115,24 yens -après avoir monté à 115,37 yens, au plus haut depuis 10 mois-, contre 113,95 yens la veille au soir. « L’un des facteurs négatifs pour l’euro, c’est qu’il y a des rumeurs selon lesquelles la BCE a rejeté une demande de délai de la part de la banque Monte dei Paschi di Siena (BMPS) en Italie », a rapporté Omer Esiner, de Commonwealth Foreign Exchange.

 

 

Emplois : ça se tasse aux Etats-Unis

Emplois : ça se tasse aux Etats-Unis

La croissance de l’emploi se tasse au États-Unis témoignant ainsi de l’affaiblissement de la croissance. Du coup les perspectives d’augmentation des taux la Fed s’éloigne encore un peu plus. Pas certain non plus que ces taux remontent en 2017 comptes tenus de perspectives de croissance nettement en repli et finalement proche de la croissance qui sera celle de l’Europe, c’est-à-dire une croissance relativement molle. Les créations d’emploi ont ralenti de manière inattendue en septembre aux Etats-Unis, pour un troisième mois consécutif, ce qui pourrait affaiblir les arguments en faveur d’une prochaine hausse des taux de la part de la Réserve fédérale. Le nombre de créations d’emploi non-agricole a atteint 156.000 le mois dernier, après 167.000 en août, chiffre révisé en hausse par rapport aux 151.000 donnés en première estimation, a annoncé vendredi le département du Travail. Les économistes interrogés par Reuters s’attendaient à 175.000 créations de postes en septembre. Pour juillet et août, les chiffres révisés montrent que l’économie américaine a créé 7.000 emplois de moins sur ces deux mois par rapport aux précédentes estimations. Le taux de chômage a augmenté d’un dixième de point le mois dernier, à 5,0%, ce qui est dû en partie à un afflux d’Américains sur le marché du travail. « C’est suffisamment bon pour ne pas alimenter les inquiétudes sur un glissement des Etats-Unis » dans une récession économique, a commenté Michael Jones chez RiverFront Investment Group. Ce rapport mensuel sur l’emploi est le dernier avant la prochaine réunion du comité de politique monétaire de la Fed le 1er et le 2 novembre. La probabilité d’un tour de vis monétaire à cette occasion paraît très faible en raison de la proximité de cette réunion avec l’élection présidentielle américaine du 8 novembre.

(Avec Reuters)

Croissance : la consommation se tasse en Europe

Croissance : la consommation se tasse en Europe

La faiblesse de la croissance en Europe provient notamment du  tassement mondial de l’activité qui freine les exportations. Du coup la relève doit être prise par la consommation d’autant que les investissements demeurent relativement atones. Malheureusement cette consommation a tendance à stagner en Europe. Du coup il ne faut pas s’étonner de la mollesse de la croissance. Selon l’institut Nielsen, qui a rendu mercredi les résultats pour le deuxième trimestre 2016, les ventes en volume ont stagné à + 0,1 % sur une année glissante, avec de fortes disparités selon les pays. Ainsi, elles grimpent de 2,1 % en Italie et de 1,7 % en Espagne. Mais, en France, elles ne s’élèvent que de + 0,3 %, et elles régressent même de 0,6 % en Allemagne et de 1,1 % au Royaume-Uni. «Deux facteurs peuvent expliquer cette mauvaise performance historique en Europe», détaille Jean Jacques Vandenheede, directeur du secteur de la distribution chez Nielsen Europe. Tout d’abord le décalage de la date de Pâques: cette période qui se traduit par un pic dans la distribution alimentaire a été comptabilisée dès le premier trimestre cette année alors qu’il comptait au deuxième l’an dernier. «Surtout, de façon plus significative, il résulte de l’impact de la très faible croissance en France et en Allemagne Cependant, sous l’effet d’une hausse des prix de 0,7 % en moyenne sur une année en Europe, le chiffre d’affaires total à la sortie des caisses de magasins progresse tout de même de + 0,8 %. Inflation et conjoncture obligent, les prix ont évolué différemment en valeur. Ainsi, en Turquie, la consommation en valeur a grimpé de 8,9 %. Dans une moindre mesure, en Suède et en Norvège, le chiffre d’affaires a progressé de 3,5 % et 3,2 %. Au Royaume-Uni, où la guerre des prix entre les enseignes de distribution fait rage entre le géant Tesco et ses agressifs concurrents, la baisse des prix de 0,5 % n’a pas suffi à stimuler les ventes en volume (- 1,1 %), victimes de l’attentisme du Brexit. Quant à la France, elle affiche sur l’année une timide croissance des ventes, volume et valeur combinés, de 0,5 %. Pas de quoi relancer la tant attendue croissance économique.

(Avec AFP)

 

Loi travail : la mobilisation des jeunes se tasse sérieusement

Loi travail : la mobilisation des jeunes se tasse sérieusement

 

 

Lors  de la dernière manifestation du 31 mars la mobilisation n’avait déjà pas été exceptionnelle (autour de 600 000 personnes en France) mais cette fois le rassemblement des jeunes de mardi a révélé un être tassement des manifestations avec une participation qui n’a passé à dépasser 50 000 personnes. La faiblesse de la mobilisation a parfois été compensée par quelques actes  de violence heureusement sans conséquences graves.  plusieurs facteurs explicatifs face au tassement de la mobilisation. D’abord peut-être l’évidente  instrumentalisation du mouvement par l’extrême gauche qui brouille l’objectif de la protestation. Certes une majorité de Français à hauteur d’environ 60 % souhaite le retrait du texte mais la proposition de référendum en entreprise et l’adaptation du temps de travail en fonction de plans de charges des entreprises sont, elles, largement approuvées. En outre le gouvernement à rééquilibré les garanties accordées d’une part au patron d’autre part aux salariés,  désarmant ainsi une partie de la contestation.  Plusieurs milliers de jeunes ont cependant une nouvelle fois manifesté mardi à travers la France mais la mobilisation est en net recul contre le projet de loi Travail, dont l’examen a débuté en commission à l’Assemblée nationale. Après les rassemblements du 31 mars, qui ont réuni entre 390.000 et 1,2 million de personnes, étudiants et lycéens entendaient maintenir la pression avant une nouvelle journée avec les salariés le 9 avril, qu’ils espèrent plus fournie. Seuls 23.800 manifestants ont été dénombrés mardi par le ministère de l’Intérieur pour toute la France, y compris Paris. A Paris, entre 3.200 et 3.400 personnes, selon la police, ont défilé alors que les autorités en avaient dénombré 26.000 à 28.000 le 31 mars. Toutefois, une partie des jeunes mobilisés veulent s’affranchir de la tutelle des syndicats et des mouvements de jeunes des partis politiques pour lancer une démarche citoyenne à l’image du mouvement des indignés en Espagne en 2011. Des centaines de personnes, au nom du mouvement « Nuit Debout », ont occupé dans la nuit de lundi à mardi la place de la République à Paris pour la cinquième fois consécutive avec l’intention d’élargir les revendications et de créer un « sursaut citoyen ». Après la capitale, « Nuit Debout » devait s’étendre mardi soir à une vingtaine de villes de province, notamment Toulouse, Strasbourg, Rennes et Lyon.

(Avec Reuters)

La croissance américaine : encore solide mais qui se tasse

La croissance américaine : encore solide mais qui se tasse

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Sous l’effet de la dégradation de la demande mondiale, la croissance aux États-Unis se tasse un peu. Elle demeure cependant encore solide puisque la Fed prévoit une augmentation de 2,2 % du PIB en 2016. La croissance économique des Etats-Unis a ralenti au quatrième trimestre mais pas autant qu’annoncé lors une précédente estimation, des dépenses de consommation plus dynamiques qu’on ne le pensait ayant compensé l’impact négatif du processus de déstockage des entreprises. Le PIB a augmenté de 1,4% annualisé, en troisième et dernière estimation, alors que la précédente estimation donnait une croissance de 1,0%, a annoncé le département du Commerce vendredi. La toute première estimation ne donnait qu’une croissance de 0,7%, après 2,0% au troisième trimestre et 2,4% pour l’ensemble de 2015. Les économistes interrogés par Reuters attendaient une croissance non révisée au dernier trimestre de 2015, de 1,0%. Les dépenses de consommation, qui représentent plus des deux tiers de l’activité économique des Etats-Unis, ont augmenté de 2,4%, au lieu des 2,0% annoncés le mois dernier, en raison d’une consommation plus forte qu’estimé auparavant dans les services. Cette vigueur des dépenses de consommation est apte à apaiser les craintes de récession, lesquelles avaient provoqué une déroute boursière en début d’année. Ceci, couplé à un marché de l’emploi dynamique et à une inflation en hausse, plaide pour une remontée progressive des taux d’intérêt de la part de la Réserve fédérale américaine cette année. « C’est à nouveau le consommateur qui mène la croissance. Aucun signe de récession dans ces données, ce qui devrait réjouir les responsables de la Fed et jouer en faveur de leur politique de poursuite de la normalisation progressive des taux », dit Chris Rupkey, économiste en chef de MUFG Union Bank.

Zone euro : la croissance se tasse

Zone euro : la croissance se tasse

 

L’indicateur d’activité de markit indique un assez net tassement de la croissance de la zone euro en décembre. Du coup si la tendance devait se prolonger le premier trimestre pourrait n’afficher qu’une progression du vide de 0,3 %. En clair la zone euro pourrait perdre presque un point de croissance en 2016 par rapport aux prévisions initiales. Le Pib pourrait alors  être à peu près du même niveau qu’en 2015. Ce qui est en cause c’est la faiblesse de la demande tant à l’exportation qu’en ce qui concerne la demande interne. Tous les arguments indiquant une nette reprise en 2016 sont contrariés. La baisse historique des taux, la faiblesse des prix du pétrole et des matières premières ou encore la hausse du dollar par rapport à l’euro ne parviennent  pas à redynamiser la demande en zone euro. Du coup beaucoup reportent leurs espoirs sur une nouvelle phase de politique accommodante de la banque centrale européenne. Une banque centrale très s’inquiète de la quasi-absence d’inflation qui témoigne du déséquilibre de l’offre  par rapport à la demande donc aussi de l’atonie de la croissance. La a banque centrale pourrait décider de nouveaux  abaissements des taux et d’un programme plus conséquent de rachat d’actifs. Pas sûr cependant que cela soit suffisant car c’est la même politique accommodante qui est pratiquée par nombre de banques centrales (États-Unis excepté  pour l’instant !).L’indice PMI composite calculé par Markit, qui intègre le secteur manufacturier et celui des services, est tombé à un plus bas de onze mois à 53,5 contre 54,3 en décembre et 54,2 attendu par le consensus des économistes. S’il se maintient, ce niveau laisse prévoir une croissance du produit intérieur brut de l’ordre de 0,3%-0,4% sur le trimestre en cours, a indiqué Rob Dobla croissance tasse son. L’indice PMI du secteur des services est tombé à un plus bas d’un an à 53,6 contre 54,2 en décembre qui correspondait aussi aux anticipations des économistes interrogés par Reuters. Celui du secteur manufacturier a reculé à 52,3, au plus bas depuis octobre, après 53,2 le mois précédent et 53, coup ses opposantsoup 0 attendu par le consensus des économistes. Plus inquiétant encore Le sous-indice des entrées de commandes à l’export est notamment en recul, à 52,3 contre 53,2 le mois précédent, malgré la faiblesse de l’euro.

Allemagne : la croissance de la production industrielle se tasse

Allemagne : la croissance de la production industrielle se tasse

La production a enregistré une hausse de 0,2% après des baisses de 1,1% en septembre et de 0,6% en août. Les économistes avaient anticipé en moyenne une progression de 0,7%. L’augmentation du mois d’octobre a été limitée par un recul de 5,9% de la production d’énergie au cours du mois. Les fabricants de biens intermédiaires et de ceux destinés à la consommation ont également moins fait tourner leurs usines. La progression du mois d’octobre a donc surtout été le fait des biens d’équipement, qui ont enregistré une hausse de 2,7%.

Marché automobile européen : la croissance se tasse

Marché automobile européen : la croissance se tasse  

C’est peut être l’effet Volkswagen mais PSA et Renault baissent aussi. Les ventes de voitures dans les pays de l’Union européenne et ceux de l’Association européenne de libre-échange (Islande, Norvège et Suisse) ont progressé de 2,7% le mois dernier par rapport à l’an dernier, à 1.144.109. En septembre, leur hausse avait été de 9,8%. Octobre marque néanmoins le 26e mois consécutif de croissance du marché.  L’ACEA note que la demande est restée bien orientée en Italie (+8,6%), en Espagne (+5,2%) ainsi qu’en Allemagne (+1,1%) et en France (+1,0%) même si sa croissance a ralenti, tandis que le marché britannique a reculé de 1,1%. Sur les dix premiers mois de l’année, il s’est vendu 11,93 millions de véhicules sur le marché européen, un chiffre en hausse de 8,2%, contre +8,8% sur janvier-septembre, précise l’ACEA. Le détail des chiffres par constructeur montre que le scandale du logiciel de trucage des tests d’émissions polluantes installé par Volkswagen sur plusieurs millions de véhicules dans le monde, révélé mi-septembre par les autorités américaines, a semble-t-il commencé à affecter ses ventes. La marque allemande a écoulé 141.817 voitures le mois dernier, soit 0,4% de moins qu’en octobre 2014. Pour l’ensemble des marques du groupe Volkswagen (VW, Audi, Skoda, Seat et Porsche principalement), les ventes accusent une baisse de 0,8% sur un an, à 288.221. Volkswagen n’est pas le seul à accuser le coup: PSA Peugeot Citroën a vu ses ventes diminuer de 1,5% le mois dernier, le groupe Renault (marques Renault et Dacia) de 0,4%. La baisse est plus marquée encore pour Opel (-2,5%).

Allemagne : le moral des entreprises se tasse sérieusement

Allemagne : le moral  des  entreprises se tasse sérieusement

 

Le baromètre Ifo s’est établi à 103,2 points en octobre, son plus bas niveau depuis 2012, après 104,7 points en septembre et 106,3 points en août, a annoncé lundi l’institut du même nom.  Ce sont à la fois les attentes à six mois des entrepreneurs et leur estimation de la situation actuelle qui ont cédé du terrain par rapport à septembre, passant respectivement de 99,3 à 98,3 points et de 110,4 à 108,4 points. Dans l’industrie, pilier de l’économie allemande, « l’estimation de la situation actuelle recule nettement pour se situer tout juste au-dessus de la moyenne de long terme », relève l’institut Ifo dans un communiqué. « Les espoirs d’une stabilisation graduelle de la confiance ont été déçus », constate dans une note Thilo Heidrich, analyste de Postbank. Comme d’autres pays, la Chine ou encore le Japon, l’Allemagne enregistre une baisse de sa production industrielle en octobre. C’est évidemment le signe de l’affaiblissement de la croissance mondiale. Cela n’empêchera pas l’Allemagne de connaître en 2015 un records d’excédent commercial mais du essentiellement à la baisse du prix des matières premières. La production industrielle est donc, contre toute attente, retombée en juin, après une petite hausse le mois précédent, selon des chiffres provisoires corrigés des variations.

 

Croissance Grande-Bretagne: ça se tasse

 

Croissance Grande-Bretagne : ça se tasse

 

Comme aux Etat- Unis la croissance se tasse en Grande Bretagne. La croissance y est encore robuste (autour de 2.4% sur un an) mais  a ralenti plus que prévu au troisième trimestre à 0,5 % contre 0,7% au trimestre précédent, selon la première estimation de l’Office national des statistiques. Sur un, la hausse du PIB est de 2,3%, soit sa plus faible progression depuis deux ans. Ce ralentissement de la croissance s’explique par une nouvelle contraction de la production manufacturière et par une forte chute de la construction, due en partie aux fortes précipitations du mois d’août. En revanche, le secteur des services continue de tirer l‘économie britannique vers le haut, en particulier les services aux entreprises et la finance.

Croissance Etats-Unis : petite hausse de la confiance du consommateur mais la croissance se tasse

Croissance Etats-Unis : petite hausse de la confiance du consommateur mais la croissance se tasse  

Une hausse de la confiance aux Etats-Unis mais quand même tout juste au dessus de sa moyenne de longue durée. La confiance du consommateur américain s’est améliorée plus que prévu en mars après s’être dégradée en février, montre mardi l’enquête mensuelle de la fédération patronale Conference Board. Son indice de confiance ressort sur le mois en cours à 101,3 après 98,8 (chiffre révisé) en février. Les économistes interrogés par Reuters l’attendaient en moyenne à 96,0. L’indice de février a été révisé en hausse après avoir été initialement annoncé à 96,4. Le sous-indice de la situation actuelle a reculé à 109,1 en mars contre 112,1 (110,2 initialement annoncé) en février et celui mesurant les anticipations a progressé à 96,0 contre 90,0 (87,2 initialement annoncé). Globalement les perspectives de croissance sosnt moins élevées que prévu.  La croissance aux Etats Unis a été moins dynamique au 4ème trimestre et au début 2015. En cause la hausse du dollar , aussi une activité qui s’est réduite au plan mondial. Du coup la FED va sans doute décider de reculer la date de remontée des taux, vraisemblablement fin 2015 voire en 2016.D’autant que l’inflation est largement sous contrôle.  Une bonne nouvelle pour le reste du monde car le relèvement des taux américains entraineraient mécanique la hausse ailleurs en particulier en Europe.   - La croissance économique s’est essoufflée aux Etats-Unis au quatrième trimestre 2014, la moindre reconstitution des stocks et le ralentissement des investissements des entreprises ayant constitué des freins à l’activité, seulement partiellement desserrés par la vigueur des dépenses des ménages. Le produit intérieur brut (PIB) a progressé de 2,2% en rythme annualisé, chiffre conforme à l’estimation donnée le mois dernier, a annoncé vendredi le département du Commerce. La croissance avait été de 5% au troisième trimestre. L’administration américaine a aussi fait état d’une baisse de 1,6% des bénéfices après impôt des entreprises, soit le recul le plus prononcé depuis le premier trimestre 2011, les profits des grandes entreprises étant grevés par le dollar fort. Les bénéfices réalisés à l’étranger ont ainsi diminué de 36,1 milliards de dollars alors qu’ils avaient progressé de 16,5 milliards au troisième trimestre. Sur l’ensemble de 2014, les bénéfices après impôt ont reculé de 8,3%, la plus forte baisse annuelle depuis 2008. Un ralentissement prolongé de la croissance conjugué à une faible inflation pourrait inciter la Réserve fédérale à retarder le relèvement de ses taux d’intérêt. Elle maintient ses taux directeurs à un niveau proche de zéro depuis décembre 2008. Les responsables de la Fed ont abaissé la semaine dernière leurs prévisions de croissance pour les trois années allant de 2015 à 2017. Le rythme modéré de la croissance semble s’être prolongé durant le premier trimestre 2015. L’activité au cours des deux premiers mois a notamment été ralentie par la vigueur du dollar, la morosité économique persistante en Europe et en Asie, la rigueur de l’hiver aux Etats-Unis et le conflit social, désormais réglé, dans les ports de la côte Ouest. Le dollar en particulier, qui a pris 7,8% entre juin et décembre face aux devises des principaux partenaires commerciaux des Etats-Unis, devrait continuer à poser des difficultés aux entreprises américaines. Les estimations pour la croissance du PIB au premier trimestre varient dans une fourchette de 0,9% à 1,4%. Au cours du quatrième trimestre 2014, les entreprises américaines ont accumulé l’équivalent de 80 milliards de dollars de stocks, soit un montant inférieur aux 88,4 milliards estimés par les autorités fédérales le mois dernier. En conséquence, les stocks ont contribué négativement pour 0,1 point à la croissance du PIB, alors qu’ils étaient censés apporter 0,1 point selon les précédentes estimations. La progression des dépenses d’équipement des entreprises a été moindre que prévu, de 0,6% au lieu de 0,9%. Ce résultat est probablement lié à la hausse du dollar et à l’effondrement des cours du pétrole, qui a fait chuter les activités d’exploration et de forage. La consommation des ménages, qui représente plus des deux tiers de l’activité économique aux Etats-Unis, a en revanche progressé de 4,4% au quatrième trimestre et non de 4,2% comme cela avait été estimé auparavant. Il s’agit de la hausse la plus rapide depuis le premier trimestre 2006. Hors alimentation et énergie, les prix n’ont pourtant augmenté que de 1,1%, soit le rythme le plus faible depuis le deuxième trimestre 2013. La consommation des ménages semble néanmoins avoir décéléré au premier trimestre 2015, le froid et la neige ayant dissuadé les Américains de se rendre dans les magasins. Malgré une demande mondiale en berne, la croissance des exportations a été revue à la hausse. En raison de la forte consommation des ménages, les importations ont elles aussi été plus fournies que prévu, ce qui a entraîné un déficit commercial pénalisant pour la croissance du PIB.

 

Croissance économique mondiale : ça se tasse

Croissance économique mondiale : ça se tasse  

 

Résultats moins bien que prévus aux Etats-Unis, croissance atone en Europe, pays émergents qui peinent à redémarrer. Du coup le FMI a revu à la baisse ses prévisions pour l’activité mondiale. La croissance économique mondiale sera un peu moins vigoureuse cette année que ne le prévoyait le Fonds monétaire international (FMI) en avril dernier. L’organisation internationale publie ce jeudi ses dernières prévisions. La progression du PIB planétaire envisagée en 2014 revient ainsi de 3,7 % à 3,4 %. Principale explication avancée: le coup de froid subi l’hiver dernier par l’économie américaine, qui a eu plus d’impact que prévu. Le FMI a amputé son estimation pour les États-Unis de 1,1 point. Le PIB américain ne progressera que de 1,7 % cette année, contre 2,8 % encore estimés en avril. Le froid polaire a littéralement paralysé les transports, le commerce et la consommation aux États-Unis. L’économie des États-Unis pesant encore environ 16,5 % de la richesse mondiale, ce coup de froid, mécaniquement, pèse sur l’ensemble de la planète. Si cet accident climatique a ralenti la marche du PIB américain, le dynamisme de son économie n’est pas en cause. Aussi le FMI prévoit-il en 2015, une croissance de 3 % (révisée à la hausse de 0,1 % par rapport à avril).  Dans la zone euro en revanche, «la reprise reste faible et l’inflation demeure trop basse», commente Olivier Blanchard, le conseiller économique du FMI. La prévision demeure inchangée pour 2014, à 1,1 %, et à 1,5 % pour l’an prochain, à peine revue à la hausse. L’organisation de Washington avait déjà communiqué ses statistiques pour la France et l’Allemagne: respectivement 0,7 % et 1,9 %. Les dernières révisions, négative pour la France et positive pour son voisin, ont creusé l’écart entre les deux premières puissances de la zone euro. Pour les pays émergents, le FMI a aussi révisé à la baisse (de 0,2 %) sa prévision pour l’année en cours, à 4,6 %. Pour 2015, la croissance de ces pays devrait afficher 5,2 %, légèrement en-deçà de l’estimation d’avril. Le ralentissement de la croissance chinoise (7,4 % puis 7,1 % en 2014 et 2015 respectivement) explique en partie cette décélération. Pékin tente de rééquilibrer sa croissance au profit de la consommation, en ralentissant l’investissement.  «En résumé, conclut Olivier Blanchard, la reprise continue. Mais elle reste faible et a toujours besoin de soutien politique, afin de stimuler aussi bien la demande que l’offre». Le FMI met enfin en garde contre «les aléas géopolitiques» (guerres en Irak, à Gaza et en Ukraine) «qui se sont aggravés depuis avril». Il ne les a pas pris en compte dans ses prévisions chiffrées mais les cite parmi les «risques baissiers» susceptibles de peser sur la croissance d’un monde toujours plus interdépendant.

 

Signe du tassement économique mondial, la Pub se tasse

Signe du tassement économique mondial, la Pub se tasse

 

Signe  de temps de crise la pub se tasse y compris chez Publicis numéro 3 mondial.  Publicis a prévenu mardi qu’il lui serait « très difficile » d’atteindre sa prévision de croissance du chiffre d’affaires pour 2014 après un coup de frein brutal au deuxième trimestre, conséquence notamment de la crise et du projet de fusion avorté avec Omnicom qui a accaparé ses équipes pendant plusieurs mois.  Sur la période d’avril à juin, le troisième groupe publicitaire mondial a enregistré des revenus de 1,76 milliard d’euros, en croissance organique de 0,5% contre une hausse de 3,3% au premier trimestre. Le marché tablait en moyenne sur un chiffre d’affaires de 1,875 milliard, selon le consensus Thomson Reuters I/B/E/S. « Nous pensions qu’il y aurait une petite baisse. Le ralentissement a été plus marqué », a déclaré à des journalistes le président du directoire, Maurice Lévy, qui a évoqué l’impact des changes, le retournement de l’activité en Europe mais aussi le temps perdu par ses équipes sur le projet de mariage avorté. « En ce qui concerne l’état-major (…), nous avons énormément travaillé et ceci a été au détriment de ce que nous pouvions faire par ailleurs ». Contraint désormais au cavalier seul, Publicis prépare pour la mi-septembre une révision de son plan stratégique à horizon 2018 afin d’accélérer sa transition vers le numérique, a-t-il dit.

 

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