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Croissance Etats-Unis: ça se tasse

Croissance  Etats unis: l’emploi se tasse

 

La publication du rapport sur l’emploi américain qui s’est révélé en demi-teinte avec un nombre de créations d’emplois inférieur aux attentes, un ralentissement de la croissance du salaire horaire moyen et un taux de chômage proche d’un creux de 50 ans. Du côté des financiers, on  tente de se rassurer mais la vérité c’est que la croissance américaine s’inscrit dans une tendance baissière et devrait perdre de leur de 1 % de 2020 et tomber à 2 % voie moins. Témoin l’évolution de l’industrie manufacturière. En effet  L’indice ISM manufacturier a perdu 0,9 point de pourcentage par rapport à novembre, pour atteindre 47,2% en décembre.

Les analystes espéraient en fait un rebond. En dessous de 50%, l’indice ISM marque une contraction. Il rejoint son plus bas niveau de 2009. L’évolution des États-Unis finalement rejoints la tendance baissière de la plupart des pays qui en 2020 risquent  de tutoyer la récession. En cause, des éléments conjoncturels et géopolitiques mais aussi des aspects plus structurels comme par exemple les incertitudes concernant l’industrie automobile.

D’une manière générale, pour des questions commerciales mais aussi environnementales les croissances  reposent moins sur le commerce international. La dynamique dépend surtout de la consommation intérieure. Cette problématique du commerce mondial va peser pendant plusieurs années sur les croissances globales le temps de trouver un meilleur équilibre entre dynamique interne et dynamique externe. .Parmi les composantes de l’indice ISM publié vendredi, les nouvelles commandes sont à 46,8% contre 47,2% un mois plus tôt. Les exportations marquent un recul moins rapide que le mois précédent à 47,3% contre 47,9 en novembre. L’emploi continue de se contracter, abandonnant 1,5 point de pourcentage à 45,1%. La production a pour sa part chuté de 5,9 points à 43,2%. Sur les 18 branches manufacturières examinées en novembre, seules trois affirment être en croissance: alimentation, boissons et tabac, ordinateurs, éléments électroniques et produits manufacturés divers.

 

Croissance France : un peu moins molle que la moyenne UE en 2019 mais qui se tasse

Croissance France : un peu moins molle   que la moyenne  UE en 2019 mais qui se tasse

 

On est loin encore d’une reprise dynamique puisque la France fera de +1,2 % de croissance en 2019 ans en moyenne dans la zone euro et  devra se contenter d’un peu moins de 1 %. On pourrait crier cocorico mais ce n’est pas avec une croissance de 1% qu’ on peut d’une part améliorer de manière significative l’emploi (3, 5 millions de chômeurs officiels, six à huit officieux) pas plus qu’on ne peut améliorer les recettes budgétaires. À telle enseigne que Macron a décidé de laisser filer le budget considérant que la question de l’objectif des 3 % était devenue obsolète !  .Selon les derniers chiffres de l’institut national de la statistique publiés ce mardi 17 décembre, la croissance trimestrielle du produit intérieur brut tricolore au cours de l’année 2019 serait légèrement supérieur à celle de la zone euro en moyenne. Le tableau dressé par les statisticiens montre que l’activité en France a progressé de 0,3% à chaque trimestre contre 0,2% dans l’union monétaire à l’exception du premier trimestre (0,4%). En ce qui concerne les projections, les économistes anticipent un rapprochement des rythmes de croissance pour le premier semestre 2020 (0,2% au T1 et 0,3% au T2 pour la zone euro et la France).

En milieu d’année, la plupart des instituts publics prévoyaient t une croissance pour 2020 équivalentes à celles de 2019. On se fondait sur des prévisions d’une augmentation de 1,4 % pour le PIB . Avec la détérioration de l’environnement international, les organismes de prévision ont  bien été contraints  de revoir à la baisse plusieurs fois leurs projections pour 2020. Ce que vient de faire encore la Banque de France qui estime maintenant que la croissance pourrait être limitée autour de 1 %. Plus globalement d’après la commission européenne,   l’économie de la zone  connaît actuellement sa septième année consécutive de croissance et devrait encore croître en 2020 et 2021. Les marchés du travail restent solides et le chômage poursuit sa décrue. Toutefois, l’environnement extérieur est devenu beaucoup moins favorable et les incertitudes sont grandes. L’un des secteurs les plus affectés est le secteur manufacturier, qui subit aussi des mutations structurelles. L’économie européenne semble donc aller vers une période prolongée de moindre croissance et de très faible inflation.

L’on s’attend maintenant à ce que le produit intérieur brut (PIB) de la zone euro progresse de 1,1 % en 2019 et de 1,2 % en 2020 et 2021. Par rapport aux prévisions économiques de l’été 2019 (publiées en juillet), la prévision de croissance pour 2019 (initialement de 1,2 %) a donc été revue à la baisse de 0,1 point de pourcentage et celle pour 2020 (initialement de 1,4 %) de 0,2 point. Si l’on considère l’UE dans son ensemble, le PIB devrait augmenter de 1,4 % en 2019, en 2020 et en 2021. La prévision pour 2020 a, elle aussi, été revue à la baisse par rapport à l’été (où elle était de 1,6 %).

 

Le ralentissement de l’inflation enregistré cette année dans la zone euro a jusqu’à présent reposé sur la baisse des prix de l’énergie et sur le fait que les entreprises ont en grande partie choisi de répercuter le coût de la hausse des salaires sur leurs marges plutôt que sur leurs clients. Les tensions inflationnistes devraient rester faibles au cours des deux prochaines années. Le taux d’inflation de la zone euro (indice des prix à la consommation harmonisé) devrait s’établir à 1,2 % cette année et l’an prochain et passer à 1,3 % en 2021. Dans l’UE, l’inflation devrait se chiffrer à 1,5 % cette année et l’an prochain, puis à 1,7 % en 2021.

Les finances publiques en Europe devraient continuer de bénéficier de taux d’intérêt très bas sur les encours de dette. Malgré une croissance plus faible du PIB, le ratio total dette publique/PIB de la zone euro devrait encore baisser, pour la cinquième année consécutive, et s’établir à 86,4 % cette année, 85,1 % en 2020 et 84,1 % en 2021. Les mêmes facteurs seront à l’œuvre au niveau de l’UE, où le ratio de la dette publique au PIB devrait tomber à 80,6 % cette année, 79,4 % en 2020 et 78,4 % en 2021.

Par contre, les soldes des comptes publics devraient enregistrer une légère détérioration, sous l’effet du ralentissement de la croissance et de politiques budgétaires discrétionnaires un peu plus accommodantes dans certains États membres. Le déficit agrégé de la zone euro devrait passer d’un niveau historiquement bas de 0,5 % du PIB en 2018 à 0,8 % cette année, puis à 0,9 % en 2020 et 1,0 % en 2021, à politiques inchangées. Toutefois, l’orientation budgétaire générale de la zone euro, c’est-à-dire l’évolution de l’ensemble des soldes budgétaires structurels des 19 États membres qui composent la zone, devrait rester globalement neutre. Dans l’UE, le déficit agrégé devrait également augmenter et passer de 0,7 % du PIB en 2018 à 0,9 % cette année, 1,1 % en 2020 et 1,2 % en 2021.

Un certain nombre de risques pourraient se traduire par une croissance plus faible que prévu. Une nouvelle montée des incertitudes ou une aggravation des tensions commerciales et géopolitiques pèserait sur la croissance, de même qu’un ralentissement plus brutal que prévu en Chine, qui pourrait se produire si les mesures prises jusqu’ici n’avaient pas les effets attendus. Plus près d’ici, les risques incluent l’éventualité d’un Brexit désordonné et la possibilité que la faiblesse du secteur manufacturier ait plus de répercussions que prévu sur les secteurs tournés vers le marché intérieur. Ces prévisions reposent sur un ensemble d’hypothèses techniques concernant les taux de change, les taux d’intérêt et les prix des matières premières arrêtées au 21 octobre 2019. Pour toutes les autres données nécessaires, y compris les hypothèses relatives aux politiques publiques, les prévisions prennent en considération des informations datant du 24 octobre 2019 au plus tard.

Chine: la croissance se tasse

Chine: la croissance se tasse

Il est bien difficile de connaître le niveau exact de la croissance chinoise car là-bas les statistiques sont très politiques. Il faut sans doute diviser par 2 les chiffres officiels. Ce qui est certain, c’est que la croissance de l’économie chinoise s’est établie à son niveau le plus bas en près de 30 ans.   »Les conditions économiques sont toujours difficiles, tant en Chine qu’à l’étranger, la croissance économique mondiale ralentit et les instabilités et incertitudes externes augmentent », a déclaré lundi le porte-parole du Bureau national des statistiques (BNS), Mao Shengyong.

Ce chiffre de croissance ; serait officiellement conforme aux prévisions d’un panel d’experts sondés la semaine dernière par l’AFP, reste dans la fourchette de croissance visée par Pékin cette année: entre 6 et 6,5% (contre 6,6% en 2018).

La guerre commerciale Pékin-Washington, qui leste depuis l’an passé l’économie chinoise, a connu une pause fin juin, le président américain Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping ayant convenu d’une trêve lors du sommet du G20 à Osaka (Japon). Les deux pays se sont engagés à reprendre les négociations pour tenter de mettre un terme à leurs différends commerciaux. La Chine et les Etats-Unis s’imposent mutuellement des droits de douane portant sur plus de 360 milliards de dollars d’échanges annuels. Pour soutenir son économie, Pékin s’est engagé en mars à baisser de près de 2000 milliards de yuans (294 milliards de francs suisses) la pression fiscale et sociale sur les entreprises. Les banques ont également été encouragées à gonfler leurs prêts aux petites entreprises, jusque-là délaissées au profit des grands groupes publics. Mais ces mesures interviennent au moment où les autorités cherchent à lutter contre le surendettement incontrôlé qui menace son système financier. D’ou un appel aux investissements étrangers.

Il faut que la Chine soit vraiment en mauvaise posture économique pour envisager la pénétration de capitaux étrangers presque sans limite. Aujourd’hui les capitaux étrangers ne peuvent s’investir que dans des co entreprises et en restant minoritaires avec au plus 49 % des actions. Dans le même temps évidemment la Chine ne se prive pas d’investir à peu près partout et sans condition. Le problème nouveau c’est l’écroulement de la croissance en raison du tassement économique mondial d’une part, aussi des actions punitives réciproques entre les États-Unis et la Chine. Preuve du net refroidissement économique, l’activité manufacturière en Chine s’est nettement contractée en juin, selon un indice indépendant, au moment où les tensions commerciales entre Pékin et Washington s’exacerbaient sur fond de nouvelles surtaxes douanières réciproques.

En pleine guerre commerciale entre Pékin et Washington, «le mois de juin a été difficile» pour les entreprises chinoises, marqué «par une baisse des ventes, des commandes à l’exportation et de la production», a noté Caixin. Il s’agit d’une «nette contraction» du secteur manufacturier, a commenté Zhong Zhengsheng, analyste de CEBM, un cabinet affilié à Caixin. Et de manière fort logique les prix sont aussi à plat, comme la croissance. En effet la croissance semble à plat en Chine comme l’indique notamment l’évolution des prix, eux aussi complètement atone sur un an en Juin. Autant dire qu’on peut s’interroger sur une possible récession dans les mois à venir. Selon les données communiquées par le Bureau national de la statistique (BNS), l’indice des prix à la production (PPI) est resté neutre en juin sur un an, alors que les économistes interrogés par Reuters anticipaient une progression de 0,3% après +0,6% en mai. Il n’avait pas été aussi bas depuis la contraction enregistrée en août 2016.Le ralentissement des prix à la production, considérés par analystes et investisseurs comme un baromètre de la demande industrielle, pourrait alimenter les inquiétudes d’une déflation et inciter Pékin à prendre des mesures de soutien à l’économie supplémentaires.

 

Moral des décideurs : ça se tasse

Moral des décideurs : ça se tasse

 

Plusieurs facteurs explicatifs peuvent permettre de comprendre la baisse de moral des décideurs. D’abord il y a effectivement le tassement de l’activité récente, la Banque de France a dû d’ailleurs réviser encore en baisse ses prévisions. Il y a toujours l’hypothèque qui plane sur les échanges internationaux avec la vague montante du protectionnisme. En France, il faut  ajouter les incertitudes liées à plusieurs réformes internes notamment concernant les retraites D’après Le baromètre Viavoice, HEC Paris, Le Figaro et BFM Business de juillet 2019, le moral des décideurs  se tasse donc.  Les décideurs semblent, premièrement, moins positifs concernant leurs perspectives d’avenir. Ces derniers sont seulement 23% à anticiper une amélioration de leur situation financière, tandis que ce sentiment n’est pas de 16% pour le grand public. Cette crainte est liée au manque perçu d’opportunités professionnelles intéressantes. Seuls 24% des décideurs jugent «importantes» les opportunités susceptibles de faire progresser leur carrière, soit un recul de 4 points par rapport au moins de juin. Pour le grand public, cette part tombe à 17%, en recul de 1 point par rapport à juin. Par ailleurs, les réformes qui seront adoptées au cours des mois à venir suscitent également de l’inquiétude chez ces dirigeants. Enfin, plus profondément, l’envol de la dette publique frisant les 100% du PIB et la lancinante hypothèse d’une «récession à venir» qui serait «pire que celle de 2008» amplifie drastiquement le leur sentiment d’inquiétude.

 

 

*Interviews effectuées en ligne du 28 juin au 2 juillet 2019 auprès d’un échantillon de 401 décideurs, représentatif de la population des cadres résidant en France métropolitaine. Représentativité par la méthode des quotas, appliquée aux critères suivants: sexe, âge, secteur public ou privé.

Auprès également d’un échantillon grand public de 1000 personnes, représentatif de la population âgée de 18 ans et résidant en France métropolitaine. Représentativité par la méthode des quotas appliquée aux critères suivants: sexe, âge ; profession de l’interviewé, région et catégorie d’agglomération.

 

Embauches cadres : ça se tasse

Embauches  cadres : ça se tasse

 

Il y a quelques jours seulement, pôle emploi publié une étude faisant état d’une augmentation particulièrement spectaculaire des intentions d’embauche. Or ces perspectives semblent d’abord se tasser chez les cadres. L’éclatante santé du marché de l’emploi des cadres semble retomber. Selon le dernier baromètre de l’APEC publié ce vendredi 19 avril, 57% des entreprises interrogées ont prévu d’embaucher du personnel au niveau cadre au second trimestre, contre 59% au premier trimestre. Le ralentissement de l’économie française et les mauvais signes de la conjoncture mondiale ont assombri les perspectives d’embauches dans le secteur privé. En cause le percement de la croissance qui pourrait être de 1,5% en 2019, contre 1,6% en 2018 et 2,3% en 2017.  En zone euro, le coup de frein est beaucoup plus brutal pour quelques grandes puissances. Les économistes de l’OFCE anticipent une croissance à 0,9% pour l’Allemagne en 2019 contre 1,5% en 2018. L’Italie, entrée en récession en fin d’année 2018, devrait  encore connaître de sérieuses difficultés avant de pouvoir rebondir (0,1% prévu en 2019 et 0,6% en 2020).Or l’enquête annuelle sur les besoins en main d’œuvre de Pôle Emploi montrait une hausse de 14,8% des intentions d’embauche. Cela représente quasiment 350 000 projets de recrutements supplémentaires par rapport à 2018, qui avaient déjà enregistré une progression de 18,7% des intentions d’embauche. Pour 2019, cela représente 2,69 millions d’embauches potentiels, le volume le plus élevé de la décennie, selon Pôle Emploi. Les projets d’embauche en CDI augmentent également de 3,5 points.  Ce sont les services aux particuliers qui, en volume, représentent le premier recruteur. Pôle Emploi relève néanmoins la progression des besoins dans les secteurs de la construction (+26%), l’industrie (+20%), ou encore pour les services aux entreprises qui progressent de 20% également. Or les derniers chiffres du baromètre contredit ces perspectives. Il y  aura certes des embauches mais qui correspondent à des départs en retraite. La moyenne du baromètre de l’association masque des disparités entre les secteurs. L’industrie devrait ainsi connaître une diminution sensible entre avril et juin. Ainsi, la proportion de recrutements dans les entreprises industrielles de plus de 100 salariés passerait de 69% à 63% entre le premier et le second trimestre de cette année. L’érosion du climat des affaires a eu des répercussions sur les perspectives des entreprises.Du côté de la construction, si les intentions de recruter demeurent à des niveaux élevés autour de 65%, la part des entreprises ayant recruté un cadre a clairement chuté entre le troisième trimestre 2018 et le premier trimestre 2019 passant de 66% à 54%. Et le phénomène de baisse est loin de se limiter à l’industrie et la construction. Une diminution nette est également visible dans le médico-social ou encore les banqueset assurances.

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Méthodologie : le baromètre trimestriel de recrutements cadres repose sur un panel de 750 entreprises de plus de 100 salariés représentatives du secteur privé. L’interrogation téléphonique a été confiée en mars 2019 à la société Praxidia.

Productivité : ça se tasse

Productivité : ça se tasse

 

La productivité se tasse en Europe du fait du ralentissement de l’activité générale. Mais en France,  son incidence sur la compétitivité pèse sur la performance économique. C’est le constat du conseil national de productivité (mis en place à la demande de l’Europe). En vérité, il ne s’agit pas d’une grande découverte. Le conseil national de productivité se félicite cependant d’une productivité comparable avec celle de l’Allemagne. Avec une différence de taille,  il s’agit d’une productivité relative c’est-à-dire du rapport entre la production et le nombre de salariés. Alors la vraie productivité d’un pays c’est le rapport entre la valeur de production et le nombre d’actifs. De ce point de vue la France est largement derrière l’Allemagne du fait du nombre d’inactifs. En cause évidemment le nombre de chômeurs, d’inactifs vivants grâce aux aides sociales, et de l’âge de départ en retraite. Il audrait ajouter que la compétitivité des coups aussi de la pression fiscale ou la France figure en tête du palmarès Face au ralentissement de la productivité européenne, le Conseil de l’Union européenne a invité en 2016 les États membres à mettre en place des conseils nationaux de la productivité (CNP). Objectif : « réaliser, en toute indépendance, une analyse des enjeux politiques dans ce domaine ». La France a rendu son premier rapport jeudi, avant une première rencontre des 14 CNP européens la semaine prochaine à Bruxelles. La France s’enorgueillit d’être le premier grand pays à avoir mis en place un Conseil national de la productivité (CNP) en juin 2018. C’est aussi, après le Portugal, l’un des premiers à publier son rapport sur le sujet. L’enjeu est majeur : « les gains de productivité, c’est ce qui fait la croissance de demain, la croissance du pouvoir d’achat et ce qui permettra de financer notre système social », a prévenu jeudi le président du CNP, Philippe Martin, par ailleurs président délégué du Centre d’analyse économique et ancien conseiller économique d’Emmanuel Macron durant la campagne, en présentant les résultats de cette première étude.

Avant toute chose, le CNP rappelle que « la France reste un pays avec un niveau élevé de productivité, semblable à celui de l’Allemagne ». Mais comme les autres pays développés, cette productivité, en dépit des progrès technologiques et de la révolution numérique, ne cesse de ralentir depuis quarante ans (voir graphique). La faute au développement des services, où les gains de productivité sont inférieurs à ceux de l’industrie ; la faute aussi à l’essoufflement de la contribution à la croissance des technologies de l’information depuis le début des années 2000. …. »

 

Le progrès de l’espérance de vie des Français se tasse

Le progrès de  l’espérance de vie des Français se tasse

La croissance de l’espérance de vie se tasse depuis quelque temps mais avec des inégalités. Depuis le milieu du 19ème siècle, l’espérance de vie à la naissance progressait de 3 mois par an en moyenne. Depuis 5 ans, elle ne progresse plus que d’un mois et demi par an pour les hommes et un mois seulement pour les femmes. Résultat : elle atteint, en 2018, 79,5 ans pour les hommes et 85,4 en pour les femmes. En cause les effets de la grippe chez les personnes très âgées, d’autres maladies comme le cancer. À cela s’ajoute les effets des maladies neuro-dégénératives comme la maladie d’Alzheimer ou de Parkinson. Mais les inégalités sont criantes selon les situations sociales D’après l’Insee, l’écart  d’espérance de vie est de 13 ans  entre  5 % d’hommes les plus riches des 5 % les plus pauvres. Pour un niveau de vie moyen de 5 800 euros par mois, un homme peut espérer s’éteindre à 84 ans et quelques. Un seuil qui tombe à moins de 72 ans dès 470 euros par mois. Aux alentours de 1 000 euros, 100 euros supplémentaires représentent un gain de 0,9 anL’écart est moins important pour les femmes, mais ne disparaît pas pour autant. L’espérance de vie des plus modestes s’élève à 80 ans, contre un peu plus de 88 ans pour les mieux loties. Il est toutefois intéressant de noter qu’à partir de 1 300 euros mensuels, les femmes dépassent les hommes, même les plus aisés. Cela tient, selon l’Insee, à « des comportements plus favorables à une bonne santé »« un meilleur suivi médical, en particulier pendant la vie féconde », et « une durée de travail plus faible ». En moyenne, les disparités entre les sexes tendent néanmoins à se réduire. . « Le niveau de vie en lui-même, en facilitant la prévention et l’accès aux soins, peut être la cause directe d’une bonne santé », note l’Insee. D’après une enquête de 2014, un adulte sur dix, parmi les 20 % les plus pauvres, avait renoncé à consulter un médecin pour des raisons financières. Mais causes et conséquences s’entremêlent souvent : une mauvaise santé peut aussi entraîner un faible niveau de vie en pesant sur les études et l’emploi. Pour finir, l’espérance de vie varie assez nettement d’une région à l’autre. Toutes choses égales par ailleurs, c’est-à-dire en tenant compte du sexe, de l’âge, du niveau de vie et de la catégorie sociale, l’Occitanie et les Pays de la Loire se situent en tête du classement. Ce sont les Hauts-de-France qui finissent en queue de peloton.

 

La croissance de l’espérance de vie des Français se tasse

La croissance de  l’espérance de vie des Français se tasse

La croissance de l’espérance de vie se tasse depuis quelque temps mais avec des inégalités. Depuis le milieu du 19ème siècle, l’espérance de vie à la naissance progressait de 3 mois par an en moyenne. Depuis 5 ans, elle ne progresse plus que d’un mois et demi par an pour les hommes et un mois seulement pour les femmes. Résultat : elle atteint, en 2018, 79,5 ans pour les hommes et 85,4 en pour les femmes. En cause les effets de la grippe chez les personnes très âgées, d’autres maladies comme le cancer. À cela s’ajoute les effets des maladies neuro-dégénératives comme la maladie d’Alzheimer ou de Parkinson. Mais les inégalités sont criantes selon les situations sociales D’après l’Insee, l’écart  d’espérance de vie est de 13 ans  entre  5 % d’hommes les plus riches des 5 % les plus pauvres. Pour un niveau de vie moyen de 5 800 euros par mois, un homme peut espérer s’éteindre à 84 ans et quelques. Un seuil qui tombe à moins de 72 ans dès 470 euros par mois. Aux alentours de 1 000 euros, 100 euros supplémentaires représentent un gain de 0,9 anL’écart est moins important pour les femmes, mais ne disparaît pas pour autant. L’espérance de vie des plus modestes s’élève à 80 ans, contre un peu plus de 88 ans pour les mieux loties. Il est toutefois intéressant de noter qu’à partir de 1 300 euros mensuels, les femmes dépassent les hommes, même les plus aisés. Cela tient, selon l’Insee, à « des comportements plus favorables à une bonne santé »« un meilleur suivi médical, en particulier pendant la vie féconde », et « une durée de travail plus faible ». En moyenne, les disparités entre les sexes tendent néanmoins à se réduire. . « Le niveau de vie en lui-même, en facilitant la prévention et l’accès aux soins, peut être la cause directe d’une bonne santé », note l’Insee. D’après une enquête de 2014, un adulte sur dix, parmi les 20 % les plus pauvres, avait renoncé à consulter un médecin pour des raisons financières. Mais causes et conséquences s’entremêlent souvent : une mauvaise santé peut aussi entraîner un faible niveau de vie en pesant sur les études et l’emploi. Pour finir, l’espérance de vie varie assez nettement d’une région à l’autre. Toutes choses égales par ailleurs, c’est-à-dire en tenant compte du sexe, de l’âge, du niveau de vie et de la catégorie sociale, l’Occitanie et les Pays de la Loire se situent en tête du classement. Ce sont les Hauts-de-France qui finissent en queue de peloton.

 

l’emploi se tasse comme la croissance

l’emploi se tasse comme la croissance

 

Il n’y a pas de miracle ; quand la croissance se tasse, l’emploi aussi. La Banque de France vient de confirmer le ralentissement de l’activité générale en ne prévoyant que 0,2 % d’augmentation du produit intérieur brut au quatrième trimestre au lieu des 0,4 % prévus. Du coup, la perspective de croissance de 1,7 % retenue par le gouvernement dans son budget est remise en cause. Comme déjà souvent indiqué dans ce site, la croissance française aura du mal à dépasser 1,5 % en 2018. Il n’est donc pas étonnant que l’emploi stagne. D’une certaine manière cela traduit l’échec de la politique économique de Macron qui a assommé la consommation des ménages avec ses mesures fiscales. Or la consommation des ménages représente environ les deux tiers du produit intérieur brut. La brutalité de la fiscalité a donc constitué une erreur économique grave. En outre elle hypothèque l’avenir car elle pèse maintenant sur le moral des entreprises et des ménages

Selon les dernières données de l’Insee publiées ce mardi 11 décembre, les créations d’emplois s’élèvent seulement à 15.000 sur les trois derniers mois contre 15.900 au trimestre précédent. Une progression insignifiante qui n’est pas de nature à absorber l’évolution démographique Dans la fonction publique, l’emploi salarié continue de baisser (-7.400) et augmente dans le privé à 22.400. Alors qu’Emmanuel Macron tente de désamorcer la crise des « Gilets jaunes » en annonçant une série de mesures pour doper le pouvoir d’achat des salariés à bas revenus et des retraités modestes, la Banque de France vient d’abaisser ses prévisions de croissance à 0,2% pour le dernier trimestre contre 0,4% auparavant. Les résultats collectés par l’institut de statistiques signalent que les créations d’emplois dans les services marchands ont marqué le pas. Entre juillet et septembre, l’emploi salarié a augmenté de 15.300 dans ce secteur, soit 0,1% contre 0,2% le trimestre précédent. « Sur un an, ce secteur porte l’essentiel des créations nettes d’emplois salariés : +158.300, soit +1,3%. » L’autre phénomène préoccupant est le recul de l’emploi intérimaire. Or cet emploi constitue or cet emploi constitue un indicateur avancé de la conjoncture D’après des chiffres du service de statistiques du ministère du Travail (Dares), l’emploi temporaire a baissé de 1,2% contre -0,6% au trimestre précédent. Du côté de l’industrie, les créations d’emplois stagnent, voire reculent légèrement dans l’industrie manufacturière (-0,1).  Le secteur de la construction continue de créer des emplois. Les effectifs ont progressé de 0,4% (5.500 postes) comme au trimestre précédent.  »Sur un an, ils augmentent de 2,1%, soit + 29.000 postes. ». A noter que sur les douze derniers mois, le salaire moyen augmente tout de même de 2,1% selon les données de l’Acoss publiées mardi 11 décembre. 

 

La grève se tasse mais tient à la SNCF et à Air France

La grève se tasse mais tient  à la SNCF et à Air France

Ça se tasse (moins cependant que ne le disent les directions qui habillent chiffres et graphiques) mais ça tient. Les déclarations s’ajoutant aux déclarations, gouvernement et directions laissent entendre que les grèves vont rapidement s’arrêter. Par sûr cependant car la résistance est forte dans les catégories stratégiques que sont les conducteurs de train et les pilotes qui ont l’habitude de faire grève par délégation pour l’ensemble des personnels. Du coup, la grève pourraiat encore se prolonger pendant des semaines quitte à s’effriter. C’est le scénario possible car il ne s’agit pas seulement du contenu des revendications mais aussi un bras de fer pour faire plier les syndicats. La victoire est symbolique pour la direction mais surtout pour Macron. Le prolongement de l’action est possible car le champ des négociations est très restreint voire inexistant surtout  la SNCF.  La mobilisation des syndicats contre la réforme ferroviaire s’érode lentement, a déclaré dimanche le président du directoire de la SNCF et PDG de SNCF Mobilités, Guillaume Pepy, en annonçant une amélioration du trafic pour les deux nouvelles journées de grève, les neuvième et dixième du mouvement, lundi et mardi. « Le trafic sera en amélioration. On aura 40% des TER et 40% des trains en région parisienne, les transiliens et les RER. Il y aura 30% d’intercités, c’est mieux que lors de la dernière grève, et 35% des TGV. Ça veut dire que la grève s’érode, elle s’érode lentement » « , a-t-il dit lors du Grand Jury RTL/LCI/Le Figaro. « Les voyageurs, ils en ont tout simplement assez », a-t-il ajouté avant d’indiquer que, au total, quatre employés de la SNCF sur cinq « sont au travail. « En même temps, ceux qui conduisent les trains sont en grève à 60%. C’est beaucoup moins qu’au début de la grève où on était à 77% », a encore déclaré Guillaume Pepy. C’est un peu la même chose à Air France. Pour la grève de ce lundi, la participation des pilotes est de 28,1%, en légère baisse de 1,5 point par rapport au 17 avril mais en baisse beaucoup plus importante (8-points) par rapport à la journée du 11 avril, où la mobilisation dépassait les 36

Zone euro : ça repart ou ça se tasse !

Zone euro : ça repart ou ça se tasse  !

Alors que les économistes ont passé leur temps à réviser leurs perspectives de croissance à la hausse tout au long de 2017, ils actent maintenant la bonne tenue économique de l’année mais en même temps prévoient  une légère détérioration en 2018. Mais une se détérioration si légère qu’elle pose une hypothèque sur la crédibilité de ce genre de prévisions. Selon les dernières prévisions de la Commission européenne, la croissance de la zone euro devrait atteindre 2,2% et celle de l’Union européenne 2,3 % en 2018. Des chiffres qui dépassent largement les premières prévisions du printemps 2017. Par prudence encore prévoit cependant un léger tassement de nos un à 02 % en 2018 par rapport à 2017. La vérité c’est que personne ne peut affirmer avec certitude s’il ira tassement au contraire une activité plus dynamique encore en 2018. Des facteurs favorables militent en faveur d’un plus grand dynamisme à savoir la poursuite de la politique accommodante de la banque centrale européenne (politique contestée par les Allemands), la demande intérieure ( ménage et investissement des entreprises)  enfin et surtout la confiance principale moteur de toutes les dynamiques. Pour cela il faudra notamment que le chômage s’améliore un peu ce qui est probable en 2018. Le chômage pour la zone euro pourrait passer de 8,6 à 8,4%. Parmi les facteurs défavorables, le relatif blocage du pouvoir d’achat des salariés justifié par une inflation toujours très contenue. Un. Argument  très discutable car si l’inflation devait s’envoler il n’est pas certain que le pouvoir d’achat réel suivrait.

 

L’euro se tasse face au dollar

L’euro se tasse  face au dollar

Doucement l’euro glisse vers la parité totale avec le dollar. En cause d’abord le différentiel de croissance dans la zone économique européenne avec les Etats-Unis, de l’ordre d’un point de croissance. En cause aussi de nombreuses incertitudes géo politiques en Grande-Bretagne évidemment (qui n’appartient pas à la zone euro mais  fait encore parti de l’union européenne), en Italie, en Espagne, en Autriche, en France et peut-être en Allemagne. Cette évolution de la parité présente des avantages des inconvénients. La baisse de l’euro favorise les exportations européennes qui retrouvent de la compétitivité. À l’inverse elle renchérit les importations et pourrait à terme faire monter l’inflation. Une inflation qui amputera alors le pouvoir d’achat des ménages et la croissance ; croissance  qui repose pour les deux tiers sur cette consommation intérieure. Pour l’instant heureusement l’inflation est négligeable en raison de la faiblesse de la demande. L’euro baissait vendredi face au dollar, comme si des inquiétudes sur le secteur bancaire italien venaient plomber une monnaie unique déjà lourdement affectée la veille par une décision jugée défavorable de la Banque centrale européenne (BCE). Vers 19H00 à Paris, l’euro valait 1,0548 dollar contre 1,0612 dollar jeudi vers 22H00 GMT. La monnaie européenne montait face à la monnaie nippone, à 121,55 yens contre 120,93 yens jeudi soir. Le dollar avançait fortement face à la devise japonaise à 115,24 yens -après avoir monté à 115,37 yens, au plus haut depuis 10 mois-, contre 113,95 yens la veille au soir. « L’un des facteurs négatifs pour l’euro, c’est qu’il y a des rumeurs selon lesquelles la BCE a rejeté une demande de délai de la part de la banque Monte dei Paschi di Siena (BMPS) en Italie », a rapporté Omer Esiner, de Commonwealth Foreign Exchange.

 

 

Emplois : ça se tasse aux Etats-Unis

Emplois : ça se tasse aux Etats-Unis

La croissance de l’emploi se tasse au États-Unis témoignant ainsi de l’affaiblissement de la croissance. Du coup les perspectives d’augmentation des taux la Fed s’éloigne encore un peu plus. Pas certain non plus que ces taux remontent en 2017 comptes tenus de perspectives de croissance nettement en repli et finalement proche de la croissance qui sera celle de l’Europe, c’est-à-dire une croissance relativement molle. Les créations d’emploi ont ralenti de manière inattendue en septembre aux Etats-Unis, pour un troisième mois consécutif, ce qui pourrait affaiblir les arguments en faveur d’une prochaine hausse des taux de la part de la Réserve fédérale. Le nombre de créations d’emploi non-agricole a atteint 156.000 le mois dernier, après 167.000 en août, chiffre révisé en hausse par rapport aux 151.000 donnés en première estimation, a annoncé vendredi le département du Travail. Les économistes interrogés par Reuters s’attendaient à 175.000 créations de postes en septembre. Pour juillet et août, les chiffres révisés montrent que l’économie américaine a créé 7.000 emplois de moins sur ces deux mois par rapport aux précédentes estimations. Le taux de chômage a augmenté d’un dixième de point le mois dernier, à 5,0%, ce qui est dû en partie à un afflux d’Américains sur le marché du travail. « C’est suffisamment bon pour ne pas alimenter les inquiétudes sur un glissement des Etats-Unis » dans une récession économique, a commenté Michael Jones chez RiverFront Investment Group. Ce rapport mensuel sur l’emploi est le dernier avant la prochaine réunion du comité de politique monétaire de la Fed le 1er et le 2 novembre. La probabilité d’un tour de vis monétaire à cette occasion paraît très faible en raison de la proximité de cette réunion avec l’élection présidentielle américaine du 8 novembre.

(Avec Reuters)

Croissance : la consommation se tasse en Europe

Croissance : la consommation se tasse en Europe

La faiblesse de la croissance en Europe provient notamment du  tassement mondial de l’activité qui freine les exportations. Du coup la relève doit être prise par la consommation d’autant que les investissements demeurent relativement atones. Malheureusement cette consommation a tendance à stagner en Europe. Du coup il ne faut pas s’étonner de la mollesse de la croissance. Selon l’institut Nielsen, qui a rendu mercredi les résultats pour le deuxième trimestre 2016, les ventes en volume ont stagné à + 0,1 % sur une année glissante, avec de fortes disparités selon les pays. Ainsi, elles grimpent de 2,1 % en Italie et de 1,7 % en Espagne. Mais, en France, elles ne s’élèvent que de + 0,3 %, et elles régressent même de 0,6 % en Allemagne et de 1,1 % au Royaume-Uni. «Deux facteurs peuvent expliquer cette mauvaise performance historique en Europe», détaille Jean Jacques Vandenheede, directeur du secteur de la distribution chez Nielsen Europe. Tout d’abord le décalage de la date de Pâques: cette période qui se traduit par un pic dans la distribution alimentaire a été comptabilisée dès le premier trimestre cette année alors qu’il comptait au deuxième l’an dernier. «Surtout, de façon plus significative, il résulte de l’impact de la très faible croissance en France et en Allemagne Cependant, sous l’effet d’une hausse des prix de 0,7 % en moyenne sur une année en Europe, le chiffre d’affaires total à la sortie des caisses de magasins progresse tout de même de + 0,8 %. Inflation et conjoncture obligent, les prix ont évolué différemment en valeur. Ainsi, en Turquie, la consommation en valeur a grimpé de 8,9 %. Dans une moindre mesure, en Suède et en Norvège, le chiffre d’affaires a progressé de 3,5 % et 3,2 %. Au Royaume-Uni, où la guerre des prix entre les enseignes de distribution fait rage entre le géant Tesco et ses agressifs concurrents, la baisse des prix de 0,5 % n’a pas suffi à stimuler les ventes en volume (- 1,1 %), victimes de l’attentisme du Brexit. Quant à la France, elle affiche sur l’année une timide croissance des ventes, volume et valeur combinés, de 0,5 %. Pas de quoi relancer la tant attendue croissance économique.

(Avec AFP)

 

Loi travail : la mobilisation des jeunes se tasse sérieusement

Loi travail : la mobilisation des jeunes se tasse sérieusement

 

 

Lors  de la dernière manifestation du 31 mars la mobilisation n’avait déjà pas été exceptionnelle (autour de 600 000 personnes en France) mais cette fois le rassemblement des jeunes de mardi a révélé un être tassement des manifestations avec une participation qui n’a passé à dépasser 50 000 personnes. La faiblesse de la mobilisation a parfois été compensée par quelques actes  de violence heureusement sans conséquences graves.  plusieurs facteurs explicatifs face au tassement de la mobilisation. D’abord peut-être l’évidente  instrumentalisation du mouvement par l’extrême gauche qui brouille l’objectif de la protestation. Certes une majorité de Français à hauteur d’environ 60 % souhaite le retrait du texte mais la proposition de référendum en entreprise et l’adaptation du temps de travail en fonction de plans de charges des entreprises sont, elles, largement approuvées. En outre le gouvernement à rééquilibré les garanties accordées d’une part au patron d’autre part aux salariés,  désarmant ainsi une partie de la contestation.  Plusieurs milliers de jeunes ont cependant une nouvelle fois manifesté mardi à travers la France mais la mobilisation est en net recul contre le projet de loi Travail, dont l’examen a débuté en commission à l’Assemblée nationale. Après les rassemblements du 31 mars, qui ont réuni entre 390.000 et 1,2 million de personnes, étudiants et lycéens entendaient maintenir la pression avant une nouvelle journée avec les salariés le 9 avril, qu’ils espèrent plus fournie. Seuls 23.800 manifestants ont été dénombrés mardi par le ministère de l’Intérieur pour toute la France, y compris Paris. A Paris, entre 3.200 et 3.400 personnes, selon la police, ont défilé alors que les autorités en avaient dénombré 26.000 à 28.000 le 31 mars. Toutefois, une partie des jeunes mobilisés veulent s’affranchir de la tutelle des syndicats et des mouvements de jeunes des partis politiques pour lancer une démarche citoyenne à l’image du mouvement des indignés en Espagne en 2011. Des centaines de personnes, au nom du mouvement « Nuit Debout », ont occupé dans la nuit de lundi à mardi la place de la République à Paris pour la cinquième fois consécutive avec l’intention d’élargir les revendications et de créer un « sursaut citoyen ». Après la capitale, « Nuit Debout » devait s’étendre mardi soir à une vingtaine de villes de province, notamment Toulouse, Strasbourg, Rennes et Lyon.

(Avec Reuters)

La croissance américaine : encore solide mais qui se tasse

La croissance américaine : encore solide mais qui se tasse

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Sous l’effet de la dégradation de la demande mondiale, la croissance aux États-Unis se tasse un peu. Elle demeure cependant encore solide puisque la Fed prévoit une augmentation de 2,2 % du PIB en 2016. La croissance économique des Etats-Unis a ralenti au quatrième trimestre mais pas autant qu’annoncé lors une précédente estimation, des dépenses de consommation plus dynamiques qu’on ne le pensait ayant compensé l’impact négatif du processus de déstockage des entreprises. Le PIB a augmenté de 1,4% annualisé, en troisième et dernière estimation, alors que la précédente estimation donnait une croissance de 1,0%, a annoncé le département du Commerce vendredi. La toute première estimation ne donnait qu’une croissance de 0,7%, après 2,0% au troisième trimestre et 2,4% pour l’ensemble de 2015. Les économistes interrogés par Reuters attendaient une croissance non révisée au dernier trimestre de 2015, de 1,0%. Les dépenses de consommation, qui représentent plus des deux tiers de l’activité économique des Etats-Unis, ont augmenté de 2,4%, au lieu des 2,0% annoncés le mois dernier, en raison d’une consommation plus forte qu’estimé auparavant dans les services. Cette vigueur des dépenses de consommation est apte à apaiser les craintes de récession, lesquelles avaient provoqué une déroute boursière en début d’année. Ceci, couplé à un marché de l’emploi dynamique et à une inflation en hausse, plaide pour une remontée progressive des taux d’intérêt de la part de la Réserve fédérale américaine cette année. « C’est à nouveau le consommateur qui mène la croissance. Aucun signe de récession dans ces données, ce qui devrait réjouir les responsables de la Fed et jouer en faveur de leur politique de poursuite de la normalisation progressive des taux », dit Chris Rupkey, économiste en chef de MUFG Union Bank.

Zone euro : la croissance se tasse

Zone euro : la croissance se tasse

 

L’indicateur d’activité de markit indique un assez net tassement de la croissance de la zone euro en décembre. Du coup si la tendance devait se prolonger le premier trimestre pourrait n’afficher qu’une progression du vide de 0,3 %. En clair la zone euro pourrait perdre presque un point de croissance en 2016 par rapport aux prévisions initiales. Le Pib pourrait alors  être à peu près du même niveau qu’en 2015. Ce qui est en cause c’est la faiblesse de la demande tant à l’exportation qu’en ce qui concerne la demande interne. Tous les arguments indiquant une nette reprise en 2016 sont contrariés. La baisse historique des taux, la faiblesse des prix du pétrole et des matières premières ou encore la hausse du dollar par rapport à l’euro ne parviennent  pas à redynamiser la demande en zone euro. Du coup beaucoup reportent leurs espoirs sur une nouvelle phase de politique accommodante de la banque centrale européenne. Une banque centrale très s’inquiète de la quasi-absence d’inflation qui témoigne du déséquilibre de l’offre  par rapport à la demande donc aussi de l’atonie de la croissance. La a banque centrale pourrait décider de nouveaux  abaissements des taux et d’un programme plus conséquent de rachat d’actifs. Pas sûr cependant que cela soit suffisant car c’est la même politique accommodante qui est pratiquée par nombre de banques centrales (États-Unis excepté  pour l’instant !).L’indice PMI composite calculé par Markit, qui intègre le secteur manufacturier et celui des services, est tombé à un plus bas de onze mois à 53,5 contre 54,3 en décembre et 54,2 attendu par le consensus des économistes. S’il se maintient, ce niveau laisse prévoir une croissance du produit intérieur brut de l’ordre de 0,3%-0,4% sur le trimestre en cours, a indiqué Rob Dobla croissance tasse son. L’indice PMI du secteur des services est tombé à un plus bas d’un an à 53,6 contre 54,2 en décembre qui correspondait aussi aux anticipations des économistes interrogés par Reuters. Celui du secteur manufacturier a reculé à 52,3, au plus bas depuis octobre, après 53,2 le mois précédent et 53, coup ses opposantsoup 0 attendu par le consensus des économistes. Plus inquiétant encore Le sous-indice des entrées de commandes à l’export est notamment en recul, à 52,3 contre 53,2 le mois précédent, malgré la faiblesse de l’euro.

Allemagne : la croissance de la production industrielle se tasse

Allemagne : la croissance de la production industrielle se tasse

La production a enregistré une hausse de 0,2% après des baisses de 1,1% en septembre et de 0,6% en août. Les économistes avaient anticipé en moyenne une progression de 0,7%. L’augmentation du mois d’octobre a été limitée par un recul de 5,9% de la production d’énergie au cours du mois. Les fabricants de biens intermédiaires et de ceux destinés à la consommation ont également moins fait tourner leurs usines. La progression du mois d’octobre a donc surtout été le fait des biens d’équipement, qui ont enregistré une hausse de 2,7%.

Marché automobile européen : la croissance se tasse

Marché automobile européen : la croissance se tasse  

C’est peut être l’effet Volkswagen mais PSA et Renault baissent aussi. Les ventes de voitures dans les pays de l’Union européenne et ceux de l’Association européenne de libre-échange (Islande, Norvège et Suisse) ont progressé de 2,7% le mois dernier par rapport à l’an dernier, à 1.144.109. En septembre, leur hausse avait été de 9,8%. Octobre marque néanmoins le 26e mois consécutif de croissance du marché.  L’ACEA note que la demande est restée bien orientée en Italie (+8,6%), en Espagne (+5,2%) ainsi qu’en Allemagne (+1,1%) et en France (+1,0%) même si sa croissance a ralenti, tandis que le marché britannique a reculé de 1,1%. Sur les dix premiers mois de l’année, il s’est vendu 11,93 millions de véhicules sur le marché européen, un chiffre en hausse de 8,2%, contre +8,8% sur janvier-septembre, précise l’ACEA. Le détail des chiffres par constructeur montre que le scandale du logiciel de trucage des tests d’émissions polluantes installé par Volkswagen sur plusieurs millions de véhicules dans le monde, révélé mi-septembre par les autorités américaines, a semble-t-il commencé à affecter ses ventes. La marque allemande a écoulé 141.817 voitures le mois dernier, soit 0,4% de moins qu’en octobre 2014. Pour l’ensemble des marques du groupe Volkswagen (VW, Audi, Skoda, Seat et Porsche principalement), les ventes accusent une baisse de 0,8% sur un an, à 288.221. Volkswagen n’est pas le seul à accuser le coup: PSA Peugeot Citroën a vu ses ventes diminuer de 1,5% le mois dernier, le groupe Renault (marques Renault et Dacia) de 0,4%. La baisse est plus marquée encore pour Opel (-2,5%).

Allemagne : le moral des entreprises se tasse sérieusement

Allemagne : le moral  des  entreprises se tasse sérieusement

 

Le baromètre Ifo s’est établi à 103,2 points en octobre, son plus bas niveau depuis 2012, après 104,7 points en septembre et 106,3 points en août, a annoncé lundi l’institut du même nom.  Ce sont à la fois les attentes à six mois des entrepreneurs et leur estimation de la situation actuelle qui ont cédé du terrain par rapport à septembre, passant respectivement de 99,3 à 98,3 points et de 110,4 à 108,4 points. Dans l’industrie, pilier de l’économie allemande, « l’estimation de la situation actuelle recule nettement pour se situer tout juste au-dessus de la moyenne de long terme », relève l’institut Ifo dans un communiqué. « Les espoirs d’une stabilisation graduelle de la confiance ont été déçus », constate dans une note Thilo Heidrich, analyste de Postbank. Comme d’autres pays, la Chine ou encore le Japon, l’Allemagne enregistre une baisse de sa production industrielle en octobre. C’est évidemment le signe de l’affaiblissement de la croissance mondiale. Cela n’empêchera pas l’Allemagne de connaître en 2015 un records d’excédent commercial mais du essentiellement à la baisse du prix des matières premières. La production industrielle est donc, contre toute attente, retombée en juin, après une petite hausse le mois précédent, selon des chiffres provisoires corrigés des variations.

 

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