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Environnement – Convention citoyenne : on verra plus tard !

Environnement – Convention citoyenne : on verra plus tard !

 

Employant une dialectique politicienneMarc Fesneau , secrétaire d’État pour les relations avec le Parlement estime que les propositions de la Convention citoyenne posent une problématique de temporalité. En clair, on verra plus tard !( Interview dans l’Opinion)

 

Le président de la République s’est engagé à reprendre 146 propositions de la Convention citoyenne pour le climat et, dans le même temps, à ne pas augmenter la fiscalité. Ces deux engagements sont-ils conciliables ?

Oui. Le Président s’y est engagé : les prélèvements obligatoires ne doivent pas augmenter, c’est la logique depuis 2017. Quand vous instaurez un système de bonus-malus, vous faites varier la fiscalité sans l’augmenter. Le levier fiscal en tant que tel n’est pas une fin, mais il peut être un puissant outil d’orientation pour la transition écologique. Augmenter les prélèvements obligatoires est exclu mais nous pouvons utiliser la fiscalité pour nous permettre collectivement – acteurs économiques et citoyens – d’aller vers des comportements plus vertueux. C’est notre choix.

L’objectif numéro 1 aujourd’hui du gouvernement est-il de transcrire les propositions de la Convention citoyenne ou de relancer le pays ?

L’un n’exclut pas l’autre, mais il faut s’interroger sur le moment que nous vivons. La Convention a été lancée avant la crise du Covid. Aujourd’hui, certains acteurs économiques sont fragilisés, il faut veiller à ne pas aggraver ces difficultés. La situation de février 2020 n’est pas celle d’aujourd’hui. C’est une situation qui est temporaire, sans remettre en cause telle ou telle orientation de la Convention et c’est bien pour cela que le plan de relance investit 30 milliards dans la transition écologique. La crise pose simplement la question de la temporalité, le temps de sortir de cette crise. Nous devons combiner en même temps ces deux urgences, relance et défi climatique, sans en obérer aucune.

Que demandez-vous aux 150 membres de la Convention ? De la patience, de l’indulgence, de la compréhension ?

Il faut, avec eux et les différents acteurs, que l’on pose les débats pour chercher un chemin. « La politique c’est l’art de rendre possible le nécessaire » : il faut conjuguer des choses qui a priori semblent irréconciliables et jusque-là opposées inutilement. Je prends l’exemple de l’artificialisation des sols : pour préserver la biodiversité et faire face au défi climatique, je pense qu’il faut tendre vers le zéro artificialisation mais dans ma commune dans le Loir-et-Cher (Marchenoir, 650 habitants, N.D.L.R.) cela pourrait faire baisser le nombre d’habitants. Or, je ne suis pas malthusien. Si vous ne construisez aucune habitation en milieu rural, la population décroît et dans le même temps, quand vous construisez des maisons vous perdez des terres agricoles. C’est cette équation que nous devons résoudre par exemple avec des dispositifs pour « construire le village sur le village » et requalifier des friches. Quand on en parle avec des membres de la Convention, ils comprennent très bien cela. Nous pouvons trouver ensemble des solutions pour que chacun soit gagnant.

Vous défendez une vision nuancée des choses. Pourtant, la semaine dernière, lors de l’examen du projet de loi de finances en commission, la majorité s’est retrouvée divisée entre les visions écologiste et budgétaire. Toutes les deux disaient être les garants de la parole présidentielle.

Nous marchons sur deux jambes, chacune est dans son rôle. Les commissions du Développement durable et des Finances doivent être garantes d’une chose comme nous tous : avancer concrètement pour relever le défi climatique. La Convention qui a fait un travail remarquable a abordé des sujets suscitant des débats et parfois des controverses. C’est normal. Il faut trouver l’équilibre et le compromis. Avec le PLF, cette semaine marquera une première série de réponses concrètes à la Convention, par exemple sur l’automobile où la fiscalité des déchets.

Mercredi soir, Emmanuel Macron s’est exprimé depuis les Alpes-Maritimes. Il a rappelé son attachement aux propositions de la Convention citoyenne. Était-ce un rappel nécessaire ?

Cette Convention est une proposition du président de la République à la sortie de la crise des Gilets jaunes, je le rappelle toujours. Il s’y est fortement engagé. Souvenons-nous des raisons pour lesquelles nous avons engagé cette démarche : sortir des positions caricaturales « fin du monde/fin du mois » sur la transition écologique et concilier écologie et économie. Ça ne date pas d’hier, l’écotaxe avait déclenché le mouvement des Bonnets rouges en 2013. Il est normal que sur la transition écologique, au démarrage, les points de vue s’opposent. Le rôle du politique est de trouver une solution, nous menons cet exercice inédit de traduction concrète par la convergence et le compromis.

Le 29 juin, Emmanuel Macron a utilisé trois « jokers » devant les membres de la Convention. Les ministères disposent-ils de jokers supplémentaires ?

Multiplier le nombre de ministres par trois jokers, vous imaginez ? Non, ce serait incongru. Le président de la République s’est clairement exprimé : il faut garder le sens des travaux de la Convention et sa cohérence. Quelques points posent des questions de temporalité, de formulation, de transcription concrète. C’est normal et les citoyens en sont pleinement conscients.

Ce projet de loi « climat » était annoncé pour la fin de l’été. Il doit désormais être présenté en décembre en conseil des ministres. Avez-vous la certitude qu’il débutera son examen à l’Assemblée avant les élections locales de mars 2021 ?

Le projet de loi « climat » comportera de nombreux articles et ni l’Assemblée, ni le Sénat ne le voteront en trois jours. Je rappelle que la loi Egalim était composée de 15 articles et que 4 300 amendements avaient été déposés rien qu’à l’Assemblée. Avec le projet de loi « climat », on peut imaginer et c’est bien normal que les débats seront intenses. L’examen débutera au premier trimestre 2021, je l’ai dit aux membres de la Convention : il n’y a pas de loup. L’objectif est que le projet de loi soit voté avant fin de la session, l’été prochain.

On assiste déjà à une bataille de calendrier parlementaire pour déterminer quel sera le premier texte de 2021 entre ceux sur le climat, sur le séparatisme et sur le grand âge.

Je le reconnais : je ne sais pas faire entrer un litre dans un demi-litre. Le projet de loi « climat » aura la priorité parce qu’il est en cours d’écriture. Le texte sur le grand âge n’en est pas encore à ce stade.

Ce texte sera en conseil des ministres le 9 décembre, comme l’a dit le Président. Sur le projet de loi « climat », notre objectif est qu’il soit voté dans les délais que nous nous sommes fixés

Les membres de la Convention s’accrochent à deux mots prononcés par Emmanuel Macron : « sans filtre ». Craignez-vous cette fétichisation du « sans filtre » ?

Que signifie « sans filtre » ? Ne pas dénaturer les propositions de la Convention quand le Gouvernement rédigera son projet de loi pour que les parlementaires puissent ensuite faire leur travail. La Constitution est claire : il n’existe aucun mandat impératif pour les parlementaires, cela poserait un problème démocratique. Les citoyens ont d’ailleurs dit aux parlementaires que c’est désormais à eux de travailler. Dans les travaux de la Convention, il y a des mesures précises, qui pour certaines sont même prérédigées, et des principes ou des orientations : le « sans filtre » ne signifie pas la même chose en termes de traduction législative.

Etait-ce une erreur d’employer cette expression de « sans filtre » ?

Non, c’est une question de contrat de confiance. Le Président l’a dit clairement : « sans filtre » signifie que l’on ne trie pas. Que ce sera soumis aux débats parlementaires. C’est cela le « sans filtre », nous conservons la cohérence d’ensemble. Sans éluder aucune question : ni la question agricole, ni celle de la justice sociale, ni la question énergétique des bâtiments ou celle des mobilités. Mais sans filtre ne veut pas dire sans débat, sinon quelle démocratie serions-nous ​? Si tout cela était si simple nos prédécesseurs auraient sans doute avancé beaucoup plus, l’urgence existait déjà. Les parlementaires en débattront.

Environnement Climat– Convention citoyenne : on verra plus tard !

Environnement Climat– Convention citoyenne : on verra plus tard !

 

Employant une dialectique politicienneMarc Fesneau , secrétaire d’État pour les relations avec le Parlement estime que les propositions de la Convention citoyenne posent une problématique de temporalité. En clair, on verra plus tard !( Interview dans l’Opinion)

 

Le président de la République s’est engagé à reprendre 146 propositions de la Convention citoyenne pour le climat et, dans le même temps, à ne pas augmenter la fiscalité. Ces deux engagements sont-ils conciliables ?

Oui. Le Président s’y est engagé : les prélèvements obligatoires ne doivent pas augmenter, c’est la logique depuis 2017. Quand vous instaurez un système de bonus-malus, vous faites varier la fiscalité sans l’augmenter. Le levier fiscal en tant que tel n’est pas une fin, mais il peut être un puissant outil d’orientation pour la transition écologique. Augmenter les prélèvements obligatoires est exclu mais nous pouvons utiliser la fiscalité pour nous permettre collectivement – acteurs économiques et citoyens – d’aller vers des comportements plus vertueux. C’est notre choix.

L’objectif numéro 1 aujourd’hui du gouvernement est-il de transcrire les propositions de la Convention citoyenne ou de relancer le pays ?

L’un n’exclut pas l’autre, mais il faut s’interroger sur le moment que nous vivons. La Convention a été lancée avant la crise du Covid. Aujourd’hui, certains acteurs économiques sont fragilisés, il faut veiller à ne pas aggraver ces difficultés. La situation de février 2020 n’est pas celle d’aujourd’hui. C’est une situation qui est temporaire, sans remettre en cause telle ou telle orientation de la Convention et c’est bien pour cela que le plan de relance investit 30 milliards dans la transition écologique. La crise pose simplement la question de la temporalité, le temps de sortir de cette crise. Nous devons combiner en même temps ces deux urgences, relance et défi climatique, sans en obérer aucune.

Que demandez-vous aux 150 membres de la Convention ? De la patience, de l’indulgence, de la compréhension ?

Il faut, avec eux et les différents acteurs, que l’on pose les débats pour chercher un chemin. « La politique c’est l’art de rendre possible le nécessaire » : il faut conjuguer des choses qui a priori semblent irréconciliables et jusque-là opposées inutilement. Je prends l’exemple de l’artificialisation des sols : pour préserver la biodiversité et faire face au défi climatique, je pense qu’il faut tendre vers le zéro artificialisation mais dans ma commune dans le Loir-et-Cher (Marchenoir, 650 habitants, N.D.L.R.) cela pourrait faire baisser le nombre d’habitants. Or, je ne suis pas malthusien. Si vous ne construisez aucune habitation en milieu rural, la population décroît et dans le même temps, quand vous construisez des maisons vous perdez des terres agricoles. C’est cette équation que nous devons résoudre par exemple avec des dispositifs pour « construire le village sur le village » et requalifier des friches. Quand on en parle avec des membres de la Convention, ils comprennent très bien cela. Nous pouvons trouver ensemble des solutions pour que chacun soit gagnant.

Vous défendez une vision nuancée des choses. Pourtant, la semaine dernière, lors de l’examen du projet de loi de finances en commission, la majorité s’est retrouvée divisée entre les visions écologiste et budgétaire. Toutes les deux disaient être les garants de la parole présidentielle.

Nous marchons sur deux jambes, chacune est dans son rôle. Les commissions du Développement durable et des Finances doivent être garantes d’une chose comme nous tous : avancer concrètement pour relever le défi climatique. La Convention qui a fait un travail remarquable a abordé des sujets suscitant des débats et parfois des controverses. C’est normal. Il faut trouver l’équilibre et le compromis. Avec le PLF, cette semaine marquera une première série de réponses concrètes à la Convention, par exemple sur l’automobile où la fiscalité des déchets.

Mercredi soir, Emmanuel Macron s’est exprimé depuis les Alpes-Maritimes. Il a rappelé son attachement aux propositions de la Convention citoyenne. Était-ce un rappel nécessaire ?

Cette Convention est une proposition du président de la République à la sortie de la crise des Gilets jaunes, je le rappelle toujours. Il s’y est fortement engagé. Souvenons-nous des raisons pour lesquelles nous avons engagé cette démarche : sortir des positions caricaturales « fin du monde/fin du mois » sur la transition écologique et concilier écologie et économie. Ça ne date pas d’hier, l’écotaxe avait déclenché le mouvement des Bonnets rouges en 2013. Il est normal que sur la transition écologique, au démarrage, les points de vue s’opposent. Le rôle du politique est de trouver une solution, nous menons cet exercice inédit de traduction concrète par la convergence et le compromis.

Le 29 juin, Emmanuel Macron a utilisé trois « jokers » devant les membres de la Convention. Les ministères disposent-ils de jokers supplémentaires ?

Multiplier le nombre de ministres par trois jokers, vous imaginez ? Non, ce serait incongru. Le président de la République s’est clairement exprimé : il faut garder le sens des travaux de la Convention et sa cohérence. Quelques points posent des questions de temporalité, de formulation, de transcription concrète. C’est normal et les citoyens en sont pleinement conscients.

Ce projet de loi « climat » était annoncé pour la fin de l’été. Il doit désormais être présenté en décembre en conseil des ministres. Avez-vous la certitude qu’il débutera son examen à l’Assemblée avant les élections locales de mars 2021 ?

Le projet de loi « climat » comportera de nombreux articles et ni l’Assemblée, ni le Sénat ne le voteront en trois jours. Je rappelle que la loi Egalim était composée de 15 articles et que 4 300 amendements avaient été déposés rien qu’à l’Assemblée. Avec le projet de loi « climat », on peut imaginer et c’est bien normal que les débats seront intenses. L’examen débutera au premier trimestre 2021, je l’ai dit aux membres de la Convention : il n’y a pas de loup. L’objectif est que le projet de loi soit voté avant fin de la session, l’été prochain.

On assiste déjà à une bataille de calendrier parlementaire pour déterminer quel sera le premier texte de 2021 entre ceux sur le climat, sur le séparatisme et sur le grand âge.

Je le reconnais : je ne sais pas faire entrer un litre dans un demi-litre. Le projet de loi « climat » aura la priorité parce qu’il est en cours d’écriture. Le texte sur le grand âge n’en est pas encore à ce stade.

Ce texte sera en conseil des ministres le 9 décembre, comme l’a dit le Président. Sur le projet de loi « climat », notre objectif est qu’il soit voté dans les délais que nous nous sommes fixés

Les membres de la Convention s’accrochent à deux mots prononcés par Emmanuel Macron : « sans filtre ». Craignez-vous cette fétichisation du « sans filtre » ?

Que signifie « sans filtre » ? Ne pas dénaturer les propositions de la Convention quand le Gouvernement rédigera son projet de loi pour que les parlementaires puissent ensuite faire leur travail. La Constitution est claire : il n’existe aucun mandat impératif pour les parlementaires, cela poserait un problème démocratique. Les citoyens ont d’ailleurs dit aux parlementaires que c’est désormais à eux de travailler. Dans les travaux de la Convention, il y a des mesures précises, qui pour certaines sont même prérédigées, et des principes ou des orientations : le « sans filtre » ne signifie pas la même chose en termes de traduction législative.

Etait-ce une erreur d’employer cette expression de « sans filtre » ?

Non, c’est une question de contrat de confiance. Le Président l’a dit clairement : « sans filtre » signifie que l’on ne trie pas. Que ce sera soumis aux débats parlementaires. C’est cela le « sans filtre », nous conservons la cohérence d’ensemble. Sans éluder aucune question : ni la question agricole, ni celle de la justice sociale, ni la question énergétique des bâtiments ou celle des mobilités. Mais sans filtre ne veut pas dire sans débat, sinon quelle démocratie serions-nous ​? Si tout cela était si simple nos prédécesseurs auraient sans doute avancé beaucoup plus, l’urgence existait déjà. Les parlementaires en débattront.

Climat– Convention citoyenne : on verra plus tard !

Climat– Convention citoyenne : on verra plus tard !

 

Employant une dialectique politicienneMarc Fesneau , secrétaire d’État pour les relations avec le Parlement estime que les propositions de la Convention citoyenne posent une problématique de temporalité. En clair, on verra plus tard !( Interview dans l’Opinion)

 

Le président de la République s’est engagé à reprendre 146 propositions de la Convention citoyenne pour le climat et, dans le même temps, à ne pas augmenter la fiscalité. Ces deux engagements sont-ils conciliables ?

Oui. Le Président s’y est engagé : les prélèvements obligatoires ne doivent pas augmenter, c’est la logique depuis 2017. Quand vous instaurez un système de bonus-malus, vous faites varier la fiscalité sans l’augmenter. Le levier fiscal en tant que tel n’est pas une fin, mais il peut être un puissant outil d’orientation pour la transition écologique. Augmenter les prélèvements obligatoires est exclu mais nous pouvons utiliser la fiscalité pour nous permettre collectivement – acteurs économiques et citoyens – d’aller vers des comportements plus vertueux. C’est notre choix.

L’objectif numéro 1 aujourd’hui du gouvernement est-il de transcrire les propositions de la Convention citoyenne ou de relancer le pays ?

L’un n’exclut pas l’autre, mais il faut s’interroger sur le moment que nous vivons. La Convention a été lancée avant la crise du Covid. Aujourd’hui, certains acteurs économiques sont fragilisés, il faut veiller à ne pas aggraver ces difficultés. La situation de février 2020 n’est pas celle d’aujourd’hui. C’est une situation qui est temporaire, sans remettre en cause telle ou telle orientation de la Convention et c’est bien pour cela que le plan de relance investit 30 milliards dans la transition écologique. La crise pose simplement la question de la temporalité, le temps de sortir de cette crise. Nous devons combiner en même temps ces deux urgences, relance et défi climatique, sans en obérer aucune.

Que demandez-vous aux 150 membres de la Convention ? De la patience, de l’indulgence, de la compréhension ?

Il faut, avec eux et les différents acteurs, que l’on pose les débats pour chercher un chemin. « La politique c’est l’art de rendre possible le nécessaire » : il faut conjuguer des choses qui a priori semblent irréconciliables et jusque-là opposées inutilement. Je prends l’exemple de l’artificialisation des sols : pour préserver la biodiversité et faire face au défi climatique, je pense qu’il faut tendre vers le zéro artificialisation mais dans ma commune dans le Loir-et-Cher (Marchenoir, 650 habitants, N.D.L.R.) cela pourrait faire baisser le nombre d’habitants. Or, je ne suis pas malthusien. Si vous ne construisez aucune habitation en milieu rural, la population décroît et dans le même temps, quand vous construisez des maisons vous perdez des terres agricoles. C’est cette équation que nous devons résoudre par exemple avec des dispositifs pour « construire le village sur le village » et requalifier des friches. Quand on en parle avec des membres de la Convention, ils comprennent très bien cela. Nous pouvons trouver ensemble des solutions pour que chacun soit gagnant.

Vous défendez une vision nuancée des choses. Pourtant, la semaine dernière, lors de l’examen du projet de loi de finances en commission, la majorité s’est retrouvée divisée entre les visions écologiste et budgétaire. Toutes les deux disaient être les garants de la parole présidentielle.

Nous marchons sur deux jambes, chacune est dans son rôle. Les commissions du Développement durable et des Finances doivent être garantes d’une chose comme nous tous : avancer concrètement pour relever le défi climatique. La Convention qui a fait un travail remarquable a abordé des sujets suscitant des débats et parfois des controverses. C’est normal. Il faut trouver l’équilibre et le compromis. Avec le PLF, cette semaine marquera une première série de réponses concrètes à la Convention, par exemple sur l’automobile où la fiscalité des déchets.

Mercredi soir, Emmanuel Macron s’est exprimé depuis les Alpes-Maritimes. Il a rappelé son attachement aux propositions de la Convention citoyenne. Était-ce un rappel nécessaire ?

Cette Convention est une proposition du président de la République à la sortie de la crise des Gilets jaunes, je le rappelle toujours. Il s’y est fortement engagé. Souvenons-nous des raisons pour lesquelles nous avons engagé cette démarche : sortir des positions caricaturales « fin du monde/fin du mois » sur la transition écologique et concilier écologie et économie. Ça ne date pas d’hier, l’écotaxe avait déclenché le mouvement des Bonnets rouges en 2013. Il est normal que sur la transition écologique, au démarrage, les points de vue s’opposent. Le rôle du politique est de trouver une solution, nous menons cet exercice inédit de traduction concrète par la convergence et le compromis.

Le 29 juin, Emmanuel Macron a utilisé trois « jokers » devant les membres de la Convention. Les ministères disposent-ils de jokers supplémentaires ?

Multiplier le nombre de ministres par trois jokers, vous imaginez ? Non, ce serait incongru. Le président de la République s’est clairement exprimé : il faut garder le sens des travaux de la Convention et sa cohérence. Quelques points posent des questions de temporalité, de formulation, de transcription concrète. C’est normal et les citoyens en sont pleinement conscients.

Ce projet de loi « climat » était annoncé pour la fin de l’été. Il doit désormais être présenté en décembre en conseil des ministres. Avez-vous la certitude qu’il débutera son examen à l’Assemblée avant les élections locales de mars 2021 ?

Le projet de loi « climat » comportera de nombreux articles et ni l’Assemblée, ni le Sénat ne le voteront en trois jours. Je rappelle que la loi Egalim était composée de 15 articles et que 4 300 amendements avaient été déposés rien qu’à l’Assemblée. Avec le projet de loi « climat », on peut imaginer et c’est bien normal que les débats seront intenses. L’examen débutera au premier trimestre 2021, je l’ai dit aux membres de la Convention : il n’y a pas de loup. L’objectif est que le projet de loi soit voté avant fin de la session, l’été prochain.

On assiste déjà à une bataille de calendrier parlementaire pour déterminer quel sera le premier texte de 2021 entre ceux sur le climat, sur le séparatisme et sur le grand âge.

Je le reconnais : je ne sais pas faire entrer un litre dans un demi-litre. Le projet de loi « climat » aura la priorité parce qu’il est en cours d’écriture. Le texte sur le grand âge n’en est pas encore à ce stade.

Ce texte sera en conseil des ministres le 9 décembre, comme l’a dit le Président. Sur le projet de loi « climat », notre objectif est qu’il soit voté dans les délais que nous nous sommes fixés

Les membres de la Convention s’accrochent à deux mots prononcés par Emmanuel Macron : « sans filtre ». Craignez-vous cette fétichisation du « sans filtre » ?

Que signifie « sans filtre » ? Ne pas dénaturer les propositions de la Convention quand le Gouvernement rédigera son projet de loi pour que les parlementaires puissent ensuite faire leur travail. La Constitution est claire : il n’existe aucun mandat impératif pour les parlementaires, cela poserait un problème démocratique. Les citoyens ont d’ailleurs dit aux parlementaires que c’est désormais à eux de travailler. Dans les travaux de la Convention, il y a des mesures précises, qui pour certaines sont même prérédigées, et des principes ou des orientations : le « sans filtre » ne signifie pas la même chose en termes de traduction législative.

Etait-ce une erreur d’employer cette expression de « sans filtre » ?

Non, c’est une question de contrat de confiance. Le Président l’a dit clairement : « sans filtre » signifie que l’on ne trie pas. Que ce sera soumis aux débats parlementaires. C’est cela le « sans filtre », nous conservons la cohérence d’ensemble. Sans éluder aucune question : ni la question agricole, ni celle de la justice sociale, ni la question énergétique des bâtiments ou celle des mobilités. Mais sans filtre ne veut pas dire sans débat, sinon quelle démocratie serions-nous ​? Si tout cela était si simple nos prédécesseurs auraient sans doute avancé beaucoup plus, l’urgence existait déjà. Les parlementaires en débattront.

Convention citoyenne : une problématique de temporalité, en clair on verra plus tard!

Convention citoyenne : une problématique de temporalité, en clair on verra plus tard

 

Employant une dialectique politicienne, Marc Fesneau , secrétaire d’État pour les relations avec le Parlement estime que les propositions de la Convention citoyenne posent une problématique de temporalité. En clair, on verra plus tard !( Interview dans l’Opinion)

Le président de la République s’est engagé à reprendre 146 propositions de la Convention citoyenne pour le climat et, dans le même temps, à ne pas augmenter la fiscalité. Ces deux engagements sont-ils conciliables ?

Oui. Le Président s’y est engagé : les prélèvements obligatoires ne doivent pas augmenter, c’est la logique depuis 2017. Quand vous instaurez un système de bonus-malus, vous faites varier la fiscalité sans l’augmenter. Le levier fiscal en tant que tel n’est pas une fin, mais il peut être un puissant outil d’orientation pour la transition écologique. Augmenter les prélèvements obligatoires est exclu mais nous pouvons utiliser la fiscalité pour nous permettre collectivement – acteurs économiques et citoyens – d’aller vers des comportements plus vertueux. C’est notre choix.

L’objectif numéro 1 aujourd’hui du gouvernement est-il de transcrire les propositions de la Convention citoyenne ou de relancer le pays ?

L’un n’exclut pas l’autre, mais il faut s’interroger sur le moment que nous vivons. La Convention a été lancée avant la crise du Covid. Aujourd’hui, certains acteurs économiques sont fragilisés, il faut veiller à ne pas aggraver ces difficultés. La situation de février 2020 n’est pas celle d’aujourd’hui. C’est une situation qui est temporaire, sans remettre en cause telle ou telle orientation de la Convention et c’est bien pour cela que le plan de relance investit 30 milliards dans la transition écologique. La crise pose simplement la question de la temporalité, le temps de sortir de cette crise. Nous devons combiner en même temps ces deux urgences, relance et défi climatique, sans en obérer aucune.

Que demandez-vous aux 150 membres de la Convention ? De la patience, de l’indulgence, de la compréhension ?

Il faut, avec eux et les différents acteurs, que l’on pose les débats pour chercher un chemin. « La politique c’est l’art de rendre possible le nécessaire » : il faut conjuguer des choses qui a priori semblent irréconciliables et jusque-là opposées inutilement. Je prends l’exemple de l’artificialisation des sols : pour préserver la biodiversité et faire face au défi climatique, je pense qu’il faut tendre vers le zéro artificialisation mais dans ma commune dans le Loir-et-Cher (Marchenoir, 650 habitants, N.D.L.R.) cela pourrait faire baisser le nombre d’habitants. Or, je ne suis pas malthusien. Si vous ne construisez aucune habitation en milieu rural, la population décroît et dans le même temps, quand vous construisez des maisons vous perdez des terres agricoles. C’est cette équation que nous devons résoudre par exemple avec des dispositifs pour « construire le village sur le village » et requalifier des friches. Quand on en parle avec des membres de la Convention, ils comprennent très bien cela. Nous pouvons trouver ensemble des solutions pour que chacun soit gagnant.

Vous défendez une vision nuancée des choses. Pourtant, la semaine dernière, lors de l’examen du projet de loi de finances en commission, la majorité s’est retrouvée divisée entre les visions écologiste et budgétaire. Toutes les deux disaient être les garants de la parole présidentielle.

Nous marchons sur deux jambes, chacune est dans son rôle. Les commissions du Développement durable et des Finances doivent être garantes d’une chose comme nous tous : avancer concrètement pour relever le défi climatique. La Convention qui a fait un travail remarquable a abordé des sujets suscitant des débats et parfois des controverses. C’est normal. Il faut trouver l’équilibre et le compromis. Avec le PLF, cette semaine marquera une première série de réponses concrètes à la Convention, par exemple sur l’automobile où la fiscalité des déchets.

Mercredi soir, Emmanuel Macron s’est exprimé depuis les Alpes-Maritimes. Il a rappelé son attachement aux propositions de la Convention citoyenne. Était-ce un rappel nécessaire ?

Cette Convention est une proposition du président de la République à la sortie de la crise des Gilets jaunes, je le rappelle toujours. Il s’y est fortement engagé. Souvenons-nous des raisons pour lesquelles nous avons engagé cette démarche : sortir des positions caricaturales « fin du monde/fin du mois » sur la transition écologique et concilier écologie et économie. Ça ne date pas d’hier, l’écotaxe avait déclenché le mouvement des Bonnets rouges en 2013. Il est normal que sur la transition écologique, au démarrage, les points de vue s’opposent. Le rôle du politique est de trouver une solution, nous menons cet exercice inédit de traduction concrète par la convergence et le compromis.

Le 29 juin, Emmanuel Macron a utilisé trois « jokers » devant les membres de la Convention. Les ministères disposent-ils de jokers supplémentaires ?

Multiplier le nombre de ministres par trois jokers, vous imaginez ? Non, ce serait incongru. Le président de la République s’est clairement exprimé : il faut garder le sens des travaux de la Convention et sa cohérence. Quelques points posent des questions de temporalité, de formulation, de transcription concrète. C’est normal et les citoyens en sont pleinement conscients.

Ce projet de loi « climat » était annoncé pour la fin de l’été. Il doit désormais être présenté en décembre en conseil des ministres. Avez-vous la certitude qu’il débutera son examen à l’Assemblée avant les élections locales de mars 2021 ?

Le projet de loi « climat » comportera de nombreux articles et ni l’Assemblée, ni le Sénat ne le voteront en trois jours. Je rappelle que la loi Egalim était composée de 15 articles et que 4 300 amendements avaient été déposés rien qu’à l’Assemblée. Avec le projet de loi « climat », on peut imaginer et c’est bien normal que les débats seront intenses. L’examen débutera au premier trimestre 2021, je l’ai dit aux membres de la Convention : il n’y a pas de loup. L’objectif est que le projet de loi soit voté avant fin de la session, l’été prochain.

On assiste déjà à une bataille de calendrier parlementaire pour déterminer quel sera le premier texte de 2021 entre ceux sur le climat, sur le séparatisme et sur le grand âge.

Je le reconnais : je ne sais pas faire entrer un litre dans un demi-litre. Le projet de loi « climat » aura la priorité parce qu’il est en cours d’écriture. Le texte sur le grand âge n’en est pas encore à ce stade.

Ce texte sera en conseil des ministres le 9 décembre, comme l’a dit le Président. Sur le projet de loi « climat », notre objectif est qu’il soit voté dans les délais que nous nous sommes fixés

Les membres de la Convention s’accrochent à deux mots prononcés par Emmanuel Macron : « sans filtre ». Craignez-vous cette fétichisation du « sans filtre » ?

Que signifie « sans filtre » ? Ne pas dénaturer les propositions de la Convention quand le Gouvernement rédigera son projet de loi pour que les parlementaires puissent ensuite faire leur travail. La Constitution est claire : il n’existe aucun mandat impératif pour les parlementaires, cela poserait un problème démocratique. Les citoyens ont d’ailleurs dit aux parlementaires que c’est désormais à eux de travailler. Dans les travaux de la Convention, il y a des mesures précises, qui pour certaines sont même prérédigées, et des principes ou des orientations : le « sans filtre » ne signifie pas la même chose en termes de traduction législative.

Etait-ce une erreur d’employer cette expression de « sans filtre » ?

Non, c’est une question de contrat de confiance. Le Président l’a dit clairement : « sans filtre » signifie que l’on ne trie pas. Que ce sera soumis aux débats parlementaires. C’est cela le « sans filtre », nous conservons la cohérence d’ensemble. Sans éluder aucune question : ni la question agricole, ni celle de la justice sociale, ni la question énergétique des bâtiments ou celle des mobilités. Mais sans filtre ne veut pas dire sans débat, sinon quelle démocratie serions-nous ​? Si tout cela était si simple nos prédécesseurs auraient sans doute avancé beaucoup plus, l’urgence existait déjà. Les parlementaires en débattront.

Economie française : la reprise reportée à plus tard

Economie française : la reprise reportée à plus tard

C ‘est la douche froide pour l’économie française qui espérait que le rebond constaté au troisième trimestre pourrait continuer fin 2020 et début 2021. D’après l’INSEE,  malheureusement la croissance ne devrait progresser que d’un petit point pour le dernier trimestre. La preuve que le rebond constaté jusqu’à maintenant correspondait à une reconstitution des stocks et à une remise à niveau conjoncturel des achats. Un phénomène aujourd’hui terminé qui se heurte d’une part à la baisse structurelle déjà constatée 2019 et alimenté par les changements de comportement des ménages. Des ménages qui commencent à douter sérieusement du réel intérêt de certains équipements en tout cas du rythme de leur renouvellement.

Avec une croissance complètement anémiée on aura du mal à empêcher une chute du PIB autour de 10 % en 2020. Et mécaniquement cela entraînera une vague de suppressions d’emplois considérables. D’ores et déjà 700 000 emplois ont été supprimés au cours du premier semestre et il faudra compter sur autour d’un million et demi de chômeurs supplémentaires au cours du premier semestre 2021 surtout avec la venue traditionnelle d’environ 750 000 jeunes sur le marché du travail chaque année. Avec la suppression du chômage partiel, un grand nombre de personnes sans emploi vont évidemment s’inscrire officiellement sur les listes des demandeurs d’emploi. Les secteurs trop rares qui vont embaucher ont par ailleurs surtout privilégié les contrats précaires, CDD et intérim

 

Pendant la période de confinement, un grand nombre de personnes sans emploi avaient interrompu leurs recherches, conduisant, malgré la crise, à une baisse « en trompe l’œil » au second trimestre de 0,7 point du taux de chômage au sens du bureau international du travail (BIT), à 7,1%.

« Cet effet s’estomperait en grande partie au second semestre. De ce fait, le taux de chômage augmenterait alors très nettement dès l’été », souligne l’Insee.

Pour l’avenir l’INSEE est assez pessimiste : « l’emploi continuerait de se contracter nettement dans les secteurs plus durablement affectés par la crise (matériels et services de transport, hébergement-restauration, services aux ménages dont les services culturels) », , estimant que « face à la réduction de leur activité, les entreprises de ces secteurs ne seraient plus en mesure de retenir toute la main-d’œuvre qu’elles avaient jusqu’à présent préservée de façon spontanée ou à travers le recours aux dispositifs d’activité partielle », ajoute l’institut.

Le problème ce que très peu de secteurs seront eux en capacité de retenir toute la main-d’œuvre tellement la demande est insuffisante.

Castex : réformes retraite et chômage… renvoyées en 2021… ou plus tard !

Castex : réformes retraite et chômage… renvoyées en 2021… ou  plus tard !

 

 

Il est clair que le programme gouvernemental annoncé par Jean Castex est complètement démentiel. Pour résumer il faudrait qu’il fasse en moins de deux ans, un an et demi (au plus avec la campagne électorale), ce qui exigerait 5 ou 10 ans. L’inventaire à la Prévert du  programme annoncé par le Premier ministre comprend notamment:

 le séparatisme, la relance, l’ industrialisation, les territoires, la retraite , le chômage. Sans parler évidemment d’autres sujets comme la formation, les technologies et la recherche ou encore la réforme du système sanitaire.

Il est vraisemblable que ce gouvernement ne traitera pas convenablement même le 10e de ce programme est contentera sur nombre de sujets de saupoudrage avec des mesurettes .

Sans doute déjà un peu conscient du caractère gargantuesque du menu, le Premier ministre vient en tout cas de repousser à 2021 la réforme des retraites et les mesures d’application de l’assurance chômage. Comme c’est plus raisonnable, la priorité sera donc donnée à la relance. De quoi donner déjà du travail un honnête homme pour plusieurs années. En effet il y a bien sûr à traiter le cataclysme du Coronavirus sur l’activité économique et l’amortissement de cette crise exigera plusieurs années.

Mais on ne saurait oublier que la fin 2019 s’inscrivait déjà dans une tendance baissière et que i surtout d’énormes problèmes structurels concernant la France avec par exemple la dérive de certains indicateurs rendant compte des grands équilibres. Un seul exemple le déficit récurrent de la balance commerciale qui traduit en fait le différentiel de compétitivité par rapport aux autres pays.

La prise en compte du thème de la relance intègre évidemment aussi la gestion de l’envolée du chômage qui va concerner entre 1 million et 1 million et demi de personnes en plus. De ce point de vue, les réformes reportées 1er janvier l’ASSEDIC ne changeront pas la donne même si elle permet de protéger pour l’instant l’indemnisation des chômeurs.

La relance économique aura des incidences donc sur deux nombreux autres champs. Un dossier particulièrement compliqué et qui ne pourra être traité en quelques semaines ou même quelques mois. D’où l’interrogation concernant le report notamment de la réforme des retraites. Le climat économique et social sera-t-il plus favorable début 2021 pour traiter cette question ? Et ne risque-t-on pas de substituer à cette grande réforme une réformette juste pour faire plaisir à Macron dans le cadre de la prochaine campagne électorale.

 

En tout cas . Jean Castex a annoncé vendredi qu’il reporterait les négociations sur la réforme des retraites et l’entrée en vigueur de la réforme de l’assurance chômage à janvier 2021 pour donner la priorité à la relance et à l’emploi, répondant ainsi aux demandes des syndicats et du patronat.

Le Premier ministre, qui veut faire du dialogue social un marqueur de son passage à Matignon, recevait l’ensemble des partenaires sociaux afin d’élaborer une méthode et un calendrier de discussions sur les prochains chantiers sociaux du quinquennat.

“Il était important dans les circonstances tout à fait exceptionnelles que traverse notre pays (…) de montrer au peuple français que le dialogue existe”, a-t-il dit. “La priorité des priorités, désormais, c’est la lutte contre la crise.”

Il a proposé de décaler les discussions sur la réforme des retraites au début de l’année prochaine, en distinguant bien la question de la mise en place du régime universel des sujets de financement, alors que le déficit des régimes devrait atteindre 29,4 milliards d’euros à la fin 2020.

 

Force est de constater que les partenaires sociaux satisfaits de ce report de calendrier pour des questions de réalisme mais sans doute aussi pour ne pas avoir dans la période à afficher leurs divergences sur ces sujets.

 

 

 

 

 

Economie: plan de relance à la rentrée, beaucoup trop tard !

Economie : plan de relance à la rentrée, beaucoup trop tard !

S’il faut se féliciter de l’action du gouvernement et en particulier du ministre de l’économie pour soutenir pendant le pic de l’épidémie aussi bien les entreprises que les salariés, par contre on ne peut que regretter la promesse trop lointaine d’un plan de relance pour septembre octobre. Ce plan doit en effet être décidé dès maintenant pour être appliqué au début de l’été.

On connaît en effet les dégâts du virus sur l’économie et les finances. Concernant l’activité, il faut s’attendre à une baisse du PIB  qui va tourner autour de 15 % sur l’année  soit une perte d’activité d’au moins 100 milliards alors que dans le même temps il faudra mobiliser aussi 100 milliards pour aider les entreprises et soutenir le pouvoir d’achat. Bilan , un trou de  200 milliards.

Sur le plan du chômage, on s’attend à un taux atteignant 20 % au lieu de 8 % fin 2019. Des couts économiques et sociaux supplémentaires. Par ailleurs,  la France déconfine  plus tardivement que les pays voisins et va donc perdre des parts de marché. C’est donc maintenant dans les jours ou les semaines à venir qu’un plan doit être défini non seulement pour soutenir la trésorerie des entreprises privées de tout ou partie de chiffre d’affaires mais aussi pour soutenir la demande.

Le pire danger de l’économie française c’est que s’installe encore davantage qu’ailleurs un climat d’incertitude chez les ménages qui leur fera différer les dépenses d’équipement voir supprimer certaines dépenses de services. On sait que la consommation des ménages est le moteur essentiel de la croissance française (55% du PIB) . Il ne faudrait pas qu’après une crise l’offre vienne  une crise de la demande. Le ministre de l’économie promet un plan de relance en septembre ou octobre, avec des dispositifs ciblés sur les secteurs les plus fragilisés: automobile, restauration, tourisme…

Un délai beaucoup trop tardif qui montre qu’on n’a pas pris suffisamment l’ampleur du tsunami économique et social qui se prépare et va se traduire rapidement dans les chiffres. La première traduction sera la montée de la vague de défaillance et son cortège de chômage.

Coronavirus: plan de relance à la rentrée, beaucoup trop tard !

Coronavirus: plan de relance à la rentrée, beaucoup trop tard !

S’il faut se féliciter de l’action du gouvernement et en particulier du ministre de l’économie pour soutenir pendant le pic de l’épidémie aussi bien les entreprises que les salariés, par contre on ne peut que regretter la promesse trop lointaine d’un plan de relance pour septembre octobre. Ce plan doit en effet être décidé dès maintenant pour être appliqué au début de l’été.

On connaît en effet les dégâts du virus sur l’économie et les finances. Concernant l’activité il faut s’attendre à une baisse du PIB  qui va tourner autour de 15 % sur l’année  soit une perte d’activité d’au moins 100 milliards alors que dans le même temps il faudra mobiliser aussi 100 milliards pour aider les entreprises et soutenir le pouvoir d’achat. Bilan , un trou de 200 milliards.

Sur le plan du chômage, on s’attend à un taux atteignant 20 % au lieu de 8 % fins 2019. Des couts économiques et sociaux supplémentaires. Par ailleurs,  la France déconfine  plus tardivement que les pays voisins et va donc perdre des parts de marché. C’est donc maintenant dans les jours ou les semaines à venir qu’un plan doit être défini non seulement pour soutenir la trésorerie des entreprises privées de tout ou partie de chiffre d’affaires mais aussi pour soutenir la demande

Le pire danger de l’économie française c’est que s’installe encore davantage qu’ailleurs un climat d’incertitude chez les ménages qui leur fera différer les dépenses d’équipement voire supprimer certaines dépenses de services. On sait que la consommation des ménages est le moteur essentiel de la croissance française. Il ne faudrait pas qu’après une crise l’offre vienne  une crise de la demande. Le ministre de l’économie promet un plan de relance en septembre ou octobre, avec des dispositifs ciblés sur les secteurs les plus fragilisés: automobile, restauration, tourisme… Un délai beaucoup trop tardif qui montre qu’on n’a pas pris suffisamment l’ampleur du tsunami économique et social qui se prépare et va se traduire rapidement dans les chiffres. La première traduction sera la montée de la vague de défaillance et son cortège de chômage.

Coronavirus: plan de relance à la rentrée, beaucoup trop tard !

Coronavirus: plan de relance à la rentrée, beaucoup trop tard !

S’il faut se féliciter de l’action du gouvernement et en particulier du ministre de l’économie pour soutenir pendant le pic de l’épidémie aussi bien les entreprises que les salariés, par contre on ne peut que regretter la promesse trop lointaine d’un plan de relance pour septembre octobre. Ce plan doit en effet être décidé dès maintenant pour être appliqué au début de l’été. On connaît en effet les dégâts du virus sur l’économie et les finances. Concernant l’activité il faut s’attendre à une baisse du PIB  qui va tourner autour de 15 % sur l’année  soit une perte d’activité d’au moins 100 milliards alors que dans le même temps il faudra mobiliser aussi 100 milliards pour aider les entreprises et soutenir le pouvoir d’achat. Bilan , un trou de moins de 100 milliards. Sur le plan du chômage, on s’attend à un taux atteignant 20 % au lieu de 8 % fins 2019. Des couts économiques et sociaux supplémentaires. Par ailleurs,  la France déconfine  plus tardivement que les pays voisins et va donc perdre des parts de marché. C’est donc maintenant dans les jours ou les semaines à venir qu’un plan doit être défini non seulement pour soutenir la trésorerie des entreprises privées de tout ou partie de chiffre d’affaires mais aussi pour soutenir la demande. Le pire danger de l’économie française c’est que s’installe encore davantage qu’ailleurs un climat d’incertitude chez les ménages qui leur fera différer les dépenses d’équipement voir supprimer certaines dépenses de services. On sait que la consommation des ménages est le moteur essentiel de la croissance française. Il ne faudrait pas qu’après une crise l’offre vienne  une crise de la demande. Le ministre de l’économie promet un plan de relance en septembre ou octobre, avec des dispositifs ciblés sur les secteurs les plus fragilisés: automobile, restauration, tourisme… Un délai beaucoup trop tardif qui montre qu’on n’a pas pris suffisamment l’ampleur du tsunami économique et social qui se prépare et va se traduire rapidement dans les chiffres. La première traduction sera la montée de la vague de défaillance et son cortège de chômage.

Commande publique de 250 millions de masques: trop peu et trop tard

Commande publique  de 250 millions de masques: trop peu et trop tard

 

Il aura fallu presque un mois après la pénétration du virus en Europe, et en France particulièrement, pour que le gouvernement français décide enfin de commander 250 millions de masques. En attendant le manque dramatique de masques  a exposé inutilement au virus une grande partie du personnel médical. De toute façon ,cette commande très tardive est  encore insuffisante. Rien que pour le personnel médical les besoins tournent autour de 25 millions de masques par semaine. Cela n’inclut pas les masques qui peuvent être destinés aux infectés et aux malades potentiels.

La France disposait des stades nécessaires mais la bureaucratie et l’irresponsabilité ont conduit le pays à liquider de vastes en 2011. Le manque est criant et expose dramatiquement le personnel soignant au virus. Chaque jour ou presque le gouvernement annonce la livraison de masques qui viennent au compte-gouttes notamment dans le milieu libéral. Contrairement à ce qu’affirme les pouvoirs publics, le port de  masques destinés au public n’est nullement inutile. Pour preuve les Chinois ont généralisé le port du masque avec un certain succès. Les autorités médicales, surtout les chapeaux à plumes, et le ministre de la santé pour dissimuler le scandale estime que le port du masque est inutile pour le public. Il ne sert qu’à protéger les autres d’après le gouvernement , l e masque empêchant l’émission de postillons. Justement, c’est la grande question, pas seulement se protéger mais protéger les autres.

La liquidation du stock de masques de l’État constitue un scandale qui s’ajoute à celui de la vente à l’étranger de masques d’origine française par les quatre industriels concernés. Notons cependant que 70 % des masques comme beaucoup de matériel médical étaient fabriqués en Chine !

La France a donc commandé près de 250 millions de masques chirurgicaux et FFP2 auprès de fournisseurs étrangers, a annoncé samedi le ministre de la Santé et des Solidarité, Olivier Véran, tentant d’apaiser la colère des professions face à la pénurie de matériel de protection.

Comme beaucoup de pays affectés par le coronavirus, la France fait face à un manque criant de masques FFP2 et de masques chirurgicaux, suscitant de vives inquiétudes de la part des professionnels amenés à être en contact avec le public, comme les policiers, les postiers et même le personnel soignant.

“Nous avons tout mis en œuvre pour augmenter notre stock dans un marché extrêmement tendu où une grande partie de la production vient de Chine, berceau de l’épidémie”, a déclaré Olivier Véran lors d’un point presse.

“La France, en plus des stocks et de la production nationale renforcée, a ainsi passé plusieurs commandes de masques de protection à l’étranger auprès d’industriels en capacité de fournir rapidement de gros volumes”, a-t-il ajouté.

Depuis la dernière semaine de février, 70 millions de masques ont été livrés aux professionnels de santé de ville, Ehpad (maisons médicalisées) et hôpitaux, a-t-il précisé.

Grâce à la réquisition des stocks, à la production sur le territoire national, aux dons et aux importations, le gouvernement a ainsi récupéré 40 millions de masques supplémentaires. Il dispose donc d’un stock de 86 millions de masques – 5 millions de type FFP2, jugés plus protecteurs, et 81 millions chirurgicaux.

Le projet d’éclatement d’EDF reporté à plus tard !

Le projet d’éclatement d’EDF reporté à plus tard !

Le projet d’éclatement d’EDF qui devait être présenté à la fin d’année est reporté à 2020 peut-être même après les élections municipales. En effet,  le projet du gouvernement est fortement contesté d’autant que les questions de régulation de l’électricité ne sont pas réglées. À cela s’ajoute la demande du ministère de l’économie de réévaluer les dérives du financement et le coût du nucléaire.

Plusieurs experts ont critiqué le projet d’éclatement d’EDF. En effet, ce projet voulu par l’Élysée vise à séparer les activités de production et de transport des activités de distribution. EDF et ses satellites conserveraient la production tandis que  la distribution serait ouverte à la concurrence. Or les experts considèrent que la distribution n’a nullement besoin du soutien de la concurrence et de capitaux nouveaux car c’est surtout la production qui est en difficulté financière avec notamment une dette de 40 milliards et surtout des besoins de financement qui à terme devrait frôler les 200 milliards. Le ministre de l’économie semble faire un pas en arrière. Le ministre de Bruno Le Maire, a en effet promis mardi de garantir l’intégrité d’EDF, visé par un projet de restructuration.

“Aucune décision n’a été prise sur EDF. (…) Nous voulons permettre à EDF de réussir” la transition énergétique, a-t-il déclaré à l’Assemblée, lors de la séance des questions au gouvernement. “Il faut donner à EDF les capacités financières de se développer. (…) Nous garantirons l’intégrité d’EDF et nous ferons en sorte qu’il reste le fleuron industriel qu’il est”, a-t-il ajouté.

Le “projet Hercule”, à l’initiative de l’Elysée, vise à partager EDF en une partie “bleue” renationalisée intégrant le nucléaire, les actifs hydrauliques, et le transport d’électricité (RTE). La seconde partie “verte”, ouverte à des capitaux extérieurs. Bref une manière d’internaliser les pertes et les profits.

On comprend donc les réactions du PDG d’EDF : “Le nouveau calendrier des propositions sur l’organisation dépendra donc bien sûr du calendrier de la réforme de la régulation”, précise Jean-Bernard Levy. “Cette clarification est absolument indispensable, y compris parce que les éléments juridiques et financiers de la nouvelle régulation conditionneront en grande partie mes propositions sur l’organisation”, ajoute-t-il.

EDF souhaite la suppression ou, à défaut, une révision du mécanisme de régulation actuel qui permet à ses rivaux de lui acheter de l’électricité à un prix fixe de 42 euros par mégawatt-heure (MWh) au lieu de s’approvisionner à des prix plus élevés sur le marché de gros.

L’électricien juge que ce système est une forme de subvention pour ses concurrents et ne permet pas de financer les investissements nécessaires pour son parc nucléaire.

Réforme des retraites : mal engagée et trop tard

Réforme des retraites : mal engagée et trop tard

 

 

Le moins que l’on puisse dire, c’est que cette réforme des retraites est à la fois mal engagée et trop tardive. Elle est mal engagée car ce type de réforme complexe et délicate doit en général être mise en œuvre dès le début de mandat et non dans une période qui compte tenu du quinquennat s’inscrit dès maintenant dans une campagne  électorale. La réforme est également mal engagée car elle contredit une promesse de Macron qui lors  de la campagne électorale de 2017 avait promis de ne pas toucher à l’âge  la retraite. Or dans les faits, l’âge réel de départ sera bien prolongé d’environ deux ans,  pour commencer. En effet pour équilibrer les retraites, le pouvoir propose de rallonger la durée de cotisation à 43 ans. En moyenne les Français entrent sur le marché  du travail à 21 ans, on aboutit donc à l’âge de 64. Encore une fois, ce n’est qu’un début, il y aura d’autres reports. Le gouvernement a aussi nettement sous-estimé la complexité de cette réforme en masquant son incompétence derrière des slogans de type un euro égale un euro, un régime universel pour tous, la retraite universelle. Autant de slogans qui ne veulent pas dire grand-chose quand on ne précise pas les modalités concernant l’essentiel, à savoir le niveau de la retraite et l’âge auquel on peut y prétendre. Comme d’habitude le gouvernement a voulu s’asseoir sur les corps intermédiaires en tentant de pratiquer la démocratie directe.

 

Du coup, il a mis dans une situation ingérable le négociateur Delevoye  en intervenant de façon maladroite sur les négociations en cours. Le gouvernement doit s’attendre évidemment à rencontrer l’opposition des syndicats marqués à l’extrême gauche mais aussi d’autres catégories comme les travailleurs libéraux qui ne veulent pas voir liquidé leurs régimes. On a bien noté que le gouvernement était très fébrile désormais dans la mesure où le mécontentement risque de pourrir le climat de la majorité. Le Premier ministre a commencé à désamorcer la colère en indiquant que la réforme pourrait être reportée aux calendes grecques elle ne s’appliquerait qu’à partir de 2025 et pourrait s’étaler qu’en 2040 ou 2050, le temps nécessaire pour les régimes spéciaux de s’intégrer progressivement dans le régime général. D’ici ces échéances,  de l’eau aura coulé sous le pont et de nombreux gouvernements pourront revenir sur la question comme ils le font d’ailleurs à peu près régulièrement tous les cinq ans !

 

Après la RATP, c’est au tour du collectif SOS Retraites, emmené par les avocats et représentant pas moins de 14 professions libérales en colère (sans parler des pilotes de ligne et autres stewards ou hôtesses de l’air qui se sont joints au mouvement), de battre le pavé à Paris. Leur message? «Ne touchez pas à nos retraites», comme ils l’ont encore martelé ce dimanche dans le JDD, refusant que leurs régimes soient fondus dans le «régime universel à points» préconisé par le haut-commissaire aux Retraites, Jean-Paul Delevoye, dans son rapport.

Marchés : statu quo avec une perspective au plus tard

Marchés : statu quo avec une perspective au plus tard

Les opérateurs espéraient bien une annonce de la banque centrale américaine concernant une baisse des taux. Une baisse par ailleurs souhaité par le président américain. Certes la dynamique économique s’est un peu tassé aux États-Unis mais elle ne semble pas encore justifier d’opérations monétaires significatives comme la baisse des taux. Finalement la plus grande partie des acteurs s’attendent un statu quo mais espèrent  surtout une annonce pour le second semestre. Une annonce qui serait à éclairer  le paysage économique. Un paysage économique pour l’instant plutôt embrouillé d’une part par des négociations entre les États-Unis et la Chine qui ne progressent  guère et maintenant le risque de conflit avec l’Iran dont la première conséquence sera sans doute le renchérissement du pétrole un moment où précisément la croissance internationale se tasse. Les marchés auraient bien besoin de signes positifs. Pas sûr qu’ils obtiennent de la part de la banque centrale américaine, pas davantage que du côté du président des États-Unis déjà engagé dans une campagne électorale qui sera marquée par une nouvelle phase du discours protectionniste. La banque centrale américaine devrait certes prolonger le statu quo sur les taux mais les marchés attendent des précisions sur les perspectives économiques et surtout sur la possibilité d’une baisse prochaine de taux face aux tensions commerciales et aux signes de ralentissement économique.

“La Fed se trouve face à une situation très délicate”, estime Emmanuel Auboyneau, gérant associé d’Amplegest. “D’un côté la pression des marchés pour une baisse des taux directeurs est de plus en plus forte. (…) D’un autre côté les chiffres actuels de l’économie américaine ne justifient pas encore une baisse des taux courts. Aux Etats-Unis, l’indice “Empire State” d’activité manufacturière dans la région de New York a chuté à -8,6 en juin contre 17,8 en mai, avec une chute des entrées de commandes. L’indice NAHB de confiance des professionnels du secteur de l’immobilier a accusé un tassement inattendu en juin à 64.Le dollar est en légère baisse face à un panier de devises de référence après l’indice “Empire State” mais il reste proche du plus haut de deux semaines atteint en début de séance. L’euro remonte à 1,1228 dollar après être tombé à 1,1205; il était tombé vendredi à 1,1200 dollar pour la première fois depuis le 3 juin. La livre sterling, elle, a touché un plus bas de cinq mois et demi face au dollar comme face à l’euro, la perspective de voir l’ex-maire de Londres Boris Johnson succéder à Theresa May à la tête du gouvernement britannique ravivant la crainte d’un Brexit “dur”.

Taxe carbone abandonnée, c’est trop tard !

Taxe carbone abandonnée, c’est trop tard !

 

De toute évidence, Macron a perdu la maîtrise du temps. Dans l’après-midi Édouard Philippe avait déclaré que la hausse de la taxe carbone était bien décalée dans le temps. Mais le soir l’Élysée de manière précipitée a précisé qu’il ne s’agissait nullement d’un décalage dans le temps mais d’une annulation. La contradiction entre le premier ministre et l’l’Élysée a donc été flagrante -inversement macro a réaffirmé qu’il ne supprimerait pas l’impôt sur la fortune et il a remis à sa place assez sèchement lors du conseil des ministres Schiappa  en exigeant d’elle une cohérence gouvernementale. La ministre en charge de l’égalité des femmes notamment effet envisageait une suppression de l’impôt sur la fortune. Or

, le chef de l’Etat a explicitement exclu un rétablissement de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF), après une journée émaillée de déclarations dissonantes de membres du gouvernement. “Le débat citoyen et parlementaire des semaines et des mois à venir devra permettre de trouver les solutions et les financements qui répondront aux enjeux de la transition écologique, solutions qui devront préserver le pouvoir d’achat de nos concitoyens”, a-t-on ajouté à l’Elysée. Le  navire du gouvernement commence à prendre l’eau d’où des prises de position parfois contradictoire et floues à la fois. Rappelons qu’une source à l’Elysée avait expliqué mardi qu’il n’était pas question de revenir dans six mois à l’augmentation prévue initialement au 1er janvier. “On suspend pour se donner le temps d’une réflexion qui doit permettre, dans six mois, de proposer des solutions qui feront que soit ces taxes ne seront plus les mêmes, soit il y aura des mesures d’accompagnement qui les rendront indolores”, avait-elle dit. Sur l’ISF, transformé en début de quinquennat en “impôt sur la fortune immobilière (IFI) centré sur le seul patrimoine immobilier, Emmanuel Macron a parallèlement voulu clarifier la situation. “Nous ne détricoterons rien de ce qui a été fait depuis 18 mois”, a dit le président lors du conseil des ministres,. Pour l’instant, le gouvernement recule sur son projet de hausse de la taxe carbone. Mais Macron se cramponne à l’impôt sur la fortune car les bénéficiaires sont ceux qui ont financé sa campagne. Mais en s’accrochant ainsi Macron renforce encore son image de président des riches. De toute manière la concession faite sur la taxe carbone et trop tardive. Il faudra lâcher encore sur d’autres revendications

Mesures «Gilets jaunes»: trop peu, trop tard

Mesures «Gilets jaunes»: trop peu, trop tard

 

C’est pour gagner du temps estime globalement l’opposition qui considère que le moratoire n’est qu’un moyen de retarder les augmentations. Une opposition qui réclame dans l’annulation définitive de la hausse des taxes. Des mesures annoncées beaucoup trop tardives ;  elles auraient pu avoir un effet d’apaisement si elles avaient été prises il y a déjà plusieurs semaines. En outre on  reproche au gouvernement de ne pas vraiment changer de cap puisque les augmentations de fiscalité sont seulement différées. En plus juste après les élections européennes de 2019. Ce qui constitue aux yeux de certains une manœuvre politique. Concrètement,  la décision du gouvernement ne change pas grand-chose dans la situation matérielle de nombre de gilets jaunes dont les revenus sont alignés par exemple sur le SMIC. En gros à partir de janvier 2019 l’augmentation sera d’une vingtaine d’euros. C’est tout ce qu’il faut attendre des annonces qui ont été faites. Certes on pourra objecter que l’essentiel sera soumis à discussion mais la négociation risque de se perdre dans les méandres de la discussion qu’on veut décentraliser. On voit en effet mal ce qui peut découler d’une discussion décentralisée car un préfet, ne fait qu’appliquer la politique nationale et n’a pas son mot à dire sur la fiscalité, la justice sociale voir la politique énergétique. Ce qui est certain c’est que le gouvernement a nettement changé de ton et qu’il essaye de gagner du temps pour apaiser ce climat de colère. Pas sûr cependant qu’il y réussisse car au-delà maintenant des taxes sur l’essence, de la fiscalité en général se pose plus globalement la question de la justice sociale et même de la légitimité des institutions : députés, Sénateurs mais aussi Macron. En gros celui qui est principalement visé, c’est Macro ; non seulement parce qu’il incarne le président des riches mais aussi pour son achat arrogance voire son mépris des réalités sociales

Pétrole: baisse des prix : on verra plus tard ! (OPEP)

Pétrole: baisse des prix : on verra plus tard ! (OPEP)

 

 

Les membres de l’OPEP qui se sont mis d’accord sur un contrôle de la production du pétrole depuis 2016 semblent avoir été peu impressionné par la mise en demeure de Trump d’augmenter la production afin de faire baisser les prix. Il est vrai que l’accord de 2016 a eu du mal à se mettre en marche. Progressivement cependant la production a été davantage contrôlée et parallèlement en 2017 la croissance mondiale s’est un peu emballée, du coup, mécaniquement les prix du pétrole se sont nettement envolés en raison du déséquilibre offre-demande. En 2018, la situation est différente puisqu’un tassement de l’économie mondiale s’amorce et pourrait se poursuivre en 2019 et 2020 selon les institutions internationales.  En outre,  la conjoncture économique internationale mondiale pourrait être impactée d’une part par les risques liés à un éventuel éclatement de la bulle financière de la dette, aussi par les conséquences des sanctions américaines sur les importations notamment chinoises mais pas seulement. La croissance pourrait donc fléchir et la demande de pétrole avec ;  ce que pensent les membres de l’OPEP cités qui ne veulent pas répondre aujourd’hui de manière positive à l’appel du président américain. Ils déclarent qu’ils étudieront une possible hausse de la production « au moment approprié », « Si l’équilibre entre l’offre et la demande reste satisfaisant, nous continuons de les surveiller de près et nous répondrons de manière appropriée et au moment approprié, autant que cela sera nécessaire », a indiqué Khalid Al-Falih, président du Comité ministériel de suivi de cet accord (JMMC), semblant répondre aux pressions du président américain.  Donald Trump souhaite notamment que les pays de l’OPEP compensent la baisse de production de l’Iran suite aux sanctions économiques américaines.

Révision de la constitution : Reportée à plus tard !

Révision de la constitution : Reportée à plus tard !

Il est peu surprenant que le débat parlementaire sur la future constitution soit reportée à plus trad. En effet le climat politique actuel se prête mal à une révision qui renforce notamment les pouvoirs de l’Élysée et du gouvernement au détriment du Parlement. La discussion pourrait reprendre à l’automne si toutefois l’environnement s’y prête, c’est-à-dire si l’affaire Benalla ne se transforme pas en véritable affaire d’État. Ce qui n’est pas impossible compte tenu des informations régulières concernant le sulfureux personnage devenu intime de Macron et qui par exemple est passé brutalement du grade de brigadier de réserve à celui de lieutenant colonel dans la réserve spéciale sans parler de ses autres avantages et habilitations.

Le gouvernement avait annoncé dimanche la suspension de l’examen du texte à l’Assemblée jusqu’à nouvel ordre, estimant que des “conditions sereines” n’étaient pas réunies dans l’hémicycle.

Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a accusé lundi sur RTL l’opposition de droite et de gauche d’”obstruction” dans les débats sur la réforme voulue par Emmanuel Macron (“ils veulent protéger leur place”) et estimé qu’il s’agissait là du véritable “scandale d’Etat”, en référence à l’affaire Benalla.

La réforme se déclinera en trois textes distincts : constitutionnel, organique et ordinaire.

Réformes européennes de Macron : on verra plus tard !

Réformes européennes de Macron : on verra plus tard !

 

C’est évidemment un échec cuisant pour Macron qui voulait se substituer à Merkel pour réformer l’Europe. Concernant l’immigration, l’accord est à la fois particulièrement hypocrite et au surplus inapplicable. En clair cet accord laisse chaque pays libre de l’appliquer ou non concernant en particulier les centres accueil d’immigrés. Une proposition de la France …pourtant qui ne veut pas sur son territoire. (Comme bien d’autres pays). Du coup les autres points relatifs à la réforme de la zone euro sont passés inaperçus et renvoyés à plus tard. Macron voulait un budget, un ministre, un parlement, une solidarité financière. Il n’aura rien de tout cela. Dans une déclaration adoptée à l’issue d’un Sommet de la zone euro auquel participaient tous les Etats membres à l’exception du Royaume-Uni, les chefs d’Etat et de Gouvernement disent accueillir « favorablement » les contributions nationales, « y compris celle présentée par la France et l’Allemagne ». Ils sont aussi convenus que le Mécanisme européen de stabilité (MES) était appelé à jouer un plus grand rôle. Une nouveau Sommet de la zone euro aura lieu en décembre.. La déclaration adoptée vendredi à Bruxelles par les dirigeants européens ne mentionne à aucun moment directement le projet de budget de la zone euro cher à Emmanuel Macron.

 

Banlieues : on verra plus tard (Macron)

Banlieues : on verra plus tard (Macron)

 

C’est en substance ce qu’a dit Macron à propos des banlieues suite au rapport Borloo. Surtout pas de plan mais quelques annonces en juillet. Deux raisons à cela, l’Elysée a désapprouvé le plan très ambitieux de Borloo jugé trop couteux, seconde raison plus fondamentale celle-là : la banlieue pour Macron n’est pas vraiment la priorité. Il est plus à l’aise pour parler des start-ups et des premiers de cordée que des exclus, des paumés ou tout simplement des pauvres.  Plus de 5,5 millions de personnes vivent dans ces quartiers qui affichent encore des taux de chômage et de pauvreté nettement supérieurs à la moyenne nationale et comptent toujours deux fois moins de médecins généralistes, près de cinq fois moins de crèches. l’avait laissé entendre l’Elysée ces derniers jours, le chef de l’Etat n’a repris que partiellement les mesures du plan de l’ancien ministre de la Ville Jean-Louis Borloo, (à peine 5 mesures sur 19 !). En gros on retiendra la création de 1300 poste de policiers en plus (13

par département !), des stages pour les enfants de 3ème et des places de crèches. La plupart des mesures de formation t d’insertion du rapport Borloo ont été balayées. D’où la colère des maires et ONG concernées.

Privatisations : on verra plus tard en raison du climat social

Privatisations : on verra plus tard en raison du climat social

 

Déjà accusé de poursuivre uen politique très libérale, le gouvernemenet ne veut pas en rajouter  en décalant encore la vente des bijoux de famille  notamment aéroports de Paris et La française des jeux)=. La mesure très libérale de suppression de l’exit tax qui frappe les exilés fiscaux avait déjà été mal accueillie et il est apparu opportun au gouvernement de calmer le jeu. La posture du gouvernement est en effet de plus en plus contestée sur le plan économique par environ 70% d’une opinion qui cependant soutient des réformes. Pour les nouvelles privatisations : “La décision n’est pas encore prise en ce qui concerne les privatisations, la réflexion est encore en cours”, a-t-on déclaré à Reuters. La source était interrogée sur un article du Figaro selon lequel l’Etat pourrait décider de renoncer à privatiser la Française des jeux et ADP, deux des trois entreprises (avec Engie) pour lesquelles une cession de titres détenus par l’Etat nécessiterait une modification législative. Cette modification était attendue dans le cadre de la loi Pacte que le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Marie, doit présenter dans les prochaines semaines, la date officielle n’étant pas encore connue. La présentation du texte a été plusieurs fois décalée.

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