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Macron : l’échéance d’un accord repoussée à plus tard en Nouvelle-Calédonie avec ensuite un vote.

Macron : l’échéance d’un accord repoussée à plus tard en Nouvelle-Calédonie avec ensuite un vote.

D’une certaine manière le président a mis un peu entre parenthèses le calendrier politique en souhaitant qu’il y ait davantage de temps pour obtenir un accord global entre les parties. Je veux devrait être suivi d’un vote de la population. Un report sans doute de plusieurs mois puisque le premier rapport d’étape sera fait dans le délai d’un mois.


Bien entendu il souhaite le plus rapidement possible un rétablissement de l’ordre républicain et un arrêt des violences. Par ailleurs il annonce des mesures d’urgence sur le plan économique à la fois pour permettre le ravitaillement de la population mais aussi pour réparer les dégâts des violences et soutenir l’activité économique. Emmanuel Macon a bien été contraint d’admettre qu’il n’y avait dans le moment présent aucune vision commune entre les parties et qu’il faudrait donc ajouter du temps au temps.

Le président de la République souhaite un vote des Calédoniens en cas d’accord politique global. «Je serai le premier à proposer qu’on ait plus de temps pour avoir un accord global qui rentre dans la constitution», a-t-il notamment affirmé devant l’assemblée de journalistes.

Emmanuel Macron promet un point d’étape «d’ici un mois» sur l’avenir institutionnel tout en écartant un passage «en force» de la loi électorale. Il a ainsi semblé temporiser sur un vote définitif de la réforme électorale, à condition toutefois que l’ordre soit rétabli
 «Force est de constater qu’il n’y a pas aujourd’hui de vision d’avenir commune» entre les différentes composantes politiques et sociales de Nouvelle-Calédonie, a regretté le président de la République.

 

Déficit public : On verra plus tard (Macron)

Déficit public : On verra plus tard (Macron)

Sans doute pour des questions électorales, le président de la république a expédié à plus tard l’éventualité d’un rectificatif budgétaire. La question fondamentale de la dérive du budget et de la dette est donc renvoyée aux calendes grecques. Cela d’autant plus que le président ne souhaite absolument pas d’augmentation d’impôts, ce qui limite l’exercice de révision budgétaire.

Par ailleurs, le pouvoir ne dispose pas d’une majorité susceptible d’engager des réformes financières significatives. La majorité relative contraint son action et sa paralysie d’une certaine manière devrait être confirmée après les élections européennes ou une débâcle du pouvoir est programmée. Notons enfin la menace du parti LR de déposer une motion de censure en cas d’augmentation des impôts.

 

L’option d’un projet de loi de finances rectificatif (PLFR) a été écartée par l’exécutif, a appris franceinfo lundi 8 avril de sources concordantes, confirmant une information du Figaro. Emmanuel Macron a balayé cette hypothèse lors d’une réunion de cadres de la majorité présidentielle à l’Elysée, dans l’après-midi.

Cette piste avait été évoquée pour répondre à la situation difficile des finances publiques, avec un déficit finalement établi fin mars à 5,5% pour l’année 2023, au lieu des 4,9% prévus initialement. Avant cela, le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, avait annoncé mi-février un vaste plan d’économies de 10 milliards d’euros pour 2024.

Lors de cette réunion, le président de la République a préféré insister sur le problème de moindres recettes fiscales lié à l’abaissement de la croissance pour 2023, plutôt que sur d’éventuelles « dépenses excessives ».

 

Inflation et Baisse des taux :Ni trop tôt, ni trop tard ! d’après la Banque de France

Inflation et Baisse des taux :Ni trop tôt, ni trop tard ! d’après la Banque de France

Baisse des taux : il ne faut pas trop attendre, avertit le gouverneur de la Banque de France qui pourtant il y a encore quelques semaines annonçait des baisses de taux pour cette année. En réalité, comme d’habitude le gouverneur de la Banque de France s’aligne sur l’Allemagne qui refroidit l’enthousiasme de ceux qui voit rapidement une baisse des taux. Du coup, le gouverneur de la Banque de France ménage sa position pour l’avenir : il faut une baisse des taux mais ni trop tôt, mais ni trop tard ! Une bonne manière de pas se tromper.

Le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, a confirmé vendredi dans le quotidien belge L’Echo qu’il « paraît acquis » que les taux de la BCE baisseront cette année, et juge le risque de les baisser trop tard désormais « au moins » équivalent à celui de le faire trop tôt. Le même jour, Isabel Schnabel, membre du directoire de la Banque centrale européenne, appelait de son côté à ne pas prendre une telle décision « prématurément », craignant une inflation résiliente.

« Nous devons tracer le juste chemin entre deux risques: soit baisser trop tôt avec une inflation qui repartirait à la hausse, soit attendre trop et peser exagérément sur l’activité. Désormais, le second risque existe au moins autant que le premier », a fait savoir François Villeroy de Galhau vendredi.

« Nous devons tracer le juste chemin entre [ces] deux risques », qui sont désormais « au moins » équivalents, a-t-il en effet précisé dans un entretien au quotidien belge L’Echo.

Pour rappel, dans l’optique de juguler l’inflation qui s’affichait à deux chiffres à l’automne 2022, la BCE a augmenté ses taux directeurs de 0% début 2022 à 4% et 4,75% aujourd’hui. Mais avec une inflation désormais attendue à 2,7% en 2024, selon les estimations données par la Commission européenne jeudi, la gardienne de l’euro pourrait décider de baisser ses taux directeurs prochainement, après les avoir maintenus plusieurs mois d’affilée à leur niveau le plus haut depuis 1999.

Estimant le « taux nominal neutre » de la BCE « autour de 2% ou légèrement supérieur », il considère que, sans que cela soit « une cible obligée », il y a « une marge significative de baisse » par rapport aux 4% actuels, « sans pour autant revenir à une politique monétaire accommodante ».

La BCE appelle à temporiser par crainte d’une inflation résiliente
Cependant, « la politique monétaire (de la BCE) doit rester restrictive », et il ne faut « pas ajuster prématurément » le niveau des taux, a averti de son côté Isabel Schnabel, membre du directoire de la BCE, dans un discours prononcé vendredi à Florence. L’économiste allemande estime en effet que la zone euro fait face à un véritable problème qui pourrait maintenir l’inflation : le manque de productivité en Europe.

Agriculteurs: demain il sera trop tard 

Agriculteurs: demain il sera trop tard 

Elu local et ingénieur agronome ayant travaillé dans le développement agricole, Georges Fandos propose, dans une tribune au « Monde », quelques pistes exploratoires pour répondre à la crise actuelle : une politique commerciale plus protectrice, des aides pour l’installation et la modernisation.

L’exaspération des agriculteurs a plusieurs origines : des revenus insuffisants liés à des prix trop faibles par rapport aux coûts de production, des contraintes administratives et environnementales croissantes, mais aussi des jugements négatifs d’une partie de la population urbaine, qui les pointe du doigt comme pollueurs… Dans ces conditions, l’important est de comprendre comment on en est arrivé à cette situation pour mieux y répondre.

Sur les prix agricoles, la loi EGalim a accouché d’une souris qui se résume pour l’essentiel à une garantie de lutte contre le dumping qui oblige les acheteurs des filières agroalimentaires à revendre les denrées agricoles qu’ils achètent à un prix 10 % supérieur au prix d’acquisition. Mais ce mécanisme ne garantit en rien une rémunération plus forte pour les agriculteurs !

Quant à la voie contractuelle qui est privilégiée, elle démontre aussi ses limites sur un marché très déséquilibré où quelques centrales d’achat ou groupes agroalimentaires industriels ont un pouvoir exorbitant face à une multitude de petits producteurs qui, même regroupés, ne sont pas de taille.

Seule l’obligation faite par la loi de la fixation du prix d’achat des denrées agricoles par les filières à des niveaux supérieurs aux coûts de production aurait permis d’assurer un revenu minimum aux agriculteurs. Au lieu de cela, on voit des entreprises françaises devenues des géants internationaux comme Lactalis [premier groupe laitier mondial] proposer une baisse des prix du lait, alors que les coûts de production n’ont cessé d’augmenter (énergie, plastique, engrais, produits phytosanitaires…). Il s’agit d’une pure provocation !
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Les données fournies par les centres de gestion et d’économie rurale sur les coûts de production par filière pourraient servir de base à des discussions sur les prix. Mais il faudrait ensuite réaliser des contrôles sur la bonne application des accords de filières par des enquêteurs de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes.

Le principal argument des adversaires d’une politique de prix rémunérateurs pour les producteurs repose sur la concurrence des importations à bas prix. Raison pour laquelle, il faudrait adjoindre à la politique sur les prix agricoles une politique commerciale extra et intra européenne plus protectrice .

Climat: trop tard ?

Climat: trop tard ?

Juillet 2023 a été le mois le plus chaud jamais enregistré. Encore plus alarmant, l’Agence spatiale européenne (ESA) a annoncé que les records de chaleur de cet été ont fait grimper les températures moyennes mondiales 1,5 ℃ au-dessus de leur niveau moyen de l’ère préindustrielle. À la une de nombreux journaux, cette nouvelle inquiétante semblait indiquer que nous avions dépassé l’objectif de l’accord de Paris signé en 2015 , qui devait pourtant contenir le réchauffement à 1,5 ℃. Et cela, environ dix ans plus tôt que prévu. Les dés sont-ils vraiment jetés ? Sommes-nous définitivement fichus ?

par Ailie Gallant
Associate Professor, School of Earth, Atmosphere and Environment, Monash University

Kimberley Reid
Postdoctoral Research Fellow in Atmospheric Sciences, Monash University dans The Conversation

Comme tout ce qui a trait au changement climatique, ce n’est pas aussi simple. Ce seuil a été franchi pendant un mois, avant que les températures moyennes ne finissent par redescendre. Mais juillet 2023 n’a rien d’une première : cet insigne honneur revient à février 2016, où ce seuil avait déjà été franchi pendant quelques jours.

Pourquoi le seuil des 1,5 ℃ est-il si important ?

En 2015, le monde semblait enfin avancer dans la lutte contre le changement climatique. Après des décennies de débats acharnés, 195 nations adoptaient l’accord de Paris, un accord formel mais non contraignant. Avec un objectif clair : limiter le réchauffement de la planète à 1,5 ℃ au-dessus des niveaux préindustriels pour éviter les pires effets du changement climatique.

Mais ce chiffre n’a rien de magique. Chaque augmentation des températures aggrave les effets du changement climatique. Alors pourquoi le seuil de 1,5 ℃ est-il si important ?

Essentiellement parce que les experts l’ont défini comme la limite qui matérialise un danger accru. L’accord de Paris stipule que pour éviter un changement climatique dangereux, il faut maintenir les températures mondiales « bien en dessous de 2 ℃ » de réchauffement, et c’est ainsi que le seuil de 1,5 ℃ a vu le jour.

Qu’est-ce qu’un niveau dangereux de changement climatique ? En gros, il s’agit d’un niveau de réchauffement où les dommages deviennent si étendus ou si sévères qu’ils menacent les économies, les écosystèmes et l’agriculture. Et nous rapprochent de points de bascule irréversibles, tels que l’effondrement des nappes glaciaires ou des circulations océaniques. Plus important encore, ce niveau de réchauffement risque de nous pousser au-delà des limites de notre capacité d’adaptation.

En d’autres termes, le seuil de 1,5 ℃ est la meilleure estimation du moment où nous risquons de nous retrouver dans une position difficile.

Un monde plus chaud rend l’agriculture plus difficile. Cette année, l’Inde a interdit la plupart des exportations de riz en raison des conséquences des conditions météorologiques extrêmes. Pranjal
Dans ces conditions, faut-il baisser les bras ?

Pas encore.

L’autorité mondiale en matière de changement climatique, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), définit 1,5 ℃ comme un écart des températures moyennes mondiales par rapport à la moyenne de 1850 à 1900 (période préindustrielle).

Certes, ce seuil a été dépassé pour le mois de juillet 2023. Mais le climat ne se résume pas à un seul mois.

Les températures moyennes mondiales augmentent et diminuent chaque année, parallèlement à la tendance générale du réchauffement climatique, car les climats varient naturellement d’une année à l’autre.

Les dernières années ont été beaucoup plus chaudes que la moyenne, mais plus fraîches qu’elles n’auraient pu l’être, en raison d’épisodes La Niña consécutifs.

Cette année, le réchauffement s’est considérablement accéléré, en grande partie à cause de l’épisode El Niño qui se prépare dans le Pacifique. Les années El Niño ont tendance à être plus chaudes.

Pour aplanir les différences d’une année à l’autre, on calcule généralement la moyenne des températures sur plusieurs décennies. En conséquence, un rapport du GIEC de 2021 définit le seuil de 1,5 ℃ comme la première période de 20 ans au cours de laquelle on atteint 1,5 ℃ de réchauffement climatique (sur la base des températures de l’air en surface).

De récentes recherches montrent que la meilleure estimation du franchissement de ce seuil est le début des années 2030. Cela signifie que, selon les définitions du GIEC, l’augmentation de la température moyenne de la planète entre le début des années 2020 et le début des années 2040 est estimée à 1,5 °C.

Tout cela signifie que nous n’avons pas encore échoué à atteindre les objectifs fixés à Paris. Mais le record de juillet nous montre que nous sommes dangereusement proches de la ligne rouge.

Comme le monde continue de se réchauffer, nous verrons de plus en plus de mois comme ce mois de juillet, et nous nous rapprocherons de plus en plus du seuil de 1,5 ℃, au-delà duquel le réchauffement climatique deviendra de plus en plus dangereux.

Est-il encore possible de rester en dessous de 1,5 ℃ ? Peut-être. Pour avoir une chance d’y parvenir, il faudrait réduire les émissions de manière extrêmement drastique. À défaut, nous dépasserons probablement l’objectif de Paris d’ici une dizaine d’années.

Admettons que cela se produise. Cela serait-il synonyme d’un renoncement à toute lutte contre le réchauffement climatique ?

C’est peu probable. Car si 1,5 ℃ est mauvais, 1,6 ℃ serait pire. Et 2 ℃ serait encore pire. 3 ℃ serait impensable. Chaque dixième de degré compte.

L’année 2023 a aussi connu des pics de chaleur relativement tardifs en Europe occidentale, avec des températures anormalement hautes en septembre. Ici des plages bondées aux Pays-Bas le 10 septembre 2023.
Plus nous resterons proches de la ligne rouge des 1,5 ℃, même si nous la franchissons, mieux le monde s’en portera.

Et il est désormais bien établi que même si nous dépassons 1,5 ℃, nous pourrions encore inverser la tendance en mettant fin aux émissions et en absorbant les émissions excédentaires de gaz à effet de serre. C’est comme faire demi-tour avec un énorme porte-conteneurs : il faut du temps pour vaincre l’inertie. Mais plus vite nous réussirons à faire demi-tour, mieux ce sera.

Inflation et Retraités : pour les pensions on verra plus tard

Inflation et Retraités : pour les pensions on verra plus tard

Si la plupart des salariés ont pu bénéficier d’une augmentation avec l’envolée de l’inflation la plupart des retraités, eux devront attendre le bon vouloir des pouvoirs publics pour rétablir en partie le pouvoir d’achat. Notons cependant que les augmentations accordées aux salariés sont insuffisantes pour compenser l’inflation et qu’il existe un retard de 4 à 5 %.

Le calcul de la revalorisation se basant sur le salaire moyen par tête (SMPT, autour de 5% selon l’Insee en moyenne annuelle estimée pour 2023) et la prévision d’inflation annuelle (5%, donc), la hausse du point Agirc-Arrco devrait vraisemblablement se situer autour de 5%. Quand ? 1er novembre 2023.

La pension minimale sera revalorisée de 100 euros brut par mois pour les personnes prenant leur retraite à partir du 1er septembre 2023, indique le site Service Public.fr.

Pour la très grosse majorité des retraités, l’augmentation n’interviendra sans doute pas avant le 1er janvier 2024 est sans doute pas à hauteur de l’inflation.

De quoi ajouter un fort mécontentement des pensionnés à celui des salariés dont le rattrapage des salaires est insuffisant.

Sans doute le problème social le plus chaud pour cette rentrée et début 2024.

(Avec AFP)

Alimentaire: Inflation cachée: on verra plus tard !

Alimentaire: Inflation cachée: on verra plus tard !

La ministre déléguée chargée des PME, du commerce, de l’artisanat et du tourisme, Olivia Grégoire, a annoncé, jeudi 8 juin, qu’elle ne saisirait qu’ »en septembre » le Conseil national de la consommation afin qu’il enquête sur les « formats spéciaux » et sur la « shrinkflation ». Ce néologisme, issu du verbe anglais to shrink, qui veut dire rétrécir, désigne une pratique marketing qui consiste à masquer l’inflation des produits en réduisant les quantités dans un emballage semblable avec un prix de vente identique. Une pratique légale, à condition que la mention du poids de la denrée soit modifiée, mais qui peut induire en erreur les consommateurs

Cette enquête portera ainsi « à la fois sur la ‘shrinkflation’ mais aussi sur des produits spéciaux, des formats spéciaux qu’on peut trouver parfois dans certains commerces » (tels que des ‘formats familiaux’…), a précisé Olivia Grégoire, lors d’un numéro du magazine Complément d’enquête, sur France 2, intitulé « L’inflation : les coups bas des hypers ».

Baisse des prix alimentaires reportée à l’automne… plus tard…ou jamais !

Baisse des prix alimentaires reportée à l’automne… Ou plus tard !

Le Gouvernement avait promis une baisse de l’alimentaire dans les prix ont Augmenté jusqu’à 20 %. En fait, l’été approche et les prix continuent de s’envoler. Du coup, le gouvernement prévoit maintenant un report éventuel de cette baisse à la rentrée. Toutefois Édouard Leclerc contredit le gouvernement en indiquant que les prix ne pourront plus baisser; Au mieux dans l’avenir, ils cesseront d’augmenter. «Les fruits de ces négociations vont porter à l’été, et je peux, avec une certaine certitude, vous assurer qu’à la rentrée nous aurons une baisse visible des prix dans les rayons » alimentaires, a pourtant dit Olivia Grégoire dans l’émission « Questions politiques » diffusée sur France Inter, Franceinfo et Le Monde.

La vérité, c’est que le gouvernement n’en sait strictement rien car une partie de l’inflation est de nature structurelle. En outre, le gouvernement ne maîtrise pas évidemment la météo pas davantage que les éléments géostratégiques qui peuvent peser sur les matières premières par exemple .

Un peu naïvement, la ministre du Commerce a déclaré : « Avec Bruno Le Maire, nous avons dit aux industriels agroalimentaires, qui ont reconstitué leurs marges, (…) que c’est à leur tour de faire des efforts », a prévenu la ministre déléguée, faisant la comparaison avec les énergéticiens dont les profits ont été taxés après la flambée des prix du gaz et de l’électricité.
« Si les industriels ne jouent pas le jeu, on (le gouvernement, NDLR) prendra nos responsabilités », assure-t-elle, évoquant l’hypothèse d’une « taxation sur les industriels agroalimentaires » !!!

On voit mal comment le gouvernement pourrait taxer les produits alimentaires et fixer des prix pour les légumes ou la viande.
Les prix au détail de l’alimentation ont augmenté en mars de 15,9% sur un an officiellement mais la hausse réelle est plus proche de 20 du pouls les consommateurs tirent les conclusions de ces hausses en changeant le volume et la nature de la consommation.

Le Medef à Macron :’Poliment’ … on verra plus tard

Le Medef à Macron, poliment…. on verra plus tard !

Le Medef s’est surtout caractérisé ces derniers temps par son silence assourdissant. Alors que le patronat était particulièrement concerné par la réforme notamment sur le difficile problème de la question de l’emploi des seniors . Notons d’ailleurs qu’il s’est aussi imposé tant à l’index qu’à des mesures de régulation ne souhaitant pas évidemment être contraint de maintenir dans l’emploi des salariés de plus de 62 ans. Cette fois, ils ont bien été contraints de sortir du bois à l’invitation du chef de l’État. On aura quant même observé que le syndicat des patrons avec beaucoup moins de bruit que les syndicats de salariés à rejeté le calendrier et nombre d’objectifs évoqués par le chef de l’État. « Nous avons notre propre calendrier » a indiqué le président du patronat qui en outre ne s’est pas précipité pour traiter de la question des salaires déjà pratiquement oubliés par macron dans son discours à la télé.

«Ce qu’on a compris, c’est que le président souhaite mieux associer les partenaires sociaux aux discussions futures, notamment sur l’emploi des seniors et ce qui a été enlevé par le Conseil constitutionnel (de la réforme des retraites, ndlr.)», a expliqué Geoffroy Roux de Bézieux à l’issue de la réunion. Lors de la réunion, le président a également évoqué les transitions professionnelles, le parcours en entreprises ainsi que l’arrivée prochaine d’une loi sur le partage de la valeur, en évoquant plus généralement sa volonté de «mieux associer les partenaires sociaux en les laissant travailler» a précisé le patron des patrons.

Pour autant, «on attend que les syndicats reviennent» a déclaré le président du Medef, qui a indiqué ne pas vouloir attendre le 1er mai (date avant laquelle les syndicats ne souhaitent pas reprendre le dialogue avec le gouvernement) pour prendre contact avec les organisations syndicales afin de «voir ce sur quoi on peut se mettre d’accord pour négocier».

Le patron des patrons a considéré qu’il était inutile d’engager des discussions si on est à peu près sûr d’échouer à l’arrivée. Comme une fin de non-recevoir à beaucoup de propositions de Macron mais de manière très polie.

Le patronat reste cependant dubitatif sur la volonté de Macon de ne pas céder au centralisme et à la précipitation dans le domaine social
« On ose croire à un changement de méthode de la part du président », a indiqué Jean-Christophe Repon, vice-président de l’U2P en charge du dialogue social.

Réforme des retraites : Macron se réveille un peu tard (CGC)

Réforme des retraites : Macron se réveille un peu tard (CGC)

Réforme des retraites : « Emmanuel Macron fait comme si le mouvement social n’existait pas », après sa proposition de rencontrer les syndicats, estime la CFE-CGC

« Emmanuel Macron comme si le mouvement social n’existait pas », a déclaré mercredi 12 avril sur franceinfo François Hommeril, président de la CFE-CGC, après l’appel à l »esprit de concorde » lancé par le président de la République. Le chef de l’État depuis les Pays-Bas a voulu se projeter au-delà des décisions très attendues vendredi du Conseil constitutionnel sur la réforme des retraites, en promettant aux syndicats un « échange qui permettra d’engager la suite et de tenir compte » du verdict des Sages. Ce sera difficile de faire « comme si les arguments qu’on a portés au débat n’existaient pas, comme si la majorité de la population ne rejetait pas sa réforme, comme si nous n’avions pas démontré qu’elle était injustifiée », assène la CFE-CGC.

franceinfo : Est-ce que vous avez le sentiment qu’Emmanuel Macron se moque de vous ?

François Hommeril : Oui, effectivement j’ai un peu ce sentiment. On a nous-mêmes proposé cette rencontre et c’était un effort de le faire au niveau de l’intersyndicale. Moi j’observe une chose, c’est qu’à chaque fois que le président de la République prend la parole à la veille d’une mobilisation c’est en général une mobilisation très forte qu’on a le lendemain, ça a été le cas le 7 mars au lendemain de sa déclaration au Salon de l’agriculture et ça a été le cas le 23 mars après son intervention la veille à 13 heures.

Avez-vous encore envie de le rencontrer ?

La question ce n’est pas vraiment l’envie. J’ai un mandat syndical et je me dois de le respecter et de respecter les institutions. Si le président de la République me demande de venir à l’Élysée pour discuter ce n’est pas dans la tradition de la CFE-CGC que de faire la chaise vide. Mais pour le reste, on va avoir un problème, car Emmanuel Macron fait depuis trois mois comme si le mouvement social n’existait pas, comme si les arguments qu’on a portés au débat n’existaient pas, comme si la majorité de la population ne rejetait pas sa réforme, comme si nous n’avions pas démontré qu’elle était injustifiée. Ça va être difficile de faire comme s’il ne s’était rien passé. C’est compliqué de développer des relations de concorde dans ces conditions-là.

>> Réforme des retraites : qui sont les neuf Sages du Conseil constitutionnel qui vont se prononcer sur la loi ?

Qu’attendez-vous du Conseil constitutionnel vendredi ?

J’attends que le Conseil constitutionnel censure la loi dans sa totalité. Je ne suis pas naïf. Je pense qu’il est probable qu’il visera un peu au milieu. Il est possible que certains articles, qui ont peut-être été mis là pour ça, soient réformés et que l’exécutif communique pour dire que l’essentiel de la loi est préservé. Nous, on a fait l’analyse en droit que cette loi ne doit pas être promulguée parce que son parcours législatif à l’Assemblée nationale n’était pas conforme à son contenu.

Iran- Abolition de la police des mœurs : Trop tard pour arrêter la colère

Iran- Abolition de la police des mœurs : Trop tard pour arrêter la colère

Après près de trois mois de contestation, l’Iran a annoncé l’abolition de la police des mœurs à l’origine de l’arrestation suivie de la mort de la jeune Mahsa Amini, l’accusant de ne pas respecter le code vestimentaire strict en République islamique, qui impose aux femmes le port du voile en public. « La police des mœurs (…) a été abolie par ceux qui l’ont créée », a indiqué samedi 3 décembre le procureur général Mohammad Jafar Montazeri, cité par l’agence de presse Isna dimanche. « Ce sont des gages que le régime tente de donner afin de calmer la colère populaire », estime dimanche sur franceinfo Azadeh Kian, sociologue spécialiste de l’Iran et directrice du département de sciences sociales et du Centre d’enseignement, de documentation et de recherche pour les études féministes (Cedref) à l’Université de Paris. Mais ce « geste » envers les manifestants arrive « trop tard », selon la sociologue.

Est-ce que cette annonce du procureur général iranien vous semble être un tournant dans la contestation ?
Azadeh Kian : Les discussions sur l’abolition de la police des mœurs ne datent pas d’aujourd’hui et c’était discuté depuis de nombreuses semaines. La police des mœurs dépend du ministère de l’Intérieur et donc, depuis plusieurs semaines, les policiers étaient là à regarder les femmes sans voile ou « mal voilées » qui passaient devant eux, sans intervenir. Ce sont des gages que le régime tente de donner aux manifestants et manifestantes afin de calmer la colère populaire. Mais d’une part, je pense que c’est déjà trop tard et d’autre part, n’oublions pas que le judiciaire qui a arrêté 18 000 manifestants est en train de donner des peines de mort. Plusieurs manifestants sont en effet condamnés à la peine capitale. Hier, quatre personnes ont été exécutées. Donc il n’y a pas de changement réel dans la politique du régime.

Vous dites que ce « geste » du pouvoir iranien a été fait dans l’espoir d’éteindre la contestation ?
Tout à fait, parce que, de toute façon, ils sont devant le fait accompli. Ne pas porter le voile pour les femmes, et notamment les jeunes femmes est un acquis. On sait que dans les grandes villes et dans certains quartiers de ces grandes villes, les femmes sortent désormais sans voile. Mais les revendications des contestataires vont bien au-delà du port du voile. Aujourd’hui, on constate que des pans entiers de catégories sociales, depuis les étudiants jusqu’aux camionneurs, en passant par les ouvriers et les commerçants de bazar, se sont joints à ce mouvement.

Est-ce que c’est le premier recul d’un pouvoir qui, d’après vous, est voué à reculer encore ?
C’est un aveu de faiblesse de ce régime qui se sait très impopulaire mais en même temps incapable de répondre positivement aux revendications de la rue. Le régime tente par tous les moyens de donner des gages. Sauf que je pense que c’est absolument trop tard. C’est une société qui est très moderne, qui est très laïcisée et les revendications des contestataires ne peuvent absolument pas être satisfaites par ce régime islamique et ses ultra-conservateurs au pouvoir.

Peut-on imaginer l’abolition de la loi de 1983 sur le port du voile obligatoire ?
Pour l’instant, ils n’ont pas aboli la loi qui oblige les femmes à se voiler. Mais dans cette loi, la peine prévue est soit l’emprisonnement, soit une amende. Et c’est possible qu’il ne renforce pas la peine d’emprisonnement et qu’ils optent plutôt pour les amendes prévues dans cette loi. Mais ils sont dans l’impasse, c’est-à-dire que le port obligatoire du voile fait partie de l’idéologie politique de ce régime. Dès le départ, le voile a été rendu obligatoire. Si l’on l’enlève, c’est comme si le régime se tirait une balle dans les pieds. Et d’un autre côté, ils savent pertinemment que les Iraniennes ne vont pas continuer à respecter le voile et qu’ils ne peuvent pas continuer à les réprimer. Ils sont dans une impasse grâce à la résistance des femmes iraniennes. Et donc on va voir dans les semaines à venir quelles sont les solutions prévues par ce régime à propos du port du voile obligatoire.

Dividendes salarié : Pour plus tard !

Dividendes salarié : Pour plus tard !

Le très bavard ministre porte-parole du gouvernement Olivier Véran a justifié le report plus tard d’une éventuelle loi sur le dividende salarié, pour que les entreprises versant des dividendes à leurs actionnaires en distribuent aussi à leurs salariés. La réforme aura lieu  » d’ici la fin du quinquennat ».Dans le même temps le gouvernement s’oppose toujours aussi à une taxe sur les multinationales qui réalisent d’énormes profits.

Initialement, Emmanuel Macron visait un vote de cette mesure dès cet été, mais le gouvernement a temporisé. Reste que personne, au sein de l’exécutif, n’a réellement défini ce que serait ce « dividende salarié » exactement.

Cependant le patronat français est toujours aussi réactionnaire pour permettre une véritable participation des salariés dans les entreprises. le président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux avait déclaré au début du mois : « On est plutôt pour revoir les dispositifs existants, les améliorer et les étendre. »

Le président de la Confédération des PME François Asselin considérait, lui, qu’« on mélange tout avec cette terminologie de « dividende salarié » : celui qui porte le risque, et qui est potentiellement rémunéré par le dividende pour cela, et les salariés qui ne portent pas le risque ».Une dernière observation assez juste mais qui devrait être complété par le faite que ce sont les salariés qui produisent cette valeur donc aussi les dividendes

Du côté des syndicats, les revendications portent plutôt sur des augmentations de salaires immédiates.

« Le salaire, c’est tous les mois, c’est des cotisations sociales » tandis que les primes sont ponctuelles, avait affirmé le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez.

Olivier Véran a balayé la possibilité d’une taxe sur les superprofits réalisés par les entreprises énergétiques que la gauche entend porter lors de l’examen du projet de budget pour 2023 au Sénat. « Rien que sur l’énergie, on en est à 40 milliards de d’argent public pour accompagner les Français », a-t-il argumenté. « Donc même si vous mettiez une taxe à 10% sur les profits que vous pourriez appeler surprofits, ça ne fait pas la maille », a-t-il avancé. Une telle taxe est toutefois déjà en place au Royaume-Uni.

Si cette mesure était mise en place, TotalEnergies estime à 1 milliard d’euros le montant de la contribution qu’il aurait à payer, dans six pays de l’Union européenne. Cette dernière est fixée à 33% de la part des superprofits de 2022, c’est-à-dire des bénéfices supérieurs de plus de 20% à la moyenne des années 2019-21. Selon l’économiste Maxime Combes, de l’Observatoire des multinationales, une émanation de l’ONG Attac, sur ce milliard d’euros que TotalEnergies paierait ainsi, 40 à 65 millions seulement reviendraient en France.

Changement climatique: Il sera bientôt trop tard

 Changement climatique: Il sera bientôt trop tard

 

 

le journal Monde  échange avec,Magali Reghezza-Zitt, géographe,   membre du Haut Conseil pour le climat, qui évoque la réalité du réchauffement et des changements qu’il impose.

L’été 2022 sera-t-il celui du basculement ? La vague de chaleur en Europe, les incendies en Gironde, les sécheresses extrêmes illustrent une nouvelle fois à quel point les conséquences du changement climatiques sont incontournables. Mais comment faire face à ce défi majeur ?

Depuis l’accord de Paris sur le climat, en 2015, le consensus semble s’être établi : la quasi-totalité des pays du monde, les grandes entreprises, les banques, les collectivités locales se sont fixés pour objectif d’atteindre la « neutralité carbone » en 2050 pour limiter les effets de la catastrophe climatique. Cet horizon est ambitieux : concrètement, cela signifie que le monde doit se débarrasser en trente ans du pétrole, du gaz, du charbon, qui comptent encore pour 80 % de la consommation d’énergie. Cela demande des changements majeurs dans nos manières de vivre, de nous déplacer, de nous nourrir, de travailler, de nous chauffer.

 

Comment vivre dans un monde qui se réchauffe ? Montée des eaux, hausse des températures, incendies, événements climatiques extrêmes : tout cela est en train d’arriver – et arrivera, malgré tous les efforts que nous faisons pour limiter les conséquences du réchauffement. Comment faire quand on vit dans un territoire où on sait que dans dix ans, dans quinze ans, on ne pourra plus habiter ? Comment rendre nos villes habitables malgré les canicules ? Que vont devenir les vallées qui vivent du ski, les littoraux qui vivent du tourisme ? Pour répondre à ces questions, notre journaliste Nabil Wakim échange avec la géographe Magali Reghezza-Zitt, spécialiste de la grande crue de Paris de 1910, membre du Haut Conseil pour le climat depuis 2018 où elle porte notamment les réflexions sur la question de l’adaptation.

 

Vous dites que pour comprendre la question de l’adaptation au changement climatique, il faut s’imaginer qu’on regarde un album photo. Pourquoi ?

Le changement climatique, c’est une tendance de fond qui fait que l’atmosphère se réchauffe à l’échelle planétaire. Or, une tendance, on ne la voit pas. Quand on regarde un album photo, on remonte dix ans, quinze ans avant, on constate qu’on a changé. Sauf que tous les jours, quand on se regarde dans le miroir, on ne voit pas ces changements. Il y a la tendance qu’on est capable de mesurer sur plusieurs décennies. Et puis il y a ce que chacun d’entre nous voit, perçoit et vit. Sachant évidemment que ce qu’on voit du changement climatique, généralement, ce sont les extrêmes, les chocs.

Lutte contre l’Inflation aux États-Unis : trop tard !

Lutte contre l’Inflation aux  États-Unis : trop tard !

 

Le président de la Réserve fédérale américaine espère encore pouvoir lutter contre la hausse des prix à doses homéopathiques. Mais n’est-ce pas déjà trop peu, trop tard ? s’interroge Arnaud Leparmentier, correspondant du « Monde » à New York, dans sa chronique.

 

Les marchés financiers aiment les conférences de presse du président de la Réserve fédérale américaine (Fed), Jerome Powell, sa modestie sincère, ses réponses rassurantes et son optimisme tempéré, qui conduisent à un feu d’artifice à Wall Street, comme ce fut le cas, mercredi 4 mai, après que la Fed a augmenté d’un demi-point ses taux directeurs, une première depuis l’an 2000, mais exclu une hausse de 0,75 point.

Et puis, la nuit portant conseil, une partie des opérateurs a réfléchi, se demandant s’ils ne s’étaient pas fait intoxiquer pas le président de la banque centrale. C’est ainsi qu’après la fête est venue la dégelée sur les marchés financiers, la pire depuis les soubresauts du Covid-19. Jerome Powell trompe-t-il son monde en laissant espérer un atterrissage en douceur de l’économie américaine, alors que l’inflation est à 8,5 %, son plus haut niveau depuis 1981 ? Moins que le président démocrate, Joe Biden, qui attribue l’inflation à Vladimir Poutine et au cartel des entreprises, sans dire un mot sur son plan de relance excessif voté à contretemps, en avril 2021, qui a inondé les Américains de liquidités.

Mais M. Powell veut croire à un miracle, qui permettrait à l’inflation de se résorber d’elle-même. Il y a déjà cru à l’automne 2021, ne réagissant pas tant qu’il était temps, alors que l’emploi était revenu et que persistaient des goulets d’étranglement dans l’économie. Les tergiversations politiques de Joe Biden pour le renommer pour un second mandat n’y sont sans doute pas étrangères et ont fait perdre de précieuses semaines.

Un retour à la normale est possible, mais loin d’être certain. D’abord, les taux d’intérêt réels sont beaucoup trop bas pour refroidir l’économie : 3,1 % à dix ans avec une inflation deux fois supérieure, c’est une dose homéopathique, un placebo. Ensuite, la crise n’est pas finie : le prix des matières premières connaît un répit, mais c’est parce que la Chine est fermée pour cause de Covid-19. D’ici six mois, elle va mettre les bouchées doubles pour repartir, et Patrick Artus, conseiller économique à la banque Natixis, prévoit une nouvelle bouffée inflationniste.

Dans ce contexte, la Fed s’adapte et laisse filtrer, réunion après réunion, une politique de plus en plus stricte, mais progressivement. Faut-il annoncer brutalement la couleur, quitte à provoquer une récession, comme le fit Paul Volcker à partir de 1979 pour terrasser la stagflation consécutive aux deux chocs pétroliers, ou couper la queue du chat par petits bouts pour préparer les esprits ?

Trop tard pour les télés politiques ?

Trop tard pour les télés politiques ?

Le journaliste Samuel Étienne, qui a développé sa propre chaîne sur Twitch (460 000 followers), revient sur l’arrivée sur le média de l’écologiste Yannick Jadot et sur le rôle que peut ou non avoir Twitch dans la campagne présidentielle.

 

Le candidat écologiste Yannick Jadot a récemment lancé sa chaîne. Que peut apporter Twitch dans cette campagne présidentielle ?
Pour moi, à deux mois du premier tour de l’élection présidentielle, si des responsables politiques pensent à se servir de ce média pour mener campagne, c’est trop tard. Jean-Luc Mélenchon est sur Twitch depuis plus longtemps, il est le seul, mais sa curiosité pour les nouveaux médias est connue. Il y a aussi cette initiative de Yannick Jadot qui a lancé sa propre chaîne. C’est original car ils ont compris que sur Twitch la régularité est importante. Ils proposent donc divers contenus, avec un programme. La chaîne de Jean-Luc Mélenchon est davantage événementielle, avec moins de récurrence. Mais Twitch est un média très long à apprivoiser. Si sur ma chaîne, j’interroge, par un sondage, l’utiliser moyen de Twitch pour savoir s’il connaît la chaîne de Yannick Jadot, je sais ce qu’il va me répondre : non. Cela paraît bien trop tard.

Pourquoi ?
Premièrement, il est très long de construire sa communauté sur Twitch. Un jeune « viewer » qui se met à streamer sait que pour que sa chaîne commence à être regardée ne serait-ce que par quelques dizaines de personnes, ça va prendre un temps fou, sans notoriété précédente. Certes, chez les politiques, la notoriété est existante, mais il faut alors contrecarrer la méfiance très forte des spectateurs, qui vient encore, pour une grande partie, du monde du jeu vidéo. On connaît la défiance des Français vis-à-vis de la politique, on connaît la défiance des Français vis-à-vis de la politique, je me demande si celle des « viewers » ne l’est pas encore plus…

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