Archive pour le Tag 'Tapie'

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Foot : Tapie attaque Guy Roux , le monde à l’envers !

Foot : Tapie attaque Guy Roux , le monde à l’envers !

La justice, Tapie connaît et se régale. Il va attaquer Guy Roux  ( ce dernier n’a jamis acheté un match! ); Peut-être avec l’argent octroyés par Lagarde (50 millions pour préjudice moral dans l’affaire Adidas, record mondial d’indemnisation dans ce domaine !). L’ancien entraîneur d’Auxerre Guy Roux faisait il y a quelques jours campagne pour la sortie de son autobiographie, intitulée « Il n’y a pas que le football dans la vie » et commercialisée depuis le 16 avril dernier.  Dans l’ouvrage, il accuse notamment l’ancien président de l’OM et patron de presse Bernard Tapie d’avoir parlé de son ancien joueur Basile Boli en des termes peu glorieux : « Je veux t’acheter ton singe aux pieds carrés », aurait ainsi dit Tapie selon les allégations de l’homme de 75 ans.  Indigné par ces propos, Bernard Tapie n’a pas tardé à répliquer dans les colonnes de La Provence.  « Il suffit de demander à Basile Boli, Marcel Desailly, Abedi Pelé, Jocelyn Angloma et d’autres ce qu’ils en pensent. Ils ont été et restent mes amis ! Ils se souviennent, comme tout le monde, du combat que j’ai mené contre ceux qui tiennent ce genre de propos (et notamment leur parti politique préféré). Je tiens à rappeler qu’en 1990, lorsqu’un de nos joueurs a été accueilli par certains supporters, au Vélodrome, à coups de cris de singe et de jets de banane, j’ai immédiatement fait savoir à l’issu du match que si un tel événement se renouvelait, je quitterai l’OM de suite. Ce genre d’incident ne s’est jamais reproduit ».  Malgré ses démêlés avec la justice, le sulfureux homme d’affaires n’hésitera pas à retourner devant les tribunaux. C’est d’ailleurs ce qu’il compte faire en attaquant Guy Roux pour diffamation.  « Guy Roux vient de démontrer une nouvelle fois qu’il est un gros malin et qu’il trouve, en citant mon nom, le moyen de faire de la publicité à son livre. Je vais l’attaquer en diffamation car rien ne m’amuserait plus que de lui faire sortir son argent ! », a-t-il ainsi ajouté en guise conclusion.

Affaires Tapie : deux juges devant la justice

Affaires Tapie : deux juges devant la justice

Deux juges  ont été placés sous le statut de témoin assisté, a-t-on appris jeudi de source judiciaire. Il s’agit de Pierre Mazeaud, ex-président du Conseil constitutionnel, et de l’avocat Jean-Denis Bredin.  Le troisième juge-arbitre, Pierre Estoup, a été mis en examen en mai 2013 pour escroquerie en bande organisée dans ce même dossier.  Les trois hommes avaient permis, par leur décision, le versement de quelque 400 millions d’euros à l’homme d’affaires Bernard Tapie, mettant ainsi un terme à son long conflit avec le Crédit Lyonnais sur la revente d’Adidas. Le statut de témoin assisté est intermédiaire entre celui de simple témoin et de mis en examen. Outre Pierre Estoup et Bernard Tapie, deux autres personnes sont mises en examen pour escroquerie en bande organisée dans cette affaire, où les enquêteurs soupçonnent un « simulacre d’arbitrage ». La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, a pour sa part le statut de témoin assisté dans le volet de l’affaire porté devant la Cour de justice de la République. Par ailleurs, l’un des recours introduits au civil par l’Etat pour contester l’arbitrage rendu en 2008 en faveur de Bernard Tapie a été déclaré irrecevable, selon l’Express.fr. Un magistrat de la première chambre civile de la cour d’appel de Paris a justifié sa décision par un motif de forme soulignant que le recours en annulation n’a pas été déposé dans le délai requis d’un mois au maximum après l’arbitrage, précise l’hebdomadaire.

 

Lagarde et ses contradictions dans l’affaire Tapie

Lagarde et ses contradictions dans l’affaire Tapie

Il s’agit de la troisième visite de Christine Lagarde à la Cour de justice de la République  (CJR)  habilitée à enquêter et à juger les faits commis par des ministres dans l’exercice de leur fonction. Elle l’avait placée sous le statut de témoin assisté en mai. Elle avait alors évité une mise en examen qui l’aurait sans doute contrainte à quitter ses fonctions au FMI. Depuis, l’institution internationale a toujours assuré Christine Lagarde de son soutien. Une « différence de traitement » que, selon son entourage, « n’a jamais compris » le patron d’Orange Stéphane Richard, qui fait partie des cinq mis en examen pour escroquerie en bande organisée dans le volet non ministériel du dossier. La commission d’instruction de la CJR entend comprendre le rôle qu’a pu jouer Christine Lagarde dans le choix pris à l’automne 2007 de préférer à la justice de droit commun, l’arbitrage, c’est-à-dire une justice privée, pour clore le long litige entre Bernard Tapie et le Crédit Lyonnais sur la revente d’Adidas. Ce tribunal composé de trois arbitres avait octroyé quelque 400 millions d’euros à Bernard Tapie, dont 45 millions d’euros au titre du préjudice moral. Les juges cherchent à déterminer si cette sentence est le fruit d’un « simulacre » d’arbitrage organisé avec l’aval du pouvoir. Autre interrogation : la décision en 2008 de Christine Lagarde de ne pas intenter de recours contre cette décision. Au cœur de la confrontation de mercredi, l’usage de la « griffe », cette signature pré-imprimée utilisée en l’absence de la ministre. Elle semble avoir été utilisée sur une lettre du 23 octobre 2007 que les enquêteurs pensent cruciale dans la décision d’aller à l’arbitrage. Un courrier qui est l’une des seules instructions écrites de la ministre figurant au dossier. Christine Lagarde a confirmé aux juges qu’il avait été signé en son absence et assuré qu’elle n’avait pas eu connaissance de son contenu. Mais en 2008, devant les parlementaires, elle avait confirmé « avoir donné des instructions » pour soutenir « la décision » d’aller à l’arbitrage et avait assumé « la responsabilité des instructions écrites » en ce sens. « C’est la première fois depuis sa mise en examen que Stéphane Richard va pouvoir mettre Christine Lagarde face à ses contradictions », relève-t-on dans l’entourage du patron d’Orange, qui se dit « très serein » avant le face-à-face. Si l’enjeu est important pour la présidente du FMI, il l’est tout autant pour son ancien directeur de cabinet : mercredi prochain, le conseil d’administration d’Orange se réunira pour renouveler ou non Stéphane Richard pour cinq ans.

 

Affaire Tapie: prochaine confrontation houleuse entre Lagarde et Richard

Affaire Tapie: prochaine confrontation houleuse  entre Lagarde et Richard

Ça risque d’être chaud entre Lagarde et Richard qui se renvoient la responsabilité de l’affaire Tapie. Christine Lagarde et Stéphane Richard sont en effet convoqués mercredi prochain devant la Cour de justice de la République (CJR) dans l’affaire de l’arbitrage controversé en faveur de Bernard Tapie, a-t-on appris vendredi de source judiciaire. La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) et le PDG d’Orange sont convoqués pour une confrontation, a-t-on précisé, confirmant une information de la chaîne i>TELE. Christine Lagarde, qui a accepté l’arbitrage dans le litige opposant l’homme d’affaires Bernard Tapie au Crédit lyonnais lorsqu’elle était ministre de l’Economie, a été placée fin mai sous le statut de témoin assisté par la CJR. Elle a de nouveau été entendue en toute discrétion fin janvier, a-t-on appris de source judiciaire. Stéphane Richard, qui était son directeur de cabinet à l’Economie, a été pour sa part mis en examen pour escroquerie en bande organisée, de même que Bernard Tapie et trois autres personnes dans l’enquête sur l’arbitrage qui a octroyé 403 millions d’euros à l’homme d’affaires en 2008. Selon le Monde, paru en juin dernier, Christine Lagarde aurait accusé devant les juges Stéphane Richard d’avoir utilisé sa signature sur un document rédigé en son absence. Le PDG d’Orange a de son côté déclaré que sa ministre de tutelle avait été « en permanence informée de toutes les évolutions de ce dossier », ajoutait le quotidien.

Tapie : « Je me fous des agendas de Sarkozy »

Tapie : « Je me fous des agendas de Sarkozy »

Du Tapie dans le texte qui se fouts que la justice ait décidé de conserver les agendas de Sarkozy. La justice peut continuer à utiliser les agendas du Nicolas Sarkozy. La Cour de cassation a jugé mardi  qu’il n’y avait pas lieu de statuer sur le pourvoi de l’ancien président. Les juges qui enquêtent sur des affaires où son nom apparaît peuvent donc se servir de ses agendas, notamment celle de l’arbitrage du Crédit Lyonnais. « Dans mon dossier, ça ne joue pas du tout« , réagit Bernard Tapie au micro de France Info. La justice peut donc continuer à utiliser les agendas de Nicolas Sarkozy. La cour de cassation a jugé mardi en début d’après-midi irrecevable le pourvoi de Nicolas Sarkozy contre la saisie de ses agendas lorsqu’il était président de la République, au motif qu’il a bénéficié d’un non-lieu dans l’affaire Bettencourt et qu’il n’est donc pas légitime à former ce pourvoi. Les juges qui enquêtent sur des affaires où le nom de Nicolas Sarkozy est apparu peuvent donc se servir de ses agendas. Accusations de financement de sa campagne en 2007 par Kadhafi, affaire de l’arbitrage du Crédit Lyonnais… Dans cette dernière affaire, un des protagonistes Bernard Tapie réagit en exclusivité sur France Info ce mardi soir.  »Moi on m’a posé des questions sur mes rendez-vous avec l’ancien président, je les ai tous assumés et expliqués et reconnus, c’est pour ça que je n’ai pas arrêté de dire que je me fous des agendas du président« . « Faut être un peu tordu pour aller essayer de trouver dans ses agendas et dans les dates, une relation avec l’arbitrage« , ajoute Bernard Tapie. « Dans mon dossier, ça ne joue pas du tout« .

Woerth-Tapie : petit cadeau fiscal entre amis de 50 à 85 millions

Woerth-Tapie : petit cadeau fiscal entre amis de 50 à 85 millions

« Libération » se dit en mesure de démontrer que l’ex-ministre du Budget a offert entre 54 et 83 millions d’euros d’abattement fiscal à l’homme d’affaires dans l’arbitrage Adidas. Eric Woeth a du souci à se faire : l’ancien ministre du Budget, qui comparaît en ce moment devant la Cour de justice de la République dans l’affaire de l’Hippodrome de Compiègne, est de nouveau mis en cause, cette fois dans l’affaire Tapie.Ce jeudi soir, le quotidien Libération affirme être « en mesure de démontrer » qu’Eric Woerth a fait un cadeau de 54 à 83 millions d’euros d’abattement fiscal à Bernard Tapie, lors de l’arbitrage Adidas. Après intervention d’Eric Woerth, Tapie n’a réglé que 11,2 millions. Soit une économie de 54 à 83 millions d’euros, financée par l’État« Libération »« On connaissait l’enquête sur l’arbitrage en ­faveur de l’homme d’affaires dans le litige Adidas, qui a coûté 405 millions d’euros à l’État », commence le quotidien. « Selon nos informations, le dossier judiciaire montre que Bernard Tapie a, ensuite, bénéficié d’une ristourne de 54 à 83 millions d’euros sur les impôts à payer sur l’argent de l’arbitrage« , poursuit Libération, qui précise que cette ristourne aurait été accordée à l’homme d’affaires en avril 2009, et ce contre l’avis de l’administration fiscale.  Libération explique avoir eu accès au dossier fiscal de Bernard Tapie, lequel comporte des éléments prouvant ce cadeau « évoqué en juin par Mediapart ». D’après le quotidien, « le fisc avait élaboré deux scénarios pour Tapie: l’un à 94 millions d’euros, l’autre à 65 millions. Après intervention d’Eric Woerth, Tapie n’a réglé que 11,2 millions. Soit une économie de 54 à 83 millions d’euros, financée par l’État.«  »Tout est absolument faux« , a démenti Bernard Tapie. L’homme d’affaires assure au contraire que le fisc lui a fait payer « 7 millions de trop » et qu’ »un arrêt récent du Conseil d’Etat reprend mot pour mot l’analyse du cabinet fiscaliste » intervenu pour le compte du liquidateur de sa société GBT (Groupe Bernard Tapie). « Les discussions n’ont pas eu lieu avec Eric Woerth mais avec l’administration fiscale. Et je n’avais de toute façon pas la parole, puisque j’étais en liquidation », a-t-il ajouté. Le quotidien également affirme qu’une des réunions est organisée à l’initiative de Stéphane Richard, à l’époque directeur de cabinet de Christine Lagarde à Bercy et aujourd’hui mis en examen, comme Bernard Tapie, pour « escroquerie en bande organisée » dans l’enquête pénale sur l’arbitrage.

 

Tapie aux Prud’hommes

Tapie aux Prud’hommes

Déjà visé par une nouvelle enquête sur des transferts de fonds concernant l’une de ses sociétés, un autre ennui judiciaire s’invite dans la vie de Bernard Tapie. L’homme d’affaires est assigné aux Prud’hommes par Eric Delhougne, l’ancien régisseur de sa somptueuse propriété du Var. Il estime avoir été exploité, maltraité et dénonce un quotidien insupportable : 16 heures de travail par jour, 7 jours sur 7 pour seulement 1.300 euros de salaire, affirme Eric Delhougne. Et tout cela pour un employeur jamais satisfait. « C’est jamais bien », raconte-t-il au micro de RTL, évoquant les reproches qui lui auraient été faits. « C’est ‘pourquoi est-ce qu’il y a une feuille, pourquoi est-ce que la brindille d’herbe à gauche est un demi-centimètre plus haute que la brindille à droite ?’ Ça frôle le risible mais c’est le quotidien. »Eric Delhougne et sa femme n’ont tenus qu’un mois dans leur logement de fonction, « totalement indécent », assure-t-il : « Une chambre pour trois personnes, c’est-à-dire mon épouse, mon fils et moi-même, une gazinière insalubre au sein même de la villa. »L’expérience se conclut sur une déception pour le couple, qui avait insisté pour travailler auprès des Tapie. « Je trouvais totalement déplacé les jugements, les procès divers et variés qui étaient faits envers Monsieur Tapie », explique Eric Delhougne. « Donc au mois de juin j’ai dit à ma femme ‘voilà une personne pour qui je voudrais travailler et pour qui je serai disposé à remuer ciel et terre’. » La plainte est déposée ce jeudi matin par leur avocat, un certain Me Latapie.

 

Tapie : enquête sur transferts de fonds

Tapie : enquête sur  transferts de fonds

Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire sur des transferts de fonds de la société de ventes en ligne Blue Sugar détenue par Bernard Tapie et son fils Laurent, annonce Le Parisien/Aujourd’hui-en-France samedi. « Tracfin, la cellule antiblanchiment du ministère des Finances, vient de procéder à un signalement pour cause de fonds suspects sur les comptes de cette société », selon le quotidien qui précise que l’ouverture de cette enquête préliminaire fait suite au signalement de Tracfin. « Je ne connais pas la société Blue Sugar, je ne sais pas de quoi il s’agit », a affirmé l’homme d’affaires interrogé par Le Parisien. « Pourtant », poursuit le journal « Blue Sugar appelé un temps Shoping deals, appartient bel et bien au groupe BLT Deals (…) dont les propriétaires ne sont autres que Bernard Tapie et son fils Laurent ». Cet épisode judiciaire n’a pour le moment aucun lien avec l’affaire Adidas dans laquelle l’Etat multiplie les fronts judiciaires contre l’arbitrage controversé sur la vente d’Adidas dont a bénéficié Bernard Tapie, un activisme procédural destiné à récupérer 403 millions d’euros.

Tapie admet avoir fait du lobbying ! c’est pas vrai !

Tapie admet avoir fait du lobbying ! c’est pas vrai !

 

Qui l’eut cru ? Bernard Tapie a reconnu mardi avoir écrit dès 2004 à des décideurs politiques pour plaider sa cause dans son conflit avec le Crédit lyonnais, précisant s’être adressé à tous les ministres des Finances de droite comme de gauche. « J’ai fait du lobbying parce que j’ai été volé et que je trouvais désespérant d’être dans la situation dans laquelle on m’avait mis », a-t-il dit sur Europe 1. L’homme d’affaires a jugé « plutôt sain » de s’adresser à des responsables par courrier plutôt que « d’obtenir des rendez-vous clandestins ». Selon Le Monde, daté de mardi, les policiers enquêtant sur les soupçons d’escroquerie en bande organisée à propos de l’arbitrage qui lui a accordé 403 millions d’euros en 2008 ont saisi au moins dix courriers. Ces lettres étaient adressées notamment à un conseiller justice de Nicolas Sarkozy à l’Elysée, à Brice Hortefeux, ministre proche de l’ancien président ou à Claude Guéant, secrétaire général de la présidence jusqu’en 2011. Un juge appelé à trancher sur l’opportunité de verser ces pièces au dossier a estimé, selon Le Monde, que ces « notes » montrent l’activisme de l’homme d’affaires « alors qu’il a prétendu n’avoir fait aucune intervention politique ». Le magistrat a également estimé que ces courriers révélaient « la préparation minutieuse de la décision d’arbitrage largement anticipée par M. Tapie », en particulier son souci d’obtenir un traitement fiscal de faveur. Bernard Tapie affirme qu’il s’agit d’un simple lobbying et qu’il a agi de même auprès des anciens ministres des Finances socialistes Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius. « Je l’ai fait (…) en leur disant: ‘il s’est passé, sous la direction générales des finances, un scandale unique : une banque qui appartenait à l’Etat a volé son client de plus du double de ce qu’elle aurait du encaisser’ ». L’homme d’affaires, mis en examen pour escroquerie en bande organisée avec cinq autres personnes, a également dénoncé une opération visant à déstabiliser les trois arbitres qui lui ont donné raison.

 

Saga Tapie: la justice encore mobilisée Mazeaud porte plainte ! ( à suivre)

Saga Tapie: la justice encore mobilisée Mazeaud porte plainte ! ( à suivre)

Univers impitoyable le Dallas français continue. ça occupe les faits divers et la justice. Cette fois c’est Mazeaud, l’un des «  arbitres » de l’affaire Tapie pour des propos qui aurait été prononcé devant un juge par Peyrelevade alors qu’il n’a jamais été entendu ! Et oui, il faut suivre, on manque un épisode et on perd le fil ! Contacté par l’AFP, l’ex-patron du Lyonnais de 1993 à 2003 a estimé qu’il s’agissait « d’une manœuvre de diversion pour détourner l’attention des éléments du dossier ».  M. Mazeaud, qui a porté plainte le 13 juillet, a raconté, lors de son audition six jours plus tard par la brigade financière, avoir reçu la visite d’un ancien dirigeant du club des amis de Jacques Chirac, Pierre Habib-Deloncle, disant venir le voir de la part de M. Peyrelevade.   »Peyrelevade m’a chargé de vous dire de faire très attention », a dit M. Habid-Deloncle, selon le récit fait par M. Mazeaud aux enquêteurs.  Pour l’ancien président du Conseil constitutionnel et ancien président du tribunal arbitral, cette intervention est une « menace », voire « une intimidation » en raison, a expliqué M. Mazeaud, des propos peu amènes qu’il avait tenus devant les policiers à l’égard de M. Peyrelevade dans le cadre de l’enquête sur l’arbitrage controversé favorable à M. Tapie.   »Je ne connais pas M. Mazeaud, je n’ai pas son adresse, je n’ai pas son numéro de téléphone, je ne l’ai jamais vu. Si j’avais eu quelque chose à lui dire, je le lui aurais dit en face », a déclaré M. Peyrelevade à l’AFP, ajoutant qu’il n’était « absolument pas au courant de ce que M. Mazeaud aurait dit à la police judiciaire ».  Mais « si M. Mazeaud a bien tenu devant la police les propos qui sont rapportés dans la presse aujourd’hui, et dont je n’avais aucune connaissance jusqu’à ce jour, ce serait une preuve supplémentaire du peu de sérieux de la procédure d’arbitrage car lors de la vente d’Adidas, je n’étais pas président du Crédit Lyonnais », a-t-il relevé.   »Par conséquent, je ne suis pour rien dans la conception du schéma, je ne suis pour rien dans la constitution des deux structures, Omega Ventures et Coatbridge », a souligné M. Peyrelevade.  Interrogé le 4 juin, M. Mazeaud avait souligné que M. Peyrelevade reconnaissait devant le juge avoir fait, comme président du Crédit lyonnais, du « portage, c’est-à-dire créer des sociétés dans les paradis fiscaux, Bahamas et îles Caiman », selon le PV d’audition dont l’AFP a eu connaissance.   »C’est lui l’escroc qui a voulu faire une entourloupe à M. Tapie et permettre au Crédit lyonnais de s’approprier Adidas », avait-il déclaré.   »Si M. Mazeaud a vraiment dit cela, c’est de l’affabulation. D’ailleurs, je n’ai jamais été entendu par un juge », a souligné mardi M. Peyrelevade.  Quant à M. Habib-Deloncle, l’ex-patron du Lyonnais a indiqué qu’il s’agissait de l’un de ses anciens collaborateurs du temps où il était lui-même président d’Indosuez.   »Dans mon souvenir, j’avais discuté avec lui pour la dernière fois en 2011 lors de deux déjeuners organisés par l’amicale des anciens d’Indosuez qu’il a constituée, jusqu’à ce qu’il me téléphone en juin dernier », a raconté M. Peyrelevade. « Il souhaitait avoir mon avis sur l’arbitrage Adidas ».   »Je lui ai répété ce que j’ai toujours dit, y compris devant la commission de l’Assemblée nationale en 2008: les arbitres pris collectivement étaient soit incompétents, soit de mauvaise foi », a-t-il poursuivi. « Il m’a demandé si je voyais un inconvénient à ce qu’il discute du sujet avec M. Mazeaud, qu’il connaît, se disant très étonné du comportement de ce dernier dans cette affaire ».   »Je ne lui ai absolument pas dit d’intervenir en mon nom », a-t-il affirmé.  Au sujet de la plainte, il a précisé n’avoir pas l’intention de faire quoi que ce soit « pour l’instant ». « J’ai été contacté par la police hier (lundi, ndlr) qui m’a informé qu’elle souhaitait s’entretenir avec moi. Aucune date n’est pour l’instant fixée », a indiqué M. Peyrelevade, actuellement en vacances jusqu’à fin août.

 

Affaire Tapie : lettres compromettantes non envoyées !

AffairesTapie : lettres compromettantes non envoyées !

 

Lettres non envoyées, projet de lettres, lettres non reçue, l’argumentaire de l’inénarrable Tapie qui considère que tout ça « c’est du bidon ». Alors que Le Monde évoque ce lundi des courriers de l’avocat de Bernard Tapie à destination de l’un des juges arbitres de l’affaire Adidas bien avant l’arbitrage qui lui a octroyé plus de 400 millions d’euros, l’homme d’affaires se défend. « Les lettres n’ont pas été envoyées », argue Bernard Tapie.  Pour Bernard Tapie, les révélations du journal Le Monde qui font état de lettres envoyées par l’avocat de l’homme d’affaires au juge Destoup pour évoquer le dossier Adidas, sont « à 98,5% » bidons.  C’est du bidon ! Pour Bernard Tapie, les révélations du journal Le Monde qui font état de lettres envoyées par l’avocat de l’homme d’affaires au juge Estoup pour évoquer le dossier Adidas, sont « à 98,5% » bidons. Dans son édition datée de mardi, le quotidien évoque deux lettres envoyées en 2006 par Maurice Lantourne au juge arbitre avant que ne soit prise la décision de l’arbitrage, étayant ainsi les soupçons d’escroquerie en bande organisée. « Tous ces courriers ne sont que des projets qui, d’après Lantourne, n’ont jamais été envoyés, a argué Bernard Tapie ce lundi sur BFMTV. Aucun de ces courriers n’a été retrouvé au cours des perquisitions chez ceux à qui ils étaient destinés. S’ils n’ont pas été retrouvés (lors des perquisitions), c’est qu’ils n’ont pas été envoyés ». Interrogé par Le Monde, Maurice Lantourne a appelé à « la plus grande prudence sur les documents saisis, qui ne sont parfois que des projets de lettres ».

Peyrelevade dénonce les « mensonges » de Tapie

Peyrelevade dénonce les « mensonges » de Tapie

L’ancien patron du Crédit Lyonnais a contesté les déclarations de Bernard Tapie hier soir sur France 2. Il a parlé de « mensonges » en s’appuyant notamment sur l’arrêt rendu par la Cour de cassation en 2006.  Jean Peyrelevade était le patron du Crédit Lyonnais de 1993 à 2003, il a donc suivi de près tous les épisodes d’une affaire commencée avant son arrivée à la tête de ce groupe. Et ce lundi soir, il a trouvé Bernard Tapie « peu convaincant« . Et il s’explique : « Je ne pense pas que les cris, la fureur, les emportements puissent tenir lieu d’argumentation, l’histoire qu’il raconte est toujours la même ». « Il n’avait pas la capacité de payer ses dettes » Et Jean Peyrelevade de parler d’une « très belle légende », et de « mensonges » dont le premier est à l’origine de l’affaire. « A-t-il été volé ? La réponse est non » assure l’ancien patron du Crédit Lyonnais qui s’appuie sur l’arrêt rendu en 2006 par la Cour de cassation : « C’est un mensonge. Je n’arrête pas de le répéter et la légende est là. Au moment de la session d’Adidas, monsieur Tapie est incapable de rembourser ses dettes. En fait, il est en état de cessation de paiement. Il se sert de la politique dans une situation où il n’avait pas la capacité de payer ses dettes ». « On a habillé la vente d’Adidas pour sauver le soldat Tapie » Et l’ancien patron du Crédit Lyonnais d’exprimer un regret. Celui que la banque dans cette situation n’ait pas suivi la procédure normale, c’est-à-dire saisir le tribunal de commerce : »On aurait dû faire cela dés le début 1993. Au lieu de cela, on a habillé la vente d’Adidas pour sauver le soldat Tapie et dans des conditions telles que le Crédit Lyonnais gardait tous les risques. »

Guigou: Tapie, « le bonimenteur « 

Guigou: Tapie, « le bonimenteur  »

Guigou décerne le César du bonimenteur à Tapie après sa prestation sur France 2. L’ex-ministre socialiste Élisabeth Guigou a vu mardi en Bernard Tapie « un bonimenteur de première » qui organise « la confusion » quand il est en difficulté. Conviée par LCI à commenter l’intervention de l’homme d’affaires la veille sur France 2, après sa garde à vue de quatre jours la semaine précédente dans l’affaire de l’arbitrage du dossier Adidas-Crédit Lyonnais, la députée a répondu : « c’est vraiment un bonimenteur de première, il a une faconde extraordinaire ».   »On soupçonne un des juges de l’arbitrage d’avoir été partial. Donc quand il a été mis en difficulté là-dessus, il a organisé la confusion », a ajouté la présidente de la commission des Affaires étrangères à l’Assemblée, qui avait côtoyé M. Tapie dans le gouvernement Bérégovoy.  Un complot, comme il le dénonce ? « Ca, c’est la stratégie de la victimisation », a estimé Mme Guigou.   »Il faut aller jusqu’au bout, regarder si dans cette affaire d’arbitrage, il y a eu spoliation des contribuables français » et savoir « si cela a été orchestré par l’Elysée et par M. Sarkozy est une question légitime », aux yeux de l’ex-garde des Sceaux.

Tapie « on vise Sarkozy » ; oui mais qui ? Hollande, Fillon, Copé ou les trois ?

Tapie « on vise Sarkozy » ; oui mais qui ?  Hollande, Fillon, Copé ou les trois ?

 

 

Drôle d’embrouille cette affaire Tapie, il y a évidemment le chef d’inculpation d’escroquerie en bande organisée ; une affaire Adidas qui n’aurait jamais existé sans les liaisons dangereuses de la fiance et de la politique et cela dès le départ quand Tapie a obtenu le soutien du crédit lyonnais pour acheter Adidas ; ensuite lors de l’arbitrage. Tapie l’affirme, c’est maintenant Sarkozy qui est visé. Il a sans doute raison mais par qui  mais par les candidats potentiel de 2017. Hollande bien sûr qui n’a aucune chance d’être élu, comme Fillon ou Copé si Sarkozy se présente. Du coup les « comploteurs » ne sont pas forcément tous eux qu’on pense.  Bernard Tapie juge impensable que Nicolas Sarkozy n’ait pas donné son feu vert à l’arbitrage de 2008 destiné à solder le litige l’opposant au Crédit Lyonnais mais il a une nouvelle fois dédouané lundi l’ancien chef de l’Etat. Dans sa première déclaration publique depuis sa mise en examen vendredi pour escroquerie en bande organisée, l’homme d’affaires s’est dit victime d’un « acharnement médiatique » et d’un « complot » en assurant que le dossier était vide. Les enquêteurs le soupçonnent d’avoir eu des liens anciens avec Pierre Estoup, ex-juge du tribunal arbitral qui lui a accordé 403 millions d’euros en 2008 pour régler le contentieux au sujet de la revente d’Adidas. Bernard Tapie, qui a soutenu Nicolas Sarkozy lors des élections présidentielles de 2007 et 2012, a reconnu à demi-mot ces dernières semaines avoir participé à une importante réunion fin juillet 2007 à l’Elysée concernant cet arbitrage, en présence notamment de Claude Guéant, alors secrétaire général de la présidence. « Il n’est pas pensable aucunement que (Nicolas Sarkozy) n’ait pas donné son feu vert, c’est impossible, il a forcément donné son feu vert », a-t-il dit lundi soir sur France 2. « Mais entre donner son feu vert et donner son accord ou être à la manœuvre… » « On a essayé de l’accrocher, c’est lui qu’on visait dans les faits », a-t-il ajouté, assurant que l’ancien chef de l’Etat « n’avait pas l’intention de s’en mêler ». L’homme d’affaires a expliqué être venu à plusieurs reprises à l’Elysée pour défendre son dossier « jamais (devant le) président de la République » mais devant les « conseillers chaque fois qu’ils me l’ont demandé ». « Moi, M. Sarkozy je peux le voir 30 fois, pas une fois je vais lui parler de l’arbitrage (…) chacun ses principes », a-t-il lancé. Bernard Tapie, 70 ans, a passé quatre jours en garde à vue dans les locaux d’un hôpital parisien. Il a été laissé libre sous contrôle judiciaire après avoir été mis en examen pour escroquerie en bande organisée. « Il n’y a rien » dans le dossier, a-t-il estimé lundi soir. Concernant ses liens avec Pierre Estoup, il est revenu sur la dédicace qu’il a faite dans un livre offert au magistrat en juin 1998 : « votre soutien a changé le cours de mon destin ». « A l’époque, je suis mis sept fois en examen », a-t-il dit. « Je n’ai à peu près aucune chance de m’en sortir sur tous les procès en cours et d’un coup, j’apprends qu’un homme que je ne connais pas, qui est un haut magistrat, a une attitude extrêmement courageuse en me défendant dans un environnement qui m’était hostile. » « Il ne me connaissait pas, je ne le connaissais pas », a-t-il ajouté. Outre Bernard Tapie et son avocat Maurice Lantourne, trois autres personnes ont été mises en examen pour « escroquerie en bande organisée » dans ce dossier : l’ex-juge arbitre Pierre Estoup, Jean-François Rocchi, ex-président du Consortium de réalisation (CDR), l’organisme chargé du passif du Lyonnais) et le PDG de France Télécom Stéphane Richard, l’ex-directeur de cabinet de l’ancienne ministre de l’économie Christine Lagarde.

 

France 2 Tapie : un grand numéro de cirque !

France 2 Tapie : un grand numéro de cirque !

De toute évidence ce n’est pas dans l’émission d’infos de Pujadas que Tapie devrait passer mais   dans « le plus grand cabaret du monde »  de Sébastien. Quel numéro de cirque, la gouaille, le baratin, la fausse colère, l’agressivité, la grossièreté, l’injure,  la vulgarité, la compassion même pour son propre sort. Pujadas était visiblement largué par un Tapie soudainement  guéri de sa défaillance de santé lors de sa garde à vue. Sans doute un effet de la réouverture de la grotte de Lourdes après les inondations. Et quelle argumentation juridique : il avait mis un « e » à Estoup ( Estoupe) donc il ne le connait pas !! C’est à coup sûr le meilleur camelot de France et s’il n’y avait pas eu l’injure de la fin d’interview ‘ « vous vous foutez de ma gueule » Pujadas lui aurait sans doute acheté un aspirateur ; un Pujadas, il faut le dire, comme d’habitude un peu léger lorsqu’il s’agit de débats économiques ou politiques. Tapie qui affirme tout simplement être victime d’un complot Une preuve, on le même pas remercié pour la victoire de la coupe du monde de foot en 1998 dont il s’attribue les mérites ! Vraiment du grand art ; pas de l’info, non du cirque, du théâtre, du guignol, du vrai spectacle vivant, spectacle de rue, de trottoir même.  alors  Bernard Tapie, mis en examen pour « escroquerie en bande organisée », a donc  jugé lundi que c’était l’ancien chef de l’Etat Nicolas Sarkozy qui était « dans les faits » visé par l’enquête sur l’arbitrage en sa faveur dans son litige avec le Lyonnais. »On a essayé de l’accrocher. C’est lui qu’on visait dans les faits », a affirmé sur France 2 M. Tapie.  Qui a pris la décision de recourir à l’arbitrage? « Mme Lagarde », ministre de l’Economie de l’époque, rétorque Bernard Tapie.  Quant à Nicolas Sarkozy, il n’est certes « pas pensable, aucunement, qu’il n’ait pas donné son feu vert », « mais entre donner son feu vert et donner son accord donc, ou être à la manœuvre… », a-t-il ajouté.  Interrogé sur ses visites à l’Elysée à l’époque, M. Tapie a démenti qu’elles aient eu l’arbitrage pour objet, affirmant n’en avoir « jamais » parlé à M. Sarkozy. « Moi, M. Sarkozy, je peux le voir 30 fois, pas une fois je vais lui parler de l’arbitrage », a lancé M. Tapie, se targuant par ailleurs de son amitié avec l’actuelle garde des Sceaux Christiane Taubira.  Il a toutefois concédé avoir pu aborder le sujet avec les conseillers de l’ex-chef de l’Etat, à leur demande. L’enquête a notamment montré que le secrétaire général de l’Elysée, Claude Guéant, était intervenu dans le dossier. Cet ancien ministre de l’Intérieur devrait être rapidement entendu par les enquêteurs.  Les juges d’instruction soupçonnent l’arbitrage, grâce auquel M. Tapie s’était vu octroyer 403 millions d’euros pour solder le litige sur la vente d’Adidas, d’avoir été truqué au profit de l’homme d’affaires de 70 ans.  Ils ont mis en examen cinq personnes dans ce qu’ils interprètent comme une « escroquerie en bande organisée ».   Outre Bernard Tapie et son avocat Maurice Lantourne, sont poursuivis un des trois arbitres ayant rendu la sentence, Pierre Estoup, l’ex-président du Consortium de réalisations (CDR, organisme sous tutelle de l’Etat chargé du passif du Crédit Lyonnais) Jean-François Rocchi, et Stéphane Richard, directeur de cabinet de Christine Lagarde à Bercy.  La patronne du Fonds monétaire international (FMI) avait échappé fin mai à une mise en examen, en sortant avec le statut de témoin assisté de son audition par le Cour de justice de la République (CJR).  L’homme d’affaires a soutenu ne pas connaître l’un des arbitres, Pierre Estoup, le premier des cinq à avoir été mis en examen pour escroquerie en bande organisée.  Il en a voulu pour preuve le fait d’avoir fait une faute dans une dédicace d’un de ses livres en 1998, en l’adressant à M. « Estoupe ». « Il y a 14 ou 15 ans, je ne savais pas qui c’était Estoup » , a dit M. Tapie, qui explique cette dédicace par le fait qu’à l’époque, en prise avec la justice, il avait appris que le magistrat l’avait défendu « dans un environnement qui (lui) était hostile ».  Pour l’homme d’affaires, l’enquête se résume à un « complot » le visant et « il n’y a rien » dans le dossier.   »Tellement je suis certain qu’il n’y a pas eu de magouille, j’ai proposé l’ensemble des actions de toutes les holdings en garantie avec caution et des holdings et de moi-même », a encore dit M. Tapie, qui avait promis d’annuler l’arbitrage si l’enquête révélait « la moindre entourloupe ».  Si Bernard Tapie a jugé « excessivement rare » la durée de 96 heures de garde à vue qu’il a subie, il a estimé qu’elle avait été « moins difficile à vivre » que l’ »acharnement » médiatique dont il se dit victime.

 

Tapie victime d’ un complot !!

Tapie victime d’ un complot !!

Après sa garde à vue et sa mise en examen pour escroquerie en bande organisée, Bernard Tapie s’est exprimé lundi soir sur le plateau de France 2 sur l’affaire Adidas-Crédit Lyonnais. « Ça a été très difficile, chaque jour, chaque heure, chaque journal télévisé », raconte-t-il d’abord. « Je n’avais jamais vu un tel acharnement », accuse encore l’homme d’affaire, qui règle déjà ses comptes avec les journalistes dans son livre paru mercredi dernier. « J’ai souffert beaucoup de ça », confie-t-il aussi.  Il dit devoir défendre son « dossier sans laisser continuer de planer toutes ces erreurs et toutes ces omissions ».  Quant à ses liens flous avec Pierre Estoup, l’un des trois juges arbitres qui a rédigé la sentence arbitrale dont il a bénéficié à propos de la vente d’Adidas, Bernard Tapie maintient ses propos selon lesquels il ne le connaît pas. « Je peux simplement vous dire : il y a 14 ou 15 ans , je ne savais pas qui c’était », dit-il. « Il ne me connaissait, je ne le connaissais pas », répète encore l’ancien ministre. Pour preuve, il raconte avoir commis une faute d’orthographe dans l’écriture du nom de Pierre Estoup, lors qu’il lui a dédicacé un de ses livres : « Je le connais tellement pas que j’ai écrit Estoup avec un ‘e’ à la fin. » Et d’insister : « Je vous confirme de nouveau que la relation qui va être prouvée avec Pierre Estoup est nulle. » Très véhément, Bernard Tapie s’en est pris à de multiples reprises au journaliste David Pujadas, qui l’interrogeait. « Arrêtez de raconter ce que vous ne savez pas! », a-t-il imploré. « Je vous garantie que vous dites des choses qui ne sont pas vraies », a encore lancé l’ancien homme d’affaires dans de grands gestes. « Si vous m’invitez pour lire les journaux, je vous laisse tout seul avec vos journaux! », s’est encore emporté Bernard Tapie. Qui a pris cette décision de l’arbitrage? « Madame Lagarde », a-t-il répondu laconiquement en référence à l’ancienne ministre de l’Economie. Quant au rôle de Nicolas Sarkozy, Bernard Tapie se dit persuadé qu’ »on a essayé de l’accrocher, c’est lui qu’on visait dans les faits ». « Il n’est pas pensable, aucunement, que (Nicolas Sarkozy) n’ait pas donné son feu vert. Il a forcément donné son feu vert », a encore dit Bernard Tapie.  »Toutes mes visites à l’Elysée, je les ai faites en passant par la porte, sans rien cacher », a-t-il assuré. « Monsieur Sarkozy, je peux le voir trente fois et pas une fois parler de l’arbitrage. » Pourquoi se sent-il persécuté? Le réponse de Bernard Tapie est sans détour : « Vous vous foutez de ma gueule! », lance-t-il à David Pujadas. Et d’asséner : « Oui monsieur, c’est un complot! » Bernard Tapie justifie sa théorie par une anecdote qui remonte à 1998 : « Je vais vous l’expliquer, c’est très simple. Le soir de la victoire de la Coupe du monde de foot, qui a été gagnée par une équipe dans laquelle il y avait plus de la moitié qui était des Marseillais, j’ai essayé d’avoir une invitation pour la finale (…) J’ai pas eu le droit à une invitation. Et Didier Deschamps, quand on lui remet le trophée, la première déclaration il dit  ’cette Coupe du monde on la doit à Bernard Tapie’. Il y a deux France, Monsieur, celle de ceux qui ont le droit, et celle de ceux qui n’ont pas le droit ». (JDD)

 

Tapie : fin de garde à vue et mise en examen ?

Tapie : fin  de garde à vue et mise en examen ?

On voit mal comment Tapie pourrait échapper à la mise en examen dès lors que certains protagonistes l’ont été au motif d’escroquerie en bande organisée ; or il est le principal bénéficiaire de cette opération. Ou alors la justice va se ridiculiser une fois de plus. Les enquêteurs l’interrogent sur l’arbitrage rendu en 2008 dans son conflit avec le Crédit Lyonnais. La garde à vue de l’homme d’affaires, qui a démarré lundi matin, a été prolongée mercredi de 48 heures.  Depuis lundi, Bernard Tapie, 70 ans, dort à l’hôpital parisien de l’Hôtel-Dieu, à deux pas du palais de justice, qui dispose d’une salle spécialisée, la salle Cusco, pouvant accueillir des gardés à vue nécessitant une surveillance médicale.  Quatre jours de garde à vue sont possibles lorsque l’enquête porte sur des soupçons de « bande organisée », comme dans l’affaire de l’arbitrage.  Outre M. Tapie, les enquêteurs avaient placé en garde à vue mardi son avocat, Me Maurice Lantourne, et lundi Jean Bruneau, ancien président de l’association des petits porteurs BTF (Bernard Tapie Finances).Ce dernier, âgé de 73 ans, a cependant été libéré jeudi soir sans poursuites. « Ce n’est que justice, ses déclarations n’ont révélé aucun élément permettant de le mettre en cause », a commenté à l’AFP son avocat Me Jean Tamalet.  A la fin de leur garde à vue, MM. Tapie et Lantourne seront soit déférés et présentés aux juges d’instruction en vue d’une mise en examen, soit convoqués à une date ultérieure, soit remis en liberté.  Dans cette affaire, les juges d’instruction soupçonnent l’arbitrage – au terme duquel M. Tapie s’était vu accorder 403 millions d’euros en 2008 – d’avoir été biaisé à son profit.  Les enquêteurs cherchent notamment à comprendre comment M. Tapie a plaidé sa cause à l’Élysée et à Bercy, et quels pouvaient être ses éventuels liens avec les arbitres.  Ils soupçonnent Me Lantourne d’avoir eu des relations professionnelles avec l’un des arbitres, Pierre Estoup, et de ne pas en avoir fait état au moment de l’arbitrage, comme l’exige la loi.  M. Estoup a été le premier mis en examen dans le dossier, pour « escroquerie en bande organisée », suivi de Stéphane Richard, PDG d’Orange et ex-directeur de cabinet de l’ancienne ministre de l’Économie et actuelle patronne du FMI Christine Lagarde, et Jean-François Rocchi, ancien patron du CDR (Consortium de réalisation, chargé du passif du Crédit Lyonnais).  Et les enquêteurs devraient prochainement entendre l’ancien secrétaire général de l’Élysée, Claude Guéant, dont le rôle dans l’orchestration de l’arbitrage a , selon les témoignages, été central.  Avant sa convocation, Bernard Tapie s’était dit « serein », déclarant même à Europe 1 avec sa gouaille et son franc parler habituels « n’avoir rien à foutre » de ce rendez-vous.  Bloqué dans sa chambre-prison, l’ancien chanteur devenu ministre puis comédien, qui a déjà connu les barreaux des prisons de la Santé et de Luynes (Bouche-du-Rhône), a manqué la sortie de son livre, « un scandale d’État, oui! », paru jeudi (Ed. Plon), qui exonère Nicolas Sarkozy de toute responsabilité dans l’arbitrage en sa faveur.  L’ancien président « n’a pas cherché à m’aider. Il n’a pas provoqué l’arbitrage », « Il n’a pas donné d’instructions en ma faveur à quiconque. Mais il ne s’est pas opposé à la procédure permettant de sortir d’un litige qui datait de 1995″, écrit l’homme d’affaires.  Et de raconter: « A la fin de l’été 2012 (…), tout va bien. Et puis, le jeudi 24 janvier, c’est le coup de tonnerre: mon domicile est perquisitionné (…). C’est reparti pour un tour ». Débutée en 2011, l’enquête sur l’arbitrage controversé s’était soudain accélérée.   »Une fois de plus je vais me battre. Comme d’habitude », prévient M. Tapie dans son livre, affirmant « non, je n’ai pas volé l’argent qui m’a été finalement attribué. (…) Non, je n’ai pas coûté un sou au contribuable à qui j’ai, au contraire rapporté beaucoup ». Et pour lui, pas de doute, derrière cette affaire, c’est Nicolas Sarkozy que les juges cherchent à atteindre, avait-il confié à l’AFP.

 

Crédit Lyonnais : garde à vue de Tapie prolongée

Crédit Lyonnais :  garde à vue de Tapie prolongée

Depuis lundi matin, l’homme d’affaires est entendu par la brigade financière. Sa garde à vue a été prolongée, elle peut durer jusqu’à 96 heures. A l’issue, il pourrait être mis en examen pour complicité ou recel d’escroquerie, si les magistrats estiment qu’il y a des indices concordants. Un de ses avocats, Maurice Lantourne, est également en garde à vue.  L’enquête s’intéresse à des faits présumés d’escroquerie en bande organisée. Si les magistrats estiment qu’il y a des indices concordants sur sa participation à une présumée escroquerie, il pourrait être mis en examen pour complicité ou recel de ce délit.  Mardi après-midi, on a également appris de source judiciaire qu’un des avocats de Tapie, Me Maurice Lantourne, était lui aussi placé en garde à vue. Pour la seconde fois : après la première garde à vue, fin mai, aucune charge n’avait été retenue à son encontre. Mais les révélations se sont multipliées ces derniers jours, sur les liens jusque-là cachés entre Pierre Estoup et Maurice Lantourne… Pour l’heure, trois personnes ont été mises en examen : l’ex-juge arbitre Pierre Estoup, l’ex-directeur de cabinet de la ministre, et actuel PDG d’Orange, Stéphane Richard, l’ex-président du CDR Jean-François Rocchi. Christine Lagarde n’a été placée que sous le statut de témoin assisté. Et l’on a appris incidemment que François Pérol, ex-secrétaire général adjoint de l’Elysée, a été entendu la semaine dernière, sans être placé en garde à vue. On se dit que Claude Guéant, ex-secrétaire général de l’Elysée, devrait suivre prochainement.

Tapie dédouane Sarkozy

Tapie dédouane  Sarkozy

Bernard Tapie réaffirme, dans un ouvrage à paraître jeudi chez Plon, que Nicolas Sarkozy n’a pas provoqué le recours à l’arbitrage pour solder son contentieux avec le Consortium de réalisation (CDR, créé pour solder l’héritage du Crédit Lyonnais), en 2008. « L’ancien président n’a pas cherché à m’aider. Il n’a pas provoqué l’arbitrage », dit l’homme d’affaires dans ce nouveau livre qui tourne, en bonne partie, autour de sa bataille avec l’ancienne banque publique, longue de près de vingt ans.   »Il n’a pas donné d’instructions en ma faveur à quiconque. Mais il ne s’est pas opposé à la procédure permettant de sortir d’un litige qui datait de? 1995. C’est tout », précise-t-il au sujet de l’arbitrage, qui lui a attribué 403 millions d’euros.  Il reconnaît s’être entretenu avec Nicolas Sarkozy « de nombreuses fois, à peu près tous les deux mois, avant, pendant et après qu’il soit président de la République ». « Sans être intimes ou proches, nous avons échangé », consent-il seulement.  Quant à l’arbitrage, l’ancien ministre livre un nouveau détail de la répartition de la somme qui lui a été attribuée.Il affirme avoir reçu, au final, les 45 millions d’euros liés à l’indemnisation du préjudice moral et 47 millions via sa société Groupe Bernard Tapie, soit environ 92 millions d’euros au total.   »Non, je n’ai pas volé l’argent qui m’a finalement été attribué. (…) Non, je n’ai pas coûté un sou au contribuable à qui j’ai au contraire rapporté beaucoup », déclare le copropriétaire de Groupe Hersant Media (GHM), qui a passé mercredi sa troisième nuit d’affilée en garde à vue.  Il estime ainsi que la somme que lui a attribué le tribunal arbitral est sensiblement inférieure au préjudice subi à l’occasion de la vente de l’équipementier sportif Adidas, en 1993, au bénéfice du Crédit Lyonnais, alors banque publique.  Par ailleurs, l’homme d’affaires rappelle également que le Lyonnais et ses filiales ont perçu d’importantes charges financières versées par les sociétés de Bernard Tapie avant leur placement en redressement judiciaire.  Les circonstances de l’arbitrage font l’objet d’une information judiciaire, qui a mené, ces dernières semaines, à la mise en examen de trois personnes: l’ancien directeur de cabinet de Christine Lagarde à Bercy, Stéphane Richard, l’ancien président du CDR, Jean-François Rocchi et l’un des trois juges du tribunal arbitral, Pierre Estoup.  Au sujet de ce dernier, Bernard Tapie affirme qu’ »il était particulièrement qualifié, malgré les insinuations des sites de désinformation Médiapart et Bakchich, pour siéger au tribunal arbitral ».

 

Tapie ( toujours raffiné):  » Rien à foutre d’être convoqué »

Tapie ( toujours raffiné):  » Rien à foutre d’être convoqué »

 

Alors qu’il est convoqué ce lundi à la brigade financière de Paris pour y être interrogé sur l’arbitrage qui lui a permis d’empocher 403 millions d’euros , Bernard Tapie affiche son assurance et cultive toujours un langage directe et pour le moins imagé.  Interrogé par Europe 1, l’homme d’affaires affiche en effet une certaine distance par rapport à cette convocation : « Qu’est-ce que vous croyez ? Des rendez-vous comme celui là, j’en ai eu sept avec Eva Joly. Résultat : six non lieu et une relaxe », argumente-t-il, avant de conclure, avec ce phrasé qu’on lui connaît : « même système, même procédure, j’en ai rien à foutre… » « Sur le fond, je ne suis pas inquiet. Je me demande bien ce qu’ils peuvent trouver » explique-t-il encore en justifiant cet optimisme par le silence de l’ancien secrétaire général adjoint de l’Élysée : « S’il y avait quelque chose à trouver, François Pérol aurait parlé la semaine dernière », affirme encore Bernard Tapie. L’opportunité d’un recours contre l’arbitrage sera parallèlement examinée mardi et mercredi lors des conseils d’administration du Consortium de réalisation (CDR), l’organisme chargé de gérer le passif du Crédit Lyonnais, et de l’Etablissement public de financement et de restructuration (EPFR), qui assurait la tutelle du CDR. « Les représentants de l’Etat auront bien sûr les instructions qui conviennent, je ne peux pas en dire plus », a déclaré dimanche le ministre de l’Economie, Pierre Moscovici, dans l’émission Le Grand Rendez-vous Europe 1-I>Télé-Le Parisien.

 

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