Archive pour le Tag 'Tapie'

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Affaire Tapie : CJR, justice d’exception scandaleuse pour les politiques

Affaire Tapie : CJR, justice d’exception scandaleuse pour les politiques

Une justice d’exception spécialement créée est composée pour l’essentiel de politiques pour juger ces mêmes politiques. Une cour de justice de la république que François Hollande avait dénoncée et qu’il avait promis de supprimer,  le droit commun devant s’appliquer aux politiques comme aux autres. Une promesse encore non tenue. La CJR est une instance plus politique que judiciaire ou demeurant très complaisante à l’égard de ce qu’elle juge. Christine Lagarde peut se rassurer au pire elle écopera d’une petite peine avec sursis. Au vu de sa longévité, presque 24 ans, peu de décisions ont été rendues par la CJR, une dizaine. La première affaire dont la CJR a été saisie est celle du sang contaminée, dans laquelle plusieurs ministres étaient impliqués. L’ancien premier ministre Laurent Fabius et les anciens ministres Georgina Dufoix et Edmond Hervé étaient inquiétés pour homicides involontaires et atteintes involontaires à l’intégrité physique. Les deux derniers étaient respectivement ministre des Affaires sociales et secrétaire d’État en charge de la Santé. Seul Edmond Hervé a été reconnu coupable mais bénéficiera d’une dispense de peine en 1999. Plus récemment, en 2010, la Cour avait condamné Charles Pasqua, pour des faits de recel d’abus de biens sociaux remontant à son passage place Beauvau. Il avait écopé d’un an d’emprisonnement avec sursis.

Crise humanitaire : « Je suis ruiné » (Tapie )

Crise humanitaire : « Je suis ruiné » Tapie   »

 

Une nouvelle fois Tapie crie sa détresse et affirme qu’il est ruiné dans une interview au JDD. Celui qui ne peut s’empêcher d’ouvrir sa grande bouche a en plus l’outrecuidance de demander à être présent lors du procès de Christine Lagarde, ancienne ministre des finances largement impliquée dans cette affaire. Tapie l’affirme  « il est ruiné, ruiné de chez ruiné » bref une vraie crise humanitaire. 

Interview :

 

Christine Lagarde comparaît devant la Cour de justice de la République dans un dossier qu’on a coutume d’appeler l’affaire Tapie. Vous allez suivre les débats?
J’aurais bien aimé être appelé à témoigner mais personne – ni l’accusation ni la défense – ne m’a fait citer. Je suis frustré… Peut-être que personne n’a envie d’entendre ce que j’ai à dire. Tant pis, je trouverai d’autres occasions. Il y en aura!

[…]

« Je veux qu’on arrête de dire que j’ai floué le contribuable »

Vous vous posez en victime?
Je veux qu’on arrête de dire que j’ai floué le contribuable. Ce que j’ai perçu par cet arbitrage a servi, pour la plus grande partie, à rembourser mes créanciers (notamment le fisc). Et le Crédit lyonnais a fait une plus-value fantastique sur la revente d’Adidas – pas loin d’un milliard d’euros au bas mot. Cet argent a atterri dans les caisses de l’État.

[…]

Vous aviez déclaré : « Je suis ruiné de chez ruiné. » Vous l’êtes vraiment?
On a ordonné des saisies sur tous mes biens. On me réclame plus d’argent que je n’en ai reçu de l’arbitrage. Mon groupe est sous procédure de sauvegarde, sous le contrôle du tribunal de commerce. Le parquet général a fait appel une dixième fois cette semaine pour obtenir ma mise en liquidation. S’il l’avait obtenu, 1.500 salariés auraient été au chômage, on aurait revendu mes biens à la moitié de leur valeur, ce qui n’est pas l’intérêt du contribuable… Heureusement, la cour d’appel a refusé. Ça prouve qu’il y a encore des magistrats pour considérer que l’État n’a pas tous les droits. Vous voyez, j’y crois encore!

Affaire Tapie : Lagarde va demander un sursis à statuer pour faire enterrer l’affaire par la droite

Affaire Tapie : Lagarde va demander un sursis à statuer pour faire enterrer l’affaire par la droite

 

Pour Tapie comme pour Christine Lagarde, c’est la même stratégie utilisée : abuser  de démarches procédurières pour retarder un procès.  Les intéressés espèrent en effet que la droite enterrera une affaire dans laquelle elle est impliquée du fait des liens entre Sarkozy, Tapie et Lagarde. (Une affaire qui par ailleurs risque de faire perdre la direction du FMI à la France).  Difficile sinon de comprendre la défense de Lagarde actuellement en congé du fonds monétaire international et qui demande donc encore un délai pour que la justice puisse statuer. Une justice par ailleurs d’exception en général relativement clémente avec les anciens ministres puisque la cour de justice de la république comprend des élus. Une curieuse exception juridique qui d’une certaine manière nie  légalité des droits.  Il est donc vraisemblable que cette affaire va traîner encore des mois voire des années et  qu’elle se perdra dans les méandres du système politique ou judiciaire ! Dossier invraisemblable qui ne grandit ni la justice ni le système politique. Des arguties particulièrement lamentables de la défense de Lagarde qui considère que la reconnaissance du caractère indu de l’indemnisation de tapie reconnue par la justice ne saurait être assimilée à un détournement ! Peut-être alors s’agit-il d’un don de l’Etat donc du contribuable? La directrice générale du FMI Christine Lagarde, jugée à partir du 12 décembre à Paris pour son rôle dans l’arbitrage Tapie, va cependant  demander à la Cour de justice de la République (CJR) de suspendre son procès tant que l’enquête principale sur cet arbitrage est en cours, apprend-on mardi auprès de son avocat.  Sa défense va déposer une demande de sursis à statuer, a précisé Me Patrick Maisonneuve. L’ex-ministre de l’Economie et des Finances de Nicolas Sarkozy doit comparaître du 12 au 20 décembre pour négligence d’une personne dépositaire de l’autorité publique ayant mené au détournement par un tiers de fonds publics. « Madame Lagarde est renvoyée devant la CJR pour des négligences graves ayant permis un détournement de fonds publics par un tiers », explique Me Patrick Maisonneuve. « Mais l’existence même du détournement de fonds publics n’est pas établie », ajoute-t-il. « Ce n’est pas la CJR qui peut arbitrer l’existence d’un détournement de fonds publics, alors que c’est l’objet de l’instruction en cours » dans le volet non-ministériel de l’affaire, poursuit-il. « Nous faisons une demande de sursis à statuer », dit-il. « Il faut attendre qu’il y ait une décision ayant l’autorité de la chose jugée sur cette question. » Pour la commission d’instruction de la CJR, qui a renvoyé Christine Lagarde en procès, l’enquête en cours a « mis en évidence le caractère indu de l’octroi par le tribunal arbitral » des 403 millions d’euros. Elle juge donc acquise « la réalité » du détournement de fonds publics, rapporte une source judiciaire. Une analyse que ne partage pas l’avocat de Christine Lagarde. « Le caractère indu ne signifie pas détournement de fonds publics », estime-t-il. Dans un récent entretien à L’Obs, la patronne du FMI se disait convaincue que ses avocats trouveraient « les moyens juridiques de faire face à cette situation étrange ». La commission d’instruction de la CJR lui reproche d’avoir choisi la voie de l’arbitrage et de ne pas avoir engagé de recours contre la sentence une fois celle-ci prononcée, exposant l’Etat « au paiement de sommes indues ».

Affaire Tapie : Christine Lagarde en congé du FMI

Affaire Tapie : Christine Lagarde en congé du FMI

Pendant le procès de Christine Lagarde, il y aura vacance de la direction. La directrice générale du Fonds monétaire international, Christine Lagarde, se mettra en congé du FMI pendant son procès sur son rôle dans l’arbitrage Tapie en décembre à Paris  mais continuera à répondre aux urgences, dit-elle dans L’Obs. Christine Lagarde n’a cependant pas à trop s’inquiéter car elle passera devant une juridiction d’exception composée spécialement pour les anciens ministres,  la cour de justice de la république composée notamment de responsables politiques qui s’et toujours montrée assez clémente vis-à-vis des responsables gouvernementaux jugés. En outre le véritable responsable Nicolas Sarkozy, lui, n’est pas l’objet de poursuite. Rappelons que le cadeau à Tapie est la récompense du soutien de Tapie à Sarkozy.  L’ancienne ministre des Finances de Nicolas Sarkozy sera jugée du 12 au 20 décembre prochain pour « détournement de fonds publics commis par un tiers et résultant de (sa) négligence ». Elle comparaîtra devant la Cour de justice de la République (CJR), seule juridiction compétente pour des faits commis par des ministres dans l’exercice de leurs fonctions. A la question « allez-vous vous mettre en congé du FMI pendant le procès ? », Christine Lagarde répond : « Oui ». « Le soir et la nuit, je regarderai mes e-mails et je répondrai aux urgences. Il ne faut pas imaginer que je me mets en apesanteur de l’économie mondiale. Je vais faire ce que je ferais si j’étais en vacances », ajoute-t-elle dans un entretien à L’Obs à paraître jeudi. « Mes avocats trouveront les moyens juridiques de faire face à cette situation étrange », poursuit la patronne du FMI, rappelant que l’instruction concernant le volet non-ministériel de cette affaire, où les juges soupçonnent un « simulacre d’arbitrage », est toujours en cours. Priée de dire quelle serait son attitude vis-à-vis du FMI en cas de condamnation, Christine Lagarde répond: « On verra en temps utile. Je rappelle que le conseil d’administration du Fonds, depuis cinq ans et demi, m’a constamment renouvelé sa confiance. » Les juges de la CJR devront examiner le rôle de l’ex-ministre de l’Economie et des Finances dans la décision de recourir, en 2008, à un arbitrage pour solder le litige opposant l’homme d’affaires Bernard Tapie au Crédit Lyonnais sur la revente d’Adidas. La commission d’instruction de la CJR lui reproche d’avoir choisi la voie de l’arbitrage plutôt que celle de la justice ordinaire et de ne pas avoir formé de recours une fois la sentence prononcée, exposant l’Etat au paiement de montants indus. La patronne du FMI encourt jusqu’à un an de prison et 15.000 euros d’amende.

Affaire Tapie : ça se complique pour le PDG d’Orange

Affaire Tapie : ça se complique pour le PDG d’Orange

 

Cité à comparaitre comme témoin devant la cour de justice de la république Stéphane Richard, mis en examen dans l’enquête sur l’arbitrage Tapie, refuse pour l’instant de témoigner. Cela au motif qu’il est déjà mis en examen. Finalement une situation assez ubuesque puisque Christine Lagarde doit répondre devant la cour de justice de la république (juridiction spéciale pour les élus) et que pour le même motif Stéphane Richard lui est passible de correctionnelle. On sait que Lagarde et Richard se renvoient la responsabilité dans l’affaire Tapie. La différence c’est que a  cour de justice de la république risque d’être plus clémente vis-à-vis de Lagarde alors qu’elle est la principale responsable du cadeau à Tapie (avec Sarkozy, pour l’instant épargné !°) ; Un bel imbroglio juridique. Ou une affaire politico financière dans laquelle beaucoup de responsables sont impliqués mais pas tous inquiétés. Le PDG d’Orange, ancien directeur de cabinet de Lagarde,   est donc convoqué comme témoin par le parquet général de la Cour de justice de la République au procès de la directrice générale du FMI Christine Lagarde en décembre, a-t-on appris jeudi de sources proches de l’enquête. L’actuel PDG d’Orange n’a pas encore répondu à cette convocation, et il estime qu’il est n’est pas possible juridiquement de témoigner dans une affaire pour laquelle il est mis en examen, a-t-on indiqué dans son entourage. Le parquet général a cité à comparaître six témoins supplémentaires dans le cadre de ce procès, parmi lesquels deux autres mis en examens : Jean-François Rocchi, ex-président du Consortium de réalisation (CDR), organisme chargé de liquider les actifs du Crédit Lyonnais, et Bernard Scemama, ancien président de l’Etablissement public de financement et de restructuration (EPFR), qui assurait la tutelle du CDR. L’avocat de Bernard Scemama n’a pas souhaité répondre aux questions de Reuters. Quant au conseil de Jean-François Rocchi, Me Jean-Alain Michel, il a indiqué ne pas avoir pris de décision à ce stade sur un éventuel témoignage de son client mais il estime lui aussi que cette convocation pose un problème juridique. Il est traditionnellement attendu des témoins qui prêtent serment de dire « toute la vérité, rien que la vérité ». En cas de renvoi en correctionnelle de ces témoins par ailleurs mis en examen, leurs déclarations faites devant la CJR pourraient alors être utilisées lors de leurs propres procès. Ils pourront être dispensés de ce serment, indique toutefois une source judiciaire, qui assure que ce cas de figure s’est déjà présenté devant la CJR. Certains des mis en examen appelés à témoigner, comme Stéphane Richard, ont d’ailleurs déjà été entendus par la commission d’instruction de la CJR, rappelle cette source. Le PDG d’Orange a été confronté en mars 2014 à l’ex-ministre de l’Economie et des Finances, dont il dirigeait le cabinet au moment de l’arbitrage controversé. Lors du procès de Christine Lagarde, qui se déroulera du 12 au 20 décembre prochain, les témoins pourront être assistés de leurs avocats, ajoute la source judiciaire.  Sont également cités comme témoins par le parquet général l’ancien ministre de l’Intérieur Claude Guéant, placé sous le statut de témoin assisté dans l’enquête pénale, le centriste Jean-Louis Borloo, François Pérol, président du directoire du groupe bancaire BPCE, et Bruno Bézard, ex-directeur du Trésor. Dans une note adressée à Christine Lagarde le 1er août 2007, ce dernier, qui était alors directeur général de l’Agence des participations de l’Etat (APE), avait déconseillé la voie de l’arbitrage pour solder le litige opposant Bernard Tapie au Crédit Lyonnais sur la revente d’Adidas. Jugée pour négligence d’une personne dépositaire de l’autorité publique ayant mené au détournement par un tiers de fonds publics, la directrice générale du Fonds monétaire international devra expliquer son choix de l’arbitrage et sa décision de ne pas avoir engagé de recours contre la sentence une fois celle-ci prononcée. L’enquête pénale sur l’arbitrage controversé, qui a accordé 404 millions d’euros en 2008 à l’homme d’affaires, et que les juges soupçonnent d’avoir été un « simulacre », a été clôturée fin juin. Mais les avocats de Bernard Tapie ont déposé des demandes d’actes fin septembre, repoussant la perspective d’une ordonnance, de renvoi ou de non-lieu, a-t-on appris auprès de plusieurs sources proches de l’enquête. Six personnes ont été mises en examen dans ce dossier. Pour parler clair, on va « solliciter le temps juridique » le temps que la droite revienne au pouvoir et enterrer à nouveau cette affaire.

 

(Avec Reuters)

Affaire Tapie: Christine Lagarde sera jugée mais peu sévèrement

Affaire Tapie: Christine Lagarde sera jugée mais peu sévèrement

 

 

En autorisant un arbitrage bidon relatif à l’affaire tapie, Christine Lagarde ne pourra pas échapper à la justice comme elle le souhaitait. La Cour de cassation a validé vendredi le renvoi en procès de la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) Christine Lagarde, qui devra être jugée dans l’affaire de l’arbitrage Tapie pour le délit de négligence, ayant permis un détournement de fonds publics. Christine Lagarde lors de ce fameux arbitrage était alors ministre des finances et elle ne s’est pas opposée comme elle aurait dû le faire aux conclusions d’un arbitrage bidon maintenant démontré qui a permis d’accorder plus de 400 millions à Bernard Tapie avec notamment 50 millions de dommages et intérêts pour préjudice moral ! Ceci étend la cour de cassation est relativement clémente à l’égard de l’ancienne ministre des finances à laquelle on reproche seulement une faute de « négligence » qui pourrait justifier au maximum un an de prison. Une négligence à plus de 400 millions ! Pas sûr cependant que Christine Lagarde  soit condamnée ou alors de manière symbolique. En effet c’est une justice d’exception de nature corporatiste qui aura à prononcer la sentence. Il s’agit en effet de la cour de justice de la république, une cour spécialement adaptée pour juger les politiques et qui comprend 12 parlementaires et seulement trois juges. Au pire Christine Lagarde risque peut-être, et encore ce n’est pas certain, quelque mois de prison avec sursis. Cela d’autant plus que cette cour de justice très spéciale prendra sûrement en compte le fait de la position actuelle de Christine Lagarde comme directrice du fonds monétaire international qui s’est toujours montré assez tolérante vis-à-vis des dérives de la gestion financière de l’État français. Du coup tout cela pourrait bien finir en eau de boudin d’autant que d’ici le jugement dont la date n’est pas prévue la droite sera revenue au pouvoir et qu’on aura intérêt à enterrer une affaire dans laquelle l’Élysée est également impliqué.  Notons que le FMI n’est pas trop inquiet par cette inculpation de sa directrice et qu’il a renouvelé sa confiance à Christine Lagarde après l’annonce de son renvoi au tribunal. (Avec AFP)

Scandale affaire Tapie : Un enterrement prévisible ? Pourquoi

Scandale affaire Tapie : Un enterrement prévisible ? Pourquoi

 

C’est là énième décision de justice cet avis de la Cour de cassation qui a confirmé jeudi l’annulation de l’arbitrage qui a accordé 404 millions d’euros à Bernard Tapie en 2008 pour solder son litige avec le Crédit lyonnais sur la revente d’Adidas. Pour autant le dossier est loin d’être clos et risque même d’être enterré dans les méandres judiciaires. Cela d’autant plus que le dossier est depuis son début sous l’influence politique de gauche et de droite. On peut donc imaginer qu’on  sollicitera le droit pour faire durer le plaisir et permettre sans doute à la droite revenue pouvoir en 2017 de classer définitivement le dossier. Un dossier vieux de plus de 20 ans qui implique la gauche comme la droite et qui explique largement l’embourbement de cette affaire sert dans les procédures juridiques. À écouter l’avocat de Tapie Frédéric Thiriez sur BFM il se pourrait que la procédure soit entièrement recommencée, traduction elle pourrait encore durer une vingtaine d’années ! Les implications tant politiques que financières expliquent largement les atermoiements, les contradictions et même les magouilles de ce dossier. Il faut en effet se souvenir que Tapie s’étant  rapproché de la gauche et ayant de fait apporté son soutien à Mitterrand  a pu bénéficier d’un prêt d’une filiale du Crédit lyonnais ( plus de 300 millions) qui lui ont permis d’acquérir Adidas à bon compte sans  trop mettre en cause son propre patrimoine . Ministre par la suite a revendu Adidas par l’intermédiaire du Crédit lyonnais qu’il accuse de l’avoir floué. Du coup une action juridique a été entamée à propos du montant de la transaction et de l’escroquerie dont il aurait été victime. Mais la procédure judiciaire à brutalement été interrompu par Sarkozy pour lui substituer un tribunal arbitral bidon composé de copains et de coquins qui ont donné raison à Tapie  contre l’État. Pourquoi Sarkozy est-il intervenu ? Tout simplement parce que Tapie lui a apporté son soutien pour l’élection présidentielle de 2007. Un petit cadeau entre amis en quelque sorte. Pour l’instant Sarkozy n’est pas officiellement impliqué. Seul parmi les responsables politiques sont concernés Christine Lagarde actuelle directrice du FMI et aussi Richard le président d’Orange. La question se pose d’envoyer Christine Lagarde devant la cour de justice (une justice d’exception très tolérante pour anciens politiques). Mais la France hésite à persécuter Christine Lagarde qui  joue un rôle essentiel au fond monétaire international dans la mesure où elle évite de pointer par trop le doigt sur les insuffisances de gestion financière de la France. La France qui par ailleurs n’a pas intérêt à voir la direction du FMI lui échapper. Même prudence à l’égard de Richard président du très stratégique groupe international Orange qu’il serait hasardeux de déstabiliser en sanctionnant son patron. La gauche n’a aucun intérêt à faire pression sur la justice pour accélérer (un euphémisme) la gestion juridique du dossier car on risque de remonter aux sources de l’affaire quand Mitterrand, Bérégovoy et le parti socialiste ont facilité le prêt à Tapie  par le crédit lyonnais alors nationalisé. Dernière facteur explicatif qui pourrait permettre de comprendre la perspective d’un enterrement de cette affaire, Hollande ne souhaite pas déstabiliser un peu plus Sarkozy qui si  Christine Lagarde est officiellement impliquée risque aussi d’être éclaboussée si l’on en juge le nombre incroyable de réunions qui ont été organisées à l’Élysée sur cette affaire en présence même de Tapie lorsque Sarkozy était président de la république. Hollande veut donc préserver Sarkozy en espérant la voir comme adversaire car il craint par-dessus tout d’avoir à affronter Juppé. Notons d’ailleurs que toutes les affaires concernant Sarkozy traînent particulièrement en longueur sans doute précisément pour cette raison. Du coup la décision récente de la Cour de cassation n’est sans doute qu’un épilogue dans une saga qui pourrait se prolonger encore pendant des années et des années avant finalement d’être oubliée. Dans son arrêt, la Cour de cassation valide donc  l’analyse de la cour d’appel, qui concluait à la « fraude » civile, soulignant l’existence de « liens personnels anciens, étroits et répétés » entre Bernard Tapie et l’un des trois juges arbitres, Pierre Estoup, et leur « dissimulation ». « Cette dissimulation participait de l’accomplissement du dessein, ourdi par l’arbitre, de concert avec M. Tapie et son représentant, de favoriser, au cours de l’arbitrage, les intérêts de cette partie », ajoute la plus haute juridiction. La Cour de cassation reconnaît également la compétence de la cour d’appel de Paris, contestée par les avocats de l’homme d’affaires. Ces derniers soutenaient que l’arbitrage était international, et non interne, et plaidaient pour un jugement devant un tribunal arbitral nouvellement constitué.

Affaire Tapie : Le double scandale de Christine Lagarde et de la CJR

Affaire Tapie : Le double scandale de Christine Lagarde et de la CJR

 

 

La plupart des grands médias (par ailleurs déjà en vacances) se contentent  de reprendre les dépêches d’agence indiquant que Christine Lagarde est susceptible de comparaître devant la cour de justice de la république suite à la décision possible de la cour de cassation.  Premier scandale,  le fait que Christine Lagarde, actuelle directrice du FMI alors  ministre des finances, a cautionné l’arbitrage bidon qui a permis à Tapie  d’encaisser plus de 400 millions suite à la revente d’Adidas. Une « négligence » pour la cour de justice de la république. Un euphémisme sans doute cette négligence qui porte sur plus de 400 millions et qui a permis de s’affranchir d’une procédure juridique normale. Deuxième scandale,  celui du concept de justice  spécifique pour les anciens ministres : la cour de justice de la république. Une juridiction d’exception mise en place pour permettre aux politiques d’échapper à la justice classique et de ne risquer que des peines dérisoires. En l’espèce compte tenu du chef d’inculpation Christine Lagarde risquerait une peine maximale d’un an de prison et de 15 000 € d’amende. Si elle est effectivement reconnue coupable elle pourrait s’en tirer peut-être avec trois mois de prison avec sursis à mettre évidemment en parallèle avec l’escroquerie autorisée portant sur 400 millions ! Le ministère public a requis vendredi le rejet du pourvoi en cassation de Christine Lagarde contre son renvoi devant la Cour de justice de la République (CJR) pour négligence dans l’affaire de l’arbitrage rendu en faveur de Bernard Tapie en 2008. Si ce renvoi est confirmé, la directrice générale du Fonds monétaire international devra comparaître devant la CJR, la seule habilitée à juger des délits commis par des ministres dans l’exercice de leur fonction. Elle risquerait alors une peine d’un an de prison et 15.000 euros d’amende. La Cour de cassation rendra sa décision le 22 juillet. La commission d’instruction de la CJR avait décidé en décembre le renvoi de l’ancienne ministre de l’Economie de Nicolas Sarkozy (2007-2011) pour « négligence dont il résulte un détournement de fonds publics par une personne privée » dans une affaire concernant Bernard Tapie. L’homme d’affaires et son épouse ont été condamnés en décembre 2015 à rembourser les 404 millions d’euros versés en vertu de l’arbitrage qui avait soldé leur litige avec le Crédit Lyonnais sur la revente d’Adidas. Bernard Tapie a lui-même perdu jeudi un recours contre cette décision devant la Cour de cassation. Christine Lagarde affirme avoir toujours agi dans cette affaire dans l’intérêt de l’Etat et dans le respect de la loi. Son renvoi devant la CJR en décembre n’a pas empêché le conseil d’administration du FMI de la reconduire, avec le soutien de la France, pour un deuxième mandat. Une manière d’éloigner Christine Lagarde d’un dossier très brûlant.

(Avec Reuters)

Affaire Tapie : Un enterrement prévisible ? Pourquoi ?

Affaire Tapie : Un enterrement prévisible ? Pourquoi

 

C’est là énième décision de justice cet avis de la Cour de cassation qui a confirmé jeudi l’annulation de l’arbitrage qui a accordé 404 millions d’euros à Bernard Tapie en 2008 pour solder son litige avec le Crédit lyonnais sur la revente d’Adidas. Pour autant le dossier est loin d’être clos et risque même être enterré dans les méandres judiciaires. Cela d’autant plus que le dossier est depuis son début sous l’influence politique de gauche et de droite. On peut donc imaginer qu’on  sollicitera le droit pour faire durer le plaisir et permettre sans doute à la droite revenue pouvoir en 2017 de classer définitivement le dossier. Un dossier vieux de plus de 20 ans qui implique la gauche comme la droite et qui explique largement l’embourbement de cette affaire sert dans les procédures juridiques. À écouter l’avocat de Tapie Frédéric Thiriez sur BFM il se pourrait que la procédure soit entièrement recommencée, traduction elle pourrait encore durer une vingtaine d’années ! Les implications tant politiques que financières expliquent largement les atermoiements, les contradictions et même les magouilles de ce dossier. Il faut en effet se souvenir que Tapie s’étant  rapproché de la gauche et ayant de fait apporté son soutien à Mitterrand  a pu bénéficier d’un prêt d’une filiale du Crédit lyonnais ( plus de 300 millions) qui lui ont permis d’acquérir Adidas à bon compte sans  trop mettre en cause son propre patrimoine . Ministre par la suite a revendu Adidas par l’intermédiaire du Crédit lyonnais qu’il accuse de l’avoir floué. Du coup une action juridique a été entamée à propos du montant de la transaction et de l’escroquerie dont il aurait été victime. Mais la procédure judiciaire à brutalement été interrompu par Sarkozy pour lui substituer un tribunal arbitral bidon composé de copains et de coquins qui ont donné raison à Tapie  contre l’État. Pourquoi Sarkozy est-il intervenu ? Tout simplement parce que Tapie lui a apporté son soutien pour l’élection présidentielle de 2007. Un petit cadeau entre amis en quelque sorte. Pour l’instant Sarkozy n’est pas officiellement impliqué. Seul parmi les responsables politiques sont concernés Christine Lagarde actuelle directrice du FMI et aussi Richard le président d’Orange. La question se pose d’envoyer Christine Lagarde devant la cour de justice (une justice d’exception très tolérante pour anciens politiques). Mais la France hésite à persécuter Christine Lagarde qui  joue un rôle essentiel au fond monétaire international dans la mesure où elle évite de pointer par trop le doigt sur les insuffisances de gestion financière de la France. La France qui par ailleurs n’a pas intérêt à voir la direction du FMI lui échapper. Même prudence à l’égard de Richard président du très stratégique groupe international Orange qu’il serait hasardeux de déstabiliser en sanctionnant son patron. La gauche n’a aucun intérêt à faire pression sur la justice pour accélérer (un euphémisme) la gestion juridique du dossier car on risque de remonter aux sources de l’affaire quand Mitterrand, Bérégovoy et le parti socialiste ont facilité le prêt à Tapie  par le crédit lyonnais alors nationalisé. Dernière facteur explicatif qui pourrait permettre de comprendre la perspective d’un enterrement de cette affaire, Hollande ne souhaite pas déstabiliser un peu plus Sarkozy qui si  Christine Lagarde est officiellement impliquée risque aussi d’être éclaboussée si l’on en juge le nombre incroyable de réunions qui ont été organisées à l’Élysée sur cette affaire en présence même de Tapie lorsque Sarkozy était président de la république. Hollande veut donc préserver Sarkozy en espérant la voir comme adversaire car il craint par-dessus tout d’avoir à affronter Juppé. Notons d’ailleurs que toutes les affaires concernant Sarkozy traînent particulièrement en longueur sans doute précisément pour cette raison. Du coup la décision récente de la Cour de cassation n’est sans doute qu’un épilogue dans une saga qui pourrait se prolonger encore pendant des années et des années avant finalement d’être oubliée. Dans son arrêt, la Cour de cassation valide donc  l’analyse de la cour d’appel, qui concluait à la « fraude » civile, soulignant l’existence de « liens personnels anciens, étroits et répétés » entre Bernard Tapie et l’un des trois juges arbitres, Pierre Estoup, et leur « dissimulation ». « Cette dissimulation participait de l’accomplissement du dessein, ourdi par l’arbitre, de concert avec M. Tapie et son représentant, de favoriser, au cours de l’arbitrage, les intérêts de cette partie », ajoute la plus haute juridiction. La Cour de cassation reconnaît également la compétence de la cour d’appel de Paris, contestée par les avocats de l’homme d’affaires. Ces derniers soutenaient que l’arbitrage était international, et non interne, et plaidaient pour un jugement devant un tribunal arbitral nouvellement constitué.

Affaire Tapie: Sarkozy a refusé la convocation du juge

Affaire Tapie: Sarkozy a refusé la convocation du juge

Alors que le citoyen lambda se conforme à la loi en répondant notamment aux convocations des juges certains politiques prennent l’habitude de refuser la confrontation. Ce fut le cas pour Marine Le Pen, ce fut le cas aussi pour Sarkozy qui dans le cadre de l’affaire Tapie a justifié sa position en raison de son ancienne immunité de président de la république. L’ancien chef de l’Etat Nicolas Sarkozy a en effet refusé de se rendre à une convocation des juges d’instruction comme témoin en avril dans l’enquête sur l’arbitrage Tapie, a-t-on appris samedi de source judiciaire, confirmant une information de Mediapart. Le recours à cet arbitrage, une sentence privée, qui avait accordé 403 millions d’euros à l’homme d’affaires en 2008 pour régler son litige avec le Crédit Lyonnais, avait été décidé en 2007, alors que Nicolas Sarkozy avait été élu à l’Elysée et que l’Etat avait donné son feu vert. L’enquête a démontré que Bernard Tapie, qui avait soutenu Nicolas Sarkozy durant sa campagne, s’était rendu à de nombreuses reprises à la présidence de la République. Notamment pour une réunion fin juillet 2007 où, selon plusieurs témoins, l’homme d’affaires avait pu plaider sa cause en présence notamment du secrétaire général de l’Elysée Claude Guéant et de Stéphane Richard, alors directeur de cabinet de la ministre de l’Economie. Mis en examen, Stéphane Richard, l’actuel PDG d’Orange, avait aussi décrit aux juges le climat favorable qui prévalait à l’Elysée pour tourner le dos à la justice traditionnelle. Les juges d’instruction, qui soupçonnent que l’arbitrage ne soit qu’un simulacre pour favoriser l’homme d’affaires, ont convoqué Nicolas Sarkozy pour l’entendre comme témoin le 13 avril, a indiqué la source judiciaire. « Il y a eu un échange de courriers », mais l’ancien chef de l’Etat ne s’est pas rendu à cette convocation, a ajouté la source. Selon Mediapart, Nicolas Sarkozy a notamment fait valoir son immunité présidentielle ou le fait qu’il ne pouvait être interrogé que par la Cour de Justice de la République (CJR) pour la période où il avait été ministre de l’Economie, en 2004. « Rien ne s’oppose à l’audition d’un ancien ministre comme témoin par le juge ordinaire et plusieurs ex-ministres ont d’ailleurs été entendus dans la procédure », ont répondu les juges d’instruction dans un courrier cité par Mediapart, où ils prennent acte du refus de l’ancien chef de l’Etat. Six personnes, dont Bernard Tapie, son avocat Maurice Lantourne, l’un des trois arbitres Pierre Estoup et Stéphane Richard, sont mis en examen, notamment pour escroquerie en bande organisée et détournement de fonds publics ou complicité. touchées.

(Avec AFP)

Affaire Tapie : découverte d’une petite ristourne fiscale

Affaire Tapie : découverte d’une petite ristourne fiscale

 

Découverte de nouveaux petits arrangements entre Tapie et l’entourage de Sarkozy ; en effet, le procureur général près la Cour des comptes, Gilles Johanet s’interroge sur « les conditions très favorables d’imposition » accordées par le ministre du Budget de l’époque, Eric Woerth, à l’ancien patron de l’Olympique de Marseille (OM). Sur les 403 millions d’euros versés à l’issue de l’arbitrage pour régler le vieux litige entre Bernard Tapie et le Crédit Lyonnais sur la vente d’Adidas en 1994, les époux Tapie ont touché directement 45 millions d’euros, non imposables, au titre du préjudice moral. Le solde, 358 millions d’euros, a été versé à la holding de l’homme d’affaires GBT (Groupe Bernard Tapie). Pour l’administration fiscale, l’argent versé à GBT devait être taxé au titre de l’impôt sur les sociétés (33,3%), mais le camp Tapie demandait l’application du régime, beaucoup plus favorable, des plus-values (1,67%). Finalement, dans une lettre du 2 avril 2009, le cabinet du ministre du Budget, Eric Woerth, avait décidé de taxer deux tiers de l’indemnité à 1,67% et un tiers à 33,3%. « La solution proposée par l’administration fiscale aurait entraîné un paiement de l’impôt de 100 millions d’euros. GBT a payé en définitive 11 millions« , relève une source proche de l’enquête. La réaction de Bernard Tapie n’a pas tardé: « Cela devient absolument comique » (plutôt tragi-comique) NDL, a-t-il indiqué mardi à l’AFP. Sous la droite « il y a eu des négociations auxquelles je n’ai pas participé et un chiffre a été trouvé en accord avec le fisc. Puis, sous la gauche, il y a eu un contrôle fiscal qui n’a abouti à aucun redressement, ni contestation », a-t-il relevé. Mais pour Gilles Johanet, les juges d’instruction pourraient considérer que « certaines des personnes qui sont intervenues dans ce dossier ont cherché à s’affranchir intentionnellement des textes applicables et à soumettre in fine M. Tapie au régime fiscal qu’il souhaitait et qui emportait une exonération frauduleuse de plusieurs dizaines de millions d’euros ». Du coup une enquête ouvre un nouveau front judiciaire dans une affaire déjà très complexe. La sentence arbitrale accordée à l’homme d’affaires en juillet 2008 a été annulée et Bernard Tapie a été sommé de rembourser.

(Avec AFP)

FMI : Christine Lagarde candidate à sa succession avec une casserole aux fesses (affaire Tapie)

FMI : Christine Lagarde candidate à sa succession avec une casserole aux fesses (affaire Tapie)

Christine Lagarde a déclaré être officiellement candidate à sa propre succession comme directrice générale du fonds monétaire international. Elle a souligné qu’elle avait pour cela le soutien de plusieurs pays dont la France. Pourtant cette candidature est hypothéquée par une négligence de sa part à 400 millions dans l’affaire tapie. Pourquoi le soutien de la France en dépit de cette casserole ?  Simplement par ce que le gouvernement français espère en retour la bienveillance du FMI à l’égard de sa politique économique et financière. La justice elle-même tout en reconnaissant la responsabilité de Christine Lagarde a minimisé son rôle. En effet  l’affaire Tapie est considérée par la justice française comme une négligence pour Christine Lagarde, une négligence à 400 millions ! Christine Lagarde a été mise en examen pour négligence par la Cour de justice de la République (CJR). Une juridiction d’exception composée en partie de politiques pour «  gérer » les affaires délicates. Délicat en effet d’avoir accordé notamment 50 millions pour préjudice moral (record du monde) et délicat aussi de mettre en cause Christine Lagarde qui pourrait alors valoir à la France de perdre la diction du FMI après les frasques de DSK.  On va donc essayer de faire porter le chapeau à d’autres (Richard, patron d’Orange, ancien directeur de cabinet de Lagarde) ou a personne !    Bernard Tapie a été encore  interrogé mardi 10 mars par les juges financiers chargés de l’enquête sur l’arbitrage controversé qui avait accordé plus de 400 millions d’euros à l’homme d’affaires pour régler son litige avec le Crédit lyonnais, a appris l’AFP de sources proches du dossier. Mi-février, la justice a annulé cet arbitrage, rendu en juillet 2008 pour mettre fin à une longue bagarre sur la vente d’Adidas, que Bernard Tapie avait racheté avant de s’en défaire en 1993. Les juges d’instruction soupçonnent que cette sentence de 2008 ne soit le fruit d’un « simulacre d’arbitrage«. Il s’agit du premier interrogatoire de Bernard Tapie par les magistrats sur le fond du dossier. Ils s’interrogent notamment sur les relations anciennes et cachées entre Bernard Tapie, un de ses avocats, Maurice Lantourne, et un des trois juges arbitres, l’ancien magistrat Pierre Estoup — des liens susceptibles de jeter le doute sur l’impartialité de ce dernier. Une source judiciaire relève ainsi les « relations antérieures vieilles d’environ dix ans » entre MM. Estoup et Lantourne ainsi que les « relations professionnelles entre les trois » hommes qui ont été mis en examen mi-2013 pour escroquerie en bande organisée. A l’appui de leur thèse, les juges ont versé au dossier la dédicace d’un de ses livres faite par Bernard Tapie à Pierre Estoup dès 1998, ou encore des échanges de courriers entre le camp Tapie et l’ancien magistrat dès 2006, soit avant l’arbitrage – ce que dément M. Estoup. « La dissimulation de ces liens anciens, étroits et répétés participe de l’accomplissement du dessein ourdi par l’arbitre de concert avec Bernard Tapie et son représentant, de favoriser au cours de l’arbitrage les intérêts de cette partie », avaient estimé en janvier des magistrats de la cour d’appel de Paris pour confirmer la mise en examen de l’homme d’affaires. La cour d’appel estimait que « l’existence de relations antérieures de proximité directes ou indirectes entre les trois personnes ne (pouvait) être déniée ». Selon elle, « l’ensemble du processus décisionnel de recours à l’arbitrage, de mise en place de celui-ci a pu être frauduleusement faussé et altéré dans son principe et dans ses exigences de loyauté et d’impartialité ». Dans le dossier de l’arbitrage, deux hauts fonctionnaires ont été mis en examen, ainsi que l’actuel patron d’Orange, Stéphane Richard, ancien directeur de cabinet de Christine Lagarde au ministère de l’Economie.

 

« Tapie : le Berlusconi français » (Delporte)

« Tapie : le Berlusconi français »  (Delporte)

 

Christian Delporte, analyste de la communication politique démontre l’arnaque politique de Tapie dans une interview au Figaro.

Bernard Tapie vient d’être condamné à rembourser 404 millions d’euros à l’Etat. Son but est-il avant tout de se venger? Peut-il gêner François Hollande?

Bluff, pression, intimidation, nous sommes habitués aux saillies de Bernard Tapie quand sa situation personnelle est délicate. Il joue là sa dernière carte, en espérant que le «mythe» qu’il a lui-même contribué à alimenter avec l’aide des médias pèse une nouvelle fois en sa faveur. Bien sûr, la pression est sur Hollande. Aujourd’hui, sa présence au second tour de la présidentielle dépend d’abord de l’absence de concurrents à gauche, et cela peut se jouer à 2 ou 3 points. L’enjeu pour Tapie est de faire croire qu’il peut capter sur son nom une partie de l’électorat (comme l’indique sa proposition sur le chômage des jeunes) qui pourrait cruellement manquer à Hollande au premier tour de la présidentielle. Mais n’oublions pas qu’un candidat de droite n’est pas non plus assuré aujourd’hui d’être au second tour. S’il gêne tout le monde, c’est sur lui qui retombera la pression.

 «Oui, je reviens en politique», confie Bernard Tapie en exclusivité dans le JDD. Que cela vous inspire-t-il?

D’abord, à l’heure où tout le monde parle du renouvellement de la vie politique, cette annonce ne manque pas de piquant. Ensuite, la ficelle est grosse: sa déclaration intervient juste après sa condamnation. Déjà, en 2008, au moment de l’arbitrage qui lui fut finalement favorable, Bernard Tapie avait fait courir le bruit d’un retour en politique, à la faveur des Européennes de 2009. Chez Tapie le «retour» est un moyen de pression sur les politiques. A cet égard, et même si c’est à une autre échelle, il nous rappelle un autre célèbre populiste, Silvio Berlusconi, de retour en politique en 2008 et en 2013 pour tenter de régler ses propres affaires avec la justice. On les a souvent comparés, le dernier épisode le confirme. Enfin, je suis stupéfait par la réaction des médias qui foncent tête baissée dans le jeu de diversion de Bernard Tapie. Alors qu’il est condamné, ils coproduisent sans discernement son plan de communication et le 20 heures de France 2 lui offre même une incroyable tribune!

Une candidature Tapie à la présidentielle vous paraît-elle crédible?

Pour quoi faire? Il prétend vouloir barrer la route au Front national. Mais la montée du FN s’accentue depuis des années et on ne l’a pas beaucoup entendu sur le sujet, même pendant la dernière campagne. Il est patron de presse en PACA. Alors que La Voix du Nord a appelé ses lecteurs à se détourner de Marine Le Pen, les journaux de Bernard Tapie sont restés très circonspects devant le succès annoncé de Marion Maréchal Le Pen. Lui-même a-t-il écrit une tribune dans la presse pour alerter sur le danger FN? Non. L’opération déclenchée par Bernard Tapie n’est qu’un coup de pression sur les gouvernants, les politiques, l’opinion pour se sauver lui-même. Il use aujourd’hui de l’image de l’homme qui a «fait baisser le FN» – ce qui est faux -, mais cela ne suffit pas pour pouvoir prétendre être candidat à la présidentielle. Le soufflé risque de retomber rapidement s’il ne crée pas un élan autour de lui et, cette fois, il n’y aura pas un Mitterrand pour lui sauver la mise.

Son image est brouillée par une série d’affaires. Comment peut-il s’y prendre pour revenir?

En faisant beaucoup de bruit, le fracas de son annonce vise à couvrir le son de ses affaires personnelles. Depuis dimanche, cela marche. On peut même penser qu’un sondage viendra très vite couronner son plan-médias, sur le thème «êtes-vous favorable au retour en politique de Bernard Tapie? Voteriez-vous pour lui en 2017»… Bref, le barnum médiatique habituel. Cependant, le soufflé risque de retomber rapidement s’il ne crée pas un élan autour de lui et, cette fois, il n’y aura pas un Mitterrand pour lui sauver la mise. Non seulement on ne voit pas où sont ses appuis, mais la Justice suit son cours.

Aura-t-il besoin du soutien d’un parti politique? Peut-il l’obtenir?

Il serait surprenant qu’aujourd’hui les Radicaux de gauche lui ouvrent leurs portes, contrairement aux années 1990. A cette époque, François Mitterrand le soutenait en sous-main pour contrer Michel Rocard, dont il voulait la perte. Cette fois, sauf à créer son propre mouvement, le jeu des partis est totalement verrouillé.

Bernard Tapie se dit «convaincu qu’il faut faire quelque chose face au FN». L’ancien homme d’affaire se vante d’avoir ramené le Front national à 10 % …. Le contexte est-il le même que dans les années 80-90?

Tapie est surtout l’homme qui a affronté Le Pen sur les plateaux de télévision, alors les responsables politiques refusaient le débat. Avant le fameux face-à-face de juin 1994 sur Antenne 2, il s’était fait remarquer sur TF1 en décembre 1989 dans une émission sur l’immigration. Enthousiaste, Le Monde avait même titré le lendemain: «Sur TF1, M. Tapie plus fort que M. Le Pen». Mais nous n’étions à l’époque qu’au début du phénomène FN. Dans les années 1990, il cristallisait le mécontentement et la colère, et touchait des catégories de population et des zones précises, notamment en PACA (avec, en 1989, le premier maire FN à St Gilles, dans le Gard). Jean-Marie Le Pen lui-même ne voulait pas gouverner. Aujourd’hui, la situation est bien différente. Le vote FN est un vote d’adhésion qui s’est répandu partout, dans toutes les couches sociales, et Marine Le Pen veut le pouvoir. Quant au mythe des «10%», il reste bien fragile. C’est vrai qu’aux Européennes de 1994, où Tapie faisait campagne, le score du FN s’était établi à 10,52%. Mais une partie du mécontentement s’était alors porté sur les listes de Philippe de Villiers (Mouvement pour la France: 13%). Il suffit de regarder les résultats électoraux du FN durant la période: Européennes de 1989: 11,7% ; Régionales de 1992: 13,5% ; Législatives de 1993: 12,4% ; Présidentielle de 1995: 15%. Où est l’effet Tapie?

Plus fort que Star Wars : le retour de Tapie en politique !

Plus fort que Star Wars : le retour de Tapie en politique !

 

On a les héros qu’on mérite ;  aux États-Unis sous l’impulsion d’une action marketing qui confine à l’intox  généralisée des médias, Disney a imposé l’un de ces produits vedettes « star Wars». Les moyens français sont évidemment disproportionnés par rapport aux Américains du coup,  l’actualité française a dû modestement se contenter du retour de la force « frenchie », c’est-à-dire du retour de Tapie en politique. Un nouvel épisode de la saga intersidérale qui dure depuis maintenant plus de 20 ans où le héros de la force trouble  parvient alternativement au sommet de la gloire médiatique, politique et financière puis retombe dans le trou noir des atomes glauques  la soupe politicienne. C’est chaque fois le même scénario « je suis le meilleur, la politique m’a tué, je suis ruiné » mais le héros à chaque fois se réveille et trouve la force de rebondir ainsi après avoir été condamné par les forces obscures des galaxies judiciaires ; et cette fois l’épisode Tapie 2016 est plus fort que tous les autres ; il promet tout, de combattre le système politique en place, de régler ses comptes avec ceux qui l’ont honteusement pillé, de supprimer définitivement et totalement le chômage, de rétablir le lien entre le peuple et la démocratie. Ce sursaut du héros mériterait mieux que les brèves que les grands médias lui ont consacrées. En effet l’événement est exceptionnel extraterrestre, sidéral pas seulement un changement de civilisation mais un autre ordre des planètes. Il n’y a pas de qualificatif adapté pour louer le courage exceptionnel de ce héros bien de chez nous qui mériterait aussi une reconnaissance internationale. Pourquoi pas le prix Nobel de la paix, ou de l’économie ou encore un Oscar à Hollywood.  . Là ou des technocrates ont mis des mois et des années pour aboutir à pas grand-chose Nanar, lui, en quelques jours va régler la question du chômage des jeunes. En même temps, il  peut mettre quelques bâtons dans les roues des grands leaders politiques candidats  en 2017 afin sans doute de monnayer son appui politique pour sauver son propre emploi de roi de l’embrouille, de la magouille et de la carambouille. Il a encore du Peps notre héros français. Il a 70 balais mais les fait à peine car la moumoute est solidairement fixée, les dents sur pivots toujours affutés, la main un peu plus tremblante mais la gestuelle toujours aussi dramatique et le sourire ravageur, entre contentement et envie de mordre, Bref la culture française face à la culture de consoles des ex ados américains, toujours nostalgiques d’une guèrre des étoiles du passé. En exclusivité  le discours divin  très théâtralisé du héros national (et international) :

« J’ai décidé de revenir en politique », dit-il en estimant que le résultat des élections régionales est « incontestablement un signal d’alarme qui doit alerter tous ceux qui ont l’envie et la compétence d’apporter des réponses aux problèmes du pays. Personne ne peut contester mes succès passés face au FN, notamment aux européennes de 1994, quand je l’avais ramené, comme je l’avais promis, à 10 % des voix. C’est toujours faisable à condition d’adopter les bonnes méthodes », assure-t-il. Selon lui, « il faut que les hommes politiques cessent de parler des conséquences, du mal de vivre de ces Français qui votent FN, et qu’ils apportent des remèdes aux causes de leurs problèmes ». Parmi ceux-ci, figure le chômage des jeunes, « un combat que je veux reprendre aujourd’hui ». « J’affirme qu’en capitalisant intelligemment tout ce qui est dépensé à tort et à travers, on aurait de quoi donner un travail à tous les jeunes qui le souhaitent et qui devront l’accepter », assure Bernard Tapie. Que dire après cela sinon Amen !

Chômage : la solution Tapie, interdire le chômage aux jeunes !!

Chômage : la solution Tapie, interdire le chômage aux jeunes !!

 

Tapie a trouvé la solution pour régler la question du chômage des jeunes : il suffit de l’interdire. Il fallait y penser et on se demande comment nos milliers de technocrates n’ont pas soufflé cette solution à Hollande qui patauge dans son inversion de la courbe du chômage depuis son arrivée en 2012 ; mais Tapie, lui, a trouvé !  Avec un cocktail de démagogie, de bon sens cependant, de propos de bistrot et de calcul de deux coins de table, il est en capacité de présenter pour les prochains jours un plan qu’il supprimera totalement le chômage chez les jeunes.  Finalement un plan assez simple, on récupère tous les financements destinés à l’indemnisation des chômeurs d’une manière ou d’une autre, on crée des emplois et on les rend obligatoires ; une idée pas complètement tordue mais sans doute un peu simpliste qui exige quand même une mise en adéquation des qualifications, des compétences et des besoins de l’économie. S’il s’agit en effet de ceux limités aux emplois publics on ne fera qu’aggraver un peu plus les déficits budgétaires nationaux comme locaux mais peut-être tapie  n’a pas eu le temps d’affiner sa réforme fondamentale, l’objectif étant ailleurs :  créer de l’agitprop à fin de faire peur aux candidats de 2017 et obtenir d’eux  une plus grande complaisance quand à l’issue de ces ennuis judiciaires. Bernard Tapie donc  annoncée dimanche son retour en politique, pour faire échec à la montée du Front national, indiquant qu’il veut reprendre son combat en faveur de l’emploi des jeunes, au moment où le gouvernement réfléchit aux moyens d’endiguer le chômage. Dans une interview au Journal du Dimanche, l’homme d’affaires, qui vient d’être condamné à rembourser les 404 millions d’euros perçus dans l’arbitrage qui a soldé son litige avec le Crédit Lyonnais sur la revente d’Adidas, déclare qu’il présentera d’ici à fin janvier un « premier projet pour la remise en activité de tous les jeunes de 18 à 25 ans. » « J’ai décidé de revenir en politique », dit-il, en estimant que le résultat des élections régionales est « incontestablement un signal d’alarme qui doit alerter tous ceux qui ont l’envie et la compétence d’apporter des réponses aux problèmes du pays. » « Personne ne peut contester mes succès passés face au FN, notamment aux européennes de 1994, quand je l’avais ramené, comme je l’avais promis, à 10% des voix. C’est toujours faisable à condition d’adopter les bonnes méthodes », assure-t-il. Selon lui, « il faut que les hommes politiques cessent de parler des conséquences, du mal de vivre de ces Français qui votent FN, et qu’ils apportent des remèdes aux causes de leurs problèmes ». Parmi ceux-ci, figure le chômage des jeunes, « un combat que je veux reprendre aujourd’hui ». « J’affirme qu’en capitalisant intelligemment tout ce qui est dépensé à tort et à travers, on aurait de quoi donner un travail à tous les jeunes qui le souhaitent et qui devront l’accepter« , assure Bernard Tapie. « En particulier, en dispensant des formations pour des métiers dont le marché du travail a besoin, et en utilisant davantage les outils qui permettent de détecter les talents de chacun », explique-t-il. A la question de savoir si son plan pourrait être retenu par le gouvernement, il répond que « la volonté du pouvoir actuel a l’air d’aller dans ce sens puisqu’ils ont demandé, à juste titre, l’union nationale sur ce sujet. » Prié de dire s’il pourrait se présenter à la présidentielle de 2017, l’homme d’affaires indique: « Chaque chose en son temps. La politique, ce n’est pas seulement être élu. » « La seule élection qui me faisait envie, c’était celle de la mairie de Marseille en 1995, pour laquelle on s’est dépêché de me rendre inéligible ». S’agissant de la décision de la cour d’appel, Bernard Tapie souligne qu’il a décidé de se pourvoir en cassation et que les sociétés de son groupe, qui n’étaient pas soumises au compromis d’arbitrage, vont elles aussi intenter des recours. « Le pénal me projette donc à nouveau dans un long marathon. Mais à 72 ans, j’ai le temps, il me reste encore au moins vingt-huit ans ! », dit-il encore (avec Reuters).

Tapie revient en politique…. pour monnayer sa condamnation ?

Tapie revient en   politique….  pour monnayer sa condamnation ?

Tapie qui revient en politique il y aurait sûrement il y aurait sûrement de quoi en rire  s’il ne fallait en pleurer.  Ce n’est pas la première fois  en effet que Tapie s’investit en politique un coup à gauche, un coup à droite ;  à gauche quand il a soutenu Mitterrand ce qui lui a permis d’accéder à des moyens de financement qui lui aurait été complètement inaccessibles sans cela pour acheter notamment Adidas. Un coup à droite quand cette fois il s’est agi d’obtenir les bonnes grâces de Sarkozy en permettant  un arbitrage bidonné avec 400 millions à la clé. Une paille. Acculé cette fois, il refait le même coup ;  il sait  en effet que la qualification pour le second tour sera très serrée ; s’il peut réunir quelques pour cent sur son nom il sera toujours temps de les monnayer auprès de celui qui qualifié pour le second tour pourra définitivement enterrer son affaire qui traîne déjà depuis plus de 20 ans. D’une certaine manière un message indirect aussi à Hollande : « je ne suis peut-être pas capable de te faire gagner mais je peux te faire perdre si tu ne montres pas davantage de complaisance à l’égard des petites affaires judiciaires en cours ». Avec Tapie dans tous les domaines économiques, sociaux politiques, financiers on ne fait jamais dans la dentelle !  Je reviens en politique », confie donc Bernard Tapie en exclusivité dans le JDD. « Le résultat des régionales est incontestablement un signal d’alarme qui doit alerter tous ceux qui ont l’envie et la compétence d’apporter des réponses aux problèmes du pays. » « Personne ne peut contester mes succès passés face au FN, notamment aux européennes de 1994, quand je l’avais ramené, comme je l’avais promis, à 10% des voix. C’est toujours faisable à condition d’adopter les bonnes méthodes », poursuit celui qui a tout connu. La fortune des affaires. La gloire en politique. Le succès au théâtre. Le triomphe en sport. Puis les mises en examen et les séjours en prison. Il a été vendeur de téléviseurs, patron d’Adidas, ministre de la Ville, président de l’OM. Aujourd’hui, il est ruiné au terme de vingt ans d’un bras de fer judiciaire qu’il a successivement un peu gagné, un peu perdu, beaucoup gagné, et finalement entièrement perdu. Une ardoise à 404 millions d’euros… Dont le règlement se décidera à Bercy et à l’Élysée. À 72 ans, comme un boxeur compté sur le ring, Bernard Tapie promet une contre-attaque au prochain round. Cette fois-ci, il change de gants et remet son maillot des années Mitterrand. Son « plan Tapie 2016″, qu’il dévoile dans le JDD, propose, ni plus ni moins, « d’interdire le chômage des jeunes », et de l’éradiquer à coût constant, « en réinvestissant tous les fonds actuellement engloutis dans des formations et programmes inefficaces », dit-il. Vaste programme… Certains vont hausser les épaules, d’autres lui tomber dessus. Tapie, devenu insomniaque, « les attend », et se dit « convaincu qu’il faut faire quelque chose face au FN ».

Affaire tapie : Christine Lagarde renvoyée devant la justice…et Sarkosy ?

Affaire tapie : Christine Lagarde renvoyée devant la justice

Puisque Tapie a été condamné à rembourser et que la procédure d’arbitrage frauduleuse a été dénoncée, reste à savoir qui est le responsable de cette affaire au sein du gouvernement de Sarkozy. Il est clair que Christine Lagarde n’a pas agi de sa propre initiative car la somme est considérable. Il est évident que la procédure d’arbitrage délictueuse n’a pu être mise en place sans l’accord de l’Élysée. En particulier de Sarkozy auquel Tapie avait apporté son soutien politique. Une sorte de d’arrangement entre amis ;  reste à savoir à qui faire porter le chapeau à Sarkozy ? À Christine Lagarde ? À son directeur de cabinet Richard, actuellement PDG d’Orange ? De toute manière il faudra bien trouver un responsable ; pas sûr cependant que la punition soit à la hauteur de la fraude. En effet pour examiner la responsabilité de Christine Lagarde on va recourir à cette juridiction d’exception que constitue la cour de justice de la république composée pour partie de magistrats et de parlementaires. Il se pourrait bien qu’après des mois et des années d’instruction l’affaire soit purement et simplement enterrée. D’autant que la France a besoin de la bienveillance financière de Christine Lagarde au FMI. La commission d’instruction de la Cour de justice de la République a décidé que la directrice générale du FMI serait jugée dans l’affaire de l’arbitrage dont avait bénéficié Bernard Tapie en 2008, pour solder un litige avec le Crédit Lyonnais. Elle va déposer un recours. Le FMI lui a apporté son soutien, tout comme Michel Sapin qui estime qu’étant présumée innocente, elle peut rester à son poste.  La commission d’instruction de la Cour de justice de la République a décidé le renvoi devant la formation de jugement de la CJR de Christine Lagarde, directrice générale du FMI, dans l’affaire de l’arbitrage Tapie. Un non-lieu avait été requis en septembre dernier pour l’ancienne ministre de l’Economie de Nicolas Sarkozy dans l’enquête sur l’arbitrage dont avait bénéficié Bernard Tapie en 2008. Les magistrats instructeurs de la CJR n’ont donc pas suivi cette recommandation. L’homme d’affaires et son épouse, leurs sociétés et leurs liquidateurs judiciaires ont été condamnés le 3 décembre à rembourser les 404 millions d’euros versés en vertu de l’arbitrage qui avait soldé leur litige avec le Crédit Lyonnais sur la revente d’Adidas. L’avocat de Christine Lagarde a immédiatement annoncé un recours contre une décision qualifiée « d’incompréhensible ». De son côté, le porte-parole du FMI a indiqué que le Fond monétaire international continuait « d’apporter sa confiance » à sa directrice générale. Michel Sapin, le ministre des Finances, a lui expliqué qu’étant présumée innocente, Christine Lagarde pouvait rester à la tête du FMI.  Christine Lagarde est poursuivie pour « négligence d’une personne dépositaire de l’autorité publique ». Le tribunal arbitral avait condamné en juillet 2008 le Consortium de réalisation (CDR), véhicule public chargé de liquider les actifs du Crédit Lyonnais, à verser à Bernard Tapie 285 millions d’euros d’indemnités, dont 45 millions à titre de préjudice moral, soit 403 millions d’euros avec les intérêts.

La nouvelle arnaque de Tapie pour ne pas rembourser

La nouvelle arnaque de Tapie pour ne pas rembourser

Grâce à la complicité du tribunal administratif tape  a trouvé une nouvelle arnaque pour ne pas rembourser les 400 millions auxquels il a été condamné. Une manipulation dont a l’habitude le champion de l’escroquerie. En faite= sous prétexte de protection de ses entreprises le tribunal administratif a accepté une mise en sauvegarde qui permet de bloquer les remboursements de tape. Cela pour une durée de six mois qui pourra être prolongés deux fois soit une durée totale de 18 mois. Or  d’ici la il est vraisemblable que Sarkozy sera à nouveau élu président de la république. Sarkozy qui a couvert l’escroquerie de Tapie  contre son appui politique. Du coup il faut s’attendre à ce que « la justice » indépendante » enterre l’affaire lorsque Sarkozy sera réélu. Une manipulation largement passée sous silence par les médias mais qui témoigne des incohérences de la justice voire de sa complicité. L’Etat n’est donc pas prêt de récupérer ses 404 millions d’euros. Condamné à rembourser cette somme perçue en 2008 pour solder son contentieux avec le Crédit Lyonnais sur la revente d’Adidas, Bernard Tapie a pris des mesures judiciaires lui permettant de se mettre à l’abri des huissiers, du moins pour quelques mois. Avant d’être condamné par la cour d’appel de Paris, l’homme d’affaires a ouvert une procédure de sauvegarde, auprès du tribunal administratif de Paris, rapporte Le Monde. Une démarche entraînant, temporairement, la suspension des poursuites individuelles. Bernard Tapie a visiblement senti le vent tourner. Anticipant la décision défavorable des magistrats de la cour d’appel, l’homme d’affaires a demandé l’ouverture d’une « procédure de sauvegarde », visant ses deux sociétés, pour lesquelles il a organisé ses activités et son patrimoine. Le 30 novembre, le tribunal de commerce de Paris a accédé à la demande de l’homme d’affaires concernant le Groupe Bernard Tapie (GBT), actionnaire majoritaire du journal « La Provence ». Puis, mercredi 2 décembre, la veille la condamnation, il a prononcé l’extension de cette procédure à la Financière et immobilière Bernard Tapie (FIBT).

Tapie dit être ruiné : vite un « Tapiethon » !

Tapie dit être ruiné : vite un « Tapiethon » !

 

« Pourquoi tant de haine, je suis ruiné financièrement et moralement » dit Tapie. Du coup on envisage sérieusement d’organiser un « Tapiethon » pour remonter finances et moral du pauvre Nanard, abattu, dépouillé surtout victime d’une injustice. Dommage si la procédure avait pu durer encore quelques mois – en plus des 20 ans qu’a déjà cette affaire, Sarkozy revenant au pouvoir la même justice aurait sans doute passé l’éponge. On espère évidemment que les Français se montreront généreux envers un pauvre homme et lui rendre honneur et fortune, aussi l’amour qu’il mérité puisque les juges qui l’ont condamné à rembourser 400 millions n’ont de motif à leur jugement que la haine dit Tapie. Encore un peu et on va apercevoir que ces juges ont peut fait allégeance à l’Etat islamique ….ou à Hollande. Cela fait 20 ans que Nanard amuse le tapis … mais cela ne fait plus rire ! Surtout pas son argumentation surréaliste.  Bernard Tapie serait soit disant     »abattu » après sa condamnation à rembourser 404 millions d’euros mais aussi « ruiné » et par conséquent incapable de payer les sommes réclamées, dans un entretien publié vendredi par Le Monde. L’homme d’affaires, son épouse, leurs sociétés et leurs liquidateurs judiciaires doivent restituer les montants perçus en vertu de l’arbitrage qui a soldé en 2008 leur litige avec le Crédit Lyonnais sur la revente d’Adidas; « Pourquoi tant de haine ? Parce que vraiment, quand on lit le jugement, on sent que je leur ai inspiré de la haine, aux magistrats », affirme-t-il dans l’interview publiée sur le site internet du quotidien, au lendemain de sa condamnation. On est dans un principe politique qui s’apparente à la Corée du Nord. Il ne faut plus que je respire… J’ai été le symbole de quelque chose, et maintenant cette chose, il faut la détruire », ajoute Bernard Tapie. L’ex-ministre de François Mitterrand déclare ne pas avoir directement touché les sommes, « astronomiques » à ses yeux, qui lui sont demandées par la justice. « Le groupe Bernard Tapie (GBT) a perçu exactement 245 millions. Moi personnellement, 45 millions, j’en ai donné la moitié à ma femme, c’était la moindre des choses, j’en ai donc gardé la moitié, et sur cette moitié, c’est-à-dire 22, j’en ai mis 20 dans le compte courant de La Provence », selon l’homme d’affaires, devenu propriétaire du quotidien régional en 2013. Aux 404 millions réclamés s’ajoutent les intérêts au taux légal depuis 2008, ainsi que le coût de la procédure d’arbitrage – estimé à plus d’un million d’euros – et les frais de justice, soit 300.000 euros supplémentaires. « Je n’ai pas touché ces 405 millions d’euros. Sinon, à la limite, il n’y aurait pas de problème ! Sans compter qu’ils me comptent les intérêts, plus le coût de l’arbitrage », juge-t-il. L’homme d’affaires ne percevra finalement qu’un euro symbolique à ce titre, pour un seul point de la procédure. « C’est à la fois humiliant et machiavélique », estime-t-il au sujet de cet euro. Non,  c’est peut-être simplement la justice… bien tardive. Et Nanard  sans complexe qui maintenant essaye d’enfoncer Sarkozy. « Mais c’est la première fois que la République elle-même, en la personne du président de la République de l’époque, interrompt en 2007 le cours ordinaire de la justice, provoque un arbitrage dont on s’apercevra ensuite qu’il est totalement bidouillé », a-t-il poursuivi. Faut le faire !!!

Affaire tapie : règlement de comptes financiers. …..et politiques

Affaire tapie : règlement de comptes financiers. …..et politiques

Pourquoi a-t-il fallu 20 ans de procédure pour mettre enfin un terme au scandale de l’affaire tapie ? Tout simplement parce que les dimensions économiques, politiques et financières étaient très impliquées. L’histoire Tapie a commencé sous la gauche. À l’époque Tapie soutenaient Mitterrand. On lui a alors ouvert largement les portes du financement bancaire en particulier du Crédit Lyonnais. Grâce à cela il a pu développer son empire. Contraint de revendre Adidas, il a alors tourné casaque en soutenant Sarkozy. En retour, ce dernier a autorisé un arbitrage bidon pour que Tapie récupère plus de 400 millions d’euros de la vente d’Adidas. Une opération frauduleuse autorisée par Sarkozy, couverte Claude Guéant, par la ministre des finances l’  »exemplaire » Christine Lagarde. Pour éviter de mettre en cause la responsabilité de Christine Lagarde dont la France a besoin à la tête du FMI, on a donc fait porter le chapeau au directeur de cabinet de Christine Lagarde à savoir Richard actuellement patron d’Orange. Toutefois la condamnation de Richard ennuie le gouvernement car cela serait susceptible de déstabiliser Orange. Bref une grosse magouille qui a débuté sous la gauche et s’est transformée en une énorme escroquerie lorsque Sarkozy était au pouvoir. Aujourd’hui on assiste à un règlement de comptes politiques et financiers de cette affaire non sans arrière-pensée. William Bourdon, qui a représenté les parties civiles dans l’affaire de l’arbitrage Crédit Lyonnais, était l’invité de France Info. Il estime la condamnation infligée à Bernard Tapie par la cour d’appel de Paris « logique ». « C’est une fraude exceptionnelle dans l’histoire de la Ve République », dit-il.  Représentant les parties civiles, c’est à dire les intérêts de l’Etat dans l’affaire de l’arbitrage Tapie-Crédit Lyonnais, Me William Bourdon s’est félicité de la condamnation de Bernard Tapie par la cour d’appel de Paris. L’homme d’affaire doit rembourser 404 millions d’euros. Et il n’a pas de mots assez durs pour qualifier les faits : « une fraude hors-norme, exceptionnelle dans l’histoire de la Ve République« . « C’est 20 ans de mensonges qui s’écroulent, martelés auprès de l’opinion publique, martelés auprès de certains juges« , un « extraordinaire numéro de charlatan, qu’il a mené avec un talent hors normes« .

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