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Santé: Pourquoi tant d’allergies ?

Pourquoi tant d’allergies ?

 

 

 

Le nombre d’allergies ne cesse de progresser de façon très significative depuis plusieurs décennies. Près d’un Français sur trois serait ainsi touché par une maladie allergique d’ordre respiratoire, selon les chiffres du ministère de la Santé. En cause une plus grande fragilité au pollen. Des pollens de plus en plus denses en raison de la détérioration de la qualité de l’air aussi en raison de nouvelles espèces végétales contre lesquels les patients n’ont pas été immunisés dans leur jeunesse. Des espèces de plus en plus nombreuses qui viennent augmenter la variété des pollens. La période des allergies s’étend aussi dans le temps en raison des dérèglements climatiques. Les allergies non traitées deviennent de plus en plus difficiles à supporter car leur guérison spontanée serait de plus en plus longue. Plusieurs facteurs, qui n’ont pas encore tous été identifiés, expliqueraient ce phénomène, parmi lesquels les modifications récentes de notre environnement et de nos conditions de vie. « Il y a quelques décennies, l’allergie aux pollens se résumait à 15 jours/trois semaines par an, ce que l’on appelait ‘le rhume des foins’ », rappelle Isabelle Bossé, co-auteur du Livre noir des allergies aux éditions de l’Archipel. « Maintenant, on voit des patients gênés dès le mois de février, et qui peuvent l’être jusqu’en octobre. Ce n’est plus une maladie banale comme autrefois. » L’allergie est souvent considérée comme une maladie touchant principalement les jeunes adultes. Ce préjugé invite à tort les plus vieux à se croire immunisés. « On peut devenir allergique à tout âge. Il y a bien sûr une tranche d’âge qui est plus touchée : l’adolescent et l’adulte jeune, mais ça peut concerner aussi les plus petits et les adultes plus âgés », explique Isabelle Bossé. « On voit des personnes de 70 ou 75 ans qui démarrent des allergies alors qu’elles n’en ont jamais faites. » En cause aussi la chimie alimentaire. 

 

Pollution de l’air : la France condamnée, tant mieux (ONG Respire)

Pollution de l’air : la France condamnée, tant mieux (ONG Respire)

 

Une tribune du président de l’association Respire

« Faute d’avoir pris les mesures nécessaires pour lutter contre la pollution atmosphérique, la France vient d’être renvoyée devant la Cour de justice de l’Union. Elle risque 11 millions d’euros d’amende et une astreinte journalière de 240.000 euros. Cette décision était attendue et il faut s’en féliciter, car la pollution de l’air tue chaque année 48.000 personnes dans le pays, soit 20 fois plus que les affaires du sang contaminé et du Médiator, ou 300 fois plus que celle de la vache folle. Elle est à l’origine du plus grand scandale sanitaire français ; pourtant, rien, ou presque, n’est fait.

Ce n’est pas seulement la faute du gouvernement actuel. Depuis vingt ans, les équipes se succèdent et se ressemblent dans leur immobilisme sur le sujet. De leur côté, les premières mises en demeure de l’Union datent de 2009. Mais alors que Nicolas Hulot  »sonne le tocsin » pour la biodiversité menacée, on attend toujours un geste similaire pour les 48.000 citoyens que la pollution assassine chaque année. À ce rythme, pourtant, un quinquennat d’inaction fait 250.000 morts : c’est l’équivalent d’une ville comme Bordeaux ou Nantes qui disparaît. Et sur ce point, le silence des ministres de la Santé est tout aussi scandaleux. Car laisser la pollution de l’air au ministère de l’Écologie, c’est comme laisser la cigarette et l’alcool au ministère de l’Agriculture sous prétexte qu’il s’agit de vignes ou de plants de tabac. À l’inverse, les experts de l’Organisation mondiale de la santé ont choisi d’en faire un de leurs principaux combats dans le monde. Cette inaction contraste également avec le volontarisme de municipalités comme Paris et Grenoble, ou avec l’éventail des initiatives déployées localement, en France ou à l’étranger. Les solutions existent ; elles sont nombreuses et variées. Manque la volonté politique globale qui pourra les mettre en œuvre et fédérer les différentes initiatives locales pour leur donner l’ampleur nécessaire. Finalement, la pollution est un problème politique. Non pas au sens d’une opposition gauche-droite mais au sens où elle mobilise les moyens de l’État et notre projet en tant que nation. Il fallait donc réagir. Espérons que la décision européenne encourage Nicolas Hulot et Emmanuel Macron à proposer enfin le grand plan national d’action contre la pollution de l’air dont la France a besoin. Si les alertes des experts et des militants n’y ont pas suffi, la menace d’une condamnation pourrait y contribuer. Espérons également que la décision européenne incite le gouvernement à changer de paradigme en matière d’écologie. Car son inaction sur le sujet de la pollution de l’air signe une vision périmée, qui s’investit avec raison sur la biodiversité et le changement climatique, mais qui néglige les questions de santé environnementale qui émergent actuellement. Pollution de l’air, perturbateurs endocriniens, pesticides : telles sont les grandes préoccupations d’aujourd’hui. Et on attend toujours des mesures décisives. Plus profondément encore, cette situation signe une écologie qui a perdu contact avec les citoyens et qui leur demande des sacrifices au lieu de les protéger. Or, il ne faut pas tant lutter contre la pollution de l’air que pour la santé des citoyens ; il ne faut pas tant sauver le thon rouge que les pêcheurs et donc leur ressource ; il ne faut pas tant lutter contre l’érosion de la biodiversité que pour les intérêts bien compris des paysans et des consommateurs… Une autre écologie est possible : une écologie humaniste, qui se place résolument au service des citoyens. Ni punitive ni moralisatrice, elle doit rechercher les avantages concrets qu’elle peut apporter aux gens auxquels elle s’adresse plutôt que prétendre faire leur bien malgré eux. Alors qu’elle était un but, elle doit devenir un moyen. C’est une écologie qui vous veut du bien.

 

(*) Pour en finir avec l’écologie punitive, Grasset, 2018, 180 p., 17 €

PSG : départ de Laurent Blanc, tant mieux !

PSG : départ de  Laurent Blanc, tant mieux  !

 

 

Paradoxe sans doute Laurent Blanc a été élu meilleur entraîneur de France par ses collègues pour la saison passée. Pourtant c’est  sans ménagement que la direction du PSG vient de le licencier moyennant cependant une petite prime d’une vingtaine de millions d’euros d’indemnités. De quoi voir venir pour l’intéressé. En réalité c’était  à la fois prévisible et grandement justifié. Certes on objectera que Laurent Blanc a obtenu beaucoup de succès sur le territoire national mais il faut bien convenir qu’avec un budget de 500 millions et une équipe composée d’internationaux de niveau mondial on pouvait s’attendre à autre chose en coupe d’Europe. Sur ce plan là c’est l’échec total. Une nouvelle démonstration qu’un passé glorieux de footballeur ne fait pas forcément la qualité d’un grand entraîneur international. De toute évidence Laurent Blanc était trop limité pour gérer un tel groupe de vedettes pourries, gâtées par l’argent et vis-à-vis desquels il aurait fallu une autre exigence et une autre psychologie. Or Laurent Blanc -comme nombre d’anciens footballeurs  (pas tous, il y a de brillantes exceptions)- est trop limité intellectuellement pour comprendre que les aspects psychologiques sont déterminants pour tirer le maximum d’efficacité de stars à l’ego souvent surdimensionné et qui se comportent souvent aussi comme des ados. Le concept de entraîneur et d’ailleurs inadapté car il n’y a plus rien à apprendre sur le plan footballistique, il s’agit essentiellement de les manager pour tirer de engagement, rigueur et efficacité. De ce point de vue l’entraîneur sollicité, Unai Emery qui vient de Séville a certes fait une carrière modeste de footballeur en deuxième division espagnole mais compte tenu des moyens dont il disposait a montré une autre réussite sur le plan international. Arrivé sur la pointe des pieds au PSG en 2013, Laurent Blanc part avant la fin de son contrat, selon les informations recueillies par France Info, confirmant une information du journal l’Equipe. Son contrat a été résilié. Le Paris-Saint-Germain ne fait pour le moment aucun commentaire.  Laurent Blanc, qui avait prolongé son contrat en février dernier jusqu’en juin 2018, part avec une indemnité de l’ordre de 20 millions d’euros. L’équivalent du budget annuel d’un très bon club de Ligue 2, selon nos informations.    Même après l’élimination en ligue des Champions, difficile d’imaginer qu’il serait remercié si rapidement. Nasser El Kehlifi, le président du PSG, avait déclaré en substance, au soir de la défaite contre Manchester City, qu’on prenait rarement de bonnes décisions dans le feu de l’action. Mais le changement de ton a vraiment été visible, début juin dans le Parisien, le président du PSG affirmait que « le temps du changement était venu ».

Prix du livre politique à « Un Français de tant de souches »

Prix du livre politique à « Un Français de tant de souches »

A l’occasion de la 25ème Journée du Livre Politique, le jury réuni samedi autour de son président, le cinéaste franco-grec Konstantin Costa Gavras a décerné le Prix du Livre Politique à « Un Français de tant de souches« , d’Alain Minc (Editions Grasset).

Il devance les deux autres ouvrages que le jury avait retenus comme finalistes : « Le mauvais génie« , d’Ariane Chemin et Vanessa Schneider (Fayard) et « Piège d’identité – Réflexions (inquiètes) sur la gauche, la droite et la démocratie« , de Gilles Finchelstein (Fayard).

Economiste, essayiste, conseiller politique, Alain Minc signe cette fois un livre plus personnel que ses précédents, centré sur sa vie et sa personnalité : « Le jury a sans doute été sensible à ce que quelqu’un comme moi parle de lui-même et pas de concepts« , plaisante-t-il.

Rappelant qu’il est issu d’une famille immigrée – ses parents sont arrivés en France en 1931 – il se définit comme « un produit de l’assimilation telle qu’elle fonctionnait et que j’aimerais qu’elle fonctionne encore« . Il estime que la France souffre d’un problème « d’intégration des jeunes issus de l’immigration. Il n’y a pas de problème d’immigration. Le solde migratoire annuel est de quelques dizaines de milliers de personnes, à côté du million de réfugiés syriens que vient d’accueillir l’Allemagne« . C’est par le refus de voir Marine Le Pen faire un bon score à l’élection présidentielle 2017 qu’il justifie son soutien à Alain Juppé : « Si Nicolas Sarkozy est désigné, il battra Mme Le Pen, mais pas de la même manière puisqu’une partie de la gauche ne votera pas pour lui. Et si c’est François Hollande au 2ème tour, j’ose espérer qu’il battrait Mme Le Pen mais ce sera difficile parce qu’une partie de la droite, pour des raisons bien illégitimes, ne votera pas pour lui ».

 

Le coût du panier moyen des Français n’a pas tant augmenté ?

Le coût du panier moyen des Français n’a pas tant augmenté ?

Curieux cette étude de l’association des familles rurales qui considèrent d’abord que le panier moyen de la ménagère n’a pas augmenté en 2015 et même qu’en francs constants il nettement diminué en 10 ans. Deux observations la première c’est que la structure de ce  panier moyen à évolué  en 10 ans, le panier de référence revêt donc un caractère assez théorique. Par ailleurs souvent le conditionnement des produits a changé de sorte que lorsque les prix affichent une certaine stabilisation c’est souvent grâce à une réduction du volume des produits. Les résultats de l’étude de l’association des familles rurales montrent que les prix ont subi une hausse de 0,37%. En 2015, le panier moyen coûtait 135,59 euros contre 135,08 euros en 2014. La tendance était pourtant à la baisse depuis 2012. Mais l’évolution sur dix ans montre aussi que cette augmentation (4,55% soit 5,9 euros) est trois fois moins importante que l’inflation globale (13,7%). « On voit que les prix ont été vraiment contenus. C’est dû à la guerre des prix dans la grande distribution », explique Dominique Marmier, président de Familles Rurales, au micro de RTL.

Benzema viré de l’équipe de France, tant mieux !

Benzema viré de l’équipe de France, tant mieux !

 

en dépit des circonvolutions verbales de Noël le Graët,  Benzema est bien viré de l’équipe de France. Plus de 80 % des Français s’étaient prononcés pour cette exclusion. Une nouvelle fois Noël le Graët a adopté la posture du faux-cul pour annoncer cette sanction et  en même temps pour défendre Benzema. Une posture habituelle pour Noël le Graët qui de la même manière avait pris  la défense de Blatter  à la FIFA pour ensuite retourner sa veste. On peut regretter la tolérance coupable que manifeste la fédération française de football à l’égard du comportement de certains joueurs qui pourtant devraient être exemplaires puisqu’il représente la France. Un seul exemple,  l’incapacité des joueurs à chanter l’hymne national contrairement à leurs collègues d’autres sports, du rugby notamment. Cette attitude est intolérable. On se demande quand la fédération se décidera à donner des cours de chant et en même temps de civisme à ces jeunes joueurs certes talentueux mais complètement immatures. Certes il y a quelques brillantes exceptions mais globalement ces stars du foot ne brillent  guère par leur intelligence et leur maturité. Il faut espérer que Benzema à l’entourage douteux et au comportement sulfureux ne reviendra jamais en équipe de France. En raison de son comportement mais aussi il faut bien le dire de ces piètres résultats avec le maillot des Bleus. En effet si Benzema est performant au Real il en va tout autrement en équipe de France. Un reproche d’ailleurs être fait à d’autres joueurs. D’après France Info Karim Benzema n’est donc plus sélectionnable en équipe de France ; cela  tant que sa situation judiciaire n’aura pas évolué favorablement, a annoncé jeudi le président de la Fédération française de football (FFF), Noël Le Graët. Mis en examen dans l’enquête sur un chantage présumé aux dépens de Mathieu Valbuena, l’attaquant du Real Madrid a affirmé ne pas être coupable et dit espérer un dénouement heureux.   »Je respecte la décision et ai confiance en notre président Noël Le Graët », a-t-il réagi sur son compte Twitter. Cette affaire « est compliquée parce qu’elle n’est pas aboutie, elle est en cours d’instruction, elle n’est pas nette, elle n’est pas tout à fait claire », a dit Noël Le Graët lors d’une conférence de presse. Cependant, au vu des éléments révélés par la presse, « aujourd’hui, Benzema n’est plus sélectionnable », a-t-il ajouté. Evoquant les prochains matchs de l’équipe de France, en mars, et l’Euro 2016, en juin et juillet, le président de la FFF a ajouté : « il ne sera pas sélectionnable au mois de mars, en juin, juillet, si la situation n’évolue pas ». « Je laisse une porte d’espoir pour effectivement que ce dossier – gonflé – puisse éventuellement retrouver un équilibre normal », a poursuivi Noël Le Graët, toujours aussi faux-cul.

Gérard Larcher : le Sénat est « un bateau en panne »….tant mieux qu’il coule

Gérard Larcher : le Sénat est « un bateau en panne »….tant mieux qu’il coule

 

Le Sant est en panne, comme un vieux rafiot, tant mieux qu’il coule. Ou comme le Concordia qu’on le destine à la ferraile.Tant qu’il y aura autant de députés autant de sénateurs ce sera autant de lois inutiles (plus de 10 000 lois) qui paralysent  initiative et tue la croissance. 577 députés et 343 sénateurs pour quoi faire sinon des textes législatifs la plupart inutiles qui ne servent qu’à justifier ces élus. Chaque député, chaque sénateur n’a qu’une ambition attacher son nom à une loi pour exister. C’est el problème central du pays : la bureaucratie partout, qui étouffe et plombe la compétitivité.  Gérard Larcher, sénateur UMP des Yvelines et candidat à la primaire UMP pour la présidence du Sénat, estime donc que celui-ci est « un bateau en panne » dans une interview au Journal du Dimanche (JDD). « Depuis l’alternance au Sénat, en octobre 2011, cette assemblée est comme un bateau en panne, sans majorité cohérente », déclare Gérard Larcher au JDD.  »Elle est simplement une majorité de rencontres, qui n’a jamais été consolidée et n’a servi qu’à se distribuer les postes. Le bicamérisme s’en est trouvé affaibli et le débat parlementaire appauvri », ajoute le sénateur UMP. Pour l’ancien ministre, « le vrai patron du législatif, c’est Claude Bartolone. C’est lui qui, depuis l’Assemblée, donne le tempo. Sa parole est d’autant plus forte que le Sénat est absent ».  »Pendant ces trois années, le Sénat s’est abaissé. Je veux maintenant, avec les sénateurs, le relever », dit-il.  Gérard Larcher entend concourir pour les primaires au sein du groupe UMP pour la présidence du Sénat à l’automne prochain, auxquelles devraient aussi participer Jean-Pierre Raffarin et Philippe Marini. Celui qui a déjà présidé le Sénat de 2008 à 2011 veut, pendant la seconde moitié du quinquennat de François Hollande, « un Sénat d’opposition, un Sénat constructif qui marque les textes de son empreinte ».  »Son président doit échanger régulièrement avec le président de l’Assemblée, jouer un rôle d’interpellateur du président de la République et du Premier ministre », explique-t-il.

 

 

Valls : mesures insuffisantes tant pour relancer la croissance que pour la justice sociale

Valls : mesures insuffisantes tant pour relancer la croissance que pour la justice sociale

 

En fait Valls n’a rien annoncé de très nouveau, c’est du Hollande sur un ton de Valls. Tout est encore très flou en matière d’économies sauf la non revalorisation de prestations sociales (les allocations familiales ou les retraites par exemple).  En fait Valls est pris dans le filet de l’austérité de Hollande  et il fait comme il peut pour s’en dégager en vain.  Le résultat c’est qu’on ne parviendra à relancer de manière significative la croissance, qu’on aura affecté le pouvoir d’achat et qu’on ne parviendra même pas à tenir les objectifs de déficit. Bref, un échec total. C’est le Premier ministre qui s’est exprimé mercredi à la sortie du Conseil des ministres pour annoncer quels efforts allaient être demandés à l’ensemble des Français. Promettant des efforts « justes », « collectifs » et « équitablement répartis », il a également distillé quelques garanties sur la préservation du modèle social français.  Il a balayé d’emblée la polémique naissante sur un salaire transitoire inférieur au Smic, par exemple pour encourager l’embauche des jeunes, promettant « avec force » de ne pas « remettre en cause » le salaire minimum (1.445 euros bruts aujourd’hui).  Les 50 milliards d’économies sur la dépense publique entre 2015 et 2017 seront supportés à hauteur de 18 milliards d’euros par l’Etat, 11 milliards les collectivités locales, 10 milliards l’Assurance maladie et 11 milliards par d’autres dépenses sociales.  Mercredi soir, François Hollande a affirmé que « la feuille de route » pour réaliser ces économies était « difficile », « âpre », « rugueuse » mais « indispensable » pour redresser le pays.  Le Premier ministre a esquissé le détail des réformes que la France va présenter à Bruxelles début mai dans le cadre de son programme de stabilité, trajectoire de finances publiques que le Conseil des ministres doit valider le mercredi 23 avril, avant un vote prévu à l’Assemblée le 30 avril.  L’objectif, a rappelé M. Valls, est non seulement de permettre « la mise en œuvre du pacte de responsabilité », un allègement de 30 milliards d’euros des cotisations patronales, mais aussi de réduire le déficit public.  Dans une moindre mesure, elles visent à « redonner du pouvoir d’achat aux salariés » les moins favorisés.  Côté économies, en première ligne, les prestations sociales « ne seront pas revalorisées jusqu’en octobre 2015″, c’est-à-dire qu’elles ne seront pas augmentées, comme c’est l’usage, du montant de l’inflation (0,7% en 2013). Concrètement, les pensions de retraite, allocations logement, famille et invalidité resteront stables sur la période.   »Cette mesure ne touchera pas les minima sociaux », comme le Revenu de solidarité active (RSA) ou la minimum vieillesse, a toutefois promis M. Valls. Sur France 2, il a aussi assuré que le gel n’irait « pas au-delà de 2015″.   »La modernisation de la politique familiale engagée en 2013 sera poursuivie », a aussi dit sans plus de détails Manuel Valls, et la revalorisation exceptionnelle du RSA ou du complément familial, promise dans le plan de lutte contre la pauvreté en 2013 sera « décalée d’une année », au 1er septembre 2015.  Parallèlement, le geste fiscal promis aux ménages modestes interviendra dès le mois de juin 2014, a précisé le Premier ministre. Il représentera un effort d’environ « 500 millions d’euros », a précisé le secrétaire d’Etat aux Relations avec le Parlement, Jean-Marie Le Guen.  Manuel Valls a confirmé que l’assurance maladie participerait via un recours plus important aux médicaments génériques et à la chirurgie ambulatoire.  Mises à contribution pour une somme plus importante qu’initialement prévu, les collectivités territoriales sont invitées à faire « des réformes profondes », notamment dans leurs dépenses de fonctionnement.  L’Etat va enfin prendre sa part à l’effort avec 18 milliards d’euros d’économies annoncées.  Visés au premier chef les fonctionnaires, dont les salaires sont gelés depuis 2010, ne connaîtront pas d’augmentation. Et ce jusqu’en 2017. Manuel Valls a toutefois promis de ne pas toucher aux « règles d’avancement ».   »Je sais ce que nous devons à nos fonctionnaires si essentiels à la vie de ce pays (…) mais la situation nous oblige à leur demander de contribuer à notre effort commun », a dit le Premier ministre.  Il a d’ailleurs confirmé que « les effectifs des ministères (…) continueront de diminuer ». Mais, alors que plusieurs parlementaires craignaient que la promesse de François Hollande de créer 60.000 postes dans l’Education soit revue à la baisse, il a garanti son « maintien », de même que les créations prévues, par redéploiement, dans la police, la justice et l’administration pénitentiaire.  Les agences de l’Etat enfin, comme Météo-France ou les Agences de l’eau, verront « leurs effectifs réduits (…), à l’exception de Pôle emploi et des universités », a encore annoncé M. Valls. La prestation du Premier ministre a été accueillie de manière glaciale par une partie des députés PS, beaucoup déplorant ne pas avoir été prévenus en amont du détail de ces mesures.  Il n’a pas non plus trouvé grâce aux yeux des syndicats: la CFDT a estimé que « les plus modestes sont insuffisamment protégés », alors que pour FO, le plan va « accroître la précarité et la pauvreté ». La CGT a de son côté évoqué « un gouvernement dur avec les faibles ».

 




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