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Airbus 3.700 postes supprimés sous le prétexte de l’A380 et de l’A400M

Airbus 3.700 postes supprimés sous le prétexte de l’A380 et de l’A400M

Sous prétexte des réductions de commandes de l’A 380 et de l’A 400 M, Airbus annonce 3700 suppressions de postes. Airbus se justifie en prétextant la baisse sur  l’A380 et de l’A400M. Deux types de productions très marginales par rapport à l’énorme succès de l’A320 dont les commandes explosent.  En fait c’est une vaste opération de restructuration avec délocalisation.  Airbus a annoncé  aux syndicats lors d’un comité européen le 7 mars à Toulouse le lancement de négociations pour ce plan d’”adaptation des effectifs”, Les usines allemandes de Brême et Augsbourg, l’usine espagnole de Séville, et le site britannique de Filton sont particulièrement concernés. Deux autres sites allemands, Hambourg et Stade, pourraient être aussi touchés. “Tout impact sur les effectifs sera discuté en premier avec nos partenaires sociaux et nous nous efforçons toujours de trouver les meilleures solutions pour nos salariés”, a dit le porte-parole d’Airbus. “Et nous avons un bon bilan dans la gestion de ces questions.” Or on sait qu’  Airbus augmente actuellement les cadences de programmes comme l’A320 et le long-courrier A350, sur fond de forte croissance du trafic attendue, notamment en Asie. Airbus a précisé qu’il communiquerait ultérieurement de plus amples informations sur l’avancée des discussions avec les partenaires sociaux. « Une dizaine de sites seront impactés en Europe et ce sera majoritairement des redéploiements », a expliqué un porte-parole d’Airbus, sans préciser les sites concernés.  « Dans un premier temps, la direction va réduire le +flex+, c’est-à-dire les intérims et les sous-traitants », a expliqué le représentant de FO chez Airbus Jean-Marc Escourrou. Il a précisé que « la plus impactée sera l’Allemagne avec 1.900 postes supprimés et l’Espagne avec 850 postes supprimés »« Il va y avoir des redéploiements en France : 400 suppressions de postes sur les chaînes, 70 sur les programmes », a-t-il encore indiqué. Pour le Royaume-Uni, ce seront 450 postes qui seront supprimés sur l’usine de Filton dont l’A400M est la seule activité, a souligné Yvonnick Dreno, un autre représentant FO. « La baisse de charge sur l’A400M les impacte à 100% », a-t-il expliqué. Soit un total de 3.670.

Fraude fiscale : le Parquet national financier inadapté et dépassé

Fraude fiscale : le Parquet national financier inadapté et dépassé

Deux raisons au manque d’efficacité du parquet national financier créé en 2014 : des moyens dérisoires (une quinzaine de magistrats seulement, il en faudrait 10 fois plus) aussi la dépendance vis-à-vis de l’État. Ce parquet spécial qui doit faire face à la gestion de dossiers financiers très complexes ne peut évidemment être concurrentiel par rapport à l’armée d’avocats fiscalistes qui défendent les intérêts de ceux qui pratiquent le sport de l’optimisation fiscale. Auditionnée par la commission des finances du Sénat ce 18 mai, dans le cadre de la politique de lutte contre l’évasion et fiscale internationale -et plus particulièrement sur les suites données aux désormais fameux Panama papers-, Eliane Houlette, le procureur en chef du Parquet national financier (PNF), en a profité pour esquisser un bilan de son activité. Ce «super-parquet» à compétence nationale est chargé des délits économiques et financiers complexes tels les délits boursiers et, selon leur niveau d’importance, les délits d’atteintes à la probité (corruption, trafic d’influence, prise illégale d’intérêts, pantouflage, favoritisme, détournement de fonds publics…), et de fraude fiscale lourde (escroquerie à la TVA, montages internationaux, blanchiment…). le microcosme judiciaire (du Conseil d’Etat à la Cour de Cassation, jusqu’à la Chancellerie, divisée) était assez peu convaincu de la nécessité réelle d’un PNF, alors que le procureur national n’est pas plus statutairement indépendant que les autres procureurs (nommé par le Garde des sceaux), et que ce Parquet se retrouve en «concurrence» soit avec l’Autorité des marchés financiers (AMF) pour les délits boursiers (qui ne peuvent plus, selon le Conseil constitutionnel, être jugés séparément par chacune des deux instances), soit avec les tribunaux régionaux pour les affaires de fraude fiscale ou de corruption. Deux après, il est encore tôt, vue la lenteur de l’horloge judiciaire, pour tirer un bilan de l’action du PNF, mais Eliane Houlette a profité de son audition auprès de parlementaires pour défendre son institution et faire passer quelques messages. Ainsi, elle tient à faire savoir que son Parquet est pleinement opérationnel et même débordé. Rappelant que l’étude d’impact de 2013 préalable à la loi créant le PNF avait estimé sa capacité de traitement à environ 250 dossiers par an, avec au maximum 8 dossiers complexes par magistrat, elle souligne qu’il y a aujourd’hui en fait 353 procédures en cours (dont 155 pour fraude à l’impôt et 136 pour atteintes à la probité), traitées par ses 15 magistrats (ce qui aboutit plutôt à 23 dossiers par magistrat ).

(Challenges)

La bulle de l’endettement chinois va –t-elle éclater ?

La bulle de l’endettement chinois va –t-elle éclater ?

 

En Chine les bulles succèdent aux bulles ;  après la bulle immobilière, c’est la bulle de l’endettement des entreprises qui menacent L’endettement des entreprises chinoises augmenterait encore de 77% sur les cinq prochaines années pour atteindre 28.800 milliards de dollars.  , Moody’s et Fitch s’inquiètent de la dette galopante, publique et privée, et pointent une « hausse prévisible des créances douteuses ». Pour empêcher l’éclatement de cette bulle la banque centrale ne cesse d’injecter de nouvelles liquidités.  L’économie chinoise, d’une certaine manière, ne cesse d’accumuler les bulles. Elle a d’abord généré une bulle de crédit absolument immense, inédite dans l’histoire économique, y compris aux Etats-Unis avant les subprimes », soulignait  Pierre Sabatier, PDG de PrimeView, sur BFM Business mercredi. Au départ, les fonds de ces crédits « ont servi à investir, non pas dans les actions, mais dans tout le reste. Par exemple dans le résidentiel », continue Pierre Sabatier. « Il y a aussi eu une bulle globale entraînée par les surcapacités de production. On a construit des aéroports, des voies ferrées, des outils de production en capacité surnuméraire par rapport à ce que peut digérer le marché intérieur », poursuit le spécialiste. C’est selon lui « une bulle au sens propre du terme, puisque ces nouvelles infrastructures ont créé une inadéquation entre capacité d’offre et demande pas suffisamment solvable pour l’acheter ». Aujourd’hui, alors que « la bulle immobilière s’est dégonflée depuis quelques mois, une autre a pris le relais. L’une se substitue à l’autre », conclue-t-il. « L’économie réelle chinoise est en ralentissement depuis un moment, bien avant qu’il y ait eu cette bulle sur les actions A (les plus grandes valeurs chinoises, ndlr) », relève de son côté Didier Saint-Georges, de Carmignac Gestion. « Il y a un ralentissement que tout le monde connaît, on sait qu’il y a une transition absolument majeure, que Xi Jinping, le dirigeant chinois, organise. L’une des conséquences a été d’injecter beaucoup de liquidités dans l’économie, qui elle-même, a eu tendance à créer des bulles boursières». Il faudrait donc des reformes structurelles pour réguler les surcapacités production sinon « La croissance du PIB de la Chine ralentirait de manière plus marquée, une dette lourde entravant l’investissement des entreprises et l’évolution de la démographie se révélant de plus en plus défavorable. La dette publique augmenterait de manière bien plus nette que nous ne le pensons actuellement », écrit Moody’s mercredi. Moody’s évalue la dette publique chinoise à 40,6% du PIB fin 2015. Mais Standard & Poor’s estimait en juillet que la dette des entreprises représentait déjà 160% du PIB en 2014, deux fois le niveau de celle des Etats-Unis, contre 120% en 2013. Pis: cet endettement augmenterait encore de 77% sur les cinq prochaines années pour atteindre 28.800 milliards de dollars. L’éclatement de la bulle chinoise ne serait pas sans conséquences pour l’économie mondiale et notamment pour de nombreuses banques occidentales dont certaines créances deviendraient plus que douteuses.

« Daesh ! Daesh ! On t’… » (Au match de foot Nice-Lyon)

« Daesh ! Daesh ! On t’… » (Au match de foot Nice-Lyon)

 

Comme d’habitude les supporters de foot n’ont pas fait dans la dentelle lors du match de samedi contre Nice et Lyon pour exprimer leurs sentiments mais cette fois face au terrorisme. Une réaction qui ne s’inscrit pas dans le rituel habituel de compassion et de protestation mais qui témoigne cependant d’une colère justifiée est finalement très réconfortante surtout après les attentats qui se sont produits près du Stade de France « Daesh ! Daesh ! On t’… » Le chant est d’habitude adressé au club adverse, mais il a été revisité par les supporters de Nice vendredi soir à l’Allianz Riviera lors de la réception de Lyon en Ligue 1. Un hommage a été rendu avant le match avec une minute de silence en mémoire des 130 personnes qui ont perdu la vie lors des attentats à Paris et Saint-Denis le 13 novembre dernier. Après cet hommage le virage des ultras a lancé ce chant basique connu de tous les supporters de football, et a été repris avec virulence par de nombreux spectateurs durant moins d’une minute. Durant la rencontre une Marseillaise a également été improvisée, suivie également de ce chant adressé à l’État islamique qui a revendiqué les attaques. Certains fans arboraient également un t-shirt « Fck Isis » (On emm.. Daesh).

Supprimer les communes et les départements (PDG de Veolia.)

Supprimer les communes et les départements (PDG de Veolia.)

 

Voila ce que propose le PDG de Véolia pour retrouver le chemin de la compétitivité. Il est clair que le nombre d’échelons administratifs et politiques va de pair avec la dérive des dépenses notamment sociales. Dérive qu’il  faut financer avec des hausses de fiscalité qui tuent  la compétitivité et l’emploi. Un élu, c’est un bureau, une super structure, un budget. Autant d’élus… autant de dépenses. Surtout au plan des départements qui ont embauché des armées de fonctionnaires qui fabriquent littéralement des cas sociaux.  Le patron de Véolia propose évidemment une réforme qui ne verra jamais le jour compte tenu de la pression du lobby des élus.

Quelles sont les priorités pour la France d’après-2017?

Le président de Véolia : « D’abord, retrouver le chemin de la création de richesse dans le pays, en assurant la promotion des entreprises responsables et en privilégiant le moyen et le long terme. Ensuite, rassembler en obtenant un large consensus autour d’une vision moderne de l’identité et de la citoyenneté françaises. Enfin, rationaliser ce qui est aujourd’hui non pas un millefeuille mais un mikado – c’est-à-dire notre organisation publique, en supprimant l’échelon départemental et en fusionnant les communes en intercommunalités. »

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FIFA-Foot business : Une urgence dissoudre la Fifa et les autres organisations sportives internationales

 

Curieusement peu de responsables politiques français ou  étrangers ne réclament la dissolution pure et simple de la FIFA. La FIFA objet d’un énorme scandale financier,  qui brasse des millions, autorise toutes les corruptions et justifie l’opacité de sa gestion par son statut d’association (équivalent du statut d’association de la loi 1901 en France.). Après les scandales financiers déjà révélés on vient d’apprendre que Michel Platini l’un des favoris pour succéder à Blatter a touché près de 2 millions d’euros pour des prestations effectuées de 99 à 2002 mais payéeés…. en 2011 seulement ! Soit neuf ans après. Il faut sans doute s’interroger sur la nature de la FIFA véritable machine à fric  dont bénéficient  ses dirigeants mais qui autorise aussi toute les dérives financières dans les clubs. Cette interrogation sur la nature de la FIFA concerne en faite la plupart des organisations internationales sportives. À commencer par le comité olympique (CIO), lieu de toutes les magouilles pour la localisation des jeux,  lui aussi disposant d’un statut d’association comme d’ailleurs la plupart des fédérations internationales des différentes  disciplines sportives. La plupart ont en effet un statut aussi sulfureux que celui de la FIFA ou du CIO avec en plus presque toujours un siège en Suisse quelquefois à Monaco pour des raisons de laxisme fiscal et d’absence de contrôle. Du coup c’est toute l’organisation sportive qui est en cause car elle est soumise à toutes les pressions à toutes les corruptions (voir encore l’implication du président de l’union internationale cycliste dans le scandale de dopage d’Armstrong). Le sport a grand besoin d’assainir son organisation et pour cela de se doter de base juridique officielle, contrôlable et démocratique. L’affaire de la FIFA qui implique désormais le favori à la succession de la terre démontre s’il en était besoin l’ampleur des dérives. Le MPC reproche notamment à M. Blatter « un paiement déloyal de 2 millions de francs suisses » (1,8 million d’euros) en faveur de M. Platini, « au préjudice de la FIFA, prétendument pour des travaux effectués entre janvier 1999 et juin 2002 ». A l’époque, Michel Platini officiait comme « conseiller football » de M. Blatter avant de siéger, dès juin 2002, au comité exécutif de la FIFA et d’en devenir le vice-président. Selon le MPC, ce paiement a été effectué en février 2011. « On a affaire à une accusation d’emploifictif avec un versement effectué neuf ans après les faits », explique au Monde un fin connaisseur des arcanes de la FIFA. Ce versement a été effectué un mois avant que M. Platini ne soit réélu pour un second mandat à la tête de l’UEFA, et quatre mois avant que son homologue de la FIFA ne soit reconduit pour la troisième fois à la tête de l’instance mondiale, avec le soutien discret de la Confédération européenne. Lesmédias anglais n’ont pas tardé à exhumer les vieux dossiers, rappelant la consigne de Michel Platini appelant les cinquante-trois membres de l’UEFA à voter en bloc pour M. Blatter. A l’époque, le Suisse avait promis à l’ex-joueur qu’il s’agirait de son dernier mandat. Un accord qu’il n’a pas respecté quatre ans plus tard.  « En ce qui concerne le paiement qui a été effectué en ma faveur, je désire clarifier que ce montant m’a été versé pour le travail que j’ai accompli de manière contractuelle pour la FIFA, s’est justifié Michel Platini dans un communiqué. Je suis satisfait d’avoir pu éclaircir ce point envers les autorités. » « Ce paiement est étrange, s’interroge un ancien pilier de la FIFA. Platini va devoir trouver une bonne explication. » Par le biais de son entourage, M. Platini a fait savoir qu’il n’aurait pensé à réclamer son dû à la Fédération internationale que neuf ans après ses « travaux ». Résidant à Paris lorsqu’il officiait comme « conseiller technique » de M. Blatter, il aurait par ailleurs payé des impôts sur la somme incriminée.

Sarkozy « crétin, suffisant et « jaloux » Berlusconi

Sarkozy « crétin, suffisant et  jaloux » Berlusconi

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My Way, c’est le titre la nouvelle biographie de Silvio Berlusconi. Et comme d’habitude il livre ses théories d’intrigues internationales. Il fait aussi une charge acerbe contre Nicolas Sarkozy et relate quelques-uns de ses gestes déplacés.  Il y a eu un sourire narquois, aussi qualifié de « petite grimace suffisante », échangé entre l’ancien président et la chancelière allemande Angela Merkel, après une question sur le sérieux des réformes en Italie. Il y a aussi eu une poignée de main repoussée lors d’un sommet de la zone euro en octobre 2011, alors que Berlusconi était poussé vers la sortie par sa majorité. Des gestes qui ont profondément heurté l’ancien président du Conseil. « Quel crétin! Quelle arrogance! Personne ne s’est jamais comporté comme ça avec moi » enrage Silvio Berlusconi C’est donc un portrait très peu flatteur pour Nicolas Sarkozy. Celui d’un « politicien bouillonnant doté d’un ego surdimensionné », « personnage napoléonien à l’esprit vif et au tempérament emporté ». Le Cavaliere évoque aussi « la jalousie » et « l’obsession pour l’argent » de l’ancien président de la République française. Silvio Berlusconi raconte qu’après son mariage avec Carla Bruni, héritière d’une richissime famille italienne, Nicolas Sarkozy lui a dit en riant : « Tu vois Silvio ! Maintenant, je suis riche. Comme toi ! » 

 

Sarkozy: position pas claire sur les 35 heures

Sarkozy: position pas claire sur les 35 heures

 

Finalement le portrait que dresse Fillon de Sarkozy n’est pas totalement faux. La clarté et la détermination cache souvent chez lui une valse hésitation permanente. Ainsi il vient de se prononcer sur la suppression des 35 heures mais avec une formule tellement ambiguë qu’on ne sait plus s’il s’agit vraiment d’une suppression ou du rétablissement des heures supplémentaires défiscalisées. Il a par contre raison quand il considère que la suppression de la défiscalisation a amputé le pouvoir d’achat de nombre de salariés qui sont loin d’être les plus favorisés. On ne comprend pas tellement la proposition de Sarkozy quand il affirme qu’il faudra certainement réduire le nombre de RTT pour les cadres. Pourquoi encore des RTT si on supprime les 35 heures ? Le principal reproche qui lui sera fait concernera  son action passé comme président de la république. Pourquoi propose-t-il aujourd’hui des orientations qu’il n’a pas  été capables de mettre en œuvre hier ? Dans un entretien à paraître dans les colonnes du Parisien-Aujourd’hui en France, Nicolas Sarkozy a évoqué tous les sujets face aux lecteurs du quotidien. La Syrie, les affaires qui le poursuivent, la Présidentielle ou encore le Front national, l’ancien chef de l’État a répondu aux questions de chacun. Nicolas Sarkozy a notamment évoqué le sujet des 35 heures, et principalement leur éventuelle suppression. « Quant à supprimer les 35 heures, oui il faut le faire« , a affirmé le président du parti Les Républicains.   En ce sens, Nicolas Sarkozy fera « dans les semaines qui viennent des propositions sur ce sujet ». Il a notamment attaqué François Hollande concernant la suppression des heures supplémentaires défiscalisées, qui « permettaient de s’exonérer des 35 heures. Donc de travailler plus et de gagner plus ». Pour appuyer sa démarche, Nicolas Sarkozy met en avant le fait que la France n’avait « jamais encaissé autant de TVA ». Ainsi, les rentrées d’argent obtenues via les heures supplémentaires n’étaient pas épargnées selon l’ancien président de la République, mais plutôt dépensées.  Par ailleurs, le leader de l’opposition annonce vouloir se pencher sur « les RTT des cadres qu’il faudra certainement réduire« . « La question de l’allongement du temps de travail sera clairement posée de deux façons », indique Nicolas Sarkozy. « Il faudra ouvrir une nouvelle négociation sur les retraites et revoir la loi sur les 35 heures obligatoires, car sans les heures supplémentaires qui créent de la souplesse, elle nous met en situation de chute de compétitivité dramatique« , détaille-t-il.

Sarko a-t-il touché 50 millions de Kadhafi ?

Sarko a-t-il touché 50 millions de Kadhafi ?

 

Le mise en examen de Guéant est en quelque sorte un épiphénomène dans l’affaire du financement de la campagne de Sarko par Kadhafi . La vraie question est de savoir si effectivement la campagne de Sarkozy a été financé par Kadhafi. Sarkozy a toujours nié mais le ballet de valises de billets (ou de transfert d(argent saugrenu) nourrit légitimement les doutes de la justice. Après avoir passé deux jours en garde à vue, Claude Guéant a été mis en examen, samedi 7 mars, pour « faux », « blanchiment de fraude fiscale » et « fraude fiscale ». En cause, la vente de tableaux flamands pour la somme de 500.000 euros. L’ancien ministre de l’Intérieur a reçu cette somme sur son compte, depuis la Malaisie. Cette procédure intervient dans le cadre de l’enquête ouverte après des accusations de financement par le Libye de Mouammar Kadhafi de la campagne présidentielle 2007 de Nicolas Sarkozy.  En juillet 2011, l’affaire éclate avec le témoignage de l’homme d’affaires franco-libanais Ziad Takieddine. Ce proche de Brice Hortefeux et de Jean-François Copé est arrêté au Bourget le 5 mars 2011, avec 1,5 million d’euros en espèce dans une valise. Plus tard, Mediapart publie un  »document évoquant le rôle joué par Claude Guéant », rappelle Le Monde. À cette époque directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy, il se rend plusieurs fois en Libye entre 2005 et 2007, afin d’y être reçu par de hauts dignitaires du régime de Mouammar Kadhafi. Divers documents dont des courriers rédigés par Nicolas Sarkozy et Claude Guéant évoquent la vente de prestations de services de « guerre électronique » d’une société française, basée à Tripoli. Le rôle de Ziad Takieddine se précise petit à petit. Il apparaît que ce dernier aurait joué l’intermédiaire entre le régime libyen, Nicolas Sarkozy et même des grandes entreprises françaises comme Total. En mars 2012, Mediapart affirme que Mouammar Kadhafi aurait financé la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy. Ce nouveau document « corrobore les déclarations de Saïf-al-Islam Kadhafi, le fils du dictateur. Émanant de Moussa Koussa, un ancien chef des renseignements extérieurs libyens, il évoque un « accord de principe pour appuyer la campagne électorale du candidat M. Sarkozy, pour un montant d’une valeur de 50 millions d’euros », explique Le Monde. Ce montant est supérieur au plafond des dépenses de campagne, qui est de 18,5 millions d’euros. En mai 2012, l’avocat de l’ancien premier ministre libyen, Baghadadi Ali Al-Mahmoudi, affirme que la Libye a bien financé la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007.  »Nous l’avons subventionné d’un montant important, à peu près 50 millions d’euros, ou quelque chose qui s’en rapproche », explique-t-il. Nicolas Sarkozy n’a pas été mis en cause directement dans cette affaire. Cependant, une information judiciaire contre X a été ouverte par le parquet de Paris en avril 2013. De son côté, Claude Guéant doit fournir les preuves d’achat et de vente de ces toiles. Les juges financiers parisiens ont lancé une commission rogatoire internationale en Malaisie mais n’ont pas eu de réponse. Et l’avocat qui, à en croire Claude Guéant, aurait acquis les tableaux, semble aussi insaisissable que les œuvres.

 

Affaire Fillon-Sarkozy: pourquoi Jouyet a-t-il parlé ?

Affaire Fillon-Sarkozy: pourquoi Jouyet a-t-il parlé ?

Le plus surprenant dans cette affaire ce n’est pas que Fillon ait souhaité que Sarkozy soit plus vite plombé par ses affaires judicaires mais que Jouyet le secrétaire de l’Elysée ait cru bon de rapporter ces propos à des journalistes ; car finalemenet pour l’instant cette affaire ne peut que renforcer la posture de Sarkozy qui se considère comme une  « victime expiatoire de la justice ». Il se pourrait que le coup de révélations de l’Elysées soit à plusieurs bandes. D’abord on discrédite certains opposants à Sarkozy, ce qui profite à l’intéressé. On laisse monter Sarkozy comme indiscutable représentant de l’opposition pour 2017 et le plus tard possible on le discrédite par une ou plusieurs condamnations judiciaires pour l’abattre mais aussi pour complètement déstabiliser l’opposition à quelques mois de l’ échéance présidentielle. Un sorte de plan machiavélique qui n’est pas à exclure car on peut difficilement comprendre la lenteur des procédures à l’encontre de Sarkozy autrement ; onze  affaires dans lesquelles il est impliqué et qui n’avance qu’à pas d’escargot (sauf une avec un non lieu).. François Fillon a-t-il sollicité l’Elysée pour accélérer les procédures judiciaires visant Nicolas Sarkozy? Les révélations du Monde ont pris un nouvel écho ce samedi, après l’annonce d’une plainte en justice du camp Fillon. Les deux journalistes ont eux maintenu leur version et affirmé détenir un enregistrement audio.  Dans leur livre Sarko s’est tuer (Stock), Gérard Davet et Fabrice Lhomme affirment que le 24 juin dernier, dans un restaurant proche de l’Elysée, François Fillon aurait demandé à Jean-Pierre Jouyet, secrétaire général de l’Élysée, d’accélérer les procédures contre Nicolas Sarkozy, notamment celle concernant le dépassement du plafond des dépenses de campagne en 2012. «Tapez vite, tapez vite! Jean-Pierre, tu as bien conscience que si vous ne tapez pas vite, vous allez le laisser revenir. Alors agissez!», aurait lancé l’ex Premier ministre. L’information aurait d’ailleurs été confirmée par Jean-Pierre Jouyet le 20 septembre lors d’un entretien enregistré par les deux journalistes. Gérard Davet et Fabrice Lhomme soulignent avoir tout enregistré «afin de restituer le plus fidèlement possible les propos échangés lors du repas du 24 juin 2014», tels que les aurait rapportés quatre mois plus tard Jean-Pierre Jouyet. François Fillon et Jean-Pierre Jouyet ont démenti avoir tenu ces propos, tout comme Antoine Gosset-Grainville, l’ancien directeur adjoint de cabinet de Fillon, également présent à ce déjeuner. Mercredi, l’ancien Premier ministre avait  jugé «méprisable» le procédé «qui consiste à me prêter la volonté de m’appuyer sur les plus hautes autorités de l’État pour faire pression sur l’autorité judiciaire». «Je ne peux pas croire que le secrétaire général de l’Élysée ait pu tenir aux journalistes du Monde les propos qui lui sont prêtés, déclare encore François Fillon dans le Journal du Dimanche. Je ne peux pas ne pas voir dans ces attaques invraisemblables une forme de déstabilisation et de complot.» «Nous avons parlé d’autre chose […] il ne m’a, bien entendu, pas demandé une quelconque intervention, démarche par ailleurs inimaginable», a expliqué de son côté le secrétaire général de l’Elysée. Ce samedi, l’entourage de François Fillon annonce que l’ancien Premier ministre allait déposer une plainte «contre les deux journalistes, Gérard Davet et Fabrice Lhomme, et contre Le Monde pour diffamation». L’affaire pourrait nuire politiquement à François Fillon, alors que celui-ci s’est déclaré candidat à la primaire de l’UMP en vue de la présidentielle de 2017. Ses proches ont déjà dégainé, à l’image du député Jérôme Chartier, qui a dénoncé «une polémique infâme». «C’est du pain béni pour Nicolas Sarkozy», aurait réagi un proche de François Hollande, interrogé par l’AFP. Ces révélations relancent les rumeurs sur l’existence d’un «cabinet noir» à l’Élysée, propagées l’année passée via l’hebdomadaire Valeurs actuelles par un ex-chef du service des télécommunications et de l’informatique de la présidence. Ce dernier mettait en cause de supposées recherches illégales dans les archives électroniques protégées de l’ex-président Sarkozy. Les révélations ne devraient toutefois pas éclabousser le chef de l’Etat, qui n’aurait pas voulu s’immiscer dans les affaires judiciaires, selon l’article du Monde.

 

Burkina Faso: démission de Compaoré et maintenant l’armée ?

Burkina Faso: démission de Compaoré et maintenant l’armée ?

Le président Compaoré, bousculé à la fois par la  rue et par l’armée a été contraint d’annoncer sa démission.  Après sa démission, le chef d’état-major, Honoré Traoré,  a déclaré qu’il prenait la tête de l’Etat. Le commandant adjoint du Régiment de sécurité présidentielle, Issac Zida a annoncé la suspension de la Constitution.  La question qui se pose est de savoir si ce sera maintenant une transition démocratique ou une nouvelle fois une prise de pouvoir par l’armée ; sans compter les contradictions internes à l’armé dont certains éléments ne reconnaissent pas la légitimité d’Isaac Traoré. Quelle transition, quelle durée, avec qui ? Des élections quand ? Autant de questions en suspens. L’armée pourrait être tentée de reprendre en main le pays comme c’est la tradition dans ce pays où Compaoré s’était emparé du pouvoir pendant 27 ans et envisageait de le conserver encore pendant 15 ans. Pas sûr que la société civile accepte une telle solution tellement elle est frustrée depuis longtemps à la fois de démocratie mais tout autant de progrès social. Il y a en effet peu de chances pour la jeunesse de s’épanouir socialement et économiquement au Burkina et la solution la plus courante consiste à quitter le pays pour rejoindre en particulier la Côte d’Ivoire où résident environ 3 millions de Burkinabés (pour une population totale de 17 millions). . La jeunesse a certes soif de démocratie mais tout autant de développement économique. Un développement dont les fruits sont comme souvent en Afrique accaparés  par une oligarchie qui tourne autour de présidence  de la république et d’autres institutions. Contrairement à l’idée reçue le Burkina n’est pas un pays aussi pauvre qu’on le dit ; l’agriculture (de l’ordre de 40% du PIB) est une ressource importante qui occupe 80% de la population. Le Burkina Faso est le premier exportateur africain de coton (dont les prix malheureusement chutent), mais aussi de haricots verts. Certes la question du développement est centrale mais auusi la redistribution des richesses. Or sans démocratie il sera difficile sinon impossible de remettre  en cause l’actuelle distribution de la richesse nationale.

« En France, on est passé de la monarchie à l’oligarchie » (T Zeldin)

« En France, on est passé de la monarchie à l’oligarchie »  (T  Zeldin)

Theodore Zeldin a publié il y a une semaine Les plaisirs cachés de la vie. Ce philosophe, auteur des Français (1983) considéré comme un ouvrage de référence, évoque au JDD.fr son amour pour la France, tout en critiquant le système « monarchique » français.

Concevez-vous Les plaisirs cachés de la vie comme la somme de vos savoirs?
J’ai essayé de rassembler le résultat de l’expérience humaine à travers l’histoire du monde. J’ai voulu imaginer une alternative à Montaigne qui a défini un art de vivre dans une période de chaos en se référençant au stoïcisme du monde ancien. Pour lui, il valait mieux mettre en pratique les leçons du passé (de l’Antiquité en l’occurrence, Ndlr) plutôt que d’inventer un nouveau modèle. Au contraire, il ne faut pas s’éviter de penser. A travers mon livre, je ne vous livre pas une recette du bonheur ou du futur. Je vous poser des questions qui, je l’espère, vont vous inciter à penser.

Internet n’est-il pas au contraire un nouvel espace de liberté?
Tout bienfait contient des effets pervers. Internet développe et diffuse autant de vérités que de mensonges. Il n’y a pas de liberté de connexion du moment que le patron d’une entreprise peut savoir ce que consulte son employé. Le contrôle est plus sévère dans le cadre du travail. Il y a toujours des failles dans le progrès. L’automobile a par exemple été une révolution industrielle qui symbolisait la liberté. Mais on ne peut pas conduire hors de routes embouteillées et contrôlées par l’Etat.

La démocratie ne permet-elle pas la liberté?
La démocratie, c’est le droit d’élire un tyran pour quatre ou cinq ans. En France, on est passé de la monarchie à l’oligarchie. La réalité, c’est que l’homme n’a trouvé aucun système politique dans lequel sa liberté serait assurée. Le problème, c’est qu’une partie de l’humanité est devenue imbécile. Pour m’expliquer, je reprendrais la définition de l’imbécilité faite par Einstein : « Un imbécile, est quelqu’un qui répète chaque jour les mêmes choses en attendant des résultats différents. » A chaque élection, un nouveau parti vient au pouvoir, mais le système reste le même. Rien ne peut donc changer.

La France a pourtant connu maintes révolutions, ces deux derniers siècles, qui ont permis à sa démocratie d’évoluer…
Depuis 1789, les Français ont tenté des coups de force, mais, à chaque fois, la révolution n’a pas été synonyme d’évolution. Ça n’a pas marché. D’ailleurs, la monarchie absolue a été chassée pour aboutir sur un empire, celui de Napoléon Ier. L’empire de Napoléon III a été remplacé par une République dans laquelle le président est comparable à un roi.

La République est selon vous une monarchie?
On m’a nommé à la tête de certaines commissions ou conseils en France. J’ai alors découvert que tout président, tout haut responsable est un dictateur au sein de sa structure. En Angleterre, si vous êtes Prime minister ou chairman (PDG, Ndlr), vous devez demander l’avis de la Reine, de vos ministres ou de vos actionnaires. Le président français a, lui, un pouvoir démesuré.

Comprenez-vous son impopularité actuelle?
François Hollande me donne l’impression de n’être jamais à Paris. Il est devenu maréchal de France à force d’avoir ce côté va-t’en-guerre. Ceci dit, il semble se trouver dans une situation qu’il est incapable de résoudre. Il essaye d’appliquer le système et, avec Manuel Valls, ils suivent avec quinze ans de retard Tony Blair. Mais je ne crois pas qu’un chef d’Etat puisse trouver seul la solution. Le changement doit venir de la base.

Faut-il, à l’image des Ukrainiens de la place Maidan ou du mouvement des Indignés, descendre dans la rue et faire pression sur le pouvoir politique?
L’idée d’indignation n’est qu’un commencement. S’indigner sans réfléchir ne mène nulle part. Descendre dans la rue empêche une loi, mais cela ne change pas le système. J’ai été membre de la Commission Attali (mise en place par Nicolas Sarkozy en 2007 pour « repenser » le système économique et « libérer la croissance » française, Ndlr). J’y ai insisté sur le fait que les 300 lois proposées par cette commission n’auraient jamais changé complétement le système. Les mentalités ne changent pas par la loi. Chacun évolue selon ses rencontres avec d’autres individus. Et c’est la découverte de l’autre qui permet de faire bouger les choses. Encore une fois, le changement ne vient pas d’en haut.

Comprenez-vous que la majorité des Britanniques souhaitent quitter l’Union européenne?
Les Britanniques en ont marre de l’Europe, c’est évident. Les institutions européennes produisent un million de documents juridiques chaque année, et les Anglais croient qu’il faut tous les appliquer. Cette bureaucratie est extraordinaire et absurde à la fois. Nous devrions faire comme les Italiens et négliger tous ces règlements. Nous serions plus heureux!

Le référendum sur l’indépendance de l’Ecosse était-il légitime à vos yeux?
J’étais très partagé car, d’une part, le Royaume-Uni a toujours réussi grâce à son unité. Et d’autre part, les Ecossais auraient au moins eu le mérite d’inventer quelque chose. L’exemple scandinave, quand le Royaume de Suède s’est séparé en trois puis en quatre nations différentes (Norvège, Suède, Finlande, Danemark), montre que cela marche d’ailleurs. Ce qui m’inquiète toutefois, c’est la montée du nationalisme local qui a fait surface avec la campagne sur l’indépendance.

 

Logement : «Construire plus et moins cher » (Chanut)

Logement :  «Construire plus et moins cher » (Chanut)

Dans une intreview au Figaro jacques Chanut livre ses propositions pour relancer le logement, il aborde auusi le prix mais ne va sans doute pas assez loin. Il est clair pourtant qu’il s’agit de la question centrale car eu égard  la situation économique et sociale la cible des acheteurs solvable est de pus en plus réduite. Il faudrait diminuer les prix d’au mois 30% pour resolvabiliser la demande.

Club Immo : Avec des mises en chantiers de logements toujours dans le rouge, quand peut-on espérer une véritable reprise ?

Jacques Chanut : Cette reprise nous l’attendons de pied ferme  depuis des années et les entreprises veulent vraiment voir le bout du tunnel. L’espoir  est revenu avec un certain nombre d’annonces gouvernementales ces dernières semaines. En attendant, l’activité est en baisse depuis 2008.  En 2014, les chiffres vont être plus mauvais que prévu. Nous étions partis sur une baisse d’activité de 0, 4 %,  malheureusement nous devrions atteindre – 1, 5 %.  Ce résultat succède à une année 2013 déjà négative avec – 3, 5 %.

 

Les mesures de Manuel Valls pour tenter de relancer le logement vont-elles dans le bon sens ?

Cela va dans le bon sens et la plupart de nos demandes ont d’ailleurs été entendues.  Ce plan de relance du logement neuf est équilibré sur les secteurs clés : le logement social est maintenu avec une confirmation d’aides, l’investissement locatif qui était bloqué depuis la loi Duflot, à moins de 30 000 logements, devrait rebondir avec le nouveau dispositif Pinel, s’il est voté en tant que tel. Enfin,  les conditions plus attractives du prêt à taux zéro pour les primo-accédants devraient dynamiser les ventes et donc la production de logements. Les trois piliers essentiel du logement neuf sont aujourd’hui soutenus.  Ce plan de relance sera-t-il suffisant ? Nous ne verrons les effets de ces annonces que l’année prochaine, peut-être un peu en fin d’année sur l’investissement locatif.

Quelles sont les autres priorités ?

Le marché de la rénovation représente 50 % de l’activité de nos entrepreneurs et de nos artisans.  Les annonces de Ségolène Royale vont aussi dans le bon sens, reste à les faire voter.  Sur les pistes d’amélioration, il faut voir réellement comment demain construire moins cher par rapport à d’autres pays européens. Construire moins cher cela ne  veut pas dire construire moins bien, ni de façon « low-cost » avec des travailleurs détachés, en situation irrégulière, cela veut dire simplifier les normes, les rendre accessibles à tous.

Quelles sont les grandes tendances, les innovations dans le domaine de la construction ?

Des pistes de progrès peuvent être réalisées en termes de gestion du logement. Nous croyons beaucoup à la maquette numérique. Regrouper sur un même système informatique tous les plans, toutes les réservations, les annotations, là on ne peut que gagner du temps, et donc faire des économies sur la construction en évitant des erreurs.  Il faut regarder les systèmes de production sur nos chantiers là où des gains de productivité peuvent être réalisés, tout en gardant l’esprit architectural français pour répondre à l’attente de nos concitoyens. L’époque des barres répétitives est révolue. Le choix des matériaux peut être optimisé et en simplifiant les normes, nous serons sur une tendance lourde d’économies  du coût de la construction.  Celui-ci ne représente que 50 % du coût du logement. Si l’on veut faire baisser le coût du logement, il faut aussi prendre en compte tout ce qui est autour : des frais annexes au financier en passant par le juridique, notamment.

 

Chômage : 150 000 en plus en 2014 et 100 000 en 2015

Chômage : 150 000en plus en 2014 et 100 000 en 2015

Des prévisions en apparence pessimistes pour l’emploi en 2014 et 2015 de la part de l’Unedic. Il y a seulement quelques mois l’Unedic prévoyait 160 000  chômeurs en plus pour les deux années cumulées 2014 et 2015 or il y en aura 250 000 ; de quoi être prudent vis-à-vis de telles projection qui ont aussi contribué à gonfler une dette qui atteindrait environ 25 milliards en 2015.    L’ organisme qui gère l’assurance chômage, a prévu lundi 29 septembre une poursuite de la hausse du chômage, avec 44.000 demandeurs d’emploi sans activité supplémentaires d’ici à la fin de l’année et 96.000 en 2015.  Quelque 106.000 demandeurs d’emploi sans activité ont déjà été comptabilisés depuis le début de l’année. A fin août, Pôle emploi recensait 3,413 millions de chômeurs sans activité.  Ces prévisions sont plus pessimistes que celles publiées en mai: l’Unédic prévoyait alors 103.200 inscrits supplémentaires pour 2014 et 60.000 pour 2015. Les nouvelles projections correspondent tout de même à un léger ralentissement de la hausse du chômage par rapport à 2013, année où près de 175.000 nouveaux chômeurs avaient été recensés par Pôle emploi.  Malgré la hausse attendue, le déficit du régime d’assurance chômage devrait se stabiliser à 3,8 milliards d’euros en 2014, comme en 2013, avant de baisser à 3,5 milliards en 2015, grâce aux nouvelles règles d’indemnisation qui sont entrées en vigueur le 1er juillet.  Par conséquent, la dette du régime devrait atteindre 21,4 milliards d’euros à la fin de l’année et 24,9 milliards fin 2015. Quasiment semblables à celles de mai (3,7 milliards de déficit en 2014, 3,6 milliards en 2015), ces nouvelles prévisions financières restent nettement meilleures que les projections initiales publiées en janvier: 4,3 milliards de déficit et 22,1 milliards de dette attendus fin 2014. « Sans les effets de la convention de mai 2014, le déficit aurait été supérieur de 300 millions d’euros en 2014 et de 830 millions d’euros en 2015″, assure l’Unédic dans un communiqué.  Entrées en vigueur au 1er juillet, les nouvelles règles d’indemnisation, approuvées par trois syndicats (CFDT, FO et CFTC) et le patronat, durcissent le régime de certains allocataires, notamment les cadres touchant une importante indemnité de départ et les intermittents du spectacle. Toutefois, face à la contestation des intermittents, l’Etat a décidé de compenser leur manque à gagner dû au nouveau calcul de leur « différé », période pendant laquelle ils doivent attendre avant d’être indemnisés. La nouvelle convention comporte également des mesures plus favorables aux chômeurs, comme les « droits rechargeables ».  Applicables dès mercredi, ils permettront aux allocataires d’accumuler des droits à indemnisation chaque fois qu’ils retravailleront, sans perdre ceux déjà acquis. Avant, ils perdaient une partie de ces droits. Selon l’Unédic, 93.000 demandeurs d’emploi de plus devraient être indemnisés en 2014, « dont 82.000 du fait des nouvelles mesures ». En 2015, le chômage indemnisé devrait augmenter de 74.000 personnes.

La BCE va-t-elle-enfin agir ?

La BCE va-t-elle-enfin agir ?

Croissance atone, prix en baisse justifieraient une action forte de la BCE qui hésite depuis plusieurs mois. Mais il faut davantage s’attendre à des mesures cosmétiques. L’annonce mardi d’une baisse inattendue de l’inflation en mai à 0,5% avait déjà renforcé la probabilité de voir la banque centrale annoncer des mesures jeudi. Plusieurs sources avaient fait savoir le mois dernier à Reuters que la BCE préparait un ensemble de mesures susceptibles d’être annoncées à l’issue de sa réunion de juin, incluant la possibilité d’une baisse de ses trois taux directeurs et celle de mesures ciblées visant à favoriser le crédit aux petites et moyennes entreprises. Le président de la BCE, Mario Draghi, a déclaré pour sa part la semaine dernière que l’institution monétaire était « particulièrement attentive » à tout risque de déflation et prête à intervenir en employant des moyens conventionnels ou ciblés, un programme d’ampleur d’achat d’actifs restant possible. La croissance des Dix-Huit a encore une fois été tirée par l’Allemagne et les chiffres suggèrent un PIB en progression de 0,4% à 0,5% en zone euro pour le trimestre en cours, malgré une contraction en France des indices PMI après tout juste deux mois de reprise. Pour l’ensemble de la zone euro, l’accélération de la croissance dans le secteur des services a été contrebalancée par un ralentissement dans le secteur manufacturier. L’indice PMI composite – un bon indicateur d’activité – a reculé à 53,5 contre 53,9 en estimation « flash » et 54,0 en avril malgré la baisse des prix. Il reste toutefois au-dessus de la barre des 50 séparant contraction et expansion de l’activité. « Le rythme de croissance n’est tout simplement pas suffisamment fort pour permettre aux entreprises d’imposer des hausses de prix. Cela pourrait bien sonner le glas des espoirs de reprise vigoureuse sans mesure de soutien », a déclaré Chris Williamson, responsable de la recherche économique chez Markit. Les prix à la production ont encore baissé au mois d’avril, de 0,1% sur un mois et 1,2% sur un an, conformément aux prévisions des analystes.

Affaire Tapie: prochaine confrontation houleuse entre Lagarde et Richard

Affaire Tapie: prochaine confrontation houleuse  entre Lagarde et Richard

Ça risque d’être chaud entre Lagarde et Richard qui se renvoient la responsabilité de l’affaire Tapie. Christine Lagarde et Stéphane Richard sont en effet convoqués mercredi prochain devant la Cour de justice de la République (CJR) dans l’affaire de l’arbitrage controversé en faveur de Bernard Tapie, a-t-on appris vendredi de source judiciaire. La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) et le PDG d’Orange sont convoqués pour une confrontation, a-t-on précisé, confirmant une information de la chaîne i>TELE. Christine Lagarde, qui a accepté l’arbitrage dans le litige opposant l’homme d’affaires Bernard Tapie au Crédit lyonnais lorsqu’elle était ministre de l’Economie, a été placée fin mai sous le statut de témoin assisté par la CJR. Elle a de nouveau été entendue en toute discrétion fin janvier, a-t-on appris de source judiciaire. Stéphane Richard, qui était son directeur de cabinet à l’Economie, a été pour sa part mis en examen pour escroquerie en bande organisée, de même que Bernard Tapie et trois autres personnes dans l’enquête sur l’arbitrage qui a octroyé 403 millions d’euros à l’homme d’affaires en 2008. Selon le Monde, paru en juin dernier, Christine Lagarde aurait accusé devant les juges Stéphane Richard d’avoir utilisé sa signature sur un document rédigé en son absence. Le PDG d’Orange a de son côté déclaré que sa ministre de tutelle avait été « en permanence informée de toutes les évolutions de ce dossier », ajoutait le quotidien.




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