Archive pour le Tag 'Syrie'

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« Si on arrête la guerre » en Syrie, « les attentats cesseront » !!! (Mélenchon)

« Si on arrête la guerre » en Syrie, « les attentats cesseront » !!! (Mélenchon)

 

 

Une curieuse déclaration de Jean-Luc Mélenchon qui pense que si la France arrête la guerre en Syrie les attentats cesseront en France. On voit mal pourquoi l’État islamique mettrait brusquement fin à sa conquête guerrière et à son objectif de dictature en Syrie, en Irak et maintenant en Libye. D’autre part nombre de pays qui ne sont pas directement impliqués dans cette guerre contre l’État islamique sont aussi victimes des mêmes attentats. Une vision donc assez simpliste de Jean-Luc Mélenchon doublement aveuglé par son antimilitarisme naïf et son soutien de fait à Poutine. Une déclaration irresponsable véritable cocktail de contradictions. Jean-Luc Mélenchon, cofondateur du Parti de gauche et candidat à la présidentielle de 2017, juge « vraisemblable » que « si on arrête la guerre » en Syrie, « les attentats cesseront » en Europe, a-t-il déclaré dimanche sur Canal+.  »Si on arrête la guerre là-bas, il est vraisemblable que les attentats cesseront », a estimé Jean-Luc Mélenchon. Relancé sur le fait de savoir si c’était « aussi simple que ça », le député européen a répondu: « Il y a d’autres paramètres, mais commençons donc par admettre ce point. La guerre que nous menons là-bas se prolonge ici. Voilà. Ça, c’est un fait acquis, tout le monde le sait. » « Nous avons donc un ennemi que nous bombardons là-bas et qui, ici, trouve des gens pour mener des opérations de commando. Nous sommes dans un état de guerre dont le principe de base est l’action imprévue et on ne peut pas savoir où on va être frappé », a-t-il ajouté. La réponse au terrorisme, selon lui, ce n’est pas « d’espionner tout le monde par quartiers entiers ». « Moi, je crois aux moyens humains, on infiltre, on met des gens » pour le renseignement. Or, a-t-il regretté, « l’État est anémié » et il manque des moyens humains pour mener cette action. Toutefois, veut croire Jean-Luc Mélenchon, les djihadistes « ont perdu d’avance, ils vont nous tuer beaucoup, mais nous finirons par l’emporter ».

(Avec AFP)

Syrie : retrait surprise des Russes

Syrie : retrait surprise des Russes

 

 

Poutine a surpris tout le monde en annonçant le retrait de la plupart de ses troupes. Le président russe considère que son pays a atteint ses objectifs qui consistaient essentiellement à conforter le pouvoir de Bachar El-Assad. Une mission effectivement remplie puisque l’aviation russe a davantage pilonné les opposants kurdes que les positions de l’État islamique. On peut expliquer aussi ce retrait par les difficultés économiques très importantes que connaît aussi la Russie avec une croissance dans le rouge et un écroulement de ses recettes liées à la baisse des matières premières. Notons au passage que les autres pays qui luttent contre l’État islamique éprouvent aussi des difficultés financières à financer l’effort de guerre cela vaut y compris pour la France dont les bombardements sur l’état islamique sont actuellement chichement mesurés. Même les Américains ne s’investissent pas à la hauteur du potentiel militaire dont il dispose. Ce qui est aussi  que ce conflit contre l’État islamique s’éternise. Une bonne nouvelle toutefois ce retrait des Russes va peut-être favoriser les négociations de paix entre ceux qui luttenet  contre l’État islamique. Avec l’appui des soldats russes, Vladimir Poutine considère que les forces armées syriennes ont été en mesure de « renverser la situation dans le combat contre le terrorisme international et ont repris l’initiative dans presque tous les domaines« . « Le travail effectué par nos soldats a créé les conditions nécessaires au lancement du processus de paix« , a souligné le président russe à l’issue d’une réunion au Kremlin avec ses ministres de la Défense et des Affaires étrangères. La Russie est intervenue fin septembre 2015 en Syrie pour aider l’armée du président syrien Bachar al Assad, alors en grande difficulté, à contenir les forces rebelles, notamment dans l’ouest du pays. Cet appui s’est principalement traduit par des frappes aériennes contre les insurgés. Les Occidentaux ont toutefois accusé la Russie de privilégier, notamment durant les premiers mois, des frappes sur les rebelles plutôt que sur Daech. La décision surprise du Kremlin intervient le jour même de la reprise des négociations de paix sur la Syrie à Genève, sous l’égide des Nations unies. 

Migrants : retour vers la Syrie ?

Migrants : retour vers la Syrie ?

 

Un mini sommet des chefs d’État de l’Allemagne, de la Turquie, des Pays-Bas,  de la France et de l’Autriche pour envisager le retour des migrants vers la Syrie de sauver Schengen. Il s’agit d’abord de bloquer les migrants en Turquie voire de rapatrier certains qui sont parvenu à atteindre l’Europe. De toute évidence il y a un revirement certain de la politique européenne d’immigration. En cause les différentes mesures prises par certains pays avec le rétablissement des frontières qui risquent de faire exploser Schengen. Aussi les réactions négatives en Allemagne vis-à-vis de la politique d’accueil des réfugiés de la part de  Merkel. Le contrat discuté ces derniers jours entre Bruxelles et Ankara va beaucoup plus loin que le «pacte» négocié en novembre. Il s’agissait alors pour la Turquie d’immobiliser chez elle 2,5 millions de Syriens, en échange d’une assistance humanitaire européenne de 3 milliards d’euros.  Avec quelques alliés, l’Allemagne veut forcer la marche: obtenir de la Turquie qu’elle reprenne ceux qui arrivent illégalement en Grèce, en échange d’un mécanisme qui organiserait dès cette année l’accueil direct en Europe de dizaines de milliers de demandeurs d’asiles hébergés dans les camps turcs. Il s’agirait de remplacer un trafic dangereux, à la merci des passeurs, par une organisation solide, prévisible et co-gérée par Ankara, le HCR et le pays d’accueil final. «Il n’est pas inconcevable qu’un réfugié parvenu en Grèce après avoir traversé la mer Égée soit ainsi renvoyé sans délai en Turquie, avant de revenir en Europe plus tard, par la voie légale», confie un négociateur.  Le week-end dernier, le premier ministre Manuel Valls refusait par avance tout mécanisme permanent, affirmant que l’Europe «ne peut pas accueillir davantage de réfugiés». À l’automne, le président Hollande s’était pourtant dit favorable au projet initial de la chancelière.

Syrie : la France demande qu’on arrête de bombardements des kurdes

Syrie : la France demande qu’on arrête de bombardements des kurdes

 

 

L’accord de paix concernant la Syrie à peine signée vole en éclats,  un accord pourtant signé aussi par la Russie qui continue de bombarder la résistance modérée tandis que de son côté la Turquie bombarde les Turcs. La France a appelé, dimanche 14 février, à la « cessation immédiate des bombardements » de la Turquie dans les zones kurdes de Syrie. Les Etats-Unis, alliés et partenaires de la Turquie au sein de l’Otan, avaient eux aussi, dès samedi soir, exhorté Ankara à cesser ses tirs. L’armée turque a bombardé au mortier, dimanche, pour la deuxième journée consécutive, des positions kurdes dans le nord de la Syrie, causant la mort de deux miliciens des Unités de protection du peuple kurde (YPG). Les YPG, soutenues par la coalition emmenée par les Etats-Unis contre le groupe Etat islamique en Syrie, sont liées au Parti kurde de l’Union démocratique, que la Turquie considère comme une émanation du Parti des travailleurs du Kurdistan et, à ce titre, comme une organisation terroriste. Le régime syrien a, lui, demandé, dimanche, au Conseil de sécurité de l’ONU de « mettre un terme aux crimes du régime turc ». Damas a également accusé Ankara d’avoir permis le passage en Syrie d’armes et de combattants vers la province d’Alep, où les forces gouvernementales mènent une vaste offensive contre les rebelles. Dans le même temps, le président américain, Barack Obama, a demandé à son homologue russe, Vladimir Poutine, de mettre fin aux frappes de l’armée russe en Syrie contre des groupes de l’opposition modérée, conformément à l’accord international conclu à Munich, jeudi.

(Avec Reuters)

Syrie : un accord déjà contesté par la Russie

Syrie : un accord déjà contesté par la Russie

 

L’accord signé vendredi par le Groupe international de soutien à la Syrie (GISS) auquel appartient la Russie est déjà contesté par cette dernière. Pire sur le terrain la Russie et les troupes de Bachar al-Assad s’appuient sur cet accord pour trouver une légitimité aux bombardements des populations civiles et des rebelles modérés qui combattent l’État islamique. Manuel Valls, chef du gouvernement français, et le secrétaire d’Etat américain John Kerry, qui assistent à Munich à la conférence annuelle sur la sécurité internationale, ont tous deux réclamé l’arrêt des bombardements russes dans les zones civiles. « La France respecte la Russie et ses intérêts, mais nous savons que, pour retrouver la voie de la paix, de la discussion, les bombardements des populations civiles doivent cesser », a déclaré le premier, s’adressant à son homologue russe Dmitri Medvedev. Le président français, François Hollande, avait tenu des propos identiques jeudi.  Dans un entretien accordé jeudi à l’AFP, Bachar al Assad a même affiché sa détermination à reprendre le contrôle de l’intégralité du territoire syrien. Le président syrien « se trompe s’il pense que le conflit peut être résolu par la force », a répliqué vendredi un porte-parole du département d’Etat.  Les forces gouvernementales ont néanmoins poussé leur avantage et se trouvent désormais aux portes de la province de Rakka, dans l’Est, dont elles ont été chassées en 2014 par les djihadistes de l’Etat islamique (EI), rapporte l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). Elles chercheraient ainsi à prévenir une intervention au sol de l’Arabie saoudite contre l’EI, qui a fait de Rakka la « capitale » de son califat. L’armée syrienne a par ailleurs annoncé la reconquête de nouvelles zones de la région d’Alep. Sa progression, soutenue par l’aviation russe, le Hezbollah libanais et des combattants iraniens, a permis de couper la principale voie d’approvisionnement des rebelles en provenance de la Turquie voisine.

 

(Avec Reuters)

Syrie : un accord de l’ONU inapplicable mais un accord quand même !

Syrie : un accord de l’ONU inapplicable mais un accord quand même

Ce n’est pas la première fois que l’ONU vote de manière unanime un accord inapplicable mais pour la Syrie c’est nouveau ;  en fait  pour résumer on a décidé de mettre en place un processus de transition politique à partir de janvier mais sans préciser quelles seront les forces concernées pour intégrer le gouvernement de transition. Sans préciser non plus le sort pourrait être réservé à Bachar El-Assad, si ce dernier devra être  éliminé dès la constitution de gouvernement de transition ou à l’issue d’une consultation démocratique enfin le concept même de cessez-le-feu sur l’ensemble du territoire syrien paraît assez illusoire quand on sait  que la plus grande partie du pays sera encore nécessairement en guerre notamment contre l’État islamique en janvier Pour la première fois en près de cinq ans de conflit, les 15 membres du Conseil de sécurité ont cependant adopté à l’unanimité, y compris la Russie, une résolution qui établit une feuille de route qui entérine un ambitieux plan de paix pour la Syrie. La résolution envisage que se tiennent « au début janvier » des négociations entre pouvoir et opposition pour mettre fin à quatre années et demi de guerre et que s’instaure simultanément un cessez-le-feu sur l’ensemble du territoire syrien. En faite ce texte démontre une certaine bonne volonté de tous les membres de l’ONU mais acte aussi toutes les contradictions de sorte que compte tenue des réalités militaires sur le terrain et du flou artistique concernant l’avenir de Bachar El-Assad ce texte est pratiquement inapplicable. Pire s’il devait contribuer à prolonger et à renforcer le régime en place en Syrie, Bachar El-Assad pourrait sortir encore renforcer par la mise en œuvre de ce pseudo accord. De toute évidence les chancelleries ont encore des progrès à faire pour clarifier leur position et rendre l’hypothèse d’une transition politique envisageable. Pour le secrétaire d’Etat John Kerry, qui présidait la séance, ce texte « envoie un message clair à tous pour dire qu’il est temps de mettre fin aux tueries en Syrie ». Il s’est dit « sans illusions » sur la difficulté de la tâche mais a salué un « degré d’unité sans précédent » de la part des grandes puissances pour trouver une solution politique en Syrie.  »En janvier, nous espérons être en mesure d’appliquer un cessez-le-feu complet, ce qui veut dire plus de largages de barils d’explosifs, plus de bombardements, plus de tirs ni d’attaques d’un côté comme de l’autre ». Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a salué « la première résolution qui se concentre sur les moyens politiques de résoudre la crise. C’est un pas très important qui nous permet de progresser » vers une solution, a-t-il ajouté. Il a affirmé que les Nations unies « était prêtes » à jouer leur rôle pour organiser les négociations de paix et mettre en place et surveiller le cessez-le-feu. La résolution demande à l’ONU de préparer dans un délai d’un mois des « options » pour mettre en place un « mécanisme de surveillance et de vérification » du cessez-le-feu.  »Nous espérons être capable de le faire en janvier », a précisé prudemment le médiateur de l’ONU en Syrie, Staffan de Mistura, se voulant « réaliste » sur la complexité du processus. Le Conseil demande à l’ONU de « réunir des représentants du gouvernement syrien et de l’opposition afin qu’ils entament des négociations formelles sur un processus de transition politique de manière urgente, avec pour objectif de commencer ces discussions au début janvier 2016″. Le Conseil « confirme son soutien au Communiqué de Genève » de juin 2012 sur une transition politique en Syrie et « entérine les déclarations de Vienne », qui prévoientt un gouvernement de transition dans les six mois, ainsi que des élections dans les 18 mois. La résolution précise que ce cessez-le-feu ne s’appliquera pas aux opérations contre les groupes extrémistes comme l’EI et le Front Al-Nosra, la branche syrienne d’Al-Qaïda. Elle appelle à « éliminer le sanctuaire qu’ils ont créé sur une grande partie » de la Syrie. Les rebelles et certains pays occidentaux accusent Moscou de bombarder surtout les positions des groupes s’opposant au régime et non celles de l’organisation djihadiste Etat islamique.

Syrie : une résolution unanime mais très floue de l’ONU

Syrie : une résolution unanime mais très floue de l’ONU

 

Cette résolution de l’ONU sur la Syrie a surtout le mérite d’avoir fait l’unanimité, ce qui est très rare sur le sujet. Pour autant, les dispositions votées ne clarifient guère les conditions du cessez le feu, du début du processus ainsi que le sort qui pourrait être fait à Bachar al-Assad.  Reste aussi à savoir si certaines forces rebelles seront  considérées comme des alliés de l’État islamique ou des les alliés de l’opposition à Bachar al-Assad ;  de toute manière en l’état des positions des un et des autres sur un éventuel processus de transition il était sans doute difficile d’aller plus loin. En effet la Russie et certains de ses alliés souhaitent que la question de Bachar al-Assad soit traitée par des élections tandis que d’autres souhaitent son éviction  dès la formation d’un gouvernement de transition. Le cessez-le-feu pourra entrer en vigueur « dès que les représentants du gouvernement syrien et de l’opposition auront fait les premiers pas en direction d’une transition politique sous l’égide de l’Onu », dit la résolution. Le texte prévoit la mise en place d’un gouvernement de transition et l’organisation d’élections, précisant qu’il revient au peuple syrien « de décider de l’avenir de la Syrie » — un point sur lequel la Russie a insisté face aux pays occidentaux et arabes qui demandent le départ de Bachar al Assad dès le début du processus de transition. Le sort du président syrien continue de susciter de « fortes divergences », a précisé le secrétaire d’Etat américain, John Kerry, à l’issue du vote. Parallèlement aux tractations à l’Onu, les pays du Groupe de soutien international à la Syrie (ISSG) ont tenu vendredi une troisième réunion depuis le lancement fin octobre de cette initiative diplomatique qui intègre l’Iran pour la première fois depuis le début du conflit syrien, en mars 2011. Les chefs de la diplomatie des 17 pays qui le composent, dont la Russie, les Etats-Unis, la France, la Turquie, l’Arabie saoudite et, donc, l’Iran, se sont retrouvés au Palace Hotel de New York.  La feuille de route prévoit le lancement en janvier de négociations entre Damas et l’opposition syrienne pour la constitution d’un gouvernement d’union nationale et d’éventuelles élections, ainsi qu’un cessez-le-feu dans toute la Syrie, qui ne s’appliquerait pas à l’Etat islamique, au Front al Nosra et à d’autres groupes armés.

Syrie : on ne demande plus le départ de Bachar (Fabius)

Syrie : on ne demande plus le départ de Bachar (Fabius)

 

Finalement la France se range progressivement sur la stratégie de la Russie ; elle ne fait même plus du départ de Bachar un préalable. En fait on se rapproche de Bachar. Encore quelques semaines et il est vraisemblable que Bachar sera considéré officiellement comme un allié « provisoire »… en attendant la transition politique et un autre gouvernement. C’est à dire après la guerre contre l’Etat islamique. Guerre qui ne va pas se terminer demain !  Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a  donc déclaré qu’il n’envisageait plus un départ du président syrien Bachar al-Assad avant une transition politique en Syrie, dans un entretien à un quotidien régional.  »Une Syrie unie implique une transition politique. Cela ne veut pas dire que Bachar al-Assad doit partir avant même la transition, mais il faut des assurances pour le futur », a déclaré le chef de la diplomatie française au quotidien Le progrès de Lyon du samedi 5 décembre.  Le chef de la diplomatie française avait déjà entamé ce revirement, déclarant, le 27 novembre au micro de RTL, que les forces du régime syrien pourraient être associées, « pourquoi pas », à la lutte contre le groupe djihadiste Etat islamique (EI). Annonce complétée quelques heures plus tard par une déclaration à l’AFP précisant que cette participation de l’armée syrienne ne pouvait être envisagée que « dans le cadre de la transition politique ».

Syrie : engagement timide de l’Allemagne

Syrie : engagement timide de l’Allemagne

 

 

 

L’Allemagne qui se tient à écart des conflits militaires impliquant l’Europe a cette fois décidé de s’engager en Syrie… mais timidement. La preuve elle fournira des avions mais ne participera pas aux frappes. Une posture qui donne des raisons à ceux qui pensent que l’Europe est défaillante dans de nombreux domaines stratégiques et que cette fragilité pourrait mettre son existence en cause. Une occasion manquée pour l’Europe de prouver aux septiques l’intérêt de l’union européenne. Les députés du Bundestag ont approuvé vendredi à une large majorité une participation de l’Allemagne à la coalition militaire en lutte contre l’Etat islamique (EI) en Syrie. L’Allemagne a prévu de déployer six avions de reconnaissance Tornado, une frégate d’assistance à la sécurité du porte-avions français Charles-de-Gaulle, un appareil de ravitaillement et 1.200 personnels militaires. L’Allemagne ne participera pas aux frappes aériennes menées par la France, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la Russie en Syrie.

 

Premières frappes britanniques en Syrie

Premières frappes britanniques en Syrie

Le Parlement britannique a donné son feu vert mercredi soir aux frappes en Syrie. Jusque-là, l’armée britannique n’intervenait qu’en Irak. Le débat a duré tout l’après-midi et toute la soirée, et il s’est conclu par un vote sans surprise : 397 voix pour, 223 contre. Le Premier ministre britannique David Cameron obtient donc une majorité très claire pour des raids aériens en Syrie, aux côtés des Américains et des Français. Elle est même un peu supérieure aux estimations. A priori, il y a eu très peu de « rebelles » dans les rangs conservateurs, et au sein de l’opposition, le tiers des députés travaillistes auraient suivi le gouvernement. Leur leader, le pacifiste Jeremy Corbin, s’était pourtant déclaré opposé aux frappes, tout en laissant le choix à ses partisans. Le camouflet de 2013 est oublié. A l’époque, les députés avaient rejeté une action militaire contre le régime de Bachar al-Assad.

Syrie : Hollande change de stratégie et veut une grande coalition

Syrie : Hollande change de  stratégie et veut une grande coalition

 

C’est évidemment un changement stratégique assez fondamental de la part de Hollande. Précédemment il ne voulait  pas entendre parler d’une alliance avec les Russes encore moins avec l’armée d’Assad. Certes Hollande prend des précautions oratoires pour rappeler ses exigences vis-à-vis d’Assad, mais la nouvelle priorité devient maintenant la constitution d’une alliance de toutes les forces. La question de l’avenir Assad et renvoyé à plus tard. D’où cette annonce par Hollande d’une rencontre prochaine avec Obama et Poutine. En fait Hollande reprend la les propositions de la droite et il s’appuie sur le fait que les attentats ont été commandités en Syrie par l’État islamique.  La France a en effet  identifié le commanditaire présumé des attentats de Paris grâce aux progrès de l’enquête sur un drame qui a incité François Hollande à prôner la création d’une grande coalition avec la Russie pour éradiquer la menace de l’Etat islamique. »Les actes de guerre de vendredi ont été décidés et planifiés en Syrie, organisés en Belgique, perpétrés sur notre sol avec des complicités françaises », a-t-il dit devant les députés et sénateurs réunis pour l’entendre présenter sa stratégie sur les plans militaire, européen et sécuritaire. D’une certaine manière c’est aussi la reconnaissance des limites de l’intervention française voir de son impuissance face à l’État islamique. En réplique aux attentats la France a largué 20 bombes dimanche. Mais en quatre jours la Russie a procédé à autant d’attaques aériennes que la France en 14 mois. Ce qui témoigne bien de l’État du rapport de force et de la nécessité de cette coalition que Hollande refusait jusque-là Des chasseurs-bombardiers français ont en effet  lancé dimanche soir leur raid le plus massif jusqu’ici en Syrie, visant Rakka, bastion de l’EI. Le raid a impliqué 12 avions français, dont 10 avions de chasse, et 20 bombes ont été larguées. François Hollande a donc  annoncé qu’il rencontrerait Barack Obama et Vladimir Poutine « dans les prochains jours » pour construire une grande coalition visant à détruire Daech.

 

Rapprochement Etats-Unis Russie sur la Syrie

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Les Etats-Unis et la Russie ont commencé dimanche à rapprocher leurs positions sur le dossier syrien deux jours après les attentats meurtriers de Paris, et décidé avec leurs partenaires du G20 en Turquie de renforcer leur coopération contre la menace djihadistes. Au premier jour du sommet des dirigeants des grands pays de la planète à Antalya (sud), les présidents américain Barack Obama et russe Vladimir Poutine ont brisé la glace lors d’un aparté d’une demi-heure largement consacré à la guerre en Syrie, qualifié de « constructif » par la Maison Blanche. Lors de ce tête-à-tête inattendu surpris en direct par la télévision turque, MM. Obama et Poutine ont apporté leur soutien à une transition politique avec des « négociations sous l’égide de l’ONU entre l’opposition syrienne et le régime et un cessez-le-feu », selon un responsable américain. Sous la pression des attentats de Paris revendiqués par le groupe Etat Islamique (EI), ce principe a été posé samedi à Vienne lors de pourparlers internationaux sur la Syrie, en même temps que la formation d’un gouvernement provisoire et l’organisation d’élections d’ici dix-huit mois. Aucun commentaire n’a toutefois été fait dans les deux camps sur la principale source de divergences entre les deux pays, le sort à réserver au président syrien Bachar al-Assad. « Nous avons des objectifs stratégiques liés à la lutte contre l’EI, et ceux-ci sont proches l’un de l’autre, mais il reste toujours des divergences «

Moscou : OK pour élections en Syrie, mais…

Moscou : OK pour  élections en Syrie

Mais à des conditions qui ne sont pour l’instant pas acceptable ni par les occidentaux, ni parler les opposants syriens à Assad. Le texte russe en huit points, élaboré par Moscou en vue de la seconde session de négociations sur la Syrie en fin de semaine à Vienne, n’exclut pas que Bachar al Assad soit candidat à l’élection présidentielle, bien que son départ soit considéré par les pays occidentaux et arabes comme une condition de la paix. « Le président de la Syrie élu par le peuple aura la fonction de commandant en chef des forces armées, le contrôle des services spéciaux et de la politique étrangère », lit-on dans le document de travail. Le texte russe propose que les Syriens s’entendent sur les étapes du processus de réforme constitutionnelle lors d’une conférence organisée par les Nations unies et précise que ce processus ne doit pas être dirigé par Bachar al Assad, mais par une personnalité faisant consensus. A Moscou, le vice-ministre des Affaires étrangères, Mikhaïl Bogdanov, qui s’est entretenu mardi du dossier syrien avec son homologue iranien Hossein Amir-Abdollahian, a nié l’existence d’un tel document de travail, parlant de « simples idées en vue de prochaines discussions », selon l’agence Tass. Des diplomates occidentaux ont déclaré à Reuters qu’il serait difficile pour les pays hostiles au maintien au pouvoir de Bachar al Assad d’accepter les propositions russes en l’état. « Le document ne convient pas à beaucoup de monde », a dit un diplomate, précisant que les pays en désaccord avec la ligne russe feraient en sorte que ces idées ne constituent pas la base des négociations.

États-Unis en Syrie : des troupes au sol

États-Unis  en Syrie : des troupes au sol

Sans doute pour répliquer à l’Iran et à la Russie , les États-Unis vont envoyer un petit contingent d’une cinquantaine de forces spéciales dans le nord de la Syrie pour participer, sur le terrain, à l’effort de guerre contre le groupe État islamique (EI), a indiqué vendredi 30 octobre un responsable américain. Ces soldats d’élites au sol en Syrie « aideront à coordonner les troupes locales sur le terrain et les efforts de la coalition pour contrecarrer l’EI », a expliqué ce responsable, sans être plus précis. Selon le discours officiel, les quelque 50 forces spéciales seront cantonnées à un rôle d’assistance et de conseil auprès des groupes armés rebelles syriens dits modérés. Elles ne seront donc pas directement impliquées dans des opérations de combat. Des avions d’attaque au sol A-10 et des chasseurs F-15 vont être déployés sur une base aérienne turque, toujours pour lutter contre Daech.

Syrie : une diplomatie suicidaire de la France

Syrie : une diplomatie suicidaire de la France

 

La France en voulant faire cavalier seul en Syrie est complètement marginalisée. Elle pensait  influencer les grand pays avec ses frappes (deux en tout !) mais pour un peu elle n’était pas même invitée à la rencontre des 17 puissances réunies vendredi. Déjà la France n’a pas été pas invitée de la réunion du 23 octobre entre les Etats-Unis, la Russie, l’Arabie saoudite et la Turquie, pas plus qu’un représentant de l’Union européenne. C’est en partie pour cela qu’une réunion a été organisée cette semaine à Paris entre la France et ses alliés occidentaux et arabes. « Il y a une volonté française de rester dans la course face à cette bande des 4 qui se profile », constate Bertrand Badie, professeur de relations internationales à Sciences Po. « La France et l’Europe plus largement sont sur un strapontin, car si l’on voit bien l’utilité des 4 et celle de l’Iran, quelle est la ressource de l’Europe? Que peut-elle apporter? » Comme le note France 24, le président de la commission des Affaires étrangères de la Douma, Alexeï Pouchkov, a déclaré implicitement début octobre que Paris était hors-jeu. « En Russie, on ne parle pas tellement du rôle de la France, c’est surtout l’Amérique et les contacts avec Washington dont on parle », avait-il lâché. Face à la menace que représente l’Etat islamique, l’intransigeance française sur l’éviction de Bachar el-Assad et son opposition à Moscou lui ont fait perdre de l’influence dans le nouvel ordre établi sur le dossier syrien. « Avancer dans la négociation suppose d’avoir un interlocuteur. La France a fait le choix d’une diplomatie de l’exclusion, mais ne parler qu’à vos amis ne fait pas avancer les choses », poursuit Bertrand Badie. Sur son blog, Alain Juppé évoquait le « fiasco syrien ». Il craint désormais que Paris ne boive « le calice jusqu’à la lie » en étant obligé, à terme, de s’asseoir à la table des négociations avec le dictateur syrien. « Peut-être trouvera-t-on le moyen de sauver la face », poursuit l’ancien ministre français des Affaires étrangères. A Notre-Dame-des-Landes, les travaux vont reprendre

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