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De moins en moins de syndiqués : pourquoi

De moins en moins de  syndiqués : pourquoi

 

 

Le ministère du travail vient d’actualiser ses résultats concernant la syndicalisation en France. Un chiffre qui dépasse à pine 10 %. De toute façon, un chiffre approximatif car il n’y a pas de critères communs aux syndicats pour définir  ce qu’est réellement un adhérent. Tout dépend en effet du nombre de timbres mensuels réellement payés. premières observations si ce taux de syndicalisation paraît particulièrement faible en France, mais  le phénomène n’est pas même s’il faut constater d’une érosion régulière. Le nombre de syndiqués n’a jamais dépassé les 30 % en France dans les années fastes. Plusieurs facteurs explicatifs. Peut-être à bord des syndicats trop nombreux avec quatre ou cinq grandes confédérations et une multitude de syndicats corporatistes qui se font concurrence, souvent se combattent et déconsidèrent  de ce fait le syndicalisme. Notons que les gouvernements et le patronat ont largement encouragé cette extrême division syndicale qui permet ainsi de mieux régner. La seconde raison est peut-être encore plus fondamentale à savoir que tout est fait pour que le syndicalisme n’ait pas d’objet social afin de la  cantonner à un rôle de contestation souvent stérile. Sans véritable reconnaissance,  le syndicat est d’attirer loin des meilleurs. Dans nombre d’organisations ce sont les plus radicaux et les plus médiocres qui émergent. La responsabilité  en incombe surtout aux différents gouvernements de gauche qui plus encore que les gouvernements de droite ont méprisé le syndicalisme. On est loin du syndicalisme de l’Allemagne qui permet d’associer les salariés à la gestion des entreprises. Ce qui du coup rend possible une meilleure appropriation de la problématique entrepreneuriale et rend possible des compromis favorables tant pour les entreprises que pour les salariés.-Pas étonnant dans ces conditions que la syndicalisation soit faible en France. Le ministère du travail constate qu’en   2016, le taux de syndicalisation atteignait 11% de l’ensemble des salariés, fonction publique et secteurs privés confondus. Ce chiffre marque un et qu’on le cantonne e petite baisse par rapport au dernier rapport, daté de 2013: 11,2% des salariés se déclaraient alors membres d’un syndicat. En France métropolitaine, le taux est établi à 10,8%, contre 11% trois ans plus tôt. Dans l’ensemble, le rapport montre quatre grandes disparités. La première concerne le type de structure: en effet, la fonction publique conserve un taux deux fois plus élevé, à 19,1% (contre 19,8% en 2013), à comparer aux 8,4% des secteurs privés (8,7% trois ans plus tôt). La baisse du premier secteur est toutefois plus notable en trois ans.  Sur le long terme, le taux de syndicalisation des salariés en France métropolitaine baisse régulièrement depuis plusieurs décennies. Etabli à 30,1% des salariés en 1949, il est passé à 17% en 1967, avant de remonter légèrement à 20% l’année suivant les événements de mai 1968. Il a ensuite chuté tout au long des années 1980, atteignant même 9,4% des salariés en 1993. Stagnant autour de 10,7% entre 1996 et 2005, il est par la suite légèrement remonté à 11% des salariés en 2013, avant d’atteindre son niveau actuel.

 

Nombre de salariés syndiqués : autour de 10 % ?

Nombre de salariés syndiqués : autour de 10 % ?

D’après une étude du ministère du travail le nombre de syndiqués en France atteignait 11 % en 2013. Un chiffre très approximatif dans la mesure où il n’est pas possible de trouver des sources fiables dans la plupart des syndicats, certains considérant qu’un salarié est syndiqué dès lors  qu’ils possèdent sa carte alors que d’autres comptabilisent les syndiqués à jour de leur cotisation (au moins 10 cotisations mensuelless par an) ;  si on prend en compte ce dernier critère le nombre de syndiqués est très inférieur à 11 %, sans doute entre 6  et 9 %. Une différence de taille avec certains pays du nord  même si partout le taux de syndicalisation a tendance à diminuer. De toute manière le taux de syndicalisation a toujours été faible en France (en comparaison du taux de syndicalisation dans les pays du nord : jusqu’à 75 % en Finlande). Dans les années 50 ont comptait environ 30 % de syndiqués à comparer aux 6 à 9 % actuellement. En cause le fait que le syndicalisme français n’est pas un syndicalisme de services et se limitant pour l’essentiel à la contestation. Observons cependant que les syndicats réformistes type CFDT progressent régulièrement aux élections tandis que les syndicats uniquement protestataires régressent. Conséquence de l’affaiblissement syndical :  plus le taux de syndicalisation diminue plus certains syndicats ont tendance à se radicaliser comme on a pu le constater dans le cadre de la loi travail. La responsabilité de la faiblesse des syndicats incombe aux organisations elles-mêmes mais aussi au patronat et à l’Etat. Des syndicats qui privilégient souvent parmi leurs responsables des militants essentiellement contestataires mais finalement peu compétents dans le domaine économique. La responsabilité aussi au patronat qui limite la concertation à pas grand-chose et finalement favorise l’émergence de militants au profil basique (trop souvent par ailleurs fonctionnaire ou assimilé). Dernière responsabilité l’Etat qui se substitue le plus souvent aux partenaires sociaux. D’après le ministère du travail,11 % des salariés adhéraient à un syndicat en 2013, une proportion stable depuis le milieu des années 1990 et qui masque d’importantes disparités entre fonction publique et secteur privé, France métropolitaine et Outre-mer, selon une étude publiée jeudi. Compilée par la Dares (direction des études du ministère du Travail), l’étude montre ainsi que le taux de syndicalisation des fonctionnaires (20%) est deux fois plus élevé que dans le secteur marchand et associatif (9%). De même, il monte jusqu’à 24% en Outre-mer, ce qui s’explique en partie par un poids plus important de la fonction publique parmi les salariés de ces départements (37% contre 23% pour la moyenne nationale). Avec 11% de syndiqués, soit de l’ordre de 2,6 millions de salariés, la France est en queue du classement européen, au niveau de la Lituanie et de l’Estonie et bien loin de la Finlande (74%), la moyenne de l’Union se situant à 23%. Mais la légitimité des syndicats est fondée dans le droit français sur leur score aux élections professionnelles, où la participation a atteint près de 43% en 2012 dans le secteur marchand et associatif et 53% dans les trois fonctions publiques (Etat, collectivités territoriales et hôpitaux) en 2014. Dans le secteur privé et associatif, les taux de syndicalisation vont de 18% dans les transports, secteur où des PME côtoient de grandes entreprises publiques comme la SNCF et la RATP, à 4,1% dans la construction et l’hôtellerie-restauration. Celui de l’industrie reste supérieur à la moyenne (12%) en dépit des restructurations à l’origine de la disparition d’anciens bastions syndicaux. Parmi les salariés de la fonction publique, les plus syndiqués sont les employés de l’Etat (24% contre 17% dans les hôpitaux et 16% dans les collectivités territoriales). Les gros bataillons de fonctionnaires syndiqués se trouvent dans l’éducation-formation-recherche (24%), secteur qui emploie un salarié sur cinq des trois fonctions publiques. Mais le taux de syndicalisation monte aussi jusqu’à 49% chez les policiers.

 

(Avec Reuters)




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