Archive pour le Tag 'syndicats'

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Bilan social Hollande –syndicats : des broutilles

Bilan social Hollande –syndicats : des broutilles

 

En fait le bilan social de Hollande est plus que maigre. Evidemment rien de significatif sur l’emploi puisqu’au contraire depuis l’élection de  2012 ; c’est 500 000 chômeurs en plus, loin de l’inversion promise. Ce qui n’est pas surprenant avec une croissance presque inexistante.  Pour le reste, les réformes structurelles ont été très minces, témoin par exemple la mise en lace du compte personnel formation qui ne s’attaque pas à la véritable gabegie de la formation permanente (35 milliards par an et surtout qui ne cible pas assez les chômeurs). Traditionnellement pour le PS la concertation avec les syndicats demeure formelle puis que le parti « socialiste » e est supposé représenter les travailleurs. Un  détail toutefois, il y a longtemps que les couches les p lus défavorisées ne votent plus pur le PS ; Un  PS par ailleurs composés pour l’essentiel  dans sa direction par des bobos , des tecnocrates des petites bourgeois. De leur coté les syndicats ont pas manifesté un grand enthousiasme pour des évolutions significatives (exemple sur le code du travail°).  

 

 Les contrats de travail à temps partiel encadrés. Le 11 janvier 2013, les partenaires sociaux se sont mis d’accord sur un texte de «sécurisation de l’emploi». En contrepartie d’une plus grande souplesse pour les entreprises en cas de difficultés économiques, les syndicats ont obtenu plusieurs mesures favorables aux salariés, dont l’encadrement du temps partiel. Le texte interdit les contrats de moins de 24 heures par semaine, sauf dans quelques cas particuliers – les étudiants de moins de 26 ans, les particuliers employeurs ou lorsque le salarié est d’accord. Des dérogations restent cependant possibles en cas d’accords de branche.  Ce que cette mesure est devenue : initialement applicable dès le 1er janvier 2014, la mise en œuvre de cette mesure a finalement été reportée au 30 juin dernier, le temps que les branches professionnelles signent des accords dérogatoires, comme le permet la loi. Surtout, le premier ministre a annoncé la semaine dernière qu’il souhaitait «compléter la législation sur le temps partiel, afin d’éviter tout risque juridique quand des contrats de moins de 24 heures par semaine sont établis avec l’accord individuel du salarié». De fait, de multiples solutions existeront pour contourner l’interdiction de principe de temps partiels de moins de 24 heures hebdomadaires.  •

 

 Le compte pénibilité. C’est le casus belli le plus grave pour les syndicats. Cette mesure, réclamée depuis des années par la CFDT, a finalement été adoptée dans le cadre de la réforme des retraites. En échange d’un allongement de la durée de cotisation à partir de 2020, les syndicats ont obtenu que les salariés exerçant leur métier dans des conditions de travail pénibles puissent accumuler des points pour partir au maximum deux ans plus tôt à la retraite, se reconvertir ou travailler à temps partiel. Ce que cette mesure est devenue : Manuel Valls a annoncé un report partiel du compte pénibilité de 2015 à 2016. Constatant que la mesure, qui effraie les entreprises par sa complexité, cristallise les tensions, Manuel Valls souhaite «aller plus loin dans la simplification du dispositif». Concrètement, seuls quatre critères de pénibilité sur dix, les plus faciles à cerner, donneront droit à des points dès 2015. «Un mauvais coup porté aux salariés qui sont exposés chaque jour à des situations pénibles», a tranché Laurent Berger, de la CFDT. •

 

 Des droits rechargeables à l’assurance-chômage. C’est une mesure issue de la renégociation récente de la convention d’assurance-chômage. A l’issue de cette négociation, dont l’un des enjeux était de réduire le déficit de l’assurance-chômage, les partenaires sociaux se sont mis d’accord pour réduire légèrement les allocations, durcir le régime spécifique dont bénéficient les intermittents, mais aussi accorder des droits rechargeables aux chômeurs, comme le souhaitaient les syndicats. Il s’agit de permettre aux demandeurs d’emplois de conserver les droits au chômage pour lesquels ils ont cotisé lorsqu’ils retrouvent un emploi. Ils peuvent ainsi les réutiliser plus tard, s’ils se retrouvent à nouveau au chômage. Ce que cette mesure est devenue : alors que les règles issues de la nouvelle convention d’assurance-chômage sont toutes entrées en vigueur le 1er juillet, les droits rechargeables attendront le 1er octobre. Le temps pour Pôle emploi, en charge de l’indemnisation des chômeurs, de s’adapter à ces nouvelles règles et de former ses agents.

 

• Le compte personnel de formation, la représentation des salariés dans les conseils d’administration des grandes entreprises ou encore la surtaxation des contrats courts, également adoptées à l’initiative des syndicats, sont en revanche entrés en vigueur comme prévu, ou le seront bientôt (le compte personnel de formation naîtra le 1er janvier 2015).

 

SNCM : les syndicats contre le redressement judicaire

SNCM : les syndicats contre le redressement judicaire

 

Le ministre des Transports, Frédéric Cuvillier, a envisagé le redressement judiciaire pour la première fois publiquement, dans les colonnes de La Provence, samedi 5 juillet. Selon le ministre des Transports, le redressement judiciaire favorisé par la direction de la SNCM, est  » le seul moyen pour redonner un avenir » à la compagnie qui a enregistré 14 millions de pertes en 2012. Mais les salariés, en grève depuis 9 jours, ne l’entendent pas de cette oreille.  Habitué à régner sans partage sur la SNCM depuis la fin de la première guerre mondiale, la CGT marseillaise perd la main. Les méthodes musclées de ses marins, allant jusqu’à menacer de morts les familles des hauts fonctionnaires qui l’ont dirigé par le passé, ajoutées au laxisme de l’État pendant un demi-siècle, ont fini par couler la compagnie.  La privatisation de l’entreprise en 2004 n’a rien arrangé. Les actionnaires n’ont ni amélioré la productivité, ni rajeuni la flotte. La situation est alarmante : 200 millions d’euros de pertes cumulées, 440 millions de subventions à rembourser.  Problème: l’État, actionnaire à 25% de la SNCM, n’a pas d’argent pour renflouer les caisses. Manuel Valls, invité du Journal inattendu de RTL, demande donc aux grévistes de se montrer réalistes. « C’est important de tenir un langage de vérité et c’est sur cette voie là qu’il faut construire (…) mais en tenant compte de la réalité et de l’état même de cette société, qui est en train de perdre beaucoup d’argent avec cette grève », estime-t-il. Jamais habitués à céder, les syndicats de la SNCM refusent de négocier sous l’hypothèse d’un redressement judiciaire. Maurice Perrin, délégué CFE-CGC, exige de négocier avec le Premier ministre.   »Je demande à Manuel Valls de s’engager solennellement à étudier toutes les solutions que nous portons et que nous voulons lui soumettre nous-mêmes », dit-il.

 

La Redoute: des salariés demandent le soutien des Français contre l’avis des syndicats

La Redoute: des salariés demandent le soutien des Français contre l’avis des syndicats

 

Les salariés de la Redoute ne veulent pas voir leur entreprise disparaître. Plusieurs centaines d’entre-eux viennent de créer le collectif « Signez pour la Redoute », favorable à la signature du protocole d’accord sur le plan social. Ils appellent au soutien des Français.   Une « lettre ouverte aux Français qui se sentent concernés par La Redoute » a été publiée samedi 22 mars sur le compte Twitter @AvenirLaRedoute, pour recevoir des témoignages de soutien. « Aujourd’hui l’existence de La Redoute est menacée », explique le collectif, qui affirme représenter « la majorité des salariés de La Redoute tous statuts confondus, sites de Roubaix, Tourcoing et Wattrelos, en faveur d’une signature en l’état ».  Vendredi « a été une journée émouvante pour tout le monde. On a été vraiment sous le choc à la constatation qu’à 14H00 la signature n’avait pas eu lieu », explique un porte-parole. La direction de La Redoute a remis vendredi le sort de l’entreprise entre les mains du tribunal de commerce après un nouveau refus de la CGT, de SUD et de la CFDT de signer le protocole d’accord sur le plan social. Selon le collectif, le tribunal de commerce informé devrait réagir d’ici lundi soir. D’ici là, les salariés sont mobilisés. « On va essayer d’actionner un maximum de leviers pour dire que ce n’est pas possible, d’essayer de comprendre pourquoi il n’y a pas eu de signature et pourquoi il y a 3.400 personnes qui sont sans doute, même s’il reste un infime espoir, sur le carreau », a ajouté ce salarié. La décision divise les salariés. Depuis plusieurs semaines, des manifestations de soutien aux syndicats contre la signature du protocole ont réuni plusieurs centaines de personnes. Le groupe Kering (ex-PPR) a engagé la cession de La Redoute à Nathalie Balla et Eric Courteille, respectivement PDG de La Redoute et secrétaire général de sa maison mère Redcats, pour se recentrer sur le luxe. Ces derniers ont annoncé le 9 janvier la suppression de 1.178 des 3.437 postes de La Redoute.

 

Pacte de responsabilité : accord de syndicats

Pacte de responsabilité : accord de syndicats

 

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En faiat il n’y a pas d’engagement quantitatif  global sur l’emploi mais un renvoi des discussions au plan des branches ; Un compromis finalemenet accepté par le patronat et trois syndicats. À l’issue d’une nouvelle séance de négociation sur le pacte de responsabilité, les représentants du patronat et de trois syndicats (CFDT, CFTC et CFE-CGC) sont convenus d’un accord sur les contreparties qu’impliquerait ce pacte.  Le texte doit encore être soumis aux instances dirigeantes de ces organisations. La CGT et Force ouvrière ont émis un avis négatif sur le projet présenté par le patronat.   »Il n’y a pas d’engagements chiffrés » sur les créations d’emplois attendues des entreprises en échange de 30 milliards de baisses de cotisations promises par le gouvernement, a expliqué le chef de la délégation du Medef Jean-François Pilliard. Mais « le texte détaille de façon rigoureuse les dispositifs qui seront en place au niveau des branches (professionnelles) pour aller vers des objectifs » en matière d’emplois, a-t-il indiqué.  La négociatrice de la CFDT Véronique Descacq s’est dite satisfaite des « engagements » obtenus. « La CFDT est restée intransigeante sur ses demandes d’engagements chiffrés en matière d’emplois, de classification et d’investissements », a-t-elle assuré.  Le gouvernement, qui considère le pacte comme son arme ultime contre le chômage, avait demandé aux partenaires sociaux de parvenir à un accord d’ici à la fin mars sur les contreparties. « La bataille du pacte, c’est la bataille de la croissance. Redonner des marges de manoeuvre aux entreprises, ce n’est pas faire des cadeaux aux entreprises », a récemment assuré le Premier ministre Jean-Marc Ayrault.

Goodyear Amiens-Nord : la justice américaine donne tort aux syndicats

Goodyear Amiens-Nord : la justice américaine donne tort aux syndicats

 

La justice américaine a donné raison au fabricant de pneus Goodyear en rejetant une plainte des salariés français qui refusent la fermeture de l’usine d’Amiens-Nord. Dans sa décision, rendue tard mercredi soir, la juge Sara Lioi d’Akron (Ohio), ville où se trouve le siège de Goodyear, déclare que la compagnie n’a pas violé les accords passés avec sa filiale et les syndicats français en décidant une réduction de la production. Les avocats des salariés français ont annoncé qu’ils feraient appel. La fermeture du site Goodyear d’Amiens-Nord a été annoncée en janvier 2013, après des années de relations tendues entre les dirigeants de Goodyear et les syndicats. La direction a annoncé en novembre que la procédure de consultation du personnel était terminée. Les syndicats, qui avaient entamé en France des procédures pour faire annuler le plan social annoncé et les 1.170 suppressions d’emplois, ont été déboutés le 20 décembre.

Financement des syndicats: un peu de transparence mais peu de changement

Financement des syndicats: un peu de transparence mais peu de changement

Il n’est pas évident de réformer le financement des syndicats car sans soutien de l’Etat, il y a longtemps qu’il n’y aurait plus de syndicats et que nombre d’organisations patronales auraient aussi disparu. En cause, la crise évidemment avec un nombre d’adhérents de plus en plus faible mais derrière surtout le fait que l’étatisation de la société annihile le rôle des partenaires sociaux contrairement à ce qui se passe en Allemagne par exemple. Du coup les syndicats français sont très peu représentatifs des salariés du privé et les syndicats patronaux très peu  représentatifs des PME. Or ce sont les salariés du privé et les PME qui constituent le socle essentiel de la croissance et de l’emploi en France. De fait la création d’un fonds cogéré par syndicats et patrons ne changera pas grand-chose. Il aurait sans doute fallu élargir la problématique aux  modalités de  gestion des questions sociales en France.  Pour Nicolas Perruchot, conseiller régional et auteur d’un rapport sur l’argent des syndicats, on est loin de la révolution annoncée. »On sait tous qu’il y a une énorme carence, on sait également que les cotisations ne représentent quasiment plus rien dans le budget des organisations syndicales et patronales » a-t-il affirmé, interrogé par BFM Business « mais on ne fait rien pour modifier cet état ».   »Certes, un nouveau fonds va être créé » a-t-il poursuivi. « Dans la répartition des postes au conseil d’administration de ce fonds, il y aura 50% pour les organisations patronales, 50% pour les organisations syndicales, et un représentant de l’Etat. J’aurais trouvé intéressant que des membres de la commission des Affaires sociales de l’Assemblée et du Sénat y siègent, par exemple. » « Comme toujours, dès que l’on parle du financement des organisations syndicales et patronales, on ne veut jamais introduire un contrôle parlementaire » a assuré l’ancien député centriste. « Il n’y a aucune évolution, on reste dans un dialogue entre l’Etat et les partenaires sociaux ».

 

Sapin : mini réforme du financement des syndicats et du patronat

Sapin : mini réforme du financement des  syndicats et du patronat

 

Ce ne sera pas le grand soir mais simplement une opération transparence assez partielle. C’est l’une des conséquences de l’accord sur la formation professionnelle signée le 14 décembre entre syndicats et patronat et qui sera transcrit dans un projet de loi soumis au Conseil des ministres le 22 janvier : le gouvernement va proposer une clarification du financement des activités syndicales.  Selon le journal L’Opinion de ce 3 janvier, Michel Sapin, le ministre du Travail, va proposer que toutes les sommes de la formation professionnelle ou des organismes sociaux paritaires (Sécu, Unedic) finançant le fonctionnement d’organismes proches du patronat ou des syndicats transitent par un « fonds paritaire de financement ».  Celui-ci devrait être mis en place en 2015. Un représentant du gouvernement devrait siéger à son conseil d’administration. Chaque organisation recevant de l’argent du fonds devra lui adresser annuellement un rapport justifiant l’utilisation des sommes.  Afin que les permanents syndicaux ou patronaux ne soient plus payés par les organismes paritaires comme la Sécurité sociale ou les organismes de formation professionnelle (on estime ce financement à 80 millions par an), le gouvernement prévoit d’indemniser directement ceux-ci lorsqu’ils participent à des activités d’intérêt général, comme siéger dans des commissions ou des organismes (Conseil d’orientation des retraites, Haut conseil de la protection sociale par exemple).  Une façon détournée pour l’Etat de participer au financement des organisations professionnelles. Ce mécanisme existe déjà pour les membres du Conseil économique, social et environnemental qui sont désignés par les syndicats et le patronat et rémunérés par les contribuables.  Le moins qu’on puisse dire, c’est que la réforme Sapin ne va pas remettre en question toutes les mauvaises habitudes et les mauvaises pratiques des syndicats et du patronat.  En effet, les syndicats toucheraient 4,5 milliards d’euros par an selon Nicolas Perruchot, conseiller régional centriste et auteur d’un volumineux rapport sur l’argent des syndicats publié en 2011. C’est ce qu’il avait rappelé sur BFMBusiness, le 18 octobre dernier, en plein procès sur les caisses noires de l’UIMM. Selon lui, « le montant des cotisations ne s’élèvent qu’à 3%. A peine 8% des salariés sont syndiqués dont 3% dans le privé ». « Depuis les années 50, nous avons divisé par 4 le nombre de personnes syndiquées dans les entreprises et on a multiplié par 20 les moyens que l’on donne aux organisations syndicales et patronales ».

Syndicats : le réveil le 25 novembre ?

Syndicats : le réveil  le 25 novembre ?

Ce n’était plus arrivé depuis plusieurs années. Précisément depuis la mobilisation contre la réforme des retraites de Nicolas Sarkozy. Tous les syndicats du pays pourraient se retrouver lundi soir prochain, le 25 novembre, pour s’unir et se faire entendre du gouvernement. La CFDT et la CGT ont écrit à leurs homologues pour les inviter à s’unir face à la « gravité de la situation économique et sociale ». Une mobilisation d’autant plus inhabituelle que les relations entre la CFDT et la CGT étaient jusqu’ici très mauvaises.  Les prémices d’une unité syndicale qui veut reprendre en main la grogne sociale? C’est en tout cas l’avis d’Hubert Landier, docteur en sciences économique et expert des relations sociales. Selon lui, les syndicats appréhendent ces mouvements qui « depuis quelques années, se produisent en dehors des organisations dites représentatives ». Et de citer les mobilisations des bonnets rouges en Bretagne, des pigeons, génération précaire… « Des éruptions transversales par rapport à la gauche, la droite, les syndicats, le patronat ». Or les représentants syndicaux ont « tout à craindre, selon l’expert en relations sociales, de ces « mouvements sociaux partis en dehors d’eux et qu’ils ne parviennent pas à contrôler ».

 

Syndicats : « 4,5 milliards d’euros par an »(Nicolas Perruchot)

Syndicats : 4,5 milliards d’euros par an »(Nicolas Perruchot)

Le financement des syndicats pose notamment un problème autonomie tant pour les salariés que pour le patronat. En plein procès, l’ancien président de l’UIMM, Denis Gautier Sauvagnac, a reconnu en début de semaine avoir versé de l’argent aux syndicats. Pour Nicolas Perruchot, ancien député centriste et actuel conseiller régional, »les choses avancent doucement », a-t-il déclaré sur BFM Business ce vendredi 18 octobre.Il a publié, en 2011, un rapport sur l’argent des syndicats qui a fait grand bruit. Il a dérangé au point d’être menacé de « poursuites pénales par le président de l’Assemblée nationale et le président du groupe PS de l’époque qui était Jean-Marc Ayrault », rappelle-t-il. Dans son rapport, il expliquait que les syndicats touchent 4,5 milliards d’euros par an. « Pourtant, le montant des cotisations ne s’élèvent qu’à 3%. A peine 8% des salariés sont syndiqués dont 3% dans le privé ».Et il précise : « depuis les années 50, nous avons divisé par 4 le nombre de personnes syndiquées dans les entreprises et on a multiplié par 20 les moyens que l’on donne aux organisations syndicales et patronales ».Selon lui, « nous avons des dérives car il n’y a aucun contrôle de l’Etat ». Et il ajoute : « nous avons mis 125 ans, en France, depuis la loi Waldec-Rousseau, pour obtenir que les syndicats publient leurs comptes ». Pourtant des parts d’ombres existent toujours.

 

Sephora: des salariés attaquent les syndicats du commerce en justice

Sephora: des salariés attaquent les syndicats du commerce en justice

 

Cent-un salariés du magasin Sephora des Champs-Elysées ont assigné vendredi en référé les syndicats du commerce de Paris, qui ont obtenu en justice lundi la fermeture à 21H00 du parfumeur, propriété du groupe LVMH. La juge des référés du tribunal de grande instance (TGI) de Paris a toutefois mis l’accent sur le fait que l’affaire avait été jugée en appel et que le référé n’était pas « une juridiction de recours », a constaté une journaliste de l’AFP.  Les avocats respectifs des salariés et de la direction de Sephora ont fait valoir que le personnel travaillant le soir allait subir « une atteinte immédiate au contrat de travail » à cause de l’action de l’intersyndicale du commerce, le Clic-P (CGT, CFDT, FO, Seci-Unsa, SUD et CGC).  Dans la salle d’audience, dite « chambre des criées », une soixantaine de salariés étaient venus assister aux plaidoiries, vêtus de leur uniforme, un tee-shirt noir avec la marque inscrite au dos. Une trentaine de représentants syndicaux étaient également présents.  Les avocats ont également contesté la légitimité des syndicats du commerce, leur reprochant de n’avoir aucun représentant parmi les salariés du magasin des Champs-Elysées. Ils demandent au tribunal « condamnation des organisations syndicales à 100.000 euros d’astreinte par jour et par organisation pour tout acte direct et indirect susceptible d’entraîner la modification de leur contrat de travail ».  De leur côté, les avocats des syndicats ont jugé cette demande « farfelue » et estimé que Sephora « utilisait des salariés pour faire une opération de communication ».  La juge des référés s’est elle interrogée sur la « demande précise » des plaignants.   »On ne comprend pas la décision de la cour d’appel, nous demandons juste de pouvoir continuer à travailler », a affirmé lors de l’audience Olivier Martin, porte-parole de la CFTC, premier syndicat chez Sephora.  De son côté, Karl Ghazi, de la CGT du commerce, a regretté l’action des personnels de Sephora qui « sont là sur un affreux malentendu ». « C’est l’ensemble des salariés du commerce qui est concerné par cette décision. Il s’agit bien de l’intérêt collectif des salariés et pas de la somme d’intérêts particuliers », a-t-il ajouté.  L’affaire a été mise en délibéré.

 

Rencontre Hollande-syndicats : pour un changement de cap en Europe

Rencontre Hollande-syndicats : pour un changement de cap en Europe

 

 

La rencontre, qui a lieu à la demande de Bernadette Ségol, numéro un de la CES, s’inscrit dans le cadre d’une mobilisation européenne « contre l’austérité » et pour exiger du Conseil européen qui se réunira les 27 et 28 juin et aura pour thème le social, d’intégrer la « dimension sociale » de l’Europe dans sa gouvernance.  Pour appuyer leur démarche, Thierry Lepaon (CGT), Laurent Berger (CFDT), Philippe Louis (CFTC), Luc Bérille (Unsa) appellent à un rassemblement à 13H00 place de l’Alma (VIIIe arrondissement). Il s’agira de la première mobilisation commune depuis le 14 novembre de la CGT et de la CFDT qui sont en froid.  Le leader de FO, Jean-Claude Mailly, présent à l’Elysée, n’appelle pas à cette action.  L’initiative intervient sur fond d’explosion du chômage et à la veille de la conférence sociale chargée de lancer la concertation sur la réforme des retraites et où les syndicats se rendent en ordre dispersé.  Mais, pour le leader de la CGT, la demande d’un « contrat social pour l’Europe » qui « donne la priorité aux droits sociaux et rejette toute concurrence vers le bas en matière de droit du travail », est « un point de convergence » entre les syndicats français.  La CGT, la CFDT la CFTC, l’Unsa et la CES ont cosigné une tribune pour « appeler à arrêter les coupes budgétaires dans les dépenses publiques » et « prendre des dispositions urgentes pour l’augmentation des salaires et de l’investissement », a indiqué lundi M. Lepaon.  Selon lui, « il faut un changement de cap radical qui tourne le dos aux politiques d’austérité menées partout en Europe ».  Les récentes grèves, des « avertissements » au gouvernement   »Le messages que nous portons c’est que l’Europe doit prendre des mesures qui vont dans le sens de la croissance, alors que l’atonie menace tous les pays, même l’Allemagne », souligne de son côté auprès de l’AFP Marcel Grignard, membre de la direction de la CFDT.  Il rappelle que sur les quelque 120 milliards d’euros de fonds alloués l’an dernier au pacte européen de croissance, « pas même la moitié » n’a été utilisée.  Le président Hollande a lui-même dénoncé dimanche soir sur M6 « des politiques d’austérité très dures » dans certains pays européens et a affirmé qu’il allait demander au sommet de l’UE « une évaluation du pacte de croissance » qui avait été ajouté sur sa demande l’an dernier au traité budgétaire.  L’Europe doit aussi « avancer pour limiter la concurrence sociale », avec des « standards minima sociaux » et notamment « un mécanisme de salaire minimum » dans tous les pays, estime M. Grignard.  Luc Bérille, secrétaire général de l’Unsa, relève qu’ »il y a une limite objective à la situation française », en raison des déficits et de la dette, « mais il faut un appui au niveau européen ». La demande adressée au président de la République est « d’appuyer une politique visant à un plan d’investissement européen pour relancer la croissance ».  Pour la CGT, les récentes grèves et mobilisations en France sont autant « d’avertissements » au gouvernement. Elle rappelle le « succès » de la grève des aiguilleurs du ciel qui s’opposaient à la libéralisation du contrôle aérien en Europe et la mobilisation des cheminots contre une réforme du ferroviaire qui « répond aux exigences libérales de Bruxelles ».  De son côté, Jean-Claude Mailly affirme que « les gouvernements ont accepté la logique » de Bruxelles, « y compris le gouvernement français, quand il a accepté de ne pas renégocier le traité » budgétaire européen.  D’ailleurs, pour FO, les pistes avancées par le rapport de la commission Moreau pour une réforme des retraites « s’inscrivent dans la logique d?austérité recommandée par la Commission européenne ».

 

Plan restructuration PSA : voté par les syndicats

Plan restructuration PSA : voté par les syndicats

La restructuration de PSA Peugeot Citroën a été approuvée lundi à une très large majorité par les syndicats du constructeur automobile, a déclaré à Reuters un représentant de la CFTC. Confirmant leur vote favorable de mars, les organisations syndicales réunies en comité central d’entreprise ont donné leur aval, par 18 voix sur 20, aux mesures d’accompagnement concernant les salariés des usines d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) et de Rennes (Ille-et-Vilaine). Cinq syndicats ont voté pour, la CGT a voté contre, a précisé Franck Don. Neuf mois après son annonce, PSA peut désormais enclencher le plan social qui prévoit la fermeture du site d’Aulnay en 2014 et une forte réduction d’effectif à Rennes, la justice ayant rejeté vendredi deux recours des syndicats contre le plan. Dans un communiqué, le groupe a annoncé que des comités d’établissement allaient être organisés « dans les jours qui viennent sur l’ensemble des sites concernés » et que les mobilités internes ou externes pourraient commencer à l’issue de ces comités. Une majorité d’organisations syndicales a également voté le plan de départs volontaires qui concerne cette fois les effectifs de structure (R&D, services commerciaux et administratifs) sur l’ensemble des sites français du groupe. Selon la CFTC, il a été approuvé par 15 voix, la CGT ayant voté contre tandis que la CFDT s’est abstenue. Au total, PSA entend supprimer 8.000 emplois en 2013 et 2014 en France, dont environ 3.000 à Aulnay, 1.400 à Rennes et 3.600 à travers les structures du groupe, afin d’endiguer ses pertes financières et ajuster ses capacités de production à un marché européen en berne.

Renault: compétitivité, réponse maintenant des syndicats

Renault: compétitivité, réponse maintenant des syndicats  

Négociations terminées, aux syndicats de se prononcer chez Renault sur l’accord de compétitivité. Compte tenu de l’engagement de ne fermer aucun site, la signature de syndicats est désormais envisageable et le projet d’accord assez équilibré. « Si nous arrivons à un accord, la mise en œuvre des mesures proposées nous fera gagner environ 300 euros par voiture produite en France », dit-il. En dépit d’un recul de son chiffre d’affaires de 3,2%, le deuxième constructeur automobile français a réussi à se maintenir dans le vert en 2012 alors que le marché est en berne.  Alors que le texte du projet doit être remis mercredi aux syndicats, avant une signature éventuelle dans les prochaines semaines, la direction a réitéré mardi ses engagements en cas de réussite de l’accord: aucune fermeture d’usines en France, 8.260 suppressions de postes d’ici 2016 (7.500 suppressions d’emplois nettes) sans recourir à un plan social ni à un plan de départs volontaires, attribution à des usines françaises de 80.000 véhicules supplémentaires venant de partenaires (qui pourraient être Nissan et Daimler), maintien des activités cœur de métier (ingénierie et tertiaires) en France.  La direction s’est engagée, en cas d’accord, à « assurer un niveau de production minimum de 710.000 véhicules par an à l’horizon 2016, dont 110.000 à l’usine de Flins, qui bénéficierait de la localisation de versions de Clio IV à forte valeur ajoutée ».  Le projet d’accord complet sera présenté mercredi aux syndicats. Le texte devrait ensuite être présenté pour consultation au comité central d’entreprise et dans les comités d’entreprise des filiales concernées (à la mi-mars, selon une source syndicale), « préalable à la signature entre les organisations syndicales et le président du groupe Renault, Carlos Ghosn », a indiqué la direction, selon qui « cette signature pourrait intervenir dans les prochaines semaines ».  Sous la pression de syndicats qui exigeaient des engagements écrits sur les volumes de production, la direction avait indiqué que des productions de versions conduite à droite de Clio IV actuellement assurées par le site de Bursa (Turquie) seraient rapatriées et qu’une partie de la production assurée par le site de Caccia au Portugal, serait transférée à Cléon.  Après avoir également accepté que le déplacement de salariés d’un site à un autre se fasse uniquement sur la base du volontariat, la direction est revenue mardi sur certains points de la politique salariale. Elle a ainsi renvoyé aux négociations annuelles la question des augmentations salariales pour 2014 et 2015.  La semaine dernière, alors que les négociations peinaient à trouver une issue favorable, le PDG de Renault, Carlos Ghosn, avait proposé de différer à fin 2016 le paiement de 30% de la part variable de sa rémunération de l’an passé, en cas d’accord (en 2011, la part variable de son salaire était de 1,59 million d’euros et la part fixe de 1,23 million). « Il ne s’est pas engagé sur plusieurs années, alors on ne voit pas pourquoi les salariés devraient en faire autant », a relèvé Dominique Chauvin, délégué central CFE-CGC.  Comme FO, le syndicat de cadre (majoritaire dans le groupe) ne s’est pas engagé mardi, voulant sonder les équipes, et faire étudier le texte de projet d’accord par des juristes avant de se prononcer.  La CGT a appelé les salariés à « exprimer leur point de vue ». Dans un communiqué, la centrale dénonce cet accord, qu’elle qualifie de « nouvelle régression sociale », ainsi que « la délocalisation et externalisation des métiers déclarés non coeur de métier à l’ingénierie » avec 2.500 suppressions dans l’ingénierie de Renault. Il n’existe donc aucune contrepartie aux reculs sociaux imposés par cet accord », estime la CGT.  La CFDT a jugé de son côté dans un communiqué le projet d’accord « globalement équilibré », le syndicat précisant qu’il arrêterait sa position sur la signature « après consultation de ses équipes ».  Pour être validé, l’accord doit être signé par au moins deux syndicats représentant 30% des salariés. La CFE-CGC dispose de 29,7% des voix des salariés devant la CGT (25,2%°), la CFDT (19,1%) et FO (15,6%).

 

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Accord patronat syndicats : deux mesures phares

Accord patronat syndicats : deux mesures phares

‘L’accord n’est pas réellement historique car la France part de loin en matière de négociation et de ce point de vue c’est une avancée méthodologique qui vaut mieux que la loi. Sur le fond, deux mesures sont surtout à retenir d’une part la complémentaire santé obligatoire, d’autre part la possibilité pour les entreprises de baisser les salaires en période de réduction d’acticité et d’augmenter la durée du travail su le carnet de commandes l’exige.  Du point de vue des entreprises, il y a donc  la possibilité de s’adapter à l’activité, notamment, en période difficile, de pouvoir baisser les salaires, ou en période de forte activité, de pouvoir augmenter le temps de travail. Cela introduit vraiment en France un élément de flexibilité interne, alors que la rigidité actuelle était clairement un frein à l’embauche. A terme, cela pourrait remettre en cause progressivement la dualité du marché français du travail, entre CDI et CDD. Cette mesure peut changer le fonctionnement du marché du travail.  Pour les  salariés, la mesure la plus importante est la généralisation de la complémentaire santé pour tous. Au plus tard au 1er janvier 2016, toutes les entreprises devront proposer une mutuelle collective et prendre la moitié du coût en charge. La mesure pourrait concerner 3,5 millions de personnes, soit 40% des salariés. C’est la concession la plus importante faite par le patronat puisqu’on estime qu’elle coûtera entre 2 et 4 milliards d’euros par an. Cela va réduire les inégalités entre salariés des grandes entreprises et salariés des petites entreprises ou au statut précaire.

 

Accord patronat-syndicats : un équilibre flexibilité-nouveaux droits

Accord patronat-syndicats : un équilibre flexibilité-nouveaux droits

Généralisation des complémentaires santés : aujourd’hui, 3,5 millions de personnes (40% des salariés) doivent payer seuls les frais d’une complémentaire santé car ils ne bénéficient pas d’une couverture via leur entreprise. L’accord prévoit qu’au plus tard, le 1er janvier 2016, l’employeur prenne en charge la moitié de ces frais. Les salariés des petites entreprises sont les principaux concernés, pour un coût estimé à 2,9 milliards d’euros. La portabilité de cette couverture pour les salariés perdant leur emploi sera porté de 9 à 12 mois. Les négociations dans les branches professionnelles, visant à ce que les salariés bénéficient d’une couverture collective, s’ouvriront avant le 1er avril.

Création de «droits rechargeables» à l’assurance chômage : cette disposition, d’un coût estimé à un milliard d’euros, permettra aux demandeurs d’emploi qui reprennent un travail avant la fin de leur période d’indemnisation de «conserver le reliquat de tout ou partie de leurs droits aux allocations-chômage non utilisés» en cas de nouvelle perte d’emploi. Jusqu’ici, à chaque période de chômage, les demandeurs d’emploi repartaient à zéro. Ce volet ne devrait pas voir le jour avant l’an prochain.

CDD courts surtaxés: dès le 1er juillet, les cotisations employeurs à l’assurance chômage seront portées de 4 à 7% pour les contrats d’une durée inférieure à un mois, à 5,5% pour ceux d’une durée comprise entre un et trois mois et à 4,5% pour les CDD dits d’usage. Ne sont pas concernés «les CDD de remplacement» et les contrats saisonniers. En échange, un CDI conclu pour l’embauche d’un jeune de moins de 26 ans sera exonéré de cotisations d’assurance chômage pendant trois mois (quatre mois pour une entreprise de moins de 50 salariés). L’intérim n’est pas concerné non plus par la sur cotisation mais l’accord prévoit la mise en place d’un CDI pour les salariés de ce secteur.

Création d’un compte personnel de formation : tout salarié, même s’il se retrouve au chômage, pourra bénéficier de ce compte qu’il pourra conserver tout au long de sa vie professionnelle et ce, quel que soit son parcours.

Droit à une période de mobilité volontaire sécurisée : réservé aux entreprises de plus de 300 salariés, ce droit permettra aux salariés de plus de deux ans d’ancienneté, qui souhaitent «découvrir un emploi dans une autre entreprise», de conserver pendant deux ans leurs droits dans leur société d’origine. L’accord de l’employeur, qui peut refuser deux fois, est nécessaire. Les conditions du retour devront être précisées dans un avenant au contrat.

Représentation des salariés au conseil d’administration : elle concernera les entreprises dont les effectifs totaux, appréciés à l’échelle mondiale, sont au moins égaux à 10.000 salariés ou à 5.000 appréciés à l’échelle de la France. Les représentants des salariés choisis siègeront «avec voix délibérative». Le projet d’accord prévoit aussi la création au sein des entreprises d’une base de données unique mise à jour régulièrement pour faciliter l’information des instances représentatives du personnel.

Du côté des entreprises

Accords de maintien dans l’emploi : ces derniers doivent permettre aux entreprises confrontées à de «graves difficultés conjoncturelles» de négocier des baisses du temps de travail et des salaires en échange d’un maintien des effectifs. Leur durée ne pourra dépasser deux ans. Ils requièrent l’accord individuel de chaque salarié. En cas de refus, la rupture de son contrat de travail sera assimilée à un licenciement économique. Par ailleurs, une négociation sur l’activité partielle pour simplifier le recours à celle-ci sera lancée dans les deux semaines.

Sécurisation des plans de sauvegarde de l’emploi (PSE): l’accord prévoit que ces plans fassent l’objet d’un accord collectif avec des syndicats majoritaires ou, à défaut, soient homologués par l’administration. Les délais fixés par l’accord seront «préfixés, non susceptibles de suspension ou de dépassement».

Contentieux avec les salariés : l’accord pousse à la conciliation prud’homale pour les contestations de licenciement, avec la possibilité d’une indemnité forfaitaire calculée en fonction de l’ancienneté du salarié. Les délais de prescription pour une contestation en justice portant sur l’exécution ou la rupture d’un contrat de travail sont ramenés de cinq à deux ans.

Expérimentation du contrat de travail intermittent : ce contrat, qui existe déjà dans certaines professions (les moniteurs de ski par exemple), sera expérimenté sans passer par un accord de branche dans de nouveaux secteurs (industrie du chocolat, formation hors langues étrangères et vêtements de sport et de loisirs) et un bilan-évaluation sera effectué avant fin 2014.

Mobilité interne à l’initiative des entreprises : elle ne sera plus liée à un plan de sauvegarde de l’emploi et fera l’objet d’une négociation triennale. Les mobilités envisagées seraient proposées aux salariés dans la limite d’un éloignement de 50 kilomètres ou quarante-cinq minutes. Elles ne peuvent en aucun cas entraîner une diminution du niveau de rémunération ou de la classification du salarié. Le refus par ce dernier n’entraîne pas son licenciement pour motif économique, mais pour motif personnel ouvrant droit à des mesures de reclassement telles qu’un bilan de compétence ou un abondement du compte personnel de formation.

 

Emploi: accord syndicats- patronat

Emploi: accord syndicats- patronat

 

Après Trois mois de négociations, syndicats et patronats ont conclu un accord vendredi Destiné à offrir plus de souplesse aux entreprises et davantage de protection aux salariés, cet accord « marque l’avènement d’une culture du compromis après des décennies d’une philosophie de l’antagonisme social », s’est félicitée Laurence Parisot, présidente du Medef.  Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a lui aussi salué « un accord ambitieux » estimant que l’emploi était le « gagnant ».  Ce qu’on a obtenu n’est pas la perfection » mais « je donnerai un avis positif la semaine prochaine à mon bureau confédéral », a affirmé de son côté Joseph Thouvenel (CFTC).  Pour Marie-Françoise Leflon (CFE-CGC), « l’accord est équilibré ».  Pour être ratifié, un accord national interprofessionnel ne doit pas rencontrer l’opposition de plus de deux des cinq syndicats.  La CGT et FO se sont quant à elle clairement opposées au texte: « l’accord est inacceptable de notre point de vue », a déclaré Agnès Le Bot (CGT), qui a prévenu que « la partie n’était pas finie ».   »C’est un jour sombre pour les droits des salariés », a estimé Stéphane Lardy (FO) dénonçant un texte qui « renforce la précarité » et une négociation qui a « loupé sa cible ».  Alors que les discussions piétinaient depuis le 4 octobre, le patronat (Medef, CGPME, UPA) a ouvert la voie au compromis vendredi matin en lâchant du lest sur la taxation de certains CDD, casus belli des syndicats.  Cette mesure figurait parmi les engagements du candidat Hollande, et dans la feuille de route du gouvernement pour lutter contre la précarité, alors que le recours aux CDD de moins d’un mois a explosé (+88% entre 2000 et 2010).  Côté flexibilité, figurent notamment l’encadrement des accords permettant de baisser salaires et/ou temps de travail en cas de difficulté, des mesures pour faciliter et « déjudiciariser » les licenciements et la possibilité de restructurer sans plan social via une mobilité obligatoire.  En contrepartie, de nouveaux droits sont octroyés aux salariés et aux chômeurs: généralisation d’une complémentaire santé, limitation des temps partiels ou encore droits rechargeables à l’assurance-chômage.  A défaut de compromis « historique » réclamé par François Hollande avant fin 2012, l’exécutif attendait un « accord ambitieux », considérant cette réforme comme primordiale pour lutter contre le chômage, qui touche 3,13 millions de Français. La France, scrutée par les agences de notation et Bruxelles, est l’un des derniers pays en Europe à engager une telle réforme.  Ce compromis conforte également le chef de l’Etat, qui a érigé le dialogue social en moteur de réformes. Cet accord intervient cinq ans jour pour jour après celui sur la modernisation du marché du travail, à l’origine de la rupture conventionnelle, qui a mis fin depuis à plus d’un million de CDI.  Depuis l’échec de 1984, il n’y avait pas eu de nouvelle tentative de réformer en profondeur le marché du travail.

Les syndicats de Florange chez Ayrault pour dénoncer un accord d’amateurs

Les syndicats de Florange chez Ayrault pour dénoncer un accord d’amateurs

 

« Un accord d’amateurs entre Mittal et le gouvernement » que dénonce les syndicats notamment la CFDT. De fait, comme sur beaucoup d’autres dossiers le gouvernement révèle son incompétence économique qui s’ajoute au cynisme. Pas étonnant dans ce gouvernement de fonctionnaires qui n’ont qu’un rapport très approximatif avec les réalités économiques. Le contenu de l’accord conclu avec le gouvernement, tel qu’il a été dévoilé mardi par Le Monde, a confirmé leur scepticisme sur les investissements prévus par ArcelorMittal. Sur les 180 millions d’euros promis pour le site lorrain, moins d’un tiers concernerait des investissements stratégiques.  Le reste se décompose notamment entre « le flux d’investissements courants » et « la maintenance exceptionnelle ».  Le document consulté par le quotidien confirme également « la mise sous cocon » des installations de la phase à chaud (production d’acier brut, qui comprend les hauts-fourneaux), qui seront arrêtées « en toute sécurité à l’issue de la procédure légale ».  Cet arrêt programmé des installations est combattu par les syndicats qui estiment, qu’il rendra impossible de remettre sur la table l’option d’un repreneur pour Florange.  Enfin, l’accord confirme que des activités de « packaging » (acier destiné à l’emballage alimentaire) seront transférées du site de Basse-Indre (Loire-Atlantique) vers celui de Florange. Le Premier ministre avait lui-même confirmé cette information, tout en démentant tout accord secret avec ArcelorMittal privilégiant le site de Basse-Indre.  Les syndicalistes de Florange, interrogés par l’AFP, n’ont pas semblé surpris par ces nouvelles informations.   »Nous depuis le début on sait que c’est un marché de dupes, nos inquiétudes sont confirmées », a expliqué Jean Mangin (CGT). « C’est ce qu’on avait déduit » vendredi, a également déclaré Walter Broccoli (FO), estimant que Mittal « continue à détruire l’outil de travail ».   »Le gouvernement a fait une grosse erreur », et la rencontre de mercredi avec M. Ayrault, « c’est l’occasion de le lui dire », a poursuivi M. Broccoli.  Edouard Martin, délégue CFDT, a quant à lui estimé sur France Info que l’accord était « d’un amateurisme à rougir ».  Quant aux salariés du site de Basse-Indre, dans la région de Nantes, ils ont fait part de leur inquiétude pour leur avenir après la confirmation d’un transfert d’activité vers Florange, même si ce dernier est prévu sans suppressions d’emplois.  Sur la question des investissements promis par ArcelorMittal, le chef de file des députés PS Bruno Le Roux a annoncé qu’un « comité de suivi » verrait le jour au sein de l’Assemblée nationale.  Ce comité sera « ouvert à tous les groupes politiques » et devra « vérifier que les engagements qui ont été pris soient tenus », a-t-il précisé, à l’issue d’une réunion de son groupe à laquelle assistait le Premier ministre.  Depuis vendredi, syndicats et responsables politiques – y compris au sein du gouvernement – ne cachent pas leurs doutes face à l’accord annoncé par Matignon, qui avait mis l’accent sur le fait qu’il n’y aurait pas de plan social à Florange.  La ministre de la Culture Aurélie Filippetti, élue de Moselle, a ainsi estimé mardi qu’il n’y avait « pas de confiance » dans la parole de l’industriel Lakshmi Mittal, ajoutant qu’il faudrait en revenir à une solution de reprise si « les engagements n’étaient pas tenus ».  Le Front de gauche (FG) a dénoncé mardi « un marché de dupes avec Mittal », qu’il a qualifié de « diable de l’acier » et a réaffirmé « la nécessité d’une nationalisation » du site.  Ce scénario avait été envisagé par le gouvernement, et défendu par Arnaud Montebourg, dans la perspective de la recherche d’un repreneur, avant d’être écarté.  Plusieurs médias ont fait état du nom du repreneur qu’avait évoqué le ministre du Redressement productif avant l’annonce de l’accord avec Mittal. Il s’agirait selon eux de Bernard Serin, le président du FC Metz (National de football), et surtout président de CMI, un groupe notamment spécialisé dans la sidérurgie et basé à Seraing en Belgique.

Patronat et syndicats : les contrats de travail courts en cause

Patronat et syndicats : les contrats de travail courts en cause

Jeudi soir, le Medef a fait parvenir aux syndicats de nouvelles propositions contenant quelques avancées par rapport au texte présenté il y a un mois. Celui-ci avait soulevé l’ire des syndicats. Désormais, l’organisation présidée par Laurence Parisot propose en particulier des améliorations relatives à l’indemnisation du chômage à la fin d’un contrat de travail de courte durée. Mais le patronat ne veut toujours pas entendre parler de taxation accrue des contrats court, comme l’envisagent le gouvernement et les syndicats. Aujourd’hui pourtant, 3 salariés sur 4 décrochant un contrat de travail signent un engagement de moins d’un mois. Les temps partiels imposés eux, touchent les femmes à 80 %. Les syndicats réclament donc des dispositifs qui responsabilisent les employeurs. Ils voudraient en particulier que les patrons voient leurs cotisations chômage varier en fonction de la durée des contrats. Avec comme objectif de décourager le recours abusif aux contrats courts. Mais cette question a exposé au grand jour les tensions entre le Medef et la CGPME : si le premier s’est dit prêt à travailler sur la taxation des emplois précaires, la seconde organisation patronale ne veut pas en entendre parler : les PME sont, en effet, de grosses utilisatrices et pourvoyeuses de contrats courts … Elles veulent donc un compromis qui prenne en compte leurs spécificités. Les patrons de PME veulent bien d’un accord sur la sécurisation de l’emploi « mais pas à n’importe quel prix« .

Grève générale le 14 novembre contre la politique du gouvernement

Grève générale le 14 novembre contre la politique du gouvernement

La CGT, la CFDT, la FSU, l’Unsa et Solidaires veulent exprimer «leur ferme opposition aux mesures d’austérité qui font plonger l’Europe dans la stagnation économique, voire la récession» et «qui ne font qu’aggraver les déséquilibres et créer des injustices». Cette union de circonstance, entre la CFDT qui a soutenu, seule, la ratification du traité européen et les quatre autres organisations, qui réclamaient l’inverse, est en réalité à visée purement nationale. Cette journée de mobilisation aura en effet lieu deux jours avant que la négociation sur la sécurisation de l’emploi ne rentre véritablement dans le dur avec la présentation d’un premier projet global de texte patronal. Ce «club des cinq» - auquel FO et la CFTC ont refusé de se joindre - entend faire pression sur François Hollande pour qu’il choisisse enfin le camp des salariés contre celui des patrons, comme le répète à l’envi Bernard Thibault. «Dans un contexte de crise sans précédent, il n’est pas question de risquer de fragiliser encore un peu plus la santé financière des entreprises, alors que de nombreuses TPE et PME-PMI sont au bord de l’asphyxie, s’alarme Carole Couvert, de la CFE-CGC. Une journée de manifestations et de grèves dans tout le pays sera de nature à paralyser notre économie déjà bien mise à mal».

 

Jean-Marc Ayrault : première réunion le 29 mai des syndicats et organisations patronales

Jean-Marc Ayrault : première réunion le 29 mai des syndicats et organisations patronales

« Il n’est pas question de faire des shows, des sommets sociaux qui durent une heure ou deux, où chacun s’exprime, on repart et il ne se passe rien », a assuré le chef du gouvernement.   »Ensuite, avec l’ensemble de ces organisations, il y aura une conférence de la méthode que je présiderai et qui définira comment nous allons nous y prendre pour préparer la grande conférence sociale qui aura lieu avant le 14 juillet » sur l’emploi, les salaires, les conditions de travail, les retraites, a précisé M. Ayrault.  Ce « calendrier » social sera présenté mercredi par M. Ayrault en Conseil des ministres.  Le Premier ministre a également jugé mercredi sur RTL qu’une cohabitation à l’issue des élections législatives de juin « serait la pire des choses », ajoutant qu’il fait confiance « au bon sens » des Français. « J’irai là où c’est nécessaire, là où il faut convaincre les Français qu’il faut donner au président de la République une majorité large, cohérente, solide » à l’Assemblée nationale, a dit le chef de gouvernement. Pour lui, « la cohabitation, dans la période que nous connaissons, serait la pire des choses ».  Comme on lui demandait s’il fallait une majorité absolue pour les seuls socialistes, il a répondu : « il faut une majorité qui soit conforme aux orientations votées par les Français le 6 mai ». « Je fais confiance au bon sens des Français, au sens politique des Français », a-t-il dit. Ils ont voté à « plus de 80% à l’élection présidentielle. C’est dire à quel point ils prennent cette élection au sérieux ».   »Beaucoup me l’ont dit, y compris des Français qui n’ont pas voté pour François Hollande au second tour : on veut que vous réussissiez le redressement dans la justice », a assuré M. Ayrault.  Concernant le retour à la retraite à 60 ans pour les personnes ayant commencé à travailler tôt, le Premier ministre a « souhaité » mercredi que le décret soit pris « dans les trois semaines ». Interrogé sur RTL, il a précisé que « très vite, et je souhaite dans les trois semaines, l’engagement qui a été pris par le président de la République François Hollande de corriger et de supprimer une injustice » qui pesait sur les personnes ayant commencé à travailler tôt, soit respecté.  Le chef du gouvernement n’a pas donné de précision sur les contours précis du décret, indiquant que la ministre des Affaires sociales Marisol Touraine avait commencé à discuter avec les organisations syndicales. Il a simplement indiqué que les périodes de chômage, maladie, pouvaient « être prises en compte » comme c’est le cas déjà dans le dispositif carrières longues.   »Nous pouvons travailler sur cette base », a-t-il dit, en ajoutant que « le gouvernement tranchera ».   »Je prendrai mes responsabilités aussi au vu du coût. Nous avons évalué le coût de cette mesure à un milliard d’euros, nous l’avons financée (…). Il faut rester dans l’épure. Il ne s’agit pas d’augmenter le coût de cette mesure », a-t-il dit. Le décret doit instaurer pour les salariés ayant commencé à travailler à 18 ou 19 ans le droit de partir à la retraite à 60 ans à taux plein s’ils ont cotisé 41 ans. M. Ayrault a évalué à « 100.000″ le nombre de personnes concernées la première année.

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