Archive pour le Tag 'syndicats'

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39 heures chez Smart à Hambach: accord des salariés mais pas des syndicats

39 heures chez Smart à Hambach: accord des salariés mais pas des syndicats

 

Pas de quoi redorer le blason des syndicats : deux des quatre syndicats de l’usine automobile Smart France à Hambach, la CFE-CGC et la CFTC, ont signé, mercredi 28 octobre, l’accord sur le retour aux 39 heures, mais celui-ci a peu de chances d’être appliqué car la CFDT et la CGT, majoritaires à eux deux, n’ont pas signé.  »Les organisations syndicales CFE-CGC et CFTC ont signé ce jour l’accord d’entreprise portant sur la négociation annuelle obligatoire (NAO) 2015-2016 intégrant le Pacte 2020 mettant ainsi un terme à la négociation », selon le communiqué de la direction qui se « félicite » de ces signatures. Mais les deux autres syndicats de l’usine, la CFDT et la CGT, qui représentent 53% des salariés, n’ayant pas signé, « l’accord est réputé comme non écrit, et donc pas applicable », a déclaré à l’AFP Didier Getrey, de la CFDT. « C’est terminé, le bébé est mort-né », a-t-il ajouté, précisant que les deux syndicats, qui se sont toujours opposés au projet, feraient valoir dès demain leur droit d’opposition. Le « pacte 2020″ prévoit notamment un retour aux 39 heures, payées 37, et une diminution des jours de RTT pour les cadres, en échange d’un maintien de l’emploi jusqu’en 2020. Smart France produit quelque 100.000 véhicules biplaces dans cette usine située aux confins de la Lorraine, de l’Alsace et de l’Allemagne. Lors d’un référendum interne – purement consultatif – le 11 septembre, 56% des 800 salariés votants s’étaient prononcés pour le « Pacte 2020″. Mais si les cadres, employés, techniciens et agents de maîtrise ont approuvé l’accord à 74%, il a été rejeté à 61% par les ouvriers. La CFTC a pour sa part expliqué qu’elle avait décidé de ratifier le « pacte 2020″ en arguant notamment que la direction avait accepté la mise en place « d’un avenant individuel pour tous » et le principe d’un retour « aux 37 heures puis aux 35 heures en fin de période (2021) », entre autres choses. « Dans la version 1 du projet, il y avait la garantie de l’emploi. Dans la version 2, que l’on nous a donnée la semaine dernière, il est inscrit une mobilité de 150 km », a balayé Didier Getrey.

 

Dialogue social : le référendum comme alternative aux syndicats ?

Dialogue social : le référendum comme alternative aux syndicats ?

En apparence le référendum pourrait apparaître comme une alternative aux syndicats. Ce serait cependant simplifié la problématique. Certes le dialogue social en France est proche de la nullité mais les responsabilités sont multiples. Responsabilités notamment du pouvoir public qui à gauche comme à droite favorise l’intervention étatiste qui déresponsabilise les acteurs économiques. Le référendum pourrait toutefois être bien davantage utilisé dans de nombreuses circonstances. La première sans doute lorsqu’il s’agit de déclencher une grève. Paradoxalement les syndicats demandent l’avis des salariés pour la reprise du travail mais exceptionnellement au moment du déclenchement de la grève. Un vrai problème de démocratie. Au-delà des modalités de consultation des travailleurs ce pose surtout en France une conception du dialogue social entre patrons et salariés. Malgré des les avancées dans certaines entreprises ses relations restent encore à l’air préhistorique. À la différence de ce qui se pratique en Allemagne c’est-à-dire pratiquement la cogestion qui permet de mettre en débat les enjeux aussi bien sociaux économie que financier. Une mise en débat plus général donc qui responsabilise les syndicats qui ne les cantonnent plus à la défense des acquis sociaux.  Smart, Sephora… et peut-être Air France. La pratique du referendum en entreprise connaît une nouvelle actualité. Quelles sont les règles qui entourent cette consultation? Sa généralisation prônée par certains constitue t-elle une déclaration de guerre aux syndicats?

Sarkozy  » les syndicats français sont plutôt des partis politiques »…et les partis des syndicats ?

Sarkozy  » les syndicats français sont plutôt des partis politiques »…et les partis des syndicats ?

 

Sarkozy n’a peut-être pas complètement tort en déclarant que les syndicats ( à quelques exceptions près comme la CFDT, la CGC ou encore l’UNSA – ndlr) sont surtout des partis politiques. C’est à dire davantage préoccupés d’idéologie que de défense des intérêts de leurs mandants ( ce qui n’est pas nécessairement toujours incompatibles). Mais on pourrait inverser le questionnement : nos partis ne sont-ils pas surtout des syndicats ? c’est à dire surtout des mouvements d’opposition ramasse tout, démagogiques, préoccupés  surtout de déstabiliser le pouvoir en place (et de mettre en place une  autre oligarchie). D’où la désillusion permanente entre les promessee et les actes une  fois au pouvoir. Comme dans les syndicats, dans les partis, il y a une  part d’incompétence de la part des oligarques , une part de mauvaise foi. Les partis Français sont construites essentiellement sur une problématique d’opposition comme les syndicats. Aucun ne dispose d’orientations crédibles, que dire alors de l’efficacité une  fois les élections gagnées. Les contradictions ne peuvent qu’apparaitre rapidement. Des contradictions exacerbée depuis la crise de 2008.. Invité du congrès de la fédération des entreprises familiales allemandes à Berlin, où la chancelière Angela Merkel s’était exprimée dans la matinée, Nicolas Sarkozy a donc déploré : «Le problème des syndicats français, c’est que ce sont plus des partis politiques que des syndicats.  «Cela explique bien des choses aujourd’hui. Quelle peut être la force d’un syndicat qui appelle à participer à une élection politique?», interroge-t-il aujourd’hui. «Dans les réformes que nous aurons à conduire dans deux ans, il faudra réformer la démocratie sociale, pour avoir des syndicats qui soient des vrais syndicats et non pas des partis politiques, avec un engagement au service des salariés dans l’entreprise ou des fonctionnaires dans l’administration, mais pas un engagement politique», a poursuivi Sarkozy. Car, a-t-il dit à Berlin, «le fait d’avoir des syndicats qui considèrent que l’intérêt du salarié et de l’entreprise est plus important que le choix idéologique d’un combat politique a beaucoup compté dans la force économique de l’Allemagne». L’analyse de Sarkozy est relativement réductrice même si elle n’est pas complètement fausse. D’abord il devrait s’interroger sur ce que sosnt les partis en France ensuite se demander s’il existe un véritable espace de négociation quand la loi se substitue en permanence au dialogue. Et ceci vaut à gauche comme à droite ( dernier exemple dramatique : l’affaire des 35 heures). 

Les syndicats contre le FN

Les syndicats contre le FN

Sept organisations syndicales ont lancé vendredi un appel commun à lutter contre le racisme, l’antisémitisme, le fondamentalisme, une initiative inédite inspirée par « l’esprit du 11 janvier » qui fait du Front national sa principale cible. Le document, intitulé « Après le 11 janvier, vivre ensemble, travailler ensemble », porte la signature de la CGT, de la CFDT, de la CTFC, de la CFE-CGC, de l’Unsa, de la FSU et Solidaires. Force ouvrière ne s’y est pas associé. « Le mouvement syndical porte des valeurs de fraternité, d’humanisme, et il nous a semblé que dans cette période troublée (…) c’était notre rôle de réaffirmer ensemble ces valeurs », a souligné Laurent Berger lors d’une conférence de presse. Le secrétaire général de la CFDT a précisé que ce geste unitaire ne « gommait rien des divergences et des différences ». L’appel, qui formule des pistes ou rappelle des points de l’agenda social, comme la renégociation programmée de l’accord national interprofessionnel de 2006 en faveur de la diversité, n’avance proprement pas de solutions nouvelles mais réaffirme la détermination des syndicats à oeuvrer à une société apaisée. Au fil de cinq thèmes (emploi, discriminations, développement territorial, éducation, laïcité au travail), ils assurent de leur volonté, en des formules parfois désincarnées, de « tisser le lien social », de « refonder des solidarités nouvelles », de « redonner confiance et espoir à ceux qui travaillent (…) et qui craignent pour leur avenir ». Même s’ils se défendent de focaliser leur action contre le FN, qui capte désormais une partie du vote ouvrier, les dirigeants syndicaux affirment une ligne politique en vue des échéances électorales à venir, les régionales de décembre puis la présidentielle de 2017. « Ce manifeste (…) réaffirme que le syndicalisme doit continuer d’être le rempart contre toute forme d’extrémisme et d’exclusion dans le pays », a dit Philippe Martinez (CGT). L’objectif rappelé plusieurs fois dans l’appel est de « barrer la route au populisme, aux idées d’extrême droite », ces « idées nauséabondes » qui parfois tentent « nombre de chômeurs et de chômeuses, de travailleuses et de travailleurs confrontés aux dures réalités du quotidien », peut-on lire.

 

 » Trop de syndicats en France » ? (B. Thibault)

 » Trop de syndicats en France » ? (B. Thibault)

Il ya trop de syndicats en France et Bernard Thibault rêve du syndicat unique . La multiplication des syndicats expliquerait l’indifférence des français à leur égard. .En fait l’explication est plus complexe, certes le nombre de syndicats notamment corporatistes peut expliquer la baisse d’audience des syndicats mais fondamentalement c’est l’incapacité des syndicats à évoluer qui est en cause ; Pour certains syndicats comme    la CGT, Sud, aussi  FO,  la doctrine est d’inspiration  marxiste, doctrine qui privilégie intervention de l’Etat et qui d’une  certaine manière nie la réalité concernant l’extension du champ  géographique des échanges de personnes et de biens. Ce n’est sans doute pas par hasard si  certains des anciens adhérents de ces organisations sont proches du FN. D’un autre coté on trouve des syndicats réformistes comme le CFDT, la CGC ou l’UNSA qui n’acceptent pas forcément la logique capitaliste mais qui prennent en compte les évolutions économiques, technologiques et sociétales.  Deux visions totalement opposées. Ce n’est pas la seule division syndicale qui est responsable du discrédit des syndicats- moins appréciés par les français que les patrons- mais leur incompétence à comprendre les enjeux de la période. Pas étonnant ces syndicats sont t davantage préoccupés par la défense des salariés que des chômeurs , par la défense du public que du secteur privé .  Sociologiquement les responsables nationaux  sont majoritairement plus proche des fonctionnaires que des travailleurs  précaires du privé. On peut souhaiter moins de syndicats –surtout-plus responsables- mais certainement pas un syndicat unique qui n’existe en fait que dans les dictatures notamment communistes. Si le syndicalisme devait se rassembler sur les bases idéologiques du parti communiste,  il subirait le même sort que ce  parti : l’extinction progressive.

Sondage : les patrons plus appréciés que les syndicats

Sondage : les patrons plus appréciés que les syndicats

 

Un sondage peu étonnant tellement les syndicats en général sont ringards ( il faut les « déringardiser » dit Laurent berger de la CFDT). Des syndicats en fait surtout préoccupés des salariés plutôt que des chômeurs, du public plutôt que du privé ; Du coup leur approche stratégiques des mutations en cours est obsolète. °Plus de la moitié (54%) des Français ont une bonne opinion des chefs d’entreprise, alors que seul un tiers (33%) d’entre eux ont une bonne image des syndicats, selon un sondage Odoxa pour iTELE et Le Parisien/Aujourd’hui en France publié vendredi 1er mai. Les hommes politiques souffrent d’une crise de confiance encore plus grave: seuls 11% des personnes interrogées ont une bonne opinion d’eux. Si les hommes politiques restent bons derniers quelle que soit la couleur politique des sondés (18% d’opinions positives chez les sympathisants de gauche, encore moins pour ceux de droite: 8%), la proportion s’inverse en revanche nettement concernant les patrons et les syndicats. Les sympathisants de gauche font davantage confiance aux syndicats (53% d’opinions positives) qu’aux chefs d’entreprise (41%). A l’opposé, les personnes interrogées qui se sentent pus proches de la droite accordent bien plus de crédit aux entrepreneurs (66%) qu’aux représentants de salariés (19%). De manière générale, elles reprochent dans une large majorité (74%) aux syndicats de n’avoir pas su s’adapter aux enjeux économiques du pays.

 

Sondage Syndicats : pas très utiles pour 54%

Sondage Syndicats : pas très utiles pour 54%

Il est clair que l’image des syndicats ne cesse de se dégrader. D’abord le taux de syndicalisation est particulièrement faible pour ne pas dire anecdotique ensuite l’image des syndicats est fortement dégradée. La crise  a bien sûr accentué la tendance mais le phénomène d’obsolescence des organisations syndicales  est engagé depuis des dizaines d’années . En cause la bureaucratisation des appareils , le poids du public , la sociologie même des responsables, le vieillissement des cadres. Coté patronal ou gouvernemental, rien  non plus n’a été fait pour aider à la modernisation de la représentation syndicale, au contraire puisqu’on limite leur interventions à des champs très restreints.    La crise du syndicalisme en France ne connaît donc pas de répit. Alors que la baisse du pourcentage de salariés syndiqués continue de se poursuivre (7% de salariés syndiqués), moins d’un Français sur deux (45%) juge les syndicats utiles et moins d’un sur trois (31%) pense qu’ils sont représentatifs des salariés.  Selon ce sondage réalisé pour Axys Consultants, Le Figaro et BFM Business, 54% des personnes interrogées estiment que les syndicats ne jouent pas un « rôle utile ». Dans le détail, les salariés du public sont plus nombreux (57%) à les juger utiles que les salariés du privé (48%). La défiance augmente aussi parmi les travailleurs des catégories populaires  Les Français leur font toutefois confiance pour défendre les intérêts des salariés (56%) mais sont moins nombreux à s’y fier (44%) pour négocier des accords gagnant-gagnant avec le patronat. Plus de deux tiers des Français (67%) disent aussi ne se sentir proches d’aucun syndicat.  A la veille de la Fête du travail, le sondage ne présage pas d’importants mouvements de foule pour les manifestations traditionnelles de la journée du 1er mai.

Syndicats de police : 1000 emplois à plein temps

Syndicats de police : 1000 emplois à plein temps

 

1000  emplois à plie temps c’est l’équivalent en temps donné au représentants syndicaux pour représenter les fonctionnaires de police. Ce qui permet à plus de 600 policiers ne de pas assurer de tâches  de police alors qu’ils ne sont pas officiellement détachés comme permanents syndicaux. Nn a un peu moins de 6 000 équivalents temps plein syndicaux au sein de l’éducation nationale, c’est important mais c’est encore  moins  que dans la police, la santé, la culture, les affaires étrangères. Dans un référé consacré à la gestion des carrières des policiers et des gendarmes transmis le 3 février au ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, mais publié seulement ce 20 avril, Didier Migaud met en évidence les grandes facilités accordées par l’Etat aux représentants syndicaux du ministère.  A ce jour, elle n’a toujours pas reçu officiellement de réponse du gouvernement.  La Cour rappelle que 7 policiers sur 10 sont syndiqués. Un taux record dans la fonction publique puisque même les enseignants le sont moins. Ce qui explique que « la négociation syndicale est très présente dans l’organisation et le fonctionnement des services », lit-on dans le référé de la Cour.   Une manière de dire que les syndicats de policiers s’occupent de tout au ministère de l’Intérieur, quel que soit le pouvoir en place. Et en particulier des carrières des fonctionnaires.  »Sans préjudice des contacts informels, le dialogue social se développe notamment dans le cadre de la préparation des commissions qui émettent un avis sur des décisions individuelles comme les avancements et les nominations », explique la Cour. Une forme de cogestion qui ne veut pas dire son nom et qui existe aussi à l’Education nationale.

Négociation Medef-syndicats : Parisot contre Gattaz

Négociation Medef-syndicats : Parisot contre Gattaz

 

Parisot ex patronne du MEDEF tacle Gattaz sur les contraintes qui viseraient les petites entreprises en matière de représentation du personnel. Le MEDEF est en effet prêt à faire des concessions aux syndicats dans ce domaine mais pas la CGPME (qui représente les petites et moyennes entreprises).  «L’avenir de l’emploi en France dépend des petites entreprises, les moins de 5 salariés, les moins de 10 salariés 1/2», a tout d’abord mis en haleine l’ex-égérie du patronat dans un premier message. Avant, sept minutes plus tard, de porter l’estocade fatale. «Elles sont des milliers à prévoir d’embaucher: mais si on crée un système de représentation de leurs salariés, elles ne le feront pas 2/2.» Pierre Gattaz n’est pas fondamentalement en désaccord avec elle mais doit conclure une négociation sensible sous la pression de la présidence de la République et a dû céder aux exigences des syndicats pour trouver un point d’atterrissage. Les TPE sont des milliers à prévoir d’embaucher : mais si on crée un système de représentation de leurs salariés, elles ne le feront pas». Il est clair que la problématique des très grandes entreprises (que représente le Medef)  est différente de celle des très petites qui ne disposent pas d’infrastructures pour gérer la multitude de règlements qui s’imposent à tous. Dans certains cas il est vrai que certaines petites entreprises prennent des libertés avec la réglementation sociale. Faut-il pour autant alourdir les contraintes à toutes les petites entreprise, un secteur qui effectivement lui embauche à la différence des très grandes qui ont tendance à délocaliser.

Transport aérien : accord chez Lufthansa avec les syndicats pour réduire les coûts

Transport aérien : accord chez Lufthansa  avec les syndicats pour réduire les coûts

 

Lufthansa a confirmé mardi avoir conclu un accord avec le syndicat du personnel navigant UFO pour réduire de 20% les coûts de ses futurs vols long-courriers à petits prix. La compagnie allemande, en pleine restructuration, négocie des réductions de coûts avec plusieurs organisations représentatives du personnel. Les plus délicates portent sur le régime de retraite des pilotes, qui ont observé plusieurs grèves pour faire pression sur la direction. En juillet, le président du directoire de Lufthansa Carsten Spohr avait annoncé son intention de lancer des vols long-courriers à bas tarifs sous une marque distincte pour contrer l’offensive des compagnies aériennes du Golfe et des transporteurs « low cost ». L’accord conclu avec le syndicat UFO permettra à l’entreprise de reconfigurer 14 avions A340-300 où la première classe sera supprimée et la classe affaires réduite, ce qui permettra de desservir des destinations populaires, par exemple dans les Caraïbes, avec moins de personnel à bord. « Cet accord nous permettra de rester concurrentiel sur des liaisons particulièrement sensibles aux tarifs avec un fort pourcentage de voyages privés », déclare dans un communiqué la directrice des ressources humaines Bettina Volkens.

 

 

 

 

 

Bilan social Hollande –syndicats : des broutilles

Bilan social Hollande –syndicats : des broutilles

 

En fait le bilan social de Hollande est plus que maigre. Evidemment rien de significatif sur l’emploi puisqu’au contraire depuis l’élection de  2012 ; c’est 500 000 chômeurs en plus, loin de l’inversion promise. Ce qui n’est pas surprenant avec une croissance presque inexistante.  Pour le reste, les réformes structurelles ont été très minces, témoin par exemple la mise en lace du compte personnel formation qui ne s’attaque pas à la véritable gabegie de la formation permanente (35 milliards par an et surtout qui ne cible pas assez les chômeurs). Traditionnellement pour le PS la concertation avec les syndicats demeure formelle puis que le parti « socialiste » e est supposé représenter les travailleurs. Un  détail toutefois, il y a longtemps que les couches les p lus défavorisées ne votent plus pur le PS ; Un  PS par ailleurs composés pour l’essentiel  dans sa direction par des bobos , des tecnocrates des petites bourgeois. De leur coté les syndicats ont pas manifesté un grand enthousiasme pour des évolutions significatives (exemple sur le code du travail°).  

 

 Les contrats de travail à temps partiel encadrés. Le 11 janvier 2013, les partenaires sociaux se sont mis d’accord sur un texte de «sécurisation de l’emploi». En contrepartie d’une plus grande souplesse pour les entreprises en cas de difficultés économiques, les syndicats ont obtenu plusieurs mesures favorables aux salariés, dont l’encadrement du temps partiel. Le texte interdit les contrats de moins de 24 heures par semaine, sauf dans quelques cas particuliers – les étudiants de moins de 26 ans, les particuliers employeurs ou lorsque le salarié est d’accord. Des dérogations restent cependant possibles en cas d’accords de branche.  Ce que cette mesure est devenue : initialement applicable dès le 1er janvier 2014, la mise en œuvre de cette mesure a finalement été reportée au 30 juin dernier, le temps que les branches professionnelles signent des accords dérogatoires, comme le permet la loi. Surtout, le premier ministre a annoncé la semaine dernière qu’il souhaitait «compléter la législation sur le temps partiel, afin d’éviter tout risque juridique quand des contrats de moins de 24 heures par semaine sont établis avec l’accord individuel du salarié». De fait, de multiples solutions existeront pour contourner l’interdiction de principe de temps partiels de moins de 24 heures hebdomadaires.  •

 

 Le compte pénibilité. C’est le casus belli le plus grave pour les syndicats. Cette mesure, réclamée depuis des années par la CFDT, a finalement été adoptée dans le cadre de la réforme des retraites. En échange d’un allongement de la durée de cotisation à partir de 2020, les syndicats ont obtenu que les salariés exerçant leur métier dans des conditions de travail pénibles puissent accumuler des points pour partir au maximum deux ans plus tôt à la retraite, se reconvertir ou travailler à temps partiel. Ce que cette mesure est devenue : Manuel Valls a annoncé un report partiel du compte pénibilité de 2015 à 2016. Constatant que la mesure, qui effraie les entreprises par sa complexité, cristallise les tensions, Manuel Valls souhaite «aller plus loin dans la simplification du dispositif». Concrètement, seuls quatre critères de pénibilité sur dix, les plus faciles à cerner, donneront droit à des points dès 2015. «Un mauvais coup porté aux salariés qui sont exposés chaque jour à des situations pénibles», a tranché Laurent Berger, de la CFDT. •

 

 Des droits rechargeables à l’assurance-chômage. C’est une mesure issue de la renégociation récente de la convention d’assurance-chômage. A l’issue de cette négociation, dont l’un des enjeux était de réduire le déficit de l’assurance-chômage, les partenaires sociaux se sont mis d’accord pour réduire légèrement les allocations, durcir le régime spécifique dont bénéficient les intermittents, mais aussi accorder des droits rechargeables aux chômeurs, comme le souhaitaient les syndicats. Il s’agit de permettre aux demandeurs d’emplois de conserver les droits au chômage pour lesquels ils ont cotisé lorsqu’ils retrouvent un emploi. Ils peuvent ainsi les réutiliser plus tard, s’ils se retrouvent à nouveau au chômage. Ce que cette mesure est devenue : alors que les règles issues de la nouvelle convention d’assurance-chômage sont toutes entrées en vigueur le 1er juillet, les droits rechargeables attendront le 1er octobre. Le temps pour Pôle emploi, en charge de l’indemnisation des chômeurs, de s’adapter à ces nouvelles règles et de former ses agents.

 

• Le compte personnel de formation, la représentation des salariés dans les conseils d’administration des grandes entreprises ou encore la surtaxation des contrats courts, également adoptées à l’initiative des syndicats, sont en revanche entrés en vigueur comme prévu, ou le seront bientôt (le compte personnel de formation naîtra le 1er janvier 2015).

 

SNCM : les syndicats contre le redressement judicaire

SNCM : les syndicats contre le redressement judicaire

 

Le ministre des Transports, Frédéric Cuvillier, a envisagé le redressement judiciaire pour la première fois publiquement, dans les colonnes de La Provence, samedi 5 juillet. Selon le ministre des Transports, le redressement judiciaire favorisé par la direction de la SNCM, est  » le seul moyen pour redonner un avenir » à la compagnie qui a enregistré 14 millions de pertes en 2012. Mais les salariés, en grève depuis 9 jours, ne l’entendent pas de cette oreille.  Habitué à régner sans partage sur la SNCM depuis la fin de la première guerre mondiale, la CGT marseillaise perd la main. Les méthodes musclées de ses marins, allant jusqu’à menacer de morts les familles des hauts fonctionnaires qui l’ont dirigé par le passé, ajoutées au laxisme de l’État pendant un demi-siècle, ont fini par couler la compagnie.  La privatisation de l’entreprise en 2004 n’a rien arrangé. Les actionnaires n’ont ni amélioré la productivité, ni rajeuni la flotte. La situation est alarmante : 200 millions d’euros de pertes cumulées, 440 millions de subventions à rembourser.  Problème: l’État, actionnaire à 25% de la SNCM, n’a pas d’argent pour renflouer les caisses. Manuel Valls, invité du Journal inattendu de RTL, demande donc aux grévistes de se montrer réalistes. « C’est important de tenir un langage de vérité et c’est sur cette voie là qu’il faut construire (…) mais en tenant compte de la réalité et de l’état même de cette société, qui est en train de perdre beaucoup d’argent avec cette grève », estime-t-il. Jamais habitués à céder, les syndicats de la SNCM refusent de négocier sous l’hypothèse d’un redressement judiciaire. Maurice Perrin, délégué CFE-CGC, exige de négocier avec le Premier ministre.   »Je demande à Manuel Valls de s’engager solennellement à étudier toutes les solutions que nous portons et que nous voulons lui soumettre nous-mêmes », dit-il.

 

La Redoute: des salariés demandent le soutien des Français contre l’avis des syndicats

La Redoute: des salariés demandent le soutien des Français contre l’avis des syndicats

 

Les salariés de la Redoute ne veulent pas voir leur entreprise disparaître. Plusieurs centaines d’entre-eux viennent de créer le collectif « Signez pour la Redoute », favorable à la signature du protocole d’accord sur le plan social. Ils appellent au soutien des Français.   Une « lettre ouverte aux Français qui se sentent concernés par La Redoute » a été publiée samedi 22 mars sur le compte Twitter @AvenirLaRedoute, pour recevoir des témoignages de soutien. « Aujourd’hui l’existence de La Redoute est menacée », explique le collectif, qui affirme représenter « la majorité des salariés de La Redoute tous statuts confondus, sites de Roubaix, Tourcoing et Wattrelos, en faveur d’une signature en l’état ».  Vendredi « a été une journée émouvante pour tout le monde. On a été vraiment sous le choc à la constatation qu’à 14H00 la signature n’avait pas eu lieu », explique un porte-parole. La direction de La Redoute a remis vendredi le sort de l’entreprise entre les mains du tribunal de commerce après un nouveau refus de la CGT, de SUD et de la CFDT de signer le protocole d’accord sur le plan social. Selon le collectif, le tribunal de commerce informé devrait réagir d’ici lundi soir. D’ici là, les salariés sont mobilisés. « On va essayer d’actionner un maximum de leviers pour dire que ce n’est pas possible, d’essayer de comprendre pourquoi il n’y a pas eu de signature et pourquoi il y a 3.400 personnes qui sont sans doute, même s’il reste un infime espoir, sur le carreau », a ajouté ce salarié. La décision divise les salariés. Depuis plusieurs semaines, des manifestations de soutien aux syndicats contre la signature du protocole ont réuni plusieurs centaines de personnes. Le groupe Kering (ex-PPR) a engagé la cession de La Redoute à Nathalie Balla et Eric Courteille, respectivement PDG de La Redoute et secrétaire général de sa maison mère Redcats, pour se recentrer sur le luxe. Ces derniers ont annoncé le 9 janvier la suppression de 1.178 des 3.437 postes de La Redoute.

 

Pacte de responsabilité : accord de syndicats

Pacte de responsabilité : accord de syndicats

 

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En faiat il n’y a pas d’engagement quantitatif  global sur l’emploi mais un renvoi des discussions au plan des branches ; Un compromis finalemenet accepté par le patronat et trois syndicats. À l’issue d’une nouvelle séance de négociation sur le pacte de responsabilité, les représentants du patronat et de trois syndicats (CFDT, CFTC et CFE-CGC) sont convenus d’un accord sur les contreparties qu’impliquerait ce pacte.  Le texte doit encore être soumis aux instances dirigeantes de ces organisations. La CGT et Force ouvrière ont émis un avis négatif sur le projet présenté par le patronat.   »Il n’y a pas d’engagements chiffrés » sur les créations d’emplois attendues des entreprises en échange de 30 milliards de baisses de cotisations promises par le gouvernement, a expliqué le chef de la délégation du Medef Jean-François Pilliard. Mais « le texte détaille de façon rigoureuse les dispositifs qui seront en place au niveau des branches (professionnelles) pour aller vers des objectifs » en matière d’emplois, a-t-il indiqué.  La négociatrice de la CFDT Véronique Descacq s’est dite satisfaite des « engagements » obtenus. « La CFDT est restée intransigeante sur ses demandes d’engagements chiffrés en matière d’emplois, de classification et d’investissements », a-t-elle assuré.  Le gouvernement, qui considère le pacte comme son arme ultime contre le chômage, avait demandé aux partenaires sociaux de parvenir à un accord d’ici à la fin mars sur les contreparties. « La bataille du pacte, c’est la bataille de la croissance. Redonner des marges de manoeuvre aux entreprises, ce n’est pas faire des cadeaux aux entreprises », a récemment assuré le Premier ministre Jean-Marc Ayrault.

Goodyear Amiens-Nord : la justice américaine donne tort aux syndicats

Goodyear Amiens-Nord : la justice américaine donne tort aux syndicats

 

La justice américaine a donné raison au fabricant de pneus Goodyear en rejetant une plainte des salariés français qui refusent la fermeture de l’usine d’Amiens-Nord. Dans sa décision, rendue tard mercredi soir, la juge Sara Lioi d’Akron (Ohio), ville où se trouve le siège de Goodyear, déclare que la compagnie n’a pas violé les accords passés avec sa filiale et les syndicats français en décidant une réduction de la production. Les avocats des salariés français ont annoncé qu’ils feraient appel. La fermeture du site Goodyear d’Amiens-Nord a été annoncée en janvier 2013, après des années de relations tendues entre les dirigeants de Goodyear et les syndicats. La direction a annoncé en novembre que la procédure de consultation du personnel était terminée. Les syndicats, qui avaient entamé en France des procédures pour faire annuler le plan social annoncé et les 1.170 suppressions d’emplois, ont été déboutés le 20 décembre.

Financement des syndicats: un peu de transparence mais peu de changement

Financement des syndicats: un peu de transparence mais peu de changement

Il n’est pas évident de réformer le financement des syndicats car sans soutien de l’Etat, il y a longtemps qu’il n’y aurait plus de syndicats et que nombre d’organisations patronales auraient aussi disparu. En cause, la crise évidemment avec un nombre d’adhérents de plus en plus faible mais derrière surtout le fait que l’étatisation de la société annihile le rôle des partenaires sociaux contrairement à ce qui se passe en Allemagne par exemple. Du coup les syndicats français sont très peu représentatifs des salariés du privé et les syndicats patronaux très peu  représentatifs des PME. Or ce sont les salariés du privé et les PME qui constituent le socle essentiel de la croissance et de l’emploi en France. De fait la création d’un fonds cogéré par syndicats et patrons ne changera pas grand-chose. Il aurait sans doute fallu élargir la problématique aux  modalités de  gestion des questions sociales en France.  Pour Nicolas Perruchot, conseiller régional et auteur d’un rapport sur l’argent des syndicats, on est loin de la révolution annoncée. »On sait tous qu’il y a une énorme carence, on sait également que les cotisations ne représentent quasiment plus rien dans le budget des organisations syndicales et patronales » a-t-il affirmé, interrogé par BFM Business « mais on ne fait rien pour modifier cet état ».   »Certes, un nouveau fonds va être créé » a-t-il poursuivi. « Dans la répartition des postes au conseil d’administration de ce fonds, il y aura 50% pour les organisations patronales, 50% pour les organisations syndicales, et un représentant de l’Etat. J’aurais trouvé intéressant que des membres de la commission des Affaires sociales de l’Assemblée et du Sénat y siègent, par exemple. » « Comme toujours, dès que l’on parle du financement des organisations syndicales et patronales, on ne veut jamais introduire un contrôle parlementaire » a assuré l’ancien député centriste. « Il n’y a aucune évolution, on reste dans un dialogue entre l’Etat et les partenaires sociaux ».

 

Sapin : mini réforme du financement des syndicats et du patronat

Sapin : mini réforme du financement des  syndicats et du patronat

 

Ce ne sera pas le grand soir mais simplement une opération transparence assez partielle. C’est l’une des conséquences de l’accord sur la formation professionnelle signée le 14 décembre entre syndicats et patronat et qui sera transcrit dans un projet de loi soumis au Conseil des ministres le 22 janvier : le gouvernement va proposer une clarification du financement des activités syndicales.  Selon le journal L’Opinion de ce 3 janvier, Michel Sapin, le ministre du Travail, va proposer que toutes les sommes de la formation professionnelle ou des organismes sociaux paritaires (Sécu, Unedic) finançant le fonctionnement d’organismes proches du patronat ou des syndicats transitent par un « fonds paritaire de financement ».  Celui-ci devrait être mis en place en 2015. Un représentant du gouvernement devrait siéger à son conseil d’administration. Chaque organisation recevant de l’argent du fonds devra lui adresser annuellement un rapport justifiant l’utilisation des sommes.  Afin que les permanents syndicaux ou patronaux ne soient plus payés par les organismes paritaires comme la Sécurité sociale ou les organismes de formation professionnelle (on estime ce financement à 80 millions par an), le gouvernement prévoit d’indemniser directement ceux-ci lorsqu’ils participent à des activités d’intérêt général, comme siéger dans des commissions ou des organismes (Conseil d’orientation des retraites, Haut conseil de la protection sociale par exemple).  Une façon détournée pour l’Etat de participer au financement des organisations professionnelles. Ce mécanisme existe déjà pour les membres du Conseil économique, social et environnemental qui sont désignés par les syndicats et le patronat et rémunérés par les contribuables.  Le moins qu’on puisse dire, c’est que la réforme Sapin ne va pas remettre en question toutes les mauvaises habitudes et les mauvaises pratiques des syndicats et du patronat.  En effet, les syndicats toucheraient 4,5 milliards d’euros par an selon Nicolas Perruchot, conseiller régional centriste et auteur d’un volumineux rapport sur l’argent des syndicats publié en 2011. C’est ce qu’il avait rappelé sur BFMBusiness, le 18 octobre dernier, en plein procès sur les caisses noires de l’UIMM. Selon lui, « le montant des cotisations ne s’élèvent qu’à 3%. A peine 8% des salariés sont syndiqués dont 3% dans le privé ». « Depuis les années 50, nous avons divisé par 4 le nombre de personnes syndiquées dans les entreprises et on a multiplié par 20 les moyens que l’on donne aux organisations syndicales et patronales ».

Syndicats : le réveil le 25 novembre ?

Syndicats : le réveil  le 25 novembre ?

Ce n’était plus arrivé depuis plusieurs années. Précisément depuis la mobilisation contre la réforme des retraites de Nicolas Sarkozy. Tous les syndicats du pays pourraient se retrouver lundi soir prochain, le 25 novembre, pour s’unir et se faire entendre du gouvernement. La CFDT et la CGT ont écrit à leurs homologues pour les inviter à s’unir face à la « gravité de la situation économique et sociale ». Une mobilisation d’autant plus inhabituelle que les relations entre la CFDT et la CGT étaient jusqu’ici très mauvaises.  Les prémices d’une unité syndicale qui veut reprendre en main la grogne sociale? C’est en tout cas l’avis d’Hubert Landier, docteur en sciences économique et expert des relations sociales. Selon lui, les syndicats appréhendent ces mouvements qui « depuis quelques années, se produisent en dehors des organisations dites représentatives ». Et de citer les mobilisations des bonnets rouges en Bretagne, des pigeons, génération précaire… « Des éruptions transversales par rapport à la gauche, la droite, les syndicats, le patronat ». Or les représentants syndicaux ont « tout à craindre, selon l’expert en relations sociales, de ces « mouvements sociaux partis en dehors d’eux et qu’ils ne parviennent pas à contrôler ».

 

Syndicats : « 4,5 milliards d’euros par an »(Nicolas Perruchot)

Syndicats : 4,5 milliards d’euros par an »(Nicolas Perruchot)

Le financement des syndicats pose notamment un problème autonomie tant pour les salariés que pour le patronat. En plein procès, l’ancien président de l’UIMM, Denis Gautier Sauvagnac, a reconnu en début de semaine avoir versé de l’argent aux syndicats. Pour Nicolas Perruchot, ancien député centriste et actuel conseiller régional, »les choses avancent doucement », a-t-il déclaré sur BFM Business ce vendredi 18 octobre.Il a publié, en 2011, un rapport sur l’argent des syndicats qui a fait grand bruit. Il a dérangé au point d’être menacé de « poursuites pénales par le président de l’Assemblée nationale et le président du groupe PS de l’époque qui était Jean-Marc Ayrault », rappelle-t-il. Dans son rapport, il expliquait que les syndicats touchent 4,5 milliards d’euros par an. « Pourtant, le montant des cotisations ne s’élèvent qu’à 3%. A peine 8% des salariés sont syndiqués dont 3% dans le privé ».Et il précise : « depuis les années 50, nous avons divisé par 4 le nombre de personnes syndiquées dans les entreprises et on a multiplié par 20 les moyens que l’on donne aux organisations syndicales et patronales ».Selon lui, « nous avons des dérives car il n’y a aucun contrôle de l’Etat ». Et il ajoute : « nous avons mis 125 ans, en France, depuis la loi Waldec-Rousseau, pour obtenir que les syndicats publient leurs comptes ». Pourtant des parts d’ombres existent toujours.

 

Sephora: des salariés attaquent les syndicats du commerce en justice

Sephora: des salariés attaquent les syndicats du commerce en justice

 

Cent-un salariés du magasin Sephora des Champs-Elysées ont assigné vendredi en référé les syndicats du commerce de Paris, qui ont obtenu en justice lundi la fermeture à 21H00 du parfumeur, propriété du groupe LVMH. La juge des référés du tribunal de grande instance (TGI) de Paris a toutefois mis l’accent sur le fait que l’affaire avait été jugée en appel et que le référé n’était pas « une juridiction de recours », a constaté une journaliste de l’AFP.  Les avocats respectifs des salariés et de la direction de Sephora ont fait valoir que le personnel travaillant le soir allait subir « une atteinte immédiate au contrat de travail » à cause de l’action de l’intersyndicale du commerce, le Clic-P (CGT, CFDT, FO, Seci-Unsa, SUD et CGC).  Dans la salle d’audience, dite « chambre des criées », une soixantaine de salariés étaient venus assister aux plaidoiries, vêtus de leur uniforme, un tee-shirt noir avec la marque inscrite au dos. Une trentaine de représentants syndicaux étaient également présents.  Les avocats ont également contesté la légitimité des syndicats du commerce, leur reprochant de n’avoir aucun représentant parmi les salariés du magasin des Champs-Elysées. Ils demandent au tribunal « condamnation des organisations syndicales à 100.000 euros d’astreinte par jour et par organisation pour tout acte direct et indirect susceptible d’entraîner la modification de leur contrat de travail ».  De leur côté, les avocats des syndicats ont jugé cette demande « farfelue » et estimé que Sephora « utilisait des salariés pour faire une opération de communication ».  La juge des référés s’est elle interrogée sur la « demande précise » des plaignants.   »On ne comprend pas la décision de la cour d’appel, nous demandons juste de pouvoir continuer à travailler », a affirmé lors de l’audience Olivier Martin, porte-parole de la CFTC, premier syndicat chez Sephora.  De son côté, Karl Ghazi, de la CGT du commerce, a regretté l’action des personnels de Sephora qui « sont là sur un affreux malentendu ». « C’est l’ensemble des salariés du commerce qui est concerné par cette décision. Il s’agit bien de l’intérêt collectif des salariés et pas de la somme d’intérêts particuliers », a-t-il ajouté.  L’affaire a été mise en délibéré.

 

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