Archive pour le Tag 'syndicalisme'

Berger (CFDT) dénonce le syndicalisme ringard

Berger (CFDT) dénonce le syndicalisme ringard

 

 

Le secrétaire général de la CFDT a bien raison de dénoncer ce syndicalisme systématique d’opposition des organisations gauchistes et corporatistes d’une autre époque. Laurent Berger dénonce par avance ceux  qui tente d’organiser un troisième tour social après la défaite des gauchistes aux présidentielles et législatives. Un phénomène bien connu et utilisé à peu près à chaque élection politique par l’extrême gauche qui fonde son  approche sur une idéologie crypto marxiste voir communiste complètement obsolète. Bref qui soutient la lutte des classes entre les salariés et les patrons pour masquer le corporatisme qui tue la compétitivité et l’emploi tout en accentuant la misère. L’affrontement stérile entre patronat et syndicats est pourtant « dépassé » et « ringard », a déclaré mardi à Reuters le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, face aux mouvements de mobilisation qui s’organisent contre le projet de réforme du Code du travail. « Le syndicalisme divisé qui se cantonnerait à organiser des manifestations pour faire croire qu’il est d’accord contre quelque chose mais jamais pour quelque chose, je pense qu’il faut que ça s’arrête », a dit Laurent Berger dans une interview. « Il faut se mobiliser pour des idées », a-t-il poursuivi. « L’affrontement stérile entre d’un côté les syndicats et de l’autre le patronat où la seule issue c’est de se taper dessus, c’est ringard et dépassé. » La CGT a appelé mardi ses adhérents à se déployer dans les entreprises pour « débattre avec les salariés », « élaborer leurs cahiers revendicatifs », et « faire de la troisième semaine du mois du juin des temps forts d’initiatives et de mobilisations ». Elle a surtout mis en garde dans un communiqué contre la forte majorité dont devrait disposer Emmanuel Macron à l’Assemblée nationale dimanche prochain, ce qui lui permettrait de lancer le processus des ordonnances sans opposition. D’autres mouvements ont commencé à se former ces dernières semaines. Le syndicat Solidaires a tenu jeudi dernier des rencontres avec la CGT, la FSU, le syndicat étudiant UNEF et le syndicat lycéen UNL pour envisager de possibles mobilisations. Des manifestations sont aussi prévues le 19 juin prochain à l’initiative du Front Social, qui regroupe des syndicalistes qui refusent tout compromis sur le droit du travail. Pour Laurent Berger, il est temps de faire valoir un syndicalisme plus moderne. « On a trop souvent pensé en France que la palette du syndicalisme, c’était manifestations, grèves, mobilisations », a-t-il dit. « Ça existe, et on les utilise quand c’est nécessaire, mais il y a aussi propositions, négociations, engagements, contre-propositions. » Laurent Berger dit aussi attendre avec impatience la tenue des consultations sur la sécurisation des parcours professionnels, en septembre prochain. « Il faut à la fois de la performance économique, personne ne remet ça en cause, mais on veut que notre modèle social continue de se baser sur de la solidarité et de la mutualisation. »

François Chérèque: un artisan du nouveau syndicalisme

 

François Chérèque: un artisan du nouveau syndicalisme

 

L’annonce du décès de François Chérèque donne l’occasion de souligner que les derniers responsables de la CFDT ont été particulièrement critiqués du fait de leur positionnement résolument réformiste. Ainsi Nicole Notat d’abord, François Chérèque ensuite, Laurent Berger actuel secrétaire général de la CFDT ont souvent fait l’objet de critiques injustifiées de la part d’autres syndicats crypto communistes, anarchos ou corpos. (avant ces responsables il faut citer Jacques Chéréque, le père de Jacques, secrétaire condédéral  qui avec dautres a amorcé le virage réformiste de la CFDT dans les annéeés 80 ).  Dernier exemple en date celui de la loi travail qui sans doute à terme montrera aussi son efficacité à la fois pour renforcer la compétitivité et pour réanimer le dialogue social au plan des entreprises. Mais il aura fallu du temps pour reconnaître la pertinence du positionnement de la CFDT, son courage aussi. Ainsi il est vraisemblable que la CFDT sera récompensée de ses efforts de lucidité et de détermination en devenant en 2017 la première organisation syndicale. Un tournant évidemment dans le paysage syndical français dont la culture contestataire pas principe a toujours constitué l’essentiel de la ligne stratégique. La CFDT a fait preuve d’une grande lucidité contre la plupart des autres organisations pour commencer à s’attaquer au financement de la protection sociale notamment celle du chômage ou des retraites et dernièrement cette réforme fondamentale de la loi travail. Sur de nombreux dossiers il conviendra d’amplifier les réformes car le financement de la protection sociale est très menacé. Deux conceptions du syndicalisme vont certainement encore s’affronter. Celle qui fait des avantages acquis un préalable, un tabou qui s’oppose à toute évolution quitte  a ne protéger que ceux qui ont un emploi. De l’autre une conception qui tente d’articuler la problématique sociale et la problématique économique. De ce point de vue la loi qui va permettre de décentraliser le dialogue social au niveau de l’entreprise notamment sur le temps de travail risque aussi de contribuer à opérer une modification du rapport de force entre les organisations qui développent des stratégies étatistes figées et les organisations réformistes qui militent pour la transformation des relations sociales en tenant compte des réalités économiques mais aussi aux évolutions sociologiques des salariés. L’hommage quasi unanime rendu à François Chérèque est d’autant plus justifié qu’il a permis le départ des gauchistes vers sud, organisation corpo marxiste. Cette clarification a rendu possible la définition d’une ligne stratégique plus claire et plus efficace. «Le syndicalisme perd une grande figure, la CFDT un responsable déterminant et moi un ami très cher», a immédiatement réagi Laurent Berger, qui a rendu hommage à «l’homme exceptionnel d’engagement et d’humanité» qu’était son prédécesseur, pendant 10 ans (2002-2012), à la tête de la centrale syndicale réformiste. . Un syndicaliste droit et honnête qui faisait ce qu’il disait, n’était aucunement adepte -pratiques pourtant très répandues dans le syndicalisme- du double discours et du coup bas, et avait la franchise chevillée au corps. Tous les journalistes sociaux, qui ont eu l’honneur et le plaisir de le côtoyer pendant et après son règne à la CFDT, le confirmeront. Tout comme ils pourront aussi témoigner des colères mémorables qui allaient de pair avec son franc-parler… François Chérèque était plus qu’un syndicaliste. C’était un vrai homme engagé à gauche qui combattait avec force tous les types de conservatisme, d’injustice et d’extrémisme. Un «ours», comme il se définissait lui-même, fervent partisan du compromis et capable de passer des «deals» avec un gouvernement de droit si c’était dans l’intérêt des salariés

Pour un renforcement du syndicalisme (NKM)

Pour un renforcement du syndicalisme (NKM)

Dans une interview la tribune d’une certaine manière Nathalie Kosciusko-Morizet, vice-présidente du parti « Les Républicains » (LR) et présidente du groupe LR au conseil de Paris va à contre-courant des propositions de Sarkozy qui lui veut tuer les syndicats. Elle est considère que compte tenu des réformes à entreprendre aussi bien sur la protection sociale en général que suit l’organisation du travail la négociation est indispensable. Mais cela suppose de régler la question de la représentativité des syndicats de les rendre plus fort et plus responsable.

La négociation collective a-t-elle encore un avenir ?

Nathalie Kosciusko-Morizet – J’en suis convaincue à condition de lui redonner un nouveau souffle. De grands sujets sont devant nous avec l’arrivée de ce que l’on appelle l’économie du partage. Ce qui se passe avec Uber n’est qu’un début. Il va bien falloir se mettre autour d’une table pour imaginer la protection sociale de demain. Par ailleurs, les entreprises et les formes de travail évoluent. Il y a une demande des jeunes de travailler en réseaux, par projet. L’organisation actuelle du travail fondée sur des principes du XIXème siècle n’est plus adaptée. Dans ce contexte, la négociation collective doit être la plus décentralisée possible. Elle doit se dérouler au niveau de la branche et  de l’entreprise. Tous les avis et rapports vont dans ce sens, notamment le rapport Combrexelle. Mais pour réussir ces négociations, il faut absolument résoudre le problème de la représentativité des syndicats. C’est un problème crucial.

Que NKM souhaite redynamiser le syndicalisme, c’est plutôt surprenant, non ?

C’est un sujet qui transgresse les clivages droite/gauche, non ? L’actualité de l’entreprise Air France est la pour nous montrer que le système est a bout de souffle, et c’est pourquoi il faut agir vite et de façon structurelle. Mes propositions s’inscrivent dans le cadre d’une réforme plus globale du syndicalisme et du dialogue social qui permettrait d’améliorer la qualité des négociations, notamment en sortant du rapport conflictuel.

Mais par rapport à il y a 30 ans le syndicalisme est en perte de vitesse !

Aux alentours de 8%, le taux de syndicalisation est en effet trop faible en France, par rapport à certains de nos voisins européens. Les plus grosses centrales syndicales représentent davantage les retraités que les salariés actifs ! Mais ce n’est pas parce que la représentativité des syndicats est aujourd’hui insuffisante qu’il faut remettre en cause le syndicalisme lui-même.  Il faut au contraire tout faire pour améliorer cette représentativité et rentrer dans un cercle vertueux.

Faut-il que l’adhésion soit obligatoire ?

Je ne le pense pas. Ce serait une solution de facilité. On ne sort pas d’une situation d’échec telle que celle là en la contournant. Appartenir à un syndicat, s’engager, militer doivent être des actions volontaires. Il faut redonner envie aux Français de se syndiquer et de jouer un rôle actif au sein de ses organisations. C’est en améliorant la qualité de la représentation syndicale et de la négociation collective que les salariés seront incités à adhérer et à voter.

Alors, comment inciter les salariés à se syndiquer ?

Je propose de dépoussiérer la gouvernance des syndicats. Le mandat syndical doit être une étape ordinaire et temporaire de la vie professionnelle, aussi je propose de limiter à huit ans la durée où une même personne peut être délégué syndical. Je propose aussi de supprimer les permanents syndicaux dans les entreprises de moins de  500 salariés. Le syndicalisme professionnel doit en effet être réservé aux plus grandes entreprises. Par ailleurs, en contrepartie de ce temps consacré à l’action syndicale, je propose de rendre obligatoire pour les représentants syndicaux des périodes de formation dans le domaine économique, comptable, social ou juridique. Cet investissement dans le capital humain renforcerait également l’employabilité des représentants syndicaux.

Se syndiquer est bien souvent un acte défensif pour les salariés, qui y voient un moyen de se défendre en cas de conflit social. Comment les syndicats peuvent-ils attirer de nouveaux militants lorsque l »entreprise est florissante ?

Je plaide pour la création d’un syndicalisme de services, à l’image de ce qui fonctionne déjà dans la fonction publique, notamment chez les enseignants. On pourrait imaginer la création de banques, de mutuelles, d’assurances et de conseils juridiques affiliés aux syndicats dont les services seraient réservés aux adhérents.

Le recours au référendum au sein des entreprises est-il une bonne idée ?

Le référendum pour consulter directement les salariés peut être effectivement une solution lorsqu’il y a un blocage dans le dialogue social entre les syndicats et la direction. Mais ce referendum ne doit pas être que consultatif. Son résultat doit avoir un effet de droit. L’exemple du blocage de Smart en Moselle le démontre.

Avez-vous testées ces idées avec les représentants actuels des syndicats ?

J’ai énormément échangé avec les représentants syndicaux des entreprises. Ils étaient plutôt enthousiastes à l’idée d’avoir des moyens plus clairs pour assumer leurs missions.

 

Air France : « agissements inacceptables » qui font honte au syndicalisme

Air France : « agissements inacceptables » qui font honte au syndicalisme

Le ministre des transports a fort logiquement condamné avec force les débordements inacceptables de certains lors du conflit d’Air France. Débordements d’autant plus inacceptables qu’il semble bien que des syndicalistes soient impliqués. D’une certaine manière c’est une honte pour le syndicalisme tout entier. Il faut dire que la situation d’Air France est un peu particulière avec une myriade de syndicats, de l’ordre d’une quinzaine qui ne cessent  de se faire concurrence en ajoutant du corporatisme au corporatisme. Certes tous les syndicats ne sauraient être mis dans le même sac mais d’une façon générale la France souffre d’une vision éculée de ce qu’est la défense constructive des intérêts des salariés. En gros d’un côté il y a la frange presque toujours contestataire de syndicats surtout préoccupés d’objectifs politiques et ou corpos, c’est le cas pour Sud, d’une partie de la CGT de FO parfois de l’UNSA, de l’autre il y a la version plus moderniste d’autres syndicats surtout de la CFDT aussi de la CGC. Le syndicalisme ne se grandit pas en n’adoptant des stratégies systématiquement contestataires qui tuent le dialogue social est finalement desservent  l’intérêt même de leurs mandants. À l’occasion du conflit d’Air France la France de ce point de vue s’est encore ridiculisée et a montré la ringardise de certains syndicats responsables aussi de la  dégradation économique et sociale du pays. C’est donc justement qu’Alain Vidalies condamne fermement ces débordements en évoquant des « agissements inacceptables ». « Je pense que l’on peut redresser la situation en ayant une condamnation tout à fait ferme et unanime », commente le secrétaire d’État aux Transports. Pour lui, une seule réponse existe : la répression pénale.  »Il s’agit de violences faites contre des personnes, il faut isoler ces événements en disant que ces agissements méritent une répression pénale« , conclut-il. La compagnie aérienne a d’ailleurs annoncé déposer plainte pour « violence aggravée » après ces violents événements. Mais le PDG d’Air France, Frédéric Gagey, espérait avant tout une reprise des discussions :  »À ce stade, la vraie question est de reprendre la négociation. 

Il faut déringardiser le syndicalisme

  »Il faut déringardiser le syndicalisme » (Laurent Berger ,CFDT)

 

 

« Il faut déringardiser le syndicalisme », a lancé vendredi le numéro un de la CFDT Laurent Berger qui ne défilera pas en ce 1er mai car il n’y a pas de « tradition immuable ». « Il y a un climat global qui fait que les Français sont en défiance à l’égard de beaucoup d’institutions », des politiques aux médias, mais « l’erreur pour les syndicalistes serait de dire ‘c’est tout le monde et on n’a pas à s’interroger’. Non, on s’interroge beaucoup sur ce qu’on doit faire », a déclaré sur RMC et BFM-TV le secrétaire général de la CFDT, commentant un sondage sur la mauvaise image des organisations syndicales. « Il y a une part de responsabilité », a admis Laurent Berger. Selon lui, « l’erreur que le syndicalisme a pu faire, c’est de donner le sentiment qu’il était en réaction, en commentaire de la situation vécue par les salariés, mais pas les mains dans le cambouis, pas à essayer de trouver les solutions ». « Or nous en trouvons, mais elles sont inaudibles parce que l’image qu’ont les syndicats, c’est qu’ils protestent, contestent mais ont du mal à proposer. C’est tout l’inverse de ce qu’est la CFDT aujourd’hui » parce qu’elle veut « changer le quotidien des salariés », sur « des choses très concrètes: sur la vie au travail, sur les salaires, sur l’emploi qui se font tous les jours dans les entreprises », assure Laurent Berger.

CGT -Lepaon: un sale coup pour le syndicalisme

CGT -Lepaon,: un sale coup pour le syndicalisme

laffaire Lepaon ( dont la démission est maintenant demandée par la première fédération de la CGT)  est un sale coup pour le syndicalisme en général qui n’était déjà pas très apprécié.  Près de 70% des Franaçis ne font pas confiance aux syndicats qui comptent de l’ordre de 5% de syndiqués à jour de leurs cotisations. Les syndicats sont victime d’un discrédit qui frappent toutes les  institutions mais la désaffection est plus ancienne, elle a commencé dans les années 70. En cause d’abord la compétence des syndicats à intégrer la problématique économique et le poids excessif de la culture étatique. Du coup le syndicalisme n’attire plus les meilleurs. La faute aussi à certains patrons qui ont  réduit le syndicalisme à pas grand-chose. Bref le contraire d’une démocratie réellement participative (contrairement à ce qui se passe en Allemagne). Limage du syndicalisme est aussi très affectée par les grèves à répétition de nature corporatiste qui prennent  en charge les intérêts de ceux qui sont loin d’être les moins favorisés. Enfin la culture anarcho-gauchiste qui domine encore trop  le syndicalisme français.  L’affaire de Thierry Lepaon concerne sa retraite chapeau  peu justifié de 31  euros puisqu’en réalité il  a bénéficié d’une sorte de promotion. Une affaire qui s’ajoute aux plus de 100 000 euros de réfection de son appartement de fonction et aux 60 000 de remise en état de son bureau. Ça fait beaucoup pour un seul homme, syndicaliste au demeurant. Une affaire qui porte atteinte  au syndicalisme en général dont la plupart des responsables vivent dans de conditions plutôt modestes. Les affaires dans le syndicalisme sont heureusement très exceptionnelles pour autant les dégâts de l’affaire Lepaon seront lourds pour la CGT d’abord et par ricochet pour les autres syndicats. Il faut enfin ajouter que Lepaon ne s’est guère manifesté jusque là par une grande compétence et qu’il na sans doute pas la stature nécessaire pour diriger une organisation comme la CGT.

CGT : affaire Lepaon, un sale coup pour le syndicalisme

CGT : affaire Lepaon, un sale coup pour le syndicalisme

C’est aujourd’hui que se réunit la commission exécutive de la CGT  pour discuter du cas de son secrétaire général. De  toute manière c’est un sale coup pour le syndicalisme en général qui n’était déjà pas très apprécié.  Près de 70% des Franaçis ne font pas confiance aux syndicats qui comptent de l’ordre de 5% de syndiqués à jour de leurs cotisations. Les syndicats sont victime d’un discrédit qui frappent toutes les  institutions mais la désaffection est plus ancienne, elle a commencé dans les années 70. En cause d’abord la compétence des syndicats à intégrer la problématique économique et le poids excessif de la culture étatique. Du coup le syndicalisme n’attire plus les meilleurs. La faute aussi à certains patrons qui ont  réduit le syndicalisme à pas grand-chose. Bref le contraire d’une démocratie réellement participative (contrairement à ce qui se passe en Allemagne). Limage du syndicalisme est aussi très affectée par les grèves à répétition de nature corporatiste qui prennent  en charge les intérêts de ceux qui sont loin d’être les moins favorisés. Enfin la culture anarcho-gauchiste qui domine encore trop  le syndicalisme français.  L’affaire de Thierry Lepaon concerne sa retraite chapeau  peu justifié de 31  euros puisqu’en réalité il  a bénéficié d’une sorte de promotion. Une affaire qui s’ajoute aux plus de 100 000 euros de réfection de son appartement de fonction et aux 60 000 de remise en état de son bureau. Ça fait beaucoup pour un seul homme, syndicaliste au demeurant. Une affaire qui porte atteinte  au syndicalisme en général dont la plupart des responsables vivent dans de conditions plutôt modestes. Les affaires dans le syndicalisme sont heureusement très exceptionnelles pour autant les dégâts de l’affaire Lepaon seront lourds pour la CGT d’abord et par ricochet pour les autres syndicats. Il faut enfin ajouter que Lepaon ne s’est guère manifesté jusque là par une grande compétence et qu’il na sans doute pas la stature nécessaire pour diriger une organisation comme la CGT.

A quand un syndicalisme moderne ?

A quand un syndicalisme moderne ?

 

Dans un sondage diffusé sur France Info, 70% des français jugent la CGT trop négative ; L’image d’ensemble du syndicalisme est mauvais même s’il faudrait faire des distinctions entre les organisations. De fait globalement les syndicats paraissent corpos et réacs, une situation liée au fait que ces syndicats sont peu représentatifs (3 à 4% de syndiqués). Le plus souvent la stratégie de ces organisations correspond à des logiques d’appareils. Une raison fondamentale, le syndicalisme est comme en politique trop souvent considéré comme une carrière. D’où de fait une coupure entre la base et les directions, une coupure surtout de ces directions avec les réalités économiques et sociales. La plupart des permanents sont par ailleurs issu de la fonction publique et du secteur nationalisé, ce qui n’arrange rien en matière de compréhension  des questions économiques et financières ( voire même sociales). Finalemenet les syndicats globalement sont victimes d’un discrédit assez comparable à celui de la politique. Dommage pour Hollande qui veut pratiquer la sociale démocratie. Du coup faut de réelle représentativité, les syndicats ne jouent qu’un rôle très secondaire. C’est une sorte d’alibi pour les gouvernements, ces syndicats ne sons consultés que de manière très anecdotique. Une grande différence avec l’Allemagne ou pour essentielle la négociation se déroule entre les syndicats et le patronat et en l’absence de l’Etat le plus souvent . La mutation syndicale interviendra-elle ou les syndicats sont-ils condamnés à mourir ? Vraisemblablement il faudra du temps pour une vraie évolution mais des progrès évidents sont faits dans ce sens avec la CFDT surtout, aussi, ‘l’UNSA, la CGC notamment. Il ya encore du chemin à parcourir et c’est sans doute la première fois qu’un leader comme celui de la CFDT condamne une grève de la SNCF avec fermeté. Un courage qu’il faut souligner.

Un syndicalisme de proposition pas seulement de mécontentement (Laurent Berger, CFDT)

Un syndicalisme de proposition pas seulement de mécontentement (Laurent Berger, CFDT)

Il a raison berger de la CFDT, le syndicalisme français se satisfait surtout de protestation et est incapable de faire des propositions crédibles d’où son manque dramatique de représentativité. Et un débat social en France assez caricatural. La faute aux syndicats uniquement protestataires mais aussi à un patronat peu représentatif des PME et nettement plus rétrograde qu’en Allemagne par exemple. Invité ce jeudi 1er mai sur BFMTV, Laurent Berger ne le cache pas: « nous [la CFDT] ne faisons pas de ce 1er mai un enjeu de mobilisation ». Le leader syndical a de nouveau pris le contre-pied des autres syndicats en défendant le pacte de responsabilité. « Le problème est de savoir ‘à quoi sert un syndicat’. L’image véhiculée est que nous rallions les mécontentements. Mais nous devons aussi porter des propositions », a fait valoir Laurent Berger. Avant de poursuivre: « la CFDT a défendu le pacte de responsabilité car redonner des marges est une condition nécessaire ». « Les entreprises ne sont pas que des employeurs », a-t-il ajouté, ce sont aussi « des salariés qui ont envie de conserver leur travail et de compétitivité pour leurs entreprises ».  Ainsi, « restaurer les marges des entreprises n’est pas un sujet tabou, à condition que le patronat s’engage sur des objectifs chiffrés dans les branches », a-t-il développé. Laurent Berger a ce sens affirmer que « la patronat doit arrêter de geindre de pleurnicher ». « Ce discours est déprimant; ils ont des conditions pour récréer de l’emploi, il faut qu’ils les saisissent ».  Interrogé ensuite le plan d’économies du gouvernement, Laurent Berger a affirmé: « réduire la dépense publique, oui. Mais avec discernement ». Il a donné un satisfecit au gouvernement qui a décidé d’épargner les pensions de retraites le plus modestes. Mais il réaffirmé son opposition au gel du point d’indice des fonctionnaires car « tous les fonctionnaires indistinctement » sont touchés. Et Laurent Berger d’appeler à la manifestation, le 15 mai prochain, contre cette dernière mesure.

 




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