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Greta Thunberg, symbole d’une jeunesse qui bouge mais qui gène

Greta Thunberg, symbole d’une jeunesse qui bouge mais qui gène

De toute évidence le symbole Greta Thunberg gêne surtout certains adultes bien installés dans le confort de leurs convictions rétrogrades. Parmi eux aussi des hommes politiques, des intellectuels qui n’apprécient pas de recevoir une leçon de la part de la jeunesse. Au-delà de l’« effet Greta Thunberg », qui insupporte certains adultes, la défense du vivant par la jeune génération marque le passage d’une adolescence assise à une jeunesse en action, souligne Marion Robin, psychiatre d’adolescents, dans une tribune au « Monde ».

« L’image dominante de l’adolescence est aujourd’hui représentée par des jeunes de 12 à 25 ans qui traversent une crise. Apathiques, repliés sur eux-mêmes, critiques envers leurs parents : la vision d’une adolescence « canapé-selfie » inquiète, et plus personne ne sait exactement à quel âge ce stade de développement est censé se terminer. Activisme idéologique et engagement politique paraissent loin de cette construction de l’adolescence occidentale des trente dernières années, qui a plutôt été l’objet d’une médicalisation à l’excès.

Pourtant, la génération Z, née après 2000, nous montre que cette époque est en train d’être révolue. Brutalement, en 2018, une mobilisation citoyenne émerge chez les jeunes, qui ne sont plus appelés adolescents. Greta Thunberg, 15 ans à ce moment, engage une grève étudiante qui mobilise des centaines de milliers de participants à travers le monde.

En fait, elle semble surtout avoir rendu visible un mouvement qui avait démarré quelques années plus tôt, une mobilisation croissante des jeunes pour la survie de l’espèce : en marge de la COP21, le mouvement COY (Conference of Youth) avait par exemple mobilisé des milliers de jeunes venant de nombreux pays pour la défense du climat. Leur organisation très précise incluait des méthodes collaboratives de travail et de modération de réunions inspirées des Nations unies, signant là une forme de maturité inédite. Ils montraient d’ores et déjà leur volonté d’accomplir une transition citoyenne aux côtés des nombreux adultes engagés dans cette voie.

Au-delà de la jeune Greta, qui a la particularité de questionner sans détour la lucidité et la culpabilité des adultes, les poussant ainsi à se mobiliser dans l’action ou à se replier dans le discrédit, cette nouvelle génération sollicite directement la fonction de « contenance » du monde adulte : il s’agit de la façon dont celui-ci est capable de répondre, de reformuler, d’agir et non seulement de réagir à cette jeunesse qui l’interroge et avance vite. Mais comment est-on passé si rapidement d’une adolescence assise à une jeunesse en action ?

Au premier plan, il existe une bascule individuelle : la conscience d’un danger a produit un passage à l’action en lieu et place de la dépression liée à une impuissance défaitiste (que peut-on faire face au système ?), d’un doute obsessionnel (une issue est-elle possible ?) ou d’un déni de la réalité (ça n’existe pas). Pour cela, il a fallu contenir individuellement les angoisses de mort, les dégager d’un sentiment de devoir et d’une culpabilité devenus paralysants. »

Florange : le symbole de la trahison de Hollande

Florange : le symbole de la trahison de Hollande

 

Hollande s’est piégé lui même d’abord en annonçant la poursuite des activités des hauts fourneaux de Florange en 2012, ensuite en promettant de revenir chaque année, enfin en créent une loi de reprise des entreprise fermées (une loi complètement illusoire° ; En fait Florange est le symbole de la trahison de Hollande. Les hauts fourneaux sont éteints, à la pace on a crée une hypothétique centre de recherche sur la sidérurgie, on s demande bien pour quoi et pour qui puisque la sidérurgie disparait progressivement du paysage français. Certes des travailleurs ont été reclassés à Florange mais ce sont autant de poste supprimés. Il y a désormais 20% de chômeurs à ; Florange au lieu 7. François Hollande tient cependant à honorer sa promesse: celle, faite l’an dernier à Florange, d’y revenir « chaque année » durant son mandat « pour veiller aux engagements qui ont été pris ». C’est ainsi que le chef de l’Etat effectuera le déplacement ce lundi en Lorraine, pour tenter de surmonter la mémoire douloureuse des hauts-fourneaux fermés par ArcelorMittal.  Sa première visite à Florange durant la campagne présidentielle en 2012 avait en effet suscité beaucoup d’espoir parmi les ouvriers sidérurgistes. Un an plus tard, beaucoup d’entre eux ont considéré la fermeture des hauts-fourneaux comme une « trahison » du chef de l’Etat.  Le président français inaugurera également deux sites d’avenir, une future plateforme publique de recherche et développement industriel et une nouvelle usine aéronautique.  Pour couronner le tout, ArcelorMittal a opportunément annoncé cette semaine l’embauche de 30 CDI à Florange, les premiers sur le site depuis 2008, qui emploie encore environ 2.200 salariés et produit des aciers pour les filières automobile et emballage.  Quant aux 280 millions promis par Mittal pour moderniser le site, on est encore loi du compte.  Certains ont cependant décliné l’invitation du chef de l’Etat: la CGT a appelé les salariés à manifester lundi matin à Florange, dénonçant « une campagne de communication politique », tandis que FO a préféré « appeler à l’indifférence ».  Avant l’étape de Florange, François Hollande a prévu d’inaugurer une future plateforme publique de recherche en métallurgie, qu’il avait annoncée lors de sa dernière visite en 2013. Installé sur une ancienne friche sidérurgique d’Uckange (Moselle), près de Florange, ce futur centre de recherche et de développement industriel, baptisé « Métafensch », ne devrait accueillir ses premiers équipements que fin 2015. L’Etat, qui apporte 20 millions d’euros, pourrait porter l’enveloppe à 50 millions d’euros pour accompagner des projets portés par des entreprises, dont certains seront présentés lundi.

Batho:  » symbole dramatique », pour José Bové

Batho:  » symbole dramatique », pour José Bové 

Le député européen d’Europe Ecologie-Les Verts José Bové déclare dans une interview à Metronews devant paraître mercredi que l’éviction de Delphine Batho de son poste de ministre de l’Ecologie représente « un symbole dramatique ». « Je ne sais pas si cela a à voir avec le fait que (Nicole Brick et Delphine Batho) sont des femmes, mais le fait est qu’elles sont parties plus vite qu’un Arnaud Montebourg, qui lui peut se permettre de dire tout ce qu’il veut, y compris le pire. (…) Le symbole est absolument dramatique ! », estime José Bové.  A propos du maintien des écologistes au gouvernement, le député européen pense que « la suite va dépendre des engagements que le président de la République et le Premier ministre vont prendre sur le sujet (de l’écologie ndlr). Il faut qu’ils disent publiquement quelles orientations ils comptent suivre, sur la fiscalité écologique, les grands travaux arrêtés, la transition énergétique… Y a-t-il vraiment une volonté de changer la logique énergétique ou pas ? Il nous faut de la visibilité. Si c’est le cas, ça vaut la peine de continuer. » (AFP)

 




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