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PSA Varin : la sanction surtout d’une gestion

 

PSA Varin : la sanction surtout d’une gestion

 

Il est clair que si l’affaire de la prime de départ de 21 million de Varin est surtout la conséquence d’une gestion désastreuse de PSA. La faute à Varin bien sûr mais aussi à PSA et à ses actionnaires. PSA s’est isolée et a volontairement  refusé toute forme d’alliance avec un constructeur à dimension mondiale. L’objectif était de garder le contrôle de l’entreprise. Pour faire passer cette stratégie on a largement arrosé les actionnaires de dividendes au détriment des investissements d’avenir et des alliances stratégiques. Des alliances stratégiques qui étaient et demeurent  pourtant essentielles dans un marché déprimé et dans une période également caractérisée par une modification des rapports du consommateur à la voiture. PSA est d’autant plus fragile qu’elle est centrée sur le créneau de marché le plus concurrentiel à savoir le moyen et bas de gamme. Un créneau pas très rémunérateur. Il est clair que la découverte de cette prime de départ (en fait une retraite complémentaire) ne pouvait que choquer au moment où PSA ferme des sites de production, réduit ses effectifs et demande laide de l’Etat.  Les parachutes dorés sous toutes leurs formes apparaissent d’autant moins acceptables quand on licencie et qu’on demande des efforts aux salariés. Au delà se pose aussi le niveau socialement acceptable de la rémunération des patrons y compris de ceux qui réussissent. Si les résultats économiques et financiers méritent d’être récompensés, ils doivent cependant se situer dans des limites justifiées par l’environnement de crise et un certain équilibre social. L’argument de l’atteinte à l’attractivité de la France paraît assez fallacieux car les candidats potentiels à la direction d’entreprises comme PSA  ne manquent pas. L’affaire Varin est un coup dur pour l’image des patrons. Le français était en train de se réconcilier avec  l’entreprise en reconnaissant notamment le surcoût des charges sociales en France. C’est un mauvais coup aussi pour la très grosse majorité des patrons, les PME et les PTE, qui bien souvent ont des revenus bien inférieurs aux cadres des très grandes sociétés.

Budget 2014 : surtout de impôts pour les ménages et les consommateurs

Budget 2014 : surtout de impôts pour les ménages et les consommateurs

 

 

Ce qui caractérise ce budget ce sont surtout des impôts en plus car les économies seront surtout dues à la fiscalisation type cotisations mutuelles santé ou forfait 5 euros chez le médecin. Cela en attendant d’autres décisions sur le carburant diesel et autres taxes concernant la transition énergétique. Avant même sa présentation en Conseil des ministres le 25 septembre, le projet de loi de finances a été jugé « illisible et pas votable en l’état » par le co-président du groupe des Verts à l’Assemblée nationale, François de Rugy.  Les écologistes réclament une taxation plus lourde du diesel. Mais alors qu’une polémique a éclaté mercredi après-midi sur cette question, le ministre de l’Economie Pierre Moscovici a joué l’apaisement le soir sur Canal+.   »A l’issue de la conférence environnement », la semaine prochaine, « il y aura un arbitrage de tous ces sujets-là », a-t-il promis, en s’engageant sur une « contribution énergie-climat », visant à « verdir » des impôts déjà existants.  A propos des grands équilibres budgétaires annoncés mercredi par le gouvernement, le président de la Commission des Finances à l’Assemblée nationale, Gilles Carrez (UMP) a de son côté dénoncé une « ponction déraisonnable » sur les ménages en 2014.  Invité au journal de TF1, le ministre délégué au Budget Bernard Cazeneuve a confirmé qu’au delà de la réindexation du barème de l’impôt sur le revenu sur l’inflation (700 millions redistribués), de nouvelles mesures favorisant le pouvoir d’achat sont actuellement en discussion avec les parlementaires.   »Nous sommes dans la volonté de prendre des mesures visibles (…), nous souhaitons conforter (le pouvoir d’achat) et le faire avec le parlement », a-t-il déclaré.  Le projet de budget 2014 promet un effort total de redressement des comptes publics réduit à 18 milliards d’euros, alors que le gouvernement s’était engagé au printemps sur un effort de 20 milliards.  Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault s’est réservé mercredi la primeur de l’annoncer: des économies « sans précédent » de 15 milliards dans la dépense publique seront faites, soit un milliard de plus que prévu et 80% de l’effort total.  A Bercy, M. Cazeneuve a annoncé que les recettes augmenteraient de 3 milliards d’euros en 2014, soit moitié moins que ce qui était prévu avant l’été.   »Ce ne sera pas 0,3 point de PIB, mais 0,15 et cela inclut les mesures de lutte contre la fraude fiscale », a-t-il précisé. Le ministre espère récupérer 2 milliards d’euros par ce seul biais.  Le gouvernement prévoit aussi de supprimer des niches fiscales bénéficiant aux familles d’enfants scolarisés dans le secondaire et le supérieur mais aussi à certains salariés via leurs cotisations pour une mutuelle.  Selon le ministre de l’Economie, la pression fiscale n’augmentera pas sur les ménages en dehors de la hausse de TVA (taux intermédiaire passant de 7 à 10% et taux normal de 19,6% à 20%), déjà votée fin 2012.  Mais si cette augmentation doit rapporter plus de 6 milliards d’euros, ceux-ci ne seront pas utiliser à redresser les comptes publics: ils sont dédiés au financement du crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE), une baisse du coût du travail de 4% pour toutes les entreprises.  Pour le gouvernement, cette mesure est favorable à l’emploi donc au pouvoir d’achat.  Les 15 milliards d’économies de dépenses constituent par ailleurs un « effort totalement inédit », a rappelé Pierre Moscovici. Les coupes se répartiront en 9 milliards de dépenses de l’Etat et ses opérateurs, collectivités territoriales et 6 pris sur le champ social, a précisé de son côté M. Cazeneuve.  L’effort portera donc à 80% sur la réduction des dépenses et 20% sur l’augmentation des prélèvements obligatoires, au lieu des deux tiers/un tiers annoncés, une manière d’adoucir l’idée d’une pression fiscale qui deviendrait trop importante en période de crise.  Concernant les entreprises, M. Moscovici a par ailleurs promis que les prélèvements obligatoires seraient « stables » en 2014 par rapport à 2013. Cela signifierait que les quelque 6 milliards de mesures fiscales décidées l’année dernière et qui n’auront plus d’effet en 2014 seront compensées par de nouvelles mesures sans augmenter la pression fiscale.   »Hors CICE, il y aura une stabilité des prélèvements sur les entreprises en 2013 et 2014. L’effet du CICE sera intégralement préservé, le coût du travail ne sera pas augmenté et l’impact de la réformes des retraites sera compensé », a-t-il insisté.  Après avoir été un temps envisagée, la baisse de l’impôt sur les sociétés a en outre été abandonnée.  S’il a maintenu le pronostic d’une croissance atone (+0,1%) en 2013, le gouvernement a par ailleurs confirmé que les timides signaux de reprise ne suffiraient pas à tenir l’objectif initial de progression de 1,2% du PIB en 2014. Le chiffre retenu est donc désormais 0,9%, « un choix de confiance et de prudence », a estimé M. Moscovici.  Il a parallèlement confirmé que le déficit public de la France dépasserait fin 2013 les prévisions. D’abord annoncé à 3,7% du PIB, il est maintenant attendu à 4,1%.  Pour 2014, il sera de 3,6% du PIB, en conformité avec la demande de Bruxelles, a assuré M. Moscovici, en maintenant l’objectif d’un retour sous les 3% du PIB fin 2015.   »Le rythme de réduction des déficits ne va pas aussi vite que nous le voulons », a reconnu le ministre délégué au Budget Bernard Cazeneuve, estimant que c’était le fait « essentiellement » de « la conjoncture européenne et internationale ».  Ces prévisions doivent désormais être adressées au Haut conseil pour les Finances publiques pour un avis consultatif.

Écotaxe poids lourds reportée : surtout due à la résistance des entreprises

Écotaxe poids lourds reportée : surtout due à la résistance des entreprises

 

L’écotaxe qui vise les camions de plus de 3.5T sur le réseau  national (hors autoroutes déjà  payantes) avait déjà été reportée en octobre. En cause des modalités techniques mais surtout  la grogne des professionnels qui estiment que le pavillon français sera encore un peu plus affecté par cette nouvelle fiscalité théoriquement reportée sur le client. Dans les faits, compte tenu de la baisse du fret (autour de -5% en 2013)  et de la crise générale ce sera autant d’entreprises en moins (sans doute un nouveau record de faillites en 2013); des professionnels avancent le chiffre de 10 000 emplis supprimés. Un nouveau report vient d’être décidé au premier janvier officiellement en raison d’un manque de « préparation » ; En réalité en raison de la résistance des entreprises qui ont refusé de souscrire à cette nouvelle fiscalité ; fruit du Grenelle de l’environnement, cette taxe avait l’ambition de rééquilibrer la répartition modale. En faiat il s’agit d’une fiscalité supplémentaire qui n’aura aucun impact sur le report de trafic sur d’autres modes. En plus avec la mise en place d’une véritable cathédrale administrative qui va accroitre les couts du transport et affecter la rentabilité car le report intégral sur l’utilisateur est illusoire. Officiellement donc  En raison de « dysfonctionnements persistants » et du « manque de préparation du dispositif et d’anticipation des difficultés sous le précédent gouvernement », l’écotaxe pour les poids lourds, qui devait entrer en vigueur le 1er octobre, est reportée au 1er janvier 2014, ont annoncé les ministres des Transports Frédéric Cuvillier et du Budget Bernard Cazeneuve, ce jeudi 5 septembre. L’État avait confié la société Ecomouv la gestion et la collecte de cette taxe, mais des problèmes l’ont contraint à demander à ce partenaire « un dispositif corrigé ». Le gouvernement laisse planer la menace de sanctions financières en soulignant qu’il comptait appliquer « au terme du processus, les dispositions contractuelles prévues en cas de retard dans la livraison finale ». Fin août, Frédéric Cuvillier avait demandé à Ecomouv un état des lieux sur l’avancement de la procédure d’enregistrement des poids lourds, indispensable pour pouvoir prélever la taxe. Ecomouv reconnaissait alors qu’à peine 20.000 camions avaient été enregistrés sur les 600 à 800.000 concernés. Cet enregistrement procure aux transporteurs un boîtier qui permettra de suivre les mouvements des poids lourds et de payer l’écotaxe, grâce aux portiques mis en place sur le réseau national par Ecomouv’. Initialement prévue pour juillet dernier, la mise en place de cette taxe avait déjà été repoussée une première fois au 1er octobre. Lancée par la précédente majorité lors du Grenelle de l’environnement et votée en avril dernier, l’écotaxe, dite « taxe poids lourds », doit s’appliquer à tous les véhicules de plus de 3,5 tonnes (les camions) transporteurs de marchandises, circulant sur le réseau national non payant, selon des barèmes kilométriques. 15.000 kilomètres de routes sont concernés et les transporteurs devraient débourser au total 1,2 milliard d’euros par an. Pour ne pas pénaliser les transporteurs, le gouvernement a prévu dans sa loi, votée en avril, d’imposer des taux de majoration, qui obligent les professionnels du transport à augmenter leurs prix et donc à répercuter la taxe sur leurs clients.

Sondage : L’emploi, priorité en Europe et surtout en France

Sondage : L’emploi, priorité en Europe et surtout en France

L’emploi demeure la priorité des Européens, en hausse de 11 points en 2 ans (58% de citations, 18 points de plus que l’éducation, 2ème), et, plus encore, des Français (75%, 29 points de plus que l’éducation, 2ème), selon un sondage BVA publié mardi dans les Echos et diffusé sur France Inter. Le jugement des Européens sur l’action de leurs pouvoirs publics dans les différents domaines investigués est globalement négatif et surtout très contrasté selon l’axe nord-sud : 34% de jugements positifs en moyenne, et seule la police recueille tout juste plus de 50% d’avis positifs (51%). Les disparités de jugements se creusent entre l’Allemagne, plus positive (47% de jugements positifs), la France et l’Angleterre, assez sévères (38% de jugements positifs) et l’Europe du sud, franchement négative (20% et 21% de jugements positifs en Italie et en Espagne)  Jugée par les autres, concernant la performance de ses services publics, la France, pessimiste sur elle-même, est cependant toujours le deuxième pays le mieux considéré en Europe après l’Allemagne et juste devant l’Angleterre.  Mais la perception de la situation financière de la France s’effondre depuis 2010 (-16 points). Désormais, une majorité d’européens (51%) et plus encore, de Français (80%) juge négativement la situation de la France, à l’instar de celles de l’Italie ou de l’Espagne, alors qu’ils sont très positifs sur la situation financière de l’Allemagne (87%) et du Royaume-Uni (67%).  Nos voisins sont de plus en plus inquiets sur la situation financière de notre pays : 64% la jugeait positive en 2010, ils ne sont plus que 48% aujourd’hui. Dans le même temps leur jugement sur l’Allemagne et la GB s’est amélioré.  L’enquête a été réalisée par l’Institut de sondage BVA via Internet du 10 au 21 juin 2013 en Angleterre, Espagne, Italie, France et Allemagne auprès d’un échantillon représentatif de 4.038 personnes âgées de 18 à 65 ans, choisies selon la méthode des quotas.

Retraites- rapport Moreau : surtout une hausse de cotisations (Medef)

Retraites- rapport Moreau : surtout une hausse de cotisations (Medef)

Pour sa dernière conférence de presse mensuelle la future ex-patronne des patrons, a laissé éclater sa colère. Ce mardi 18 juin, Laurence Parisot a multiplié les critiques contre le rapport Moreau, texte remis vendredi 14 juin à Jean-Marc Ayrault et qui doit servir de boîte à outils au gouvernement pour lancer la grande réforme du système des retraites. « Nous sommes déçus par le rapport Moreau », a-t-elle dans un premier temps résumé.  » Nous savons que les besoins de financement à l’horizon 2020 sont de 22 milliards d’euros par an. Dont 8,6 milliards d’euros pour les seuls régimes des fonctionnaires. Or le rapport Moreau laisse ces questions de côtés », a-t-elle ajouté, selon les propos rapportés par le compte twitter du Medef. « Les propositions sur les retraites portent principalement sur une hausse des cotisations c’est inacceptable », a-t-elle ajouté. Une des pistes du rapport Moreau prévoit à ce titre d’augmenter les cotisations d’assurance-vieillesse de 0,1 point par an, pendant quatre ans, au-delà d’un certain plafond de salaire. D’où la crainte, pour la patronne des patrons de voir les pistes envisagées « peser » sur les entreprises, en raison d’un alourdissement de la fiscalité.  A l’inverse Laurence Parisot estime que « la piste de l’âge et de la durée de cotisation sont considérées marginalement », alors que « résoudre le problème de compétitivité passe par la question de la durée légale du travail ». Alors que le gouvernement a promis une réforme des retraites qui sera « juste », la présidente du Medef a considéré que le sujet de la pénibilité est « clos depuis 2010″. La présidente du Medef annonce donc la couleur à seulement deux jours de la conférence sociale des 20 et 21 juin où elle représentera l’organisation patronale. Sur ce dernier sujet, Laurence Parisot a cette fois adressé un bon point en déclarant que « la démarche [de la conférence sociale, ndlr] va dans le sens du dialogue que nous défendons ».

 

Impôts : 22 milliards en plus, surtout pour les ménages

Impôts : 22 milliards en plus, surtout pour les ménages

L’Insee rappelle ainsi que les mesures fiscales ont contribué à accroître le niveau des prélèvements obligatoires de 22 milliards d’euros en 2012, en raison des mesures prises par le gouvernement de François Fillon, puis de Jean-Marc Ayrault. Les ménages ont été les premiers touchés: ils ont vu leurs prélèvements fiscaux et sociaux augmenter de 17,2 milliards. La contribution exceptionnelle sur la fortune décidée par le nouveau gouvernement dès son arrivée en fonctions, a pesé à elle seule 2,3 milliards d’euros – faisant «plus que compenser» la modification de 2011 du barème de l’ISF visant à l’alléger de 1,5 milliard, note l’Insee. La création d’un deuxième taux réduit de TVA à 7 % a coûté quelque 2,1 milliards aux Français ; la hausse des prélèvements sociaux sur le capital, 1,9 milliard ; la désindexation du barème de l‘impôt sur le revenu, 1,8 milliard ; la suppression de l’exonération sociale sur les heures supplémentaires, 1 milliard, etc. Les entreprises n’ont pas non plus été épargnées. Leurs prélèvements ont augmenté de 5 milliards en 2012. Les nouvelles dispositions relatives à l’impôt sur les sociétés – notamment l’instauration d’une contribution exceptionnelle pour les grandes entreprises, la montée en charge de la limitation pour les entreprises bénéficiaires de reporter leur déficit ou encore la suppression du bénéfice mondial consolidé – leur ont coûté 2,6 milliards. Diverses mesures techniques font le reste. La réduction du déficit cette année sera de nouveau le fruit de prélèvements obligatoires: quelque 24 milliards d’euros sont annoncés pour 2013. Pour la suite, le gouvernement va lever le pied. Parce qu’il ne veut pas «ajouter de l’austérité à la récession», selon l’expression consacrée. «Compte tenu du niveau déjà élevé des prélèvements obligatoires, il a en effet été fait le choix d’éviter toute hausse généralisée des impôts», peut-on lire dans le programme de stabilité envoyé en avril à Bruxelles. «Il n’y aura pas d’autres impôts en 2014 sur les ménages que l’augmentation annoncée de la TVA», martelait depuis des semaines le ministre de l’Économie, Pierre Moscovici. C’était sans compter sur le nouveau coup de rabot au quotient familial que le gouvernement a annoncé il y a quelques jours…

Délocalisation : surtout dans les grandes entreprises

Délocalisation : surtout dans les grandes entreprises

Seul 4,2% des 28.000 sociétés françaises de 50 salariés ou plus ont délocalisé en dehors de l’Hexagone entre 2009 et 2011, soit une perte de 20.000 emplois sur ces deux ans. Et la majorité de ces délocalisations a eu lieu au sein de l’Union européenne à 15, c’est-à-dire les pays entrés dans l’Union avant 2004, les plus développés économiquement. Tel est le bilan des délocalisations, dressé par l’Insee, et présenté ce mercredi 12 juin. Celui-ci est nettement moins pessimiste que prévu.  Dans le détail, 11.500 postes ont été supprimés dans l’industrie manufacturière, entre 2009 et 2011. Au total, les 20.000 destructions d’emplois dues aux délocalisations représentaient 0,3% de l’emploi salarié en 2011. L’Insee prévient toutefois que ces chiffres ne tiennent compte que des suppressions directes, sans considérer l’impact sur les sous-traitants.  Les sociétés qui ont délocalisé leurs activités étaient déjà présentes à l’étranger via des filiales, et 73% des sociétés appartenant à un groupe ont délocalisé au sein de ce même groupe. Elles ne sont que 35% à avoir choisi de se tourner vers des partenaires externes.Selon l’Insee, plus la taille du groupe est importante, plus la propension à délocaliser est forte. Ce sont également les entreprises du secteur manufacturier et les services de l’information et de la communication qui délocalisent le plus souvent. Elles représentent 17,6% des délocalisations.  Les pays les plus développés de l’Union européenne sont des destinations privilégiées pour les entreprises françaises. Elles sont 38% à avoir délocalisé vers l’UE à 15 (les 15 premiers pays entrés dans l’Union ) et 22% vers les nouveaux pays membres de l’Union. Vient ensuite l’Afrique, avec 24% des délocalisations, favorisée pour « sa proximité avec la France et l’usage du français dans certains pays ». Enfin, seul 18%, soit à peine plus d’une entreprise sur dix, a choisi de déplacer sa production en Chine. Dans ces deux derniers cas, le faible coût de la main d’œuvre et l’importance du marché intérieur étranger ont justifié les délocalisations. Les raisons poussant à la délocalisation en Europe sont bien plus diverses et dépendent de chaque entreprise.  L’étude revele également que 3,1% des sociétés françaises ont envisagé la délocalisation entre 2009 et 2011, mais ne l’ont pas fait. Dans ces cas, l’incertitude sur la qualité des biens et services produits à l’étranger était le principal motif de renonciation, pour la moitié des entreprises. Le besoin de proximité avec le client, les obstacles juridiques et l’inquiétude des employés viennent juste après. Outre les délocalisations, l’Insee relève que 7,3% des sociétés françaises ont externalisé une partie de leurs activités, c’est-à-dire qu’elles l’ont confié à d’autres sociétés en France.

 

Chômeurs : surtout des jeunes et des plus de 50 ans

Chômeurs : surtout des jeunes et des plus de 50 ans

 

Selon une enquête de l’Unedic sur le profil des chômeurs en France publiée ce vendredi, seuls 10% des demandeurs d’emplois indemnisés ont été victimes d’un plan social. Selon l’organisme paritaire chargé de l’indemnisation des chômeurs, la moitié des allocataires se sont inscrits à Pôle Emploi suite à une fin de CDD ou de mission. Chiffre édifiant : les trois quarts des jeunes allocataires sont au chômage après une fin de CDD ou d’intérim. La précarité entraînant la précarité, plus de la moitié des chômeurs indemnisés ont travaillé moins de 2 ans avant d’être à nouveau au chômage, et un tiers ont même travaillé moins d’un an.  Si près d’un quart des allocataires travaillaient à temps partiel, celui-ci touche plutôt les femmes, avec un niveau d’étude plutôt faible. A l’inverse, les licenciés économiques sont plutôt des hommes âgés (un tiers ont plus de 50 ans). Ils sont parmi les mieux indemnisés (1 300 euros nets en moyenne), mais sont plus souvent touchés par le chômage de longue durée. Enfin, les intérimaires sont majoritairement des hommes jeunes, et se concentrent dans le bassin parisien. Si plus de la moitié des allocataires n’ont pas le bac (55,2%), plus d’un quart toutefois, sont de niveau bac+2. Bénéficiant d’un meilleur salaire lorsqu’ils étaient en activité, ce sont eux qui sont les plus indemnisés. En moyenne, les demandeurs d’emploi touchent 1 055 euros nets d’allocation chômage, soit 69% de leur dernier salaire net. Conclusion, s’il y a autant d’hommes que de femmes au chômage (soit 2,4 millions d’allocataires en tout, sur les 3,224 millions de chômeurs), ce sont les jeunes en CDD, les plus de 50 ans victimes d’un licenciement économique ou les femmes ayant travaillé à temps partiel qui constituent la grande majorité des allocataires de l’Unedic.  Avec ces nouvelles données, les partenaires sociaux ont toutes les cartes en main avant d’aborder les négociations sur les nouvelles règles de l’assurance chômage, avant fin 2013

 

Mesures de soutien à la trésorerie des entreprises, surtout les délais de paiement

Mesures de soutien à la trésorerie des entreprises, surtout les délais de paiement

 

 

Le problème des délais de paiement est au centre des mesures envisagées. Il y aura aussi un déblocage de 500 millions d’euros pour les TPE et les PME par la Banque publique d’investissement, préfinancement du crédit d’impôt compétitivité, amélioration de l’assurance-crédit et de l’affacturage, solutions alternatives de financement et réduction des délais de paiement pour soutenir les entreprises, notamment les PME qui sont les premières créatrices d’emplois. Certaines de ces mesures sont déjà en vigueur. Le ministère du Commerce extérieur a parallèlement annoncé la mise en place d’une enveloppe de 150 millions d’euros « qui sera consacrée à des prises de participations dans des fonds dédiés au soutien des PME qui vont à l’international ». « Je suis à l’écoute de vos préoccupations », a dit Pierre Moscovici lors d’un discours au Salon des entrepreneurs. « Parce que, tout simplement, c’est en répondant à ces préoccupations que nous parviendrons redresser notre économie, à créer des emplois, à rendre confiance à notre pays. » Ces annonces ont été saluées par la CGPME. « Le plan présenté par Pierre Moscovici doit être mis en œuvre rapidement. Il y a urgence », a réagi l’organisation patronale dans un communiqué. Selon Guillaume Cairou, président du Club des entrepreneurs, « notre gouvernement a enfin compris que l’assainissement de la trésorerie des entreprises est un facteur clé pour améliorer sensiblement la compétitivité des entreprises françaises ». « Les délais de paiement sont un levier de compétitivité qui a trop longtemps été sous-estimé. Il en va de la survie de nos entreprises », ajoute-t-il dans un communiqué. Pierre Moscovici s’est donné pour objectif de poursuivre la réduction des délais de paiement de l’Etat pour les faire passer sous 20 jours d’ici 2017. L’Observatoire des délais de  paiement fait état d’une baisse de 35% du délai global de paiement de l’Etat l’an dernier, à 23 jours. Pour réduire les délais de paiement du secteur privé, le gouvernement promet d’augmenter le nombre de contrôles, à 2.000 cette année. Sur les quelque 1.850 entreprises contrôlées l’an dernier, le taux d’anomalie a été de 29%. L’efficacité des sanctions pour ces infractions sera renforcée par la création d’une amende administrative dans la future loi sur la consommation prévue au printemps. Actuellement, une entreprise victime d’un retard de paiement doit poursuivre son client devant un tribunal de commerce.

Inflation : + 1,3% en 2012 selon l’Insee. Surtout l’énergie et l’alimentation.

Inflation : + 1,3% en 2012 selon l’Insee. Surtout  l’énergie et l’alimentation.

 

Officiellement les prix à la consommation ont progressé de 1.3% en 2012 mais compte tenu de la hausse de l’énergie et de l’alimentation l’inflation est nettement sous estimée car la structure de consommation a été profondément transformée.Les prix ont  augmenté de 0,3 % au mois de décembre selon les chiffres publiés ce jeudi par l’Insee . Cette hausse, au cours du dernier mois de l’année porte l’inflation sur l’ensemble de l’année à 1,3 % en glissement annuel. En 2011, elle avait atteint 2,5 %. Mais même si elle est moindre d’une année sur l’autre, la hausse des prix en France a sans doute fortement affecté le portefeuille des Français et leur pouvoir d’achat. Le trio de tête des hausses regroupe en effet des postes de dépenses quasi quotidiennes pour les ménages : tabac, énergie et alimentation. Autant dire que les pouvoirs publics vont devoir encore composer dans les prochains mois avec la morosité des consommateurs qui, au delà de l’indice général des prix, auront plutôt l’impression que les étiquettes progressent.  La palme de l’envolée des prix revient sans grande surprise au tabac. Si en décembre le prix sont restés stables, sur un an la hausse atteint 6,9 % après les différentes décisions d’augmentation des taxes dont la dernière date du mois d’octobre . Et alors que de nouvelles hausses semblent programmées, ce poste de dépense devrait continuer de progresser. Hors tabac cependant l’indice augmente de 0,3% en décembre et de 1,2% sur un an. C’est cet indice qui est utilisé dans la formule de calcul du taux du livret A, qui sera modifié début février, probablement à la baisse par rapport à son taux actuel de 2,25%.La hausse des prix des cigarettes et du tabac sur l’ensemble de l’année distance largement celle constatée dans l’énergie. En 2012, les prix de l’énergie ont en effet progressé de 2,6 % en dépit du mouvement de ralentissement constaté au cours des dernières semaines de l’année (en décembre les prix ont ainsi baissé de 0,2 % par rapport au mois de novembre.) Pour les seuls produits pétroliers la hausse atteint 1 % sur 12 mois.  Reste le troisième poste de dépenses qui a fortement augmenté en 2012 : celui de l’alimentation. L’ensemble des prix des produits alimentaires a en effet progressé de 2,3 % sur douze mois largement tirés vers le haut par l’envolée de 7,7 % de ceux des produits frais et notamment des légumes frais (en hausse de 11,2 % sur un an.) De leur côté les fruits frais ne sont pas en reste avec une hausse de 8,2 % sur un an.

 

Chômage record en novembre, surtout chez les jeunes et les séniors

Chômage record en novembre, surtout chez les jeunes et les séniors

. En novembre, les travailleurs les plus âgés et les plus jeunes ont été les plus touchés. Le nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A (ceux n’ayant exercé aucune activité) a augmenté de 29.300 (+0,9%) le mois dernier en France métropolitaine, pour atteindre 3.132.600, son niveau le plus élevé depuis janvier 1998. Il s’approche du plus haut niveau de la série statistique du ministère, qui débute en janvier 1996, qui est de 3.205.300 demandeurs d’emploi en janvier 1997. Sur un an, la progression en catégorie A est de 10,8%. En tenant compte des personnes exerçant une activité réduite (catégories B et C), le nombre de demandeurs d’emploi progresse de 0,7%, soit 30.400 personnes de plus, pour atteindre 4.617.400 (+9,2% sur un an). Avec les départements d’Outre-mer, le nombre de demandeurs d’emploi en catégories A, B et C est de 4.904.900. François Hollande, conscient selon son entourage que la réussite de son quinquennat se jouera sur ce dossier, a réitéré jeudi son engagement d’inverser la courbe du chômage d’ici fin 2013. En novembre, le nombre de demandeurs d’emploi âgés de plus de 50 ans a progressé de 1,2% en catégorie A (+17,5% sur un an) et de 1,0% en A, B, C (+15,6% sur un an). Le nombre de demandeurs d’emploi âgés de moins de 25 ans a également augmenté de 1,2% en catégorie A (+10,2% sur un an), et de 0,7% en A, B, C (+9,1% sur un an). Le nombre de personnes âgées de 25 à 49 ans a moins progressé (+0,8% en catégorie A et +0,5% en A, B et C).

 

 

Baisse de l’emploi partout surtout dans l’intérim

Baisse de l’emploi partout surtout dans l’intérim

L’intérim baisse de façon notable or c’est une variable d’ajustement à la demande et un indicateur de la conjoncture. L’emploi salarié en France dans les secteurs marchands non agricoles a diminué de 0,3% au troisième trimestre, avec 41.700 postes détruits mais  l’emploi intérimaire est  particulièrement touché, selon les chiffres définitifs publiés mardi par l’Insee. Au deuxième trimestre, ces secteurs avaient déjà détruit 16.100 emplois. Sur un an, les secteurs principalement marchands ont détruit 56.600 postes (-0,4%). Le recul du troisième trimestre tient pour une large part à une forte baisse (-5,7%, soit 31.300 postes en moins) de l’emploi intérimaire, qui a accentué le repli constaté au deuxième trimestre. En un an, l’intérim a perdu 74.400 postes. Hors intérim, 10.400 postes ont été détruits au troisième trimestre. Dans l’industrie, l’emploi diminue de 0,2% (-5.500 postes) au troisième trimestre, au même rythme que les trimestres précédents. Sur un an, l’industrie a perdu 24.600 postes (-0,7%). L’emploi dans la construction baisse de 2.700 postes (-0,2%), soit -7.600 postes sur un an (-0,5%). Pour la première fois depuis un an, le secteur tertiaire hors intérim recule au troisième trimestre, souligne l’Insee (-2.200 après 14.400 créations au deuxième trimestre). Au total, le repli de l’emploi dans le secteur tertiaire s’accentue (-33.500 postes) après -4.000 postes au deuxième trimestre. Ce secteur a perdu 24.500 postes sur un an (soit -0,2%).

 

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