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Davos : trop d’interrogations sur la sortie de crise mondiale

Davos : trop  d’interrogations sur la sortie de crise mondiale

 

 

Les responsables traditionnellement tentent d’insuffler de l’optimisme pour rassurer les marchés, les consommateurs et les citoyens. Ce qu’ils ont encore fait à Davos mais avec tellement d’interrogations que finalemenet une possibilité de rechute n’est pas totalement exclue. Pour résumer l’économie mondiale est encore dans le brouillard. Et les tendances risquent d’être contrastées et volatiles tout au long de cette année 2014. « Nous pouvons être prudemment optimistes pour la perspective économique mondiale », a estimé le banquier central du Japon Haruhiko Kuroda.   »D’abord, les Etats-Unis vont probablement croître de 3% ou plus cette année et la suivante. L’Europe est en train de redémarrer, de croître, et le Japon fait aussi des progrès significatifs. Pour les pays émergents comme l’Inde, la Chine, l’Indonésie, et d’autres, leur taux de croissance va probablement se maintenir à des hauts niveaux ou même accélérer », a-t-il résumé.  Le FMI avait légèrement relevé mardi sa prévision de croissance mondiale pour 2014 (à 3,7 contre 3,6% auparavant) juste avant le début des travaux des quelque 2.500 participants au forum qui se tient chaque hiver dans la petite ville suisse de Davos.  Ils ont notamment débattu de l’état de l’Europe, qui semble sortie de plusieurs années de crise.   »La zone euro dans son ensemble n’est plus au centre de toutes les préoccupations de l’économie mondiale », s’est réjoui le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble, estimant que les « pays membres qui ont le plus de succès sont ceux qui ont subi des programmes d’assistances, parce qu’ils ont rempli leur mission », l’Irlande, le Portugal et la Grèce qui « a fait bien mieux que quiconque s’y attendait il y a deux ans, pour être tout à fait franc ».  Mais lors d’un autre débat à Davos mercredi, d’autres intervenants ont estimé que « l’Europe n’est pas de retour », selon les mots d’Axel Weber, président du conseil d’administration de la banque suisse UBS et ancien patron de la banque centrale allemande.  Un des risques soulevés par Christine Lagarde est la « faible probabilité » de déflation, particulièrement en Europe, où l’inflation est « très en dessous » de la cible officielle de près de 2%.  Le président de la BCE, Mario Draghi, lui a immédiatement répondu en répétant sa position: l’inflation est faible et le restera, mais il n’y a pas de risque de déflation, selon lui, précisant « nous sommes prêts à agir au besoin ».  L’autre gros point d’interrogation vient des pays émergents, qui connaissent ralentissements et turbulences provoquées notamment par la fin de la politique monétaire ultra-généreuse de la Réserve fédérale américaine. « C’est clairement un nouveau risque à l’horizon », selon Mme Lagarde.  Larry Fink, le patron de BlackRock, le plus gros gestionnaire d’actifs au monde (4.324 milliards de dollars sous gestion fin 2013), a tenu à calmer l’excès « d’optimisme », en rappelant la récente chute du peso ou de la livre turque, et estimant que, si l’action des banques centrales avait été salutaire, le danger vient désormais du fait que c’est au pouvoir politique d’agir.   »L’expérience de cette semaine sur les marchés est indicative de ce qui va se passer cette année », a-t-il estimé, prédisant « un monde avec beaucoup plus de volatilité ».   »Pour que l’économie mondiale aille de l’avant », il va falloir que les politiques jouent le jeu, selon lui. « Nous allons dépendre de l’exécution des réformes en Chine, (…) nous allons devoir observer (le Premier ministre, Shinzo) Abe et les réformes au Japon, aux Etats-Unis, et partout ailleurs »   »Cela m’inquiète parce qu’il y a une grande tendance des politiciens à traîner des pieds ».  Pourtant, la veille, c’était le ministre des Finances néerlandais Jeroen Djisselbloem, patron de l’Eurogroupe, qui disait « cela aiderait certainement si quand nous allons de l’avant, le secteur financier ne réagissait pas de manière aussi négative ».

 

Moody’s sceptique sur les réformes de Hollande

Moody’s  sceptique sur les réformes de Hollande

 

L’agence de notation Moody’s a annoncé vendredi le maintien de la note de la dette française à Aa1, soit le deuxième meilleur niveau de son échelle, mais exprimé son scepticisme à l’égard du succès des réformes de François Hollande. Moody’s continue de juger « négative » la perspective de la note française, signifiant qu’elle n’exclut pas de l’abaisser à moyen terme. « Bien que le gouvernement ait introduit ou annoncé un certain nombre de mesures » économiques, « la réalisation et l’efficacité de ces initiatives se heurtent à la persistance de rigidités » notamment sur le marché du travail, et à des « tensions politiques et sociales », estime l’agence dans son communiqué.   »Je ne peux que me réjouir » de l’annonce de Moody’s, a déclaré Pierre Moscovici, ministre de l’Économie, ajoutant que la « France continue de bénéficier d’une note très élevée » auprès des agences de notation. « C’est la deuxième décision positive concernant la France après celle de Fitch », qui avait maintenu la note de la France, assortie d’une perspective stable le 20 décembre.  Alors que Moody’s estime que le Pacte de responsabilité annoncé par le gouvernement manquait de détails, le ministre a affirmé qu’il serait bâti « pendant les trois mois qui viennent ». « Nous avons pris la bonne direction », a-t-il conclu.

 

Ayrault: « pas d’économies sur le dos des fonctionnaires », alors sur les autres ?

Ayrault: « pas d’économies sur le dos des fonctionnaires », alors sur les autres !

Pas d’économies sur le dos des fonctionnaires, la messe est dite. Ce sont donc sur les autres catégories qu’on devra faire les 50 à 80 milliards d’économies nécessaires pour financer toutes les promesses de Hollande. Pas étonnant de la part d’un gouvernement essentiellement composés de fonctionnaires qui restent sans doute l’essentiel de son soutien. Pourtant il y a bien au moins un millions de fonctionnaires en trop comparés à ce qui existe dans les pays équivalents, soit un coût d’environ 40 milliards par an ! Jean-Marc Ayrault a voulu rassurer les fonctionnaires. Le Premier ministre, lors d’un déplacement ce jeudi 23 janvier à Metz, a déclaré que les économies prévues d’ici la fin du quinquennat ne se feraient « pas sur le dos » des fonctionnaires, mécontents de voir leurs rémunérations gelées depuis 2010. Il a présenté ses vœux aux trois fonctions publiques (Etat, territoriale et hospitalière). Accompagné des ministres Marylise Lebranchu (Fonction publique), Dominique Bertinotti (Famille) et Aurélie Filippetti (Culture), il a notamment visité une caisse d’allocations familiales et une caserne de pompiers. « Pourquoi voulez-vous que les économies se fassent sur le dos des fonctionnaires », a-t-il dit à des journalistes en marge de son déplacement. « Il faut simplement les respecter et ne pas systématiquement culpabiliser les fonctionnaires et dire que ce sont des nantis, parce que c’est très injuste », a fait valoir Jean-Marc Ayrault. « Je suis venu leur adresser un message de confiance mais en même temps leur dire que comme tout corps, ils ont besoin de se réformer, de s’adapter », a ajouté Jean-Marc Ayrault, lui-même ancien professeur.   »Je crois que les fonctionnaires en sont conscients et le message que je leur adresse c’est que avec eux que nous allons le faire », a-t-il enchaîné. « Le faire, c’est ce que Mme Lebranchu a lancé, une négociation pour voir comment améliorer les carrières, les conditions de travail », a précisé le chef du gouvernement. « On ne travaille pas contre les fonctionnaires, on veut travailler avec eux », a-t-il assuré. Les syndicats de fonctionnaires ont fait part ce jeudi 23 janvier de leur « préoccupation » et de leur « mécontentement » au Premier ministre en matière de salaires. Dans une lettre ouverte, la quasi-totalité des syndicats de la fonction publique (CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FA-FPT, FSU, Solidaires, Unsa) s’alarme en particulier des récentes annonces présidentielles d’une réduction des dépenses publiques de 50 milliards d’euros d’ici à 2017. Depuis l’arrivée au pouvoir de la gauche, les syndicats réclament unanimement une revalorisation du point d’indice, qui sert de base au calcul des salaires des quelque 5 millions de fonctionnaires et qui est gelé depuis 2010.

 

Cazeneuve : des économies sur les retraites, les maladies et la famille

Cazeneuve :  des économies sur les retraites, les maladies et la famille

Faute de vouloir tailler dans les effectifs de fonctionnaires, le gouvernement devrait réduire des dépenses de retraites, de maladies et de prestations sociales. Alors que la première réunion du Conseil stratégique de la dépense publique a eu lieu ce jeudi 23 janvier, Bernard Cazeneuve livre les premiers indices sur les 50 milliards d’euros d’économies que l’exécutif devra mettre en œuvre sur la période 2015-2017. S’exprimant devant les sénateurs, il affirmé que la moitié se fera par des réformes structurelles et l’autre moitié sera trouvée pour 20 milliards sur l’Etat et la branche maladie de la Sécurité sociale, et 4 milliards sur les retraites et la branche famille.  Plus précisément, il a indiqué que « les économies faites sur la branche retraite et sur la branche famille vont monter en puissance à hauteur de 4 milliards d’euros sur la période qui s’ouvre devant nous ». « Deuxièmement, l’effort que nous faisons de maîtrise des dépenses de l’Etat et de l’assurance maladie par les normes, et notamment la norme ‘zéro valeur’, devrait permettre de dégager 20 milliards », a-t-il ajouté. « Nous allons faire le solde par des réformes structurelles qui sont destinées, par un travail sur les organisations, par des véritables réformes de structures à faire en sorte que nos services publics dégagent des économies, montent en gamme, sans que ni les services publics ni notre système de protection sociale soient remis en cause », a-t-il poursuivi. Le gouvernement prévoit de ramener le déficit public de 4,1% du PIB fin 2013 à 3,6% en 2014 et 2,8% en 2015 et d’atteindre l’équilibre structurel des comptes, une notion qui efface l’impact de la conjoncture, fin 2017.

 

Mory Ducros : 2.150 emplois « sauvés » sur 5000 salariés et 2000 sous-traitants

Mory Ducros : 2.150 emplois « sauvés » sur 5000 salariés et 2000 sous-traitants

250 emplois sauvés en plus des 1900 déjà prévus, c’est mieux et c’est bien pour les futurs bénéficiaires mais évidemment encore insuffisant pour éviter une grande casse sociale. On parle en effet des salariés de Mory Ducros mais on oublie –comme souvent- les sous-traitants (2000°). En outre la reprise par l’ancien actionnaire n’est pas nécessaire une garantie absolue compte tenu de sa relative inexpérience en matière de messagerie. Un  secteur déjà dévasté par la surcapacité de l’offre, le dumping et la dégradation des marges. Reste à savoir su Mory en difficulté depuis de nombreuses  d’années parviendra un jour à relever de manière définitive la tête. Pas sûr en l’état actuel du marché, de la conjoncture bien sûr mais surtout de la concurrence sauvage à laquelle se livrent les messagers  et les routiers en général.  Le principal actionnaire de Mory Ducros, Arcole Industries, a donc présenté une offre prévoyant de garder 2.150 salariés.  La surprise est plutôt bonne pour les employés de Mory Ducros. Arcole Industries, principal actionnaire, a présenté une offre améliorée de reprise, prévoyant de garder 2.150 salariés contre 1.900 auparavant. Il prévoit aussi de verser 7.000 euros d’indemnités supra légales par salarié non repris, ont indiqué plusieurs syndicats, à l’issue de plus de 8 heures de négociation à Bercy.   Entamée à 18h00, la réunion s’est achevée à 02h30. Le contenu précis de l’offre de reprise doit être présenté jeudi matin au comité central d’entreprise du groupe, qui emploie 5.000 salariés.

Limitation à 80 km/h sur les routes ?

Limitation  à 80 km/h sur les routes ?

 

Limiter à 80 au lieu de 90kms la vitesse sur le réseau secondaire, pourquoi pas puisque la vitesse est la première cause d’accidents ; reste qu’il faudrait sans doute moduler davantage en fonction de la dangerosité de la route ; 80 c’est ridicule sur les portions pratiquement sans risque et c’est trop sur les parties dangereuses. L’objectif a été réaffirmé par Manuel Valls lundi lors du bilan annuel des accidents: le gouvernement veut faire passer la mortalité routière sous la barre des 2.000 morts d’ici six ans. Avec une baisse historique de 11% en 2013, soit 400 vies épargnées, le bilan humain n’en reste pas moins lourd avec 3.250 morts sur les routes l’année passée. « Il faut donc encore progresser », a martelé le ministre de l’Intérieur. A cet effet, Manuel Valls envisage de faire abaisser la vitesse sur le réseau secondaire. Explications. • Une mesure encore à l’étude. « Parmi l’ensemble des mesures examinées à titre exploratoire, figure la réduction des limitations de vitesse de 90 à 80 km/h sur tout ou partie du réseau secondaire », a insisté Manuel Valls lundi au micro d’Europe 1. En ce sens, depuis plusieurs mois, une cinquantaine d’experts travaillent actuellement sur ce sujet. Ils se réunissent chaque semaine pour échanger sur la question.   »En ce moment, quatre commissions auditionnent les uns et les autres », explique à Europe 1 Armand Jung, président du Conseil national de la sécurité routière (CNSR). Il faut établir « quelles sont les conditions de faisabilité, le coût et les délais. On ne pourra pas changer les panneaux du jour au lendemain », détaille-t-il. • Comment appliquer un tel changement ? En effet, une baisse de dix petits km/h de moins sur les routes entrainerait une refonte de toute une organisation : la mise en place de nouveaux panneaux de signalisation notamment, coûterait plusieurs millions d’euros. Le CNSR consulte ainsi également les Conseils généraux et les communes pour réfléchir à la façon dont cette disposition pourrait être appliquée dans les mois qui viennent. Une question parmi d’autres notamment : faut-il imposer cette mesure du jour au lendemain, ou laisser du temps aux départements pour s’adapter à cette nouvelle réglementation.

 

Défaillances d’entreprises : encore en hausse ; 63 000 sur un an

Défaillances d’entreprises : encore  en hausse ; 63 000 sur un an

 

 Selon les statistiques publiées ce lundi 13 janvier par la Banque de France, 62.659 défaillances d’entreprises ont été recensées à fin octobre 2013, en cumulé sur douze mois. Par défaillances d’entreprises, la Banque de France entend les trois procédures collectives suivantes: redressement judiciaire, sauvegarde judicaire ou liquidation judiciaire. Sur un an, ce nombre est en hausse de 3,7%, précise la Banque de France. Seulement, les microentreprises y sont pour beaucoup dans ce chiffre. Sur les 62.659 défaillances enregistrées 53.678 sont le fait de microentreprises, statut qui regroupe notamment le régime des auto-entrepreneurs.  La Banque de France note que les activités immobilières et l’hébergement-restauration sont plus particulièrement touchés, avec une hausse de 7,6%. Trois secteurs affichent toutefois des défaillances en baisse: la banque et l’assurance, le transport, et l’information et la communication.

Temps partiel: recul sur le temps de moins de 24h

Temps partiel: recul sur le temps de moins de  24h

Encore une belle mesure, généreuse mais sans portée réelle. Il suffira notamment que le salarié soit volontaire pour que des contrats de moins de 24 heures puissent être autorisés, comme si les salariés avaient le choix  notamment les femmes. (Comme certaines entreprises dont la production ou les services sont très aléatoires, peu réguliers, ou temporellement très cadrés).  . La réglementation du travail à temps partiel a changé depuis le 1er janvier. Les employeurs ne peuvent plus proposer des contrats de moins de 24 heures hebdomadaires. Même si il existe de nombreuses dérogations les employeurs s’inquiètent des difficultés de sa mise en application.  Ils ont été entendus par le gouvernement. A l’issue d’une réunion, qui s’est tenue le 10 janvier au siège de la Direction générale du travail avec les signataires de l’accord du 11 janvier 2013 sur la sécurisation de l’emploi, Michel Sapin a décidé d’un report de six mois. Plus précisément, la période transitoire, qui courait jusqu’au 1er janvier 2014 pour permettre la poursuite des négociations, est prolongée jusqu’au 30 juin. Une disposition législative en ce sens sera intégrée au projet de loi relatif à la formation professionnelle, à l’emploi et à la démocratie sociale qui sera présenté le 22 janvier prochain au Conseil des Ministres. L’objectif étant que le texte soit adopté définitivement avant fin février.  Ce délai doit permettre aux branches de conclure des accords. L’enseignement privé, les professions médico-sociales ou les sociétés de nettoyage ont fait le nécessaire. Mais elles font figure d’exception. « Dans près de la moitié des branches principalement concernées par l’obligation de négocier, les négociations se poursuivent et nécessitent un délai complémentaire », constate le ministère du Travail dans un communiqué publié le 10 janvier. Pour les personnes qui ont signé un contrat avant 2014, un aménagement a déjà été acté puisqu’ils ont jusqu’en 2016 pour s’adapter à la nouvelle réglementation. En France, le travail à temps partiel concerne plus de quatre millions de salariés en grande majorité des femmes (80%), la moitié travaille moins de 24 heures.

 

« Incertitude » sur la santé des banques européennes (Lagarde-FMI)

« Incertitude » sur la santé des banques européennes (Lagarde-FMI)

 

Christine Lagarde s‘inquiète de la santé des banques européennes. Elle a sans doute raison car en fait pas grand-chose n’a été retenu de la crise financière de 2008. En effet la politique accommodante de la BCE n’a pas réellement servi au soutien de l’économie et la véritable union bancaire n’interviendra pas avant 2025. Les banques ont surtout continué à bénéficié des liquidités pour continuer à spéculer (exemple BNP détient 48 milliards de produits dérives, la Société générale 19 milliards, Crédit Agricole 17 milliards).  En France par exemple, on s’est limité à une mini réforme de la séparation bancaire. Du coup personne n’est capable d’apprécier l’ampleur des actifs toxiques. Tandis qu’aux Etats-Unis, la FED ne cesse de racheter des actifs pour soutenir activité et emploi (ce qi permet aussi de dévaluer le dollar par rapport à l’euro).    »Une des zones d’incertitude pour l’Europe réside dans l’état de santé de ses banques », a déclaré Mme Lagarde dans une tribune publiée sur le site d’expertise économique Project Syndicate.  La crise financière et celle de la dette ont mis à rude épreuve le secteur bancaire européen, nécessitant de vastes recapitalisations en Irlande, Grèce, Chypre ou Espagne.  Dans sa tribune, Mme Lagarde a salué les prochains tests de résistance bancaires que la Banque centrale européenne (BCE) doit mener cette année, parallèlement à un examen de la qualité des actifs financiers dans l’UE.  La dirigeante a toutefois assuré que ces tests ne pourraient « rétablir la confiance » qu’à la condition « qu’ils soient bien faits ».  Plus globalement, Mme Lagarde a recensé certains signes d’amélioration économique sur le globe après avoir annoncé mardi que le FMI relèverait ses prévisions de croissance mondiale, dont la publication est prévue pour le 21 janvier.  « Il reste encore du travail », a-t-elle toutefois souligné, assurant que l’actuelle prévision de croissance pour l’économie mondiale (3,6% en 2014) restait « inférieure à son potentiel » qui se situerait, selon elle, « autour de 4% » par an.  Mme Lagarde a notamment estimé qu’il était « vital » que les Etats-Unis mettent un terme définitif aux « querelles politiques » sur l’avenir budgétaire du pays après le récent compromis conclu entre républicains et démocrates.

 

Mory Ducros: moins de 2.000 emplois sur 7000 repris ?

Mory Ducros: moins de 2.000 emplois  sur 7000 repris ?

2000 salariés pourraient être repris par l’actuel actionnaire sur 7000 (5000 chez Mory et 2000 chez les sous-traitants). Une agence sur deux serait condamnée (85 actuellement). C’est la plus grosse faillite depuis Moulinex. Une reprise sans doute satisfaisante sur le plan social (en partie évidemment) mais hypothétique sur le plan économique. L’actionnaire principal n’est pas vraiment du métier et n’a pas fait preuve jusque là d’une grande pertinence de gestion, par ailleurs le secteur est particulièrement concurrencé et globalement l’offre est structurellement surabondante. Sans parler des prix de dumping de certaines entreprises pour conquérir (ou maintenir) des parts de marché. De toute évidence, si la conjoncture ne s’améliore  pas rapidement (ce n’est pas prévu en 2014), il y aura encore des dégâts dans le  secteur.  L’offre d’Arcole Industries, actionnaire principal de Mory Ducros, est désormais connue. Et elle devrait laisser un goût amer aux salariés, suspendus à la décision du tribunal de commerce de Pontoise, le 31 janvier prochain. Arcole Industries propose en effet de reprendre moins de 2.000 salariés sur les 5.000 de l’entreprise en redressement, ont annoncé deux syndicats, mercredi 8 janvier. « L’offre globale déposée par Arcole Industries aura un volume d’emploi inférieur à 2.000 salariés sur les 5.000 de l’entreprise, sans compter les 2.000 salariés issus de la sous-traitance qui ne font pas partie de l’offre d’Arcole Industries », écrit dans un communiqué la fédération CFDT des transports. Outre cette offre, trois offres de reprises partielles ont été déposées, confirme le syndicat. La direction, elle, informera précisément les représentants du personnel sur les offres de reprise déposées jeudi. Selon Force Ouvrière, joint par l’AFP, Arcole propose de reprendre 43 agences sur 85, soit 1.900 emplois au total. Si les offres complémentaires portent sur des agences différentes de celles que propose de reprendre Arcole, davantage d’emplois pourraient être préservés, selon la CFDT.  Le syndicat souligne qu’il « examinera si les trois offres partielles peuvent être complémentaires de l’offre globale permettant d’améliorer ainsi le nombre d’emplois sauvegardés ».

 

TVA : pas d’impact sur l’inflation selon la Banque de France !!!

TVA : pas d’impact sur l’inflation selon la banque de France !!!

 

La Banque de France ne prévoit pratiquement pas d’impact des hausses de TVA sur l’inflation ; on croit rêver. Ou alors les économistes très chers payés (comme les autres salariés de cet honorable établissement)  ne font pas les courses au même endroit que la majorité des français ; Ils n’ont pas non plus la même structure de dépenses. Pour les plus défavorisés et les couches « très moyennes » l’essentiel des dépenses est affecté aux dépenses contraintes (services, alimentation, assurances, impôts notamment). Par exemple les transports vont subir une hausse de TVA de 7 à 10%. Dans les grands magasins, il faut s’attendre à une valse des étiquettes et bien au-delà de la hausse de TVA. On le sait, la Banque de France, organisme partiellement très inutile depuis la création de l’Euro, est à la botte de gouvernement. Il diffuse donc des messages de propagande, y compris sur le pseudo reprise économique. On pourra vérifier rapidement en comparant les étiquettes avant la fin 2013 et celles du début 2014, ce que se propose d’ailleurs ce site. Évidemment on pourra toujours considérer que sur l’appréciation de l’indice INSEE, l’inflation progresse peu. Mais il s’agit  d’un indice obsolète, une moyenne qui ne signifie pas autre chose qu’une moyenne et complètement inadaptée pour rendre compte de l’évolution del’  inflation pour les couches les plus modestes.

Inflation : prix stables en novembre et 0.7% sur un an

Inflation :  :prix stables  en novembre et 0.7% sur un an

Les prix à la consommation sont restés stables en novembre en France, la hausse des produits alimentaires et manufacturés étant compensée par une nette baisse des services de transports et de communications, selon les statistiques publiées jeudi par l’Insee. Dans le même temps, les prix de l’énergie, en particulier des produits pétroliers, se sont de nouveau repliés, précise l’institut. En octobre, les prix avaient reculé de 0,1%. Sur un an, ils affichent une hausse de 0,7%, contre 0,6% un mois plus tôt. L’indice des prix harmonisé IPCH, qui permet des comparaisons avec les autres pays de la zone euro, est ressorti de même inchangé en novembre et progresse de 0,8% sur douze mois, conformément aux attentes des douze économistes interrogés par Reuters. Corrigée des variations saisonnières, l’inflation est aussi ressortie stable le mois dernier (+0,7% sur un an), de même que l’indice des prix hors tabac (+0,6% sur un an). L’inflation sous-jacente (hors tarifs publics et produits à prix volatils), qui restait sur trois mois de stabilité, a progressé de 0,1%, son taux de croissance annuel s’établissant à 0,8% après 0,7% en octobre. Les prix de l’énergie, qui avaient reculé de 1,7% en octobre, ont encore diminué de 0,6%, tirés par les produits pétroliers (-1,2% sur le mois et -3,4% sur un an). Les prix des produits alimentaires, qui restaient sur quatre mois de recul, ont légèrement rebondi (+0,1%) sous l’impulsion des légumes frais (+4,9% après -6,1% en octobre).  

 

Electricité : de l’enfumage sur les augmentations

Electricité : de l’enfumage sur les augmentations

Le gouvernement claironne qu’il veut limiter l’augmentation autour de 2 à 3% en faitt l’électricité augmentera au moins d’environ 5% du fait aussi de la « contribution au service public de l’électricité (CSPE  un joli nom pour un impôt supplémentaire complètement injustifié). L’Etat souhaiterait parait-il  limiter entre 2% et 3% par an voire moins la hausse des tarifs réglementés de l’électricité sur la période 2015-2018, qui verrait un nouveau mode de calcul entrer en vigueur, a déclaré mercredi une source à l’Elysée. Le gouvernement a annoncé en juillet une hausse des tarifs de l’électricité pour les ménages de 5% le 1er août 2014 après une augmentation similaire au 1er août dernier. Avant la hausse de cet été, la Commission de régulation de l’énergie (CRE) avait estimé que la facture moyenne d’électricité des ménages français devrait bondir de 30% d’ici à 2017 pour couvrir les coûts d’EDF, en vertu de la loi sur la nouvelle organisation du marché de l’électricité (Nome). « La loi (…) nous donne la possibilité d’avoir des trajectoires avec des hausses nettement moins importantes que celles qui étaient anticipées dans la méthode antérieure », a-t-on déclaré dans l’entourage de François Hollande après une réunion ministérielle consacrée à ce sujet. « L’ordre de grandeur (de la hausse) sera plutôt entre 2% et 3%, et peut-être même moins que 2% sur certaines périodes, au-delà de la décision de 2014 qui a été prise », a-t-on ajouté de même source, précisant que le nouveau mode de calcul pourrait prendre en compte les prix de marché et être appliqué dès 2015. Les tarifs réglementés n’incluent toutefois pas les taxes, en particulier la contribution au service public de l’électricité (CSPE), qui sert notamment à financer les énergies renouvelables et dont la hausse devrait être de 3 euros par mégawatt/heure au 1er janvier, ce qui alourdirait de 2,4% la facture des ménages. Toujours selon la source élyséenne, la limitation des futures hausses de tarifs résultera d’un ajustement de la composante « production » des tarifs en dehors de l’ARENE (Accès régulé à l’électricité nucléaire historique), qui permet aux concurrents d’EDF de lui acheter de l’électricité nucléaire et doit être intégré dans les tarifs d’ici à 2016.

Montebourg-Sapin sur EADS : l’incantation pour politique

Montebourg-Sapin sur  EADS : l’incantation pour politique

Pas de licenciement sec chez EADS, une incantation du gouvernement. La direction d’EADS a déjà répondu, c’est non. Environ 6000 postes pourraient être supprimés. Et le gouvernement français (pas plus que le gouvernement allemand) n’y pourra rien. Pour deux raisons , quand  les mesures de restructurations sont décidées il est déjà trop tard, Seconde raison le gouvernement ignore tout de la politique économique et de la gestion d’une entreprise ( notamment de la baisse des activités militaires pour EADS), troisième raison EADS s’est désengagé des Etats et entend mener sa stratégie dans être influencé par des discours politiques Le gouvernement, par l’intermédiaire de  Sapin et de Montebourg, fait pourtant pression sur le groupe aéronautique au lendemain de l’annonce de quelque 5.800 suppressions d’emplois sur trois ans en Europe dans ses activités ( avec sans doute le même effet que sur Mittal !). Défense et Espace du groupe : « Son devoir est de mettre en place les dispositifs qui évitent tout licenciement et en France il ne sera pas accepté, car il ne sera pas acceptable, qu’une entreprise comme EADS supprime globalement des emplois », a déclaré, ce mardi 10 décembre, le ministre sur Europe 1, en rappelant que « cette entreprise gagne de l’argent ». Interrogé sur la perspective d’un plan social, évoqué notamment par des responsables du groupe, le ministre qui, la veille, promettait sur France 3 qu’ »il n’y aurait pas de licenciement » a cette fois simplement déclaré ne pas vouloir « chipoter sur les mots ». « Qu’une grande entreprise ait besoin de se restructurer pour certains secteurs – on vend moins de matériel militaire, on vend plus de matériel civil, on vend moins de matériel de guerre, on vend plus d’Airbus. Cette entreprise elle gagne de l’argent. C’est une grande entreprise, elle a plusieurs secteurs. Elle veut se restructurer. Très bien. C’est son devoir pour s’adapter à la situation », a-t-il dit. « Mais son devoir aussi quand on a beaucoup d’emplois qui sont créés par ailleurs et qu’on a beaucoup d’argent, c’est de mettre en place des dispositifs qui évitent tout licenciement », a-t-il enchaîné. EADS « a la capacité d’accueillir tous ceux qui pourraient perdre par ailleurs leur emploi » du fait de la restructuration, a insisté le ministre du Travail. Dans un entretien au quotidien Libération le président exécutif d’EADS, Tom Enders, indiqué ne pas pouvoir « affirmer » qu’il n’y aurait pas de licenciement ajoutant toutefois « nous ferons tout pour l’éviter ». Le nombre potentiel de licenciements secs pourrait atteindre 1.450 en trois ans, selon une évaluation de la direction. Selon une source industrielle, l’Allemagne doit être le pays le plus touché avec environ 2.600 postes supprimés, pour environ 1.700 en France, 700 au Royaume-Uni et 600 en Espagne.

 

PSA : menaces sur l’emploi à Mulhouse et Poissy

PSA : menaces sur l’emploi à Mulhouse et Poissy

Le groupe Peugeot Citroën a confirmé samedi la mise à l’étude de l’arrêt de deux lignes de production, à Mulhouse, dans le Haut-Rhin, et à Poissy, dans les Yvelines. « Nous lançons une étude interne dans les prochaines semaines avec une conclusion probablement au premier trimestre 2014, » a dit à Reuters un porte-parole du groupe Peugeot. Un porte-parole de PSA avait reconnu le mois dernier que la question de la rentabilité de ces deux sites, dotés chacun de deux lignes de production, se posait. « Il y a un seuil de production de 250.000 unités par an en deçà duquel conserver deux lignes n’est pas viable », avait-il dit. « Sur Mulhouse, il y a un sujet. » Il avait ajouté que la production tournait autour de ce seuil de 250.000 véhicules par an à Poissy.

 

Volaillers : accusés d’entente sur les prix

Volaillers : accusés d’entente sur les prix

 

 

Une notification qui tombe mal en pleine crise d’autant qu’elle s’inscrit dans une procédure qui remonte à 2007. Du retard à l’allumage pour l’autorité de concurrence ! Les volaillers LDC et Duc, ainsi que la Fédération des industries avicoles (FIA) ont annoncé vendredi avoir reçu une « notification de griefs » de la part de l’Autorité de la concurrence, dans le cadre d’une procédure ouverte en 2007 pour entente sur les prix. « Comme d’autres intervenants de la filière avicole, le Groupe Duc s’est vu notifier un grief pour entente de la part de l’Autorité de la concurrence », a indiqué le groupe dans un bref communiqué publié après-Bourse.   »Cette notification, qui s’inscrit dans le cadre d’une procédure initiée en 2007, est couverte par le principe de confidentialité », a poursuivi Duc, indiquant qu’il « communiquera dès qu’il sera en mesure de le faire ».  De leur côté le volailler LDC et la Fédération des Industries Avicoles (FIA) ont déclaré – le premier en publiant ses résultats, le second dans un communiqué -, avoir reçu de la part de l’Autorité de la concurrence une notification de même nature.  La FIA estime que « cette notification de griefs tombe malheureusement dans un contexte très difficile pour la volaille française, qui se bat chaque jour pour sa survie ». La fédération industrielle rappelle que « son rôle est, et a toujours été, de défendre l’intérêt des éleveurs et de l’ensemble de la filière, notamment dans un contexte de crises sanitaires, de crises économiques et de fortes variations des coûts des matières premières ».  Pour sa part LDC s’engage à « communiquer sur l’évolution de ce dossier dès qu’il en aura la possibilité ».  Plusieurs volaillers sont soupçonnés d’entente sur les prix, dans le cadre d’une instruction menée par l’Autorité de la concurrence, dans une affaire qui remonte à 2007.  Les sociétés qui se sont vu notifier des griefs ont ensuite la possibilité de formuler une demande de transaction auprès de l’Autorité de la concurrence, à laquelle ils transmettront leurs observations dans un délai de deux mois.  L’Autorité devra in fine, soit opter pour un non-lieu, soit prononcer une sanction – laquelle peut être contestée dans le cadre d’un recours devant la Cour d’appel de Paris, dans le mois qui suit.

Valeurs mobilières: fiscalité alignée sur celle de l’IR

Valeurs mobilières: fiscalité alignée sur celle de l’IR

Le gouvernement veut encourager « l’investissement à long terme et la prise de risque ». Pour cela, l’Assemblée nationale a adopté, vendredi 18 octobre, une réforme de la taxation des plus-values de cessions de valeurs mobilières. Selon cette disposition du projet de Budget 2014, la taxation des plus-values a été alignée sur le barème de l’impôt sur le revenu avec des abattements augmentant avec la durée de détention des titres cédés. Cette question avait été au cœur de la fronde dite « des pigeons » lors de la discussion budgétaire de l’an dernier.Un amendement voté vendredi par les députés supprime le report d’imposition, sous condition de réinvestissement, des plus-values réalisées au titre de la cession de droits détenus depuis plus de huit ans. « Ce dispositif a encouragé des montages fiscaux dans des holdings dont le but était d’effacer toute imposition », selon son auteur, le rapporteur général du Budget Christian Eckert (PS).

 

Crise budgétaire américaine: menace sur l’économie mondiale

Crise budgétaire américaine: menace sur l’économie mondiale

 

 

Mauvaise nouvelle pour la croissance avec la crise budgétaire américaine qui s’éternise et menace un reprise mondiale très fragile. »Nous sommes maintenant à cinq jours d’un instant très dangereux », a déclaré Kim, président de la Banque mondiale,  à la clôture de la rencontre annuelle de la Banque mondiale et du Fonds monétaires international à Washington. Le Trésor américain a indiqué qu’il manquerait de liquidités pour faire face à toutes les échéances du pays à compter du 17 octobre, si le plafond de la dette n’était pas relevé. Les marchés financiers du monde entier seraient affectés par la crise en cas de défaut de Washington, et spécialement les pays en voie de développement. « Plus nous approchons de la date limite, plus grand sera l’impact pour le monde en voie de développement », a dit Kim. « Si la date limite est atteinte, ce serait un évènement désastreux pour les pays en voie de développement et cela pourrait aussi très préjudiciable pour les économies développées », a-t-il dit. Les économies mondiales et américaine seront confrontées à la hausse des taux d’intérêt, la chute de la confiance et au ralentissement de la croissance si le congrès américain ne parvient pas à s’entendre pour relever le plafond de la dette qui est actuellement de 16.700 milliards de dollars, selon Kim

 

Tapie : enquête sur transferts de fonds

Tapie : enquête sur  transferts de fonds

Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire sur des transferts de fonds de la société de ventes en ligne Blue Sugar détenue par Bernard Tapie et son fils Laurent, annonce Le Parisien/Aujourd’hui-en-France samedi. « Tracfin, la cellule antiblanchiment du ministère des Finances, vient de procéder à un signalement pour cause de fonds suspects sur les comptes de cette société », selon le quotidien qui précise que l’ouverture de cette enquête préliminaire fait suite au signalement de Tracfin. « Je ne connais pas la société Blue Sugar, je ne sais pas de quoi il s’agit », a affirmé l’homme d’affaires interrogé par Le Parisien. « Pourtant », poursuit le journal « Blue Sugar appelé un temps Shoping deals, appartient bel et bien au groupe BLT Deals (…) dont les propriétaires ne sont autres que Bernard Tapie et son fils Laurent ». Cet épisode judiciaire n’a pour le moment aucun lien avec l’affaire Adidas dans laquelle l’Etat multiplie les fronts judiciaires contre l’arbitrage controversé sur la vente d’Adidas dont a bénéficié Bernard Tapie, un activisme procédural destiné à récupérer 403 millions d’euros.

Attali : 45 propositions sur l’ »économie positive

Attali :  45 propositions sur l’ »économie positive »

« L’absence de prise en compte du long terme est la cause principale de la crise actuelle. Il est très inquiétant de voir les sociétés, les Nations de plus en plus focalisées sur le court terme », a expliqué devant la presse l’ancien conseiller de François Mitterrand.  Il venait de s’entretenir et de débattre à l’Elysée avec le président Hollande, auquel il a remis le rapport « Pour une économie positive » (ed. La Documentation française et Fayard), fruit d’une année de réflexions de différents experts (économistes, sociologues, scientifiques, entrepreneurs, etc…).  Le document présente 45 propositions susceptibles de pouvoir s’appliquer à l’échelon national ou bien européen, voire à l’échelle du G8 ou du G20. « L’économie positive est une économie qui réoriente le capitalisme vers la prise en compte des enjeux du long terme (…) Elle vise (…) à rendre compatibles l’urgence du court terme et l’importance du long terme », explique l’ouvrage. L’un des préalables est de « bâtir un capitalisme patient, à travers une finance positive, qui retrouve son rôle de support de l’économie réelle », souligne en particulier le rapport.   »La finance est à si court terme. C’est parce qu’il y a une tyrannie du court terme dans toutes les dimensions de nos sociétés qu’on a eu la crise de 2007-2008″, a insisté Jacques Attali devant François Hollande.  C’est pourquoi plusieurs des propositions portent sur les questions financières: « rediriger l’épargne et les investissements vers les activités positives » (portant sur le long terme), « favoriser le développement de la microfinance », « poursuivre et amplifier la lutte contre les paradis fiscaux », « indexer la rémunération des dirigeants sur la positivité de l’entreprise ».  A ce dernier sujet, le document remarque que « les stock-options et modes de rémunération annexés au cours de la Bourse alignent les incitations des dirigeants sur celles des actionnaires. Ils freinent les stratégies de long terme des entreprises ».  Rendre des comptes pas uniquement aux actionnaires  Le rapport préconise aussi que la France milite au niveau européen ou du G20 en faveur du renforcement des actionnaires de long terme, dont les droits de vote « pourraient être proportionnels » aux titres détenus mais aussi à la durée de détention. L’objectif étant de « mettre fin à la myopie actionnariale ».  Jacques Attali considère d’ailleurs que la définition même de l’entreprise dans le Code civil doit être modifiée, étant actuellement tournée vers « l’intérêt de ses associés capitalistes ».  Un tel amendement « forcera les dirigeants d’entreprises (…) à avoir des comptes à rendre à d’autres qu’aux actionnaires et à faire en sorte que d’autres indicateurs se développent et à la finance d’être responsable », a-t-il relevé.   »La finance, on ne lui demande pas d’être vertueuse, on lui demande d’être fructueuse », a commenté François Hollande.  Le document préconise la création d’un « Conseil du long terme », qui prendrait en compte les intérêts des générations futures et qui pourrait voir le jour « à partir du Conseil économique, social et environnemental » (Cése), une institution controversée. Jacques Attali a indiqué que les experts du rapport avaient travaillé aussi à l’élaboration d’un indicateur sur le « caractère plus ou moins positif d’une économie ». Sur les 34 pays de l’OCDE, la France, « plutôt moyenne en tout, pas catastrophique dans aucun secteur », était 19e au début de 2012, la Suède première, les Etats-Unis 12e, l’Allemagne 13e. Saluant le travail accompli, François Hollande a invité ses auteurs à définir d’ici un an, avec le Cése, une « feuille de route de l’économie positive » dans le cadre des perspectives de la France dans dix ans.  Il a souhaité aussi la promotion d’un grand « débat participatif sur l’économie positive, qui pourrait faire, a-t-il dit, l’objet de propositions françaises au niveau de l’UE. Aujourd’hui, a dit le chef de l’Etat, j’ai voulu que nous puissions réfléchir à la France dans dix ans ». Si « les prétentions » des gouvernements portent sur le long terme, « toutes leurs actions néanmoins sont souvent de court terme ». « L’économie positive doit les obliger à lever la tête », a-t-il conclu.

 

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