Archive pour le Tag 'sur'

Page 22 sur 26

Economies sur les médicaments : l’industrie renâcle

Economies sur les médicaments : l’industrie renâcle

 

 

La fédération des industriels du médicament, le Leem, a annoncé aujourd’hui sa décision de suspendre sa participation aux travaux du Comité stratégique des industries de santé et du comité de filière pour « dénoncer le plan d’économies sur le médicament » annoncé par le gouvernement. Le conseil d’administration du Leem, qui s’est réuni mercredi, « dénonce le plan d’économies sur le médicament annoncé par la ministre des Affaires sociales et de la Santé » Marisol Touraine, déclare la fédération dans un communiqué. Il a également décidé « d’annuler la tenue des prochaines Rencontres internationales de recherche (RIR), programmées le 4 décembre prochain ». D’autre part, les industriels font part de leurs « plus vives réserves sur l’issue des négociations du Pacte de responsabilité pour la branche, au regard du plan d’économies annoncé par la ministre ». Pour le président du Leem, Patrick Errard cité dans le communiqué, les mesures d’économies envisagées par le gouvernement « sont en contradiction totale avec les ambitions stratégiques poursuivies par le Président de la République et par le gouvernement ». Les entreprises du médicament demandent au gouvernement « d’engager un dialogue » en vue d’un « retour à un niveau de contribution juste et proportionné du médicament » aux économies de santé.

 

Flicage sur internet ?

Flicage sur internet ?

Un document, issu d’une mission confiée en juillet 2013 à Mireille Imbert-Quaretta, la présidente de la commission de la protection des droits de l’Hadopi (Haute autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur internet), est destiné à élaborer des « outils opérationnels » dans « la prévention et la lutte contre la contrefaçon commerciale en ligne ».   »Il n’existe pas de solution unique pour lutter contre la contrefaçon sur internet », relève Mireille Imbert-Quaretta. Il faut « mettre en place un ensemble d’actions complémentaires et coordonnées impliquant tous les acteurs ». Le rapport propose quatre « outils ». Le premier consiste à « assécher les ressources financières » des sites illégaux à travers la signature de chartes par les acteurs de la publicité et du paiement en ligne pour empêcher la diffusion, sur les sites illégaux, de bandeaux publicitaires ou bloquer les solutions d’abonnements.  Le texte prône une approche mêlant « l’autorégulation » et « le droit souple ». « Il n’est pas nécessaire à ce stade, eu égard à la volonté commune des acteurs d’agir spontanément en ce sens et à la particularité du réseau internet, d’envisager des mesures contraignantes », écrit Mireille Imbert-Quaretta. Le rapport propose également d’établir, à partir d’informations fournies par les ayants droit, une liste des sites qui « portent massivement atteinte au droit d’auteur » afin d’en informer le public « qui s’interroge parfois sur la licéité d’un site en particulier ». Cette publicité « faciliterait non seulement les actions d’autorégulation de la part des intermédiaires de paiement et des acteurs de la publicité », mais permettrait également d’informer « d’autres intermédiaires », estime le rapport. Enfin, celui-ci préconise la « création d’une injonction de retrait prolongé » par une autorité administrative pour éviter que des contenus illégaux déjà supprimés réapparaissent sur d’autres sites et un « dispositif de suivi dans le temps des décisions judiciaires ».

Impôts sur le revenu : 650.000 ménages exonérés

Impôts sur le revenu : 650.000 ménages exonérés

 

Le gel du barème de l’impôt sur le revenu, décidé sous le mandat de Nicolas Sarkozy et prolongé après l’arrivée au pouvoir de François Hollande en 2012, avait rendu redevables de l’impôt sur le revenu de nombreux ménages modestes jusqu’alors exonérés, participant au « ras-le-bol fiscal ». « Il y a à peu près 650.000 ménages qui sont rentrés de nouveau dans l’impôt et qui doivent en sortir », a déclaré le Premier ministre, invité du journal de TF1. « Cette mesure doit concerner ceux qui gagnent, pour un célibataire, autour de 15.000 euros par an », a encore précisé Manuel Valls qui a promis des mesures pour faire baisser encore l’impôt sur le revenu en 2015. François Hollande avait confirmé lors d’un entretien accordé à BFMTV, le 6 mai, qu’il y aurait une amélioration pour le bas du barème de l’impôt sur le revenu « dès le mois de septembre » afin de préserver le pouvoir d’achat des plus modestes.

Pour un référendum » sur la réforme territoriale (Raffarin)

Pour un référendum » sur la réforme territoriale (Raffarin)

 

Hollande a annoncé le nouveau découpage électoral avant 2017, or il n’a pas la majorité des 3/3 du parlement pour la faire adopter. Raffarin a donc raison de demander un referendum sur le sujet. Pas sûr que Hollande s’y risque car ce serait sans doute une vote sanction vis-à-vis du président. Son report de la date des régions pour cette réforme relève donc du tripatouillage électoral . L’ancien Premier ministre UMP Jean-Pierre Raffarin a jugé sévèrement l’interview du chef de l’Etat, mardi, à l’occasion des deux ans de son quinquennat. « Je l’ai pas trouvé président de la République (…) François Hollande se refuse à incarner la France », a taclé le sénateur de la Vienne, invité mercredi matin sur Europe 1. « A force d’être normal, il en devient banal », a ajouté Jean-Pierre Raffarin, reprochant à François Hollande « de ne pas avoir parlé d’Europe, de pouvoir d’achat ». François Hollande a envisagé mardi un report des élections régionales et cantonales de 2015 en 2016, estimant qu’il « serait intelligent » de tenir ces élections « avec le nouveau découpage » territorial que doit mettre en œuvre le gouvernement. Interrogé sur ce « big-bang territorial », Jean-Pierre Raffarin a fustigé « une improvisation » et estime que François Hollande « doit faire un référendum » sur cette nouvelle organisation territoriale.

Haut Conseil des finances : le plan d’économies va peser sur la croissance

Haut Conseil des finances : le plan d’économies va peser sur la croissance

Pas vraiment enthousiaste à l’égard des prévisions gouvernementales  le nouveau «  machin » de Hollande  : le haut conseil des fiances publiques qui a quand même jugé  que la prévision de croissance du gouvernement, soit 1% en 2014 était « réaliste », et que sa projection de 1,7% pour 2015 n’était pas « hors d’atteinte ». Cet organe indépendant chargé d’évaluer les trajectoires budgétaires a toutefois mis un bémol, écrivant dans son avis que « les mesures d’économies » de 50 milliards d’euros annoncées « pourraient peser davantage que prévu par le gouvernement sur la croissance à court terme ». « Il existe un risque que les effets positifs sur l’emploi et les salaires de la politique d’offre n’atténuent pas les effets négatifs sur l’activité de la consolidation budgétaire », estime le Haut conseil, présidé par le premier président de la Cour des Comptes, Didier Migaud.  L’ajustement structurel prévu par le gouvernement d’ici à 2015 est de 0,8 point, puis de 0,5 jusqu’en 2017, précise l’organisme, rappelant qu’il portera « sur les dépenses publiques dont la croissance en volume serait ramenée à 0,1% par an sur la période 2014-2017, après 0,8% sur la période 2011-13″. En ajoutant la perspective de baisser les prélèvements obligatoires d’ »un montant cumulé de 1 point de PIB », soit une vingtaine de milliards, après 2015, le Haut conseil relève que « ce scénario suppose un enchaînement favorable où l’effet de la confiance restaurée permettrait » de jouer sur les baisses de prélèvements, l’emploi, le pouvoir d’achat et l’investissement des entreprises.  Or, prévient-il, « les effets d’entraînement de la politique de l’offre pourraient survenir avec retard », d’autant plus que « les mesures d’économies sont concentrées sur le début de la période 2015-2017″.

 

L’accord sur l’Ukraine déjà obsolète

L’accord sur l’Ukraine déjà obsolète

 

L’accord quadripartite de Genève destiné à apaiser la situation en Ukraine a subi lundi de nouveaux coups de boutoir, les séparatistes pro-russes de l’est du pays ne manifestant aucune volonté apparente de mettre fin à leur occupation de bâtiments officiels. La confrontation sur le terrain se double d’un affrontement diplomatique entre les Etats-Unis, qui appuient le nouveau pouvoir à Kiev, et la Russie, qui l’accuse de bafouer « grossièrement » l’accord de Genève et d’être responsable de la situation actuelle. Interrogée via Twitter par la station de radio russe Echo de Moscou, la porte-parole du département d’Etat américain a déclaré que les Etats-Unis pourraient envisager d’imposer des sanctions contre Vladimir Poutine en personne en raison de la crise en Ukraine, après avoir déjà sanctionné des responsables et des hommes d’affaires jugés proches du président russe. L’objectif (n’est) pas les sanctions. L’objectif (est la) désescalade », a écrit Jen Psaki en réponse à une question sur ce point précis. Elle a toutefois laissé entendre qu’aucune initiative en ce sens ne devrait être prise dans l’immédiat. Le vice-président américain Joe Biden est arrivé à Kiev pour marquer le soutien des Etats-Unis aux autorités provisoires ukrainiennes. Responsable américain de plus haut rang à se rendre à Kiev depuis le début de la crise, Joe Biden verra mardi le président ukrainien par intérim, Oleksander Tourtchinov, et le Premier ministre Arseni Iatseniouk. Cette visite devrait revêtir une importance essentiellement symbolique, sans annonce concrète.

Hollande : candidat en 2017, pas sûr !

Hollande : candidat en 2017, pas sûr !

Ça sent le brûlé pour Hollande qui n’exclut plus de ne pas se représenter en 2017. Une sorte de promesse d’ivrogne car bien entendu il ne pense qu’à sa réélection. Malheureusement en l’état des sondages, il ne serait pas qualifié pour le second tour ; par ailleurs l’enjeu n’est certainement pas pour l’après 2017 mais pour l’avant 2017. Comment la France pourra encore supporter pendant 3 ans un président auusi inefficace, auusi contradictoire et auusi désinvolte. Sans parler  de ses copinages avec des personnages douteux et des copains énarques qui se partagent les places. La question de son départ (ou de sa mise au placard) avant 2017 se posera nécessairement car il n’ya rien à attendre d’un président aussi pathétiquement nul. En déplacement vendredi à Clermont-Ferrand, François Hollande a lié son destin politique à la courbe du chômage.  »Si le chômage ne baisse pas d’ici à 2017, je n’ai, ou aucune raison d’être candidat, ou aucune chance d’être réélu », a-t-il déclaré.  François Hollande a déclaré vendredi n’avoir « aucune raison d’être candidat » à un deuxième mandat si le chômage ne baisse pas d’ici à 2017, lors d’une visite de Michelin à Clermont-Ferrand.  »Si le chômage ne baisse pas d’ici à 2017, je n’ai, ou aucune raison d’être candidat, ou aucune chance d’être réélu », a déclaré le chef de l’Etat lors d’un déjeuner avec des salariés, de dirigeants et de syndicalistes de Michelin. Il répondait à l’un d’eux qui l’interrogeait sur le chômage. François Hollande a rappelé que l’emploi était sa « priorité » et tout particulièrement l’emploi des jeunes. « On va y mettre toute notre énergie parce qu’il n’y a pas d’autre enjeu », a-t-il ajouté. Aussitôt, des responsables d’opposition ont réagi sur Twitter, à l’instar de l’UDI Jean-Christophe Lagarde et le FN Florian Philippot :  Une telle déclaration n’est pas inédite dans l’histoire de la Ve République. Invité principal de l’émission A vous de juger, début avril 2007 sur France 2, Nicolas Sarkozy avait également lié son destin politique à la courbe du chômage. Il s’engageait alors sur un objectif de 5% de demandeurs d’emplois d’ici à 2012. A la question de savoir s’il se représenterait en 2012 s’il n’atteignait pas ce chiffre, Nicolas Sarkozy avait alors répondu : « Je dis aux Français : ‘C’est un échec et j’ai échoué. Et c’est aux Français d’en tirer les conséquences’. »

 

Un accord douteux sur l’Ukraine

Un accord douteux sur l’Ukraine

 

Pas sût que cet accord tienne longtemps, théoriquement les Etats-Unis, la Russie, l’Ukraine et l’Union européenne se sont mis d’accord jeudi pour appeler à la fin immédiate des violences dans l’est de l’Ukraine mais cet accord négocié à Genève ne lève pas toutes les interrogations, loin de là. Par l’intermédiaire de son secrétaire d’Etat, John Kerry, Washington a immédiatement menacé la Russie de nouvelles sanctions si elle devait entraver la mise en oeuvre de l’engagement pris en Suisse. « S’il n’y pas de progrès au cours de ces prochains jours, si nous n’observons pas de mouvement allant dans la bonne direction, il y aura alors en conséquence des sanctions supplémentaires, des coûts supplémentaires », a déclaré le chef de la diplomatie américaine lors d’une conférence de presse à Genève. Dans la soirée, Barack Obama s’est félicité de la conclusion de l’accord, qui ouvre selon lui la voie à une « désescalade », tout en évoquant à son tour la possibilité d’adopter de nouvelles sanctions en fonction de l’attitude de la Russie. A priori, le climat paraît d’autant moins favorable à la résolution de la crise que Vladimir Poutine a employé, alors même que les discussions étaient en cours en Suisse, un ton offensif envers les dirigeants de Kiev, accusés de commettre un « crime grave » dans l’est du pays. Et, sur le terrain, un groupe de 300 séparatistes armés a attaqué la base de la garde nationale à Marioupol, sur les bords de la mer d’Azov, a déclaré le ministre ukrainien de l’Intérieur, Arsen Avakov, qui a fait état de trois séparatistes tués et de 13 autres blessés.Ces incidents sont les plus meurtriers en Ukraine depuis le début du soulèvement des militants pro-russes il y a une dizaine de jours.

G20: toujours vain sur la croissance ou le FMI

G20: toujours vain sur la croissance ou le FMI

 

Comme d’habitude on a rien décidé mais on a parlé avec d’un coté les partisans de la relance par l’offre, de l’autre les partisans de la croissance par la demande (alors que sans doute la vérité se situe entre les deux). Rien non plus sur le Fmi actuellement bloqué par les USA. « Croissance »: c’était sans surprise le mot vedette du communiqué des ministres des Finances du G20 publié vendredi. Quoi de plus consensuel que la volonté de doper l’activité économique et de créer des emplois.  Dans leur déclaration finale, les grands argentiers du globe ont réaffirmé l’objectif fixé fin février à Sydney de doper le produit intérieur brut (PIB) mondial de 2% sur les cinq prochaines années.  Mais les moyens d’y parvenir restent flous et les divisions sont apparues au grand jour vendredi avec la charge du ministre des Finances australien Joe Hockey, dont le pays assure la présidence tournante du G20.   »Certains pays ont avancé des propositions réchauffées » et « inadéquates », a-t-il tonné lors d’une conférence de presse. Selon lui, des réformes structurelles « impopulaires » seront nécessaires, notamment en termes de concurrence et de « dérégulation ».  A Washington, chaque pays a en réalité défendu son modèle et cherché à convaincre ses partenaires de s’en inspirer, au risque de freiner l’effort collectif. « On est très loin du compte », confirme une source diplomatique.  L’Australie, le Royaume-Uni mais aussi l’Allemagne penchent ainsi pour une politique de l’offre assumée.  Le patron de la très orthodoxe Bundesbank Jens Weidmann s’est félicité du fait que lors des réunions « l’accent a été mis sur les réformes structurelles, bien plus que cela n’était le cas auparavant ». « Le besoin de réformes structurelles est commun à toutes les économies », a plaidé le Britannique George Osborne, sommant les pays émergents de « fortifier leurs fondamentaux ».  Ces derniers n’entendent pas se laisser dicter la voie à suivre.  Le Brésil a estimé qu’il fallait aussi se préoccuper de la demande. Son ministre des Finances Guido Mantega a proposé de taxer davantage les hauts revenus et estimé qu’une classe moyenne plus aisée permettrait « de rééquilibrer la demande mondiale ».  Les pays émergents, encore meurtris par de récentes turbulences financières, ont par ailleurs continué à mettre en garde contre « les risques » du retour à la normale monétaire aux Etats-Unis. Mais leur préoccupation n’a pas trouvé sa place dans le communiqué du G20.  Les Etats-Unis ont ainsi échappé à une mise en cause implicite du changement de cap progressif de leur banque centrale. Mais ils n’ont pas été épargnés par un autre sujet de contentieux au sein du G20: le retard de la réforme du Fonds monétaire international. Depuis plus de deux ans, le doublement des ressources du FMI et son rééquilibrage au profit des économies émergentes sont suspendus à une ratification du Congrès américain qui bute sur l’opposition des élus républicains.  Le retard passe d’autant plus mal que les Etats-Unis ont poussé le FMI à jouer un rôle moteur dans le plan d’aide à l’Ukraine.  Les pays émergents ne se sont pas dès lors pas privés de critiquer le statu quo imposé par les Américains.   »Le FMI ne peut pas rester paralysé et reporter ses engagements à se réformer », a souligné le ministre brésilien, assurant qu’il en allait de la crédibilité de l’institution. « Comment le FMI peut préconiser des réformes structurelles à ses Etats-membres s’il est lui même incapable de mettre en œuvre ses propres réformes? », s’est-il interrogé.   »Profondément » déçus par ce nouveau retard, les ministres du G20 ont mis la pression sur les Etats-Unis, en assurant qu’un plan B devrait être envisagé si Washington ne franchissait pas l’obstacle d’ici à la fin de l’année.  Objet de tractations de dernière minute, ce nouveau délai doit permettre d’attendre le résultat des élections de mi-mandat en novembre aux Etats-Unis et de songer ensuite à ce « qui doit être décidé », a précisé le ministre des Finances japonais Taro Aso.  Les contours d’un plan B restent toutefois flous. La principale piste de travail consisterait à séparer le volet gouvernance de celui consacré aux ressources qui, lui, ne requiert pas le feu vert des Etats-Unis. Mais le FMI n’est pas encore convaincu par ce découplage.   »Notre institution ne doit pas passer au plan B avant d’avoir la certitude absolue que le plan A est définitivement enterré », a estimé sa patronne Christine Lagarde.

 

Valls : un ton nouveau mais rien de nouveau sur le fond

Valls : un ton nouveau mais rien de nouveau sur le fond

Hormis l’annonce de la reforme administrative (mais  qui n’interviendra pas avant 2017 et 2021,   si le PS possède encore une majorité), pas grand-chose de nouveau chez Valls.  Juste une analyse plus lucide de la situation économique et sociale, une tonalité plus volontariste mais toujours le grand flou sur les financements. Bref la poursuite de la politique de Hollande. Déjà il faudrait trouver le bon adjectif : «  vallsiste  », «  vallsien  » ? Il n’existe pas encore. Son prédécesseur n’en avait pas… ça aurait pu être «  ayraultique  ».  Alors oui, il y a un style. Le résultat du vote de confiance – 306 voix – a validé une prestation très énergique, une fougue qui a dépoussiéré la trop grande tranquillité d’un Jean-Marc Ayrault qui s’était heurté à l’impatience des Français.  Le langage vérité du Premier ministre, son portrait d’une France qui souffre, son coup de pouce de 500 euros annuels pour les smicards, ses promesses de baisses de charges, d’allègements de dépenses publiques, de suppression du millefeuille territorial, son habileté à satisfaire chacune des composantes de la majorité lui ont permis de franchir l’obstacle. Même si personne ne sait, le jour d’après, comment sera financé le programme présidentiel. Mais Manuel Valls a fait preuve d’une belle énergie. C’est déjà ça. Demander à des parlementaires de tous bords, dont certains avaient le smartphone à la main dans l’hémicycle : « Que pensez-vous du discours que vous êtes en train d’écouter ? » Première réponse, celle de  Jean-Jacques Urvoas, membre de la garde rapprochée : « la confiance dans l’audace, l’efficacité dans la lisibilité de l’action, la vérité de l’engagement« . Bon, le patron de  la commission des lois est fan. Tout comme le député socialiste de Paris Jean-Marie le Guen, qui a vu « un Premier ministre engagé, républicain et patriote, empreint de gravité et d’émotion« . Noël Mamère, chez les écologistes, est plus sévère. Message bref : « c’est de la com« .  Les Verts demandent à voir, notamment sur le respect des engagements en matière de transition énergétique. L’opposition, elle aussi, s’est montrée critique, sans surprise. Jean-Christophe Lagarde a trouvé Manuel Valls «  autoritaire, cassant, trop pressé. Reste que ce type est doué« , a admis le député centriste. Et pour l’UMP Valérie Pécresse : « techno sur l’économie, fier sur le régalien« . Jean-Luc Mélenchon ne croit pas si bien dire : c’est vrai qu’il y avait quelques similitudes avec le Nicolas Sarkozy revendiquant jadis ses racines de «  petit Français au sang mêlé  », quand Manuel Valls a rappelé son origine espagnole et dit sa fierté d’être français… lui qui a convoqué, comme l’ancien président, Mendès-France, Jaurès ou De Gaulle, y ajoutant Clémenceau.  De son oral, nous retiendrons la passion, la flamme. Mais nous ne savons toujours pas comment seront financés les 50 milliards d’économies promis par le chef de l’Etat, une paille dans le grain. Réponse avant la fin du mois. L’heure de vérité approche.

 

Valls : très flou sur les financements

Valls : très  flou  sur les financements

Décidément les socialistes ont du mal à compter. D’abord il y a les fameuses économies de 50 milliards (en fait 49 précisées par Valls) qui devaient servir à rééquilibrer les déficits. Déjà la somme est insuffisante. Ensuite les pactes (solidarité et responsabilité (la auusi environ 50 milliards). Manuel Valls est resté flou sur la réduction du déficit public et le financement du « pacte de responsabilité et de solidarité » lors de son discours de politique générale mardi, entretenant le doute sur la volonté de la France de tenir le calendrier convenu avec ses partenaires européens. Un doute accentué par les déclarations du Premier ministre sur la nécessité de discuter avec eux du bon « équilibre » à trouver et par les nouvelles mesures qu’il a annoncées mardi sans dire comment elles seraient financées. Manuel Valls a confirmé l’objectif de réaliser 50 milliards d’euros d’économies entre 2015 et 2017 par rapport à la croissance « tendancielle » des dépenses publiques mais il n’a pas précisé à quoi ces économies seraient affectées. Il n’a pas non plus dit si d’autres économies étaient envisagées, ce qu’avaient annoncé des parlementaires à l’issue d’une rencontre avec lui mardi matin.  Avant le changement de gouvernement, l’exécutif prévoyait d’affecter ces 50 milliards à la baisse du déficit pour que la France tienne sa promesse de passer sous la limite européenne de 3% du produit intérieur brut fin 2015 et d’atteindre l’équilibre structurel des comptes publics à la fin du quinquennat. Comme le ministre des Finances Michel Sapin, Manuel Valls a été ambigu sur le sujet, déclarant qu’il était pour le respect des engagements de la France mais contre l’austérité, et que le gouvernement expliquerait cela à ses partenaires européens. Des dirigeants européens craignent que la France diffère une fois de plus ses engagements, alors même qu’elle a déjà obtenu un délai de deux ans l’an dernier pour passer sous 3%. »Je suis pour le respect de nos engagements, pour le sérieux budgétaire, pas pour l’austérité, pas pour la remise en cause de notre modèle », a cependant dit Manuel Valls devant l’Assemblée nationale.

Valls: 50 milliards d’économies sur trois ans, il manque 50 milliards !

Valls:  50 milliards d’économies sur trois ans, il manque 50 milliards !  

 

 

 

Valls a fait sans doute une erreur d’addition car les 50 milliards d’économies promises d’ici 2017 ne suffiront pas. Il a sans doute oublié les 50 milliards, nécessaires pour atteindre les équilibres budgétaires promis à Bruxelles et le financement de nombre de nouvelles mesures. Une erreur d’autant plus grave que les 50 milliards déjà annoncés par Hollande ne sont pas du tout détaillés. 19 milliards pour l’Etat, 10 milliards pour la sécu et 10 milliards pour les collectivités. Pour l’Etat c’est peut-être  possible (et nécessaire) avec beaucoup de volontarisme. Pour la sécu, c’est plus problématique.car il y avait déjà 12.5 milliards de déficit en 2013 ; idem pour les collectivités plombés par leur dette.  Le Premier ministre Manuel Valls a pourtant affirmé mardi qu’il fallait poursuivre le redressement des comptes publics « tout au long du quinquennat » et confirmé l’objectif de réduire de 50 milliards d’euros la dépense publique de 2015 à 2017. Enfin le coût de la dette publique va dépasser à 50 milliards et cela est incontournable car sans emprunt pas de budget. « Je suis dans le respect de nos engagements, pour le sérieux budgétaire, pas pour l’austérité », a-t-il déclaré dans sa déclaration de politique générale devant l’Assemblée nationale.  Expliquant néanmoins ne pas vouloir « casser la croissance », il a proposé un « changement de rythme pour éviter tout recours à l’impôt et financer le redressement de notre économie ».  Pour cela, a-t-il confirmé, 50 milliards d’euros seront économisés sur la dépense publique, un « effort (qui) sera partagé par tous ».   »L’Etat et ses agences en prendront la plus grande part, 19 milliards d’euros; 10 milliards proviendront de l’assurance maladie et 10 milliards supplémentaires des collectivités locales », a-t-il détaillé. Et « le reste viendra d’une plus grande justice, d’une mise en cohérence et d’une meilleure lisibilité de notre système de prestations », a-t-il déclaré, sans davantage de détails.

//

G 20 : trop vain sur la croissance

G 20 : trop  vain sur la croissance

Les pays du G20 vont s’accorder cette semaine sur la nécessité d’être plus ambitieux en matière de réformes structurelles afin de soutenir la croissance mondiale, leurs projets initiaux étant jugés trop timides, a déclaré un responsable associé aux préparatifs de leur réunion. Les ministres des Finances et les banquiers centraux des 20 principales économies mondiales doivent se retrouver jeudi et vendredi à Washington pour juger des progrès accomplis depuis l’accord conclu en février, censé favoriser l’accélération de la croissance mondiale.  Les 20 pays du groupe ont déjà soumis des ébauches de réforme au Fonds monétaire international (FMI) et à l’Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE). L’objectif affiché est d’augmenter la croissance mondiale de deux points en cinq ans.  Mais les propositions initiales présentées semblent loin de pouvoir assurer la réalisation de cet objectif. « Une première évaluation (…) a montré que le niveau d’ambition était insuffisant et que les stratégies de croissance au final devaient aller nettement plus loin en terme de réformes structurelles, afin de tenir les engagements pris par le G20 à Sydney », déclarent les ministres des Finances de l’Union européenne dans un document préparé en vue de la réunion de Washington. « Des engagements plus ambitieux et plus significatifs dans les domaines ayant fait l’objet d’un accord – l’investissement, l’emploi, le commerce et la concurrence – (…) doivent figurer dans les stratégies de croissance préliminaires attendues d’ici au 2 mai », ajoute ce document, que s’est procuré Reuters.

 

Allemagne : un vrai débat sur la mutation énergétique

Allemagne : un vrai débat sur la mutation énergétique

 

Pas seulement que des mots comme en France mais  un réexamen de la stratégie énergétique de l’Allemagne afin de réduire sa dépendance envers le gaz russe à la suite de la crise ukrainienne suscite des tensions au sein de la coalition gouvernementale dirigée par la chancelière Angela Merkel. Plusieurs responsables du Parti social-démocrate (SPD), qui appartient à la « grande coalition » avec les conservateurs de Merkel, s’interrogent sur le bien-fondé d’une réorientation de la politique énergétique allemande. Berlin importe environ 35% de son gaz de Russie. La question sera certainement débattue mardi quand la chancelière rencontrera les dirigeants des seize Länder pour parler de la réforme des subventions sur les énergies vertes. Hannelore Kraft, ministre-présidente du Land de Rhénanie du Nord-Westphalie, fortement industriel, a exigé des explications de Merkel. « La chancelière doit nous dire exactement ce qu’elle veut », a-t-elle dit au Welt am Sonntag. L’Allemagne s’est tournée ces dernières années vers les énergies renouvelables, un programme ambitieux qui prévoit notamment la fermeture de la filière nucléaire et une réduction de l’exploitation des énergies fossiles. Pour le ministre SPD de l’Economie et de l’Energie, Sigmar Gabriel, appuyé par les experts, il n’y a pourtant guère d’alternative au gaz russe et, malgré les tensions actuelles, il est peu probable que Moscou suspende ses exportations. Un avis partagé par le patron de Deutsche Post DHL, Frank Appel. Autre signe de la volonté allemande de ne pas rompre ses liens énergétiques avec la Russie, Der Spiegel rapporte que le gouvernement Merkel a décidé de ne pas s’opposer à deux accords bilatéraux largement critiqués dans les médias, l’un concernant DEA, filiale pétrolière et gazière de RWE, l’autre Wintershall, filiale de BASF. Au sein de l’Union chrétienne-démocrate (CDU) de la chancelière, pourtant, des voix s’élèvent pour réclamer une diversification des sources d’énergie. On rappelle les deux « guerres du gaz » de 2006 et 2009, quand l’approvisionnement de l’Europe avait été perturbé en raison des tensions russo-ukrainiennes. « A l’avenir, il faut que nous puissions obtenir du gaz d’autres pays que la Russie », a souligné Ilse Aigner, ministre bavaroise de l’Energie. Experts et responsables politiques évoquent les réserves du Proche-Orient et de l’Afrique du Nord – Algérie, Libye, Qatar, notamment. La Norvège est également citée. Le gaz de schiste est aussi une option mais l’idée est vivement combattue par les écologistes.

Municipales : les français ont des doutes sur la politique en général (Cosse-EELV)

Municipales : les français ont des doutes sur la politique en général (Cosse-EELV)

Pas très à laisse finalement la responsable des verts qui doit à la fois justifier la présence écolo au gouvernement et en même temps critiquer la politique menée. D’autant qu’il n’est pas certain que les verts demeurent dans ce gouvernement après l’éjection d Ayrault. Duflot a déjà annoncé qu’elle partirait si Valls devient Premier Ministre. Il ya d’autres raisons qui justifieraient un départ des verts, surtout leur faible influence sur la politique menée y compris en matière d’environnement. La secrétaire nationale d’Europe Ecologie-Les Verts, Emmanuelle Cosse, a exprimé sur RTL vendredi 28 mars des doutes sur la politique menée par la majorité, à laquelle sont parti appartient. « De nombreux électeurs de gauche ne se sont pas déplacés », a reconnu Emmanuelle Cosse sur RTL vendredi 28 mars, en réaction aux résultats décevants du premier tour des élections municipales. La patronne des Verts « espère » qu’il y aura « un sursaut électoral », et ce « quels que soient les sentiments [des Français] par rapport au gouvernement ». « Des personnes ont un doute très fort, sur la politique en général », estime Emmanuelle Cosse. Mais d’après elle, ce sont « les marqueurs envoyés par le gouvernement » qui « ne sont pas les bons ».  La secrétaire nationale d’Europe Ecologie-Les Verts a, par exemple, « toujours eu un énorme doute sur les 50 milliards d’euros d’économies« , envisagées par l’équipe de Jean-Marc Ayrault. Elle préférerait « qu’une partie des niches fiscales disparaissent ». »Le Président décide, mais il a une assemblée élue » pour travailler avec lui, rappelle Emmanuelle Cosse, qui croit savoir que « François Hollande a du mal à trouver mon téléphone ». Pour elle : « Il faut faire plus de social et d’écologie, et aller plus vite sur d’autres sujets, comme la fin de vie, ou les reformes institutionnelles comme la décentralisation. »

Pollution : la fiscalité sur le diesel responsable

Pollution : la fiscalité sur le diesel responsable

 

Pour l’essentiel l’automobile est responsable de la pollution actuelle, une pollution d’une certaine manière encouragée par le développement du diesel en France et sa fiscalité. Il est clair que nombre d’automobilistes font le choix du diesel du fait du prix du carburant, le gasoil demeurant moins cher que l’essence. C’est aussi un choix industriel fait par la France pour favoriser sa relative avance sur les petites voitures diésélisées. Or La forte diésélisation du parc français a conduit à une augmentation de la teneur en particules fines dans l’air. Ces particules fines ont des effets sur les voies respiratoires et la fréquence de ces pathologies est en hausse constante, en particulier lors des pics de pollution. La généralisation, puis l’obligation, des filtres à particules sur les véhicules légers a permis de limiter les émissions de particules jusqu’à 10 microns (PM10). Mais ce sont les particules plus fines (PM2,5) qui posent le plus de problèmes : elles pénètrent plus profondément dans les poumons peuvent provoquer des cancers. Elles ont été reconnues cancérigènes par l’OMS. La pollution actuelle est le fruit de conditions atmosphérique particulières combinées à une fiscalité et à des choix industriels en France. La situation n’est pas prête de changer brutalement car il faudra une quinzaine d’années pour faire évoluer le parc. A moins de prendre des mesures plus radicales pour limiter la circulation en zone très urbanisée, ce qui pose la problématique de la politique des transports. La mobilité ne peut en effet se réguler uniquement avec des interdictions de circuler, il, fauta aussi offrir des moyens alternatifs à la voiture. Et là encore pour changer, il faudra bien 15 ou 20 ans.

Ayrault : du flou sur les déficits, sur les économies et le pacte de responsabilité

Ayrault : du flou sur les déficits, sur les économies et le pacte de responsabilité

 

Encore une interview pour ne rein dire de Ayrault. Sans doute pour ne pas se mettre en contradiction avec l’Elysée qui décide de tout en réalité. Il ne reste qu’une quinzaine de jours à l’exécutif « pour boucler le pacte de responsabilité et en parallèle définir notre plan de 50 milliards d’économies, les deux vont de pair ». Jean-Marc Ayrault rappelle dans une interview aux Echos de ce vendredi 14 mars que l’exécutif doit faire ses choix rapidement. Concernant les baisses de charges liées au pacte, il reste volontairement très flou, confirmant simplement après François Hollande, mardi, qu’ »avec l’enveloppe de 10 milliards qui vient s’ajouter au CICE, notre priorité est double : améliorer la compétitivité de nos entreprises en France et à l’exportation et la situation de l’emploi ».  Le chef du gouvernement affirme à propos des craintes d’une partie du patronat à propos de baisses de charges qui iraient massivement sur les bas salaires:  » nous sommes en train de chercher le bon réglage ». Mais il ne donne pas de détails précis. Il rappelle seulement à l’égard des chefs d’entreprises que « la première contrepartie des baisses de charges, c’est le dialogue social ».  Jean-Marc Ayrault se défend ensuite de vouloir repousser la date du retour aux 3% de déficit en 2015 comme le craint Bruxelles.  » Nous avons pris ces engagements, nous les tiendrons ». Mais là aussi, il reste dans le vague.  Tout comme pour les 50 milliards d’euros d’économies publiques annoncées par François Hollande. Ces « 50 milliards sont nécessaires pour réduire le déficit et la dette, tout en finançant nos priorités ». A la question d’une possible réduction du nombre de fonctionnaires, il se contente de répondre :  » les arbitrages ne sont pas encore rendus ».  Jean-Marc Ayrault revient ensuite sur la politique industrielle. Grâce selon lui à l’action de son gouvernement,  » la part de l’industrie dans le PIB est remontée fin 2013 pour passer à 11,5%, le taux de marge s’est redressé à 23% contre 19% mi-2012 et l’investissement des entreprises non financières est repartie à la hausse ».  Il concède dans ce cadre que « l’euro est un peu surévalué ». Mais ajoute-t-il,  » au sein de zone euro, la compétitivité n’est qu’en partie liée au taux de change. Conséquence selon lui, l’euro fort « ne doit pas nous dissuader de faire des efforts pour regagner en compétitivité ».

 

Fonction publique : accord sur un calendrier

Fonction publique : accord sur un calendrier

 

 

Avec l’accord sur un calendrier, le gouvernement gagne du temps et d’une certaine manière repousse à plus tard les problèmes de la fonction publique. Le gouvernement et les syndicats sont tombés d’accord mercredi sur un cadre et un calendrier de négociations pour une réforme de la gestion des carrières et une rénovation des grilles salariales de la fonction publique, a annoncé la ministre de la Fonction publique Marylise Lebranchu. L’exercice, qui devrait durer jusqu’en mars 2015, s’annonce délicat en raison du contexte d’austérité budgétaire, le gel du point d’indice de la grille des rémunérations des 5,5 millions de fonctionnaires en vigueur depuis 2010 risquant fort d’être reconduit au delà de 2014. « Ce que je sais, c’est que l’ensemble des organisations syndicales est intéressé au fait que le dialogue social se poursuive (…) on retrouve des objectifs communs », a dit Marylise Lebranchu à la presse. Mais elle n’a pas caché que certains de ses interlocuteurs avaient indiqué, si les contraintes budgétaires s’accentuaient, qu’ils n’iraient pas au bout de l’exercice. Outre la poursuite du gel du point d’indice, l’enjeu pourrait porter sur les effectifs globaux de la fonction publique si un nouvel effort devait lui être demandé dans le cadre des quelque 50 milliards d’économies budgétaires que l’exécutif doit détailler prochainement pour la fin du quinquennat. Face à des syndicats unanimes à réclamer un dégel du point d’indice, Marylise Lebranchu a fait valoir qu’elle ne pouvait rien annoncer tant qu’elle ne saurait si sa future feuille de route le permet.  En attendant, elle a souligné que les organisations avaient pris acte de l’assurance donnée par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault de ne pas geler les avancements de carrière des fonctionnaires. S’agissant des effectifs, la ministre a souligné que la politique était à ce jour inchangée, à savoir une stabilité globale qui intègre des créations de postes dans l’Education nationale, la justice et la police et des suppressions dans les autres ministères. Elle a toutefois laissé entendre qu’une partie des 60.000 postes supplémentaires prévus dans l’Education nationale pourraient être créés au niveau des collectivités territoriales.

 

Pacte de responsabilité : baisse sur les bas salaires ?

Pacte de responsabilité : baisse sur les bas salaires ?

 

Un débat finalemenet assez théorique celui qui consiste à s’interroger pour savoir ce qui est le plus favorable à la compétitivité ou à l’emploi. . Tout dépend notamment  du secteur, de la spécificité de l’entreprise, de la sensibilité à la concurrence infranationale, du taux de sous-traitance,  de la taille de l’entreprise. Une seule chose est certaine, moins de fiscalité c’est davantage d’emploi potentiel si évidemment les commandes sont là.  L’aval des partenaires sociaux au texte sur les contreparties au « pacte de responsabilité » étant acquis, le gouvernement cherche le bon équilibre entre une baisse de charges sur les bas salaires, plus efficace pour l’emploi, et sur les hauts salaires, qui aiderait davantage les entreprises exportatrices. Après la CFTC jeudi, la CFE-CGC a confirmé lundi qu’elle signait le relevé de conclusions négocié avec le patronat, et la signature de la CFDT, qui doit être confirmée cette semaine, ne fait aucun doute.  Le gouvernement doit maintenant choisir d’ici le 15 avril où faire porter la baisse supplémentaire de 10 milliards d’euros du coût du travail promise aux entreprises par François Hollande.  Dans les discussions avec le Medef, la CGPME et l’UPA, un consensus a selon lui émergé pour conserver le crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE), qui baisse le coût du travail jusqu’à 2,5 smic et atteindra 20 milliards d’euros en 2015. « La question qui se pose, c’est les 10 milliards d’euros supplémentaires, c’est ce dont nous parlons », a déclaré dimanche le ministre de l’Economie, Pierre Moscovici, sur BFM TV. « Il y a un arbitrage à faire entre ce qui va vers l’emploi – et plus on allège sur les bas salaires, plus c’est créateur d’emplois – et ce qui va vers la compétitivité et donc vers les plus hauts salaires », a-t-il ajouté. Les petites entreprises préfèrent les baisses sur les bas salaires car elles en comptent davantage, tandis que les plus grandes veulent doper leur compétitivité en touchant les hauts.

 

Blanchiment : enquêtes sur Société générale, BNP et Crédit Agricole

Blanchiment : enquêtes sur   Société générale, BNP et Crédit Agricole

Les banques françaises Société Générale, BNP Paribas et Crédit Agricole sont les cibles d’une enquête américaine selon une source proche du dossier. Elles seraient soupçonnées de blanchiment d’argent et violations de sanctions américaines contre certains pays, ce vendredi 8 mars.  « L’enquête veut déterminer si elles ont potentiellement blanchi de l’argent sale et violé l’embargo américain en faisant des affaires avec un certain nombre de pays comme Cuba, l’Iran et le Soudan », a dit cette source, confirmant des informations du Wall Street Journal. Selon elle, d’autres grandes banques internationales seraient aussi citées dans l’enquête. Elle s’est en revanche refusée de dire quand cette enquête avait débuté et de préciser les noms des autres banques impliquées. L’enquête est menée conjointement par le Trésor des Etats-Unis, le département américain de la Justice et le régulateur des services financiers de New York. D’après le Wall Street Journal, BNP Paribas serait en négociations avec les autorités américaines pour trouver un accord à l’amiable. Lors de la publication de ses résultats annuels en février, la première banque française avait indiqué qu’elle avait passé une provision de 798 millions d’euros au quatrième trimestre, en lien avec une enquête des autorités américaines sur des paiements en dollars réalisés dans des pays soumis à un embargo des États-Unis. Dans un dossier similaire, la banque britannique Standard Chartered avait payé 650 millions de dollars en 2012.

 

1...2021222324...26



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol