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Hollande: silence sur la croissance

 

Hollande:  silence sur la croissance

 

Pas un mot sur l’inversion chômage mais pas un mot non plus sur la croissance. Pourtant cette croissance est là parait-il autant donc ne pas avoir honte den parler, de la décrire de la chiffrer. Curieux de pas parler des deux principaux objectifs : l’inversion durable du chômage et le  retour de la croissance, retour durable évidemment. Simplement parce cette croissance est quasiment nulle en 2013 (0.1 ou 0.2%), donc très proche de la récession ; Pour 2014, un léger mieux, 0.9% ou1 %, peut-être. C’est à dire beaucoup moins que la moyenne européenne ou que dans les grands pays industrialisés. Or il faut environ ce chiffre 0.9% de croissance pour tout juste stabiliser en fin d’année la chômage ( globalement qui va quand même croitre à 11%°en 2014) . Donc la reprise n’est pas là pour résoudre la question centrale : la vraie création d’emploi. Il faudra attendre au moins en 2015 avec une croissance au moins égale à 1.5%. Du coup mieux vaut éviter le sujet et parler en termes littéraires de chose qui méritent quand même un traitement quantifié.

Pour un pacte national sur la croissance et l’emploi ( Gattaz)

Pour un pacte national sur la croissance et l’emploi ( Gattaz)

 

Pierre Gattaz a demandé au chef de l’Etat la mise en place d’un pacte national pour la croissance et l’emploi ». Tout en réclamant « un moratoire sur tous les projets de loi qui touchent l’entreprise et l’économie ». Le président du Medef a contesté que le patronat soit silencieux et absent face aux mouvements actuels de grogne fiscale et sociale.  » Le Medef n’a pas disparu (..) Nous avons fait 32 propositions pour les retraites et 11 pour l’apprentissage », a rappelé Pierre Gattaz. Mais « n’attendez-pas du Medef qu’il mette de l’huile sur le feu (…) « on ne va pas mettre de la chienlit pour la chienlit », a-t-il ajouté. D’ou la nécessité d’un pacte pour l’emploi. Le patron du Medef a rappelé que les entreprises proposent de créer un million d’emploi sur cinq ans. « Il y a 400.000 emplois non pourvus en France », a-t-il estimé.  Pour lui, c’est un gisement d’emploi. Il faut également réformer l’apprentissage afin que les 500.000 jeunes sans emploi puissent en profiter. « L’entreprise, c’est la solution au chômage », a-t-il lancé. En tout cas, il ne croit pas à l’inversion de la courbe du chômage avant la fin de l’année.

 

Enquête judicaire sur la magouille Ecomouv’

Enquête judicaire  sur la magouille Ecomouv’

 

Magouille ou incompétence pour Ecomouv’ (qui devait percevoir 20% de l’écotaxe) ? , sans doute les deux. En moyenne le coût de recouvrement de l’impôt est situé entre 1 et 2% des recettes dans les grands pays. Une légère différence qui ne peut s’expliquer par l’investissement de départ (500 millions) et surtout pas par de supposés risques financiers (quels sont les risques financiers quand la recette est assurée) ; Encore un mauvais choix d’une superstructure incompétente en matière de gestion, de ministres qui n’approfondissent pas les dossiers et sans doute aussi de relations malsaines entre le politique et certaines entreprises. Le procureur de la République de Nanterre (Hauts-de-Seine) a donc décidé de rouvrir l’enquête autour des conditions d’attribution du contrat Ecomouv’ à l’origine de la fronde bretonne, a-t-on appris mercredi auprès du parquet. Les conditions du contrat signé entre Ecomouv’ et l’ancien gouvernement Fillon pour la collecte de l’écotaxe cristallisent les critiques de droite comme de gauche. Une première procédure ouverte à la suite d’une plainte avait été classée il y a quelques semaines. « Au vu des éléments publiés dans la presse, le procureur a décidé de faire effectuer des vérifications complémentaires », a déclaré une porte-parole. Le député écologiste François-Michel Lambert, qui qualifie de scandale d’Etat le contrat passé avec Ecomouv’, a récemment demandé des éclaircissements sur l’abandon de la première enquête par le parquet de Nanterre. « Cette enquête a été confiée en juin 2011 au parquet de Nanterre territorialement compétent, dirigé alors par M. Philippe Courroye », souligne l’élu dans une question écrite à la ministre de la Justice Christiane Taubira. Philippe Courroye, réputé proche de Nicolas Sarkozy, a occupé le poste de procureur de Nanterre jusqu’à sa mutation durant l’été 2012. Nathalie Kosciusko-Morizet, qui était ministre de l’Écologie lors de la signature du contrat avec Ecomouv’, a assuré qu’il avait été « passé dans les règles ». Selon les conditions du contrat liant Ecomouv’ à l’État, le dispositif doit rapporter 1,15 milliard d’euros par an, dont 20% pour Ecomouv’, soit 250 millions d’euros.

 

Hamon :  » popularité de François Hollande indexée sur la courbe du chômage »

Hamon :  » popularité de François Hollande indexée sur la courbe du chômage »

On ne sait pas si par cette déclaration Hamon défend ou enfonce le gouvernement. Si effectivement la popularité de Hollande est fonction du chômage on comprend mieux qu’il soit dégringolé à 23% et on voit mal avec les mesures fiscales qui plombent l’économie comment il en sera différemment demain. Hamon martèle cependant l’engagement du gouvernement : inverser la courbe du chômage d’ici la fin de l’année. Invité de RTL, Benoît Hamon a fait une prédiction ce lundi matin : « Je pense que la courbe de popularité du président de la République sera indexée à cet engagement-là. » François Hollande est actuellement au plus bas : seuls 23% des Français se disent satisfaits du chef de l’État, selon un sondage Ifop pour le Journal du Dimanche. Pour le ministre, tout se jouera sur le chômage, qui reste selon lui « l’échec de la classe politique depuis 20 ans », la « source pour les Français d’un scepticisme profond ». « Si nous réussissons cet engagement, cela peut aussi changer la nature du rapport entre les Français et les politiques », assure-t-il. Reste que les Français craignent pour leur pouvoir d’achat. Selon une étude du cabinet spécialisé Altavia, dévoilée vendredi par RTL, pour 43% d’entre eux, la fin du mois peut commencer dès la date du 15 ou même avant. « Malgré les difficultés économiques des Français à boucler les fins de mois, on a un niveau de consommation qui reste relativement stable », réagit Benoît Hamon. « Ce qui serait bien c’est que les investissements des entreprises prennent le relais [pour la croissance]. » Le ministre de la Consommation fait part de ses efforts pour « que les prix baissent lorsqu’ils le peuvent ». Benoît Hamon évoque les assurances automobiles, les assurances habitation, la libéralisation des ventes des tests de grossesses. « On joue sur les dépenses qui sont des formes de monopole », affirme-t-il. « Quand vous baissez les prix, vous augmentez le pouvoir d’achat. » Il n’y a pas une réunion du Conseil des ministres pour fixer le prix de la baguette toutes les semainesBenoît Hamon Mais est-ce bien suffisant ? Le gouvernement peut-il réellement avoir un impact sur les prix. « Il n’y a pas une réunion du Conseil des ministres pour fixer le prix de la baguette toutes les semaines, ce n’est pas à l’État de le faire », reconnaît Benoît Hamon, même s’il assure, qu’en additionnant « les sujets les uns après les autres », l’action de l’exécutif peut aider. Le ministre n’est en tout cas pas totalement convaincu par le « modèle allemand ».

Retraites : Marisol Touraine, floue sur la revalorisation

Retraites : Marisol Touraine, floue sur la revalorisation

 

 » Oui, la ligne du gouvernement est social-démocrate, réformiste », a lancé Marisol Touraine lors de l’émission BFM Politique de ce 1er septembre. Elle répondait à cette interrogation: entre la pause fiscale et l’allongement de la durée de cotisation pour les retraites, n’y-a-t-il pas une évolution de ligne politique ?  « Notre politique est basée sur un triptique : fiscalité, économies et compétitivité. Cette politique commence à porter ses fruits », a estimé la ministre des Affaires sociales. « Les impôts demandés étaient nécessaires. Aujourd’hui les Français se disent qu’ils vont vers des jours meilleurs ».  La ministre des Affaires sociales est revenue sur un aspect devenu polémique de la réforme des retraites: le report de la revalorisation des pensions du 1er avril au 1er octobre qui va pénaliser financièrement les retraités. « Il n’a jamais été question de mettre à contribution les petites pensions. Je précise donc que les retraités au minimum vieillesse ne seront pas concernés par cette mesure. Leur pension sera toujours revalorisée au 1er avril ». Concernant enfin la compensation des charges nouvelles qui pèseront sur les entreprises, Marisol Touraine a été claire au risque de décevoir les patrons: « seule une petite partie des cotisations sera transférée ». « Il n’y aura pas de hausse de TVA ni de CSG mais une prise en charge par le budget

 

Magasin « le Printemps » : enquête sur la vente au Qatar

 

Magasin «  le Printemps » : enquête sur la vente au Qatar

Nouveaux remous autour des acquisitions en France du Qatar, cette fois pour le magasin  « le printemps »La cession du Printemps provoque des remous. La vente du grand magasin français par un fonds d’investissements qatari, finalisée le 31 juillet, fait l’objet d’une enquête préliminaire ouverte par le parquet de Paris le 28 juin, affirme l’agence Reuters ce 2 août. Les syndicats du grand magasin avaient saisi le procureur de la République sur les modalités du rachat du groupe de grands magasins par des investisseurs qataris. Les syndicats, qui jugent opaque la procédure de cession et qui craignent des suppressions d’emploi, souhaitent la suspension ou l’annulation de la procédure de consultation des salariés ainsi que la suspension du projet de cession lui-même.  Un « signalement de faits » avait été déposé auprès du procureur le 21 mai, avait précisé Bernard Demarcq, porte-parole de l’intersyndicale, dénonçant un montage financier opaque et divers commissionnements jugés exorbitants. Du côté du Printemps, une porte-parole indiquait que « le groupe considère avoir agi dans le cadre de la loi et en toute transparence ». Parallèlement, les représentants de l’intersyndicale ont déposé une assignation en référé pour défaut d’information devant le Tribunal de grande instance de Paris. Le jugement sera rendu le 8 août, précise le site d’informations Mediapart.

Union européenne : accord sur la faillite des banques

Union européenne : accord sur la faillite des banques

 

Après plus de six heures de discussions, un accord a finalement été trouvé sur le degré de flexibilité laissé à chaque Etat dans la résolution des crises bancaires, qui constituait un point de blocage.   »C’est un succès, un succès arraché de haute lutte », a réagi à la sortie de la réunion le ministre français des Finances, Pierre Moscovici, jugeant que cet accord était « très important pour la stabilité financière de l’Union européenne ».   »L’accord de cette nuit est un jalon majeur dans nos efforts pour briser le cercle vicieux entre les banques et les dettes des Etats », s’est félicité au cours d’une conférence de presse le ministre irlandais Michael Noonan, qui présidait la réunion.   »Si une banque a des problèmes, nous aurons désormais un ensemble unique de règles dans toute l’Europe pour décider qui paie la facture », a souligné de son côté le ministre néerlandais Jeroen Dijsselbloem, par ailleurs président de l’Eurogroupe qui réunit les ministres des Finances de la zone euro.  Cet accord vient effacer l’échec des discussions qui s’étaient tenues pendant plus de 18 heures la semaine dernière à Luxembourg.  Pour éviter de faire payer les contribuables quand une banque doit être restructurée ou liquidée, les Européens s’étaient déjà mis d’accord pour faire payer, dans l’ordre, les actionnaires, puis les créanciers les moins bien assurés, puis, le cas échéant, les détenteurs d’obligations dits « seniors » et en dernier recours les déposants, au-delà de la somme de 100.000 euros.  Mais deux groupes de pays s’opposaient. Dans le premier se trouvaient la France et le Royaume-Uni, qui voulaient pouvoir bénéficier d’une certaine flexibilité au cas par cas. Paris souhaitait par exemple pouvoir protéger, dans certaines circonstances, les déposants individuels et les PME.  D’autres pays comme l’Allemagne, les Pays-Bas et la Finlande, défendaient au contraire les règles les plus strictes possibles, pour éviter l’incertitude qui risque de faire fuir investisseurs et déposants. Ils voulaient aussi éviter tout recours à l’argent public.  Au final, pour les Etats qui souhaiteront de la flexibilité, le compromis prévoit d’imposer des pertes d’abord aux créanciers et actionnaires à hauteur de 8% minimum du passif des banques.  Ensuite pourront être sollicités des fonds nationaux dits « de résolution », alimentés par le secteur bancaire lui-même, et si nécessaire, « des ressources, soit nationales, soit européennes », avec la possibilité de « recapitalisation directe par le MES », le fonds de secours de la zone euro, a expliqué M. Moscovici.  Même si le recours à l’argent public est donc encore possible, « c’est un changement majeur qui fait qu’on passe de l’argent public, celui du contribuable, à celui du secteur financier lui-même, qui va devoir dans une très large mesure régler ses propres problèmes », a souligné M. Dijsselbloem.

 

Royal: des explications très vasouillarde sur la défaite du PS

Royal: des explications très vasouillarde sur la défaite du PS »

 

Mme Royal, qui était l’invitée du « Grand Journal » de Canal+, était interrogée sur ce qu’elle ferait si elle était électrice dans la circonscription de Villeneuve-sur-Lot où dimanche au second tour l’UMP affrontera le FN, après l’élimination du candidat socialiste au premier tour de cette législative partielle.   »Il ne faut pas penser que les discussions comme ça sur un plateau de télévision vont régler le problème du Front national. Les électeurs sont intelligents. A force d’appeler au barrage ceci, au barrage cela, les électeurs ne veulent plus qu’on leur donne d’ordre », a-t-elle commencé.  Comme on lui demandait si elle « désapprouvait la consigne » du PS de voter UMP pour faire barrage au FN, elle a répondu: « Ce n’est pas que je la désapprouve. Mais attention à ne pas faire en sorte qu’elle soit excessive et de se redonner bonne conscience en donnant des mots d’ordre qui ne donneront qu’une seule envie, c’est de les transgresser ».  Pour Mme Royal, il « faut éviter que le seul slogan de la campagne pendant huit jours » soit le front républicain.  La présidente de la région Poitou-Charentes a estimé que l’élimination du candidat socialiste à la législative partielle de Villeneuve-sur-Lot, ex-fief de Jérôme Cahuzac, s’expliquait par « l’abstention », « le rejet de la corruption » et « une montée du Front national, c’est-à-dire un début de vote d’adhésion ».  Elle a fait valoir que les électeurs votant FN n’étaient « pas des électeurs de gauche comme on l’entend parfois ». « Sur ce scrutin-là, a-t-elle dit, ceux qui sont venus sur le FN sont des électeurs qui déclarent être ni à droite, ni à gauche ».   »Et, a poursuivi Mme Royal, comme un tiers des électeurs refuse de dire s’ils sont à gauche ou à droite, il y a donc un potentiel de vote qui peut aller vers les extrêmes et il faut répondre à la préoccupation de ces électeurs-là ».   »L’agitation de l’épouvantail du FN ne suffira pas », a-t-elle ajouté, estimant qu’il fallait « redonner de la confiance, apporter des solutions concrètes aux problèmes qui se posent ».

 

Exception culturelle: l’Europe s’aligne sur la France

Exception culturelle: l’Europe s’aligne sur la France

 

Les ministres du Commerce européens se sont mis d’accord vendredi pour exclure le secteur audiovisuel du mandat de négociations commerciales avec les Etats-Unis, comme la France le demandait pour protéger l’exception culturelle, a annoncé la Commission. « Le mandat de négociations (pour lancer les négociations commerciales entre l’Union européenne et les Etats-Unis) a été approuvé », a indiqué John Clancy, le porte-parole du commissaire européen en charge du Commerce, Karel De Gucht, sur son compte Twitter.   »Les services audiovisuels ne sont pas dans le mandat pour le moment mais pourraient y être ajoutés plus tard », a ensuite expliqué M. De Gucht au cours d’une conférence de presse, à l’issue de plus de 12 heures de négociations.  Réunis à Luxembourg, les 27 devaient se mettre d’accord sur le mandat confié à la Commission européenne pour négocier un méga-accord de libre-échange avec Washington. Ces décisions ont jusqu’ici toujours été prises à l’unanimité.  La ministre française du Commerce, Nicole Bricq, avait annoncé au début des discussions que Paris refuserait le projet de mandat « en l’absence d’une exclusion claire et explicite du secteur audiovisuel ».

Commission d’enquête parlementaire sur la SNCM

Commission d’enquête parlementaire sur la SNCM

 

L’Assemblée nationale a entériné une proposition du groupe des radicaux de gauche de créer une commission d’enquête relative « aux conditions de privatisation de la SNCM ». La commission européenne a ordonné le remboursement à l’Office des transports pour la Corse des 220 millions d’euros d’aides versées à la SNCM en vertu d’une délégation de service public pour 2007-20013 qui ont, selon elle, « procuré un avantage injustifié » à la compagnie. C’est une plainte de la compagnie concurrente de la SNCM, Corsica Ferries, qui a conduit l’exécutif européen à ouvrir une enquête en juin 2012. Le gouvernement français a introduit des recours pour éviter le remboursement de cette somme qui menacerait la survie de la compagnie maritime fragilisée par des pertes d’exploitation récurrentes et qui emploie environ 2.500 salariés. Un recours suspensif permettrait aux autorités françaises et à la SNCM de gagner au moins six mois et un recours sur le fond -à condition que le premier soit gagné- 18 mois. Selon le député radical de gauche Paul Giacobbi, à l’origine de cette demande de création, par ailleurs président du conseil exécutif de l’Assemblée de Corse, la SNCM, qui réalise 300 millions d’euros de chiffre d’affaires, a encore perdu 12 millions d’euros en 2012. La commission d’enquête, qui comprend trente députés, dispose d’un délai de six mois pour présenter son rapport. Elle devrait être mise en place dans les prochains jours.

FMI : on s’est planté sur la Grèce

FMI : on s’est planté sur la Grèce

Petit me culpa du FMI qui reconnait maintenant qu’on a enfoncé la Grèce avec les exigences trop dure sur la dette. « En effet ça n’a pas été idéal (…) on a probablement perdu du temps », a reconnu l’économiste français, interrogé sur le mea culpa fait par son institution. Le FMI a récemment admis des « erreurs notables » dans le premier plan de sauvetage de la Grèce il y a trois ans.   »Bien sûr, il aurait fallu être prêt à renégocier la dette au départ, à donner un peu plus d’air à la Grèce de manière à ce qu’elle puisse s’en sortir plus facilement, mais dans le contexte européen de l’époque, les conditions n’étaient pas prêtes », a-t-il expliqué.  Le FMI, a-t-il dit, avait alors préconisé une restructuration, c’est-à-dire une réduction du poids de la dette grecque, mais les Européens y étaient totalement opposés, redoutant les effets de contagion à d’autres pays.  Cette solution s’est finalement imposée un an plus tard, mais toujours pas de manière décisive, selon M. Blanchard. « La dette est encore assez élevée », et cela a des effets aujourd’hui, les investisseurs rechignant toujours à prêter à la Grèce, a-t-il affirmé.   »L’effet d’une dette très lourde, ça ralentit le retour de la Grèce à un équilibre acceptable », a-t-il ainsi averti, soulignant que la leçon principale à retenir était qu’il fallait toujours affronter la réalité.   »Quand un pays a un poids de dette insupportable, il faut accepter la réalité et diminuer ce poids de dette », a-t-il jugé.  Revenant sur la sous-estimation par le FMI de l’effet des politiques d’austérité sur la croissance, reconnue par l’institution à l’automne dernier, M. Blanchard a reconnu une erreur d’appréciation.   »Il n’y a pas de doctrine, on se base sur la théorie, sur ce qui s’est passé dans beaucoup de pays auparavant, et quelquefois on se trompe », a-t-il affirmé.   »On a fait de notre mieux au cours du temps », mais le FMI n’applique pas une doctrine, il fait preuve de « pragmatisme par rapport à une réalité terriblement complexe », a-t-il ajouté.  M. Blanchard a enfin attribué le retard de croissance en Europe au déficit de confiance qui touche le vieux continent, et particulièrement la France, pays qui pourtant, « fondamentalement, ne se porte pas trop mal ».

Textile Bangladesh : les Américains refusent l’accord sur la sécurité

Textile Bangladesh : les   Américains refusent l’accord sur la sécurité

Gap et d’autres grandes marques américaines ont refusé lundi d’approuver un accord sur les conditions de sécurité dans les usines textiles du Bangladesh validé par les deux leaders mondiaux du prêt-à-porter, le suédois H&M et l’espagnol Inditex. Cet accord, soutenu par l’Organisation internationale du travail, des syndicats et d’autres groupes d’influence, était en négociation depuis le 24 avril, date de l’effondrement d’un immeuble abritant des ateliers de sous-traitance travaillant pour des grandes marques occidentales, qui a coûté la vie à 1.127 personnes. Le syndicat IndustriALL, qui a conduit les négociations, a salué l’engagement de H&M et a souhaité que d’autres marques suivent son exemple avant une date-butoir fixée au 15 mai. Le groupe espagnol Inditex, propriétaire de l’enseigne Zara, a fait savoir qu’il soutenait cet accord. « L’accord n’est pas publié mais, comme vous le savez, nous avons joué une part très active dans son développement », a précisé un porte-parole. Un porte-parole d’IndustriALL a dit que l’Américain PVH, qui possède Calvin Klein, et l’Allemand Tchibo, déjà signataire d’un programme existant au Bangladesh, avaient exprimé leur soutien à l’accord. Gap, partie prenante des négociations, a dit être prêt à valider l’accord « aujourd’hui » mais réclame au préalable un changement dans la clause relative aux règlements des contentieux devant la justice. « Grâce à ce simple changement, cet accord mondial historique pourra avancer avec l’ensemble des distributeurs, pas seulement ceux qui sont basés en Europe », a déclaré Eva Sage-Gavin, une cadre de Gap, dans un communiqué.

Wall Street Etats Unis : inquiétudes sur la croissance

Wall Street Etats Unis : inquiétudes sur la croissance

« Les investisseurs les plus optimistes ont traîné des pieds en cette fin de semaine en raison de résultats d’entreprises mitigés et d’un chiffre plus faible que prévu sur le PIB du premier trimestre aux Etats-Unis », ont remarqué les analystes de Charles Schwab.   »Les statistiques diffusées avant la séance ne font qu’offrir la confirmation de ce qu’on savait déjà: l’économie américaine peine à décoller mais reste à un rythme de croisière assuré », a expliqué Gregori Volokhine, de Meeschaert New York.  Le PIB des Etats-Unis a en effet progressé de 2,5% en rythme annualisé cet hiver. Cela représente une nette accélération par rapport au trimestre précédent, quand le PIB américain avait crû de 0,4%, mais cela reste en dessous des attentes des analystes.  Les investisseurs ont toutefois été un peu rassurés par le chiffre sur la consommation des ménages, qui a connu pendant les trois premiers mois de l’année sa progression la plus forte en plus de deux ans (3,2% en rythme annualisé), et a fourni à elle seule plus de 2,2 points de croissance au pays.  De plus, a remarqué Patrick O’Hare de Briefing.com, « une croissance faible devrait pousser la Fed (banque centrale américaine) à prolonger sa politique actuelle, qui est toujours une source de soutien au marché ».  Le marché a par ailleurs digéré une baisse du moral des ménages aux Etats-Unis en avril, qui s’est établi à son niveau le plus faible depuis janvier, mais est apparu nettement meilleur que les attentes des analystes.

Dati déboutée de sa demande d’interdiction de publication d’une BD sur la recherche du père de sa fille

Dati déboutée de sa demande d’interdiction de publication d’une BD sur la recherche du père de sa fille

 

 

 

L’ex-garde des Sceaux Rachida Dati, qui réclamait l’interdiction de publication d’une bande dessinée, à paraître jeudi, la mettant en scène ainsi que sa fille Zohra, 4 ans, a été déboutée mercredi de l’ensemble de ses demandes, selon une décision consultée par l’AFP. Le juge des référés de Versailles (Yvelines) a débouté la députée européenne (UMP) et maire du VIIe arrondissement de Paris « pour elle-même et es qualité de représentante légale de sa fille mineure, de ses demandes d’interdiction de la publication, d’encart et de demandes d’indemnité ». Le juge a estimé que la BD intitulée « Aux noms des pères » et éditée chez 12 bis « ne dépasse pas les lois de la satire politique ».

 

Zone euro : alertes sur la France, l’Espagne et l’Italie

Zone euro : alertes sur la France, l’Espagne et l’Italie

 

 Dans son deuxième examen approfondi des déséquilibres macroéconomiques de 13 pays de l’Union européenne, l’exécutif européen s’est inquiété de la France et de l’Italie, tout en incluant l’Espagne et la Slovénie parmi les pays pouvant être mis à l’amende s’ils ne rectifient pas le tir. Ce système d’alertes appelé procédure des déséquilibres macroéconomiques vise à circonscrire les problèmes individuels et à empêcher un effet de contagion. Il a été mis sur pied après les crises de la dette en Grèce, en Irlande et au Portugal. La procédure peut déboucher sur une amende représentant 0,1% du PIB à l’encontre d’un pays prévenu de déséquilibres macroéconomiques excessifs, mais qui n’a pas suivi les recommandations qui lui ont été adressées pour y remédier. « En Espagne et en Slovénie, les déséquilibres peuvent être considérés comme excessifs », écrit la Commission, mentionnant des déficits et des dettes élevés et des déséquilibres structurels du système bancaire et du marché de l’emploi. Les deux pays doivent à présent faire savoir à la CE d’ici la fin avril de quelle manière ils comptent s’attaquer aux problèmes mentionnés et cette dernière émettra des recommandations à leur adresse fin mai. Peut-être encore plus inquiétants sont les signes de déséquilibres en France et en Italie, les deuxième et troisième économies de la zone euro, même s’ils ne sont pas « excessifs ». Si ces problèmes s’aggravent, cela voudrait dire que quasiment aucune économie de l’Union européenne, à l’exception peut-être de l’Allemagne, n’est à l’abri de la crise de la dette et que les coûts d’emprunt dans l’ensemble de la région pourraient augmenter pour refléter ce risque.  

 

Harlem Désir : un référendum sur la moralisation ou la grosse ficelle du PS

Harlem Désir : un référendum sur la moralisation ou la grosse ficelle du PS

Harlem Désir lance un ballon d’essai, un referendum pour permettre au gouvernement de se sortir du bourbier politique, économique et social dans lequel il s’est embourbé. La ficelle est un peu grosse, car on ne peut que répondre oui à un référendum qui propose de moraliser la vie politique. Une sorte de plébiscite tellement grossier que le non pourrait être majoritaire.   Le premier secrétaire du PS Harlem Désir a défendu lors d’une rencontre avec des nouveaux militants à Limoges l’idée d’un référendum auprès des français en vue de mettre en œuvre des réformes pour la moralisation de la vie publique, et « remettre à plat tout ce qui doit l’être ».   »Nous devons donc organiser un véritable sursaut démocratique, remettre à plat tout ce qui doit l’être pour que les électeurs retrouvent confiance », a-t-il déclaré devant environ 200 « nouveaux » adhérents venus à sa rencontre.   »Je crois que les Français peuvent être saisis pour nous permettre d’aller jusqu’au bout », a-t-il ajouté en évoquant la possibilité d’organiser un référendum, sur des sujets tels que le « non-cumul des mandats », le « contrôle du patrimoine des élus », ou encore l’incompatibilité entre des tâches de lobbying et la fonction d’élu.   »Si le président de la République veut saisir les Français nous sommes totalement mobilisés pour faire adopter cette réforme », a-t-il ajouté.   »Je crois que les Français, s’ils sont appelés dans un référendum à s’exprimer sur ces sujets, diront qu’ils veulent une république exemplaire », a-t-il déclaré un peu plus tard à des journalistes.  Sa prise de position coïncide avec la publication d’une tribune de dix députés PS dans Le Monde daté de samedi, dans laquelle ils plaident pour un référendum à choix multiples comprenant notamment le vote pour les étrangers ou le non-cumul des mandats.   »Si ces réformes rencontraient trop d’obstacles, le président de la République pourrait mobiliser le peuple, pour concrétiser plusieurs attentes fortes et demander par référendum les avancées que la droite refuserait au Parlement », écrivent notamment le numéro 2 du PS Guillaume Bachelay, Jean-Christophe Cambadélis, Olivier Faure, ou encore la députée parisienne Seybah Dagoma, en évoquant les quatre projets de loi constitutionnelle récemment présentés.   »Ainsi l’interdiction du cumul d’un mandat parlementaire avec celui d’un exécutif local pourrait être soumise à l’arbitrage citoyen » (…) Le droit de vote des étrangers, véritable arlésienne depuis plus de trente ans, pourrait être soumis à la délibération du peuple souverain », écrivent-ils.  Harlem Désir lui, a estimé que le PS devait être « d’une détermination totale pour mettre en oeuvre des mesures d’assainissement politiques » et rappelé aussi qu’une « bataille » attend les socialistes lors des municipales de 2014, avant laquelle ils devront « garder la confiance des citoyens ».

 

Evasion fiscale: une note très critique sur la DCRI

Evasion fiscale: une note très critique sur la DCRI

Un rapport rédigé par un « collectif d’officiers du renseignement intérieur » et remis confidentiellement au groupe de travail des députés PS sur l’exil fiscal critique sévèrement l’action des services de police et de renseignement en matière de délinquance financière, révèle le quotidien La Croix dans son édition de vendredi.   »Les auteurs de la note se livrent à un véritable réquisitoire, révélant d’une part la surveillance étroite opérée par le renseignement intérieur sur l’organisation de la fraude fiscale internationale, notamment celle qui fut organisée en France par la banque suisse UBS, et dénonçant d’autre part la non-transmission à la justice des informations considérables recueillies lors de cette surveillance », écrit le quotidien.  Le journal, qui a « consulté » cette note « de 14 pages en style parfois télégraphique », précise qu’elle concerne les services de renseignement (DCRI, direction centrale du renseignement intérieur) et les directions de la police compétentes en matière de police financière, et notamment Tracfin.  Interrogé par l’AFP, le député PS du Cher Yann Galut qui pilote le groupe de travail, a confirmé qu’il avait reçu cette note « très critique envers la DCRI » et a affirmé l’avoir « transmise au président de la commission des Lois, au rapporteur général du Budget et au président du groupe PS ». Il s’est voulu prudent sur son contenu: « Cette note doit être vérifiée, ce qui est écrit nous interpelle ».   »Le verdict de ces professionnels est radical », écrit la Croix, en citant la note : « Ces services se nourrissent des délits qu’ils ne souhaitent pas voir apparaître ou révéler à l’autorité judiciaire pour ne pas amoindrir leur influence, quand le besoin s’en fait sentir ».   »Il conviendrait de ne plus abusivement protéger le recueil de renseignements économiques et financiers par le +secret défense+, car ce type de renseignements ne menace pas la défense ou la sécurité nationale », selon cette note confidentielle citée par un journaliste spécialiste des sujets d’évasion fiscale. « Généraliser la classification des activités et des informations recueillies par la DCRI empêche la justice d’avoir à connaître des informations dont elle a rapidement besoin pour ses enquêtes », toujours selon cette note citée par le quotidien.

Projet de loi sur la rémunération des grands patrons : un nouveau gadget pour faire passer la pilule de l’austérité

Projet de loi sur la rémunération des grands patrons : un nouveau gadget pour faire passer la pilule de l’austérité

 

La porte parole du gouvernement  a annoncé un projet de loi sur la rémunération des patrons du privé afin d’en limiter l’ampleur. Une sorte d’annonce comparable à celle de la taxe à 75% laquelle sera enterrée (elle subsistera mais dans une forme très dénaturée). Une annonce surprise pour une loi décidée aussi dans a précipitation afin de mieux faire passer la pilule de la rigueur. Cette fameuse loi anti-riches connaîtra le même sort que la taxe 75%. Comme la plupart des mesures prise par ce gouvernement, cette orientation n’a pas été réfléchie ;  c’est un pur produit du com.  pour tenter de réagir à  l’effondrement de la popularité du gouvernement. Sur le fond, on ne peut qu’en accord avec la condamnation de salaires démentiels dans les grandes  entreprises du privé mais sur la forme on voit mal comment légiférer sur cette question et éviter l’accusation de mesures confiscatoires ou tout simplement illégales par le Conseil Constitutionnel. La fiscalité devrait être là pour précisément rétablir les inégalités flagrantes. Le problème c’est que cette fiscalité n’est appliquée réellement qu’aux citoyens lambda, en gros les couches moyennes et populaires. Les autres, entourées d’une armée d’avocats fiscalistes, peuvent slalomer dans les brèches d’un dispositif fiscal troué par les innombrables exceptions d’impôts. De toute manière,  l’assiette concernant cette éventuelle réglementation sera forcément réduite et un éventuel rendement fiscal serait aussi dérisoire que celui de la taxe à 75%. Au plus 200 ou 300 millions alors qu’il faut faire avaler des dizaines de milliards d’austérité à l’ensemble des français ; ce qui est  en cause , c’est l’obsolescence de tout le système fiscal qui permet aux plus avisés et aux plus riches de passer à travers la pression fiscale que la majorité des français doit , elle,  subir ; l’exemple le plus caricatural est celui de la délocalisation du domicile fiscale à l’étranger où les bénéficiaires ne passent en réalité que quelques jours par an. Une véritable tolérance de la part du fisc et des autorités publiques qui n’ont trouvé aucune parade à ce phénomène (contrairement aux Etats-Unis par exemple).

Marine Le Pen ; un référendum sur la sortie de l’UE ou de Hollande ?

Marine Le Pen ; un référendum sur la sortie de l’UE ou de Hollande ?

Marine Lepen demande un  référendum sur la sortie de l’Union Européenne ; En fait un référendum à double tiroir qui vise aussi la sortie de Hollande.  Elle ne l’obtiendra pas évidemment mais sa proposition va gêner Hollande qui s’interroge sur un référendum sans trop de risques pour remonter une popularité qui s’écroule ; Du coup la proposition de Le Pen risque de bloquer Hollande sur l’éventualité d’une consultation nationale. Il est clair que quelque soit le sujet, les français –comme souvent – risquent de ne pas répondre à la question et de manifester leur mécontentement à l’égard de Hollande. « Je demande solennellement au président de la République d’organiser en janvier 2014 (…) un référendum sur la sortie de la France de l’Union européenne », a déclaré Mme Le Pen à l’issue de la réunion du Conseil national de son parti dans un hôtel à Sèvres (Hauts-de-Seine).   »Nous appellerons quant à nous à voter pour cette sortie de l’UE, sauf si le gouvernement français parvient entre-temps à ouvrir de solides négociations et qu’il obtient l’ensemble des quatre réformes de fond minimales », a prévenu la dirigeante d’extrême droite.  Ces quatre réformes sont un « retour organisé aux monnaies nationales », la « dissolution de l’espace Schengen », « l’autorisation du patriotisme économique et la réindustrialisation avec le protectionnisme à nos frontières », et enfin la « primauté à nouveau du droit national sur le droit européen ».  Mais, a jugé Mme Le Pen, « nous ne croyons pas que le gouvernement veuille ou puisse obtenir ces résultats, et nous pensons que la sortie de l’UE sera en réalité la seule issue possible, aussi positive qu’enthousiasmante ».  La présidente du FN avait émis déjà à plusieurs reprises cette proposition de référendum mais sans la dater, expliquant encore vendredi dans un entretien au Figaro qu’elle « défendrait ce plan d’action » à l’occasion des élections européennes de 2014, soit après la date à laquelle elle demande désormais ce référendum.   »Si le gouvernement (le) refuse, nous ferons des élections européennes un grand référendum pour ou contre la sortie de l’UE », a menacé Mme Le Pen.   »Si la classe politique se refuse à organiser ce référendum, c’est parce qu’ils sont convaincus que les Français n’ont plus envie de cette UE », estime la leader frontiste. Elle affirme toutefois « entrevoir un printemps des peuples européens » après notamment « la révolte des urnes en Italie qui a permis de chasser le candidat des banques et de l’UE Mario Monti ». Cela « mènera vers la libération de tout ce qui nous asservit et de la force qui en est l’origine: l’UE », a-t-elle prédit.  D’après elle, la France sera en janvier 2014 à « la croisée des chemins » face à « la disparition des frontières », « l’austérité » et « la disparition de toutes les protections ».  La députée européenne a notamment pointé à plusieurs reprises le danger que représenterait « l’arrivée de la Bulgarie et de la Roumanie dans l’espace Schengen sans aucune limite », une arrivée qui n’est pour l’instant pas encore acquise, plusieurs pays ayant exprimé leurs réticences.  Interrogée sur son attitude en cas victoire du non au référendum qu’elle propose s’il était accepté, la patronne du FN a expliqué qu’elle ne ferait pas comme le général de Gaulle en 1969: « Non, je ne me retirerais pas, car je ne suis pas dans (sa) situation, j’aimerais d’ailleurs, bien sûr », a-t-elle lancé.

 

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Vers un référendum usine à gaz sur la constitution?

Vers un référendum usine à gaz sur la constitution?

 

Dans le Figaro, à paraître samedi, le député de Seine-et-Marne, Olivier Faure,  longtemps conseiller politique du Premier ministre Jean-Marc Ayrault, prône un système de questionnaire à choix multiple évitant la « tentation plébiscitaire », avec une question unique. « Les Français seraient appelés à se prononcer indépendamment sur chaque volet de la réforme: le non-cumul des mandats, l’indépendance de la justice, le statut pénal du chef de l’État et, pourquoi pas, le droit de vote des étrangers aux élections locales », explique-t-il. Olivier Faure rappelle que l’engagement de François Hollande d’en revenir à une « République exemplaire » suppose une réforme de la constitution. Celle-ci implique d’obtenir la majorité des trois cinquièmes du Parlement, ce qui suppose qu’une partie des voix de l’opposition se joigne à la majorité. « Aujourd’hui, les contacts pris par le Premier ministre montrent que cette volonté de réforme n’existe ni à l’UMP ni chez les centristes. Il faut dépasser cette situation de blocage, car rien ne serait pire que le renoncement », dit Olivier Faure. Jean-Louis Borloo, le président de l’UDI, a qualifié par avance le système du questionnaire à choix multiple « d’usine à gaz ». Mais pour le responsable socialiste, « les critiques viennent du camp de ceux qui précisément ne veulent rien changer. » « Jean-Louis Borloo ne veut pas de cette réforme par la voie parlementaire, il est logique qu’il ne souhaite pas davantage que les Français soient appelés comme recours contre l’immobilisme », estime-t-il.

 

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