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Moral des patrons : optimistes mais attentistes sur l’emploi

Moral des patrons : optimistes mais attentistes sur l’emploi

 

 

 

Les patrons sont plus confiants, même si on constate  un léger tassement ; c’est évidemment uen bonne nouvelle car une partie non négligeable de la croissance repose sur une vision plus optimiste des perspectives économiques. Pour autant cette évolution de l’état d’esprit ne se traduit pas encore en volonté nette d’embaucher. D’une certaine manière, dans ce domaine, les patrons sont attentistes. Ils attendent la concrétisation dans les textes et dans la pratique des orientations du nouveau gouvernement et en particulier des précisions concernant le budget 2018. D’après l’enquête d’Opinion Way pour CCI France/La Tribune/ Europe 1, les 604 dirigeants d’entreprises restent optimistes en juin. Certes, après le pic de confiance observé en mai, l’indicateur s’effrite un peu, de quatre points, pour s’élever à 112. Néanmoins, l’optimisme reste le premier qualificatif employé par les chefs d’entreprise pour caractériser leur situation (39%), devant la confiance (36%). «  Ces deux qualificatifs caractérisent plus particulièrement les chefs d’entreprise de 10 salariés ou plus (respectivement 52% et 58%)  », Précise l’étude. Confiants et optimistes, les chefs d’entreprise sont toujours plus nombreux à estimer que la situation actuelle est correctement orientée (32%, + 5 points). Ils se montrent confiants pour l’avenir de leur entreprise dans les douze prochains mois (69%), notamment les chefs d’entreprises de 10 salariés ou plus (94%). «   Cet enthousiasme en constante progression est à mettre en perspective avec la satisfaction à l’égard du nouveau Président de la République. Près de deux mois après l’élection d’Emmanuel Macron, les trois quarts des dirigeants d’entreprise (75%) se montrent satisfaits de son action, notamment ceux évoluant dans le secteur du commerce (82%) et étant à la tête d’entreprises de 10 salariés ou plus (85%)  », Note l’enquête. Cependant cet optimisme ne semble pas assez fort pour faire progresser les embauches. Ainsi, seuls 6% des chefs d’entreprises – une proportion stable par rapport à mai – entend recruter. Seul point positif, ils ne sont plus que 2%, contre 4% en mai, à anticiper des suppressions de postes.

Alignement du prix gasoil sur l’essence d’ici 2022

Alignement du prix gasoil  sur  l’essence d’ici 2022

Les deux tiers du par automobiles français sera concerné par l’alignement du prix du gasoil sur l’essence d’ici 2022. On peut donc prévoir une grande mutation de ce parc. D’ores et déjà les ventes de voitures neuves à  essence dépassent celles des moteurs des voitures à moteur diesel. Sur le marché de l’occasion les prix des voitures diesel devraient accuser une très nette baisse. Cette augmentation du gasoil sera progressive comme l’a annoncé Édouard Philippe lors de son allocution devant l’assemblée nationale. L’alignement devrait être réalisé d’ici la fin de la mandature.  Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique, avait déjà  exprimé son souhait d’agir « assez rapidement » pour aligner la fiscalité du diesel, actuellement plus avantageuse, sur celle de l’essence, regrettant qu’une partie des Français aient été « incités pendant des années (…) à acheter des véhicules polluants ». En février, au Fonds mondial pour la nature (WWF), le candidat Emmanuel Macron avait déclaré : « durant le quinquennat, je fais la convergence totale entre le diesel et l’essence, donc chaque année j’augmente un peu la fiscalité sur le diesel (…) pour qu’elle rejoigne en fin de quinquennat celle sur l’essence ».  Les véhicules équipés de moteur diesel sont aussi critiqués notamment en raison des particules fines qu’ils émettent. Ces particules microscopiques, également produites par le chauffage domestique et l’industrie, pénètrent profondément dans le système respiratoire et provoquent, surtout chez les personnes fragiles, des affections respiratoires (bronchiolites, rhino-pharyngites, asthme, etc.) et une surmortalité chez les personnes souffrant de maladies respiratoires et cardiovasculaires. L’agence Santé publique France estime que la pollution aux particules entraîne 48.000 morts prématurées par an dans le pays, soit 9 % de l’ensemble des décès.

 

PS : un référendum sur l’unité de la gauche, pour quoi faire ?

PS :  un référendum sur l’unité de la gauche, pour quoi faire ?

 

On ce demande bien quel peut-être l’intérêt d’un référendum organisé par le PS sur la nécessité ou non de l’union de la gauche pour les élections régionales. Il est vraisemblable que les Français portent davantage d’intérêt aux propositions et aux capacités d’action des ces organisations politiques qu’à leur stratégie d’alliance. La question centrale est l’unité de la gauche oui mais pourquoi faire ? Surtout pour des  les élections régionales qui n’ont pas vraiment d’intérêt économique et social. Faut-il rappeler que l’enjeu de ces élections régionales visait  à réformer complètement l’organisation administrative en supprimant notamment les départements. Sous la pression du lobby des élus les départements ont été maintenus et on a simplement regroupé des régions. Une réforme finalement sabotée qui ne produira malheureusement que très peu de réduction de dépenses. Face au risque d’une déroute aux élections régionales, Jean-Christophe Cambadélis a donc annoncé samedi soir l’organisation par le PS d’un référendum auprès du «peuple de gauche», en octobre, en vue des régionales de décembre. Le parti souhaite savoir si les sympathisants de gauche sont favorables à une unité entre le PS et les autres partis de gauche.  «La question sera assez simple, vous le verrez dans quelques jours: elle portera sur “Oui ou non à l’unité dès maintenant pour les élections régionales?”», a indiqué le premier secrétaire du Parti socialiste devant la presse à l’issue du conseil national, le «parlement» du PS, réuni à la Mutualité. La question concerne l’unité aux deux tours, comme l’a précisé Jean-Christophe Cambadélis. Le référendum «se déroulera sur trois jours», du 16 au 18 octobre. «Il y aura à la fois des urnes sur chacun des marchés de France, où l’on pourra voter», a précisé le premier secrétaire du PS, mais aussi, à partir du vendredi «un site dédié qui permettra de voter en ligne». «C’est ouvert au peuple de gauche. La seule chose que l’on va demander, c’est qu’on laisse noms, prénoms, adresses et surtout mails», a détaillé Jean-Christophe Cambadélis, expliquant que «cela permettra d’avoir un minimum de contrôle». . Interrogé sur les doutes et les questionnements que ne manquera pas de soulever ce scrutin, le chef de parti a répondu: «Il est très important d’avoir la gauche rassemblée pour garder les régions. Donc, nous prenons notre risque.»

Moral des entreprises : léger mieux mais pas sur l’emploi

Moral des entreprises : léger mieux mais pas sur l’emploi

Il semblerait que le moral des entreprises s’améliore légèrement pour autant on reste dans l’expectative concernant les perspectives de l’emploi. Ce que confirment les  résultats de la quatrième vague de résultats de la Grande consultation réalisée par Opinion Way pour CCI France/La Tribune/ Europe 1, le moral des dirigeants s’est nettement amélioré depuis juillet. En effet, l’indicateur mesurant leur optimisme a fait un bond de 22 unités depuis le dernier sondage de pour atteindre 130 points. Depuis février 2015, date de la première « Grande consultation », l’indicateur a gagné 30 points. Il pourrait encore progresser au cours des prochains mois, 45% des dirigeants interrogés considérant que les perspectives de leur entreprise sont favorables.  » Il est trop tôt pour prédire que c’est le début de la fin … de la crise ! Mais c’est le signe que les réformes qui ont été entreprises vont dans le bon sens. La France a besoin de ce vent de réformes et il faut encore aller plus loin, notamment pour simplifier le quotidien des entrepreneurs. Cette progression de la confiance est un bon signe car c’est de confiance dont les PME ont besoin. D’une confiance malmenée par des systèmes qui changent trop souvent. D’une confiance que de nouvelles normes ne viendront pas entraver le développement. D’une confiance en une solidarité et une équité de traitement au niveau européen « , avance André Marcon, le président de CCI France. Malheureusement, ce regain de confiance ne devrait pas se traduire par une reprise des embauches, du moins à court terme. En effet, 84% des chefs d’entreprises comptent maintenir le nombre de leurs salariés. Ils sont 7% à envisager de les réduire et 9% à prévoir de les augmenter. Une information intéressante concernant l’uberisation de l’économie: elle est désormais réelle pour 21% d’entre eux. Tous les secteurs sont concernés : l’industrie, la construction, le commerce et les services.

Montebourg : indifférent au scepticisme sur l’économie de la France

Montebourg : indifférent au scepticisme sur l’économie de la France

 

 

 

Egal à lui-même Montebourg méprise l’avertissement de Moody’s sur l’économie française. Pour lui c’est un non – événement !L’  Inénarrable  et inutile ministre du pseudo redressement productif  traite donc par le dédain les interrogations sur l’avenir économique du pays ; Il a des excuses car en faiat il n’a aucune compétence en la matière et son ministère est virtuel. Certes les agences de notation n’ont pas toujours raison mais en la circonstance, Moody’s rejoint l’avis de nombre d’experts qui estiment que Hollande est incapable de gérer les réformes nécessaires et de relancer significativement la croissance pour résoudre la question centrale du chômage. « Sur les agences de notation, mon opinion ne varie pas: je suis pour leur démantèlement. Elles sont coupables de nous avoir entraînés dans la crise financière », martèle le ministre du Redressement productif dans une interview au Figaro lundi.  Dans ce contexte, les réserves marquées trois jours auparavant par Moody’s, qui a maintenu la note de la France tout en lui conservant une « perspective négative », synonyme de possible abaissement à moyen terme, constituent pour lui « un non-événement ».   »La baisse des charges de 30 milliards d’euros à travers le pacte de responsabilité aura des effets importants », assure M. Montebourg, en réaffirmant dans le même temps sa conviction de nécessaires contreparties de la part du patronat à l’ »effort historique » de l’État.   »Si la nation aide les entreprises, les entreprises doivent aider la nation (…). Les chefs d’entreprises doivent dire devant la nation les efforts qu’ils pensent pouvoir réaliser en matière d’emplois et d’investissements en contrepartie de la baisse du coût du travail », estime-t-il.

Chine: tensions sur les taux du crédit

Chine: tensions sur les taux du crédit

 

Surchauffe de la demande  du crédit en Chine (qui indique une reprise interne se substituant à l’insuffisance d’exports) et les taux des crédits interbancaires ‘s’envolent ; Une conséquence du resserrement de la banque centrale qui craint que le système bancaire ne soit fragilisé par trop de créances douteuses. Après un brusque coup de fièvre la semaine dernière, les taux interbancaires chinois –auxquels les établissements financiers se prêtent quotidiennement de l’argent entre eux–, ont poursuivi leur flambée lundi.  Référence du marché, le taux de refinancement à sept jours a grimpé jusqu’à 9,8%, un sommet depuis la sévère pénurie de liquidités survenue en juin, et un net bond par rapport au niveau de 8,2% atteint vendredi, selon des chiffres de Dow Jones Newswires.   »Cette nouvelle envolée des taux montre que la défiance des marchés aggrave le resserrement de la liquidité », les banques rechignant de plus en plus à se prêter de l’argent entre elles, a expliqué Wendy Chen, analyste de Nomura Securities basée à Shanghai.  A l’origine des tensions des derniers jours, un énième coup de vis des autorités: soucieuse d’enrayer l’accroissement persistant du crédit dans le pays, la Banque populaire de Chine (PBOC) a suspendu sur les deux premières semaines de décembre ses opérations de marchés régulières visant à injecter de nouvelles liquidités.  Ce resserrement a exacerbé la nervosité des établissements bancaires, les rendant encore plus réticents à céder des fonds dans un tel environnement.  La PBOC s’est finalement décidé à agir pour tenter d’apaiser leurs inquiétudes, en procédant en fin de semaine dernière à des injections massives de liquidités.  Dans un message diffusé tard vendredi sur son compte officiel de microblogs, l’institution a annoncé avoir injecté plus de 300 milliards de yuans (36 milliards d’euros) dans le système financier sur une période de trois jours, à travers « des opérations de liquidités à court terme (SLO) ».  Introduites en janvier dernier, ces SLO sont menées sans être rendues publiques, et seules en bénéficient 12 banques au rôle jugé crucial pour l’équilibre du système financier. Les SLO sont destinées à compléter les opérations régulières réalisées deux fois par semaine par la PBOC.   »En ce moment, le système bancaire possède des réserves excédentaires dépassant 1.500 milliards de yuans, un niveau relativement élevé pour cette période (de l’année) », a ajouté la PBOC.  Dans un message précédent, l’institution avait assuré vendredi « avoir offert de façon appropriée des liquidités » au marché sans préciser de montant.  Mais ces interventions de la PBOC n’ont pas suffi à rasséréner les marchés: après un bref répit lundi matin, où il est descendu à 5,57%, le taux interbancaire de référence a rebondi de plus belle.   »Il faudra un assouplissement accru et des mesures supplémentaires de la part de la PBOC pour que le marché reprenne confiance et que les taux se stabilisent », a indiqué Mme Chen à l’AFP.  Selon des analystes cités lundi par le quotidien financier Zhengquan Shibao, la banque centrale a tenté d’afficher une position « neutre mais tendant légèrement à un resserrement » de la liquidité, en cessant ses opérations régulières et en choisissant de n’avoir recours qu’à des SLO pour apaiser les tensions.  Pour les experts, la PBOC ne devrait donc pas rouvrir trop largement et trop longtemps les vannes aux liquidités car elle désire continuer à contrôler le vif envol du volume des crédits bancaires. Mais l’institution devrait avoir « tiré les leçons » de la crise de juin dernier.  Ce mois-là, l’intransigeance de Pékin, qui souhaitait endiguer la spéculation et assainir un secteur financier miné par les créances douteuses, avait provoqué un asséchement des liquidités disponibles et une flambée des taux interbancaires.  Alors que cette situation mettait en péril la capacité des banques à se financer et à accorder des prêts –menaçant de ce fait l’activité économique–, la banque centrale avait finalement cédé et accepté « d’ajuster le niveau global des liquidités ».

 

Placé ( vert ; EELV) » discrédit politique sur l’ensemble du gouvernement »

Placé ( vert ; EELV) » discrédit politique sur  l’ensemble du gouvernement »

(interviewJDD)

Jérôme Cahuzac a avoué mardi avoir détenu un compte à l’étranger et déclenché une grave crise politique. Qu’en pensez-vous?
Dans cette histoire, on a tous été leurrés. J’ai eu l’occasion de voir de nombreuses fois Jérôme Cahuzac. Je l’ai même entendu éructer contre toutes celles et tous ceux qui attentaient à son honneur. Evidemment, moi qui suis attaché à la présomption d’innocence, je l’ai cru jusqu’à ces aveux. J’en suis encore abasourdi. Je suis bien sûr indigné, scandalisé, dépité. On rajoute une crise morale et éthique à la crise économique et sociale.  

François Hollande dit qu’il ne savait pas. N’est-ce pas là une preuve de naïveté ou d’incompétence?
Quand vous respectez l’ensemble des procédures légales, il n’y a que la justice qui peut agir. S’il y avait eu une enquête commandée à côté, ça n’aurait pas été légal. Ce qui a été fait a été bien fait, et par la presse libre et indépendante, et par la justice. Après, le responsable, c’est quand même Jérôme Cahuzac.

Croyez-vous que l’exécutif n’était au courant de rien?
Je suis peut-être naïf mais je crois les gens! Et je continuerai à le faire. Si à chaque fois qu’il y a un délit, ou même un crime, on en tire une leçon générale par rapport à telle ou telle personne qui aurait éminemment fauté, ça n’est pas possible.

«Je ne veux pas crier avec les loups»

François Hollande souhaite que tout élu condamné pour corruption ou fraude fiscale soit inéligible à vie de tous mandats. Qu’en pensez-vous?
Je ne suis pas particulièrement pour comme je ne suis pas pour la prison à vie pour un meurtre. Le mot « à vie » pose toujours la question du droit. Il ne faut jamais être dans l’urgence là-dessus. Après, l’essentiel de ce qui a été dit correspond à ce que l’on porte.

Le gouvernement a-t-il perdu de sa crédibilité?
Bien sûr! Je ne veux pas accabler Jérôme Cahuzac parce que je ne veux pas crier avec les loups. Mais c’est lui qui portait la politique d’austérité et de rigueur. Il faut être d’une exemplarité absolue pour pouvoir porter ce type de messages. De fait, le discrédit politique s’étend à l’ensemble du gouvernement, mais aussi à l’ensemble de la classe politique avec la combinaison de la mise en examen de Nicolas Sarkozy, les visites des juges chez Bernard Tapie, Patrick Buisson… Il y a un discours du « tous pourris, tous corrompus ». Je comprends le coup de massue pour les Françaises et les Français qui se disent « de qui se moque-t-on? »

Les débats sur le mariage pour tous ont commencé jeudi au Sénat. Le vote s’annonce serré. Redoutez-vous que le texte ne passe pas?
La majorité est très compacte à l’exception de quelque voix autour de Jean-Pierre Chevènement au groupe RDSE, quelques élus d’Outre-mer qui ont une autre culture vis-à-vis du mariage pour tous. Il y aussi quelque voix centristes en notre faveur ou qui vont s’abstenir. Donc logiquement, si tout le monde dit ce qu’il fait et fait ce qu’il dit, ça devrait passer de quelques voix.

«On pèse peu sur la politique gouvernementale»

Vous êtes favorable à la PMA. Hollande a dit qu’il suivra l’avis du Comité d’éthique. Cela vous inquiète?
Il faut arrêter la reculade! Le Premier ministre avait garanti au groupe socialiste qu’il l’insérait dans le projet de loi sur la famille, avant l’été. Si le président se conforme finalement à l’avis du comité éthique (rendu à l’automne, Ndlr), je dirais que ça suffit! Il y a eu trop de reculs sur les questions sociétales. Je ne comprends pas où le chef de l’Etat espère tirer des bénéfices politiques de cette façon de faire. Ça n’a aucun sens, tout simplement!

A quoi conditionnez-vous votre départ de la majorité?
Il est vrai qu’on pèse peu sur la politique gouvernementale. Mais je ne vois pas aujourd’hui l’intérêt de sortir du gouvernement ni de prendre des distances accrues. Ça serait quelque part une facilité de s’en sortir en disant « on s’en va ». On pourrait faire le « Mélenchon écolo ». Moi j’ai bon espoir de réussir à peser dans la majorité. Il doit y avoir une prise de conscience dans l’exécutif.

Cécile Duflot a plaidé mercredi en Conseil des ministres pour une « inflexion de politique ». Pensez-vous qu’elle va être entendue?
Oui! Notamment sur l’accord interprofessionnel sur l’emploi, pour lequel la gauche du Parti socialiste est excédée. Les députés qui rentrent toutes les semaines dans leurs circonscriptions entendent les électeurs qui ont voté François Hollande au premier tour qui leur disent qu’ils ne voteraient plus pour lui.

Vous êtes critique envers la politique économique sociale, écologique, menée par le gouvernement. Il n’y a plus vraiment de sujets pour lesquels vous apportez votre soutien…
C’est vrai, le raisonnement est difficile à tenir. Je suis un déçu de ce gouvernement et de la politique menée. Je ne m’attendais pas un seul instant à ce que le gouvernement mène une politique aussi infléchie de social-libéralisme et accepte si rapidement les contraintes du marché et les contraintes européennes. Je m’attendais à du volontarisme, à de l’ambition.

«La qualité de la candidature de NKM»

L’automne sera une séquence politique importante pour les écologistes, avec le budget et la transition énergétique. Dans l’entourage de Cécile Duflot, on parle de « moment charnière »…
Nous souhaitons la réussite du gouvernement mais on constate un début d’échec significatif.Comme on est dans ce bateau-là, on préfère tourner la barre avant de toucher l’iceberg. Le président de la République a fait une émission en disant « je, je, je ». Je m’intéresse donc à lui maintenant, et je ne m’occupe pas d’Arnaud Montebourg ou Delphine Batho. Il faut que François Hollande assume ses responsabilités.

Vous vous êtes récemment dit « extrêmement inquiet » concernant les municipales à Paris. Pourquoi?
C’est vrai qu’on arrive après treize ans d’une politique de gauche un peu essoufflée. Anne Hidalgo est porteuse du bilan de Bertrand Delanoë et je ne sens pas de dynamique sociale ou écologiste dans sa campagne. Je ne sens pas de débats d’idées, je n’entends pas de propositions. Quand on voit la situation au niveau national et la qualité de la candidature de Nathalie Kosciusko-Morizet, je me dis qu’il faut faire attention.

Les écologistes souhaitent présenter une liste autonome dans la capitale. Est-ce selon vous indispensable?
Bien sûr.J’appelle cela de mes vœux, comme dans la plupart des villes de plus de 100.000 habitants. C’est une stratégie politique.

Qui pour la mener? Les candidats déclarés ne sont pas des figures du parti au niveau national…
Le combat à Paris est très médiatisé. Mais il ne faut pas que nous les Verts allions aussi dans cette tonalité. Dans ce type d’élections, avoir des gens qui ont les pieds sur le terrain ne m’inquiète pas du tout.

Regrettez-vous que le patron d’Europe Ecologie – Les Verts, Pascal Durand, ne soit pas candidat à Paris?
Oui.Le seul conseil que j’ai à donner à notre excellent secrétaire national, c’est de se confronter au suffrage universel. Ça lui donnera plus de poids. Je veux renforcer sa parole.

Pourquoi pas vous?
(Rires). De nombreux amis me sollicitent en effet. C’est sympathique, beaucoup de gens viennent me voir pour les municipales, les régionales et même déjà pour la présidentielle.J’en suis flatté.

«Il faut que les ministres gardent la tête froide»

Vous avez donc d’autres volontés que celles de rester sénateur?
Beaucoup ont daubé sur mes ambitions ministérielles. J’assume. J’étais disponible mais je n’ai aucune amertume de ne pas y être. Je vais toujours au bout de ma logique, je suis un homme qui veut peser sur mes choix. Je n’ai pas particulièrement envie de faire autre chose que de présider le groupe écologiste au Sénat dans les mois et les années à venir.

Vous avez souvent été décrit comme un « apparatchik ». Cela vous a-t-il blessé?
Ça m’amuse beaucoup. Il s’agissait peut être de stigmatiser un responsable vert qui pour une fois affichait la volonté institutionnelle d’installer l’écologie dans les responsabilités. C’est mon combat depuis quinze ans et je continuerai là-dessus. C’est en disant les choses que l’on peut peser.

Vous gardez espoir malgré la crise politique et morale…
Bien sûr! Et il faut que les ministres gardent la tête froide. Je vois qu’ils ont tous un sentiment de désolation, de déprime. Dans les périodes de crise,il faut garder les nerfs solides.

Vous avez pris la présidence du premier groupe écologiste au Sénat en septembre 2011. Quel regard portez-vous sur les mois écoulés?
Les marges de manœuvres sont faibles mais on a réussi à donner une parole un peu plus libre et rajeunir le Sénat. Il suffit de regarder l’hémicycle pour voir que l’on détonne un petit peu ne serait-ce que par l’âge et les visages!

 




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