Archive pour le Tag 'supprimés'

Hôpitaux :5700 lits supprimés !

Hôpitaux :5700 lits supprimés ! 

C’est le paradoxe ; alors qu’on connaît une crise sanitaire sans précédent sur sa lancée la politique hospitalière continue à supprimer des lits. Ainsi près de 6000 auront été supprimé en 2020. On continue de fermer des établissements hospitaliers, de réduire le champ d’activité d’autres et de renforcer la concentration hospitalière sururbaine. Sur la tendance d’ici une dizaine d’années en moyenne on ne pourra compter qu’un véritable hôpital par département. Certains seront maintenus de manière artificielle. Déjà nombre d’établissements moyens ne possède plus de spécialistes. Beaucoup d’anciens établissements hospitaliers se transforment en lieux de convalescence.

Certes on peut comprendre que l’évolution technologique conduise à la concentration de certains moyens pour des pathologies lourdes ; par compte, nombre d’affections concerne des pathologies qui ne nécessitent pas d’être traitées par des établissements hyper pointus. À travers la question hospitalière c’est aussi l’aménagement du territoire qui est en cause.

La  France compte désormais moins de 3000 hôpitaux et cliniques. «Sous l’effet des réorganisations et des restructurations», 25 établissements publics et privés ont fermé l’an dernier, indique la Drees. Les 2983 structures encore ouvertes fin 2020 disposaient très exactement de 386.835 lits d’hospitalisation complète fin 2020, soit 5758 de moins en un an – comparé au dernier bilan pour l’année 2019, publié en juillet par la même direction statistique des ministères sociaux.

Ferroglobe Chambéry : 350 emplois supprimés

Ferroglobe Chambéry : 350 emplois supprimés

Encore des usines françaises victimes de la concurrence chinoise Le groupe américano-espagnol Ferroglobe, spécialiste du silicium, annonce la suppression de 350 emplois. En faite des emplois qui comme les deux usines concernées seraient « mis en sommeil ».

Au total, 221 emplois seront supprimés sur le site de La Léchère et 131 au sein de l’usine de Livet-et-Gavet. Ferroglobe détient via FerroPem quatre autres usines en France qui ne sont pas menacées.

Début octobre, les syndicats avaient fait état de leurs inquiétudes après l’annonce d’une réflexion autour d’un plan de restructuration au sein de Ferroglobe en raison de difficultés économiques. Deux mois plus tard, Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée chargée de l’Industrie, avait appelé Ferroglobe à «ses responsabilités» et à «soutenir sa filiale» française devant l’Assemblée nationale.

FerroPem a subi une baisse de la demande de 25% et une chute des cours de 30% depuis le début 2018 en raison de la concurrence du silicium chinois, fragilisant sa position financière et menaçant le paiement de ses fournisseurs.

Commerzbank : une perte d’environ 3 milliards en 2020

Commerzbank : une perte d’environ 3 milliards en 2020 et 10 000 emplois supprimés

Commerzbank, deuxième banque allemande, a annoncé  un projet de restructuration visant à faire 1,4 milliard d’euros d’économies d’ici 2024 en supprimant 10.000 emplois équivalents temps plein et en fermant 40% de ses filiales allemandes.

 

Comme l’ensemble du secteur bancaire, le groupe doit s’adapter à une utilisation accrue de la banque en ligne et au moindre recours aux agences. Il est également pénalisé par la faiblesse des taux d’intérêt. Déjà mal en point avant la pandémie, la banque a dû augmenter ses provisions pour impayés l’an dernier, les restrictions sanitaires faisant craindre une augmentation des faillites d’entreprises. La banque au logo jaune est détenue depuis la crise financière à près de 16% par l’État allemand.

 

Michelin : 2300 postes supprimés

Michelin : 2300 postes supprimés

2300 postes seront supprimées en trois ans chez Michelin. Récemment, le groupe soumis à la concurrence des pneus à prix cassés a supprimé près de 1.500 postes, notamment à son siège historique de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) et aux États-Unis. Il a également fermé les sites de La Roche-sur-Yon (Vendée) et Bamberg en Allemagne.

Plus loin dans le temps, Michelin avait déjà effectué en 1999 une coupe historique de 7.500 postes. Cette restructuration avait choqué l’opinion publique, poussant le Premier ministre d’alors, Lionel Jospin, à souligner qu’il ne fallait pas « tout attendre de l’État ». Edouard Michelin, alors tout jeune président du groupe, avait regretté une maladresse dans l’annonce du plan.

Le groupe est confronté depuis une dizaine d’années à « l’arrivée massive de produits à bas coûts » sur le marché mondial du pneu, souligne dans un communiqué la direction de Michelin. « Michelin n’abandonne pas la France » et « va réinvestir une partie des économies réalisées dans le développement de nouvelles activités », assure Florent Menegaux.

Ses 15 sites industriels dans l’Hexagone se sont progressivement spécialisés dans les pneumatiques haut de gamme, agricoles, industriels, ou de compétition. En parallèle, Michelin poursuit « sa stratégie de localisation en France de nouvelles activités à forte valeur ajoutée », comme la pile à hydrogène, l’impression 3D, les colles ou le recyclage des déchets plastiques. À horizon 2030, Michelin souhaite que 30% de son chiffre d’affaires soit réalisé hors pneus.

Crise sanitaire : 700 000 emplois supprimés…. pour l’instant !

Crise sanitaire : 700 000 emplois supprimés…. pour l’instant !

Selon l’INSEE, plus de 700.000 emplois seraient détruits cette année. Malheureusement il faudra sans doute ajouter ceux de 2021. Le calcul est assez simple, il y a environ 20 millions de salariés dans le privé et le PIB  aura diminué de l’ordre de 10 % en 2020. Mais mécaniquement, il faudra s’attendre à environ au moins 1 million d’emplois supprimés encore en 2021.

Pour l’INSEE, dans le détail, près de 600.000 postes de salariés ont été détruits et 100.000 emplois non salariés ont disparu. Les vagues d’épidémie et de confinement ont été désastreuses pour l’emploi.

« L’emploi avait chuté fortement au premier semestre avec près de 700.000 destructions d’emplois. Entre juin et septembre, 400.000 emplois ont été crées dans les services marchands et non-marchands. Il devrait y avoir un nouveau recul de l’emploi salarié au dernier trimestre avec 300.000 emplois en moins. Au total 600.000 emplois salariés ont été détruits » a déclaré Olivier Simon lors d’un point presse.

Sur l’ensemble de l’année, les statisticiens anticipent un recul du produit intérieur brut d’environ 9%.  »La crise est encore conditionnée par la situation sanitaire à rebours des crises antérieures. La situation est très évolutive. L’Allemagne par exemple se reconfine avec un régime assez strict » a expliqué le chef du département de la conjoncture, Julien Pouget. Notre prévision de perte d’activité est d’environ 8% sur l’ensemble du quatrième trimestre par rapport au quatrième trimestre…

Lufthansa : 30 000 postes supprimés

Lufthansa : 30 000 postes supprimés

Le personnel au sol du groupe Lufthansa, où 30.000 emplois vont être supprimés en raison de la crise du Covid-19, a accepté 200 millions d’euros d’économies contre la garantie d’éviter les licenciements secs jusqu’en mars 2022, a annoncé ce lundi le principal syndicat.

L’accord entre le premier groupe européen du transport aérien, sauvé de la faillite par le contribuable, et le syndicat Verdi concerne 35.000 employés et prévoit notamment l’annulation de primes et hausses de salaires, ainsi que des retraites anticipées et un programme de départs volontaires.

Un accord à long terme similaire, sur un volume de 500 millions d’euros d’économies, existe déjà avec le personnel navigant. Les licenciements secs chez les pilotes sont exclus jusqu’en avril 2021 alors qu’un nouvel accord est en négociation avec cette catégorie de salariés.

Lufthansa prévoit de supprimer au total quelque 30.000 postes dans le cadre d’une restructuration face à la chute sans précédent du trafic aérien et à des perspectives sombres pour le secteur. À ce chiffre s’ajoute le départ de 7.500 personnes dans le cadre de la récente vente de la filiale de catering (traiteur) LSG.

Magasins Printemps : 450 emplois supprimés et fermeture dans 7 villes

Magasins Printemps : 450 emplois supprimés et fermeture dans 7 villes

Une des conséquences de la crise conjoncturelle liée à la situation sanitaire mais aussi à l’évolution culturelle de la distribution des biens et du commerce, 4 Printemps fermeront leurs portes à Paris (place d’Italie), Le Havre, Strasbourg et Metz. Et trois de la chaîne Citadium, s’adressant à une clientèle jeune, tireront le rideau à Paris (Champs-Élysées et Nation) et Toulon. Le groupe détient 19 grands magasins en France à son nom, ainsi que huit Citadium. Le «plan de relance» porte également sur une « adaptation et une mutualisation de certaines fonctions support ».

Le groupe détenu depuis 2013 par le fonds Disa envisage de supprimer au total près de 450 emplois, soit plus de 10 % des effectifs (3 000). Le Printemps assure que sa priorité « est d’accompagner les salariés concernés par ce projet avec des mesures appropriées et personnalisées ». Il fera également appel à « un partenaire pour la recherche de repreneurs » des magasins.

General Electric : 634 postes supprimés

General Electric : 634 postes supprimés

La CFDT de General Electric Grid Solutions a annoncé aujourd’hui dans un communiqué que le géant américain engageait un plan de restructuration de grande ampleur au niveau mondial.

En Europe, première zone impactée par ce plan, c’est la France qui sera le pays le plus touché: sur les 1 .989 salariés que compte Grid Solutions SAS (hors activités SWS qui ont été transférées au 1er octobre 2020 dans GE Digital), le plan de GE conduirait à supprimer quelque 634 postes.

Auchan : 1.475 postes supprimés

Auchan : 1.475 postes supprimés 

Près de 1500 emplois vont être supprimés après les plus de 500 emplois déjà supprimés début 2020.

 

« Ce plan n’est en rien lié aux événements récents. Dès le début du mois de janvier, nous avions annoncé la première étape de ce plan de transformation. Les circonstances en ont décidé autrement et nous avons donc reporté cette deuxième étape à maintenant. » Déclare la direction . « Contrairement à ce que d’aucuns peuvent penser, le Covid-19 n’a pas eu d’effet positif pour Auchan. »

Selon le responsable, les bons résultats enregistrés récemment par le groupe sont avant le fruit du plan engagé avant la crise : « Ces résultats ont commencé à se redresser dès le second semestre 2019. »

 

Pour appuyer son analyse, Auchan évoque un modèle des hypermarchés en pleine transformation, ce qui justifierait ces licenciements massifs. « Le contenu de certains métiers est en train d’être percuté par les nouvelles technologies », souligne-t-il. « L’hypermarché distributeur de produits qui sont alignés sur des gondoles à n’en plus finir est certainement derrière nous. Il doit véritablement devenir un centre de vie dans lequel on produit par exemple des pizzas fraîches ou des plats cuisinés. »

Échec annoncé du plan de relance : 160.000 emplois créés pour 1 million supprimés !

Échec annoncé du plan de relance : 160.000 emplois créés pour 1 million supprimés !

 

L’annonce par le Premier ministre d’une création de 160 000 emplois en 2021 paraît assez surréaliste. Notons que le nombre d’emplois supprimés en France a déjà atteint 600 000 au premier semestre et qu’on s’attend à une suppression totale en 2020 d’au moins un million. Ce chiffrage du Premier ministre sonne déjà comme un échec du plan de relance puisque le chômage constitue la priorité du moment.

La seconde observation n’est pas politique mais méthodologique. Ce chiffre de 160 000 avancées par Jean Castex est tout à fait approximatif voire fantaisiste. Il est particulièrement difficile de chiffrer le scénario dans ce domaine car de nombreux facteurs explicatifs pèsent sur la dynamique économique et l’emploi. Faut-il rappeler que dans le passé nombre de gouvernements ont déjà lu dans le marc de café pour annoncer des miracles en matière de création d’emplois. Faut-il aussi évoquer cet objectif du Medef de Gattaz  il y a quelques années de créer 1 million d’emplois !.

Concrètement il est vain d’espérer la création d’un chiffre précis d’emplois par contre on peut essayer de réunir les conditions qui favorisent la création de postes, des conditions économiques, sociales, technologiques, fiscales notamment.

Ce chiffrage est assez ridicule et  sonne déjà comme l’échec probable d’un plan de relance dont on ne sait pas très bien si c’est un plan d’urgence pour sauver de la faillite entreprises et emplois dans les mois prochains ou un plan destiné à préparer l’avenir dans les 20 ans.

Certains objecteront qu’on vise les deux objectifs. Le problème c’est que la mise en œuvre des moyens est différentes et surtout n’obéit pas aux mêmes calendriers. Pour les entreprises,  il s’agit de sauver les trésoreries afin qu’elles tiennent et évitent la faillite. C’est dès maintenant,  c’est-à-dire dès septembre qu’il  il faut accorder des facilités de crédit pour leur permettre de faire face aux échéances. De la même manière au plan socio-économique, la fin du dispositif de chômage partiel d’ ici la fin de l’année risque de tuer nombre d’entreprises. Le ministre de l’économie a seulement envisagé éventuellement de le prolonger. Or c’est dès  maintenant qu’ il faut annoncer qu’il sera pérennisé pour permettre aux entreprises de prévoir les conditions de prolongation de leur activité.

Le plan de relance, dont le budget est fixé à 100 milliards d’euros, est «un cadeau à la France pour relancer l’économie et lutter contre le chômage», a-t-il assuré. «Avec la crise, on va perdre 100 milliards de richesse nationale. Il s’agit de la reconstituer. Il y a un taux de chômage qui explose. On veut réinjecter massivement de l’argent dans l’économie. Si les entreprises repartent, il y a plus d’emplois, c’est aussi simple que cela» «L’objectif, c’est de donner du boulot aux entreprises et donc aux Françaises et aux Français», a ajouté Jean Castex. Des banalités évidentes mais un peu insuffisantes pour garantir le caractère opérationnel d’un plan de relance dont on ne sait pas exactement s’il vise l’urgence de la période ou  le plus long terme sur les 20 ans à venir

 

Castex- Plan de relance : création de 160.000 emplois pour 1 million supprimés !

Castex- Plan de relance : création de 160.000 emplois pour 1 million supprimés !

 

L’annonce par le Premier ministre d’une création de 160 000 emplois en 2021 paraît assez surréaliste. Notons que le nombre d’emplois supprimés en France a déjà atteint 600 000 au premier semestre et qu’on s’attend à une suppression totale en 2020 d’au moins un million. Ce chiffrage du Premier ministre sonne déjà comme une inefficacité du plan de relance puisque le chômage constitue la priorité du moment.

 

La seconde observation n’est pas politique mais méthodologique. Ce chiffre de 160 000 avancées par Jean Castex est tout à fait approximatif voire fantaisiste. Il est particulièrement difficile de chiffrer le scénario dans ce domaine car de nombreux facteurs explicatifs pèsent sur la dynamique économique et l’emploi. Faut-il rappeler que dans le passé nombre de gouvernements ont déjà lu dans le marc de café pour annoncer des miracles en matière de création d’emplois. Faut-il aussi évoquer cet objectif du Medef de Gattaz  il y a quelques années de créer 1 million d’emplois !.

Concrètement il est vain d’espérer la création d’un chiffre précis d’emplois par contre on peut essayer de réunir les conditions qui favorisent la création de postes, des conditions économiques, sociales, technologiques, fiscales notamment.

Ce chiffrage est assez ridicule et  sonne déjà comme l’échec probable d’un plan de relance dont on ne sait pas très bien si c’est un plan d’urgence pour sauver de la faillite entreprises et emplois dans les mois prochains ou un plan destiné à préparer l’avenir dans les 20 ans.

Certains objecteront qu’on vise les deux objectifs. Le problème c’est que la mise en œuvre des moyens est différentes et surtout n’obéit pas aux mêmes calendriers. Pour les entreprises,  il s’agit de sauver les trésoreries afin qu’elles tiennent et évitent la faillite. C’est dès maintenant,  c’est-à-dire dès septembre qu’il  il faut accorder des facilités de crédit pour leur permettre de faire face aux échéances. De la même manière au plan socio-économique, la fin du dispositif de chômage partiel d’ ici la fin de l’année risque de tuer nombre d’entreprises. Le ministre de l’économie a seulement envisagé éventuellement de le prolonger. Or c’est dès  maintenant qu’ il faut annoncer qu’il sera pérennisé pour permettre aux entreprises de prévoir les conditions de prolongation de leur activité.

Le plan de relance, dont le budget est fixé à 100 milliards d’euros, est «un cadeau à la France pour relancer l’économie et lutter contre le chômage», a-t-il assuré. «Avec la crise, on va perdre 100 milliards de richesse nationale. Il s’agit de la reconstituer. Il y a un taux de chômage qui explose. On veut réinjecter massivement de l’argent dans l’économie. Si les entreprises repartent, il y a plus d’emplois, c’est aussi simple que cela» «L’objectif, c’est de donner du boulot aux entreprises et donc aux Françaises et aux Français», a ajouté Jean Castex. Des banalités évidentes mais un peu insuffisantes pour garantir le caractère opérationnel d’un plan de relance dont on ne sait pas exactement s’il vise l’urgence de la période ou  le plus long terme sur les 20 ans à venir

 

Plan de relance : l’objectif de création de 160.000 emplois pour 1 million supprimés !

Plan de relance : l’objectif de création de 160.000 emplois pour 1 million supprimés !

 

L’annonce par le Premier ministre d’une création de 160 000 emplois en 2021 paraît assez surréaliste. Notons que le nombre d’emplois supprimés en France a déjà atteint 600 000 au premier semestre et qu’on s’attend à une suppression totale en 2020 d’au moins un million. Ce chiffrage du Premier ministre sonne déjà comme une inefficacité du plan de relance puisque le chômage constitue la priorité du moment.

 

La seconde observation n’est pas politique mais méthodologique. Ce chiffre de 160 000 avancées par Jean Castex est tout à fait approximatif voire fantaisiste. Il est particulièrement difficile de chiffrer le scénario dans ce domaine car de nombreux facteurs explicatifs pèsent sur la dynamique économique et l’emploi. Faut-il rappeler que dans le passé nombre de gouvernements ont déjà lu dans le marc de café pour annoncer des miracles en matière de création d’emplois. Faut-il aussi évoquer cet objectif du Medef de Gattaz  il y a quelques années de créer 1 million d’emplois !.

Concrètement il est vain d’espérer la création d’un chiffre précis d’emplois par contre on peut essayer de réunir les conditions qui favorisent la création de postes, des conditions économiques, sociales, technologiques, fiscales notamment.

Ce chiffrage est assez ridicule et  sonne déjà comme l’échec probable d’un plan de relance dont on ne sait pas très bien si c’est un plan d’urgence pour sauver de la faillite entreprises et emplois dans les mois prochains ou un plan destiné à préparer l’avenir dans les 20 ans.

Certains objecteront qu’on vise les deux objectifs. Le problème c’est que la mise en œuvre des moyens est différentes et surtout n’obéit pas aux mêmes calendriers. Pour les entreprises,  il s’agit de sauver les trésoreries afin qu’elles tiennent et évitent la faillite. C’est dès maintenant,  c’est-à-dire dès septembre qu’il  il faut accorder des facilités de crédit pour leur permettre de faire face aux échéances. De la même manière au plan socio-économique, la fin du dispositif de chômage partiel d’ ici la fin de l’année risque de tuer nombre d’entreprises. Le ministre de l’économie a seulement envisagé éventuellement de le prolonger. Or c’est dès  maintenant qu’ il faut annoncer qu’il sera pérennisé pour permettre aux entreprises de prévoir les conditions de prolongation de leur activité.

Le plan de relance, dont le budget est fixé à 100 milliards d’euros, est «un cadeau à la France pour relancer l’économie et lutter contre le chômage», a-t-il assuré. «Avec la crise, on va perdre 100 milliards de richesse nationale. Il s’agit de la reconstituer. Il y a un taux de chômage qui explose. On veut réinjecter massivement de l’argent dans l’économie. Si les entreprises repartent, il y a plus d’emplois, c’est aussi simple que cela» «L’objectif, c’est de donner du boulot aux entreprises et donc aux Françaises et aux Français», a ajouté Jean Castex. Des banalités évidentes mais un peu insuffisantes pour garantir le caractère opérationnel d’un plan de relance dont on ne sait pas exactement s’il vise l’urgence de la période ou  le plus long terme sur les 20 ans à venir

600 000 emplois supprimés au premier semestre et autant à attendre début 2021

600 000 emplois supprimés au premier semestre et autant à attendre début 2021

 

 

Alors que le système de chômage partiel agit comme une sorte de bouclier contre les licenciements, malgré tout, nombre d’entreprises ajuste leurs effectifs. Ainsi depuis le début de l’année 600 000 emplois ont été supprimés. On sait que le système de chômage partiel doit prendre fin presque partout à la fin de l’année. Conclusion, le processus d’allègement des effectifs va s’amplifier début 2021.

Un phénomène incontournable quand on sait qu’il va manquer en 2021 5 % de croissance par rapport à 2019. Cette baisse de 5 % du PIB se traduit mécaniquement par une hausse supplémentaire du chômage de l’ordre d’un million . D’où évidemment l’inquiétude particulière des ménages qui sont essentiellement sensibles à cet indicateur qui va peser sur le pouvoir d’achat et qui amène ceux qui le peuvent à privilégier l’épargne plutôt que la consommation.

 La seule question qui se pose est de savoir si le pouvoir actuel est en capacité de réinstaller la confiance pour faciliter la consommation premier soutien de la croissance puisque les investissements et les exportations sont eux nettement à la traîne.

Banque HSBC: 250 postes supprimés en France

Banque HSBC: 250 postes supprimés en France

La perspective de suppression de postes de la branche française de HSBC pose la question de savoir si cette  de banque compte effectivement s’ancrer davantage sur l’Europe continentale ou au contraire se replier en Grande-Bretagne. Certes des plans d’ajustement des effectifs étaient prévus depuis longtemps mais maintenant ils semblent s’accélérer.  HSBC promet cependant à ses clients d’être en quelque sorte une banque d’accès à l’Europe.

Une affaire qui est loin d’être résolue tellement les divergences sont grandes entre l’union européenne et la Grande-Bretagne précisément sur l’accès au marché financier européen par les Britanniques en cas de no deal.  La banque britannique a relancé mi-juin son programme de 35.000 suppressions d’emplois sur trois ans, qui avait été suspendu au plus fort de la crise sanitaire liée au nouveau coronavirus, venue s’ajouter aux difficultés que traversait déjà le groupe bancaire. En France cela se traduirait par la suppression de 255 postes sur 678 pour les activités de banque de marchés surtout.

Elle ajoute que sa stratégie vise à garantir que HSBC soit une banque internationale de premier plan en Europe, en créant “une banque continentale européenne intégrée ancrée à Paris” permettant notamment aux clients de HSBC à travers le monde d’avoir accès à l’Europe continentale.

Air France 7.600 postes supprimés ( ministre)

Air France 7.600 postes supprimés ( ministre)

 

Jean-Baptiste Djebbari a déclaré qu’il s’agissait effectivement des “chiffres qui ont été évoqués hier en comité d’entreprise extraordinaire

A propos des sept milliards d’euros de la part de l’Etat français pour faire face à la quasi-paralysie du trafic aérien mondial provoquée par la pandémie liée au nouveau coronavirus:

“Ce n’est pas sept milliards, comme je l’ai entendu, pour payer des plans sociaux, c’est sept milliards pour pouvoir survivre, pour pouvoir payer les salaires à la fin du mois (…) parce que c’est nécessaire”, a déclaré Jean-Baptiste Djebbari en réponse aux critiques, en soulignant que “chaque mois, Air France perd des centaines de millions d’euros actuellement”.

La restructuration prévue du réseau court-courrier en contrepartie de ce soutien gouvernemental, avec l’abandon des vols intérieurs pour lesquels il existe une solution alternative ferroviaire de moins de 2h30 afin de réduire les émissions de CO2, va par ailleurs automatiquement se solder par la fermeture de sites de maintenance régionaux, a-t-il concédé.

Avec la “contraction de 40% du réseau domestique” programmée, “il y aura trop de sites pour faire la maintenance de façon rationnelle sur le plan économique”, a dit Jean-Baptiste Djebbari.

400 millions d’emplois supprimés selon le BIT

400 millions d’emplois supprimés (selon le  BIT)

 

Suite à la crise sanitaire le bureau international du travail estime que le monde pourrait perdre à peu près 400 millions d’emplois d’ici la fin de l’année

Dans une nouvelle analyse, l’agence spécialisée des Nations unies souligne que le nombre d’heures de travail perdues dans le monde au premier semestre a été “largement supérieur à ce qui avait été prévu”.

Elle estime à 14% la chute du nombre global d’heures travaillées au deuxième trimestre liée à la pandémie, soit l’équivalent de 400 millions d’emplois à temps plein (sur la base de 48 heures par semaine).

Pour le quatrième trimestre, le BIT s’attend à une perte de 4,9% du volume total d’heures travaillées soit 140 millions d’emplois à temps plein. Mais un scénario plus sombre intégrant l’hypothèse d’une deuxième vague de la pandémie porte cette perte potentielle à 11,9% du volume d’heures travaillées, soit 340 millions d’emplois à temps plein.

“Les estimations ont revu en forte hausse les dommages causés par la pandémie à nos marchés du travail”, a déclaré le directeur général du BIT, Guy Ryder, lors d’une conférence de presse.

BMW : 10.000 intérimaires supprimés

BMW : 10.000 intérimaires supprimés

 

La ponction sociale continue chez la plupart des constructeurs. Il est clair que la demande s’est complètement écroulée pendant la période sanitaire;  les usines étaient la plupart à l’arrêt. Depuis on assiste à  l’écroulement de la demande. Cette demande devrait remonter surtout avec les mesures de soutien mais l’année 2020 est difficile à prévoir, des experts envisagent une réduction des immatriculations qui pourraient se situer dans une fourchette de 20 à 30 % pour l’année en cours. Après Renault après bien d’autres c’est au tour de BMW ne pas renouveler pas les contrats de 10.000 employés intérimaires afin de réduire ses coûts face à la crise du coronavirus, a-t-on appris auprès du constructeur vendredi.

La direction de BMW a annoncé vendredi la conclusion d’un accord avec le comité d’entreprise sur un ensemble de mesures touchant le personnel, dans le but d’assurer un “avenir viable” à l’entreprise.

L’objectif, dit cet accord, est de réduire les effectifs sans licenciement, via le non-remplacements des départs notamment.

Le groupe a également suspendu sa coopération avec Daimler sur le développement de la voiture autonome.

La décision a été prise par accord mutuel et amical entre les deux constructeurs concurrents. Cette collaboration, engagée l’an dernier, pourrait reprendre à une date ultérieure, a précisé Daimler dans un communiqué

BP : 10.000 emplois supprimés

BP : 10.000 emplois supprimés

Conséquence de la crise sanitaire qui a fait s’affaiblir  la demande mais aussi une évolution structurelle qui tendait à faire diminuer tendanciellement les besoins, les prix et les profits se sont écroulés- Ainsi,   groupe pétrolier BP a annoncé lundi la suppression de 10.000 emplois, soit environ 15% de ses effectifs, en raison de la crise provoquée par la pandémie liée au nouveau coronavirus et de la volonté de son directeur général Bernard Looney de réorienter la “major” vers les énergies renouvelables.

La répartition géographique des suppressions d’emplois n’a pas été dévoilée, mais elles pourraient concerner 2000 personnes au Royaume-Uni où le groupe emploie 15 000 personnes, a précisé à l’AFP une source proche du dossier.La hiérarchie ne sera pas épargnée puisque BP va réduire d’un tiers le nombre de hauts dirigeants, au nombre de 400 pour l’instant.

Le plan stratégique annoncé en février prévoyait déjà de constituer un groupe moins grand afin de pouvoir assurer un avenir moins dépendant des énergies fossiles. Le groupe s’est engagé à atteindre la neutralité carbone d’ici 2050.

 

Mais la crise sanitaire a tout changé et a poussé BP à prendre des mesures radicales.

Les cours du pétrole ont plongé depuis mars bien en dessous du seuil de rentabilité de BP, face à une demande déprimée par l’arrêt de l’activité pendant les confinements.

M. Looney explique que son groupe dépense beaucoup plus d’argent qu’il n’en fait entrer dans ses caisses, de l’ordre de plusieurs millions de dollars par jour.

BP avait déjà annoncé début avril une baisse drastique de 25 % de ses dépenses d’investissements et un programme d’économies de 2,5 milliards de dollars en 2021, qui devrait même être renforcé.

Mais contrairement à son concurrent Royal Dutch Shell, le groupe a décidé de maintenir son dividende, se privant de ce fait de marges de manœuvre financières.

Pour Russ Mould, analyste chez AJ Bell, interrogé par l’AFP, « réduire les coûts juste pour garder le dividende n’est pas vraiment une stratégie même si cela peut plaire aux actionnaires à court terme ».

Selon lui, BP serait moins contesté si M. Looney « décidait de se libérer de son dividende qui lui coûte 7 milliards de dollars par an pour rediriger une partie des fonds dans l’investissement de long terme ».

M. Mould rappelle que le groupe dépense près de 10 milliards de dollars par an dans les salaires.

BP pourrait ne pas être le seul groupe du secteur à annoncer des réductions d’effectifs.

Jusqu’à 30 000 emplois pourraient être supprimés d’ici 18 mois dans le secteur du pétrole et du gaz au Royaume-Uni, en raison de la déprime du marché, prévenait fin avril l’association professionnelle Oil and Gas UK.

Aérien–Ryanair : 3.000 emplois supprimés

Aérien–Ryanair :  3.000 emplois supprimés

La crise dans le transport aérien va évidemment se concrétiser par des pertes abyssales et un besoin d’aides financières dont beaucoup ne pourront pas être remboursées. Parallèlement, des plans de licenciement vont se développer 10 à 30 % du personnel pourraient être concernés. L’organisation internationale IATA a déjà calculé que le secteur avait perdu 250 milliards du fait du confinement. Le redressement n’interviendra pas avant 2021 voire 2022.

De son côté, Ryanair a annoncé vendredi son intention de supprimer jusqu’à 3.000 emplois, soit 15% de ses effectifs, et de négocier avec Boeing des reports de livraison en raison de la pandémie de coronavirus.

Il y a deux semaines encore, Michael O’Leary, le directeur général de la première compagnie aérienne à bas coûts d’Europe, déclarait prévoir un rebond de ses profits en 2021 et ne pas vouloir différer ses commandes d’appareils.

Mais dans un communiqué aux investisseurs, Ryanair a dit vendredi repousser de juin à juillet le redémarrage de ses activités, ajoutant qu’il prévoyait d’opérer à 50% de ses capacités sur les trois mois de juillet à septembre, sa période d’ordinaire la plus active.

La compagnie aérienne irlandaise a également déclaré revoir ses prévisions de croissance et de commandes d’appareils et négocier avec Boeing pour réduire le nombre de ses livraisons au cours des 24 prochains mois.

“Ryanair prévoit désormais que la reprise de la demande passagers et le retour à une politique tarifaire (au niveau de 2019) prendra au moins deux ans, jusqu’à l’été 2022 au plus tôt”, avertit Michael O’Leary dans le communiqué.

Autre compagnie irlandaise, Aer Lingus a annoncé à ses syndicats qu’elle cherchait à réduire ses effectifs de 20%, a-t-on appris vendredi de source proche des discussions.

La compagnie, qui appartient au groupe IAG, n’a pas souhaité faire de commentaire.

Une réduction de 20% des effectifs représenterait 800 à 900 employés, a précisé la même source, ajoutant que la direction envisageait la mise en place d’un plan de départs volontaires.

IAG, à qui appartiennent aussi British Airways, Iberia et Vueling, a déjà annoncé mardi qu’il pourrait supprimer jusqu’à 12.000 emplois au sein de la compagnie britannique.

Budget 2020 : 47 postes de fonctionnaires d’Etat supprimés sur 120 000 prévus !

Budget 2020 : 47 postes de fonctionnaires  d’Etat supprimés sur 120 000 prévus !

 

 

On pourrait évidemment rire si le sujet n’était pas aussi sérieux. On se souvient en effet que Macron avait promis de supprimer 120 000 postes de fonctionnaires sur la durée du quinquennat.

50 000 dans la fonction publique d’État et 70 000 dans les collectivités territoriales. Pour la fonction publique d’État, l’objectif est donc ramené de 50 000 à 10 500 d’ici 2022. Mais entre les suppressions annoncées et les créations de postes, le solde s’établira en 2020 à 47 postes supprimés. Rappelons quand même qu’on a augmenté le nombre de fonctionnaires de près d’un million en un peu plus  d’une dizaine d’années. Cette décision finalement de supprimer seulement 47 postes de fonctionnaires d’État montre la duplicité des objectifs et le caractère électoral du budget de 2020. Un caractère tout aussi électoral qui affectera sans doute les budgets de 2021 et 2022 dans la perspective des élections présidentielles. On objectera que certains secteurs  régaliens manquent d’effectif. C’est vrai pour la justice, la santé, la police notamment mais encore faut-il distinguer à l’intérieur de ces secteurs les actif et des emplois administratifs ou de logistique davantage discutables. Se pose aussi l’éternel question de la pertinence de l’intervention de l’État va bien aujourd’hui au-delà des champs régaliens sans compter que certaines missions de service public peuvent aussi être assurées par le privé entre(le transport scolaire par exemple ou la santé). D’une certaine manière, pour ne pas mécontenter les uns et les autres, le ministère du budget choisit l’immobilisme  de peur sans doute qui renaisse une forme ou sous une autre le mécontentement des gilets jaunes. On attend toujours évidemment cet audit systématique de tous les secteurs et de tous les rétablissements qui permettraient comme dans une entreprise d’envisager les redéploiements nécessaires en fonction des missions. Des audits  ne peuvent pas être pratiqués par des auditeurs extérieurs du fait du poids et des réticences des lobbys internes. S’il est clair que certaines missions justifient d’effectifs supplémentaires, il est tout aussi clair que nombre de fonctionnaires ne servent  pas à grand-chose sinon à complexifier un peu plus la vie économique et sociale.

 

 

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