Archive pour le Tag 'supprimés'

Budget 2020 : 47 postes de fonctionnaires d’Etat supprimés sur 120 000 prévus !

Budget 2020 : 47 postes de fonctionnaires  d’Etat supprimés sur 120 000 prévus !

 

 

On pourrait évidemment rire si le sujet n’était pas aussi sérieux. On se souvient en effet que Macron avait promis de supprimer 120 000 postes de fonctionnaires sur la durée du quinquennat.

50 000 dans la fonction publique d’État et 70 000 dans les collectivités territoriales. Pour la fonction publique d’État, l’objectif est donc ramené de 50 000 à 10 500 d’ici 2022. Mais entre les suppressions annoncées et les créations de postes, le solde s’établira en 2020 à 47 postes supprimés. Rappelons quand même qu’on a augmenté le nombre de fonctionnaires de près d’un million en un peu plus  d’une dizaine d’années. Cette décision finalement de supprimer seulement 47 postes de fonctionnaires d’État montre la duplicité des objectifs et le caractère électoral du budget de 2020. Un caractère tout aussi électoral qui affectera sans doute les budgets de 2021 et 2022 dans la perspective des élections présidentielles. On objectera que certains secteurs  régaliens manquent d’effectif. C’est vrai pour la justice, la santé, la police notamment mais encore faut-il distinguer à l’intérieur de ces secteurs les actif et des emplois administratifs ou de logistique davantage discutables. Se pose aussi l’éternel question de la pertinence de l’intervention de l’État va bien aujourd’hui au-delà des champs régaliens sans compter que certaines missions de service public peuvent aussi être assurées par le privé entre(le transport scolaire par exemple ou la santé). D’une certaine manière, pour ne pas mécontenter les uns et les autres, le ministère du budget choisit l’immobilisme  de peur sans doute qui renaisse une forme ou sous une autre le mécontentement des gilets jaunes. On attend toujours évidemment cet audit systématique de tous les secteurs et de tous les rétablissements qui permettraient comme dans une entreprise d’envisager les redéploiements nécessaires en fonction des missions. Des audits  ne peuvent pas être pratiqués par des auditeurs extérieurs du fait du poids et des réticences des lobbys internes. S’il est clair que certaines missions justifient d’effectifs supplémentaires, il est tout aussi clair que nombre de fonctionnaires ne servent  pas à grand-chose sinon à complexifier un peu plus la vie économique et sociale.

 

 

L’affaire Alstom : 1000 postes supprimés au lieu de 1000 créées

L’affaire Alstom : 1000 postes supprimés au lieu de 1000 créées

 

Socialement, le bilan est terrible, le pire c’est que la vente d’Alstom a été négociée par Macron qui en fait a bradé l’entreprise. C’est son principal conseiller au ministère qui a géré le dossier. Hugh Bailey, devenu responsable  des affaires publiques de GE France et  en avril 2019 directeur général de General Electric France.   Hugh Bailey, qui a rejoint GE en 2017, a la particularité d’avoir été conseiller pour les affaires industrielles et le financement à l’export au sein du cabinet d’Emmanuel Macron lorsque ce dernier était Ministre de l’Economie du gouvernement Valls entre l’été 2014 et l’été 2016. A l’époque, Emmanuel Macron avait piloté la vente de la branche énergie d’Alstom à General Electric, après avoir suivi le dossier de très près lorsqu’il était secrétaire général adjoint de l’Elysée auprès de François Hollande. Il y a plusieurs scandales dans ce dossier. D’abord celui du PDG Patrick Kron menaçé de poursuites judiciaires qui a liquidé Alstom électrique pour s’en débarrasser et qui au passage a touché un joli pactole. Le second scandale est lié  à la nomination du conseiller de Macron qui précisément a négocié la vente. Un pantouflage qui normalement est interdit. En réalité, la promesse de créer 1000 emplois était tout à fait illusoire et ne repose pas sur des dispositions juridiques. C’est une promesse politique soutenue par Macron. Au lieu de créer 1000 emplois on va en supprimer 1000.

Le géant américain General Electric a annoncé, mardi 28 mai, quelques jours après les élections européennes, envisager la suppression de plus de 1 000 postes en France. Dans le détail, le groupe américain, qui avait racheté en 2015 la branche énergie d’Alstom, envisage jusqu’à 792 suppressions de postes dans l’entité gaz et 252 dans celle dédiée aux fonctions supports, a précisé un porte-parole du groupe.

Emmanuel Macron était ministre de l’Economie au moment du rachat de la branche énergie d’Alstom par General Electric et il avait donné son feu vert. Aujourd’hui, ce rachat est pointé du doigt, notamment par Jean-Pierre Chevènement, ancien maire de Belfort :  »Il est apparu que cet accord soi-disant équilibré ne l’était pas. Il n’y avait pas égalité entre Alstom d’une part et General Electric de l’autre. Il y avait trois coentreprises où Alstom était en position minoritaire. Donc, il y a eu des erreurs à l’époque, a-t-il affirmé au micro de franceinfo. Après son rachat en 2015 de la branche énergie d’Alstom, General Electric s’était engagé à créer un millier d’emplois en France. Mais ces derniers n’ont jamais vu le jour. « A l’époque, Emmanuel Macron, qui était ministre de l’Economie, s’était engagé à soutenir l’emploi à Belfort, à être toujours présent aux côté des salariés », se souvient Damien Meslot, maire de Belfort.« Le ministre de l’Economie de l’époque était venu nous voir à Belfort pour nous dire, je cite : ‘Belfort a un avenir industriel. Votre activité a une importance stratégique pour la France et sera donc défendue. Vous pouvez compter sur moi’ », tient aussi à rappeler le député centriste Michel Zumkeller.

« Nous savons que le président de la République a rencontré le président de General Electric, Larry Culp, qui lui a fait part d’un projet de plan de licenciements. Emmanuel Macron a demandé que ce plan soit annoncé après les élections européennes », prévenait déjà Damien Meslot, le maire de Belfort, au micro de franceinfo, dès le 21 mai, alors que le plan de licenciements n’était qu’une rumeur insistante.

Alors que les syndicats de General Electric alertent les autorités depuis des semaines sur ce plan social, l’annonce de ces suppressions de postes est effectivement tombée deux jours après le scrutin.

J’espère que le président de la République et le gouvernement mettront la même énergie à créer de nouvelles activités à Belfort qu’ils en ont mis pour déplacer l’annonce du plan, après les élections européennes. Damien Meslotsur BFMTV

La secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie a nié que l’Etat ait été mis au courant de ces suppressions d’emplois avant les élections européennes. « On n’était pas plus au courant que les personnes concernées », a soutenu Agnès Pannier-Runacher sur franceinfo. Il faut noter que General Electric nouvel actionnaire d’Alstom électrique, comme Bouygues ancien actionnaire font aussi parti des généreux donateurs de la campagne de Macon. Une enquête est en cours sur ce sujet mais comme la plupart des affaires de ce type elle risque de finir en eau de boudin.

Nissan : 10.000 emplois supprimés dans le monde

Nissan : 10.000 emplois supprimés  dans le monde

 

 

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Avec Nissan,  la crise automobile se confirme même s’il y a des facteurs explicatifs spécifiques au constructeur japonais. On sait notamment qu’il existe une grave crise de management chez Nissan. Un élément qui a été aussi à l’origine de l’éviction de Carlos Ghosn. Certes Carlos Ghosn n’était pas complètement blanc mais la direction japonaise de Nissan a tenté de masquer des résultats financiers catastrophiques avec cette affaire. Le constructeur japonais, détenu à 43,4% par Renault, s’attend à réaliser sur l’exercice en cours sa plus mauvaise performance financière en 11 ans, avec une chute de son bénéfice d’exploitation de 28%. De très mauvais résultats qui découlent aussi d’une crise plus globale concernant l’ensemble du marché automobile.

. Le secteur pourrait bien connaître une crise assez grave pendant plusieurs années. Il y a d’abord une crise de surcapacités depuis que les ventes baissent par rapport à 2017. D’une manière générale,  nombre de candidats à l’achat s’interrogent sur le profil technique des prochains véhicules et ont eu tendance à prolonger la vie de leur automobile.  Le consultant AlixPartners estime que le secteur va souffrir du tassement des ventes non seulement en Chine mais aussi aux États-Unis et en Europe. On s’interroge aussi sur l’effet de normes de plus en plus contraignantes notamment de la part l’Europe  vis-à-vis des émissions polluantes. Or en Europe  curieusement, on vend davantage de gros véhicules que de petits de sorte que le bilan écologique global ne s’améliore pas bien au contraire. Par contre les ventes de diesel ont tendance, elles, à s’écrouler. Les restructurations du secteur seront justifiées par les évolutions technologiques (véhiculent unitairement plus économes en carburant, véhicules hybrides et véhicules électriques notamment). En attendant, on essaye de vendre à coups de rabais les surplus de production, ce qui ne favorise pas la profitabilité de l’activité à un moment où les investissements doivent être particulièrement importants pour les raisons évoquées précédemment. La profitabilité sera aussi beaucoup affectée par les énormes amendes dont vont  écoper à peu près tous les constructeurs de diesel qui ont mis en place des systèmes sophistiqués de tricherie pour limiter la mesure réelle des émissions polluantes. Le secteur est confronté actuellement à une baisse conjoncturelle de la demande (qui correspond au tassement, et général des PIB) qui génère des surcapacités mais la principale difficulté est structurelle  dans la mesure où rien n’indique encore qu’elle sera le véhicule d’avenir de masse. Tout cela pourrait bien se traduire par une certaine prudence des acheteurs  qui pourraient prolonger la vie de leur véhicule en attendant qu’une tendance plus nette se dégage.

 

Conforama : 1.900 postes supprimés

Conforama : 1.900 postes supprimés

Conforama, propriété du groupe sud-africain Steinhoff, va supprimer 1.900 postes en France, où 32 magasins vont fermer, a déclaré lundi à Reuters un membre du syndicat Force ouvrière de l’entreprise. Sur les 32 magasins supprimés, représentant 1.050 emplois, huit se trouvent en région parisienne dont deux à Paris, a déclaré Didier Pienne, représentant FO du comité d’entreprise de Conforama. “C’est un plan dur. On ne s’attendait pas à ce que ça fasse autant de dégâts”, a-t-il souligné, annonçant pour mardi la tenue d’un comité central d’entreprise. Steinhoff est en grandes difficultés financières après avoir admis fin 2017 des irrégularités comptables qui ont provoqué une crise de liquidités et l’ouverture d’enquêtes dans le monde.

Presse écrite : la moitié des journalistes américains ont été supprimés

Presse écrite : la moitié des journalistes américains ont été supprimés

 

C’est une véritable hécatombe des emplois dans la presse écrite américaine puisque les effectifs ont diminué d’environ 50 % en une dizaine d’années. En cause évidemment, l’émergence de nouveaux médias sur Internet ou les effectifs officiels eux ont doublé. Mais il faut aussi compter les milliers de sites non professionnels qui chaque jour décortiquent l’information et contribuent à une meilleure analyse des événements politiques, économiques, sociaux et sociétaux la tendance est donc à la réduction globale tout médias confondus des journalistes professionnels du fait de la prolifération de sites généralistes ou spécialisés qui donnent un autre éclairage que celui trop convenu des agences de presse, des gouvernements ou des grandes entreprises. Selon une étude publiée lundi par l’institut indépendant Pew Research Center. Les effectifs des journalistes de la presse écrite sont passés de 71.000 en 2008 à 39.000 fin 2017, la télévision, a vu ses effectifs quasiment inchangés (28.000 personnes), selon la même étude. Le nombre de journalistes officiant pour des sites d’information en ligne (non associés à un titre papier) a, lui, quasiment doublé, de 7.000 à 13.000, mais sa progression n’a pas suffi, loin s’en faut, à compenser la purge qu’ont connu les journaux dans le même temps. Au total, le nombre de journalistes travaillant dans une rédaction aux Etats-Unis a ainsi reculé de 23% entre 2008 et 2017

France Loisirs : 450 emplois supprimés

France Loisirs :  450 emplois supprimés

La conséquence d’une crise de l’édition mais aussi des de la concurrence avec  les plates-formes numériques comme Amazon.  Le club de livres France Loisirs, affecté, dans un secteur de l’édition en difficulté, prévoit de supprimer 450 emplois sur 1800 en France dans le cadre d’un plan de sauvegarde de l’emploi, a annoncé vendredi son patron Adrian Diaconu à l’AFP. « C’est une mesure d’urgence nécessaire pour trouver une solution de sortie de crise », a déclaré Adrian Diaconu, précisant avoir identifié un éventuel partenaire financier. La société est entrée en redressement judiciaire le 1er décembre 2017.

Airbus 3.700 postes supprimés sous le prétexte de l’A380 et de l’A400M

Airbus 3.700 postes supprimés sous le prétexte de l’A380 et de l’A400M

Sous prétexte des réductions de commandes de l’A 380 et de l’A 400 M, Airbus annonce 3700 suppressions de postes. Airbus se justifie en prétextant la baisse sur  l’A380 et de l’A400M. Deux types de productions très marginales par rapport à l’énorme succès de l’A320 dont les commandes explosent.  En fait c’est une vaste opération de restructuration avec délocalisation.  Airbus a annoncé  aux syndicats lors d’un comité européen le 7 mars à Toulouse le lancement de négociations pour ce plan d’”adaptation des effectifs”, Les usines allemandes de Brême et Augsbourg, l’usine espagnole de Séville, et le site britannique de Filton sont particulièrement concernés. Deux autres sites allemands, Hambourg et Stade, pourraient être aussi touchés. “Tout impact sur les effectifs sera discuté en premier avec nos partenaires sociaux et nous nous efforçons toujours de trouver les meilleures solutions pour nos salariés”, a dit le porte-parole d’Airbus. “Et nous avons un bon bilan dans la gestion de ces questions.” Or on sait qu’  Airbus augmente actuellement les cadences de programmes comme l’A320 et le long-courrier A350, sur fond de forte croissance du trafic attendue, notamment en Asie. Airbus a précisé qu’il communiquerait ultérieurement de plus amples informations sur l’avancée des discussions avec les partenaires sociaux. « Une dizaine de sites seront impactés en Europe et ce sera majoritairement des redéploiements », a expliqué un porte-parole d’Airbus, sans préciser les sites concernés.  « Dans un premier temps, la direction va réduire le +flex+, c’est-à-dire les intérims et les sous-traitants », a expliqué le représentant de FO chez Airbus Jean-Marc Escourrou. Il a précisé que « la plus impactée sera l’Allemagne avec 1.900 postes supprimés et l’Espagne avec 850 postes supprimés »« Il va y avoir des redéploiements en France : 400 suppressions de postes sur les chaînes, 70 sur les programmes », a-t-il encore indiqué. Pour le Royaume-Uni, ce seront 450 postes qui seront supprimés sur l’usine de Filton dont l’A400M est la seule activité, a souligné Yvonnick Dreno, un autre représentant FO. « La baisse de charge sur l’A400M les impacte à 100% », a-t-il expliqué. Soit un total de 3.670.

Sauver les bistrots (7000 supprimés chaque année)

Sauver les bistrots (7000 supprimés chaque année)

qui disparaissent ; 600 000 bistrots en 1960, 34 000 en 2016. Loïc Latour  réclame l’inscription du café français au patrimoine de l’Unesco.

 

« On peut effectivement se réjouir de voir le fléau de alcoolisme se réduire depuis une cinquantaine d’années, ce qui explique notamment la diminution régulière de du nombre de cafés. Pour autant le rôle sociétal  et m^me économique des bistrots  mérite d’^ter défendu en particulier dans les villages, ce que fait dans le Figaro Loïc Latour président de France Boissons, partenaire des Cafés, Hôtels et Restaurants (CHR) français depuis plus de 50 ans. France Boissons a publié il y a quelques semaines un Livre blanc intitulé Les cafés, une chance pour nos territoires, en partenariat avec l’AMRF (Association des Maires Ruraux de France), l’APVF (Association des Petites Villes de France) et Territoires, plateforme de promotion des territoires.

 

« En Eure-et-Loir, le dernier commerce d’un village est un café de pays qui fait aussi épicerie et agence postale, géré en régie par la municipalité. Au cœur des Pays de Savoie, des habitants reprennent la licence IV pour sauver leur dernier bistrot. Dans le Nord, un café se réinvente autour d’un magasin de produits de la ferme et d’une galerie photos. L’unique commerce d’un bourg du Lot s’est transformé pour devenir une café-brocante tendance.  Cette nécessité d’évoluer n’est pas réservée aux établissements de zones rurales ou périurbaines, elle est vitale pour l’ensemble de la filière. Une nouvelle génération de professionnels réinvente le café de proximité. Une décoration soignée, une offre de restauration locale de qualité, un bon café, des services (prises, wifi, …) mais également des concepts innovants (comme des espaces de co-working) font de ces nouveaux bars des lieux de vie et de travail à toute heure. Néanmoins, à l’échelle nationale, malgré ces belles réussites, nos partenaires de la filière Cafés-Hôtels-Restaurants sont durement frappés par la crise avec une moyenne de 7 000 fermetures par an ces dernières années, notamment dans les territoires ruraux et périurbains.

Il y avait 600 000 bistrots en France en 1960, il n’en reste que 34 669 en 2016, regroupés dans un peu plus de 10 000 communes (baromètre France boissons/CREDOC, «comprendre et répondre à la fragilisation de la filière CHR en France»). Pourtant, la demande de cafés de proximité n’a jamais été aussi forte. La volonté de renouer avec un lien social distendu, le dynamisme du tissu associatif, le développement du télétravail, la recherche de naturalité et de local, la raréfaction des services publics, tout concourt à réinstaller les cafés au cœur de nos villes et de nos villages. À l’heure des réseaux sociaux, le café peut redevenir le premier réseau social de proximité. Le retour du café dans nos territoires se construit avec les professionnels, les élus locaux, les pouvoirs publics mais aussi les acteurs de l’économie digitale qui tous contribuent à réinventer le café du coin. Ainsi, des collectivités ont choisi d’acheter les murs d’établissements pour les louer à des repreneurs, d’autres ont encouragé les points multi-services, ou l’accueil de services publics de proximité. Les cafés deviennent des lieux de conseil à l’image de l’initiative «le conseil du coin» lancée par les notaires. La redynamisation des cafés passe par une triple révolution de la qualité, de l’accueil et des services. Nous y travaillons en formant et en conseillant nos clients. Les pouvoirs publics accompagnent cette mutation avec la création des certifications comme «Maître restaurateur» ou «Qualité Tourisme». La licence IV a été réformée afin d’en faciliter le transfert. Les financements se diversifient à l’image des plateformes participatives qui accompagnent des projets de cafés innovants ou solidaires en complément des prêts bancaires ou brasseurs. Toutes ces initiatives vont dans le bon sens. Mais nous pouvons collectivement faire plus pour la reconquête de nos territoires perdus: alléger normes et fiscalité pesant sur les débits de boissons, instaurer des zones franches dans les bourgs en déclin, élaborer une réflexion sur les livraisons du dernier kilomètre en intégrant les distributeurs dans les instances de concertation, promouvoir la transformation des cafés en Maison de Services au Public, soutenir l’inscription des cafés français au patrimoine de l’UNESCO. Baisser le rideau et nous retirer de la diagonale du vide? Tel n’est pas notre choix. Nous avons besoin des cafés au cœur de nos vies. C’est vital pour l’emploi, l’attractivité et l’animation des villes et des villages. C’est pourquoi nous soutenons l’attribution du label «Grande cause nationale» 2018 aux centre-villes et centres-bourgs qui permettraient d’engager un plan d’action global pour construire des territoires attractifs avec le concours de tous les acteurs. »

 

Commerzbank (banque allemande) : 7.800 emplois supprimés

Commerzbank (banque allemande) : 7.800 emplois supprimés

 

La saignée des effectifs continue dans le secteur bancaire partout en Europe et même  dans le monde. Cette fois il s’agit dune banque  allemande  Commerzbank a informé son comité d’entreprise que 7.800 postes seront supprimés en Allemagne dans le cadre d’une restructuration annoncée en 2016, écrit le Handelsblatt mardi. Citant un document du comité d’entreprise, le quotidien financier ajoute que les coupes toucheront la quasi-totalité des fonctions de la deuxième banque allemande et observe que le comité d’entreprise veut davantage d’informations avant d’engager la négociation. Commerzbank avait publié en février un bénéfice trimestriel supérieur aux attentes mais elle jugeait qu’il lui fallait faire encore davantage d’efforts pour renouer avec une croissance durable. Le phénomène touche en particulier actuellement les banques européennes.  Plus de 30% des effectifs bancaires devraient disparaître en Europe d’ici 2025. Selon une étude de Citi, mais d’autres avancent le chiffre de 50%. En cause la révolution des moyens de paiement avec en particulier l’utilisation des Smartphones, la banalisation des banques en ligne et l’accentuation de la numérisation des opérations bancaires. Un secteur qui pourrait connaître le sort de la sidérurgie ou presque. 150 000 emplois ont déjà été supprimés en six mois et les restructurations devraient encore s’accélérer pour les banques européennes. En cause suffisance de rentabilité des activités bancaires. Le taux de rentabilité des activités de dépôt est plombé par le coût de main-d’œuvre (notamment nombre  d’agences et personnel) Il est par ailleurs menacé par la future existence de nouveaux moyens de paiement et la dématérialisation de certaines opérations mais le second volet de l’activité des banques, l’activité d’investissement souffre aussi d’un manque de retour financier lui aussi très gourmand en personnel. Dans un premier temps est donc probable que les banques européennes devront s’aligner si les critères de gestion des banques américaines qui ont supprimé près de 7 % des postes quand les banques européennes n’ont supprimé que quatre %. À plus long terme c’est peut-être l’existence même des les activités bancaires en tout cas leur structure actuelle qui pourrait être en cause et engendrer jusqu’à la moitié des emplois existants d’ici 10 ans. Les réductions d’effectifs vont devoir encore s’accentuer et s’accélérer si le secteur bancaire européen veut améliorer sa rentabilité et se rapprocher des niveaux atteints par les banques américaines, estiment des investisseurs. « Nous interprétons les suppressions de postes comme le signe d’un changement structurel et pas seulement conjoncturel vers des banques de plus petite taille », a dit Jamie Clarke, qui codirige la recherche macroéconomique de la société de gestion Liontrust. Moins d’un tiers des banques de la zone euro présentaient une structure leur permettant d’espérer dégager une rentabilité satisfaisante sur la durée contre 80% des banques américaines, selon une étude sur 300 grandes banques internationales publiée l’année dernière par le Fonds monétaire international. « Les banques américaines ont presque toutes fait ce qu’il y avait à faire et sont sur une pente ascendante », dit Chris Wheeler, analyste sur le secteur bancaire chez Atlantic Equities. La baisse des effectifs peut certes résulter de cessions d’activités en bloc sans se traduire nécessairement pas des destructions d’emploi. Mais les changements technologiques poussent les banques à fermer des agences ou à migrer vers des systèmes moins intensifs en main-d’œuvre. « Nous sommes dans un marché durablement baissier pour l’emploi dans le secteur bancaire parce que nous voyons que la technologie et l’automation détruisent finalement des postes dans la banque de détail », dit à Reuters Xavier VanHove, associé de la société de gestion THS Partners. De nombreuses banques européennes sont en pleine réflexion sur le sort de leurs activités de banque d’investissement avec des activités de marché particulièrement sur la sellette car gourmandes en fonds propres et aux marges comprimées par les évolutions technologiques. Et c’est évidemment la banque de détail qui serait la plus touchée. Les 37.000 agences qui font travailler 220.000 salariés sont aujourd’hui trop nombreuses. Avec 1 agence pour 1.720 habitants, la France (et l’Europe du sud en général) est trop bien pourvue. L’étude relève que dans les pays du nord de l’Europe ainsi qu’aux Pays-Bas, le nombre d’agences bancaires par habitant est trois fois moins important qu’en Espagne et en Italie. Et deux fois moins qu’en France. Les experts de Citi voient donc les banques françaises se mettre progressivement au niveau scandinave. Ce qui suppose de réduire de moitié leur réseau d’ici à 2025.

Volkswagen : 30.000 postes supprimés

Volkswagen : 30.000 postes supprimés

30.000 emplois seront supprimés dans le monde dans le cadre d’un plan visant à réaliser 3,7 milliards d’euros d’économies par an d’ici à 2020. Le groupe, qui outre la marque VW comprend également Audi, Seat ou encore Skoda et emploie 610.076 personnes au total, entend ainsi améliorer sa rentabilité et tourner le dos au scandale des émissions de ses véhicules diesel en investissant massivement dans les voitures électriques et les véhicules autonomes. Volkswagen compte ainsi mettre sur le marché plus de 30 modèles de véhicules purement électriques d’ici 2025. Les syndicats ont déclaré avoir accepté les réductions d’emploi contre la promesse du constructeur d’éviter les licenciements secs d’ici à 2025, en privilégiant les départs volontaires et la réduction des postes à temps partiel. Les suppressions d’emploi concerneront principalement l’Allemagne, avec 23.000 postes, mais aussi l’Amérique du Nord, le Brésil et l’Argentine. Volkswagen vise une augmentation de 25% de la productivité dans les usines allemandes, a annoncé le constructeur lors d’une conférence de presse. Le groupe entend faire passer la marge d’exploitation de sa marque éponyme à 4% d’ici à 2020, à comparer à une prévision de 2% pour cette année, un objectif cependant qualifié de « très ambitieux » par le patron de la marque, Herbert Diess. L’objectif d’une marge à 4% est en outre inférieur à celui de certains de ses concurrents généralistes, notamment Peugeot Citroën, qui vise 6% à l’horizon 2021. Les accords conclus avec les syndicats sur les réductions de coûts et les investissements sont le prélude à une nouvelle stratégie pour VW qui sera présentée dans les semaines à venir, a dit Hebert Diess. Les accords permettront d’améliorer la compétitivité et la productivité de la marque VW, a déclaré pour sa part le président du directoire du groupe, Matthias Müller. « La marque VW a besoin d’un vrai remaniement et c’est exactement ce que représente ce pacte pour l’avenir », a-t-il dit. « Tout le monde au sein de la marque VW a compris ce qui est en jeu: créer une marque VW forte et préparée aux défis du futur », a-t-il ajouté. Les dirigeants des organisations syndicales ont consenti aux suppressions de postes en échange de la promesse de la direction de créer de nouveaux emplois et de faire des investissements dans les véhicules électriques. VW s’est ainsi engagé à investir 3,5 milliards d’euros dans les technologies liées aux voitures électriques dans les années à venir et à créer 9.000 postes à la faveur de ces investissements, notamment sur les sites de Wolfsburg, dans le Land de Basse-Saxe, et Zwickau (Saxe).

(Reuters)

Mr Bricolage : 238 postes supprimés

Mr Bricolage : 238 postes  supprimés

 

Environ 10 % des effectifs seront supprimés et les magasins cédés  aux franchisés dans le cadre d’un plan stratégique prévoyant son recentrage sur son activité de services aux réseaux, passant par la cession ou la fermeture de ses magasins intégrés et la suppression de près de 10% de ses effectifs. Ce plan baptisé « rebond » vise à permettre au groupe de « renouer avec une croissance durable grâce à une redéfinition de son offre, une accélération de sa transformation digitale et une optimisation de son organisation », indique Mr Bricolage dans un communiqué. Il lui donnera des marges de manœuvre supplémentaires pour investir, développer son activité et sa rentabilité, ajoute-t-il. Le spécialiste du bricolage entend ainsi céder à ses franchisés la quasi-totalité de ses magasins détenus en propre, dont la perte opérationnelle a atteint 12,0 millions d’euros en 2015. Une trentaine de magasins seront ainsi cédés dans les deux ans, trente autres feront d’abord l’objet d’investissements visant à pérenniser leur activité avant leur cession (quelque 13 millions d’euros y seront investis dès 2017) tandis que 17 magasins structurellement déficitaires seront fermés en 2017. Le groupe, qui détient aujourd’hui 87 magasins intégrés, compte au total un réseau de 759 points de vente en France constitué de magasins franchisés aux enseignes Mr Bricolage et Les Briconautes et d’affiliés indépendants sans enseigne rattachés à la même centrale d’achats. Ces mesures se traduiront par la suppression de 238 postes sur un effectif total de 2.507. Délesté de ses magasins, le groupe entend se focaliser sur ses activités de services à son réseau, comme la gestion de la centrale d’achat, la logistique et les services support (informatique ou recrutement). En 2015, le groupe a vu son résultat net chuter de 31,5% à 9,6 millions d’euros et son bénéfice opérationnel reculer de 21% à 21,0 millions, sur un chiffre d’affaires consolidé en baisse de 2,7% à 529,5 millions.

PSA 2.000 emplois supprimés : pourquoi ?

PSA 2.000 emplois supprimés : pourquoi

 

 

 

Le groupe PSA qui a bien failli disparaître en 2014 à effectivement retrouvé une rentabilité financière. Pour autant l’avenir n’est pas assuré compte tenu de l’évolution des marchés, témoin le fait que PSA est en train de se faire doubler par Renault en Europe concernant les immatriculations. En cause un renouvellement de gamme insuffisant, la baisse des immatriculations diesel aussi le contexte international notamment relatif au Brexit.  Sur les neuf premiers mois de l’année, PSA a ainsi immatriculé près de 520 000 voitures particulières neuves en France. Soit une progression de 2,6 % dans un marché en croissance moyenne de 6,3 %, selon les dernières données publiées par le Comité français des constructeurs automobiles. Au cours de la même période, Renault en a immatriculé près de 485 000, avec une progression depuis le début de l’année de 9,2 %. En septembre, la marque au losange a même doublé son rival en termes de volume de vente. PSA a en effet connu une forte baisse par rapport à septembre 2015 (de 6,8 %), plombé notamment par les contre-performances de ses marques Citroën (- 13,5 %) et DS (- 12,2 %). Alors que Renault voit ses ventes bondir de 8,2 %. La donne est sensiblement la même sur le marché européen. Renault, qui bénéficie en ce moment du renouvellement d’une grande partie de sa gamme, a doublé son concurrent français en septembre, lui ravissant la seconde place européenne derrière l’allemand Volkswagen. Ses ventes ont ainsi progressé sur le dernier mois de 18,7 %, alors que PSA chutait de 5,2 %, par rapport à septembre 2015. Du coup, le nouveau plan prévoit environ 2.000 départs, essentiellement via des mobilités externes sécurisées et des dispenses d’activité pour les fins de carrière, mais aucun licenciement. « PSA poursuit la même politique, nous sommes depuis plusieurs années sur une tendance régulière de départs chaque année », observe Xavier Lelasseux, représentant CFDT chez PSA. « Nous aimerions plutôt que le groupe consacre cette énergie à mieux former les gens aux métiers de demain tant l’automobile a besoin de nouvelles compétences. » Les mesures présentées au CCE ne se traduiront pas automatiquement et dans la foulée par autant de suppressions de postes, car les salariés senior restent inscrits à l’effectif jusqu’à leur retraite tandis que certains ayant opté pour une mobilité externe pourront théoriquement revenir chez PSA si l’expérience ne s’avérait pas concluante. « Tout se fera sur la base du volontariat, et il y aura une certaine compensation en terme de CDI et d’alternants », a souligné de son côté Franck Don, représentant CFTC. Le groupe PSA, dont la France pèse toujours 68% de l’effectif mondial pour la division automobile, compte en effet recruter 1.000 personnes en CDI et 6.000 jeunes en alternance sur trois ans, la durée du nouvel accord de compétitivité signé en juillet dernier. Malgré à chaque fois un effet retard, l’effectif de Peugeot Citroën Automobiles France diminue toutefois bel et bien chaque année. Au 31 décembre 2015, il était tombé à 54.649 salariés – hors usines réintégrées dans le périmètre du groupe – contre 57.790 en 2014 et 61.882 en 2013, soit une baisse d’environ 3.000 personnes par an. Interrogé sur les derniers chiffres d’effectifs, le directeur financier Jean-Baptiste de Chatillon a refusé de faire un commentaire. « Le plan ‘Push to pass’, c’est d’abord l’agilité, ce n’est pas d’être statique, ni en terme de performance ni en terme de métier », a-t-il simplement répondu. « C’est bien de déployer notre plan de croissance en bougeant un petit peu les lignes pour aller vraiment au plus près du client (…) Et bien sûr, nous devons le faire dans les meilleurs conditions de compétitivité. » Le nouveau plan stratégique de PSA a pris le relais du plan de redressement « Back in the race », qui a permis à PSA de sortir de la grave crise financière qu’il a traversée en 2012 via un plan d’économies drastique et le recentrage de l’activité sur les marchés et les modèles les plus rentables. Le groupe, qui ne donne pas de prévisions pour 2016, vise une marge opérationnelle courante moyenne de 4% pour la division automobile sur la période 2016-2018 et une cible à 6% en 2021, ainsi qu’une croissance de 10% du chiffre d’affaires à changes constants entre 2015 et 2018.

(Avec Reuters)

Deutsche Bank : 20 000 postes supprimés

Deutsche Bank : 20 000 postes supprimés

Conséquences des activités de spéculation dans lesquelles la Banque allemande s’est lancée depuis les années  2000 au lieu de fiancer l’économie (comme d’autres banques), il faut maintenant boucher le trou qui représente des dizaines de milliards. Pas sûr encore que cela soit suffisant pour sauver la banque. Le directeur financier de Deutsche Bank a annoncé aux représentants du personnel le mois dernier que les suppressions d’emplois dans la banque pourraient être deux fois plus élevées que prévu, ce qui impliquerait la disparition de 10.000 postes supplémentaires, a déclaré à Reuters une personne directement au fait du dossier. Bien qu’aucune décision n’ait encore été prise, les propos tenus par Marcus Schenck lors d’une réunion interne laissent à penser que la banque allemande envisage d’importantes réductions de coûts supplémentaires, face à la menace d’une amende de plusieurs milliards d’euros et à une crise de confiance des investisseurs. « Marcus Schenck a dit que la banque aurait besoin de 10.000 suppressions d’emplois supplémentaires pour réduire les coûts », a déclaré, sous couvert d’anonymat, une personne ayant assisté à cette réunion.

(Avec Reuters)

Après Mory, Dim, encore 1.600 postes supprimés chez La Halle et André

Après Mory, Dim, encore 1.600 postes supprimés chez La Halle et André

1600 postes supprimés chez la halle et André, après ceux hier des 400 chez Dim et avant-hier plus de 2000 chez Mory ( Sans parler des nombreux licenciements dans des PME qui sont moins médiatisés).  La direction du groupe Vivarte (enseignes La Halle, André, Kookaï, Minelli, Caroll, Naf-Naf…), qui emploie plus de 17.000 salariés en France, a annoncé mardi la suppression de 1.600 postes, essentiellement dans ses magasins La Halle aux Vêtements, ont indiqué des sources syndicales. Le groupe Vivarte est en mauvaise posture plusieurs années : la baisse de la consommation a touché ses différents enseignes de prêt-à-porter et de chaussure et les ventes ont reculé de 10% en deux ans. A l’été 2014, le groupe avait pourtant réussi la restructuration de ses 2.8 milliards d’euros de dette, effaçant 2 milliards grâce à des accords d’abandon de créances. Mais la montée en gamme soudaine des magasins de La Halle et la hausse des prix des articles qui l’accompagnaient avaient surpris les clients, habitués à du vêtement à prix discount, et l’électrochoc n’avait pas dynamisé les ventes sur un marché ultra-concurrencé par Zara, H&M et Primark.  Lors de comités centraux d’entreprises (CCE) dans les enseignes, la fermeture de 174 magasins La Halle aux Vêtements (sur 620), s’accompagnant de 1.500 suppressions de postes, a été annoncée. 34 magasins André seront aussi fermés, avec une centaine de suppressions de postes, selon les sources syndicales. En 2013, près de 200 magasins avaient déjà été fermés. Un comité d’entreprise du chausseur André est programmé ce mardi, après-midi tandis qu’un plan de restructuration plus détaillé devrait être présenté aux salariés mercredi.

Ameublement : 1.000 emplois supprimés chez Mobilier européen (Fly, Atlas, Crozatier)

Ameublement : 1.000 emplois supprimés chez Mobilier européen (Fly, Atlas, Crozatier)

Sur les 3.676 employés du groupe, 1003 vont perdre leur emploi.  Le groupe en difficulté Mobilier européen, qui emploie plus de 3.600 personnes partout en France, devrait être cédé par morceaux à plusieurs repreneurs. La chambre commerciale du tribunal de grande instance a en effet donné son vert vendredi à cinq offres de reprises partielles, dont celle de Nicolas Finck pour les enseignes Fly, celle de But pour Atlas principalement et celle de Casalys pour reprendre des entités Crozatier. Toutes les enseignes franchisées devraient être reprises, mais une quarantaine de magasins gérés directement par Mobilier européen vont vraisemblablement devoir mettre la clé sous la porte, faute de repreneurs.  Tous les emplois du groupe ne pourront donc pas être sauvés. Le plan de reprise approuvé par la justice commerciale prévoit la suppression de 1003 emplois, dont plus de 320 à Kingersheim. Seuls 128 salariés se verront proposer des offres de reclassement.  Touché de plein fouet par la crise depuis deux ans et par une concurrence de plus en plus féroce de grandes enseignes parmi lesquelles Ikea, le numéro quatre français de l’ameublement, détenu par le groupe familial Rapp, avait été placé en redressement judiciaire au mois de septembre.

 

PSA : 3500 postes supprimés

PSA : 3500 postes supprimés

 

Nouvelle charrette chez PSA qui ne finit pas de réduire ses effectifs. . Un charette, qui représenterait environ 6% des effectifs actuels du groupe dans l’automobile en France, sera discuté lundi prochain avec les représentants syndicaux du groupe. Selon les sources, jusqu’à 1.500 personnes pourraient bénéficier d’un aménagement de fin de carrière l’an prochain, après 2.100 congés senior – deux fois plus que prévu – en 2014. D’après deux des sources, la version 2015 du Dispositif d’adéquation des emplois et des compétences (DAEC) conclu en juin prévoirait également 550 départs dans le cadre d’une « mobilité externe sécurisée » et 1.400 reclassements internes. Un porte-parole de PSA a confirmé la tenue lundi après-midi d’un comité central d’entreprise sur « le projet d’application pour 2015 des mesures emploi et compétence conclues avec l’ensemble des organisations syndicales en juin 2014, à la suite du Nouveau Contrat social », sans plus de précision sur les points qui seront abordés ce jour-là. Grâce au congé senior, un salarié peut essayer un autre travail hors de l’entreprise pendant la période qui le sépare de l’âge de la retraite, avec pour garantie de rester inscrit à l’effectif de PSA. Pour la société, la mesure est économique car elle ne verse que 70% du salaire. En échange des aménagements de fin de carrière, PSA a promis d’embaucher environ 2.000 jeunes en alternance l’an prochain, après 1.300 cette année. « C’est un engagement fort en faveur des jeunes alors que l’entreprise poursuit ses efforts de redressement », a déclaré à Reuters un porte-parole de PSA, citant le directeur des ressources humaines du groupe Philippe Dorge. Xavier Lelasseux, représentant CFDT chez PSA, craint toutefois qu’entre le départ de salariés en CDI et l’arrivée de jeunes en alternance, le compte n’y soit pas. D’autant que lors du dernier observatoire des métiers du groupe, 29% des postes ont été répertoriés en métier sensible, c’est-à-dire « dont les perspectives d’évolution vont entraîner une baisse probable des effectifs

 

Robotisation : 3 millions d’emplois supprimés d’ici 2025 ?

Robotisation : 3 millions d’emplois supprimés d’ici 2025 ?

 

Une étude intéressante qui essaye de mesurer l’impact du développement de robots sur l’emploi. Une étude toutefois un peu mécanique car qui fait l’impasse sur le développement de nouveaux services et de nouveaux produits aussi sur évolution de modes de vie. Ainsi plus de la moitié des produits consommés dans 20 ans sont aujourd’hui inconnus. Le débat sur l’apport positif ou négatif des robots dans l’économie doit donc être nuancé.  Selon un scénario jugé « tout à fait probable » par une étude de Roland Berger commandée par le JDD et publiée dimanche 26 octobre, les robots seraient responsables de la suppression de 3 millions d’emplois en France, d’ici à 2025 en raison de 20% des tâches devenues automatisées. Ainsi, « le taux de chômage en pertes brutes s’élèverait à 18% ». Quelques secteurs seraient épargnés, d’après l’étude. Pour la santé, la culture et l’éducation, aucune perte d’emploi ne serait à déplorer à cause des robots. L’environnement, la relation clients et les nouvelles technologies devraient encore mieux s’en sortir puisque 500.000 postes seraient créés dans ces domaines. A contrario, le bâtiment, l’industrie, l’agriculture, l’administration publique, l’armée, la police et le service aux entreprises devraient être particulièrement touchés. Toutefois avec l’automatisation, 30 milliards d’euros (recettes et économies) seraient engrangés et 13 milliards d’euros de pouvoir d’achat seraient libérés (en dividende et baisse de prix), d’après le cabinet de conseil Roland Berger. La robotisation va toucher « les classes moyennes, y compris les classes moyennes supérieures », explique Hakim El Karoui, associé au cabinet Roland Berger, dont les propos sont rapportés par le JDD. Il s’agirait des professions intellectuelles comme les comptables, les journalistes, les juristes, dont certaines tâches pourront être accomplies par des machines. Ce qui implique des problèmes posés « à notre modèle social », analyse le JDD d’autant plus que la classe moyenne repésente le « cœur de la démocratie » d’après Hakim El Karoui.

 

Emplois métallurgie : 260 000 postes supprimés d’ici 2025

Emplois métallurgie : 260 000 postes supprimés d’ici 2025

 

260 000 emplois menacés d’ici 2025 dont environ 30 000 seulemenet pourraient être sauvés grâce au pacte de responsabilité, un bilan très maigre pour ce fameux pacte de Hollande et la confirmation que l’industrie ne cesse de perdre de emplois en France. .  L’industrie représentait 25% des emplois en France en 1978 et seulement autour de 13% en 2014. . Les industries de la métallurgie devraient détruire un cinquième de leurs effectifs selon une étude présentée mardi aux partenaires sociaux, a indiqué la CFDT. Les allègements de charges autour du pacte de responsabilité auraient un « effet modeste » sur la dégradation de l’emploi.  Secteur en crise depuis quelques années, la situation de la métallurgie ne devrait pas s’améliorer dans les prochaines années. C’est ce que démontre une étude du cabinet BIPE présentée mardi 30 septembre aux partenaires sociaux, d’après la CFDT: Réalisée dans le cadre des négociations autour du pacte de responsabilité, l’étude précise en outre que les allègements de charges consentis aux entreprises atteindraient « un montant total d’environ 4 milliards d’euros sur la période 2014-2020″ et « dégageraient en moyenne 0,6 point de croissance par an », toujours selon la CFDT. Cela ne convainc pas le syndicat qui y voit un « effet modeste » sur la dégradation de l’emploi, permettant, « au mieux, de sauvegarder 67.000 emplois, s’ils étaient utilisés pour créer un choc d’investissement ». « Plus vraisemblablement, le nombre d’emplois sauvegardés s’établirait à 30.000 en ventilant les allègements de charges entre baisse des prix, investissement, augmentation de la masse salariale et reconstitution de trésorerie », ajoute le syndicat. Toutefois, il y a une lueur d’optimisme selon la CFDT. L’étude met en évidence « de réelles opportunités » en termes d’emploi dans la métallurgie: « l’effet ‘pacte de responsabilité’, conjugué aux départs à la retraite et aux mobilités externes, conduirait à un besoin annuel de 107.000 recrutements en moyenne, sur la période 2016-2025″. Dans le cadre du pacte de responsabilité, les branches professionnelles sont invitées à négocier sur l’emploi notamment, en échange des 40 milliards d’euros octroyés aux entreprises d’ici à 2017.

 

Microsoft : 18.000 postes supprimés

Microsoft : 18.000 postes supprimés

Microsoft a annoncé jeudi qu’il allait supprimer jusqu’à 18.000 postes, soit environ 14% de ses effectifs, justifiant sa décision par l’intégration de Nokia et par une réorientation de ses activités. Cette vague de licenciements est la plus forte annoncée par le groupe de Redmond depuis sa création, il y a 39 ans. Elle intervient cinq mois à peine après l’arrivée à sa tête de son nouveau directeur général Satya Nadella. « Nous allons simplifier notre manière de travailler pour permettre une meilleure maîtrise des coûts, devenir plus souple et avancer plus vite », a écrit Satya Nadella dans une note adressée aux employés du groupe et publiée jeudi. « Nous envisageons d’avoir moins de niveaux hiérarchiques, à la fois du sommet vers la base mais également à l’horizontale, pour accélérer la circulation de l’information et la prise de décision. » Le dirigeant de Microsoft a expliqué qu’il détaillerait ses axes de développement après la publication des résultats trimestriels, prévue le 22 juillet. Le groupe américain a précisé que ces suppressions de postes se traduiraient par le passage d’une charge avant-impôts de 1,1 à 1,6 milliard de dollars étalée sur les quatre prochains trimestres. L’ampleur des suppressions de postes a été bien accueillie à Wall Street, où le titre s’adjuge 1,5% à 44,79 dollars vers 17h00 GMT, surperformant nettement le marché. « C’est près du double de ce à quoi Wall Street s’attendait », a déclaré Daniel Ives, analyste chez FBR Capital Markets. « Nadella fait le ménage en vue du prochain exercice annuel. Il remet un peu d’ordre dans le bazar laissé par Steve Ballmer à son départ. »

 

Pacte de responsabilité : 250 000 emplois supprimés pour 200 000 créés

 

Pacte de responsabilité : 250 000 emplois supprimés pour 200 000 créés

 

D’après Bercy et le rapport   de l’assemblée nationale, le bilan du pacte de responsabilité ne sera pas auusi rose qu’annoncé. En fait il faudra prévoir 250 000 emplois supprimés (du fait des restrictions budgétaires) et 200  000 emplois créés ; et encore,  car en définitive tout dépendra de la croissance. Or précisément cette croissance ne sera pas au rendez vous ; les chiffres publiés par Markit  aujourd’hui pour juin annonce même une croissance zéro pour le premier semestre. Pas grand-chose donc à attendre en 2014.  En faiat un pacte qui faiat beaucoup de bruit pour rien et qui risque même d’être négatif sur le pan économique et social. 

Le texte,enregistré à la Présidence de l’Assemblée nationale le 18 juin 2014, et mis en ligne sur le site de l’assemblée le 20 juin  indique : « Selon les prévisions établies par le ministère des Finances et des comptes publics dont dispose la Rapporteure générale, le plan d’économies de 50 milliards d’euros proposé par le Gouvernement pour la période 2015 à 2017, soit une réduction des dépenses de plus de 2 points de PIB, aurait ainsi un impact négatif sur la croissance de 0,7 % par an en moyenne entre 2015 et 2017, et pourrait entraîner la suppression de 250 000 emplois à horizon 2017.  » Par ailleurs, l’impact récessif du plan d’économies sera contrebalancé par les effets positifs des mesures de relance programmées dans le cadre du Pacte de responsabilité et de solidarité et du CICE. (Crédit impôt pour la compétitivité et l’emploi)  Comme précédemment mentionné, ce pacte aurait pour effet, hors financement, de rehausser l’activité de 0,6 point àhorizon 2017 et de créer 190 000 emplois. « 

 

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