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Santé : Les vrais sujets d’une réforme

Santé :  Les vrais sujets d’une réforme

 

Dix organisations mutualistes et syndicales disent redouter, dans une tribune au « Monde », la politisation du débat sur l’articulation entre Sécurité sociale et complémentaires santé et invitent les parties prenantes à s’emparer des vrais sujets : poids excessif du coût de la santé dans le budget de certains foyers, déserts médicaux, etc.

 

Tribune.

 

Depuis 2019, le Haut conseil pour l’avenir de l’assurance-maladie (HCAAM) mène des réflexions sur la question de l’articulation entre la Sécurité sociale et les complémentaires santé.

Cette instance, qui réunit plus d’une soixantaine d’acteurs du monde de la protection sociale et qui produit des analyses et des avis préalables au travail législatif, est soumise, dans un contexte préélectoral, à une politisation de ses débats peu propice à leur bon achèvement.

Pourtant, le HCAAM est un lieu d’intelligence collective où les acteurs ne sont pas dans le conflit mais dans la recherche de solutions communes au bénéfice de l’intérêt général. Les signataires réaffirment l’intérêt d’une telle instance, nécessaire pour la démocratie sanitaire de notre pays, et condamnent fermement les instrumentalisations. Ils souhaitent que les prochains travaux retrouvent la sérénité nécessaire à la qualité des avis.

Alors que le reste à charge des Français est le plus bas d’Europe, une polémique nourrie enfle sur l’un des scénarios que cette instance documente, celui d’une étatisation de la complémentaire de santé, dite « grande Sécu ». Pour ne pas nous égarer dans une vaine polémique, nous souhaitons réaffirmer les enjeux auxquels les Français et notre système de santé sont confrontés.

Le débat sur l’articulation entre la Sécurité sociale et les complémentaires santé est pertinent dès lors qu’il réclame des réponses à de vraies interrogations, comme celles, par exemple, du poids excessif du coût de la santé dans le budget de certains foyers.

Mais ce débat et certaines solutions trop simplistes ne répondent pas, loin s’en faut, aux difficultés quotidiennes que vivent les Français. Déserts médicaux, allongement des délais pour obtenir un rendez-vous chez un médecin généraliste ou spécialiste, crise profonde de l’hôpital soumis à de dramatiques difficultés de recrutement, prise en charge insuffisante de la perte d’autonomie : voilà les principaux enjeux, immédiats, prioritaires, auxquels ils sont confrontés pour accéder aux soins.

Il faut, par ailleurs, sortir notre système de santé des ornières dont il ne peut se dégager depuis trop longtemps : complémentarité insuffisante entre les soins de ville et l’hôpital, excessivement sollicité, système exagérément organisé autour des soins au détriment de la prévention, autour de la croyance dans la toute-puissance d’un Etat central au détriment du formidable potentiel des acteurs de terrain : collectivités locales, associations de patients, professionnels de santé, partenaires sociaux, complémentaires santé… Un Etat central qui, face à la hausse des dépenses de santé sous le poids du vieillissement de la population, du développement des maladies chroniques et du progrès technique, ne trouve que des solutions comptables – ou le recours à la dette sociale – pour masquer temporairement les déficits qu’il génère structurellement.

Les préfets notés sur des sujets libres !

 

Les préfets notés sur des sujets libres !

 

On comprend évidemment que les préfets puissent être soumis un système d’évaluation compte tenu d’une gestion actuellement trop bureaucratique. Mais cette fois l’évaluation ne se fera pas sur la gestion globale des préfets mais sur des sujets qu’ils auront choisis parmi les priorités de l’État. Une curieuse conception de l’évaluation qui démontre à l’évidence le peu d’appétence dans l’administration pour l’évaluation des politiques publiques et de leurs responsables.

 

Finalement l’évaluation sera la carte comme les actions choisies par les préfets. La question se pose évidemment de l’indépendance des évaluateurs et de la pertinence de leur avis. On peut déjà en douter car c’est notateur de la haute administration elle-même hors champ de l’évaluation.

 

Chaque préfet de département dispose donc d’environ un mois pour choisir une dizaine de mesures, sur les quelque 70 «réformes prioritaires du gouvernement dont le pilotage comporte une dimension territoriale». Parmi lesquelles figurent notamment le déploiement du «plan vélo» et du «Pass Culture» ; la «rénovation énergétique des logements» ; la «limitation des effectifs de classes à 24» au primaire ; «l’accompagnement au numérique pour tous» ; ou encore la lutte contre «les violences faites aux femmes» et «la haine en ligne».

Raffarin : Hollande ne traite pas les vrais sujets

Raffarin : Hollande ne traite pas les vrais sujets

L’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin porte un jugement sévère sur la politique économique et sociale du gouvernement. Bien qu’il soit favorable à la loi travail, il pense que les réformes de François Hollande à la fois trop limitées, trop tardive et trop marquées de préoccupations politiciennes.

La France est-elle au bord d’une explosion sociale?
Je suis inquiet. Le pays gronde, en raison du double échec – politique et économique – du pouvoir, mais aussi en raison du sentiment profond que la politique ne traite pas les vrais sujets des Français.

La France est-elle irréformable ou le gouvernement se trompe-t-il, avec le projet de loi El Khomri, de calendrier et de méthode?
Je sais par expérience que le temps de la réforme, c’est généralement le début d’un quinquennat. Aujourd’hui, à la veille de l’élection présidentielle et comme ce fut le cas dans le quinquennat précédent – je pense à la TVA sociale –, on confond réforme et manœuvre.

 

Était-il nécessaire de réformer le Code du travail?
Il est vital de réformer le Code du travail et nous ne pouvons que soutenir cette ambition. Mais il est surtout vital de faire de l’emploi un sujet de l’état d’urgence, et de rechercher l’unité nationale pour ce combat.

 

 

Hollande joue dangereusement avec les sujets de société (Raffarin)

Hollande joue dangereusement avec  les sujets de société (Raffarin)

« Je suis inquiet pour l’état de la société [...]. Je suis inquiet de la gouvernance socialiste », a déclaré Jean-Pierre Raffarin, dimanche 26 janvier lors du Grand Jury RTL.  À son sens, François Hollande doit opérer « un volte-face », en particulier sur le terrain économique, sans quoi « nous allons vers une situation d’extrême crise », a-t-il estimé. « Hollande n’a pas de majorité. Au Sénat, les Verts, les communistes et les radicaux ne votent jamais. S’il est conscient de cette situation, et il l’est, je crains qu’il ne soit tenté de compenser par des mesures sociétales le désaccord » qui existe dans la société quant à sa politique.  « Je crains l’orientation économique qu’il fait payer à la société par des compensations sociétales, qui est au fond la façon par laquelle il arrive à fédérer sa majorité », a-t-il encore lancé, prenant le récent exemple du projet de loi sur l’IVG. « Il est très dangereux de jouer avec les sujets de société. Il ne faut pas monter les Français les uns contre les autres », a-t-il affirmé.




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