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« La sobriété est une partie de la solution,» Jean-Louis Chaussade (Suez)

« La sobriété est une partie de la solution,» Jean-Louis Chaussade (Suez)

Eviter les gaspillages une des solutions pour lutter contre le réchauffement climatique souligne Jean-Louis Chaussade, directeur général de Groupe Suez évoque comme solution (interview la Tribune)

 

Canicule, incendies, sécheresse… On a le sentiment d’une accélération de l’urgence climatique, mais aussi d’une certaine inertie des États dans la mise en oeuvre des engagements issus de la COP21. Quel regard portez-vous sur cette situation à l’heure de la COP24 ?

JEAN-LOUIS CHAUSSADE - La liste des événements qui prouvent le caractère de plus en plus prégnant de la problématique climatique est impressionnante. Cela peut certes en partie s’expliquer par un accès plus large à une information mondialisée qui n’existait pas auparavant. Mais j’ai aussi le sentiment que les événements climatiques sévères s’accélèrent, donnant corps progressivement aux prévisions du GIEC. Les températures augmentent clairement. 2018 va probablement être l’année la plus chaude depuis 1850 [date à partir de laquelle on a commencé à mesurer les températures, ndlr], alors que les 18 premières années du xxie siècle ont déjà atteint des records. Nous ne pouvons plus nier la nécessité de prendre dès aujourd’hui des mesures pour maîtriser le dérèglement climatique. Je fais partie de ceux qui en sont convaincus, et pas uniquement en tant que dirigeant du groupe Suez, mais aussi en tant que citoyen.

Où en sommes-nous ? Doit-on parler d’inaction ou d’une action insuffisante ? Je ne raisonne pas comme cela. Je pense que la transition d’un système vers l’autre, par exemple d’une économie linéaire à une économie circulaire, est extrêmement complexe. Un mouvement comme celui des « gilets jaunes » – sans vouloir le juger en tant que tel – en est un très bon révélateur. La population se rend compte de la nécessité de lutter contre le changement climatique, mais elle s’aperçoit aussi que cela implique de changer un certain nombre d’habitudes de vie. La transition énergétique n’est pas simple et peut prendre du temps.

Lorsque nous prenons des décisions qui vont dans le sens de la transition, nous nous heurtons également à la réalité. C’est pourquoi je pense que la transition doit être progressive. Si nous allons trop vite, nous risquons de tout bloquer ! Le choix de la vitesse est primordial et son pilotage politique est ardu. Les inflexions doivent être acceptables pour les populations, mais suffisamment rapides pour que la lutte contre le réchauffement climatique soit efficace.

Le mouvement des gilets jaunes montre aussi que la transition écologique doit s’accompagner de mesures sociales puisque c’est aux ménages les plus modestes que l’on demande le plus d’efforts…

L’empreinte environnementale de notre style de vie est inévitablement associée à nos modes de consommation. Quand on augmente les taxes sur les carburants, ceux qui prennent quotidiennement leur véhicule, d’après leur lieu d’habitation ou de travail, sont pénalisés. C’est pourquoi, il faut trouver des compensations, qui sont toutefois difficiles à identifier. Accorder des subventions sous la forme de réductions de la fiscalité sur les carburants nous ferait repartir à zéro. Cela illustre justement la complexité de la transition. J’apprécie la volonté du gouvernement de trouver d’autres méthodes, consistant par exemple à aider les ménages les plus modestes à changer de véhicule. Je pense en effet qu’il faut augmenter les mesures d’incitation, mais c’est difficile dans le cadre contraint qui est celui du budget de la France.

Une partie importante de la solution ne consiste-telle aussi dans la sobriété, à savoir la diminution de la consommation, notamment d’énergie ?

Je crois beaucoup à la sobriété dans les pays développés. Il y a des efforts possibles en termes d’économies d’énergie et nous pouvons imaginer une consommation énergétique globale qui serait en baisse, même en cas de croissance du PIB. Dans les pays en développement, en revanche, la croissance de la consommation énergétique est inévitable. L’objectif est alors de faire en sorte que l’énergie consommée soit la plus propre possible, en distinguant dans le mix énergétique ce qui est véritablement renouvelable, ce qui est peu polluant et ce qui l’est beaucoup. La sobriété fait donc partie de la solution, mais n’en est qu’une partie.

Ce raisonnement est également valable pour un autre sujet de la transition environnementale, celui du plastique. Dans tous les pays en développement de la planète, son usage s’intensifie, en raison de son utilité. Mais entre 8 et 12 millions de tonnes de plastique finissent chaque année dans les océans, dont plus de 60 % proviennent d’Asie. Or, nous ne pouvons pas empêcher les populations des pays en développement d’avoir accès à des produits peu chers, faciles d’utilisation et qui permettent une amélioration de leur vie. En même temps, si nous ne collectons pas ces emballages, les mers et océans seront si pollués que nous ne pourrons plus manger de poissons sans ingérer du plastique.

La technologie peut-elle aider les humains face au changement climatique ?

Certainement, et dans tous les domaines, à condition d’avoir une vision à moyen-long terme du type de vie et d’économie souhaité. Prenons l’exemple de l’eau : 40 % de la population mondiale vivra dans des zones de sécheresse à l’horizon 2035. La technologie, notamment les systèmes intelligents qui mesurent la consommation en temps réel, facilitent l’utilisation de l’eau tout en évitant le gaspillage. Nous proposons d’ores et déjà des solutions innovantes : la surveillance numérique des réseaux pour détecter les fuites en temps réel, le recyclage de l’eau qui répond aux besoins industriels tout en protégeant les nappes, et enfin le dessalement pour garantir l’approvisionnement en eau là où, malgré tous les efforts, il n’y en a pas assez. Mais il faut aussi gérer les usages, notamment de l’agriculture et de l’industrie, représentant respectivement 70 % et 20 % de la consommation d’eau.

Pour inciter les usagers à économiser l’eau, ne faudrait-il pas aussi que les collectivités locales en augmentent le prix – comme l’État tente de le faire pour les carburants ?

Nous pouvons vivre sans essence, voire sans électricité, même si c’est gênant, mais pas sans eau, qui est un bien commun. Lorsque l’eau est gratuite, la population ne réalise pas ce que représente cette ressource et ce que cela coûte de la produire. Il faut protéger cette ressource car il n’y en aura pas assez pour tout le monde.

Alors, comment établir le prix de l’eau ? La stratégie que nous avons toujours défendue chez Suez est celle de la « tarification éco-solidaire », consistant à fixer des tarifs progressifs et incrémentaux en fonction de la consommation. Les premiers 120 mètres cubes, correspondant aux besoins vitaux d’une famille, doivent rester accessibles à toutes les populations. Un prix un peu plus élevé peut en revanche être établi pour les besoins d’une famille dite « classique ». Et ce prix peut encore augmenter dès lors que l’eau, dite de « confort », sert par exemple à entretenir des piscines ou des voitures-( !!!! NDLR)).

Comment faire en sorte que la gestion des déchets contribue elle aussi davantage à la lutte contre le réchauffement climatique ?

En France et en Europe, le premier enjeu est celui d’une réduction de la production des déchets qui, après avoir diminué en période de baisse de l’activité économique, est aujourd’hui seulement stabilisée. Il s’agit ensuite de collecter les déchets le mieux possible, pour éviter les pollutions : les pays développés le font déjà, même si le système est perfectible. Nous devons développer la collecte sélective, qui n’est que partielle et commence à être intégrée dans les habitudes des ménages.

Le sujet de la valorisation est plus complexe. Mais il est indéniable que la production de matières premières recyclées consomme beaucoup moins d’énergie que celle de matières premières vierges. Une tonne de plastique recyclé représente, par rapport à la production d’une tonne de plastique vierge, une économie de cinq barils de pétrole ! Les émissions de CO2 sont donc aussi bien inférieures. Cependant, malgré cet avantage, le recyclage est encore confronté à des difficultés.

Tout d’abord, la valorisation matière n’est pas toujours possible. Aujourd’hui, malgré les efforts entrepris pour améliorer la collecte sélective, le refus de tri – la part des déchets triés refusés par les centres de tri – est de l’ordre de 30 %. Essayer de réduire encore ce taux engendrerait des coûts exponentiels, qui impliqueraient inévitablement une hausse de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères. Alors que ces déchets refusés, une fois transformés en combustibles solides de récupération (CSR), ont un pouvoir calorifique élevé. Il n’est donc pas possible de réduire la valorisation des déchets au seul recyclage : la valorisation énergétique doit aussi avoir sa place, notamment pour éviter l’enfouissement.

Ensuite, pour inciter les industriels comme Suez à continuer à investir dans des technologies permettant d’améliorer le tri et la valorisation, il ne suffit pas d’inciter à la production de matières premières recyclées : il faut aussi que ces matières aient un marché aval. Or, elles sont aujourd’hui confrontées à un problème de compétitivité. Les coûts fixes de production des matières premières secondaires les rendent particulièrement fragiles face à l’évolution, de plus en plus volatil et gigantesque, des cours mondiaux des matières premières vierges. Elles n’ont pas non plus les mêmes caractéristiques physiques. Le plastique vierge, par exemple, est toujours transparent, afin que le metteur sur le marché puisse lui donner la couleur de son choix, alors que celui recyclé, issu de plastique de diverses couleurs, ne peut pas l’être si l’on veut le produire à des coûts raisonnables. Il faut donc créer les conditions de la demande.

Comment faire ?

Les solutions existent mais l’économie circulaire est inévitablement aussi une économie collaborative, où rien ne fonctionne si tout le monde ne travaille pas ensemble : industriels, État et consommateurs. Ces derniers prennent conscience de la nécessité de préférer, lors de l’acte d’achat, la matière première recyclée à la vierge, et c’est une réelle victoire. Le succès de l’opération menée avec Head & Shoulders, TerraCycle et Carrefour, consistant à proposer des bouteilles de shampooing produites à partir de plastique collecté sur les plages et recyclé, confirme ce vif intérêt des consommateurs !

Cependant, le consommateur n’est pas prêt à surpayer de manière importante les produits environnementalement vertueux. Si les bouteilles de Head & Shoulders ont rencontré un vif succès, c’est aussi parce que leur prix était accessible pour le grand public. Afin de favoriser la compétitivité des matières recyclées, les pouvoirs publics peuvent encourager la prise en compte de l’empreinte environnementale en augmentant le prix du carbone. Ils peuvent aussi orienter le marché avec des subventions, ou inciter à intégrer une partie des matières recyclées dans la conception des nouveaux produits. Le gouvernement français travaille en ce sens avec les industriels, pour l’instant sur la base d’engagements volontaires. Je ne suis pas sûr que cela soit suffisant, mais c’est un premier pas intéressant. Il faut aussi que les industriels adaptent progressivement leur production de plastique, afin de tenir compte de la recyclabilité de leurs produits. L’enjeu est de trouver des solutions communes, acceptables et bénéfiques pour tous.

Vos clients les plus anciens sont les collectivités locales. Quelle est votre vision de la ville intelligente et résiliente du futur ?

Nous serons bientôt 9,5 milliards d’habitants sur Terre, dont plus de deux tiers urbains. Et les villes produiront deux tiers de la richesse mondiale. Ce rôle croissant joué par les villes va à mon sens produire trois changements. Tout d’abord, si les villes continuent de puiser les ressources nécessaires à leur survie (énergie, nourriture, eau, etc.) et de produire des déchets sans les recycler, c’est la soutenabilité de la ville elle-même qui sera en cause. Elles doivent devenir des « villes ressources », capables de produire au moins une partie de ce qu’elles consomment.

En deuxième lieu, face à une organisation urbaine de plus en plus complexe, les divers flux et services ne pourront plus y être gérés de manière individuelle et autonome. Afin de faciliter les choix et d’optimiser le fonctionnement global, il va donc falloir rendre les villes totalement interactives, en améliorant les échanges en temps réel entre tous les acteurs : l’ensemble des services publics (sécurité, éclairage, trafic, eau, déchets etc.), les usagers, les élus. La gestion du big data en temps réel est une formidable opportunité.

Enfin, puisque les transports et les moyens de communication le permettent désormais, nous dématérialisons complètement certaines activités. De plus en plus de personnes pourront choisir de vivre dans un endroit agréable bien que différent de celui de leur entreprise. Pour les villes, c’est un défi : il va falloir qu’elles restent attractives pour garder les talents.

Vous comme Gérard Mestrallet (1) allez bientôt laisser la place à des successeurs à la direction générale et à la présidence de Suez. Dans ce cadre, le conseil d’administration d’Engie réfléchit au sort de sa participation de 32 % dans votre groupe. Certains pensent que « c’est trop », d’autres « trop peu ». Engie pourrait soit vendre, soit lancer une offre afin de créer un grand groupe d’utilities alliant l’énergie, l’eau et les déchets. Que pensez-vous de cette dernière option ?

Ma vision est simple : Suez est un groupe d’envergure mondiale qui a l’avenir devant lui pour continuer de se développer en tant que société indépendante. Cela fait maintenant plus de dix ans que le groupe poursuit une telle stratégie. Nous sommes très satisfaits de notre actionnariat actuel. Fort de son appui, nous avons pu faire du groupe un leader mondial, présent sur les cinq continents, aussi bien dans le domaine municipal que chez les grands industriels.

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(1) Gérard Mestrallet, ancien président d’Engie, où il a été remplacé le 18 mai par Jean-Pierre Clamadieu, doit bientôt quitter son mandat à la présidence de Suez.

 

GDF Suez : le PDG ne touchera « que » 3.5 millions

GDF Suez : le PDG ne touchera « que » 3.5 millions

C’est la crise et le PDG de DDF a vu sa rémunération diminuer de 43% depuis 2011. Il ne touchera donc que 3.5 millions. Une information de la direction de GDF qui justifie ainsi salaires et primes de son PDG. Par ailleurs très critiqué à propos de sa retraite future de plus de 800 000 euros.  On comprend mieux les augmentations du gaz !  Décidée lors du Conseil d’administration du 10 décembre 2014, celle-ci prévoit, au titre de 2015, un salaire fixe de 1,4 million d’euros et une part variable de 476.000 euros. S’y ajoutent des « stock options » valorisées 1,68 millions d’euros, qui ne seront éventuellement acquises qu’en mars 2018, sous conditions de performances. Le communiqué précise que Gérard Mestrallet a décidé de renoncer à 1,344 euros prévus par le conseil dans sa part variable. Sur les 4,9 millions d’euros décidés mercredi par le conseil, révélés par la « Lettre de l’Expansion », le PDG ne touchera donc au maximum « que » 3,5 millions d’euros.  A 1,4 million d’euros, le salaire fixe du PDG est inchangé depuis plusieurs années. La part variable, fixée à 1,820 millions d’euros par le conseil, a de son côté augmenté puisqu’elle s’élevait à 1,630 million au titre de 2013, selon le rapport annuel du groupe. Le PDG renoncera toutefois à une part bien plus élevée de cette part variable l’an prochain. En 2013, il s’était privé de 50 % de son bonus pour ne toucher au maximum « que » 815.000 euros, « compte tenu de la situation difficile du secteur de l’Energie en Europe et des impacts sur le groupe (y compris les efforts demandés au personnel) », peut-on lire dans le rapport annuel. « Le groupe rappelle que, depuis 2010, la rémunération de Gérard Mestrallet (fixe et bonus) a été réduite de 43,4 %», insiste GDF Suez dans son communiqué.  Enfin, même s’il reste hypothétique, le montant des « stock options » a de son côté fortement augmenté, puisque les 150.000 « unités de performances » attribuées au PDG sont valorisées 1,68 million d’euros, contre 630.000 euros en 2013.

GDF Suez: l’Etat vend 3,1%

Faute de pouvoir fiancer Alstom compte tenu des déficits persistants, l’Etat vend des actions de GDF Suez ( mais conserve plus de 30%) . L’Etat français a cédé 3,1% du capital de GDF Suez pour un montant d’environ 1,5 milliard d’euros, ont annoncé mercredi le ministre des Finances Michel Sapin et le ministre de l’Economie Arnaud Montebourg. Des traders avaient auparavant indiqué à Reuters que l’opération qui portait sur 75 millions d’actions avait été réalisée à un prix de vente de 20,18 euros par titre, représentant une décote de 3% par rapport au prix de clôture de mardi soir. A 11h22, le titre GDF Suez recule de 2,31% à 20,33 euros, accusant ainsi la plus forte baisse de l’indice phare de la Bourse de Paris, le CAC 40, en baisse de 0,63% au même moment. « Cette opération s’inscrit dans le cadre d’une politique de gestion active des participations de l’Etat, qui doit permettre de dégager des ressources pour des secteurs porteurs de développement économique et pour le désendettement de l’Etat, dans le respect des intérêts patrimoniaux et stratégiques de l’Etat », lit-on dans le communiqué commun des deux ministres. Citi, Bank of America Merrill Lynch, Société générale et Goldman Sachs étaient les teneurs de livre conjoints de la transaction. L’Etat avait annoncé mardi envisager de vendre entre 3,1% et 3,6% du capital de GDF Suez. Bercy avait alors indiqué que le produit de cession de titres GDF Suez pourrait être utilisé pour financer l’entrée de l’Etat au capital d’Alstom. L’Etat a conclu dimanche un accord avec Bouygues qui lui accorde une option d’achat sur 20% du capital d’Alstom, dans le cadre de la reprise de l’essentiel de la branche énergie du groupe français par General Electric. « Ce montant (de la vente des titres GDF Suez, NDLR) représente pratiquement les 2,0 milliards d’euros nécessaires à la participation dans Alstom, nous pourrions assister à un rebond des autres noms cités comme des candidats potentiels à des placements sur le marché, comme Safran, ADP, EDF, Orange, Air France-KLM ou Areva », commente un vendeur actions en poste à Paris.  

 

GDF Suez va construire 125 éoliennes en mer

GDF Suez va construire 125 éoliennes  en mer

GDF Suez construira 124 éoliennes au large du Tréport (Seine-Maritime) d’une part, de l’île d’Yeu et de Noirmoutier (Vendée) d’autre part pour une capacité totale de 1.000 mégawatts (MW), équivalant à la puissance d’un réacteur nucléaire, pour un coût total de 4 milliards d’euros. GDF Suez, en partenariat avec le portugais EDP Renewables et le français Neoen Marine, s’appuiera sur une nouvelle turbine de 8 MW développée par Areva. Pour ce deuxième appel d’offres lancé en France pour des éoliennes en mer, ce consortium était face à un autre emmené par EDF. EDF Energies nouvelles, en partenariat avec l’allemand WDP offshore, avait proposé une turbine développée par Alstom d’une puissance de 6 MW. « Je souhaite que nous puissions disposer d’une capacité de production électrique en mer de 6.000 MW en 2020, ce qui permettra de couvrir 3,5% de notre consommation d’électricité », a déclaré Ségolène Royal lors d’une conférence de presse, contre 3.000 sur les appels d’offres attribués à ce jour. « Ma volonté est de faire en sorte que la France soit une des premières puissances écologiques d’Europe, elle en a les moyens, la capacité, les compétences », a-t-elle ajouté. Interrogée sur les raisons du choix de GDF Suez, Ségolène Royal a souligné que la course avait été serrée et qu’elle avait suivi l’avis de la Commission de régulation de l’énergie.  Le consortium emmené par GDF Suez misait surtout sur sa turbine de 8 MW – contre six pour celle d’Alstom –, qui permettra d’implanter 30 % d’éoliennes de moins que son concurrent, pour une production d’électricité équivalente.




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