Archive pour le Tag 'Stéphane'

L’influence des sites marchands est en réalité un phénomène commun (Stéphane Laurens)

 L’influence des sites marchands  est en réalité un phénomène commun   (Stéphane Laurens)

Le professeur de psychologie Stéphane Laurens réfute, dans une tribune au « Monde », l’idée d’un « danger » de manipulation par les algorithmes des sites marchands, alors qu’il s’agit de pratiques aussi vieilles que le commerce. Elle considère que c’est un phénomène très ancien dans le commerce. La seule différence qu’oublie  Stéphane Laurens  c’est que les outils d’influence sont autrement plus puissants. Rien n’avoir entre les effets d’une politique commerciale d’une marque en 1920 par exemple et les effets marketing d’aujourd’hui. Avant quelques centaines voire  au mieux quelques milliers de clients potentiels étaient touchés maintenant ce sont des millions voire des milliards comme Facebook. Le phénomène de masse écrase tout, la puissance de distribution étouffe toute autre concurrence.

 

Tribune. Dans le compte rendu d’une étude américaine sur l’influence des moteurs de recommandation sur nos choix et nos goûts, le chercheur Charles Cuvelliez mettait en garde ses lecteurs : « Nos goûts et préférences pourraient être manipulables par des outils. Un site peu scrupuleux peut donc nous amener à payer pour des biens de consommation qui ne nous plaisent pas forcément ou qui ne nous correspondent pas. Pis, ces mêmes outils nous inciteront aussi à payer plus cher pour des biens parce qu’ils nous font croire qu’on les aime ». (« Les moteurs de recommandation font plus qu’influencer nos choix : ils modifient nos goûts ! »Le Monde du 11 mai 2019).

Dans trois expériences, ces chercheurs américains manipulaient la notation de morceaux de musique, les présentant accompagnés de 1 à 5 étoiles, précisant aux participants que cette notation était calculée à partir de leurs préférences passées. Les résultats montraient que plus il y avait d’étoiles, plus les participants étaient disposés à acheter le morceau (« The Hidden Side Effects of Recommendation Systems », Gediminas Adomavicius, Jesse Bockstedt, Shawn P. Curley, Jingjing Zhang et Sam Ransbotham, MIT Sloan Management Review, hiver 2019). Adomavicius et ses collègues mentionnaient bien dans cet article le « côté obscur » des moteurs de recommandation et leur capacité à manipuler nos préférences sans que nous en ayons conscience.

Mais ce texte est lui-même un compte rendu d’une étude que ces mêmes auteurs ont publié en 2017. Or, dans l’étude initiale, le propos est bien différent : alors que le texte est dix fois plus long, il n’est jamais fait mention du moindre danger et les auteurs se contentent très brièvement de parler de biais dans les prises de décision des consommateurs (« Effects of Online Recommendations on Consumers’ Willingness to Pay », Gediminas Adomavicius, Jesse Bockstedt, Shawn P. Curley, et Jingjing Zhang, Information Systems Research n° 29/1, 2018).

Passons sur cet étrange cheminement qui voit les résultats d’une étude scientifique simplifiés et exagérés par les auteurs de cette même étude, et où un compte rendu est effectué non à partir de l’étude elle-même, mais de sa version écourtée et « colorée ».

Affaire Tapie : c’est pas moi, c’est l’autre ! (Stéphane Richard)

Affaire  Tapie : c’est pas moi,  c’est l’autre ! (Stéphane Richard)

 

 

La partie de ping-pong des responsabilités continues à propos de l’affaire tapie. Devant le tribunal qui juge l’escroquerie de tapie, Stéphane Richard actuel préside d’Orange et ancien directeur de cabinet de la ministre des finances renvoie la responsabilité sur Christine Lagarde. Or Christine Lagarde a été jugée pour cette affaire de façon très bienveillante puisque la justice a considéré simplement qu’elle avait fait preuve d’un peu de légèreté. Sans doute pour ne pas la mettre en difficulté comme présidente du fonds monétaire international. Finalement ce report de responsabilité sur Christine Lagarde seulement arrangerait bien tout le monde, d’abord le pouvoir et notamment les anciens responsables de l’Élysée à l’époque de Sarkozy, aussi le pouvoir actuel qui ne veut pas  inquiéter le patron d’Orange. On sait que tapie a participé directement à de très nombreuses réunions à l’Élysée justement sur sa propre affaire. Et l’arbitrage scandaleux a été permis grâce à l’influence de l’Élysée en échange de l’appui politique de tapie. Christine Lagarde est sans doute responsable mais elle aussi n’a fait qu’appliquer les consignes de Sarkozy et de son entourage. “Je n’ai nullement participé au choix des arbitres (…) Je n’ai pas participé à l’arbitrage, ni de près ni de loin”, a-t-il déclaré à la barre lors de son premier interrogatoire depuis le début du procès, dans lequel il comparaît depuis le 11 mars aux côté de cinq autres prévenus, dont Bernard Tapie. Stéphane Richard, 57 ans, a dit avoir été choqué à l’époque par le montant accordé par le tribunal arbitral à l’ancien homme d’affaires, qui estimait avoir été floué par le Crédit Lyonnais lors de la vente du fabricant allemand d’équipements de sport Adidas : 403 millions d’euros que Bernard Tapie a été condamné à rembourser dans le volet civil de cette affaire.“Comment ces trois arbitres ont pu (…) avoir la main aussi lourde ?” a dit le PDG d’Orange, qui a assuré avoir alors pensé immédiatement à un recours en annulation. Christine Lagarde a décidé de ne pas exercer de recours, ce qui lui a valu d’être condamnée pour “négligence” par la Cour de justice de la République, qui l’a cependant dispensée de peine. Cette décision “a été mûrement réfléchie, personnellement prise et assumée par Mme Lagarde”, a insisté Stéphane Richard, qui a dit n’avoir joué un rôle qu’en amont de l’arbitrage. “M. Nicolas Sarkozy ne m’a jamais parlé de ce dossier” mais “on peut penser” qu’il a été associé à la décision de recourir à l’arbitrage, a-t-il ajouté. Son principal accusateur est l’ancien directeur de l’APE, Bruno Bézard. “Il est évident que l’APE se donne le beau rôle en se présentant en gardien de l’orthodoxie”, a-t-il ironisé. Mais “il n’y a rien d’anormal dans le traitement de ce dossier”, s’est-il défendu. “J’ai pris quelques initiatives mais je ne vois pas en quoi ça peut constituer un quelconque délit.” !

Gilets jaunes: «Lâcher du lest» (Stéphane Richard, Orange)

 «Lâcher du lest» (Stéphane Richard, Orange)

 

C’est le premier patron qui prend position pour ouvrir les vannes d’une vraie négociation sur le pouvoir d’achat. . « Je crois qu’il va falloir qu’on entende la colère qui s’est manifestée, la frustration qu’elle exprime aussi, que ce soit à l’occasion peut-être de la fin de l’année ou des négociations salariales qui doivent se tenir », avait estimé Stéphane Richard, le PDG d’Orange, la veille sur Franceinfo, alors qu’il était l’invité de L’Interview éco. « Il va falloir qu’on prenne en compte ce qui se passe. Je ne pense pas qu’on puisse opposer le mur du système, le mur de la compétitivité, des équilibres financiers. (…) Il va falloir qu’on lâche du lest », soulignait le grand patron français, en évoquant « la responsabilité » des entreprises. Du côté du gouvernement, plusieurs options sont actuellement sur la table pour aider les salariés. Notamment une prime optionnelle et exceptionnelle de fin d’année, défiscalisée, et qui pourrait aller jusqu’à 1 000 euros versée aux salariés. Mais le problème c’est que l’Etat ne déteint pas d’autorité pour les salaires sauf pour le montant du SMIC et les fonctionnaires. Du coup la négociation entre les partenaires sociaux serait sans doute nettement préférable car on tiendrait alors qu’on des réalités et spécificités de chaque branche.

 

 

Assassinat du préfet Erignac « atteinte aux droits de la défense » !!! ‘(Stéphane Néré)

Assassinat du préfet Erignac « atteinte aux droits de la défense » !!! ‘(Stéphane Néré)

Évidemment on croit  rêver quand on entend  le  bâtonnier de l‘ordre des avocats au barreau d‘Ajaccio, Stéphane Nesa, considérer que Macron a porté atteinte aux droits de la défense concernant l‘assassinat du préfet Claude Erignac. Après la victoire électorale locale, on peut se demander si certains nationalistes corses ne sont pas tout simplement tombés sur la tête. Il faut en effet rappeler les propos de Macron : Au premier jour de sa visite officielle en Corse, le chef de l‘Etat a participé aux commémorations de l‘assassinat au préfet Claude Erignac, tué à Ajaccio le 6 février 1998 par un commando nationaliste. “Ce qui s‘est passé ici ne se justifie pas, ne se plaide pas, ne s‘explique pas, ce fut un assassinat, un attentat”, avait  souligné Emmanuel Macron dans son discours. Il est évident qu’il faut entendre là une approche politique de cet assassinat et non une approche juridique. Pour preuve,  Colonna a toujours bénéficié, et c’est fort légitime,  de l’assistance d’un avocat. Du coup le bâtonnier de l’ordre des avocats d’Ajaccio tombe lui aussi dans le piège de l’enflure médiatique en instrumentalisant un mot sorti de son contexte. L’argumentaire du bâtonnier touche au ridicule. “Malgré la douleur de la famille du préfet qui impose le plus profond respect et la plus grande empathie, on ne peut que s‘interroger sur cette formulation qui ne peut qu‘apparaître comme une atteinte aussi violente qu‘infondée aux droits de la défense”, estime Stéphane Nesa dans un communiqué. “Le président de la République affirme par ses propos (…) que certains justiciables ne sauraient bénéficier de l‘assistance d‘un avocat, au regard des actes qu‘ils ont commis et surtout de la personnalité et des fonctions occupées par la victime”, ajoute-t-il. Il est évident que depuis le résultat des élections régionales les pieds de certains autonomistes ne touchent plus par terre mais leurs excès notamment verbaux discréditent  leurs revendications. Preuve, il a fallu que l’entourage de Macron insiste beaucoup pour que le drapeau français soit présent aux côtés du drapeau corse lors de la rencontre avec Simeoni et Talamoni. Enivrés par le parfum de leur victoire électorale locale, les nationalistes tombent dans l’excès propre aux extrémistes. Ils oublient sans doute que le fameux peuple corse ne partage sans doute pas cette radicalité nationaliste. En effet l la majorité nationaliste et indépendantiste n’a obtenu qu’une majorité de résidents corses sur  un peu plus de 300 000 habitants mais les Corses officiels (INSSE)  sont trois à quatre fois plus nombreux à l’extérieur sans parler de ceux  qui se considèrent  Corses mais non recensés par l’INSEE puisque né en dehors de la Corse. Au total, ceux qui se revendiquent corses de culture sont au nombre d’environ 1 500 000. Or les nationalistes ont recueilli une majorité d’électeurs  sur une  population d’un peu plus de 300 000 habitants, soit autour de 10%. . Pour autant les nationaliste complètement enivrés du parfum d’une  élection locale (Macron avait obtenu une majorité en Corse aux présidentielles) tombent dans l’enflure verbale  et la caricature.  Contacté par Reuters, l‘entourage d‘Emmanuel Macron a estimé que cette “polémique n‘avait pas lieu d’être”. “L‘expression du président visait la notion d‘une défense politique et ne visait absolument pas la défense judiciaire”, a-t-on indiqué. “Son propos visait le sujet politique, il considère qu‘on ne peut pas plaider ni défendre un attentat contre un préfet”.

PS : non à la synthèse molle (Stéphane le Foll)

PS : non à la synthèse molle (Stéphane le Foll)

 

Stéphane le Foll candidat la direction du parti socialiste s’oppose à la stratégie de la gauche du parti qui veut un vaste rassemblement mais un rassemblement très flou. Bref la synthèse molle habituelle chez les socialistes (de Mitterrand à Hollande) qui s’unissent sur des propos radicaux très vagues mais qui une fois pouvoir font voler en éclats leurs programmes. « Cette idée qu’il suffit de rassembler et puis après on verra », c’est « l’ancienne méthode », a dit Stéphane Le Foll. « Ceux qui ont contesté la synthèse hollandaise sont maintenant les premiers à la revendiquer. J’ai même vu certains dire qu’il fallait une synthèse nouvelle ! », a ironisé Stéphane Le Foll, visant le député européen Emmanuel Maurel, représentant de l’aile gauche du parti. L’ancien ministre de l’Agriculture a aussi donné un coup de griffe à Olivier Faure, qui a reçu le soutien la semaine dernière de Martine Aubry, de l’ancien député vallsiste Philippe Doucet et du collectif des fédérations emmené par Sébastien Vincini.   »Je connais Olivier Faure, et (…) j’attends d’ailleurs de voir ce que va être le rassemblement qui va de (..) Martine Aubry (…) en passant peut-être par Valérie Rabault, jusqu’à Philippe Doucet qui était un proche de Manuel Valls. Je me dis simplement que si on repart comme ça (…) on risque de se retrouver après le congrès avec des sujets qui n’auront pas été traités, et qui ne seront traités qu’après, dans des moments où au contraire on aura besoin d’être rassemblés ». « Profitons de ce congrès pour essayer de clarifier les choses et c’est les militants qui doivent choisir », a-t-il dit.

Télé- Macron-Delahousse : une interview à la Stéphane Bern

Télé- Macron-Delahousse : une interview à la Stéphane Bern

Beaucoup ont été surpris par la nature de l’interview de Macron réalisée par le journaliste de Delahousse. Une sorte de visite du patrimoine monarchique en présence du maître des lieux. Une interview cependant très complaisante et de nature courtisane. Un peu comme les réalise le journaliste Stéphane Bern spécialisé dans les reportages concernant le patrimoine et les familles royales. Un Stéphane Bern par ailleurs très apprécié par l’opinion publique du fait de la qualité de ses émissions, de son style et de cette caractéristique indéfinissable qui tire ses reportages vers le positif et le merveilleux. Un peu l’exercice auquel s’est livré  le journaliste de France 2 en interviewant Macron. Tout était beau, tout était lisse, tout inspirait le positivisme. Bref pas vraiment une interview politique mais plutôt une mise en valeur de la grandeur de notre monarque républicain. Un président de la république qui évidemment ne manque pas de qualités et apporte enfin un peu de modernité dans la vie politique mais qui a parfois tendance à en faire des tonnes pour se valoriser et sacraliser sa fonction.

 

 

Stéphane Le Foll (PS) contre une opposition radicale au gouvernement

Stéphane Le Foll (PS) contre une opposition radicale au gouvernement

 

 

Si l’on en croit Stéphane le Foll, député TPS, ancien porte-parole du gouvernement plusieurs lignes vont coexister au sein du parti socialiste quant à l’attitude à avoir vis-à-vis de Macron. Par rapport au vote de confiance par exemple la ligne officielle est de voter contre mais certains pourraient voter pour et d’autres s’abstenir. Stéphane le Foll préconise d’adopter une attitude positive par rapport au gouvernement tout en restant dans l’opposition. Plusieurs députés socialistes ont aussi critiqué dimanche la position officielle du Parti socialiste, choisie samedi soir en conseil national, de voter contre la confiance au gouvernement d’Edouard Philippe. Il n’est pas certain toutefois qu’on procède à des exclusions ainsi que  le demandent certains comme la frondeuse Noël Marie Lienemann passée par tous les courants des rocardiens aux frondeurs. La principale ligne de partage se situe entre les  progressistes et la ligne crypto marxiste. ¨ Stéphane Le Foll, élu sans opposant de La République en marche face à lui, souhaite « faire évoluer » cette position afin que son parti « aille dans un certain sens, qui n’est pas une opposition radicale » au gouvernement. Parmi les 31 députés socialistes élus dimanche dernier, certains vont plus loin et ont fait savoir qu’ils iraient contre l’avis du PS. « Je souhaite voter la confiance au gouvernement », a annoncé dimanche le député Guillaume Garot sur franceinfo, qui se défend de donner un « chèque en blanc » à Emmanuel Macron. « Pour peser, pour être exigeant il faut d’abord afficher un soutien clair mais un soutien toujours exigeant », s’est-il justifié. Mardi dernier à la sortie d’un bureau politique, plusieurs membres appelaient à exclure les socialistes qui voteraient la confiance à Edouard Philippe, à l’image du sort réservé à l’ancien Premier ministre Manuel Valls. « Si on commence à exclure au moment où l’on veut reconstruire, je pense qu’on ira pas très loin », a réagi dimanche Guillaume Garot. Manuel Valls, élu sans l’étiquette socialiste ni celle de La République en marche malgré son appel à voter dès le premier tour de la présidentielle pour Emmanuel Macron, est pour l’instant inscrit comme député divers gauche. L’ancien premier ministre devrait tout de même siéger dans un groupe « progressiste », selon Le Parisien. Il retrouverait dans cette formation notamment des radicaux de gauche et un autre dissident socialiste, Olivier Falorni.

Notre-Dame-Des-Landes : Ségolène Royal fait la leçon à Stéphane le Foll

Notre-Dame-Des-Landes : Ségolène Royal fait la leçon à Stéphane le Foll

 

Hier sur BFM Ségolène Royal a clairement considéré que Stéphane le Foll,  porte-parole du gouvernement,  aurait mieux fait de se taire concernant le futur référendum sur le projet des repas à Notre-Dame des Landes. Puisque le premier ministre a décidé d’un référendum local Ségolène royal considère que les responsables nationaux n’ont pas à s’immiscer d’un côté ou de l’autre dans ce référendum. Or. Ségolène Royal a donc condamné la prise de position de Stéphane le Foll en faveur du oui. Elle a tout autant condamné le non préconisé par l’écolo Jean Vincent Placé devenu récemment ministre. Seconde divergence avec Manuel Valls, Ségolène Royal affirme qui l’est possible de modifier le champ géographique de ce référendum en l’étendant au-delà du seul département de Loire-Atlantique. La ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal, n’a pas renoncé à élargir le périmètre du référendum sur le projet d’aéroport de Notre-Dame-Des-Landes, près de Nantes, que le Premier ministre souhaite limiter au département de Loire-Atlantique. Manuel Valls a annoncé mardi que la consultation aurait lieu en juin et concernerait les seuls électeurs de ce département, le plus concerné par l’impact de ce projet. Ségolène Royal s’était déjà dite en faveur d’une consultation plus large. Elle est revenue à la charge jeudi soir dans une interview accordée à BFM TV. « Ce que j’ai entendu c’est que, autour de ce département, certains élus voulaient également être consultés. Le problème, c’est qu’il faut trouver un critère », a-t-elle expliqué. « Je leur ai dit ‘trouvez-moi un critère, parlons-en’. » A ce stade, l’ordonnance de convocation du référendum prévoit bien que la consultation aura lieu dans le périmètre où l’enquête publique a été menée, a-t-elle précisé. Mais « on ne peut pas à la fois dire il y a une consultation et en même temps il y a un texte, circulez, il n’y a rien à voir et on ne modifiera rien », a ajouté Ségolène Royal. Si un « critère objectif » permettant d’étendre le référendum au-delà de la Loire-Atlantique apparaît dans les semaines à venir, « pourquoi pas », a insisté la ministre. « À ce moment-là, nous en rediscuterons avec le Premier ministre. » Elle a égratigné au passage les membres du gouvernement qui ont pris position, soit pour dire qu’ils voteraient pour le futur aéroport, comme le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, soit au contraire pour dire qu’ils voteraient contre, comme l’écologiste Jean-Vincent Placé (réforme de l’Etat). « Je pense que ce n’est pas aux membres du gouvernement de se prononcer », a déclaré Ségolène Royal. « On ne peut pas à la fois restreindre cette consultation au département de Loire-Atlantique et ensuite, quand on n’est pas de ce département, commencer à donner des indications. »

(Avec Reuters)

Regroupement Orange SFR : « c’est Bouygues qui est demandeur » (Stéphane Richard)

Regroupement Orange SFR : « c’est Bouygues qui est demandeur » (Stéphane Richard)

Le patron d’Orange a tenu à préciser que la perspective d’un regroupement entre Orange et SFR découlait d’une  initiative de Bouygues et non d’Orange. On peut sans doute accorder un certain crédit à cette déclaration même si dans le passé Orange a souhaité cette restructuration. Commercialement la position de SFR est en effet relativement solide cependant à terme sa viabilité et notamment sa rentabilité peuvent susciter de légitimes inquiétudes. Du coup un accord avec Orange permettrait à Bouygues d’accéder aux équipements et à l’énorme portefeuille de clientèle d’Orange pour diffuser ses produits y compris ceux des chaînes télévisées et LCI. Cela éviterait aussi SFR de réaliser d’énormes investissements dont le retour financier est loin d’être assuré en raison aussi du développement du câble.  L’accord passé entre Bouygues et Orange risque de  modifier de façon assez fondamentale tant  le paysage des télécoms que celui de l’audiovisuel. Première conséquence,  le rachat de Bouygues Telecom par Orange va permettre à Bouygues de sortir d’une situation financièrement très délicate pour l’opérateur télécom. Cela risque aussi de freiner la concurrence acharnée que se livrent  les quatre opérateurs français et la régulation va s’en trouver largement modifiée.  Seconde conséquence, TF1  va pouvoir sortir la tête de l’eau en termes d’audience en accédant à un réseau beaucoup plus large d’auditeurs (nombre d’émissions télévisées sont regardés sur des iPhones et autres tablettes). Cette opération se produit aussi au moment où LCI propriétaire de propriété de TF1 va être diffusé sur la TNT ouvrant ainsi sur une cible beaucoup plus large. Il s’agit d’une première coopération qui pourrait ouvrir sur une intégration beaucoup plus importante.  Les deux opérateurs ont signé pendant les fêtes un accord de confidentialité qui lance officiellement leurs négociations. Pendant les fêtes, les discussions entre Orange et Bouygues Télécom se sont accélérées. Selon plusieurs sources, les deux opérateurs mobiles ont signé la veille de Noël un accord de confidentialité pour entamer leurs négociations. Le rachat de Bouygues Télécom par Orange se ferait pour 10 milliards d’euros dont environ 2 milliards d’euros en cash et 8 milliards payés en actions Orange. Bouygues deviendrait ainsi le deuxième actionnaire de l’opérateur historique à hauteur de 15%, derrière l’Etat. Martin Bouygues souhaite deux sièges d’administrateurs chez Orange dont un qu’il occuperait. Ultérieurement pourrait en fait se constituer un énorme groupe télécom et télévisuel. Pour obtenir l’accord de l’autorité de la concurrence, SFR sans doute comme Orange devront se défaire de quelques activités vraisemblablement au profit de Free. D’après le Canard enchaîné cette opération serait largement soutenue par le gouvernement qui voit là  une opportunité de peser sur la politique éditoriale de TF1 puisque l’État est le premier actionnaire d’Orange. Une manière aussi de contrebalancer l’influence de BFM considéré comme peu favorable au pouvoir actuel. De ce point de vue l’autorisation donnée à LCI d’être diffusé sur la TNT n’est sans doute pas à hasard mais s’inscrit dans cette vaste redistribution des cartes dans le paysage télévisuel et des télécoms.

Stéphane Le Foll : »pour un pacte sur les cochons »

Stéphane Le Foll : »pour un pacte sur les cochons »

Après le pacte de responsabilité, Le Foll propose un pacte sur les cochons. Un pacte sans réel contenu aussi efficace que le pacte de responsabilité. Avec surtout des obligations :  des obligations sur l’étiquetage de la viande. Bref des gadgets !. Stéphane Le Foll s’est donc rendu ce 12 juin dans le Morbihan pour répondre aux craintes de ces agriculteurs, sévèrement touchés par la baisse des prix de la viande. « J’ai pris un arrêté qui va encadrer les promotions deux mois par an. Il n’y aura pas le droit d’avoir des prix inférieurs à 50% par rapport à la moyenne constatée par rapport au mois précédent », a notamment annoncé le ministre de l’Agriculture. Outre cette lutte contre les promotions abusives, le porte-parole du gouvernement a aussi milité pour une harmonisation des étiquetages avec notamment un travail plus complet sur les ventes des pièces de porc à la découpe. « Dans ces ventes, il y a des choses qui ne sont pas très légales voire illégales« , a-t-il dénoncé sans pour autant craindre une importation de la viande de porc des pays européens. « Il y a des règles, la loi s’appliquera, les promotions seront pour tout le monde », a-t-il déclaré rappelant l’intérêt des Français sur l’origine et la traçabilité de la viande consommée.  En déplacement en Bretagne, où 60% de la production porcine est réalisée, Stéphane Le Foll a vivement soutenu les agriculteurs en publiant son « pacte porcin ». « Je veux bien que l’on me dise que l’on a des problèmes de compétitivité mais pour le moment ce n’est pas vrai. On doit remonter les prix de la viande de porc pour le producteur ».

Il faut supprimer les retraites-chapeaux (Stéphane Richard)

Il faut supprimer les retraites-chapeaux (Stéphane Richard)

Enfin un patron qui ose dénoncer le scandale des retraites chapeaux. « On perpétue une forme d’inégalité qui est difficile à admettre ». Stéphane Richard, le PDG d’Orange, appelle à la suppression des retraites-chapeau et préconise de laisser les entreprises fixer ses salaires. « Les salaires se fixent tous les ans alors que la retraite-chapeau, c’est une fois pour toutes », explique-t-il.  Une déclaration qui fait suite à la validation par l’État de la retraite-chapeau du patron de GDF-Suez, Gérard Mestrallet. « Cela suscite beaucoup d’émotion et on peut le comprendre », estime Stéphane Richard. Le PDG d’Orange faiat tout simplement preuve de bon sens. Le gouvernement vient en effet d’approuver la retraite complémentaire de 800 000 euros du patron de GDF tout simplement parce que c’était prévu. Or il était auusi prévu des dispositions pour l’âge, le montant de retraites de Français. Ces dispositions ont été revues du fait de la crise. On a demandé aux Français de faire des efforts. Pourquoi les grands patrons seraient-ils à l’écart de cet effort national de solidarité ? Parce que sans doute ils appartiennent à cette oligarchie qui pille les richesses  du pays ? Quand on connait la situation financière de GDF, on peut d’autant plus s’étonner. D’ailleurs la conséquence c’est l’augmentation régulière du gaz !

 




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