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Statistiques Covid: Prévoir des niveaux jamais atteints

Statistiques Covid: Prévoir des niveaux jamais atteints

 

C’est le pronostic du professeur de santé publique et d’épidémiologie Mahmoud Zureik  à l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines dans le JDD. 

 

le Royaume -Uni s’attend par exemple  à des chiffres de 200 000 contaminés par jour avec le variant Omicron 

 

 

Avec un variant aussi transmissible qu’Omicron, peut-on imaginer une société paralysée où une grande part de la population, infectée ou cas contact, reste chez elle?
C’est le souci principal actuellement. Nous allons probablement connaître des niveaux de contamination jamais atteints. En Grande-Bretagne, le nombre de cas dus à Omicron double en moins de deux jours. Le système de soins risque donc d’être sous tension extrême, et au-delà de l’hôpital, la demande en tests et en consultations de ville sera très importante. L’impact se fera d’abord sentir sur les professionnels de santé, avec un dilemme : s’ils sont contaminés et s’isolent, il n’y aura plus assez de soignants, mais s’ils restent, ils pourraient contaminer leurs collègues et leurs patients non-Covid. Ensuite, le pays pourrait être paralysé si les métiers en première ligne, comme les caissiers, ne peuvent pas être assurés.

 

Reste-t-il assez de non-vaccinés pour submerger nos hôpitaux?
Assurément, mais même les vaccinés le pourraient, car tous n’ont pas encore reçu leur troisième dose. Il est crucial de la faire le plus rapidement possible, surtout pour les personnes âgées ou immunodéprimées. Même si elles ne sont pas suffisantes, toutes les études montrent jusqu’à présent que deux doses n’offrent qu’une protection de l’ordre de 30% contre les formes symptomatiques liées à Omicron, alors qu’avec une triple dose, on arrive à 70-75%. Après le rappel vaccinal, les anticorps neutralisants sont parfois multipliés par plusieurs dizaines rapidement. Mais il reste une question importante sur laquelle on manque beaucoup d’informations : celle de la gravité. Quand bien même la sévérité d’Omicron serait deux ou trois fois moindre par rapport à Delta – ce qui est très peu probable –, si le nombre de cas double tous les deux jours, on aura beaucoup plus de cas graves qu’actuellement. Même si on est amené à être contaminé, il faut tout faire pour ne pas être infectés tous au même moment, car la prise en charge ne sera pas la même.

A-t-on une idée suffisamment précise de la situation en France?
Ce n’est pas un hasard si l’accélération de l’épidémie s’observe dans les pays qui séquencent le plus, comme le Danemark, le Royaume-Uni ou la Norvège. On ne peut pas exclure qu’il y ait aussi un décalage avec la France comme lors de précédentes vagues, mais l’exemple de ces pays souligne l’importance, pour le pilotage de la gestion de l’épidémie, de disposer de moyens de séquençage et de criblage avec des résultats rapides.

La vaccination des enfants, qui pourrait être lancée mercredi, peut-elle jouer un rôle dans la gestion de l’épidémie?
Actuellement, l’école est le moteur principal de la circulation virale dans les pays d’Europe de l’Ouest. Les enfants développent peu de formes graves, mais on est arrivé à un niveau jamais atteint d’hospitalisations pédiatriques : 210 nouvelles entrées la semaine dernière pour les 0-9 ans. Il y a donc un bénéfice individuel ­direct, en plus de leur permettre de conserver une scolarité et de limiter la transmission dans la société. Par ailleurs, aux États-Unis où des millions d’enfants ont été vaccinés, aucun signal important de sécurité n’est apparu. Il va falloir faire campagne pour cette vaccination, inciter réellement les parents et pas seulement l’ouvrir passivement aux volontaires.

Le conseil scientifique avait ­appelé le gouvernement a instaurer des restrictions significatives pour le Nouvel An. Ce qui a été décidé vendredi en conseil de défense est-il suffisant?
Les mesures annoncées vendredi sont très timides, pas de nature à pouvoir infléchir la courbe. L’exécutif n’a probablement pas voulu entraver les fêtes, car les gens sont de moins en moins enclins à faire des efforts substantiels, ce qui est normal après deux ans de restrictions. Une forme de lassitude voire de fatalité s’est installée. Mais la vague est bien là et Omicron risque de l’aggraver dangereusement. Le virus ne connaît ni le père Noël ni la Saint-Sylvestre. Les restrictions qui n’ont pas été adoptées cette ­semaine, comme le couvre-feu voulu par le conseil scientifique pour le Nouvel An ou le prolongement des vacances scolaires, risquent d’être annoncées prochainement dans l’urgence, avec des conditions sanitaires plus dégradées. Je n’exclus pas la possibilité qu’il y ait des annonces la semaine prochaine.

Comme l’a rappelé le Conseil constitutionnel, les meetings ne peuvent être soumis au passe sanitaire. Est-ce un danger sur le plan épidémiologique?
Le virus aime la foule, le contact physique, les lieux clos mal ventilés, les personnes qui crient et chantent la bouche et le nez découverts. C’est un tableau qui ressemble fortement à un meeting politique. Ce sont donc des lieux à risque – ce qui ne signifie pas qu’ils seront systématiquement des clusters, mais la contamination y est favorisée. Le Sars-CoV-2 se moque de l’agenda politique et des échéances électorales.

Ce risque est-il encore majoré avec le variant Omicron?
À l’évidence. Omicron est ­extrêmement transmissible, avec un taux de reproduction R probablement autour de 10, c’est-à-dire qu’une personne infectée en contamine dix. Mais c’est une moyenne : un super-contaminateur peut infecter 100, 1 000, 2 000 personnes ! Pour pouvoir les infecter, il faudrait être en contact avec elles, et les rassemblements présentent les meilleures occasions. En juillet, les matches de foot de la Coupe d’Europe se sont tenus avec beaucoup de monde et des conditions d’application des gestes barrière compliquées. Des études ont montré que c’était le point de départ d’un plateau haut au Royaume-Uni, qui n’a jamais vraiment baissé depuis.

Est-il plus dangereux de fréquenter un meeting que d’aller au cinéma?
Au cinéma, on parle moins, on ne chante pas : le risque existe, mais il est moindre. De plus, on va souvent à des meetings en transports en commun, où l’on parle fort et où l’on chante déjà, et les images nous montrent que le port du masque n’y est pas toujours respecté.

Avec le taux d’incidence actuel, quelles sont les chances qu’il y ait un porteur du Sars-CoV-2 dans un meeting?
Si on fait l’hypothèse d’un taux d’incidence de 500 pour 100.000 habitants – c’est le taux actuel –, dans une salle de 2.000 personnes, il y a 42% de risque qu’au moins dix d’entre elles soient porteuses du virus. Dans une salle de 5.000 personnes, cette probabilité monte à 99,9%.

Faudrait-il rendre le passe sanitaire obligatoire dans les rassemblements politiques?
La méthode de réduction du risque la plus efficace actuellement, c’est de ne pas faire ces meetings ou de réduire leur fréquence. Et si jamais on les maintient, il faut diminuer le nombre de participants, qu’ils fassent des autotests avant de venir, qu’ils portent un masque et ne crient pas… Ça en ­réduit l’intérêt. De plus, un meeting est une démonstration de force : si une jauge de 1.000 personnes est appliquée dans un endroit qui peut en accueillir 5.000, les organisateurs fermeront l’espace pour faire croire, par les images, qu’il y a beaucoup de monde. La solution pourrait être de basculer vers une autre forme d’animation politique, une campagne 2.0.

Qu’en est-il du porte-à-porte ou de la distribution de tracts sur les marchés, moments importants d’une campagne?
Le porte-à-porte est à éviter ­absolument. Quant aux tracts distribués en plein air, si on respecte les gestes barrière et qu’on porte le masque, le risque est bien moindre.

Les candidats à l’élection présidentielle ont des avis différents sur le port du masque et la vaccination. Avez-vous des médailles d’exemplarité à décerner?
On voit bien que ce n’est pas le souci des candidats. Autant les candidats qui sont contre ces mesures font du bruit, autant les candidats qui sont pro-vaccination ne font pas vraiment campagne pour, de peur de heurter la partie réticente de la population. Depuis dix jours à la radio, qui est souvent filmée, de plus en plus de politiques portent le masque : il y a eu un petit effort, mais pas de message d’exemplarité pour sensibiliser les gens. Vraiment, ça manque. C’est comme s’ils avaient peur que ce message passe pour un soutien au gouvernement, alors que ce sont des considérations de santé publique. Un candidat qui prétend à la plus haute fonction de l’Etat doit pouvoir être au-dessus de ces questions et être capable de dire : l’important, c’est de protéger les citoyens.

La probabilité qu’un(e) des deux finalistes l’attrape entre les deux tours de l’élection est de 4%

Peut-on imaginer une campagne avec des candidats régulièrement positifs et à l’isolement?
Les femmes et les hommes politiques sont au contact direct de beaucoup de gens, et quand on multiplie les contacts, la probabilité de se faire contaminer est importante. On l’a vu avec le président et le Premier ministre français, avec de nombreux dirigeants africains, par exemple, ou avec des candidats aux élections fédérales allemandes récemment. S’il y a 11 candidats déclarés, comme en 2017, avec un taux d’incidence de 500 pour 100.000 habitants et en considérant que leur risque d’exposition est doublé à cause des contacts fréquents, la probabilité qu’un de ces 11 candidats l’attrape lors d’une campagne de cent jours est de 79%. La probabilité qu’un(e) des deux finalistes l’attrape entre les deux tours de l’élection est de 4%. La gestion de ce risque sera essentielle dans la campagne.

Ces questions sont plutôt ­absentes du contenu des débats pour le moment…
Malgré la situation à l’hôpital et en ville, la santé en général et le Covid en particulier ne sont pas dans les thèmes favoris des candidats. A l’heure actuelle, aucun n’a formulé de stratégie à moyen ou long terme pour la santé et ­l’hôpital. Même les partis politiques n’ont jamais vraiment eu de vision ou de stratégie sur la gestion de crise.

Aux dernières municipales, de nombreuses personnes âgées n’avaient pas pris le risque d’aller voter. Que se passera-t-il si les prochaines élections tombent pendant un pic de contaminations?
Si la vague est très importante, le risque existe, mais il peut être relativement maîtrisé dans les bureaux de vote. Par contre, cela pourrait dissuader des électeurs de se déplacer : la vie démocratique s’en trouve affectée. A cet égard, il est dommage que le vote électronique n’ait pas été adopté en France.

Que pensez-vous du remplacement du passe sanitaire par un passe vaccinal?
C’est une bonne mesure, car les lits de réanimation sont majoritairement occupés par des personnes non vaccinées. C’est une forme de confinement des non-vaccinés, mais dont l’effet ne se fera sentir que dans les prochaines semaines. Le moment est venu d’avoir une stratégie à moyen et à long terme, en partant du constat que le virus sera parmi nous pendant des ­années voire des décennies – ce qui ne veut pas dire que la pandémie elle-même durera autant de temps. La réponse doit être mondiale et coordonnée. L’Organisation mondiale de la santé doit prendre un rôle important, pour ne pas devenir comme l’ONU, qui ne sert plus à grand-chose. Deuxièmement, la France doit établir une stratégie proactive, opérationnelle et claire, basée sur le télétravail, la ventilation et le contrôle de la qualité de l’air et une communication grand public sur ces défis. Il faut se donner les moyens de regarder loin. Nous vivons depuis deux ans des moments difficiles et nous allons affronter encore un hiver difficile, mais dans les difficultés la force se forge et l’espoir naît. L’humanité a toujours su se relever des défis majeurs qui lui ont été imposés. Les connaissances scientifiques actuelles et à venir avec l’aide des technologies sont une chance exceptionnelle pour y faire face rapidement.

Économie États-Unis: les mauvaises statistiques de l’emploi plombent la bourse et le moral

Économie États-Unis: les mauvaises statistiques de l’emploi plombent la bourse et le moral

 

 

Au-delà de la baisse enregistrée dans les valeurs boursières, ce sont surtout les mauvais chiffres de l’emploi qui sont inquiétants pour l’économie des États-Unis et même mondiale. Selon l’enquête mensuelle de la firme ADP, les créations d’emplois ont été de moitié à ce qui était prévu, soit 330.000 seulement.

En outre le vice président de la Fed a parallèlement laissé entendre que les taux pourraient à nouveau augmenter à partir de 2023, ce qui a aussi refroidi investisseurs et acteurs économiques. Pour Gregori Volokhine, de Meeschaert Financial Services, il y a le sentiment parmi les investisseurs que «les beaux jours sont derrière nous». «Les marchés actuellement punissent même des compagnies qui arrivent à surprendre en bien ou en très bien au niveau de leurs résultats», soulignait le gérant de fonds. «Cela veut dire que les investisseurs considèrent qu’on est arrivé à un sommet des bonnes nouvelles, une crête au niveau des profits et que cela annonce des jours plus difficiles», a-t-il ajouté.

L’ONU pour des statistiques ethniques en France pour lutter contre le «racisme systémique» !!!

L’ONU pour des statistiques ethniques e n France pour lutter contre le «racisme systémique» !!!

 

 

 

 

curieusement, l’ONU recommande à la France de recourir aux statistiques ethniques pour lutter contre entre  » le racisme systématique ». Une expression par ailleurs très vague en même temps qu’accusatrice. Si on ne peut nier que des formes de racisme existent en France par contre l’expression racisme systématique est complètement outrancière. Pas étonnant de la part l’ONU ou des courants contradictoires ne sont pas mécontents de mettre la France en difficulté. Notons aussi que la commissaire aux droits de l’homme Michelle Bachelet, socialiste n’a pas réussi grand chose au Chili sur le plan économique sans parler de réformes sociétales contestées et de scandales financiers la touchant directement.

Paradoxalement la France est toujours opposée jusqu’à leur a utilisé ces statistiques ethniques justement dans un objectif universaliste pour ne pas distinguer les différentes origines des Français. Cette recommandation de l’ONU sent règlement de comptes mais finalement serait effectivement utile même si cette recommandation est également inspirée par le courant woke.

 Un rapport publié le 28 juin indique que les États «devraient recueillir et publier des données complètes ventilées selon la race ou l’origine» et analyser «les effets cumulés des lois, des politiques et des pratiques sur certains groupes raciaux et ethniques en particulier». Le rapport va encore plus loin, considérant que «le fait de reconnaître expressément les personnes d’ascendance africaine dans les statistiques est également un pas vers la reconnaissance de leur identité et de leur héritage, qui va de pair avec leur droit à la dignité».

Pour l’instant en France il est interdit «de collecter ou de traiter des données à caractère personnel qui font apparaître, directement ou indirectement, les origines raciales ou ethniques, les opinions politiques, philosophiques ou religieuses ou l’appartenance syndicale des personnes, ou qui sont relatives à la santé ou à la vie sexuelle de celles-ci.» 

Un calcul bénéfice-risque qui prévaut dans le débat, à en croire le démographe à l’Ined Hervé Le Bras. « L’argument le plus développé est le risque de communautarisme. À partir du moment où vous êtes obligés d’appartenir à une catégorie ethnique, vous vous y identifiez de plus en plus, ce qui va à l’encontre de toute idée de citoyenneté française», analyse-t-il. Deuxième problème, selon le démographe, l’ethnicité n’est pas structurante de la société française, sans nier les discriminations existantes. «Dans des pays comme les États-Unis ou l’Afrique du Sud, le recensement ethnique permet d’identifier les descendants de l’esclavagisme. La racine de ces pays est l’esclavage ou l’apartheid», avance-t-il. «Ce qui n’est pas du tout le cas de la France, où les arrivées sont relativement récentes et bien plus mélangées.» Les statistiques ethniques ne s’inscriraient donc pas dans la tradition française, basée sur une citoyenneté indivisible.

 

Inversement certains considèrent que les statistiques ethniques seraient utiles pour mesurer l’implication des origines dans le phénomène des délits et autres criminalités.

Statistiques chômage : une différence de 700 000, une paille !

Statistiques chômage : une différence de 700 000, une paille !

 

« Pôle emploi n’est pas un outil statistique fiable. » avait dit  l’ancien ministre du travail Rebsamen qui avait  fortement critiqué la crédibilité des statistiques de pôle emploi, aussi le fait que le ministère du travail ne gère pas vraiment la loi du même nom. Concernant les statistiques le débat méthodologique ne présente pas beaucoup d’intérêt. En effet la différence entre les statistiques de pôle emploi et les statistiques du bureau international du travail (BIT) provienne du fait que dans un cas on enregistre  les chômeurs qui ne recherchent pas vraiment un emploi et pas dans l’autre. Sur cette base on pourrait sans doute retirer près d’un million de personnes qui ne recherchent pas vraiment un travail mais qui sont pourtant enregistrés comme demandeurs d’emploi. Ainsi, les jeunes de 15 à 24 ans sans travail ne touchent aucune indemnisation et beaucoup estiment ne pas avoir grand intérêt à se faire connaître de Pôle emploi. Ils ne seront pas compris dans la catégorie A tandis que l’Insee considérera qu’ils sont tout de même des chômeurs. Bref, « c’est bien parce que nous ne mesurons pas la même chose que nos résultats sont différents », résume Anne-Juliette Bessone, chef de la division synthèse et conjoncture du marché du travail à l’Insee. D’autant plus que les chiffres de Pôle emploi dépendent de critères purement administratifs : la suppression progressive de la dispense de recherche d’emploi pour les plus de 55 ans ou encore l’évolution des modalités de radiations et des dates d’actualisation de la situation a des effets importants sur les statistiques.  De toute manière les statistiques chômages sont à prendre avec des pincettes ce qu’avait d’ailleurs indiqué l’autorité de la statistique ce qu’avait dit aussi l’ancien ministre du travail ;  pourtant Myriam el Khomri à renvoyé Rebsamen dans ses baskets.  «Les chiffres de Pôle emploi sont fiables parce qu’ils sont validés par l’Autorité de la statistique», lui a-t-elle rétorqué sèchement. Tout en tentant d’expliquer les différences, réelles, avec ceux du BIT. «Ils ne comptabilisent pas la même chose, a-t-elle reconnu. Il y a des seniors qui ne sont pas obligés à la recherche d’emploi qui sont comptabilisés à Pôle emploi mais ne le sont pas par le BIT. Il y a des distinctions. D’ailleurs, d’après le BIT, le taux de chômage a baissé en 2015 alors que, de façon globale, il n’a pas baissé selon Pôle emploi». Curieuse manière, soit dit en passant, de ne pas dire qu’il a augmenté…

Faire baisser le chômage ou les statistiques

Faire baisser le chômage ou les statistiques

 

Comme l’a démontré encore un récent sondage Odoxa pour le Parisien et France Info la question du chômage est la première priorité des Français (56 %). Du coup Hollande qui s’est beaucoup étalé sur la problématique du terrorisme a bien été obligé d’intégrer cette préoccupation lors de son discours pour les vœux 2016. Pour cela,  le président de la république comptait surfer sur la reprise internationale annoncée par tous les experts en 2016 mais qui semble aujourd’hui contredite. Il est clair qu’avec une croissance ridicule (autour de 1 % en 2015)  et compte tenu de la démographie il était impossible d’inverser les tendances lourdes en matière d’emploi. En fait le bilan de Hollande en matière d’emploi est catastrophique puisque de 2012 à 2015, le nombre de chômeurs aura augmenté d’environ 600 000 (à comparer au 1 million supplémentaire du quinquennat de Sarkozy.). Pour la nouvelle année, plus de 50% des Français souhaitent voir le nombre de chômeurs diminuer selon un sondage. De nouvelles mesures seront annoncées en janvier par le Premier ministre Manuel Valls pour dynamiser le marché de l’emploi.  Le léger recul de 0,4% du chômage en novembre est-il de bonne augure pour 2016 ? C’est ce qu’espèrent la majorité des Français (56%) pour 2016 alors que  »faire baisser le chômage » occupe de nouveau la place de premier vœu pour l’année à venir parmi une dizaine de souhaits, selon un sondage publié jeudi 31 décembre et mené par Odoxa pour Le Parisien, France Info et l’entreprise MCI (événementiel). « Le record des chiffres du chômage en octobre » est ainsi l’événement économique le plus marquant de 2015 pour 63% des Français. Pôle emploi recensait fin octobre 3,59 millions de chômeurs en métropole, un record. La statistique a, depuis, légèrement baissé en novembre avec un nombre de demandeurs d’emploi inscrits en catégorie A qui a reculé de 15.000. Pour la nouvelle année, plus de 50% des Français souhaitent voir le nombre de chômeurs diminuer selon un sondage. De nouvelles mesures seront annoncées en janvier par le Premier ministre Manuel Valls pour dynamiser le marché de l’emploi. . Les perspectives demeurent cependant relativement sombres. En se fondant sur un taux de croissance de 1,5 % en 2016 l’INSEE espère simplement que le taux de chômage passera de 10,2 % à 10 %. Pas vraiment de quoi résorber le stock de chômage depuis l’arrivée de Hollande. Du coup on comprend mieux la proposition de mettre en formation 500 000 chômeurs d’autant que ces chômeurs en formation ne sont plus comptés dans les statistiques de la nouvelle méthodologie de pôle emploi. On peut se réjouir de ce vaste plan de formation qui aurait dû être mise en place depuis longtemps puisque malheureusement on sait que l’énorme manne des crédits de formation permanente ( 35 (milliards par an !) ne bénéficie qu’à la marge à ceux qui en ont le plus besoin :  les chômeurs. Cependant cela pourrait aussi être destiné à faire artificiellement diminuer les statistiques de chômage en tout cas à retarder leurs publications puisqu’il n’est pas certain que des chômeurs formés trouveront nécessairement un emploi. Tout dépendra en effet du niveau de reprise économique. De ce point de vue il ne faut guère escompter plus de 1,4 % pour la France comme le prévoit la BCE et peut-être moins en raison du ralentissement de l’activité mondiale.

François Fillon : « pour des statistiques ethniques »

 

François Fillon : « pour des statistiques ethniques »

 

Il est clair que la proposition de François Fillon dans ce domaine comme dans d’autres vise surtout à se démarquer de Sarkozy en vue des primaires de  2017 : il prend donc un positionnement politique très à droite. Pour autant on ne peut évacuer la question des statistiques ethniques d’un revers de main car la politique d’intégration constitue globalement un véritable échec notamment dans les banlieues. De ce point de vue la réaction négative des Français vis-à-vis des réfugiés de Syrie et d’ailleurs est largement hypothéqué par cet échec de l’intégration de population d’origine étrangère déjà présente en France « Si on veut vraiment piloter la politique d’immigration comme je le préconise, [...] il faut avoir la possibilité de savoir qui on accueille, ce que ces personnes deviennent, comment elles s’intègrent« . Pour savoir « quelle est la réalité du peuplement de notre pays [...], il faut des statistiques ethniques », a-t-il ajouté en insistant ensuite sur l’importance de faire sauter ce tabou. « Sinon, on restera dans le non-dit, le refus de la réalité. C’est cela qui est en train de faire monter la colère de nos concitoyens. François Fillon a alors assuré que ses propositions sur l’immigration étaient aujourd’hui reprises pour une large part par Les Républicains.  »80% des propositions qui ont été faites cette semaine par Nicolas Sarkozy » lors de sa « journée de travail » consacrée à l’immigration « sont dans le document que j’ai rendu public il y a un an sur l’immigration », a-t-il lâché au passage. Les statistiques ethniques ne sont pas autorisées en France et constituent un sujet sensible depuis de nombreuses années. Elles permettent de connaître le nombre et les origines des étrangers ou des personnes d’origines étrangères résidant dans l’Hexagone.  Le Conseil constitutionnel avait censuré en 2007 une mesure sur ces statistiques ethniques contenue dans le projet de loi sur l’immigration de Brice Hortefeux, en rappelant notamment que la Constitution établit « l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion ». En février dernier, le président François Hollande avait évoqué l’idée de statistiques ethniques en jugeant que ce débat « n’apporterait rien ». Son Premier ministre Manuel Valls avait toutefois relancé le débat en évoquant, après les attentats de janvier, un « apartheid territorial, social et ethnique » plombant les quartiers sensibles. En mars, Manuel Valls s’était également dit « prêt à avancer » sur une « réflexion » à ce propos, « dans un cadre constitutionnel ». 

Sanctions du FMI contre l’Argentine pour ses Statistiques truquées

Sanctions du FMI contre l’Argentine pour ses Statistiques truquées

L’Argentine a sans doute truqué ses statistiques économiques pour ne pas subir de pression supplémentaire des organismes préteurs. Le FMI va donc sévir. Pourtant le truquage des statistiques n’est pas un cas isolé ( voir ceux de la Grèce pour lui permettre de rejoindre la zone euro). En France par exemple, l’inflation est régulièrement sous évaluée pour n’avoir pas à relever salaires et pension. Personne ne peut croire sérieusement que l’inflation française a été limitée à environ 2% en 2012 avec la flambée de l’énergie, de l’alimentation et des impôts (ces deniers non pris en compte officiellement ; pourquoi ? mystère). L’inflation mesurée en période crise est faussée car la structure de consommation se modifie (exemple le prix des voitures diminuent mais on en achète beaucoup moins). L’argentine a sans doute forcé le trait. Le FMI a ouvert la voie vendredi à des sanctions contre l’Argentine, pouvant aller jusqu’à l’exclusion du Fonds, en adoptant pour la première fois de son histoire, une « déclaration de censure » contre le pays, accusé de tronquer ses statistiques économiques.  Dans un communiqué, le conseil d’administration du FMI, qui représente ses 188 Etats-membres, a appelé Buenos Aires à corriger « sans délai » les inexactitudes de ses statistiques de croissance et d’inflation et a fixé un nouvel ultimatum au pays pour fin septembre.   »Le conseil d’administration appelle l’Argentine à adopter sans délai les mesures visant à corriger les inexactitudes » de ses statistiques, indique le communiqué.  Dans le collimateur du FMI depuis juillet 2011, l’Argentine pourrait être privée d’accès aux ressources qu’elle verse au Fonds avant de se voir retirer ses droits de vote au sein de l’institution et, sanction ultime, d’en être exclue.  L’Argentine, qui a déjà un lourd passif avec le Fonds depuis sa faillite en 2001, est notamment accusée de minorer son inflation. En 2011, ses chiffres officiels faisaient état d’une inflation à 9,5% alors que les instituts privés l’avaient évaluée à plus du double (23%).  C’est la première fois dans l’histoire du Fonds monétaire international, créé en 1944, qu’une procédure de sanctions va aussi loin contre un pays en raison de problèmes de statistiques.  La Tchécoslovaquie reste le seul pays à avoir été exclu du FMI, au milieu des années 1950 alors que le pays était sous domination soviétique, mais le FMI n’avait pas alors utilisé cette procédure de « censure ».

 

 

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Statistiques chômage Etats Unis : l’escroquerie paye pour les traders avisés !

Statistiques  chômage Etats Unis : l’escroquerie paye pour les traders avisés !

 

Bien joué pour les analystes. Avec les statistiques truquées, la bourse de new York a fait un bond en début de séance puis s’est replié ; entre-temps les traders ont pris leurs bénéfices. Wall Street a d’abord réagi avec enthousiasme à la dernière statistique de l’emploi aux Etats-Unis, qui a révélé une nette et inattendue baisse du taux de chômage, mais l’approche de la « saison » des résultats de sociétés suscite quelques soucis qui ont motivé des prises de bénéfice en fin d’après-midi et amené les indices à finir en ordre dispersé vendredi. Le chômage a chuté de manière « inattendue » en septembre aux Etats-Unis, revenant à son niveau d’il y a presque quatre ans, une excellente nouvelle pour le président Barack Obama qui y a vu « un rappel que ce pays est allé trop loin pour faire demi-tour maintenant », à un mois de l’élection présidentielle. L’indice Dow Jones gagne 34,79 points (0,26%) à 13.610,15, après avoir inscrit en séance un pic de près de cinq ans de 13.661,87. Le S&P-500 cède 0,47 point (0,03%) à 1.460,93. Le Nasdaq Composite perd 13,27 points (0,42%) à 3.136,19. Sur l’ensemble de la semaine le Dow gagne 1,3%, le S&P-500 1,4% et le Nasdaq 0,6%. Le S&P-500 a gagné près de 17% depuis le début de l’année et reste bien parti pour sa meilleure performance annuelle depuis 2009, époque d’un rebond boursier après la crise financière amorcée l’année précédente. Le rétrogradage dans la dernière partie de la séance laisse penser que la Bourse aura toutefois du mal à faire de nouveaux progrès avec les résultats de sociétés qui commenceront à tomber la semaine prochaine, l’aluminier Alcoa ouvrant le bal comme à l’habitude.La prévision est d’une baisse de plus de 2% des bénéfices des sociétés du S&P-500, selon des données de Thomson Reuters. Ce serait la première depuis 2009.

 




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