Archive pour le Tag 'Standard & Poor’'

Standard & Poor’s : une amende de 1 milliard

Standard & Poor’s : une amende de 1 milliard

 

Curieux, cette fois c’est une agences de notation qui après plusieurs banques doit payer une amende aux Etats-Unis pout une mauvaise appréciation des risques des subprimes (sous-entendu pour avoir tacitement encouragé). La preuve que les thermomètres peuvent se tromper ( comme toues experts économiques et financiers). Pas sûr cependant que l’absence de thermomètres serait une meilleure solution.  L’agence de notation aurait accepté de payer une amende de 1 milliard de dollars aux Etats-Unis pour éviter que la justice la pénalise davantage pour avoir sous-évalué les risques de ces produits financiers.  Après les amendes record des banques, c’est au tour des agences de notation. Standard & Poor’s, aurait accepté de verser 1 milliard de dollars afin de s’épargner un procès pour avoir sous-évalué le risque des subprimes, selon l’AFP.  La plus connue des agences était soupçonnée par les autorités américaines d’avoir minimisé la dangerosité de ces produits financiers indexés à des crédits immobiliers à risque « subprimes », à l’origine de la plus grave crise financière des années 2000.  L’accord, qui est en phase de finalisation, devrait être annoncé d’ici la fin du premier trimestre, a ajouté la source anonyme de l’AFP.  Ce serait une première pour une agence de notation. Ses rivales Moody’s et Fitch Ratings ont aussi vu leur notation remises en cause, mais S&P est la seule à être poursuivie par les autorités américaines. Bien des banques, en revanche, ont réglé des amendes dans ce dossier, pour éviter d’avoir à s’expliquer devant un juge. Des pénalités dont les montants ont pulvérisé les records.  Bank of America a ainsi été condamné à verser près de 70 milliards de dollars, en deux fois, la plus énorme amende jamais enregistrée aux Etats-Unis pour une banque. JPMorgan arrive juste après, avec ses 13 milliards de dollars de ponction, toujours dans le même dossier. Lourd tribut également pour Citigroup, qui a payé 7 milliards de dollars en juillet 2014 pour solder ses errements passés dans le secteur immobilier. Goldman Sachs, pour sa part, avait dû débourser 3,15 milliards de dollars en août 2014 pour racheter des titres litigieux à Fannie Mae et Freddie Mac. Ces organismes de refinancement public, sur la base des bonnes notes attribués justement par S&P, avaient garanti les produits financiers adossés aux subprimes. Ils avaient frôlé la faillite, et dû être sauvés par le gouvernement fédéral, lorsque les défauts de paiement sur ces crédits octroyés à des emprunteurs insolvables s’étaient multipliés.  Via ces accords, ces institutions évitent le dépôt une procédure en justice qui impliquerait immanquablement que des données confidentielles, notamment sur leur façon de travailler, soient dévoilées au cours des débats. Une publicité dont elles préfèrent se passer, quitte à y mettre le prix. C’est pourquoi la BNP par exemple accepté de payer aussi une très forte amende mais pour un autre motif (infraction au commerce international).

Grèce : relèvement de la note par Standard & Poor’ ; un tour de passe -passe

Grèce : relèvement de la note par Standard & Poor’ ;  un tour de passe -passe

 

Rien n’a changé en Grèce (croissance, chômage, perspectives de remboursement des dettes à long terme)  mais grâce à l’argent de l’Europe la note de SP a été relevée ; L’agence de notation Standard & Poor’s a annoncé mardi relever la note souveraine de la Grèce, la portant de « défaut sélectif » à B-, ajoutant que la perspective est dorénavant stable. L’agence prend acte du fait que le pays a bouclé un programme de rachat de dette et de la « grande détermination des Etats membres de l’Union économique et monétaire européenne à conserver la Grèce dans la zone euro». La perspective stable reflète le sentiment de l’agence vis-à-vis de l’engagement du gouvernement grec à opérer les réformes budgétaires et structurelles, avec les difficultés politiques et économiques rencontrées pour honorer cet engagement. S&P avait abaissé sa note à « défaut sélectif » le 5 décembre, à la suite de la présentation par Athènes des modalités de rachat d’une partie de la dette du pays auprès de créanciers privés dans le cadre d’un accord visant à ramener son endettement à un niveau soutenable. L’agence avait alors indiqué que la réalisation de ce programme de rachat de dette était susceptible de faire sortir la note souveraine du pays de son statut de défaut sélectif. C’est grâce à son rachat de dette (au tiers de sa valeuer environ) que la Grèce a pu obtenir un nouveau prêt de l’Europe et c’est grâce à ce prêt que la note grecque remonte. En fait  une véritable opération de gribouille que ce rachat de dettes par la Grèce. Simplifions, la Grèce rachète pour 10 milliards de dettes (qui en valent 30) afin de toucher 34 milliards de l’Europe. En clair c’est l’Europe qui a racheté cette dette et qui se félicite de ce rachat qui mécaniquement fait baisser l’endettement ; En réalité rien n’a changé car il faudra un jour rembourser. Curieux raisonnement qui considère qu’un pays se désendette quand on lui prête  alors qu’on est par certain que le préteur sera remboursé. On aurait pu se passer de ce tour de passe-passe en accordant dès le départ de la crise un prêt substantiel ( contre des engagements fermes) au lieu de faire trainer la maladie financière grecque qui ne sera jamais guérie. La Grèce a effacé 21,3 milliards d’euros de dettes sur un stock de 340 milliards grâce à son opération de rachat de dettes   Les partenaires de la Grèce en zone euro et le Fonds monétaire international (FMI) ont accepté fin novembre de débloquer une nouvelle tranche d’aide de 49,1 milliards d’euros d’ici à fin mars pour ramener la dette publique à 124% du produit intérieur brut (PIB) d’ici 2020. Les créanciers de la Grèce ont considéré que l’opération de rachat de dette avait été un succès, bien qu’Athènes ait demandé 1,29 milliard d’euros de financement supplémentaire pour boucler la transaction, et ils ont commencé à verser l’aide promise. La note de Moody’s est à C et celle de Fitch à CCC. Les notes des trois agences placent la dette grecque en catégorie spéculative. Le rendement de l’obligation grecque à 10 ans est à 12,85% mardi en fin de journée, contre 13,08% la veille.

 




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