Archive pour le Tag 'stagnation'

Popularité de Macron : stagnation à 30%

Popularité de Macron : stagnation  à 30%

 

 

Un sondage qui en quelque sorte contredit ceux  des organes de presse (JDD, Paris match et Europe 1 notamment détenus par Bolloré et Lagardère, deux des plus fidèles supporters de Macron. En effet, les médias des deux grands patrons n’avaient cessé d’annoncer une remontée spectaculaire de Macron d’au moins six points depuis le début de l’année. Des sondages sans doute bidonnés  pour faciliter la remontada de Macron. Or dans un récent sondage de BVA pour La Tribune-Orange-RTL,  » les bonnes opinions à l’égard d’Emmanuel Macron continuent de baisser chez les habitants de communes rurales (- 3 pts à 22%) et périurbaines (-6pts à 22%) alors qu’elles progressent chez les habitants de grandes agglomérations (+2pts à 37%) » souligne BVA. (Crédits : Philippe Wojazer)L’enquête mensuelle réalisée par BVA pour La Tribune-Orange-RTL indique que 30% des Français ont une opinion favorable d’Emmanuel Macron contre 31% en janvier. Pas vraiment la preuve que Macon remonte dans tous les sondages. . D’après le dernier baromètre réalisé par BVA pour La Tribune, Orange et RTL, la part des Français ayant une bonne opinion d’Emmanuel Macron se stabilise à 30% contre 31% le mois dernier. A l’opposé, la proportion de répondants ayant un jugement défavorable s’élève à 69%, au même niveau qu’en janvier.

Au classement des personnalités, l’ancien ministre de la Transition écologique et des solidarités, Nicolas Hulot, arrive en tête du podium. 40% des personnes des personnes interrogées souhaitent ainsi que l’ancien présentateur de télévision ait davantage d’influence dans la vie politique française. Arrivent ensuite, Alain Juppé (29%, – 5 points) qui vient d’annoncer sa démission de la mairie de Bordeaux pour rejoindre le Conseil constitutionnel, et le président des Hauts-de-France Xavier Bertrand (28%). L’ancien président de la République Nicolas Sarkozy gagne également de la popularité chez les Français avec 27% d’opinions favorables (+3 points). Enfin, Marine Le Pen reste stable dans le dernier baromètre à 26%.

Du côté des partis politiques, Europe-Ecologie-Les Verts figure en tête du classement (45% de bonnes opinions). Loin derrière, le parti écologiste est suivi par République en Marche (33%) et les Républicains (27%). A l’opposé, le parti de Nicolas Dupont-Aignan Debout la France (20%), Générations (15%) de Benoît Hamon ou les Patriotes (13%) de Florian Philippot sont en bas  de tableau.

(*)Méthode : enquête réalisée auprès d’un échantillon de Français interrogés par Internet du 20 au 21 février 2019. Echantillon de 1012 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon est assurée par la méthode des quotas appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, profession de la personne de référence du ménage et de la personne interrogée, région et catégorie d’agglomération.

Croissance : l’Allemagne tutoie la stagnation

Croissance : l’Allemagne tutoie la stagnation

 

La croissance allemande s’est écroulée au cours du second semestre 2018. Après un recul du PIB au troisième trimestre (-0.2%), l’Allemagne enregistre une toute petite croissance de 0,1 % au quatrième trimestre. Au final, le PIB augmentera seulement de 1,5 % entre parenthèse (comme France) soit presque un point de moins que ce qu’envisageaient les experts en début d’année 2018.

 

L’économie allemande devrait donc avoir enregistré au quatrième trimestre 2018 une croissance de 0,1% environ, ce qui éviterait à la première économie d’Europe une récession technique après la contraction du troisième trimestre, a déclaré jeudi l’institut d’études économiques IfW.  Le produit intérieur brut (PIB) allemand a donc augmenté de 1,5% sur l’ensemble de l’an dernier selon la toute première estimation publiée par l’institut fédéral Destatis. S’il est confirmé, ce chiffre marquera la plus mauvaise performance de l’économie allemande en cinq ans. La croissance de l’Allemagne s’inscrit dans une baisse tendancielle inquiétante pour toute la zone euro y compris pour la France dans la mesure où l’Allemagne est le première partenaire commercial. Pour 2019, l’Allemagne ne prévoit qu’une perspective de croissance de 1 % pour le PIB. En cause évidemment le n’être tassement de la conjoncture internationale en particulier en Chine

Risque de stagnation Weidmann (BCE)

Risque de stagnation  Weidmann (BCE)

Le très orthodoxe Jens Weidmann, président de la Bundesbank., Membre également de la BCE et successeur possible de Draghi s’enfonce en faite dans ses contradictions en suggérant de normaliser la politique monétaire. En clair de remonter les taux d’intérêt même si la conjoncture économique actuelle est médiocre. Cela précisément, indique l’intéressé, pour se redonner des marges de manœuvre et faire face à une situation européenne où la croissance frôlerait la stagnation. En fait le président de la Bundesbank est partagé entre son orthodoxie et son souci de soutenir une Allemagne dont la croissance s’écroule. Pourtant, la faiblesse inattendue de la croissance en Allemagne pourrait, selon de nombreux économistes, conduire la BCE à renoncer pour l’instant à la poursuite de la normalisation de sa politique, voire à annoncer de nouvelles mesures de soutien ans les prochains mois. “Contrairement à notre prévision de décembre, la baisse de la croissance devrait se prolonger cette année”, a dit Jens Weidmann dans un discours prononcé à Mannheim. En fait, l’Allemagne prévoit tout juste 1 % de croissance en 2019, après avoir été pendant plusieurs années le principal moteur économique de la zone euro. Concernant l’ensemble de la zone euro, Jens Weidmann a estimé que la prévision d’inflation pour cette année devrait être revue à la baisse. “Du point de vue d’aujourd’hui, la baisse des cours du pétrole en particulier se traduira par une inflation probablement nettement inférieure cette année à celle prévue en décembre”, a-t-il dit. Il a néanmoins jugé que la banque centrale ne devait pas perdre inutilement du temps avant de normaliser sa politique monétaire, afin de se redonner les moyens nécessaires pour combattre une éventuelle crise à l’avenir. Cette perspective de normalisation risque cependant d’être remise en cause par la conjoncture très déprimée de la zone euro. “Après tout, la politique monétaire a de nouveau besoin de marges de manoeuvre pour réagir à une crise économique inattendue à l’avenir”, a-t-il dit. Finalement un discours assez flou et même contradictoire du président de la banque centrale allemande.

Zone euro : vers la stagnation économique ?

 Zone euro : vers la stagnation économique ?

Il se pourrait bien que la zone euro s’approche de la stagnation en ce début d’année 2019. Une évolution conforme à la baisse tendancielle du moral des entreprises mais aussi des ménages En  zone euro, l’indice Markit PMI manufacturier a reculé en décembre pour le cinquième mois consécutif, à 51,4 contre 51,8 en novembre, un chiffre conforme à l’estimation « flash » publiée le 14 décembre et tout juste supérieur au niveau de 50 qui marque la frontière entre croissance et contraction. Les enquêtes montrent que l’Italie est restée en zone de contraction où elle a été rejointe par la France. En Allemagne comme en Espagne, la croissance du secteur manufacturier a ralenti. En Allemagne, l’’indice PMI pour le secteur manufacturier, est tombé à un plus bas de 33 mois, à 51,5 le mois dernier contre 51,8 en novembre, se rapprochant du seuil des 50 qui sépare une contraction d’une croissance de l’activité. En France en décembre pour la première fois depuis septembre 2016, on constate une  forte baisse de la production selon la version définitive de l’enquête d’IHS Markit publiée mercredi. Globalement en zone euro,  les entrées de commandes ont baissé en décembre à un rythme sans précédent depuis quatre ans, les commandes en souffrance ont reculé pour le quatrième mois d’affilée et les embauches ont été modestes. Dans ce contexte, le degré d’optimisme des entreprises est tombé à son plus bas niveau depuis six ans.

Zone euro : vers la stagnation économique ?

 

Zone euro : vers la stagnation économique ?

Il se pourrait bien que la zone euro s’approche de la stagnation en ce début d’année 2019. Une évolution conforme à la baisse tendancielle du moral des entreprises mais aussi des ménages En  zone euro, l’indice Markit PMI manufacturier a reculé en décembre pour le cinquième mois consécutif, à 51,4 contre 51,8 en novembre, un chiffre conforme à l’estimation « flash » publiée le 14 décembre et tout juste supérieur au niveau de 50 qui marque la frontière entre croissance et contraction. Les enquêtes montrent que l’Italie est restée en zone de contraction où elle a été rejointe par la France. En Allemagne comme en Espagne, la croissance du secteur manufacturier a ralenti. En Allemagne, l’’indice PMI pour le secteur manufacturier, est tombé à un plus bas de 33 mois, à 51,5 le mois dernier contre 51,8 en novembre, se rapprochant du seuil des 50 qui sépare une contraction d’une croissance de l’activité. En France en décembre pour la première fois depuis septembre 2016, on constate une  forte baisse de la production selon la version définitive de l’enquête d’IHS Markit publiée mercredi. Globalement en zone euro,  les entrées de commandes ont baissé en décembre à un rythme sans précédent depuis quatre ans, les commandes en souffrance ont reculé pour le quatrième mois d’affilée et les embauches ont été modestes. Dans ce contexte, le degré d’optimisme des entreprises est tombé à son plus bas niveau depuis six ans.

« Stagnation séculaire » : une imposture (Xerfi Canal)

« Stagnation séculaire » : une imposture (Xerfi Canal)

 

Une analyse Xerfi  diffusée dans de La Tribune considère le concept de   »stagnation séculaire «comme une imposture. Reste qu’on ne peut cependant ignorer la montée de l’endettement mondial (autour de 200% du PIB) qui explique une perspective de croissance molle pour longtemps.

 

« La crise de 2008 a fait ressurgir les doutes sur la soutenabilité de la croissance à long terme, et ressuscité le débat sur la stagnation séculaire : un enlisement dans une croissance molle, voire nulle. Dans ce cas, l’amélioration actuelle ne durera pas. Première question à se poser : la machine à créer de la croissance est-elle véritablement cassée ? Pour répondre à cette question, il faut partir non pas simplement du PIB, mais du PIB par personne en âge de travailler (par convention les 15-64 ans) pour éliminer l’effet démographique. C’est avec cet indicateur qu’il est possible de détecter s’il y a un ralentissement irréversible des moteurs endogènes de croissance. Pour les États-Unis, aucune véritable rupture de tendance n’est décelable. Cette dernière traverse les épisodes d’emballement de bulle et de décélération. In fine, la période post-2008 n’apparaît pas si atypique. Au Japon, le constat est le même. L’accident de 2008 est bien perceptible, comme aux États-Unis, mais la vraie rupture de tendance est celle des années 90. C’est encore plus vrai en Allemagne où aucune inflexion n’est constatée. Et même pour la France, retardataire, il est bien aventureux de diagnostiquer une véritable rupture. Aucune grande cassure manifeste n’apparait donc dans le top 4 des pays avancés, au regard de la longue période. Un constat d’autant plus remarquable lorsque l’on sait la difficulté de plus en plus grande à mesurer le volume des services nouveaux, la progression de la qualité, d’où notre propension à sous-estimer le PIB. Alors que s’est-il réellement passé en 2008 ? Il faut remonter aux fondamentaux de la crise, donc placer le projecteur du côté des États-Unis, pour bien comprendre que c’est d’abord une purge de bilans. L’économie américaine a connu un grand cycle de montée de l’endettement à partir des années 80, alors qu’il avait été d’une grande stabilité durant les 30 années précédentes. Dans l’ordre d’apparition, les entreprises, puis les ménages. Leur endettement dérive sur longue période et atténue les effets d’accordéon du cycle financier des entreprises jusqu’en 2007. Et c’est la violente inversion de ce cycle long à partir de 2007, ajoutée au désendettement des entreprises, qui déstabilise gravement la croissance américaine. Mais sur un délai assez court finalement, car très vite l’Etat va prendre le relais de la sphère privée,  évitant le grand trou d’air de la demande, et permettre ainsi à la croissance de se caler autour de 2%. C’était la condition pour assainir les bilans privés. C’est évidemment la grande différence avec l’Europe qui, sous commandement allemand s’est infligée une cure d’austérité publique sans précédant au moment même où la demande privée faisait défaut. En bon élève, l’Allemagne annonce dès juin 2010 un plan de rigueur drastique, le plus rigoureux depuis l’après-guerre : 86 milliards d’euros sur 4 ans, l’équivalent de 3,5% de son PIB. L’impact est récessif, mais moins que dans les autres pays européens car les ménages comme les entreprises sont moins endettés et la purge a été plus rapide. Dans le Sud de l’Europe, l’effort est parfois titanesque, voire délirant : 28,4 milliards pour la Grèce, une amputation de près de 13% de son PIB. Dans les autres pays du Sud, Espagne, Portugal, Italie, les coupes représentent au moins 6% du PIB de chaque pays. En France l’effort parait insignifiant, et c’est pour cela que la croissance a mieux résisté. Ce sont bien ces tours de vis budgétaires (synchrones qui plus est) qui ont cassé la croissance en Europe. D’ailleurs une fois les épisodes lourds de consolidation budgétaires passés, la croissance est repartie. Purge des bilans privés après une longue phase d’endettement, erreur totale dans la conduite de la politique économique en Europe ont un temps fait dérailler la croissance. Mais cette phase est terminée, faisant de la stagnation séculaire une théorie qui stagne.

  • (voir article Endettement mondial: croissance molle durable comme conséquence)

Économie mondiale est « stagnation séculaire conjoncturelle « 

Économie mondiale est « stagnation séculaire conjoncturelle « 

 

R J Shiller, prix Nobel d’économie explique que la crise actuelle caractérisée par uen faible croissance serait séculaire et non conjoncturelle (La Tribune).

 

 

Depuis la « Grande Récession » de 2007-2009, les principales banques centrales de la planète maintiennent des taux d’intérêt proches de zéro. Aux États-Unis, bien que la Réserve fédérale ait récemment procédé à des hausses, les taux à court terme restent inférieurs à 1%, les taux d’intérêt sur les principales obligations d’État présentant un faible niveau comparable. Par ailleurs, les grandes banques centrales soutiennent les marchés dans une mesure sans précédent, en achetant et en détenant une importante quantité de dettes. Pourquoi un tel respirateur artificiel est-il nécessaire à l’économie, et pourquoi est-il maintenu depuis tant d’années ?

Tendance régulière à la baisse des taux d’intérêt

Il serait réducteur d’affirmer que la Grande Récession explique tout simplement cette situation. Les taux d’intérêt à long terme (ajustés à l’inflation) n’ont pas atteint des niveaux véritablement bas au cours de la période 2007-2009. Si l’on observe le rendement à dix ans des obligations du Trésor américain sur les 35 dernières années, on constate une tendance régulière à la baisse, sans phénomène particulièrement inhabituel pendant la Grande Récession. Ce rendement s’élevait à 3,5 % en 2009, à la fin de la récession. Il atteint actuellement un peu plus de 2 %.

Dans l’ensemble, ceci se vérifie également pour les taux d’intérêt réels. Au cours de la Grande Récession, le rendement à dix ans des titres du Trésor protégés contre l’inflation (les TIPS) a ponctuellement atteint presque 3 %, et s’élevait à près de 2 % en fin de récession. Depuis, le rendement à dix ans des TIPS a pour l’essentiel diminué et conservé un faible niveau, atteignant 0,5 % en mai 2017.

Tendance persistante au pessimisme

Le fait que beaucoup choisissent de bloquer de l’argent pour dix ans à des taux aussi faibles témoigne d’une persistante tendance au pessimisme, illustrée par la popularité récente du terme « stagnation séculaire », utilisé pour décrire une économie perpétuellement fragile. L’ancien secrétaire du Trésor américain Lawrence Summers a initialement utilisé cette expression dans un discours de novembre 2013 devant le Fonds monétaire international. Le chroniqueur du New York Times Paul Krugman l’a par la suite reprise. Depuis, elle est devenue virale.

La stagnation séculaire, on en parlait déjà en 1938

Bien que le terme de stagnation séculaire soit devenu à la mode cinq ans après la crise financière de 2008, il existe depuis bien longtemps. L’expression est apparue pour la première fois dans l’allocution présidentielle de l’économiste Alvin Hansen, de l’Université d’Harvard, devant l’American Economic Association en décembre 1938, puis dans son ouvrage publié la même année. Hansen y décrit l’« essence de la stagnation séculaire » comme autant de « reprises anémiques mort-nées et de récessions qui s’autoalimentent, accompagnées d’un chômage très élevé et manifestement persistant ». Lorsque Hansen prononce son discours, il s’attend à ce que la stagnation de l’économie américaine persiste indéfiniment. La dépression née du krach boursier de 1929 en arrive alors à sa dixième année, et la Seconde Guerre mondiale est encore à venir. C’est seulement au début de la guerre, en 1939, que cette stagnation prend fin. Hansen et sa théorie d’une stagnation séculaire caractéristique de l’époque de la Grande Dépression se fondent sur l’observation du taux de natalité américain, qui est inhabituellement faible dans les années 1930, après avoir déjà décliné considérablement à la fin des années 1920. Hansen présume alors que la diminution du nombre de naissance perpétue la stagnation, dans la mesure où les individus ont moins besoin de dépenser pour leurs enfants, et ressentent moins la nécessité d’investir dans l’avenir. De fait, d’après les statistiques de la Banque mondiale, le taux de natalité moyen à l’échelle mondial a bel et bien diminué depuis la crise financière de 2008. Mais la natalité ne peut expliquer cette crise en particulier, dans la mesure où le nombre de naissances diminuent régulièrement depuis près d’un siècle.

La crise de 2008 persisterait dans l’esprit de chacun

Une autre explication consiste à affirmer que la crise de 2008 persiste dans l’esprit de chacun, sous la forme d’une peur de voir se produire de manière imminente des événements dits « black swans », rares mais catastrophiques, malgré des indices de confiance des consommateurs relativement solides, et d’une volatilité des marchés financiers comparativement faible (à quelques exceptions près). De récents travaux publiés par Julian Kozlowski, Laura Veldkamp et Venky Venkateswaran de la New York University expliquent qu’il est rationnel de ressentir une telle crainte, puisque lorsqu’un événement auparavant impensable se produit, il est normal que chacun le garde en mémoire. J’ai personnellement pour théorie que la stagnation actuelle s’explique par une inquiétude grandissante des individus face à l’avancée rapide de technologies, susceptibles de remplacer beaucoup voire la plupart de nos métiers, et d’alimenter des inégalités économiques considérables. Si les individus hésitent à dépenser, c’est sans doute parce qu’ils craignent pour leur employabilité à long terme – une crainte qui n’est probablement pas présente dans leur esprit lorsqu’ils répondent aux sondages sur la confiance des consommateurs. Si tel est le cas, alors une relance sous forme de faibles taux d’intérêt est nécessaire pour les encourager à dépenser. Un torrent de bonnes nouvelles à l’issue d’une crise peut susciter une forme d’optimisme neutre, qui n’élimine pas réellement la crainte d’une nouvelle crise à venir. Les dirigeants et les médias alimentent ensuite cet optimisme en usant de réjouissants discours que le grand public n’est en capacité ni de démêler, ni de confirmer.

Un mauvais pressentiment

Depuis 2012 environ, le marché des actions et celui de l’immobilier ne cessent d’atteindre des records. Ce genre de phénomène s’est néanmoins également produit régulièrement au cours de la Grande Dépression : les médias d’actualité faisaient constamment état de nouveaux records sur le plan de tel ou tel indicateur économique. Une recherche « actualités et journaux » dans la base de données Proquest pour la période 1930-1939 fait apparaître pas moins de 10.315 articles dans lesquels figurent les termes « niveau record ». La plupart de ces articles traitent de variables économiques. En 1933, au plus fort de la dépression, des niveaux record sont atteints dans les domaines de la production pétrolière, dans les secteurs du blé et de l’or, en termes de prix des sièges en Bourse de marchandises, concernant la consommation de produits du tabac, le nombre de dépôts postaux, le chiffre d’affaires ou le bénéfice des entreprises individuelles, et la liste est encore longue. Cet optimisme dans les chiffres annoncés peut créer dans l’opinion une forme d’espoir d’amélioration globale, sans pour autant apaiser la crainte d’un possible événement catastrophique sur le plan économique. Sauf mesures de relance exceptionnellement fortes, ce mauvais pressentiment des individus peut les conduire à limiter leurs dépenses. La psychologie narrative nous enseigne qu’il n’existe pas ici de contradiction : l’être humain peut tenir simultanément des discours parallèles et contraires. Lorsque les individus s’imaginent des scénarios catastrophe, les dirigeants politiques doivent y répondre en conséquence.

Traduit de l’anglais par Martin Morel

Robert J. Shiller, prix Nobel d’économie en 2013, est professeur d’économie à l’Université de Yale. Il a co-écrit avec George Akerlof l’ouvrage intitulé Phishing for Phools: The Economics of Manipulation and Deception.

Croissance Japon: proche de la stagnation

 

Avec une croissance sur une tendance annuelle de 0,2 % le PIB du Japon flirte avec la stagnation. Au second trimestre,  la progression du PIB  a été nulle. Cela en dépit des politiques de relance du gouvernement lequel vient de décider d’un nouveau plan de plus de 100 milliards d’euros pour relancer l’activité. En cause, Une activité handicapée par la très grande faiblesse des exportations et par une consommation intérieure handicapée par des salaires presque figés. Du coup les investissements sont aussi anémiques La croissance japonaise, après un bon début d’année, a en effet fortement ralenti au deuxième trimestre, pénalisée par la faiblesse des exportations et de l’investissement, ce qui fait peser sur le Premier ministre Shinzo Abe comme sur la Banque du Japon une pression accrue pour trouver des mesures capables de favoriser une croissance durable. Le produit intérieur brut (PIB) du Japon a progressé de 0,2% en rythme annualisé sur la période avril-juin, montrent les statistiques publiées lundi par le gouvernement, alors que les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une expansion de 0,7% après celle de 2,0% de janvier-mars. Ce chiffre illustre les difficultés auxquelles restent confrontées les autorités politiques et monétaires japonaises pour tenter de rompre avec deux décennies de déflation, les effets des « Abenomics », les politiques de relance initiées par Shinzo Abe, semblant s’atténuer. « Globalement on dirait que l’économie est en stagnation. Les dépenses de consommation sont faibles, à cause des bas progrès des salaires. Il y a beaucoup d’incertitude quant aux économies extérieures, et cela entame les dépenses en capital », a dit Norio Miyagawa, économiste senior de Mizuho Securities. (Avec Reuters)

Croissance Japon : stagnation deuxième trimestre

Croissance Japon : stagnation deuxième trimestre

La croissance pour 2016 sera sans doute très faible pour le Japon en raison notamment de la croissance zéro au second trimestre. En cause, de moins bons résultats du commerce extérieur du fait notamment du tassement économique en Chine Le Japon a vu son économie stagner au deuxième trimestre 2016 par rapport au premier, qui avait connu une hausse de 0,5%, selon des données préliminaires publiées, ce matin, par le gouvernement, sur fond de frilosité des entreprises à investir. Entre avril et juin, le Produit intérieur brut (PIB) a fait du surplace, une statistique inférieure aux attentes. Les analystes interrogés par l’agence financière Bloomberg News tablaient sur une croissance de 0,2%. En rythme annualisé – c’est-à-dire si l’évolution du trimestre se prolongeait sur une année -, le PIB ressort cependant en progression, modeste (+0,2%). La troisième économie mondiale a souffert d’un nouveau recul des investissements non résidentiels des entreprises (-0,4%) et d’une contribution négative du commerce extérieur, alors que les exportations ont chuté de 1,5%, dans un contexte de croissance mondiale poussive et de ralentissement des pays émergents. Le récent renforcement du yen, valeur refuge qui a les faveurs des cambistes en période d’incertitudes, alourdit en outre le climat, en pénalisant durement les entreprises exportatrices.

Croissance : vers la stagnation en décembre

Croissance : vers la stagnation en décembre

Au moment même où on s’interroge sur les scénarios de croissance en 2016 qui varient de 1,2 % à 1,6 % pour la France, l’indicateur de l’activité dans les services en décembre pourrait bien faire plonger l’humeur des plus optimistes. Surtout à un moment ou les marchés financiers connaissent des états d’âme suite en particulier à la détérioration économique et financière en Chine. En outre l’indice composite (service et industrie manufacturière) affiche une stagnation qui ne saurait être imputée uniquement aux conséquences des attentats. L’activité dans les services s’est très légèrement contractée en décembre en France sous l’impact des difficultés des secteurs les plus touchés par les attentats du 13 novembre, dont l’hôtellerie-restauration, selon la version définitive des indicateurs PMI de Markit publiée mercredi. L’indice des services a reculé à 49,8, contre 51,0 en novembre, après avoir été annoncé à 50,0 en première estimation. Il évoluait depuis onze mois au-dessus de la barre de 50, qui sépare croissance et contraction de l’activité. L’indice composite, qui combine des éléments de l’indice des services et de celui du secteur manufacturier, annoncé lui en légère hausse en décembre, accuse aussi une baisse mais reste tout juste en zone de croissance : 50,1 après 51,0 en novembre. Markit explique la baisse du mois par le ralentissement de la croissance des nouvelles affaires et du volume des carnets de commande, qui affichent un niveau de quasi-stagnation. Les prestataires de services ne signalent en outre aucune création de postes en décembre, tandis qu’ils indiquent avoir de nouveau réduit leurs tarifs malgré une nouvelle hausse de leurs coûts. Parallèlement, les perspectives d’activité se détériorent par rapport à novembre et affichent un plus bas de quatorze mois. Les données sectorielles mettent en évidence un nouveau recul marqué de l’activité dans l’hôtellerie-restauration que n’ont pu compenser les croissances enregistrées dans la finance, les télécoms, les transports et la logistique.

Consommation des ménages : quasi stagnation, pourquoi ?

Consommation des ménages : quasi stagnation en avril , pourquoi? 

Ca ne redémarre toujours pas et il ne faudra pas attendre des miracles de la croissance au second trimestre. L’INSEE vient de publier une  petite hausse de 0.1% de la consommation des ménages en biens en avril , autant dire pas grand-chose. Bien insuffisant pour combler la baisse de 0.7% de mars. Si l’on ajoute à cela que l’industrie est toujours dans le rouge et que l’investissement est encore atone, on voit mal ce qui pourrait booster la croissance mis à part les pronostics très « optimistes » ( de Bercy qui annonce 0.4% de croissance pour le second trimestre au lieu de 0.3%. Pas de quoi en tout cas faire bouger le chômage. Certes, on créé désormais davantage d’emplois qu’on en détruits mais ce n’est pas suffisant pour inverser la courbe du chômage compte tenu de l’évolution de la démographie.  Les directeurs financiers ne semblent pas d’ailleurs  pas encore complètement convaincus de la reprise. D’autant que l’économie fait du yo-yo ( en France mais aussi au plan international). Après une  embellie au premier trimestre 2015 ( +0.6% du PIB pour 0.3% par exemple en Allemagne) ,  le second trimestre sera moins bon (entre 0.3 et 0.4%). Face aux incertitude sur la demande , c’est le renforcement de la compétitivité qui est souvent privilégiée. Des investissements de productivité avant des investissements de capacité. Après un regain d’optimisme enregistré en 2014, le 5e baromètre des directeurs financiers publié la semaine dernière par le cabinet Deloitte montre une prudence renforcée vis-à-vis de la situation économique de la France et de l’Europe pour investir et embaucher. Ainsi, 59% des directeurs financiers se déclarent prudents sur les perspectives économiques de la France, contre 53% en avril 2014 et 57% en avril 2013.

Emissions de CO2 :stagnation en 2014 ?

Emissions de CO2 :stagnation en 2014 ?

D’après l’agence internationale de l’énergie les émissions de CO2 auraient être stabilisées en 2014. Reste à savoir  s’il s’agit d’uen conséquence de la crise économique( dans nombre de pays)  ou d’ une tendance durable. Il faudrait aussi tenir compte du réchauffement climatique qui réduit la consommation d’énergie polluante du chauffage. De toute manière une hirondelle ne fait pas le printemps et les évolutions structurelles ne peuvent être évaluées que sur plusieurs années voire davantage car  la teneur en CO2 n’a jamais été aussi forte depuis 2,1 millions d’années. Selon la même Agence internationale de l’énergie, les émissions de CO2 augmenteront de 130 % d’ici 2050. Il faut donc être  prudent avant de tirer des conclusions sur le long  terme  de résultats peut-être. ( même si c’est toujours bon à prendre).   Les émissions mondiales de CO2 dans le secteur de l’énergie ont stagné en 2014 à 32,3 milliards de tonnes, annonce vendredi l’Agence internationale de l’énergie (AIE) qui souligne que pour la première fois en quarante ans, les rejets de dioxydes de carbone ne progressent pas avec la croissance économique. « C’est une surprise à la fois bienvenue et considérable », souligne le chef économiste de l’AIE, Fatih Birol, dans un communiqué. « Cela me donne même davantage d’espoir que l’humanité pourra oeuvrer ensemble pour combattre le changement climatique, la menace la plus importante à laquelle nous soyons aujourd’hui confrontés », ajoute-t-il. L’AIE explique cette stagnation par le développement de sources d’énergie renouvelables en Chine notamment. « En Chine, l’année 2014 a vu un accroissement de la production électrique à partir de sources renouvelables comme l’hydroélectrique, le solaire et l’éolien et une moindre combustion de charbon », écrit l’agence. Fatih Birol y voit une « dynamique indispensable » pour les négociateurs qui préparent un accord mondial sur le climat sensé être négocié à la fin de l’année à Paris. « Pour la première fois, souligne-t-il, les émissions de gaz à effet de serre sont découplées de la croissance économique. » Depuis quarante ans, les émissions de CO2 mesurées n’avaient jusqu’alors stagné ou baissé qu’à trois reprises, au début des années 1980, en 1992 et en 2009. A chaque fois, la tendance correspondait à des périodes de récession économique mondiale. Mais en 2014, l’économie mondiale a connu une croissance de 3% en moyenne.

Croissance: une stagnation durable (Hollande)

Une stagnation durable (Hollande)

 

Finis  les grandes envolées sur la reprise, l’inversion du chômage  ou encore le réenchantement de la France de la part de Hollande. Lors d’une réunion à ‘OCDE il a admis que la stagnation pouvait être durable. Une évidence ! Il y aura environ 0.4% de croissance en France en 2014 et encore moins de 1% en 2015. Sur le long terme L’OCDE ne prévoit que 1.25% ; Pas de quoi résoudre le chômage et rétablir les équilibres financiers. Finalement Hollande prend de plus en plus une posture de commentateur un peu résigné même s’il chante encore hymne aux réformes (qu’il n’entreprend pourtant pas !).  Vendredi 17 octobre, les dirigeants des organisations économiques internationales au château de la Muette, siège parisien de l’Organisation de la coopération et du développement économiques (OCDE), a livré ce diagnostic décalé : « L’Europe n’a pas encore pris le chemin d’une croissance véritablement franche et durable. » Peu après, le président de la République est retourné sagement s’asseoir à côté de Christine Lagarde, directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), qui, dix jours plus tôt, avait estimé à 40 % les risques de récession dans la zone euro, à 20 % – 30 % ceux de déflation. Mais, vendredi soir, l’humeur n’était pas au catastrophisme. Tout juste rentré du sommet Europe-Asie de Milan, le chef de l’Etat s’est montré plutôt optimiste au sujet de la crise ukrainienne. « Un accord sur le gaz est à portée de main et il y a des avancées sur le contrôle du cessez-le-feu », s’est-il félicité après avoir rappelé combien les incertitudes, notamment géopolitiques, « pèsent sur la croissance et finissent par perturber les marchés ».  Persuadé que « ce qui nous menace, c’est moins la déflation qu’une stagnation qui pourrait être durable », M. Hollande a redit qu’il travaillait « dans et pour la durée », c’est-à-dire « sans relâcher le mouvement ni ralentir le rythme des réformes », et que « ce qui compte, c’est la rapidité de leur mise en œuvre ».  Sur ce point, les convictions présidentielles rejoignent celles de l’OCDE. Dans une étude sur les réformes structurelles en France, l’institution ramène à 1,25 % la croissance potentielle (de long terme) française, histoire de tenir compte de gains de productivité et d’une compétitivité plus modestes.

 

 

Croissance: la France s’enfonce dans la stagnation en septembre

La France s’enfonce dans la stagnation en septembre

 

Après la confirmation par l’Insee d’une croissance zéro au second trimestre (croissance déjà zéro au premier), encore une mauvaise nouvelle pour l’économie puisque l’indice Markit prévoit une contraction en septembre pour l’activité privée. Une situation sans doute liée à l’état de confiance des consommateurs qui ont dû faire face aux dépenses contraintes de rentrée ( énergie, rentrée scolaire,  impôts etc.). Compte tenu auusi de la faiblesse des exportations et de celle des investissements, l’activité globale reste embourbée. Les entreprises comme les ménages faute de visibilité sur l’avenir (en particulier sur la fiscalité) ont tendance à reculer les investissements lourds. Concernant précisément la fiscalité, les entreprises comme les ménages s’interrogent.  Du coté des entreprises, le pacte de responsabilité paraît encore très flou dans ses modalités d’application et au mieux il faudra des mois voire des années pour éventuellement en constater les effets. Du coté des ménages c’est auusi incertitude en particulier avec l’annonce de la suppression de la première tranche d’imposition de l’impôt sur le revenu qui pourrait remettre en cause tout le barème  (et éventuellement assommer encore une peu plus les ouches moyennes) ; Markit constate donc une  nouvelle dégradation de l’activité dans le secteur privé en France au mois de septembre. L’indice composite PMI établi par Markit est ressorti à un plus bas de 3 mois à 49,1 points. (Le seuil de 50 point représentant la stagnation). La défiance se nourrit également de l’attentisme de l’Europe vis-à-vis d’une éventuelle relance. Draghi après avoir soufflé le chaud sur la possibilité d’un rachat massif d’actifs notamment obligataires semble désormais vouloir attendre  au moins un an avant de s’y engager ; Merkel qui vient de recevoir Valls confirme cet attentisme en déclarant qu’il n’est pas forcément nécessaire de dépenser plus pour soutenir la croissance. Une sorte de fin de non recevoir à la demande de Valls. Autant d’éléments qui ne sont pas de nature à relancer l’activité surtout avec un environnement géopolitique menaçant (Ukraine et menace  islamique notamment).

Japon : vers une stagnation de l’économie

Japon : vers une stagnation de l’économie

Le Japon a enregistré un déficit commercial record sur l’exercice clos en mars, avec une croissance des exportations à son plus bas niveau depuis un an, selon des chiffres publiés lundi qui relancent le débat sur d’éventuelles nouvelles mesures de la Banque du Japon pour soutenir l’activité. Après une progression de 9,8% en février, les exportations de la troisième économie mondiale ont augmenté de seulement 1,8% en mars par rapport au même mois de 2013, leur plus faible croissance depuis un an, alors que les économistes tablaient en moyenne sur une hausse de 6,3%. La hausse des exportations vers la Chine, notamment, a ralenti à 4,3% sur un an après un bond de 27,6% en février, et les livraisons vers les Etats-Unis n’ont augmenté que de 3,5%, leur plus faible gain annuel depuis décembre 2012 quand elles avaient reculé de 0,8%, selon les données publiées par le ministère des Finances. Les importations ont dans le même temps augmenté de 18,1% sur un an, après une hausse de 9,0% en février, alors que les économistes prévoyaient en moyenne un gain de 16,2%. La balance commerciale a dû coup été déficitaire pour le 21e mois consécutif avec un solde négatif de 1.446 milliards de yens (10,2 milliards d’euros). Sur l’ensemble de l’exercice clos fin mars, le déficit commercial a atteint un niveau record de 13.750 milliards de yens (97 milliards d’euros). En volume, les exportations ont baissé de 2,5% en mars par rapport à mars 2013, ce qui montre les limites de la politique de dépréciation du yen. La baisse de la devise, censée favoriser les exportations, a aussi eu pour effet d’accroître la facture énergétique alors que le pays a dû fortement augmenter ses importations d’énergie fossile pour compenser la fermeture de ses centrales nucléaires après le tremblement de terre et le tsunami de mars 2011. Les délocalisations de capacités manufacturières des grands groupes japonais ont en outre atténué l’apport du yen faible sur le secteur exportateur. Or Tokyo compte sur les exportations, moteur historique de l’économie nippone, pour compenser toute baisse de la demande intérieure après la hausse de trois points de la TVA, de 5 à 8%, intervenue le 1er avril. « On s’achemine vers une stagnation de l’économie pendant l’été », déclare Takeshi Minami, chef économiste du Norinchukin Research Institute. La Banque du Japon (BoJ) a exclu de nouvelles mesures sur le court terme, estimant que l’économie poursuit sa reprise et que l’objectif d’un taux d’inflation à 2% dans deux ans est en vue, mais les marchés spéculent de plus en plus sur une action d’ici juillet quand la banque centrale publiera ses perspectives semestrielles. « Si les exportations ne repartent pas et que la demande intérieure baisse plus que prévu en avril et en mai, la Banque du Japon pourrait assouplir sa politique dès juin ou juillet », juge Naoki Iizuka, économiste chez Citigroup Global Markets Japan. Les économistes prévoient une contraction de l’économie sur le trimestre en cours en raison de la majoration de la TVA mais anticipent le retour à une croissance modérée ensuite. Le gouvernement a réduit ses prévisions économiques pour la première fois depuis 2012 en raison de l’impact de la hausse de la TVA mais continue de tabler sur une reprise modérée qui, selon lui, ne justifie pas de nouvelles mesures de soutien.

Quasi stagnation de la consommation des ménages en février

Quasi stagnation de la  consommation des ménages en février

Après avoir chuté de 2,1% en janvier, la consommation des ménages ont  très légèrement progressé de 0,1% au mois de février. Dans le détail, sur les biens de consommation durable, qui regroupent les achats d’automobiles et d’équipements ménagers (réfrigérateur, lave-linge etc.…), les dépenses se sont inscrites en hausse de 2,4%. Ce sont, plus précisément, les achats automobiles qui ont le plus progressé (+5%). Il convient toutefois de rappeler que le mois de janvier avait été plombé par le renforcement du malus écologique au 1er janvier, rappelle l’Insee.   A l’inverse, les dépenses de textile et habillement, qui avait bénéficié des soldes d’hiver en janvier, diminuent cette fois, de 0,3%. Les dépenses en produits alimentaires, elles, sont en baisse pour le quatrième mois consécutif. Enfin, toujours en raison de l’hiver exceptionnellement doux, les dépenses de chauffage ont enregistré un petit repli en février (-0,6%) après avoir dégringolé en janvier (-6,4%).

Dépenses consommation : stagnation depuis 6 ans

Dépenses consommation : stagnation depuis 6 ans

 

L’Insee a publié, ce mercredi 17 juillet, les résultats de son enquête sur les comportements de consommation des Français entre 2005 et 2011. Globalement, les dépenses de consommation des ménages ont stagné sur cette période, explique l’institut. Les écarts de consommation et de répartition des budgets entre les différents types de ménages ont, eux aussi, assez peu changé.  En 2011, les 20% des foyers français les plus riches consommaient 53% de plus que la moyenne des ménages et 2,5 fois plus que les 20% des foyers les plus modestes. Par rapport à 2005, la consommation des plus aisés s’est légèrement réduite, de trois points. De leur côté, les ménages les plus modestes ont quelque peu réduit l’écart avec la moyenne. Leurs dépenses étaient inférieures de 37% par personne en 2011, contre 40% en 2005. Dans l’ensemble « les inégalités de consommation et de structure des budgets ont assez peu varié » sur la période, analyse l’Insee.  Les dépenses de consommation des plus de 65 ans, qui étaient largement inférieures à la moyenne en 2005, sont reparties à la hausse. En 2011, les ménages de 65 ans consomment ainsi seulement 3% de moins par personne que la moyenne, contre 16% de moins en 2005. Les Français de moins de 65 ans, qui avaient tendance à consommer légèrement plus que la moyenne, ont, eux, réduit leurs dépenses entre 2005 et 2011  pour revenir un niveau moyen.  Etre propriétaire ou locataire de son logement influence fortement les dépenses de consommation. Les propriétaires ont ainsi une consommation supérieure de 2% à la moyenne, tandis que les locataires ont une consommation inférieure de 3% à la moyenne. Entre 2005 et 2011, le poids du logement dans le budget a augmenté d’un demi-point environ. Les dépenses liées au logement, qui comprennent les loyers, les charges et l’énergie, ont progressé de 22% sur la période, alors que la dépense totale de consommation par ménage a augmenté de 17%.  « Pour certains ménages les plus modestes, faire face aux dépenses alimentaires devient plus difficile », voilà l’un des messages d’alerte de l’Insee. A la question « si vos ressources actuelles augmentaient de 10%, que feriez-vous en priorité avec cet argent? », les 20% de ménages les plus pauvres étaient 11% à allouer ce surplus de ressources à l’alimentation en 2005. En 2011, ils étaient désormais 16%. Dans les foyers les plus aisés, ce surplus serait au contraire consacré à l’épargne, à 23%, ou aux loisirs, à 26%. Seul 1% des ménages les plus riches consacrerait plus d’argent à l’alimentation en 2011.  Les dépenses dans le domaine des loisirs et de la culture augmentent avec le revenu des ménages. Seuls 15% des foyers les plus modestes consacreraient une hausse de budget aux loisirs, alors que 26% des foyers les plus riches placent les loisirs en priorité. Entre 2005 et 2011, les dépenses de loisirs et de culture ont légèrement reculé, de 0,7 point. Mais, selon l’Insee, ce recul tient moins d’une faible consommation des ménages que d’une baisse des prix, notamment sur les matériels audiovisuels, photographiques et informatiques.

 

Immobilier : stagnation des prix en Ile de France

Immobilier : stagnation des prix en Ile de France

Les notaires constatent une stagnation et restent très prudents sur l’avenir du marché.   »Lorsque l’on compare avril 2013 à janvier 2013 avec un très léger fléchissement de 0,2% tous logements confondus, de 0,3% pour les appartements anciens et un prix unitaire stable à 301.600 euros pour les maisons anciennes ».  A Paris, le prix au mètre carré ressort à 8.280 euros. D’après les indicateurs avancés des notaires sur les prix issus des avant-contrats de vente à Paris, les prix se maintiendraient cet été aux alentours de 8.250 euros le mètre-carré

 




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