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Brexit: le retour à un pays souverain… mais pauvre !

Brexit: le retour à un pays souverain… mais pauvre !

En refusant de se soumettre aux exigences européennes sur certaines questions de législation et de politique, le gouvernement de Boris Johnson a réaffirmé que la démocratie n’a pas de sens sans la souveraineté, estime l’historien britannique Robert Tombs dans une tribune au « Monde ». Un historien qui fait cependant l’impasse sur la dégradation économique, sociale et sanitaire du pays. Certes le Royaume-Uni redevient un pays souverain mais il a les plus grandes chances de devenir aussi un pays plus pauvre.(Tribune dans le Monde)

Tribune.

 

 Depuis le début des relations entre le Royaume-Uni et les Communautés européennes, dans les années 1960, toutes les tensions ont tourné autour de la souveraineté. Ceux qui, à l’époque, étaient favorables à l’adhésion du Royaume-Uni à la Communauté économique européenne (CEE) et ceux qui, aujourd’hui, regrettent son départ de l’Union européenne (UE) rejettent la souveraineté comme une notion dépassée dans un monde d’interconnexion. Les événements des quatre dernières années, et peut-être même plus encore, ceux de ces derniers mois, auraient dû les faire réfléchir à nouveau.

La question de la pêche a eu le mérite de rendre la souveraineté concrète et compréhensible. C’est pourquoi elle est devenue soudainement si cruciale. On peut décider de donner ou de prêter certains droits ou pouvoirs à d’autres. Mais qui prend cette décision ? Qui a le pouvoir de l’exécuter ? Qui peut la changer ? Voilà la souveraineté, aussi fondamentale aujourd’hui que jamais.

Respecter la décision des électeurs

Lorsque les Britanniques ont voté au référendum de 2016 pour quitter l’UE, il n’était pas évident de déterminer si le Royaume-Uni était toujours réellement un pays souverain. Son Parlement et ses lois étaient subordonnés à l’autorité législative et judiciaire de l’UE. Certes, le vote lui-même était un acte de souveraineté. Cependant, la véritable question n’était pas celle de la théorie constitutionnelle, mais celle de la volonté politique : la décision de l’électorat serait-elle effectivement respectée et appliquée ?

Article réservé à nos abonnés Lire aussi  Brexit : « Le Royaume-Uni et l’Union européenne vont devoir trouver un équilibre entre compétition et coopération »

Si le Royaume-Uni avait cédé aux pressions et voté à nouveau pour revenir sur sa décision – comme l’Irlande (en 2001 et 2008) et la Grèce (en 2015) –, il aurait cessé pour un avenir indéfini d’être en réalité un Etat souverain. La souveraineté qui ne peut être exercée est une souveraineté perdue. Selon ce critère, les Etats membres de l’UE, où les votes populaires ont été annulés ou ignorés, ont certainement mis leur souveraineté en doute. Un « Etat membre » est autre chose qu’un Etat souverain. Le président Macron parle souvent d’une « Europe souveraine ». Il a peut-être raison. Le président de la Cour de justice de l’UE, Koen Lenaerts, a écrit il y a trente ans qu’« il n’y a tout simplement pas un noyau de souveraineté que les Etats membres peuvent invoquer, en tant que tel, contre la Communauté ».

Arabie saoudite : un fonds souverain de 1.000 milliards

Arabie saoudite : un  fonds souverain de  1.000 milliards

L’Arabie Saoudite dans la perspective de sa reconversion vise un montant de 1000 milliards en 2025 % font souverains. À comparer à environ 100 milliards que détient le fonds souverain français BPI. L’attractivité des investisseurs directs étrangers de long terme, et en particulier des fonds souverains, représente un enjeu majeur en termes de compétitivité .

Regroupant certains des acteurs les plus importants et les plus dynamiques de l’économie mondiale, les fonds souverains représentent des partenaires incontournables, passés en moins de vingt ans de 1500 à 8000 milliards de dollars d’actifs sous gestion.

Bpifrance est le fonds souverain français dédié aux investissements directs et indirects, notamment en partenariat avec les fonds souverains et les grands investisseurs institutionnels internationaux.
En reprenant les activités de CDC International Capital, Bpifrance est devenu signataire d’accords d’investissement direct et indirect avec six partenaires étrangers.

  • Qatar Investment Authority (QIA), le fonds souverain de l’Etat du Qatar
  • Mubadala, 2ème fonds souverain d’Abou Dhabi
  • Russian Direct Investment Fund, le fonds souverain de la fédération de Russie
  • China Investment Corporation, fonds souverain chinois
  • Korea Investment Corporation, fonds souverain de la Républque de Corée
  • Kingdom Holding Company, Holding de participation cotée en Arabie Saoudite

Ces partenariats ont vocation à investir principalement en France, mais la possibilité avec certains partenaires, d’investir à l’étranger (Moyen-Orient, Afrique, Asie, Russie notamment) en accompagnement des entreprises et des projets français.

Le fonds souverain saoudien , le Public Investment Fund (PIF), veut continuer de croître malgré la crise sanitaire et économique mondiale. Ce fonds de 400 milliards de dollars ambitionne de gérer 1.070 milliards de dollars d’ici à fin 2025, et veut donner la priorité au développement économique du royaume dans le cadre du projet Vision 2030 du prince héritier Mohammed ben Salmane. La part des investissements réalisés dans le pays va ainsi remonter de 70 % à 80 % du total de ses capitaux dans les 5 prochaines années. Treize secteurs prioritaires ont été définis : santé, tourisme, télécoms, alimentation, loisir, défense, infrastructures… Le fonds s’engage à investir 40 milliards de dollars localement par an d’ici à 2025 et à créer 1,8 million d’emplois.




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