Archive pour le Tag 'soupe'

Municipales à Marseille : encore une élue LR qui va à la soupe macronienne

Municipales à Marseille : encore une élue LR qui va à la soupe macronienne

 

 

Les ralliements individuels de responsables LR aux candidatures LREM se multiplient. Il s’agit de sauver les meubles …et sa place personnelle. . La présidente LR de la métropole marseillaise s’est ainsi prononcé pour un pro Macron à la tête de la ville de Marseille. (En espérant le retour d’ascenseur à l’agglo).  Agresti, proche du chef de l’Etat, qui avait récemment accompagné Brigitte Macron lors d’une visite de cette dernière dans les quartiers Nord de Marseille, est considéré comme l’une des options possibles dans la deuxième ville de France pour la majorité présidentielle. Lors de cette réunion publique des «amis de Martine Vassal», Agresti a réclamé «de nouvelles méthodes de gouvernance» et insisté sur la nécessaire «inclusion éducative, sociale et culturelle». A la fin de son discours, applaudissements et huées se sont mêlés. «Jean-Philippe Agresti-, tu incarnes ce renouvellement, cette énergie, ce talent nécessaire au rassemblement pour Marseille», a enchaîné Mme Vassal qui va ainsi à la soupe come beaucoup d’autres. Explications : Aux européennes à Marseille, le RN est arrivé largement en tête (26%), devant LREM (21%) et EELV (14%) tandis que Les Républicains s’effondraient (8%). Depuis, M. Gaudin et Mme Vassal ont plaidé à plusieurs reprises pour un rapprochement avec En Marche aux municipales.

 

Chez Les Républicains : choisir entre la soupe et les convictions

Chez Les Républicains : choisir entre la soupe et les convictions

Nul doute que chez les républicains, comme dans la plupart des partis, se trouvent des hommes de conviction animés seulement de l’intention de servir l’intérêt général. Malheureusement on trouve aussi chez les républicains, comme ailleurs, grand nombre d’opportunistes qui ont transformé la politique en métier et dont les convictions molles  s’accommodent de l’évolution de l’opinion publique. La seule et unique conviction est de parvenir au pouvoir et de le conserver. Une problématique qui va se poser aux maires républicains. Certains vont élargir le champ des sensibilités de leurs listes électorales. D’autres vont tout simplement rejoindre la république en marche en priant le ciel qu’un responsable national du parti de Macron ne soit pas parachuté dans la circonscription. Aujourd’hui l’étiquette républicain constitue plutôt un handicap auprès des électeurs partagés entre l’attirance des listes de Macron, de celle du rassemblement national voir des écolos. Le ralliement de responsables républicains à Macron traduit bien la dimension pathétique de la politique chez certains toujours prêt à se vendre au plus offrant Florence Berthout, par exemple jusqu’ici présidente du groupe LR au conseil municipal, a claqué la porte à son tour, après Valérie Pécresse notamment, en dénonçant dans Le Figaro le “rétrécissement idéologique” de sa formation d’origine. Valérie Pécresse, décidée à “refonder” la droite en contournant LR, l’opposante à Anne Hidalgo a annoncé son soutien à la majorité présidentielle. “Je note qu’autour d’Emmanuel Macron et de son projet de gouvernement, il existe aujourd’hui une capacité à rassembler des électeurs que le gaullisme savait réunir”, a justifié Florence Berthout, qui a par la même occasion cédé la place à la tête de son groupe au conseil de Paris.

La présidente du groupe LR à la mairie de Paris à la soupe !

La présidente du groupe LR à la mairie de Paris à la soupe !

Nouvelle désertion au sein des républicains avec le départ de la président LR à la mairie de Paris. Non seulement une démission mais un ralliement à Macron. Sans doute comme d’autres pour sauver sa place en espérant un positionnement favorable sur la future liste en Marche lors des municipales de Paris. Une attitude  assez lamentable mais qui est conforme aux convictions sulfureuses des produits d’institut politiques qui ont transformé la politique en métier. De ce point de vue, en marche est complètement noyauté par ce type de profil. Pour justifier sa position l’intéressé trouve des accents gaullistes au discours de Macron, notamment sa capacité à rassembler. Une capacité relative quand on sait que Macron n’a réuni aux européennes que moins de 25 % des électeurs et que 70 % de l’opinion condamnent sa politique. En tout cas ce nouveau débauchage confirme que le nouveau parti républicain de droite n’est pas à construire, il existe déjà avec en marche ;

72 maires de droite et du centre vont à la soupe macronienne

72 maires de droite et du centre vont à la soupe macronienne

 

 

Après les résultats catastrophiques des républicains, nombre de maires s’apprêtent  à tourner casaque et à rejoindre la soupe macronienne. Il faut dire que ces ralliements ne contrarient guère leurs convictions approximatives qui reposent essentiellement sur le maintien de leur pouvoir. Paradoxalement les sondages démontreraient que les maires sont les personnalités politiques les moins discrédités. On se demande bien pourquoi car la plupart sont à peu près inconnus de leurs administrés sauf dans certains petits villages. La plupart n’entretiennent  que des rapports approximatifs avec le développement économique et les réalités sociales. Pour compenser cela, il rivalise d’ingéniosité pour dépenser l’argent public dans des projets inutiles et coûteux et dans des coûts de fonctionnement qu’ils ne contrôlent  plus. La gabegie financière est immense et ce n’est pas la rigueur financière de quelques-uns qui peut remettre en cause la règle générale. De ce point de vue,  la décentralisation supposée comme  le remède miracle au centralisme français relève de l’illusion tant  que ces élus locaux se montreront aussi indigents en matière de gestion. Cependant la place est bonne, elle est bien rémunérée et permet d’accéder au statut de notables qui satisfait l’ego des barons locaux. Des barons locaux dont la nullité intellectuelle et idéologique se révèle compris dans leur appel à rejoindre la soupe macronienne «Nous sommes de ceux qui souhaitent la réussite impérative de la France, c’est pourquoi nous voulons la réussite du président de la République et du gouvernement car rien ne se construira sur leur échec », écrivent-ils. Voici leur appel :

« Le grand débat voulu par le président de la République a révélé les aspirations légitimes de Français qui se sentent délaissés, éloignés, relégués. Il a également souligné le rôle pivot des maires et des élus locaux dans notre République.…). Difficile de se montrer plus putassier, plus lamentable et plus courtisan !

Européennes: l’écologiste Pascal Durand va aussi à la soupe

Européennes: l’écologiste Pascal Durand va aussi à la soupe

Encore un écolo qui va à la soupe en rejoignant Macron et sa liste européenne. Pas n’importe quel écolo mais l’ancien responsable d’Europe écologie les Verts. Ce n’est pas la première fois que les écolos lâchent leur partie pour un portefeuille ministériel une place (c’était déjà le cas sous Hollande). C’est même une de leurs caractéristiques. Sans doute est-ce lié à la fragilité idéologique de ce parti surtout composé de bobos, militants de la nature mais bien ignorants des réalités économiques et sociétales. Il est clair que lorsqu’on est à l’abri des contingences matérielles, il est plus facile de se montrer radical sur l’écologie. Hulot de ce point de vue est l’archétype du responsable écolo. Bref des militants un peu hors sol qui explique sans doute leur position surréaliste par rapport à une terre qu’ils connaissent mal. La plupart sont en effet issu du milieu urbain. On compte aussi parmi eux quelques gauchistes déçus de la marginalisation des partis d’extrême gauche. L’exemple le plus significatif est peut-être celui de Daniel Cohn-Bendit, l’ancien leader anarcho marxiste de 1968 reconvertis au néo libéralisme de Macron.  L’eurodéputé Pascal Durand, qui siège depuis 2014 parmi les Verts au Parlement européen, laisse entendre qu’il pèsera plus au sein de LREM (il aura surtout davantage de chances d’être réélu ! «Mon choix, c’est celui de la position centrale, plutôt que de la marge», avance-t-il. «Les Verts sont un groupe actif et reconnu au Parlement européen, mais très minoritaire. Et EELV a fait, en France, le choix tactique d’un repli identitaire plutôt que celui d’une liste ouverte.»  En coulisses, l’ancien eurodéputé Daniel Cohn-Bendit a beaucoup œuvré pour ce ralliement. Depuis plusieurs mois, Pascal Durand avait rejoint l’équipe du comité de pilotage de la campagne de LREM, qui se réunit chaque mardi soir au QG de campagne. «Malgré ses hésitations, malgré sa loyauté pas fermement établie, on sera contents de l’avoir pendant la campagne pour porter la question environnementale qui est de plus en plus prégnante dans l’opinion», salue un responsable de LREM, en première ligne sur la préparation des européennes. La macronie redoute en effet un score important de la liste portée par Europe Écologie-Les Verts, et cherche donc à incarner davantage le combat écologiste. Pascal Durand sera candidat en position éligible, dans les premières places de la liste. On comprend mieux les vraies raisons de ce ralliement

Grand débat: les Télés d’info continue servent la soupe à Macron

  • Grand débat: les Télés d’info continue servent la soupe à Macron
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  • Par paresse mais sans doute surtout par complaisance les quatre chaînes principales d’info continue branchent leurs caméras durant  des heures pendant que Macron ou Édouard Philippe pérore dans ce qu’ils appellent un grand débat. En fait, Macron et  les autres ne débattent pas, ils font un exercice de stand-up. L’animateur accorde seulement 30 secondes voire une minute aux participants qui posent une question. Ce qui permet à Macron ou Édouard Philippe de répondre pendant 10 minutes et de s’étaler, y compris sur les sujets qui sont sans lien avec la question posée. Ces retransmissions interminables sont inadmissibles et témoignent de la complicité de ces chaînes de télé d’info continue avec le pouvoir. Depuis quelques semaines, le pouvoir et ceux qui le soutiennent sont engagés dans une vaste opération de réhabilitation de l’image de Macron et du gouvernement. Cela à coup de sondages bidons, d’analyses socio économiques tordues (la hausse du pouvoir d’achat par exemple) et surtout par la diffusion en direct des numéros de cirque de Macron. Un vrai spectacle puisque les participants savamment choisis  (avec cependant éventuellement quelques gilets jaunes) applaudissent même après chaque sketch de Macron. Les journalistes de ces chaînes d’information se plaignent d’être mal aimés. On peut et on doit évidemment condamner certaines violences à leur égard mais on ne peut que constater leur lamentable parti pris pour le pouvoir. Un parti pris sans doute aussi existentiel car la majorité de ces journalistes ont l’impression d’appartenir à une élite qui a été menacée par les gilets jaunes. Pour preuve le mot insurrection utilisé pour qualifier ce qui n’est qu’un mouvement social. Et qui témoigne de la grande trouille de ces élites.
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Eurovision : de la soupe, comme d’habitude ?

Eurovision : de la soupe, comme d’habitude ?

 

 

 

Une nouvelle fois la France nourrit l’espoir d’emporter l’Eurovision. Une espérance qui risque d’être déçue car traditionnellement ce genre d’exercice est réservé à uen sorte de soupe musicale élaborée spécialement pour l’épreuve. . Un cocktail anglo-saxon qui disparaît ensuite de l’actualité aussi vite qu’il est apparu. La France essaye cette fois une chanson avec un thème consistant mais une musique finalement assez banale en tout cas proche de celle qui faut produire pour empocher le trophée.   Le porte-drapeau tricolore cette année est un duo, Madame Monsieur, qui pourrait avoir ses chances avec son titre pop Mercy. Le vote à l’Eurovision combine à la fois les voix d’un jury professionnel et celles des téléspectateurs des 43 pays participants (chaque pays finaliste ne pouvant pas voter pour son représentant). Or, le vote populaire n’a pas beaucoup aidé la France depuis les élargissements successifs du concours aux pays de l’Est à partir des années 1990. Les différentes populations privilégiant parfois des logiques de médiocrité, les chanteurs français se retrouvent parfois peu soutenus par le reste de l’Europe. . Le  titre français avait alors beaucoup plu : Mercy raconte la naissance d’une enfant – à bord d’un bateau humanitaire, l’Aquarius, qui tente de sauver les migrants de la noyade en Mer Méditerranée. L’histoire se déroule le 21 mars 2017 : sa jeune mère nigériane a accouché au moment où le bateau rentrait à Catane, en Sicile. Mercy est une fille. Son nom signifie « la miséricorde » en anglais.  Mercy, elle a été retrouvée par plusieurs médias dont France Inter il y a quelques jours. Elle se trouve avec sa mère toujours en Sicile, dans le plus grand camp de réfugiés d’Europe. Mais Taiwo, la maman, vient d’obtenir un permis de séjour de deux ans et espère rejoindre la France.

Macron, « de la soupe tiède » (Fillon)… et lui, du potage mafieux ?

Macron, « de la soupe tiède » (Fillon)… et lui ,  du potage mafieux ?

 

 

La campagne descend dans le caniveau avec les invectives dont est victime  Macron « l’évangéliste au programme qui ressemble à de la soupe tiède » d’après Fillon. L’argument est lui des faibles quand ils n’ont plus rien  de pertinent à objecter. Dans la même veine on pourrait se demander si le programme de Fillon ne ressemble pas à du potage mafieux si l’on entend par mafia « Groupe occulte de personnes qui se soutiennent dans leurs intérêts par toutes sortes de moyens : c’est sans doute le cas pour Fillon qui a tenté de soutenir les intérêts des les assureurs après avoir été rémunéré par AXA ou encore quand il a décerné la suprême décoration de la Légion d’honneur (la grand-croix) à un ami milliardaire qui a ensuite offert un emploi fictif à Pénélope Avant cela, il a surtout effectué une attaque en règle de ses concurrents. Emmanuel Macron, son concurrent direct pour une qualification au second tour de la présidentielle, a été sa principale cible. « Il réussit l’exploit de faire pire que François Hollande », a-t-il ainsi lâché avant de lancer : « Le cadrage financier d’Emmanuel Macron se fonde sur un diagnostic faux. » Le projet de Macron, « c’est de la soupe tiède » que « François Hollande aurait pu signer », a encore asséné le candidat de la droite. Et sur les affaires? Rien ou presque.

 

Rachida Dati à la soupe

Rachida Dati à la soupe

 

Rachida Dati et d’autres comme Hortefeux n’ont pas hésité une seconde pour aller à la soupe  et apporter leur soutien sans réserve à François Fillon qu’ils  critiquaient pourtant la veille.  Bref ,  le bal habituel des changements de camp pour continuer d’exister politiquement et se placer pour obtenir un poste ministériel . Des soutiens qui pourraient cependant CONSTITUER UN BOULET  pour Fillon qui voudrait bien ce débarrasser du système sarkozyste. Démarche inverse pour Bruno Lemaire. Le porte-parole de Bruno Le Maire, le député LR Franck Riester, a en effet  annoncé lundi qu’il voterait dimanche prochain pour Alain Juppé, le plus à même selon lui de faire gagner la droite en 2017 mais qui n’avait jusqu’ici recueilli le ralliement que de Nathalie Kosciusko-Morizet, quatrième. « Parce qu’il rassemble large, parce qu’il rassemble les différentes sensibilités de la droite et du centre, bien mieux à mon sens que François Fillon », a-t-il expliqué à iTELE. « Et puis deuxièmement, sur les questions de société, François Fillon est beaucoup plus conservateur qu’Alain Juppé et moi je me retrouve beaucoup plus dans cette vision de la société qu’a Alain Juppé », a-t-il ajouté. Jean-François Copé, arrivé dernier de la consultation avec 0,3% des voix selon un décompte encore provisoire, a annoncé lundi qu’il soutenait désormais Alain Juppé en invoquant le passé chiraquien commun aux deux hommes et des « éléments de proximité idéologique ». « Alain Juppé est le seul à assumer clairement à la fois de recourir exclusivement aux ordonnances pour réformer la France (…) et le seul aussi à vouloir recruter massivement des policiers, des gendarmes et des magistrats », a déclaré l’ex-président de l’UMP dans une déclaration diffusée sur Facebook. Signe de son ralliement, il est annoncé mardi à un meeting d’Alain Juppé à Toulouse, en compagnie de Nathalie Kosciusko-Morizet. L’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, un des principaux soutiens du maire de Bordeaux, a estimé sur BFM TV que la primaire n’était pas jouée, malgré l’écart de près de 16 points séparant François Fillon et Alain Juppé au premier tour. « Je ne pensais pas que l’on puisse passer de 10% à 40% en si peu de temps », a-t-il dit en jugeant que cela restait « fragile ». Il a estimé qu’Alain Juppé était « le meilleur candidat » face à la présidente du Front national, que tous les sondages donnent qualifiée pour le second tour de la présidentielle. « Le programme d’Alain Juppé est faisable de A à Z. Je crois que le programme de François Fillon est un programme qu’il ne pourra pas tenir », a ajouté Jean-Pierre Raffarin. « Le débat de jeudi soir (entre les deux candidats) va être déterminant. »

Eurovision 2016 : toujours la même soupe

Eurovision 2016 : toujours la même soupe

 

Finalement l’euro vision, crochet européen, est un peu à l’image de toute la politique européenne : une sorte de vieille soupe insipide. Cette fois c’est l’Ukraine qui a gagné et la France s’en tire avec  les honneurs en finissant sixième. Un classement finalement sans grand intérêt tellement ce concours de chant sombre dans la médiocrité et l’uniformité. Des chansons surtout composées uniquement pour l’Eurovision sans véritable originalité, ni talent. Un mélange de toutes les tendances qui aboutit à un breuvage fadasse et convenu. Un peu comme la politique européenne de l’union économique ou à force de doser les intérêts, les réticences des uns et des autres on aboutit à des orientations molles sans grande consistance opérationnelle. Exemple la relance de la croissance, la politique étrangère, l’harmonisation fiscale ou encore la défense. Le 61e concours de l’Eurovision a donc couronné l’Ukraine et Jamala sa candidate engagée. La jeune femme est arrivée à séduire le jury professionnel et les téléspectateurs. L’Australie est en 2e position, suivie de la Russie. Amir de son côté termine en 6e position, après une prestation réussie de J’ai cherché. Jamala, la grande gagnante de la soirée, a finit en larmes sur la scène, après l’annonce de sa victoire. Son titre 1944 parle directement des agissements de la Russie en Crimée. Le président ukrainien, Petro Porochenko, a d’ailleurs salué la performance de l’artiste, qu’il a qualifiée d’ »incroyable » Pour André Vallini, le secrétaire d’État à la Francophonie, la chanson d’Amir aurait du être entièrement dans la langue de Molière. Mais pour de nombreux observateurs, comme Stéphane Bern, ce morceau offrait une véritable chance à la France de faire un beau résultat, contrairement aux années précédentes. Amir est arrivé 6e avec 257 points, contre 534 points pour l’Ukraine.

 

2017:une cinquantaine de candidats, la soupe est bonne !

2017:une cinquantaine de candidats,  la soupe est bonne !

 

D’une certaine manière le nombre de candidats est inversement proportionnel à la confiance qu’accordent  Français au système politique. Un système largement discrédité puisque dans un autre sondage une majorité de Français (60 %) souhaitent un candidat ni à gauche, ni à droite et n’appartenant pas au système. Pourtant une cinquantaine de candidats plus ou moins officiellement déclarés (incluant donc par exemple ceux qui n’ont pas manifesté officiellement leur intention de se présenter) aspire à la magistrature suprême ;  un nombre qui pourrait témoigner du dynamisme démocratique du pays mais qui rend surtout compte d’ambitions personnelles à l’intérieur de l’oligarchie. Un nombre en tout cas proche de celui des élections présidentielles de certains pays en développement tant sur le plan économique que démocratique. Ou l’anarchie démocratique comme substitut au concept de monarchie républicaine. Avec au moins 47 candidats déclarés ou officieux à l’élection présidentielle, la France se distingue des autres pays avec une multitude de personnalités qui veulent concourir en 2017. Bien sûr, un grand nombre d’entre eux abandonneront d’ici là, défaits à des primaires, faute de parrainages ou parce qu’ils auront rallié un autre candidat. Mais le nombre actuel est-il un record mondial? Pas vraiment. Au jeu du pluralisme poussé à l’extrême, c’est Haïti qui détient la palme. En octobre 2015, ils n’étaient pas moins de 54 à vouloir prendre la présidence du pays, parmi lesquels des industriels, des chômeurs… Conséquence logique de ce nombre pléthorique de candidats : la volatilité de l’électorat n’a jamais été aussi forte. Désir Luckner a ainsi obtenu 591 voix sur un total de 1,5 million de votes, soit 0,04%. A titre d’exemple, Jacques Cheminade, dixième et bon dernier de la présidentielle française en 2012, avait récolté près de 90.000 suffrages au premier tour (0,25%). Haïti possède aussi le record du plus petit ratio de candidats rapportés au nombre d’électeurs. Avec 54 concurrents pour 1,5 million de suffrages exprimés au premier tour (le second tour a lieu ce dimanche après de multiples reports), un candidat a théoriquement représenté 28.500 électeurs. Là encore, la France fait pâle figure, avec un candidat pour 1,8 million de personnes qui se sont déplacés dans les bureaux de vote le 21 avril 2002. Pour trouver un autre pays où les candidatures fleurissent à l’approche de l’élection suprême, il faut se pencher sur le cas du Bénin. En janvier, 48 dossiers ont été déposés pour le scrutin présidentiel et 33 ont finalement franchi l’étape de la Commission électorale nationale, pour se présenter le dimanche 6 mars dernier. Citons également les cas significatifs du Mali (27 candidats en 2013) ou des Comores (25 prétendants cette année).

 

(JDD)




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