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Front national : l’écu, le sou, le franc ou l’euro ?

 

 

La bataille est engagée au sein du Front National pour savoir s’il faut ou non abandonner l’euro pour gagner enfin les élections. Ce que résume un « brillant »  économiste du FN de manière fort simpliste « Je fais un constat. Ça fait deux présidentielles où on parle de la sortie de l’euro. On sait que l’euro est déjà mort, tout le monde le sait. On est là comme lanceurs d’alerte. Mais manifestement, les électeurs ont rejeté en bloc la question ». Reste à savoir si ce brillant expert conseille  le retour au franc, à l’écu ou au  sou puisque l’euro serait déjà mort.  Et le député Gilbert Collard, autre expert économique d’ajouter   »Pour nous, la question de l’euro, c’est terminé, le peuple a fait son référendum dimanche dernier. Pourtant Philippot et Marine Le Pen maintiennent  la ligne qui consiste à proposer un futur monétaire orienté vers le passé.  Marine Le Pen  en effet propose de restaurer l’écu et le franc. Bref un petit voyage rétrospectif vers le Moyen Âge. L’écu a été utilisé un moment comme unité de compte entre 79 et 2000 en Europe ;  par contre sa véritable origine remonte à 1202 sous Louis IX et il a subsisté pendant des siècles. Le franc lui aussi est très ancien  Les premiers francs furent frappés à Compiègne en 1360 pour payer la rançon du roi Jean II. Les choix sémantiques du front national ne sont sans doute pas un hasard, ils traduisent la nostalgie du passé. Pourtant,  c’est sur le plan économique et surtout monétaire que la proposition du Front National est la plus contestée. En effet seulement de l’ordre  30 % des Français approuvent la suppression de l’euro. Ils ont évidemment raison car en l’état des équilibres de la France,  le retour à une monnaie nationale se traduirait inévitablement par une dévaluation d’au moins 20 % avec une inflation au moins équivalente surtout avec les promesses de nouvelles dépenses. En clair et pour simplifier le pouvoir d’achat s’écroulait d’environ 20 %. La croissance et  l’emploi avec. En fermant les frontières, en surtaxe en les échanges voire en les empêchant on se demande bien à qui on vendrait nos biens actuellement exportés comme la construction aéronautique, aérospatiale, ferroviaire, automobile, ou encore les produits agricoles ou le BTP. Le programme économique du Front National est évidemment complètement surréaliste et même au sein de ce parti. Pas étonnant, perspective rebute même une grande partie de l’électorat de Marine Le Pen. Le Front National revient sans doute sur ses propositions économiques et monétaires parce qu’elles sont particulièrement incomprises et incohérentes. Comme la campagne de François Fillon, la campagne de Marine Le Pen piétine et d’une certaine façon s’enfonce dans ses contradictions. Pas surprenant quand on mélange des mesures économiques étatistes, nationalistes,  corporatistes et xénophobes. Sur le terrain économique en tout cas les grandes  orientations paraissent pour le moins incongrues et hors sol. Certes on ne peut nier l’audience du front national mais  il s’agit surtout d’une adhésion protestataire comme celle dont bénéficient les syndicats gauchistes ou corpos. D’ailleurs le Front National dans sa philosophie et plus proche d’un syndicat que d’un parti politique à ambition gouvernementale. Une sorte de néo poujadisme qui additionne fantasmes, peurs et revendications de type moyenâgeux. La réaffirmation récente de ces propositions monétaires aura du mal à convaincre.  Marine Le Pen a en effet évoqué mercredi l’idée d’introduire une simple monnaie commune européenne, sur le lointain modèle de l’écu, coexistant avec une nouvelle devise franco-française après la disparition de l’euro qu’elle appelle de ses vœux. Son parti, le Front national, fait campagne de longue date pour une sortie de la monnaie unique, nuisible selon lui à l’économie française, alors même que cette perspective rebute notamment l’électorat âgé, celui qui lui fait le plus défaut. Mais l’abandon de l’euro ne reviendrait pas pour autant à rompre les amarres avec les autres pays européens, assure la candidate d’extrême droite, qui invoque l’exemple de l’unité de compte en vigueur de 1979 jusqu’en 1999. « L’écu a toujours existé avec une monnaie nationale (…) Qu’il puisse y avoir une coexistence entre une monnaie nationale et une monnaie commune n’a aucune conséquence sur la vie quotidienne des Français », a-t-elle déclaré. Marine Le Pen a également évoqué à cette occasion le système monétaire européen, un autre dispositif d’avant l’euro, qui servait à limiter les fluctuations entre monnaies. « Un serpent monétaire, je pense que c’est quelque chose qui apparaît raisonnable ».  Mais un serpent qui pourrait bien être le poison qui limite les ambitions électorales.

Grèce : trop de flou, pas de sou !

Grèce : trop de flou, pas de sou !

 

Trop de flou dans les propositions de réformes de la Grèce, l’Eurogroupe ne veut donc rien verser. Même pas uen petite avance sur la dernière tranche de l’actuel plan de soutien financier. La Grèce, elle souhaitait cette avance en échange de mesures partielles de réformes.   »Il nous faut une liste globale et détaillée de réformes », a insisté le président de l’Eurogroupe. « Un accord global est nécessaire avant que tout paiement puisse avoir lieu. Nous sommes tous conscients que le temps commence à manquer. » Le Premier ministre grec et chef de file du parti de la gauche radicale Syriza, Alexis Tsipras, a dit espérer jeudi soir, après un entretien avec la chancelière allemande Angela Merkel en marge du Conseil européen extraordinaire consacré à la crise des migrants en Méditerranée, la conclusion d’un accord d’ici la fin du mois.  Mais Jeroen Dijsselbloem a fait savoir que les ministres des Finances de la zone euro feraient un nouveau point le 11 mai à Bruxelles, à la veille de la date butoir pour le remboursement par Athènes de 750 millions d’euros au Fonds monétaire international (FMI), l’un de ses créanciers avec la Banque centrale européenne (BCE) et la Commission européenne.  Le président de la BCE, Mario Draghi, a déclaré que la BCE continuerait d’accorder des prêts d’urgence aux banques grecques tant qu’elles seraient considérées comme solvables. Fragilisées par une vague de retraits effectués par leurs déposants, les banques helléniques ne restent à flot que grâce aux liquidités d’urgence fournies par la banque centrale grecque, dont la BCE relève régulièrement le plafond, désormais fixé à 75,4 milliards d’euros. Mais les critiques contre ce mécanisme augmentent au sein de la BCE.  A la sortie de la réunion de Riga, le commissaire européen aux Affaires économiques et financières, Pierre Moscovici, a noté qu’en dépit de progrès ces derniers jours, les créanciers de la Grèce étaient encore très loin d’un accord avec Athènes. « Notre message aujourd’hui est très clair : nous devons accélérer, nous devons accélérer à partir de maintenant. Il n’y a pas d’autre choix si nous voulons atteindre l’objectif que nous partageons tous, celui d’une Grèce stable et prospère arrimée à la zone euro », a-t-il déclaré. Yanis Varoufakis a cherché à minimiser ces divergences et s’est déclaré prêt au compromis. « Nous voulons un accord et nous sommes disposés à faire des compromis pour y parvenir », a-t-il dit. « Le coût de l’absence de solution serait énorme pour nous tous, pour la Grèce et la zone euro. »Il a reconnu que les négociations étaient difficiles en ajoutant : « Nous trouverons une solution. »  Viabiliser le système grec des retraites, privatiser et rendre le fisc parfaitement indépendant sont au nombre des conditions réclamées par les créanciers d’Athènes pour débloquer la dernière tranche, de 7,2 milliards d’euros, prévue par l’actuel plan d’assistance financière.




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