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Armées : « Macron veut affirmer son autorité »

 

Jean-Vincent Brisset, directeur de recherche à l’Institut des relations internationales et stratégiques (Iris) analyse dans une interview analyse  la posture de Macron vis-à-vis du chef d’Etat major des armées.

 

Pourquoi Emmanuel Macron a-t-il rappelé son statut de « chef » des armées?
C’est de la communication, il y a la volonté d’affirmer son autorité.

Pourquoi Emmanuel Macron a-t-il réagi ainsi?
Emmanuel Macron sait qu’on va lui reprocher d’avoir été partie prenante de la falsification des budgets [lors du quinquennat de François Hollande, Ndlr], car il était ministre de l’Economie à l’époque. Il savait que les budgets allaient baisser. Il a fait des promesses en sachant qu’il ne pourrait pas les tenir. Il essaie alors de prendre les devants avec une communication assez brutale.

Tout commence avec la fuite des propos tenus par le chef d’état-major lors d’une audition à huis clos, audition dans laquelle il déclare, à propos des restrictions budgétaires : « Je ne vais pas me faire baiser comme ça »… 

C’est intéressant de reprocher au général De Villiers d’étaler en public quelque chose d’interne. Les échanges avaient vocation à rester à huis clos. Le chef d’état-major des armées s’est fait piéger. C’était quelque chose de préparé, la fuite de la commission, ce n’est pas un hasard. On l’a orchestrée. Les deux premiers mois de ce quinquennat sont de la mise en scène.

Le dossier militaire est-il sensible en ce début de quinquennat? 
La baisse du budget de la défense intervient après une forte communication d’Emmanuel Macron sur le plan militaire, depuis le début de son mandat. La première chose qu’il ait faite une fois élu a été de rendre visite aux soldats blessés à l’hôpital Percy, puis d’aller voir les troupes françaises au Mali. Il avait fait plein de promesses pour augmenter le budget de la défense. Par la suite, il fait semblant de découvrir le trou du budget alors qu’il était au courant. Le ministère des Armées a été ponctionné, en plus de celui du ministère des Affaires étrangères et de l’aide au développement.

 

Collaborateurs parlementaires : le Sénat mange son chapeau sur les emplois familiaux

Collaborateurs parlementaires : le Sénat mange son chapeau sur  les emplois familiaux

 

Oubliant très vite l’affaire Fillon, les sénateurs ont d’abord repoussé le texte sur la suppression des assistants familiaux …avant de manger leur chapeau suite à la réprobation générale.  Réunie en séance extraordinaire pour étudier le texte, la chambre haute a provoqué un tollé en rejetant cette mesure dans la nuit de mardi à mercredi. Mais, face à la polémique, un nouveau vote s’est tenu dans la nuit de mercredi à jeudi, et l’amendement de retrait de Pierre-Yves Collombat (RDSE, à majorité PRG) a finalement été retiré. Un amendement soutenu par de nombreux sénateurs PS !  Excédé par l’épisode, Philippe Bas, le président de la Commission des lois et le rapporteur du texte, était monté au créneau pour exiger un nouveau vote sur le sujet en clôture de la discussion du texte. Durant le travail en commission, ce dernier avait promis un travail constructif avec le gouvernement conformément à la tradition du Sénat. Et la question de l’interdiction des emplois familiaux ne faisait aucune difficulté. «C’est ce que l’on appelle un vote accidentel, très fréquent pendant les séances de nuit», soupire un bon connaisseur du Sénat. «Mais ça décrédibilise tout le travail fait au Sénat, d’autant que l’interdiction des emplois familiaux a été votée pour les ministres! Ce n’est pas cohérent, il faut reprendre tout cela», conclut cette source. De leur côté, les détracteurs de la mesure affirmaient que «la priorité est plutôt de s’assurer que les moyens alloués aux parlementaires pour rémunérer leurs collaborateurs soient utilisés à rémunérer des personnes qui assistent effectivement les parlementaires dans leurs fonctions, plutôt que d’introduire des dispositions discriminantes dont les effets sur l’amélioration du travail législatif sont hypothétiques». Idem pour Catherine Tasca (PS) qui, si elle considère que le «texte part d’une bonne intention», souligne que «l’enfer est pavé de bonnes intentions». «Nous critiquons depuis des années la tentation de légiférer d’après des faits divers. Là nous avons un texte tiré de l’affaire des emplois de la famille Fillon», a dénoncé l’élue des Yvelines. «Plus que d’emplois familiaux, il s’agit d’emplois fictifs et hors normes», a-t-elle accusé, avant d’être rejointe par ses collègues Maurice Antiste (PS) et Hervé Maurey (UC).

Benoît Hamon crée son micro parti et quitte le PS

Benoît Hamon crée son micro parti  et quitte le PS

 

Sans doute en panne d’imagination Hamon a intitulé son micro parti : « mouvement du 1er juillet » date de sa création. Il n’a pas osé faire une référence au socialisme dont  il se réclame toujours. Un titre finalement assez neutre et même plat à l’image du peu de charisme de l’intéressé qui paraît toujours un peu hors-sol dans le paysage politique. Un micro parti qui pourra tout juste espérer une audience de 2à 3 %, tout au plus ; une audience  insuffisante pour gagner les élections mais suffisante pour en faire perdre les  autres organisations de gauche en particulier le parti socialiste. Le poète de la gauche avec son revenu universel veut refaire le coup du congrès d’Épinay. Malheureusement il n’a pas l’étoffe d’un Mitterrand et le socialisme à la papa n’a plus sa place dans le monde contemporain. De moins en moins de pays s’y réfèrent encore. Ce mouvement du 1er juillet permettra peut-être à Benoît Hamon  de continuer de faire de la politique, accessoirement d’en vivre mais sans doute pas de créer un mouvement de renouvellement de masse. Ce n’est plus seulement un éclatement de la gauche à laquelle on assiste mais à un véritable émiettement avec les insoumis, le parti socialiste canal historique, les écolos, le parti communiste et les socialistes ralliés à Macon sans parler de l’autre partie microscopique que constitue les radicaux de gauche. Benoît Hamon, qui réunissait ses fidèles ce samedi sur la pelouse de Reuilly à Paris pour le lancement de son « Mouvement du 1er juillet », a donc annoncé son départ du parti d’Epinay. « J’ai décidé de quitter le Parti socialiste », a-t-il déclaré sous de nombreux applaudissements tout en précisant qu’il ne quittait pour autant « ni le socialisme, ni les socialistes ». Des premiers signes se faisaient sentir sur un potentiel départ : samedi dernier, Benoît Hamon avait par exemple préféré se rendre à la Gay Pride plutôt que participer au Congrès national du PS. A la tribune, le candidat malheureux à l’élection présidentielle a en effet estimé, devant les 11.000 militants présents selon lui, que le PS avait « peut-être fait son temps » après avoir concédé de « trop nombreux renoncements et reniements ». « Il a eu des heures glorieuses. Ma conviction est qu’aujourd’hui il est temps de tourner une page pour nous inscrire dans un processus comparable à celui d’Epinay », a expliqué Benoît Hamon en considérant que l’électorat socialiste avait été avalé « par la République en Marche et la France Insoumise ». L’ancien député des Yvelines, battu dès le premier tour des législatives le mois dernier, plaide depuis plusieurs semaines pour une « maison commune » avec EELV – son allié de la présidentielle – et le Parti communiste français.

 

Pour Trump, son business continue même avec l’étranger

Pour Trump, son business continue même avec l’étranger

Trump a conservé toutes ses parts dans son holding et continu de faire du business y compris avec l’étranger. Du coup les procureurs américains du Maryland et de Washington ont assigné lundi en justice le président américain, lui reprochant d’accepter des paiements de gouvernements étrangers via son empire immobilier d’après une info des échos. La plainte déposée lundi se fonde sur la « clause sur les émoluments », une disposition de la Constitution américaine interdisant à toute personne occupant une fonction publique d’ »accepter cadeau, émoluments, fonction ou titre de quelque sorte que ce soit d’un roi, prince, ou d’un Etat étranger » sans accord du Congrès. Pour les personnes à l’initiative de cette action judiciaire, le président Trump est coupable de conflits d’intérêt permanents, en n’ayant pas pris suffisamment de distance avec son groupe économique géré par ses fils. En janvier, l’ONG anti-corruption Citizens for Responsibility and Ethics in Washington avait déposé une plainte similaire devant un tribunal fédéral de New York. Mais cette nouvelle plainte est la première présentée par des entités gouvernementales.

Législatives 2017 : les invectives et insultes grossières de Mélenchon plombent son mouvement

Législatives 2017 : les invectives et insultes grossières de Mélenchon plombent son mouvement

 

Jean-Luc Mélenchon, par ailleurs très cultivé et sans doute le meilleur de la période, ne peut s’empêcher de retomber dans ses travers et de nourrir sa dialectique d’invectives particulièrement vulgaires. Un populisme- qui ressemble à celui de Marine Le Pen. Des insultes qui plombent  le mouvement des Insoumis selon  l’entourage qui avoue :  »À chaque fois, on risque de prendre du plomb dans l’aile. Il faut qu’il se contrôle« , de nourrir sa dialectique d’invectives particulièrement vulgaires. Un populisme qui ressemble à celui de Marine peine considère un entourage de plus en plus gêné. Par ailleurs l’introspection et l’excuse ne caractérisent  pas Mélenchon qui a plutôt tendance à s’enfoncer quand il tente de s’expliquer. En avançant l’excuse de la fatigue en cette fin de campagne des législatives, pour lesquelles il est en lice à Marseille, l’intéressé a regretté à demi-mot ses propos envers l’ex-premier ministre. « Je n’aurais pas dû tenir compte de ce qu’il disait. À partir du moment où il a dit que je n’avais pas choisi entre Macron et Le Pen, j’ai été tellement indigné par cette façon, mensongère, de présenter ma position. (…) Je me suis senti piqué et ça m’a fait réagir ».  En conférence de presse, mardi 30 mai, l’Insoumis s’est à nouveau expliqué sur cette polémique, tout en montrant qu’il était toujours prêt à répliquer s’il venait à être attaqué. « Si dans un discours, un mot a paru excessif, je suis prêt à en utiliser un autre. (…) Je n’accuse pas M. Cazeneuve d’être venu lui-même assassiner quelqu’un. De grâce, vous ne savez pas ce qu’est un meeting, un discours qui dure trois quart d’heure, une réplique ? Je plaide donc ma bonne foi. Si M. Cazeneuve estime qu’il est juste de me faire un procès en diffamation, je l’invite à le faire. Et enfin, il y aura un procès sur les conditions dans lesquelles Rémi Fraisse est mort ».

Macron défend son projet de réforme du face aux gauchistes de la CGT

Macron défend son projet de réforme du face aux gauchistes de la CGT

 

Lors de son dernier meeting à Albi, Macron a dû affronter l’écrit de quelques dizaines de militants de la CGT qui réclament  toujours l’abrogation de la loi. Cette réforme est évidemment au cœur de la logique de transformation économique et sociale du pays et contrairement à ce que demande Mélenchon Macron ne peut se renier sur cette question. L’enjeu est en effet économique, social mais aussi sociétal. Les gauchistes de la CGT largement inspirée par l’idéologie trotskiste militent évidemment pour une société centralisée où l’État joue un rôle moteur voire unique. Une vision évidemment néandertalienne  du monde. À l’inverse Macron, avec les syndicats réformistes notamment la CFDT, veut déverrouiller le carcan étatiste en donnant la possibilité aux entreprises de décider de l’organisation du travail cela en fonction des réalités géographiques, des réalités des filières et des évolutions conjoncturelles. Deux visions complètement opposées sur le plan sociétal. Dommage qu’une grande organisation comme la CGT se laisse de plus en plus noyautée par les dépositaires d’une idéologie désuète vieille de plus de 100 ans. Pas étonnant si la CFDT et les autres syndicats réformistes ne cessent de progresser au point que la CFDT est devenue  première organisation syndicale dans le privé L’ancien ministre de l’Economie, qui devait tenir un meeting dans la soirée à Albi, ville où il est arrivé en tête au premier tour de la présidentielle, le 23 avril, devant le candidat de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a répondu qu’il avait « toujours tenu (ses) engagements ». Le candidat d’En marche ! a été accueilli par des syndicalistes, notamment de la CGT, au cri d’ »abrogation de la loi travail ». « La réforme que je veux pour le marché du travail consiste à donner plus de place à l’accord majoritaire d’entreprise et l’accord majoritaire de branche », leur a-t-il répondu. « Je ne vais pas l’arrêter. On a 10% de chômage, 80% des contrats signés par les jeunes sont des CDD (…) Ça ne marche pas. » « Je ne suis pas pour que ce soit du grand n’importe quoi et de la sauvagerie. Je ne suis pas pour renvoyer au contrat de travail, mais au dialogue social, qui construit les choses au plus près du terrain », a-t-il assuré. Il entend lancer son projet de réforme du marché de travail dès le début de son quinquennat, s’il est élu.

Dupont-Aignan se vend à Marine Le Pen pour éviter la faillite financière de son parti

Dupont-Aignan se vend à   Marine Le Pen pour éviter la faillite financière de son parti

 

Pour sauver son micro- parti  « debout la France », Dupont Aignan n’a pas hésité à s’allier avec le diable. En cause,  le fait qu’il n’a pas réussi à atteindre 5%, ce qui lui aurait permis d’être remboursé par l’État pour ses dépenses de campagne. Pour sauver son petit parti de quelques milliers d’adhérents, Dupont Aignan se vend donc à Marine Le Pen. L’objectif est d’obtenir en retour quelques députés qui viendront remplir  les caisses de son micro parti et continuer à faire de la politique. Pourtant Dupont Aignan affirmait  encore le 19 avril que son parti était de nature humaniste et non xénophobe, ce qui l’empêchait de rejoindre le Front national. Cependant la logique financière a pris le pas sur la morale politique « Nous avons signé un accord de gouvernement avec une évolution de son programme », a déclaré le président de Debout la France sur France 2, quelques heures après avoir rencontré Marine Le Pen dans un appartement du XVIIe arrondissement de Paris. « L’enjeu c’est de sauver la France. » Le comité national de Debout la France, réuni vendredi, s’était divisé sur son positionnement en vue du second tour de l’élection présidentielle, avait indiqué son vice-président Dominique Jamet lequel a démissionné aussitôt de son parti. « Il y a eu des discussions où tous les avis se sont opposés et à la fin on s’est séparés. Il n’y a pas de décision prise, il n’y a pas de décision commune », a-t-il déclaré à l’issue de quatre heures trente de réunion. Nicolas Dupont-Aignan, issu de la droite gaulliste, n’a pas réussi à franchir la barre fatidique des 5%, qui permet d’être remboursé de ses frais de campagne.

Orange Bank mise sur son réseau pour devenir la première banque française

Orange Bank  mise sur son réseau pour devenir la première banque française

Orange mise surtout sur son reéseau et la gamme des services offerts pour devenir la première banque. 100% des opérations pourront être effectuées via le mobile, dès l’ouverture du compte. Il suffira de scanner les documents nécessaires. Les virements pourront être effectués par SMS.  Orange qui se lance dans l’activité bancaire entend devenir l’une des principales banques françaises sinon la première. Il est clair qu’Orange avec son portefeuille clients en télécoms disposent d’un potentiel assez considérable. En outre le paiement par téléphone portable, internet ou Smartphone notamment pourrait constituer un atout supplémentaire. Il reste cependant du chemin à parcourir pour qu’Orange dépasse par exemple la BNP. Orange vise en effet 2 millions de clients avant 10 ans. Cela étant on peut faire la confusion entre le nombre de clients et le nombre de comptes. Pour les ménages en effet le nombre de comptes tourne autour de 130 millions. Orange  veut compter parmi les leaders. Ses ambitions sont spectaculaires: selon les syndicats, Orange vise 400.000 clients dès la première année, et 2 millions d’ici à 2024. C’est par exemple deux fois plus que les leaders historiques comme ING Direct ou Boursorama, la filiale de la Société Générale qui vient tout juste de franchir le cap des 900 000 clients. Pour Orange le chemin est encore long à parcourir si l’on s’en tient à la situation des banques en France que fait culture banque ci-dessous :

 

BNP Paribas affiche un produit net bancaire en augmentation de 9,6% pour atteindre 42,9 milliards d’euros en 2015 contre 39,2 milliards d’euros l’an dernier. BNP Paribas valide encore sa première place au palmarès des banques françaises en termes d’activité. Le coût du risque est stable, mais la banque aux 4 étoiles n’est plus pénalisée comme l’an passé par une amende de 6 milliards d’euros des Autorités des Etats-Unis, ainsi le résultat net part du groupe retrouve un niveau très élevé à 6,7 milliards d’euros.

Groupe Crédit Agricole : La banque verte (les caisses régionales, la holding et ses filiales dont LCL) présente un PNB de 31,8 milliards d’euros pour s’offrir une nouvelle fois la seconde place de notre classement 2016, une performance bien aidée par la dynamique de la gestion de l’épargne et l’assurance du groupe. Le RNPG ressort lui aussi en hausse à 6 milliards d’euros.

Société Générale : La banque de La Défense poursuit sa croissance en 2015 avec un PNB en hausse à 25,6 milliards d’euros. La banque précise qu’il s’agit d’une bonne performance commerciale de l’ensemble des métiers, notamment en banque de détail avec 305 000 ouvertures nettes de comptes à vue et une bonne dynamique du crédit. Le RNPG de la Société Générale termine en belle hausse à 4 milliards d’euros, il bénéficie aussi de la baisse du coût du risque.

Groupe BPCE : Le groupe Banque Populaire et Caisse d’Epargne (Natixis et ses filiales) présente un PNB de 23,8 milliards d’euros, une hausse notamment portée par les métiers spécialisés de Natixis. Le groupe BPCE est désormais en 4ème position de notre classement des banques. Le résultat net part du groupe est en hausse à 3,2 milliards d’euros.

Groupe CM11-CIC : Ce groupe est composé de 11 fédérations Crédit Mutuel, du Crédit Industriel et Commercial (CIC) et ses filiales. Le groupe mutualiste réalise un Produit Net Bancaire en hausse à 12,8 milliards d’euros, avec développement notable des activités extra-bancaire : assurances, téléphonie, télésurveillance et ventes immobilières… Le résultat net part du groupe affiche un niveau record pour ce groupe à 2,3 milliards d’euros.

La Banque Postale : La banque du groupe La Poste présente une légère hausse de son PNB 5,7 milliards d’euros (stable avec les arrondis…). Tout comme sa rentabilité qui atteint 707 millions d’euros. Son activité de crédit immobilier progresse de +43% profitant du contexte de renégociation des prêts immobiliers. La Banque Postale mise également sur la clientèle de professionnels et d’entreprises pour l’année 2016.

Crédit Mutuel Arkéa : Composé de 3 caisses régionales Crédit Mutuel Arkéa, la banque en ligne Fortuneo, et de nombreuses des filiales (bail, affacturage, assurance…). Ce groupe breton se fait remarquer par sa volonté d’indépendance vis-à-vis du groupe national Crédit Mutuel-CIC. Les irréductibles bretons communiquent un PNB de à 1,8 milliards d’euros et une rentabilité de 296 millions d’euros.

 

2017 : France 2 veut maintenir son débat pour le fric de la pub

2017 : France 2 veut maintenir son débat pour le fric de la  pub

Un débat à 11 candidats  le 4 avril sur BFM et CNews, un autre le 21 avril  sur France 2. Pourquoi d’un coup une telle frénésie de démocratie ? Tout simplement pour engranger d’é normes recettes de pub. En effet, l’audience de la dernière confrontation sur TF1 (11 millions de téléspectateurs) a fait bien des jaloux aussi sur les chaînes privées comme sur les chaînes publiques. Avec une telle participation,  le prix des pages publicitaires s’envole et les chaînes peuvent récupérer sur une seule émission ce qu’elles perçoivent habituellement sur un mois. La motivation démocratique devient donc secondaire. Ici ou là sur d’autres télés et d’autres médias, chacun a organisé sa petite confrontation. Mais sur France 2 c’est le grand cirque assuré. L’audience sera forcément importante car il y aura du spectacle, des coups de gueule, des interpellations, de pseudos colères, des injures aussi. Bref un cocktail susceptible d’attirer un grand nom de téléspectateurs. Un spectacle plus proche du cirque que de la confrontation démocratique. Pour un peu on aurait confié l’animation de l’émission à Michel Drucker ou Patrick Sébastien ! Le premier débat à cinq avait déjà été d’une grande confusion en raison sans doute de la personnalité de candidats plus attachés à débiter leurs pages de pub électorale qu’à éclairer les grands aux enjeux mais surtout en raison de la forme même de la discussion qui contraint chacun à tenter d’exprimer en une minute maxi un thème complexe. D’où la simplification voir la caricature. Exemple quand on a demandé aux candidats de s’exprimer en quelques secondes sur le pouvoir d’achat. Du coup,  chacun y est allé de sa promesse d’augmentation. Il y en avait pour tout le monde : les salariés, les retraités, les indépendants, les chômeurs et les handicapés. Tout cela évidemment sans lien avec l’environnement économique et financier. Pour le dernier débat du 21 avril, le contenu risque d’être encore plus caricatural. Il est déjà difficile d’organiser un débat à 2 d’une bonne tenue. À 5, c’était déjà  un exercice presque impossible et à 11 on va tomber dans le comique pathétique. Peu importe d’ailleurs pour les chaînes ; elles pourront toujours se prévaloir d’une audience exceptionnelle qui va redorer leur blason et surtout encaisser des recettes de pub record. Par contre,  il y aura bien du spectacle car certains petits candidats dont on se demande ce qu’ils font dans une élection présidentielle vont vouloir se singulariser en voulant faire entendre très fort leurs voix. Bref une émission plus proche de the Voice que d’un débat politique. De ce point de vue Macron, Fillon et Mélenchon ont fortement critiqué l’organisation de cette confrontation prévue sur France 2 le 21 avril après celle sur BFM et CNews. Il se pourrait même que les trois intéressés n’y participent pas. Ils auraient raison. On aura déjà un aperçu de cette mascarade démocratique le 4 avril  comment  candidats marginaux comme Cheminade et autres ne pouvant prétendre qu’à recueillir 1 % des voix vont débiter leurs  élucubrations (il fallait entendre Lassalle hier sur France Info : en dessous du niveau de bistrot, même s’il est plutôt sympa !). Des candidats qui veulent devenir présidents de la république mais déjà bien incapables de se faire élire député ou même maire d’une ville d’une certaine importance.

Pompili, première ministre à apporter son soutien officiel à Macron

Pompili, première ministre à apporter  son soutien officiel à Macron

La secrétaire d’Etat chargée de la biodiversité Barbara Pompili a apporté mardi son soutien à Emmanuel Macron en vue de l’élection présidentielle, devenant le premier membre du gouvernement à rallier officiellement le candidat d’En Marche ! « J’ai décidé de soutenir le projet, la démarche et donc la candidature d’Emmanuel Macron à l’élection présidentielle », écrit-elle sur son compte Twitter. « Le projet d’Emmanuel Macron c’est une écologie réaliste, un engagement européen fort et une volonté de répondre à la détresse qui nourrit le FN », ajoute-t-elle.

Fillon : un prêt ou un cadeau de 50 000 euros de son ami milliardaire

Fillon : un prêt ou un cadeau de 50 000 euros de son ami milliardaire

 

Un curieux prêt d’un ami milliardaire auquel il a attribué le grade suprême de grand-croix de la légion d’honneur et qui a aussi eu la bonté d’accorder un emploi fictif à Penelope. Un prêt qui ressemble fortement à un don, par ailleurs non signalé par Fillon, puisque ce prêt ne comporte ni intérêt ni même date de remboursement. Une nouvelle casserole pour François Fillon qui avait choisi la posture de l’homme intègre pourtant  impliqué dans un nombre incroyable d’affaires politico-financières. Il y a d’abord les salaires fictifs accordés à son épouse e t à ses enfants supposés assister parlementairement l’ancien Premier ministre. Il y a l’affaire du détournement de fonds du Sénat destiné aussi à des assistants parlementaires. S’y ajoute le salaire fictif de Pénélope dans la revue des deux mondes de son ami milliardaire, les émoluments reçus de la société AXA via la société de conseil de François Fillon pour un travail sans doute tout aussi fictif enfin le trafic d’influence quand il a accordé le grade suprême de la Légion d’honneur au généreux milliardaire. François Fillon a donc  reçu en 2013 un prêt de 50.000 euros de son ami Marc Ladreit de Lacharrière, propriétaire de La Revue des deux mondes, qu’il a omis de déclarer à la Haute autorité de la vie publique (HATVP), a confirmé mardi son avocat. Selon Le Canard enchaîné, qui a révélé l’information, les juges chargés de l’enquête visant le candidat de la droite pour l’élection présidentielle s’intéressent de près à ce prêt, sans intérêt ni date limite de remboursement. « Il s’agit d’un oubli dans sa déclaration », a déclaré sur BFM TV l’avocat de l’ancien Premier ministre, Me Antonin Lévy. « C’est un prêt qui a été intégralement remboursé », a-t-il ajouté, soulignant que son client en avait « spontanément » parlé aux enquêteurs. « Il n’y a aucun sujet. » Le 24 février, lorsque le Parquet national financier (PNF) a ouvert une information judiciaire visant François Fillon, il l’a ouverte pour détournements de fonds publics, abus de biens sociaux et recel (les délits qui visent les emplois présumés fictifs dont aurait bénéficié sa famille), mais aussi trafic d’influence, et manquement aux obligations déclaratives. D’après le Canard enchaîné, c’est ce prêt non déclaré qui est visé par ce dernier délit. Toujours selon l’hebdomadaire, ce prêt pourrait aussi nourrir les soupçons de trafic d’influence qui entourent les conditions d’attribution, sur rapport de François Fillon, du grade suprême de la Légion d’honneur (grand-croix) au propriétaire de la Revue des deux mondes, où son épouse Penelope est soupçonnée d’avoir eu un emploi fictif. Marc Ladreit de Lacharrière s’est vu attribuer le grade de grand-croix de la Légion d’honneur le 31 décembre 2010, moins d’un an et demi avant d’embaucher Penelope Fillon. Ce titre est très rarement décerné. Un décret de 2015 a en effet fixé à 6 le nombre maximal de personnes pouvant le recevoir chaque année. Le code de la Légion d’honneur impose par ailleurs un nombre maximum de 75 grand-croix vivants, précise-t-on à la grande chancellerie. Ils sont actuellement 72. Olivier Faure, président du groupe PS à l’Assemblée nationale, a dit finir « par avoir la nausée », après ces nouvelles révélations. « Ce prêt n’est pas anecdotique, c’est un prêt sans intérêt par quelqu’un qui est connu pour avoir déjà assez largement subventionné la famille Fillon et toute la question qui est posée derrière, c’est quels sont les conflits d’intérêts potentiels qui existent entre cette participation à l’aventure personnelle d’un homme et les liens qu’il entretient avec la finance », a-t-il déclaré à la presse, appelant la droite à « se ressaisir », en se trouvant un autre candidat. Bernard Accoyer, secrétaire général des Républicains, a quant à lui estimé en vrai faux-cul qu’il fallait désormais parler « du fond ». « C’en est assez », a-t-il dit sur BFM TV. « Les Français maintenant, ils veulent qu’on parle d’eux. » Selon Le Canard enchaîné, les enquêteurs ont également entrepris de dresser la liste de tous les clients de la société de conseil de François Fillon, et ils le soupçonnent d’avoir sous-estimé sa demeure dans la Sarthe.

Fillon ne défend pas son honneur mais son fric

Fillon ne défend  pas son honneur mais son fric

 

Certains s’étonnent encore de l’entêtement de François Fillon à maintenir sa candidature pourtant l’affaire est simple : il s’agit pour lui de sauver sa peau. S’il devait être condamné comme c’est probable pour détournement de fonds publics, il devrait renoncer à son train de vie y compris à son Château. à la déchéance morale s’ajouterait la déchéance matérielle. Grâce à ses petits les accommodements financiers François Fillon pouvait compter sur des revenus variant de 20 000 à 30 000 € par mois, somme nécessaire pour financer le train de vie du Hobereau. En maintenant sa candidature, François Fillon espère soit être élu, soit marchander le report de ses voix de faire enterrer les différentes affaires (salaires fictifs de son épouse, abus de biens sociaux avec l’autre salaire fictif pour un emploi chez son ami milliardaire, trafic d’influence pour l’attribution du plus haut grade de la Légion d’honneur, détournement de frais d’assistants parlementaires au Sénat et trafic d’intérêt avec émoluments reçus du groupe d’assurances AXA).  Dans sa déclaration de patrimoine, Fillon déclare être propriétaire d’une maison dans la Sarthe En réalité, il ne s’agit pas d’une maison, ni d’un manoir, mais bien d’un… château, comme le précise  Le Canard enchaîné. Un Château comprenant au rez de chaussée un hall d’entrée, une grande salle à manger, une cuisine, une arrière-cuisine, une lingerie, une buanderie, un grand salon, une lampe historique, une bibliothèque, 14 chambres, quatre salles de bains sur des terres représentants 14 ha et 3000 m² de bâtiments annexes. Un patrimoine estimé par Fillon lui-même pour une somme de l’ordre de 700 000 € et qui en vaut évidemment au moins 10 fois plus. Il faut ajouter que dès 1993 Fillon a également acheté la ferme proche du château avec 7,2 hectares de terres. Ces champs sont exploités par un couple d’agriculteurs qui verse chaque année un « fermage » à la famille Fillon. Soit « 21 quintaux de blé tendre de qualité saine, loyale et marchande et 218 kilos de viande de boeuf de première qualité ».  Bref le retour à l’ancien régime. On objectera que la sous-estimation du patrimoine n’est pas une spécificité de François Fillon. Depuis que la déclaration de patrimoine est obligatoire nombre de politiques procèdent  de la même manière en donnant des valeurs tout à fait fantaisistes à leurs biens immobiliers. Cette publication du patrimoine de Fillon va lui revenir en pleine figure comme un boomerang car évidemment elle va être épluchée. Faut-il aussi préciser que Fillon possède en outre deux autres maisons. Il est clair que ce n’est pas avec le seul salaire d’un député que François Fillon a pu entretenir de telles propriétés. Forcément le patrimoine des autres candidats va également être ausculté et on ira  sans doute de surprise en surprise notamment pour la fortune de Marine Le Pen qui fait d’ailleurs l’objet d’une enquête judiciaire. Maintenant que la boîte de pandore est ouverte chaque jour ou presque va apporter son lot d’informations sulfureuses sur les pratiques de certains candidats concernant notamment  leurs revenus et leur patrimoine. Jusqu’ici il a existé  une sorte de tolérance curieuse à l’égard des affaires politico- financières. L’affaire Fillon marque la fin de ce temps. Du coup, la porte des révélations va être largement ouverte à l’égard des petites combines du personnel politique. La campagne électorale va surtout traiter des malversations et privilèges des candidats. Bref la campagne court le risque de tomber dans le caniveau. Pour éviter cela, il serait sans doute urgent de procéder à un audit des fortunes et patrimoine de chaque candidat par un organisme indépendant.

 

Présidentielle: François Fillon «emporte son camp vers l’abîme» (Dominique de Villepin)

Présidentielle:  François Fillon «emporte son camp vers l’abîme» (Dominique de Villepin)

« Le candidat ne peut aujourd’hui ni se faire entendre sur ses propositions, ni rassembler autour de son nom. Poursuivre dans cette voie sans issue, c’est prendre l’État, notre foi dans la démocratie et ses compagnons de route, en otages », dénonce Dominique de Villepin dans une tribune au Figaro. « Aujourd’hui, le candidat de la droite modérée, ma famille politique de toujours, emporte son camp dans une course vers l’abîme », se désole-t-il. Et l’ancien Premier ministre d’éreinter son successeur à Matignon : « Attaquer les juges -quels que soient les défauts de la justice dans notre pays, c’est nécessairement fragiliser l’État de droit. » Dominique de Villepin fustige le discours de François Fillon contre la justice. « En appeler à la rue contre la magistrature, c’est aussi dangereux qu’irresponsable », dénonce-t-il aussi. « C’est, en un mot, jouer avec les institutions. Crier à la guerre civile, c’est prendre le risque de la faire advenir. Accéder à la présidence dans ces conditions, ce serait mettre son intérêt personnel avant l’avenir de la France », s’emporte de Villepin. « Or, au gré des révélations médiatiques et des jeux partisans, nous prenons le risque soit de l’aventure, l’élection de Marine Le Pen à la magistrature suprême, soit d’une présidence diminuée, privée de majorité forte et de crédit. Assez d’indignités ! » tonne Dominique de Villepin. François Fillon, qui s’accroche à sa candidature à l’élection présidentielle en dépit d’une probable mise en examen le 15 mars, doit faire face depuis mercredi à nombre de défections, en particulier de proches d’Alain Juppé, de Bruno Le Maire, mais aussi de Nicolas Sarkozy.

 

Un réformateur du PS annonce son soutien à Macron

Un réformateur du   PS annonce son soutien à Macron

Dans une interview au JDD, Christophe Caresche, député de Paris et chef de file des réformateurs  du PS, explique sa « volonté de ne pas participer » à la campagne de Benoît Hamon. Et « espère que d’autres suivront ».

 

« Le moment est venu de soutenir Emmanuel Macron« , indique Christophe Caresche dans le JDD qui précise : « Parce qu’il offre la possibilité de créer une nouvelle force, cohérente, parce qu’il rassemble déjà des responsables issus de formations politiques opposées mais qui, au fond, pensent la même chose : il faut relancer l’Europe et faire du redressement économique une priorité. C’est une décision qui n’est pas facile à prendre : je dois tout au PS, à commencer par ma carrière politique. Mais il faut prendre acte aujourd’hui du fait que nos chemins se séparent. »  Derrière son choix, le député pointe le danger de l’extrême droite : « Pour un homme de gauche, Emmanuel Macron est la seule solution permettant de contrer efficacement Marine Le Pen au deuxième tour de la présidentielle. » Et indique que la candidature de Benoît Hamon fait peser un risque : « Le projet que porte Benoît Hamon est incompatible avec un large rassemblement des Français au deuxième tour, s’il y figurait, face à Le Pen. Ce serait un risque que personnellement je ne souhaite pas courir. »

Le chef de file du pôle des réformateurs du PS sera-t-il suivi par les siens? « La décision n’est pas prise, mais la réflexion devrait s’accélérer. Cette sensibilité a vocation à se retrouver dans la démarche d’Emmanuel Macron. Certains m’ont d’ailleurs précédé, et j’espère que d’autres suivront », indique-t-il au JDD.

Fillon : équilibre financier pour son successeur….en 2022

Fillon : équilibre financier pour son successeur….en 2022

 

 

Critiqué pour son laxisme budgétaire Fillon revoit son cadrage budgétaire comme il vient de revoir son programme santé. Bref, le candidat bricole et rectifie pour tenter d’effacer la pathétique affaire des salaires fictifs et autres dérives financières personnelles. L’équipe de François Fillon, malgré de nets correctifs, s’attend toujours à un déficit public supérieur à 3% du PIB en 2017 et promet de repasser sous ce seuil en 2019, annoncent jeudi Gilles Carrez et Charles de Courson. L’exécutif socialiste défend pour sa part une prévision de déficit de 2,7% pour l’année en cours. Le président LR de la Commission des Finances et le député UDI de la Marne ont mis à jour le cadrage financier du programme du candidat de la droite et du centre à la présidentielle, qui avait déjà revu sa copie en janvier dernier, à l’occasion d’un déplacement à Berlin. En septembre 2016, avant sa victoire à la primaire, François Fillon avait suscité l’inquiétude à Berlin en prenant de larges libertés avec le traité de Maastricht : il se fondait notamment sur un déficit de 4,7% en 2017, de 4,5% en 2018. Le déficit était prévu à 3,5% en 2019 puis 2,3% en 2020 pour un retour à l’équilibre en 2022. L’ancien Premier ministre a opéré un revirement en janvier en présentant une nouvelle trajectoire « compatible avec les objectifs allemands » : un déficit de 3,5% à 3,6% en 2017, « aussi proche que possible de 3% en 2018″. Aujourd’hui, le candidat pense hériter « d’un déficit d’au moins 3,4% » cette année, précisent Gilles Carrez et Charles de Courson dans un communiqué. « Partant d’un solde de 3,7% fin 2017 dû à la mise en œuvre des premières grandes mesures du programme », il compte entamer « la réduction du déficit dès 2018 en repassant sous le seuil des 3% en 2019 malgré la situation très dégradée laissée par l’actuel gouvernement », écrivent-ils. « Au terme du quinquennat, le niveau des dépenses publiques, qui s’élevait à 57% du PIB en 2015, repassera sous le seuil de 50%. Cet indicateur sera suivi tout au long de la mandature », ajoutent-ils. Selon un graphique adjoint au communiqué, le déficit s’établirait à 3,5% du PIB en 2018, 2,9% en 2019, 1,9% en 2020, 0,9% en 2021, 0% en 2022. Bref un équilibre mais pour celui qui succéderait à Fillon !

(Reuters)

La France va demander l’arrêt des conflits pendant un an et demi son seul porte-avions est en réparation !

La France va demander l’arrêt des conflits pendant un an et demi son seul porte-avions est en réparation !

 

 

Sans doute la France va-t-elle demander à l’ONU de se prononcer sur une motion pour l’arrêt des conflits pendant un an et demi. C’est-à-dire le temps nécessaire pour réparer son seul porte-avions  le d Charles-de-Gaulle. La situation est évidemment ubuesque. Ou bien la France renonce à tout porte-avion ou décide  d’en disposer d’ au moins deux. Une problématique posée un peu naïvement le ministre de la défense. «  Peut-être qu’il serait souhaitable d’avoir un deuxième porte-avions », soulignait en novembre le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian. « Peut-être que la question se posera quand on élaborera la loi de programmation militaire qui commencera en 2020. » Loin d’être nouvelle, l’idée d’un second porte-avions a émergé dès le début des années 2000. Face aux contraintes budgétaires, la France propose à la Grande-Bretagne de coopérer sur un projet qui prévoit la construction de trois porte-avions, dont un pour la Marine française. Un accord est signé en 2006 mais le programme est suspendu en 2008 avant d’être définitivement abandonné en 2013. Dans un rapport publié en 2014, la Cour des comptes épinglera un projet dans lequel « des sommes importantes » ont été engagées « alors que l’impasse de la coopération était très largement prévisible ». Depuis, le chantier est au point mort. Lors d’une conférence de presse consacrée aux questions de défense le 6 janvier, Benoît Hamon a estimé que la mise à l’arrêt du Charles-de-Gaulle posait la question. « S’il n’y a pas deux porte-avions, il n’y a pas de permanence à la mer », a dit le candidat socialiste. « La question qui nous sera posée c’est : est-ce qu’on fait deux porte-avions, l’un pour succéder au Charles-de-Gaulle et un autre à côté, ou est-ce qu’on en fait un seul mais avec le même problème qui se posera plus tard ? », a-t-il demandé. « Mais il est incontestable que vu le prix d’un deuxième PA, cette question doit être appréciée au regard des efforts que nous pouvons consentir sur le plan budgétaire. Je ne l’écarte pas mais je ne la retiens pas non plus ». François Fillon, candidat de la droite et du centre, s’est lui montré plus catégorique. « Le porte-avions, accompagné du groupe aéronaval, est un instrument de projection de forces et de puissance », soulignait l’ancien Premier ministre dans un entretien à Valeurs Actuelles en novembre dernier. « Cependant, il faut être lucide : nous n’avons pas les moyens d’en construire un deuxième », ajoutait-il. « Il nous faudra en revanche lancer dès le début des années 2020 les études pour construire le successeur du Charles-de-Gaulle, qui devra le remplacer à partir des années 2035. » La France ne peut toutefois pas faire pendant 18 mois sans porte-avions comme si elle en avait un, a souligné le chef d’état-major de la Marine, l’amiral Christophe Prazuck, devant le Sénat, le 16 novembre dernier. « Aujourd’hui, on voit bien que les choses changent : les Chinois veulent construire quatre porte-avions, les Indiens veulent en construire trois, les Anglais sont en train d’en construire deux », a souligné l’amiral Prazuck. « Il existe donc un intérêt largement partagé pour cet outil ».

Immigration: Trump critiqué par son candidat à la Cour suprême

Immigration: Trump critiqué par son candidat à la Cour suprême

Trump déjà critiqué par son propre candidat à la cour suprême. Peu d’observateurs ont remarqué les remerciements particulièrement timides à l’adresser à Trump par  le magistrat Neil Gorsuch désigné à la cour suprême par le nouveau président des Etats-Unis. On pouvait voir que le magistrat était particulièrement gêné par les marques d’estime et même d’affection que voulait lui témoigner Trump. Certes  le nouveau membre de la cour suprême est clairement sur des positions de droite extrême notamment sur le plan sociétal  Les opinions de Neil Gorsuch sont principalement connues par ses écrits et jugements. Il a rédigé un livre développant des arguments contre l’euthanasie et a soutenu des entreprises qui refusaient de fournir une couverture santé incluant une contraception à leurs employées. Dans son ouvrage, il n’a pas fait mystère de sa position « pro-life » : «Tous les êtres humains sont intrinsèquement utiles et le fait de prendre la vie par une tierce personne est toujours mauvaise» écrivait-il. Cependant ce juge ne veut sans doute pas être décrédibilisé par Trump et a déclaré vouloir se situer de manière impartiale et indépendante. Une indépendance qu’il affirme  en considérant comme sacrée   la séparation des pouvoirs. Et même s’il a été nommé par Donald Trump à la Cour suprême, le magistrat Neil Gorsuch a pris ses distances avec le président américain, mercredi, en dénonçant ses critiques contre le juge qui a suspendu son décret anti-immigration. Neil Gorsuch a estimé « décourageant » et « démoralisant » un tweet dans lequel le président américain a qualifié James Robart de « pseudo-juge » et sa décision de « ridicule ».  Gorsuch a fait cette confidence lors d’un entretien avec le sénateur démocrate Richard Blumenthal, qui s’est évidemment empressé de la relayer. Le porte-parole du candidat choisi par Donald Trump a ensuite confirmé ses propos. Mercredi matin, Donald Trump est revenu à la charge, estimant que « même un mauvais élève comprend ça » (qu’un président américain a le pouvoir de limiter ou de bloquer l’immigration venue d’un pays pour des raisons sécuritaires). Désormais, le sort de cette mesure anti-immigration, la plus emblématique et controversée de la jeune présidence Trump, est entre les mains de trois magistrats d’une cour d’appel de San Francisco. Ils doivent rendre un arrêt très attendu d’ici la fin de la semaine. « Je ne vais pas dire que cette cour est partiale alors que sa décision n’est pas encore tombée. Mais la justice apparaît tellement politisée », a dénoncé le président américain.

Fillon : 7 Français sur 10 pour son renoncement

Fillon  : 7 Français sur 10 pour son  renoncement

Selon un sondage Harris Interactive pour RMC et Atlantico publié jeudi. La conséquence évidemment des différentes aux affaires qui plombent complètement la campagne de Fillon  notamment la révélation du salaire fictif de son épouse pour un montant de 900 000 €. Pénélope Fillon qui  avait déclarée n’avoir jamais occupée une fonction d’assistante un journal anglais déclaration un journal anglais en 2007. Une déclaration reprise dans l’émission  d’Envoyé Spécial (l’émission d’investigation d’Elise Lucet sur France 2) .  À « Je n’ai jamais été son assistante ou quoi que ce soit ce genre-là », affirmait Pénélope Fillon à cette période. Il faut ajouter à cela les salaires versés aux deux enfants de Fillon pour un montant de 84 000 €, aussi la rémunération de près d’un million qu’il a tiré d’une sulfureuse société de conseil. Et pour couronner le tout comme d’autres sénateurs il a récupéré de manière indue des sommes destinées à des attachés parlementaires en tant que sénateur. Sa position est évidemment indéfendable et son argumentation complètement inaudible. Du coup 69 % des personnes interrogées souhaite qu’il renonce même au sein des partisans de droite et du centre environ la moitié demande il se retire. Jusque-là dans l’appareil politique ont fait semblant de soutenir Fillon, un soutien qui ressemble à la corde du pendu. En faite dans la coulisse on évoque de plus en plus l’hypothèse d’un plan B.  Dans le cas où François Fillon se désistait, Alain Juppé apparaît comme le candidat favori des sondés pour le remplacer, avec 33% des suffrages, contre 13% pour Nicolas Sarkozy et 7% pour… François Baroin. Alain Juppé a les faveurs de 42% des sympathisants de la droite et du centre et, spécifiquement, de 36% des sympathisants du parti Les Républicains dans l’éventualité d’un retrait de François Fillon.

Trump fait son show, pas de la politique (Anne Deysine)

Trump fait son show, pas de la politique (Anne Deysine)

 

Anne Deysine, spécialiste du droit américain, analyse le  «Muslim Ban» de Trump dans une interview à 20 minutes.

Juriste, professeure à l’université de Nanterre, auteure de la Cour suprême des Etats-Unis (éd. Dalloz), Anne Deysine estime que le décret Trump ne tiendra pas longtemps juridiquement. En fait sur cette question, come sur les autres, Trump faiat surtout son show. Pour lui c’est l’impact médiatique qui compte. Il sera toujours temps de faire évoluer sa position en fonctions des contraintes. Il pourra même expliquer que ce changement lui a été imposé par l’establishment. La posture de Trump c’est celle qu’il connaît le mieux : « la télé-réalité ». Compte tenu des très vives réactions des grands patrons américains hostiles à ce décret il sera forcément contraint de changer son orientation, orientation au demeurant illégale.

 

Interview :

Les Etats-Unis ont-ils une tradition particulière sur le droit de l’immigration ?

Tout le monde le sait : les Etats-Unis sont une terre d’accueil. Ils se sont construits sur des vagues successives d’immigration. Ce décret constitue une vraie rupture. Même Dick Cheney, le vice-président de George W. Bush, qui n’est pas connu pour être un gauchiste, a déclaré qu’il «allait à l’encontre de tout ce que l’Amérique défend et ce en quoi elle croit». En réalité, il y a eu des hauts et des bas : à plusieurs reprises dans l’histoire américaine, il y a eu des périodes anti-immigrants. Le Congrès a voté des lois pour limiter l’entrée de certaines populations, souvent par voie de quotas. C’est le cas du Chinese Exclusion Act, en 1882, par exemple. Mais cette fois, c’est le président qui décide seul.

Pourquoi Trump agit-il par décret ?

La Constitution confère au Congrès le soin de légiférer en matière d’immigration. Mais Trump recherche l’effet de choc. Trump a voulu montrer à sa base qu’il respectait ses promesses électorales.

Ce décret est-il vulnérable, en droit ?

Il est une violation de la Constitution. Il a peu de chances de survivre à l’examen au fond. Le cinquième amendement prévoit une garantie, le due process, qui établit que chacun a le droit à une «procédure juste». Les individus qui ont des papiers en règle, des visas, ne peuvent pas voir leurs droits soudainement bafoués. Ensuite, il y a l’angle des discriminations. L’idée de sélectionner certains pays plutôt que d’autres, en soi, peut être considérée comme discriminatoire. Par ailleurs, le décret prévoit que le «ministre» de la Sécurité intérieure choisisse, au cas par cas, les personnes admises sur le territoire. Entre les lignes, cela veut dire vraisemblablement prendre les chrétiens, et pas les musulmans. C’est là une deuxième atteinte discriminatoire.

Les associations de défense des droits civiques  ont déjà remporté une bataille…

La première action en justice a été intentée dans l’Eastern District of New York : deux Irakiens qui étaient bloqués à l’aéroport JFK, avec des visas, ont finalement pu rentrer aux Etats-Unis samedi soir. Mais la juge n’a pas statué au fond. Sa décision est l’équivalent américain d’une ordonnance de référé. Elle dit en substance : «Je suspends l’application du décret car je pense que les plaignants vont gagner.» Elle ne s’applique pas qu’aux deux Irakiens, car l’action en justice est portée par les organisations de défense des libertés, qui ont élargi la question sur le fond. Pour tous les gens qui étaient bloqués dans les aéroports américains, le problème est réglé. Cela concerne les personnes qui ont déjà des visas ou des permis de séjour.

Et pour les autres ?

C’est un autre aspect du décret. Il dit que l’administration veut améliorer le vetting process, le processus de vérification des individus, avant admission sur le territoire. Elle se donne trois mois, le temps du décret, pour y arriver. Mais au bout de ce délai, elle pourra difficilement le rendre plus strict, car il est déjà l’un des plus durs au monde. Elle va donc, je pense, revenir quasiment à la situation actuelle. Entre-temps, Trump aura fait son show et fait peur à tout le monde.

2017 : Même à 5%, le PS maintiendra son candidat (Cambadélis)

2017 : Même à 5%, le PS maintiendra son candidat (Cambadélis)

 

Le candidat du parti socialiste pourrait n’obtenir que de cinq à 7 % aux présidentielles si l’on se fie aux derniers sondages qui prévoient une victoire soit de Benoît Hamon, soit d’Arnaud Montebourg pour la primaire du PSG. Du coup, les rumeurs concernant le retrait des le premier tour d’un candidat du parti socialiste ne cessent  de s’amplifier. En raison de certains responsables socialistes qui rejoignent Macron des le premier tour. En raison aussi de la récente déclaration du ministre des affaires étrangères Ayrault  qui souhaite un ralliement de toute la gauche derrière celui qui aurait le plus de voix. Une manière de se préserver une porte de sortie pour le parti socialiste en vue des législatives. En clair il faut se préparer à rejoindre Macron soit au second tour si Macron se qualifie, soit même dès  le premier tour pour donner davantage de chances à Macron. Pourtant Cambadélis le premier secrétaire du PS affirme Qu’Il n’est pas question que le vainqueur de la primaire de la gauche se retire de la course à la présidentielle, en faveur de Jean-Luc Mélenchon ou d’Emmanuel Macron. Cette idée hante la campagne de la primaire des 22 et 29 janvier car son vainqueur, quel qu’il soit, est distancé dans les sondages par la droite et l’extrême droite mais également par Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise) et Emmanuel Macron (En marche !). La déclaration de Cambadélis révèle en fait l’inquiétude d’un parti socialiste qui pourrait être complètement marginalisé. Selon un sondage BVA publié mercredi, Manuel Valls est en tête des intentions de vote pour le premier tour de la primaire mais perdrait au second face à Benoît Hamon ou à Arnaud Montebourg. De candidats qui feront nettement moins de 10 % au premier tour des présidentielles. Notons également que Vincent Peillon n’hésite pas à poser la question du rassemblement autour de macro pour éviter que le parti socialiste ne disparaisse. La question du ralliement à macro se posera encore davantage pour les législatives. Si comme les sondages indiquent Macron obtient un score proche de 25 % c’est-à-dire environ trois fois plus que le parti socialiste aux présidentielles, il est clair que c’est le ralliement à Macron qui permettrait aux candidats députés du parti socialiste de sauver les meubles. D’autant plus que pour forcer la main au parti socialiste Macron a annoncé qu’il présentera des candidats dans toutes les circonscriptions. Aujourd’hui, Macron ne laisse aucune ambiguïté sur ses ambitions. À l’occasion de sa conférence de presse de ce jeudi , il a intitulé cette rencontre par un thème évocateur et provocateur en même temps à savoir: « Construire une majorité de projet ». Pour lui cette majorité doit se construire autour de lui. Pas étonnant si les responsables socialistes à commencer par Cambadélis se montrent aussi fébriles.

 

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