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Grand débat : Macron pris dans son propre piège

Grand débat : Macron pris dans son propre  piège

 

D’une certaine manière, Macron va tomber dans le piège qu’il attendu lui-même. D’abord il a survendu le grand débat à fin de reporter dans le temps des questions majeures portées par les Français notamment en matière de pouvoir d’achat et de justice sociale. Plusieurs mois du grand débat n’ont pas inversé les priorités, les thèmes à traiter sont toujours les mêmes comme le confirme les sondages qui montrent que les deux préoccupations évoquées sont mises en avant par plus de 80 % des sondés. La seconde faiblesse de Macron est liée à son impopularité. Même s’il devait- donner satisfaction pour toutes les revendications- ce qui est bien entendu impossible–, il serait quand même rejeté par une partie non négligeable de la population tellement son image est définitivement ternie tant par ses orientations que par son comportement condescendant et méprisant. De toute manière, les marges de manœuvre de Macron sont très étroites prisonnier en plus qu’il est non seulement des équilibres financiers mais aussi de son orientation et de sa théorie fumeuse du progressisme sorte de cocktails sulfureux 10 % de préoccupations sociales et de 90 % de préoccupations financières pour les premiers de cordée. L’exercice de Macron relève de l’équilibrisme. Il faudrait en effet qu’il annonce d’abord des mesures concrètes de portée immédiate suffisamment significatives. Il conviendrait ensuite que cela concerne un nombre suffisant de Français. Il sera aussi nécessaire d’annoncer deux ou trois mesures pour surprendre et montrer qu’il a bien intégré le changement que veulent  les  Français aujourd’hui. Enfin dans un souci de cohérence, il faudra aussi définir un autre projet pour le moyen et long terme tant vis-à-vis de l’Europe qu’à l’intérieur de la France. Un projet qui pour l’instant manque cruellement car au-delà des mots et des grands discours,  la politique de Macron est faite de petits pas dont  certains contradictoires et surtout très insuffisants. Certains politologues estiment également que la question du fond est importante mais que la forme importe encore davantage. Sur ce plan là, on peut faire confiance à Macron, il va inonder de mots comme d’habitude ses auditoires et cela jusqu’à l’épuisement. Il va user de cette tonalité jupitérienne qui caractérise sa posture de monarque républicain. Le problème, c’est que le ton ne suffira pas et que son numéro de marchand d’illusions est usé jusqu’à la corde même quand la forme est brillante.

 

Grand débat : Macron prisonnier de son piège

Grand débat : Macron prisonnier de son piège

 

 

Normalement le grand débat devrait être terminé, on devrait d’ailleurs connaître ce qui en est sorti et commencer  à énumérer les orientations. Force est de constater que Macron continue de s’inviter ici ou là dans le cadre juridique du grand débat, histoire de continuer à gagner du temps ou plutôt à en perdre. En effet,  les français commencent à être fatigués de cette opération à laquelle ils ne croient pas beaucoup puisqu’un récent sondage Elabe monde que 70 % des Français considèrent que le grand débat ne débouchera sur aucune solution pour résoudre la crise politique. La vérité, c’est que Macron ne pourra apporter aucune solution significative et crédible au mécontentement des Français qui porte surtout sur le pouvoir d’achat, la justice sociale et la justice fiscale aussi sur la réduction des dépenses publiques. Macron ne dispose d’ailleurs d’aucune marge de manœuvre coincée qu’il est d’une part par les critères de gestion publique imposés par l’Europe,  =par une croissance anémique et par des mesures fiscales en faveur des plus favorisés sur lesquels il ne veut pas revenir. Les conclusions de Macron suite à ce grand débat seront forcément cosmétiques ne prendront pas en charge les enjeux majeurs relatifs notamment au renouvellement du projet politique. Macron a cru piéger les gilets jaunes avec un grand débat dont il pensait qu’il allait complètement étouffer ce mouvement social voir le faire oublier. Aujourd’hui c’est lui qui est prisonnier de ce piège dont il ne pourra pas sortir indemne. On peut s’attendre de sa part à un discours fleuve embrassant la totalité des facteurs explicatifs mais sans projet clair et encore moins de décisions significatives. Pourtant l’exercice n’était pas forcément inutile. Il pouvait permettre à davantage de français de s’approprier la problématique du pays sur les enjeux majeurs. Mais il ne fallait pas promettre un débouché politique concret à ce débat à la fois beaucoup trop large également trop vague dans sa problématique. La déception risque d’être immense sans parler de l’hypothèse d’un réveil social qui n’est pas à exclure. Macron pourrait bien avoir fusillé la fin de son mandat avec cette opération politique finalement réduite à une manœuvre de communication permettant au président de justifier sa politique. Mais une sorte de fuite en avant !

En poste à l’Élysée, Benalla faisait aussi son business !

En poste à l’Élysée, Benalla  faisait aussi son business !

 

 

Il y en a qui dans l’entourage de Macron ont adhéré concrètement à sa  philosophie du business incontrôlé. C’est le cas de son garde du corps Benalla qui a développé ses affaires alors qu’il était en poste à l’Élysée. Plus l’enquête avance et plus il est démontré que Benalla parallèlement à sa responsabilité auprès de macro développait son business. Cela sans doute en utilisant les relations internationales de sa fonction. Il est quand même curieux que l’Élysée n’ait pas été au courant des différentes activités lucratives de Benalla. La vérité c’est qu’il bénéficie est sans doute d’une grande bienveillance de la part de Macron avec lequel il avait développé des relations privilégiées. On se souvient que Mediapart avait déjà révélé que Benalla s’était converti en organisateur de voyages d’affaires internationaux en Afrique. Ensuite Mediapart avait révélé un contrat passé entre Benalla et un proche de Poutine. Mediapart vient aussi de dévoiler que Benalla avait aussi passé un autre contrat avec un autre oligarque  russe. Les deux contrats portants sur un montant de leurs deux 2,2 millions d’euros. Selon le média d’investigation, qui cite notamment le dirigeant du groupe Velours choisi comme prestataire, «les deux contrats russes négociés par l’ancien collaborateur du chef de l’État français, avant et après son départ de l’Élysée, s’élèvent à 2,2 millions d’euros». Le nom de cette société, qui a employé Alexandre Benalla entre octobre 2014 et novembre 2015, est apparu avec les révélations en décembre de Mediapart à propos d’un contrat signé entre Mars, la société de Vincent Crase – ex-employé de LREM mis en examen avec Alexandre Benalla pour les violences du 1er-Mai – et le sulfureux oligarque russe Iskander Makhmoudov. Jeudi, le parquet national financier (PNF) a confirmé avoir ouvert une enquête pour «corruption» sur ce contrat, dans lequel serait en outre impliqué Chokri Wakrim, ex-membre des services spéciaux et compagnon de la commissaire de police alors responsable de la sécurité du premier ministre.

Macron fait son show devant les jeunes: du stand-up !

Macron fait son show devant les jeunes

 

 

 

Il est clair qu’on est moins dans le cadre d’un débat que d’une campagne électorale pour Macron qui une nouvelle fois a fait son show devant les caméras des télés d’infos continue. Cette fois il s’est adressé aux jeunes, eux aussi savamment sélectionnés pour leur bienveillance vis-à-vis du pouvoir avec toutefois juste une dose de contestataire pour donner une impression démocratique. Comme pour les deux autres réunions auxquelles participent Macron, on a eu droit à une sorte de show ou d’exercice de stand-up s’appuyant sur quelques questions pour dérouler un discours évangéliste très moralisateur et justifiant la politique. L’exercice de Macron est une caricature de débat qui n’a pour d’autres objets que de réunir des participants globalement bienveillants afin de véhiculer un discours sous l’œil des caméras. Le caractère moralisateur et professoral est indiscutable quand on examine le propos :

“La politique, ça me rend triste, pour ne pas dire que ça me désespère, quand j’entends dire que la jeunesse ne s’y intéresse pas, parce que je pense que c’est très mauvais pour la jeunesse du pays et pour le pays lui-même”, a-t-il dit en réponse à un jeune laissant entendre qu’il ne s’intéressait pas à la politique.

“Ne pas s’intéresser à la politique, c’est décider de ne pas choisir soi-même son propre destin ou de participer au choix de son propre destin, c’est une énorme faute”, a-t-il ajouté.

Il admet qu’il y a une forme de désintérêt de la part de la jeunesse, mais pas pour la politique en tant que telle, pour “la vie politique”, “c’est-à-dire pour la manière de la faire”.

“J’ai envie de dire faites-le. Ce n’est pas une propriété, ce n’est pas une profession réglementée. (…) Vous avez le droit de me dire: ‘je n’aime pas la façon dont on le fait aujourd’hui, je n’aime pas ces discours, je n’aime pas ces décisions-là, je n’aime pas, même, toute la classe politique telle qu’elle la fait aujourd’hui’.”“Mais vous n’avez pas le droit de me dire: ‘je ne m’intéresse pas à la politique’. Parce que quelque part, ça veut dire, ma vie, mon futur ne m’intéresse pas. La vie de mon pays, la vie de mes enfants et de ma famille ne m’intéresse pas. Vous renoncez au droit le plus fondamental.” Macon visiblement confond le rôle de président avec celui de curé de campagne ou plutôt dans son cas d’aumônier de la monarchie républicaine.

Macron fait son show en banlieue

Macron fait son show en banlieue

 

Comme d’habitude Macron  a fit son show, cette fois en banlieue devant un public savamment trié comme les intervenants. Bref, davantage un cours donné par le professeur Macron qu’un vrai débat. On est loin de discerner dans les réponses de Macron le plan anti ghetto que proposait Jean-Louis Borloo et qui a été jeté aux orties sans ménagement par Macron. On se souvient qu’il y a neuf mois Macron avait suscité la colère d’une partie des élus de banlieue en ne reprenant que quelques points du rapport Borloo, le chef de l’Etat était attendu au tournant par des édiles toujours échaudés par la baisse du nombre de contrats aidés. Sur ce point Macron a fait un petit mea culpa mais sans engagement précis. Comme d’habitude macro, s’est surtout justifié. Au sommet de l’Etat, on met en avant le fait que 26 des 40 mesures annoncées en juillet sont “atteintes ou en cours de déploiement” – dont la signature de 3.600 emplois francs dans sept territoires d’expérimentation ou encore le dédoublement des classes de CP et CE1.Dans une circulaire datée du 22 janvier, l’exécutif insiste également sur les 175 projets validés par l’agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU) et les 4 milliards d’euros mis à disposition des collectivités territoriales et des bailleurs sociaux. Finalement on a assez peu abordé les questions fondamentales relatives à la sécurité et au développement économique. Depuis 40 ans et une dizaine de “plans banlieue” lancés dans les quartiers avec un bilan mitigé, les attentes restent toujours fortes dans les banlieues françaises. Les 1.500 quartiers labélisés “politique de la ville” (QPV), où vivent 5,5 millions de personnes, affichent encore des taux de chômage et de pauvreté nettement supérieurs à la moyenne nationale. Et surtout la drogue constitue un moyen de régulation économique et sociétal.

Jean Tirole perd son sang froid et sa rigueur scientifique

Jean Tirole perd son sang froid et sa rigueur scientifique

Le prix Nobel d’économie perd son sang-froid dans une longue tribune -ci-dessous -en forme de pamphlet contre les gilets jaunes. Il mélange habilement des constats évidents, de vraies interrogations, des analyses pertinentes avec des poncifs et des contrevérités. En clair, il prend nettement position en faveur des thèses du pouvoir. Mais de plus,  il conteste l’utilité d’un grand débat et condamne par avance ses dérives possibles. Jean Tirole  s’avance sur les terrains mouvants de la politique vis-à-vis desquels il n’a pas de compétence particulière. Certes il est reconnu pour ses travaux économiques au niveau international mais pas davantage que Piketty qui dit à peu près le contraire.  qui a raison ? Sans doute ni l’un ni l’autre ou partiellement les deux.  il faudrait rappeler aux intéressés que l’économie est loin d’être une science exacte. En outre, il est dangereux s’aventurer dans des poncifs  comme par exemple la taxation du carbone (récemment remises en cause par d’autres prix Nobel leur d’une conférence à dauphine).  Autre exemple celui de la demande de service public qui serait contradictoire avec les exigences budgétaires. Or les Français n’ont jamais demandé nécessairement de services coûteux et la rationalisation des moyens du service public n’est pas contradictoire avec son existence voir même son développement. Jean Tirole  balaye d’un revers de main l’affaire de l’ISF. La vision de Jean Tirole  est uniquement macro-économiques. Or seul une évaluation sectorielle et micro-économique de chaque élément constituant du service public peut permettre de le rendre plus performant et moins coûteux. La tribune de Jean Tirole  est davantage une lettre d’opinion qu’une lettre de scientifiques. Jean Tirole  gagnerait en crédibilité à se limiter à la problématique qu’il connaît plutôt que de s’immiscer sur le terrain  politique. Comme Piketty d’ailleurs, comme la part des économistes, Jean Tirole  devrait montrer davantage de modestie et beaucoup moins de certitudes car jusqu’alors aucune étude économique, aucun modèle n’a jamais prévu les grandes ruptures qu’a connues le monde. D’une certaine manière, la lettre de Jean Tirole  comme les positions de Piketty participent de l’hystérisation du débat en France. Dommage pour des scientifiques ! Chez Piketty 10 comme chez Jean Tirole, il manque un élément essentiel dans la démarche : le doute qui les empêcherait de s’enivrer du parfum de certitudes discutables.

Tribune de Jean Tirole 

« En réaction à l’actuelle révolte des « gilets jaunes » en France, le président Macron a décidé d’organiser  un grand débat national. Au cours des prochains mois, groupes de réflexion au niveau local, consultations sur Internet et conférences citoyennes régionales s’alterneront afin d’évaluer les points de vue de l’opinion publique française sur quatre problématiques : politique environnementale, démocratie et identité, impôts, et organisation de l’Etat.

La démarche initiée par Emmanuel Macron se heurte néanmoins à trois obstacles. Pour commencer, l’opinion publique française est pleine de contradictions. Les « gilets jaunes » souhaitent par exemple moins d’impôts et plus de services publics. Aucune de ces demandes n’est irraisonnable, mais une telle approche budgétaire n’est pas non plus viable dans un pays où  la dépense publique atteint 57 % du PIB, et où le ratio dette/PIB, d’ores et déjà estimé à 100 %,  omet d’inclure d’importants passifs publics hors bilan, tels que les retraites non financées.

La situation est d’autant plus complexe que les Français soutiennent majoritairement non seulement les « gilets jaunes », dont la révolte a débuté par  une rébellion contre la taxe carbone, mais aussi une initiative consistant à attaquer l’Etat français en justice pour son inactivité dans la lutte contre le changement climatique.

L’ISF, totem éternel

Par ailleurs, dans le cadre de leur révolte contre les inégalités, les « gilets jaunes » tendent à se focaliser sur  la baisse de l’impôt sur la fortune décidée par Macron, qui rapportait auparavant 5 milliards d’euros par an – une bagatelle en comparaison avec les 188 milliards générés annuellement par la TVA. Les manifestants se plaignent également des salaires perçus par les hauts responsables gouvernementaux. Or, les « gilets jaunes » ne formulent aucune proposition concrète en réponse à deux facteurs importants d’inégalités en France : l’éducation et l’accès au marché du travail.

D’après le Programme international pour le suivi des acquis des élèves (Pisa), l’écart de performance en matière d’éducation entre les élèves issus de milieux défavorisés et le reste de la population est plus élevé en France que dans n’importe quel autre pays de l’OCDE. En outre, non seulement le taux de chômage en France stagne aux alentours des 10 %, mais son marché du travail à deux vitesses oriente 90 % des nouvelles embauches – notamment les jeunes et les travailleurs peu qualifiés – vers des contrats à courte durée.

Perception erronée

Confronté à des demandes contradictoires, Emmanuel Macron devra par ailleurs affronter des obstacles profondément ancrés dans la perception de l’opinion publique. La manière dont les citoyens français entrevoient les conditions économiques s’inscrit rarement en phase avec la réalité.

Ils voient la France comme un pays particulièrement inégalitaire, dans lequel les plus fortunés ne paieraient pas d’impôts, où les retraités seraient systématiquement pris à la gorge, et où la lutte contre l’évasion fiscale (aussi nécessaire soit-elle) et la réduction des salaires des responsables politiques apporteraient d’importantes ressources. Or, aucune de ces affirmations ne résiste à un examen des statistiques et des comparaisons internationales.

Certes, le gouvernement n’a pas élaboré suffisamment rapidement les mesures de compensation face à l’impact combiné de l’augmentation du prix du pétrole, de celle (programmée) de la taxe carbone et de la suppression des subventions aux véhicules diesel. Pour autant, les Français reprochent au gouvernement les effets de politiques déraisonnables qui remontent à plusieurs décennies, notamment les subventions au diesel (maintenues pendant plus de 20 ans pour soutenir l’industrie automobile française) et les mesures gonflant la rente foncière dans les centre-villes.

Crispation sur le RIC

Le troisième obstacle réside dans la montée des violences. Ces dernières semaines, les menaces se sont amplifiées de la part des « gilets jaunes » à l’encontre des parlementaires, des journalistes, voire d’autres manifestants qui avaient exprimé une volonté de négocier avec le gouvernement.

Le gouvernement Macron se retrouve ainsi pris entre le marteau et l’enclume. Une consultation auprès des citoyens pourrait engendrer encore plus de désordre. Plusieurs siècles d’histoire politique enseignent la prudence face à l’actuel enthousiasme autour d’un  « référendum d’initiative citoyenne ».

En effet, c’est pour de bonnes raisons que la plupart des démocraties ont opté pour un gouvernement représentatif plutôt que pour le gouvernement par référendum. À tout le moins en théorie, les représentants du peuple sont en mesure de consacrer davantage de temps à une réflexion sur les compromis intrinsèques à la prise de décision politique, et ont davantage accès à l’expertise que les citoyens moyens. De même, à la différence des citoyens qui débattent au comptoir des cafés, sur Facebook et sur Twitter, les représentants élus voient leurs arguments soumis à un examen public ainsi qu’à une vérification des faits.

C’est également pour de bonnes raisons que certaines formes de décisions publiques se trouvent confiées à des juges, à des banques centrales ou des autorités réglementaires, tous indépendants du pouvoir politique. Protégés des échéances électorales et des lobbies, ces acteurs sont en mesure de fixer une vision à plus long terme, et de préserver les droits des minorités.

En s’affranchissant de ces garde-fous, les référendums en France risqueraient d’ouvrir la porte à l’abrogation des lois qui autorisent l’avortement, qui ont mis fin à la peine de mort, et qui reconnaissent le mariage homosexuel. Ces consultations pourraient également conduire à toutes sortes de politiques économiques démagogiques – de l’abaissement de l’âge du départ à la retraite aux mesures anti-immigration, voire à un « Frexit » pour la sortie de la zone euro ou de l’Union européenne.

D’un autre côté, si le gouvernement refuse de donner une suite réelle aux consultations civiques, le malaise ira en s’aggravant, les gilets jaunes ayant alors la « confirmation » que les élites n’écoutent pas les citoyens lorsque ceux-ci expriment leurs volontés.

Quels aspects positifs pourraient se dégager de cette démarche de consultation ? Un débat réussi permettrait d’impliquer de nouveau les Français dans la vie politique de leur pays. En France, le processus décisionnel est extrêmement centralisé, les politiques uniformes (malgré les timides tentatives du gouvernement visant à promouvoir l’expérimentation), et la participation civique faible. La réticence des élites à faire confiance aux citoyens, combinée au manque d’engagement et à l’immaturité occasionnelle des citoyens, génère en fin de compte une prophétie autoréalisatrice.

A la croisée des chemins

Dans ce contexte, il n’est pas surprenant que  la volonté de se sentir « exister » - de participer à l’aventure et de se faire entendre dans les médias – soit devenue une composante palpable de l’expérience des gilets jaunes. Seulement voilà, leur désengagement passé et leur faible compréhension des réalités économiques pourraient prédisposer les citoyens français à formuler des exigences catégorielles, plutôt qu’à soutenir des réformes réalistes.

Une consultation correctement structurée, dans le cadre de laquelle les citoyens français soupèseraient le pour et le contre, recueilleraient des faits objectifs, et redécouvriraient le sentiment de communauté, pourrait se révéler une formidable réussite. Une fois que chacun aurait par exemple admis l’existence d’une irréconciliabilité (en l’absence d’une réforme profonde de l’Etat) entre la réduction des impôts et l’amélioration des services publics, un débat pourrait être mené autour de la manière d’atteindre un équilibre optimal des mesures politiques.

Tous les sujets doivent être mis sur la table. Les Français doivent réfléchir à la vocation de chacun des services publics, à la question de savoir si ces services remplissent leurs objectifs pour un coût raisonnable, et à celle de savoir si de meilleures alternatives sont possibles. C’est ce qu’ont fait les Canadiens et les Scandinaves dans les années 1990, lorsqu’ils se sont eux aussi retrouvés confrontés au dysfonctionnement de leurs services publics, à l’augmentation de leur dette publique, ainsi qu’à un taux de chômage élevé.

La France entre enfin dans un processus consistant à moderniser son économie tout en continuant de protéger ses citoyens. Le pays se trouve néanmoins à une croisée des chemins, et le risque demeure que ses citoyens ne l’entraînent sur la voie de l’intolérance et de la démagogie. »

Jean Tirole est le président honoraire de Toulouse School of Economics. Il a obtenu le prix Nobel d’Economie en 2014. 

Gilet jaune : Marine Lepen ramasse la mise grâce à son silence

Gilet jaune : Marine Lepen ramasse la mise grâce à son silence

 

Benoît H mon attaque durement Jean-Luc Mélenchon et le rend  responsable de la récupération politique des gilets jaunes par le rassemblement national. Certes ne peut nier certaines ambiguïtés que partagent les mouvements d’extrême gauche comme extrême droite. Pour autant on ne saurait rendre Mélenchon seul coupable du bénéfice par le  rassemblement national du mécontentement en cours.  Benoît Hamon s’en prend en effet  directement à Jean-Luc Mélenchon dans un long entretien accordé au Point, samedi 12 janvier. L’ancien député, fondateur de Génération·s, dénonce notamment les prises de parole du leader de La France insoumise sur les médias. « On ne peut pas laisser passer ce qu’il dit à l’égard des journalistes, car cela laisse se développer une violence contre eux. Une violence qui n’est pas que verbale… » Mais il dénonce aussi une « tentation du pouvoir personnel » chez les dirigeants « insoumis ». « Moi je ne suis pas dans une stratégie qui considère que ce mouvement [des "gilets jaunes"] est insurrectionnel et qu’il doit me porter au pouvoir en lieu et place de celui qui l’occupe en ce moment, pointe-t-il. C’est peut-être ce qu’espèrent Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen ou Nicolas Dupont-Aignan, mais pas moi. » On sent évidemment dans les propos de Benoît Hamon une certaine amertume car son mouvement ne parvient pas réellement à émerger dans l’opinion publique. Témoin les résultats de la dernière enquête pour les européennes :

 

 RN / Rassemblement National 24%

 Liste LREM / MoDEM • 19%

 Liste FI / France Insoumise • 11,5% 

Liste LR / Les Républicains • 8% Liste Gilets Jaunes  8% 

Liste DLF / Debout La France 7%

 Liste PS / Parti Socialiste 7% Liste EELV / Europe Ecologie Les Verts 6,5%

 Liste NPA  2,5%

 Liste Génération-S  3% 

Liste Résistons !  • 3% 

Liste UDI 2,5% 

Liste PC / Parti Communiste 2% Liste Patriotes 1% Liste UPR • 1%

En faite, Benoît Hamon  ne ferait pas mieux que les autres listes gauchistes. La vérité c’est surtout que le rassemblement national progresse quand Marine Le Pen ne parle pas. D’une certaine manière,  c’est presque mécanique plus la leader d’extrême droite s’exprime et plus le mouvement diminue en audience. L’inverse est également vrai. En gros,  la majorité de ceux qui se retrouvent dans le rassemblement national ont en commun d’adhérer à un parti d’opposition mais il ne soutienne pas la personnalité de Marine Le Pen considérée à la fois comme inconsistante et irresponsable. Ce qui pose un redoutable problème au RN pour les présidentielles.

 

Le « Gilet jaune » Eric Drouet : le pouvoir a trouvé son lampiste

 Le « Gilet jaune » Eric Drouet : le pouvoir a trouvé son lampiste

 

 

Après la compassion, la concession, vient maintenant le temps de la répression : et le pouvoir vient de trouver son bouc émissaire : Eric Drouet, l’intéressé a été de nouveau mis en garde à vue au motif qu’il « s’apprêtait à manifester sur les Champs-Élysées ». Une arrestation qui n’est pas neutre et qui vise surtout à faire peur aux derniers protestataires des gilets jaunes qui surtout ont eu l’impudence de demander la démission du monarque Macron. Un monarque qui lors de son allocution du 31 décembre a d’ailleurs nettement changé de ton en remettant son costume jupitérienne, en rappelant l’ordre public, en justifiant ses réformes et qui a dit qu’il ne changerait pas de cap. On sait que les gilets jaunes n’ont pour l’instant pas de structuration ; du coup, d’une certaine manière à travers cette deuxième interpellation très symbolique le pouvoir en désigne un. Avec évidemment le risque d’en faire un martyr tellement les chefs d’inculpation sont minces voir inexistants. Le pouvoir montre ainsi son vrai visage revanchard et veut régler ses comptes à cette foule haineuse. Une foule composée surtout de gueux qui remettent le pouvoir en cause, le pouvoir de l’ordre financier établi et de ses courtisans. On observera en la circonstance que la justice indépendante fait diligence quand sur des dossiers politico-financiers, il faut attendre des années voir des dizaines d’années pour que tout finisse en eau de boudin. Ainsi les casseroles de Chirac, celles de Sarkozy engluées dans les méandres de la procédure ou encore celle de l’actuel président de l’Assemblée, Richard Ferrand qui a permis à sa compagne de se constituer un petit magot de 700 à 800 000 € aux frais de la princesse. C’est la confirmation que l’ordre public servi par la justice et surtout un concept pour les pauvres. Pas vraiment une découverte mais avec Macron, la réaffirmation du droit monarchique.

Macron, qui n’a pas fait son service militaire, évoque des «scènes de guerre»

Macron, qui n’a pas fait son service militaire, évoque des «scènes de guerre»

Celui qui n’a pas fait son service militaire  hystérise  la sémantique en parlant de scènes de guerre. Dommage,  il ne connaisse rien aux affaires militaires. Les scènes de guerre sont en effet autre chose qu’une manif même qui dérape. On n’y fait pas la guerre avec des jets d’eau, des grenades lacrymogènes ou des grilles de protection d’arbres. Toujours évidemment cette caricature et cette dramatisation ; le gouvernement se ridiculise. Et d’accuser en plus les journalistes et même les élus pour leur complaisance Emmanuel Macron a en effet profité du conseil des ministres pour fustiger «certains élus ou relais d’opinion» qui ont pu «avoir une quelconque complaisance à l’égard de ces casseurs». Les mêmes qui, «en même temps souhaitent attirer des investisseurs étrangers dans leurs territoires», a souligné le chef de l’État, citant notamment «la bataille industrielle en termes d’emploi, la bataille du réinvestissement dans nos territoires, dans nos entreprises». Pour un peu les gilets jaunes seraient responsables de la guerre en Afghanistan, en Syrie ou dans les colonies palestiniennes. Il serait aussi responsable du tassement économique mondial. Benjamin rivaux les a bien accusés d’être une sorte de peste brune, pourquoi pas responsable de la peste tout court voir de la grippe aviaire.

Affaire Griveaux : 50% d’augmentation pour son cabinet !

Affaire  Griveaux : 50% d’augmentation pour son  cabinet !

Difficile pour Benjamin Griveaux d’expliquer pourquoi les rémunérations de son cabinet ont augmenté de l’ordre de 50 % surtout un moment où  le porte-parole du gouvernement doit en même temps justifier la cure de stérilité qui est imposée aux français notamment via  la fiscalité. Benjamin Griveaux se défend évidemment en reconnaissant fois une augmentation limitée à 27 % ! En vérité tout cela n’a qu’une valeur symbolique car on sait bien que dans la plupart des cabinets sont aussi présents des membres officieux non rétribués par le ministre mais par leur entreprise ou leur administration d’origine. Du coup, la comparaison entre le nombre de conseillers à l’époque de Sarkozy ou de François Hollande. n’a pas beaucoup de signification. Pour Benjamin Griveaux,  le salaire moyen de ses cinq conseillers serait ainsi passé de 4.926 euros à 9.180 euros depuis janvier. René Dosière, qui  a estimé « choquante » cette hausse, tire ces chiffres d’un rapport intitulé Personnels affectés dans les cabinets ministériels, qui détaille la situation ministère par ministère, et qui apparaît en annexe du projet de budget pour 2018. « Il y a des gens qui le lisent manifestement avec un parti pris », estime Benjamin Griveaux. « C’est une information qui circule suite à un papier de Capital [qui de son côté calcule une hausse de 86%, ndlr]. Je vais demander un droit de réponse par voie d’avocat », fait-il savoir. « J’en ai assez que la classe politique soit victime d’un tir au pigeon ».

 

 

Hausse du carburant ( de Rugy, la voix de son maître)

Hausse du carburant ( Rugy, la voix de son maître)

 

 

Avec un ministre langue de bois comme François de Rugy, Macon peut être rassuré, il n’a pas à craindre les écarts de langage type Hulot. François de Rugy, l’archétype de l’oligarque écolo qui a slalomé entre tous les courants pour finalement se rallier à Macron et obtenir ce qu’il souhaitait depuis longtemps un poste ministériel après celui du perchoir à l’Assemblée nationale. Pour De Rugy,  le projet politique se limite à ses perspectives de carrière. Il ne faut pas attendre de lui d’idées originales, encore moins de contestation voire même le moindre charisme. Il répète fidèlement et bêtement la liturgie gouvernementale.  Pas question pour autant de reculer en matière de fiscalité sur le carburant : « soit on agit avec une solution de court-terme en disant qu’on va baisser les taxes. Et si les prix du pétrole augmente encore, qu’est-ce qu’on fait? ». dit naïvement le ministre de l’environnement qui n’a sans doute pas entendu parler du concept de fiscalité flottante qui permet de lisser les hausses comme les baisses. C’est-à-dire de diminuer la fiscalité quand les cours du pétrole sont à un haut niveau, inversement de l’augmenter quand le prix du baril est bas.  de Rugy veut « libérer les Français du tout-pétrole » ; il oublie simplement que ce sont les gouvernements successifs y compris ceux qu’il a soutenus qui ont enfermé les Français dans le pétrole et en particulier dans le gasoil. Avec François Goullet de Rugy s’est le retour de la langue de bois en chaine. En chaîne continue, la voix de son maître. L’archétype de l’oligarque qui n’a jamais travaillé en dehors de la politique et qui avalera toutes les couleuvres que lui présentera Macron quitte même à devancer la demande.

SNCF : la réforme à l’envers de Pepy avec son pacte social

SNCF : la réforme à l’envers de Pepy avec son pacte social

La rhétorique bavarde de Guillaume pépin, PDG de la SNCF n’est  pas un phénomène nouveau dans les médias ; cette fois il agite  sa proposition de pacte social, un nouveau coup de com. du PDG qui s’est davantage signalé par son verbiage que par sa politique de gestion. Une curieuse manière de négocier en effet. Il aurait sans doute été plus souhaitable de discuter d’abord de futures conditions sociales des cheminots avant de supprimer brutalement et sans concertation l’ancien statut. Notons que pendant les moments chauds des décisions gouvernementales relatives à la suppression du statut Guillaume Pepy s’est montré particulièrement discret sinon absent. Maintenant Guillaume Pepy propose une sorte d’ersatz de statut sans doute pour tenter de réduire la fracture sociale interne qui risque de laisser des traces dans l’entreprise. Guillaume Pepy est loin d’être le seul responsable car Macron a voulu faire de la SNCF son terrain de jeu favori pour montrer sa puissance, sa détermination et la dynamique de sa politique. La réalité, c’est que cette réforme SNCF dont certains aspects étaient nécessaires n’a eu aucun effet sur l’ensemble de la politique économique et sociale du pays. Macron a tenté un coup politique et il a perdu.  Guillaume Pepy tente maintenant de se rattraper aux branches et d’une certaine façon conteste l’orientation gouvernementale qui consistait à supprimer purement et simplement le statut pour les nouveaux embauchés. Le patron de la SNCF essaye  de faire passer un accord social qui couvrirait ancien et nouveau cheminot ; tout  dépendra en fait du contenu a. La justification de la digitalisation  par Le PDG de la SNCF  parait un peu surannée. Il y a longtemps que les nouvelles technologies ont pénétré l’entreprise. C’est tellement vrai que les effectifs sont passés de 500 000 dans les années 50 à peine 160 000 aujourd’hui. Pour le moins le discours de Guillaume Pepy parait  assez flou :

. «Le futur dispositif sera motivant et attractif pour tous. Et les garanties fondamentales du statut, sur l’emploi, le droit syndical ou encore le régime de retraite, seront préservées, même si la véritable garantie de l’emploi des cheminots repose sur les compétences»,

«Et nous allons favoriser la mobilité, géographique et professionnelle ». La mobilité géographique, elle a toujours existé à telle enseigne que la plupart des cheminots parisiens sondés provinciaux. Quant à la mobilité professionnelle elle constitue une des contraintes du système d’avancement. Rien de vraiment nouveau sinon l’habillage d’un pacte social qui par ailleurs devra recevoir l’accord des pouvoirs publics, ce qui est loin d’être acquis.

 

Environnement : Merkel protège son économie !

Environnement : Merkel protège son économie !

Angela Merkel, clairement à décider de protéger son industrie notamment automobile vis-à-vis des intentions de l’union européenne d’agir plus efficacement contre les émissions de CO2 d’ici 2030. Un article d’Euractiv ‘ repris par la T Tribune) « Je pense que nous devrions garder les objectifs que nous nous sommes déjà fixés. Je ne pense pas qu’il soit logique de changer tout le temps d’objectifs », a déclaré la chancelière allemande lors d’un entretien à la télévision publique ARD le 26 août. L’Allemagne est l’économie la plus puissante de l’UE et son industrie, en particulier le secteur automobile, a été parmi les plus lentes à engager une transition énergétique. Le mois dernier, Miguel Arias Cañete, commissaire au climat, a indiqué qu’il envisageait de faire passer de 40% à 45% l’objectif de réduction des émissions de CO2 d’ici 2030, face à un changement climatique de plus en plus rapide « Je ne suis pas particulièrement heureuse de cette nouvelle proposition », a tranché Angela Merkel, qui a préféré insister sur la décarbonisation du secteur des transports. « Nous avons besoin d’une Verkehrswende [transition des transports), c’est très clair », a-t-elle expliqué, ajoutant que de nouvelles formes de mobilité doivent être graduellement introduites. « L’électromobilité va se généraliser très rapidement », a-t-elle dit, citant les chiffres de vente des voitures électriques, qui peinent jusqu’ici à décoller en Allemagne. La chancelière a souligné la responsabilité de l’Allemagne dans la protection du climat. L’accumulation d’événements météorologiques extrêmes et l’augmentation des températures au cours des étés passés a montré que le changement climatique a lieu « également chez nous, et pas seulement dans les pays éloignés d’Afrique ou d’ailleurs ». L’organisation environnementale Greenpeace a vivement critiqué la position de la chancelière sur la politique climatique. Au lieu de prendre la tête de la protection du climat en Europe et de soutenir l’élimination progressive du charbon en Allemagne, elle a maintenant l’intention de bloquer les objectifs climatiques au niveau de l’UE, a critiqué l’ONG.

Angela Merkel admet maintenant qu’« elle est elle-même devenue le plus grand obstacle à une politique climatique plus ambitieuse de l’UE », a déclaré Greenpeace. « Cela révèle son échec en matière de politique climatique. »

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Par Claire Stam, Euractiv.com (traduit par Manon Flausch)

(Article publié le mercredi 29 août 2018)

Européennes : Yannick Jadot renvoie Hamon à son club

Européennes : Yannick Jadot renvoie Hamon à son club

Encore assommé par les piètres résultats de Benoît Hamon aux présidentielles, Yannick Jadot qui s’était à l’époque rallié à la candidature du socialiste refuse cette fois toute possibilité de réaliser une liste commune entre le club de Benoît Hamon et les écologistes d’Europe écologie les Verts. Il est clair que pour cette élection, l’objet central de la consultation européenne sera largement dépolitisé. D’abord faut s’attendre comme d’habitude à un très fort taux d’abstention. Ensuite comme d’habitude aussi pour cette élection les électeurs se prononcent moins  sur la question européenne que sur leur mécontentement de tous ordres. Les grandes organisations auront sans doute beaucoup à souffrir vote européen. Pour preuve dans certaines formations politiques on ne parvient pas à trouver candidat qui veuille assumer les risques d’une défaite. C’est le cas pour le Front National, Marine Le Pen ne veut pas être tête de liste, c’est le cas chez les républicains ou Laurent Wauquiez refuse aussi de figurer en tête enfin chez les socialistes on cherche un bouc émissaire pour gérer une nouvelle défaite assez certaine. On a même envisagé un moment d’avoir recours à un belge ! Il semblerait que le mouvement écologiste Europe écologie les Verts semble compter cette sur cette désaffection des parties traditionnelles. Europe écologie les Verts est aussi très sévère vis-à-vis du gouvernement et de Nicolas Hulot en particulier.

L’inflation est à son plus haut niveau depuis 2012

L’inflation est à son plus haut niveau depuis 2012

Un effet de ciseau cette fois non vertueux contrairement à 2017 avec d’une part la croissance qui s’étiole pendant que l’inflation s’envole. Bref le pire des scénarios pour redresser les COMPTES, améliorer le pouvoir d’achat et la consommation.

La hausse des prix à la consommation a atteint en juillet son plus haut niveau depuis mars 2012, à 2,3 % sur un an, selon les premières estimations de l’Institut national des statistiques et des études économiques (Insee) publiées mardi. Les prix ont certes baissé de 0,1 point dans l’Hexagone durant le mois écoulé, du fait notamment des soldes d’été. Mais sur douze mois, ils ont encore grimpé de 0,3 point en par rapport à juin. Une progression spectaculaire. Ce regain d’inflation rogne le pouvoir d’achat des ménages.

Suspension de Benalla : Alain Gibelin se contredit et mange son chapeau

Suspension de Benalla : Alain Gibelin se contredit et mange son chapeau

 

 

Yaël Braun-Pivet, le directeur de l’ordre public auprès de la préfecture de police,  mange son chapeau et se contredit. Alors qu’il avait affirmé que Benalla avait participé à des réunions de haut niveau pendant sa suspension de 15 jours, il est revenu sur ses propos. Il a même écrit qu’il avait mal compris la question lors de son audition devant la commission parlementaire ! Il est clair que malgré ce démenti « inspiré ( ?) L’enquête pourrait démonter que Benalla a bien encore assumé des taches pendant sa suspension. On vient d’apprendre d’ailleurs officiellement de l’Elysée que contrairement à ce qui avait été affirmé,  Benalla n’a subi aucune retenue de salaire. Curieuse suspension en vérité qui s’est traduite par quelques jours de vacances, sans suppression de rémunération. Par ailleurs contrairement encore à ce qui a été dit, Benalla a continué d’organiser les manifestations intéressant le président. Témoin le fait qu’il accompagnait le car des bleus lors de leur réception à l’Elysée.

Le sultan Erdogan nomme son gendre aux finances

Le sultan Erdogan nomme son gendre aux finances

Il est clair qu’Erdogan qui a déjà tous les pouvoirs et qui pourra être réélu  tant qu’il voudra ne pouvait pas aussi s’attribuer  le portefeuille des finances. Un poste où il a nommé son gendre afin que tout cela reste dans la famille ; Finalement un peu comme tous les dictateurs et autres candidats autocrates, Trump y compris. Le président turc Recep Tayyip Erdogan a entamé lundi un nouveau mandat de cinq ans avec des pouvoirs renforcés, et dévoilé un gouvernement resserré au sein duquel il a confié à son gendre le poste clé des Finances. Dans la soirée, il a dévoilé un nouveau cabinet de seize ministres (contre 26 actuellement), dont le plus en vue est son gendre Berat Albayrak, qui s’est vu confier le portefeuille clé des Finances. Marié à la fille aînée de Recep Tayyip Erdogan, Esra, Berat Albayrak, 40 ans, qui occupait depuis 2015 le poste clé de ministre de l’Energie, a connu ces dernières années une irrésistible ascension.

Service national : pour justifier son recul, Macron va consulter les jeunes !

Service national : pour justifier son recul,  Macron va consulter les jeunes !

Macron est tellement empêtré dans sa promesse de service national universel qu’i n’a pas trouvé d’autre solution que de consulter les jeunes qui évidemment en majorité ne sont pas favorable à cette contrainte. Officiellement, il s’agirait d’obtenir une meilleure adhésion au projet ; En réalité cette consultation permettrait de réduire au strict minimum le service dit universel à un mois. Pour ceux qui le veulent, une très petite minorité, une deuxième phase d’ »engagement volontaire au service du pays » d’une durée de trois à six mois, avant 25 ans, pourrait s’effectuer soit dans la sphère militaire, soit dans le civil (pour une majorité). En fait Bercy est contre la mesure à cause de son coût, le lobby militaire aussi car il ne veut pas qu’on ampute son budget. Une fois raboté à pas grand-chose, le SNU coûterait 1,6 milliard d’euros, un montant « raisonnable », estiment les auteurs, qui pointent toutefois plusieurs difficultés à surmonter : encadrement, nécessaire révision de la Constitution, mais aussi hébergement. Les internats scolaires risquent de ne pas suffire, il faudra donc investir quelque 1,75 milliard d’euros dans de nouvelles infrastructures, juge le rapport, qui exclut le recours aux casernes militaires. Les auteurs suggèrent ainsi de se donner du temps pour mettre en place le dispositif, qui débuterait mi-2019 par une phase pilote, avant d’être progressivement étendu à 700.000 jeunes d’ici 2026. A l’origine, le candidat Macron avait promis en mars 2017 de rétablir un « service militaire universel », obligatoire et d’une durée d’un mois. En février, le chef de l’État s’est finalement prononcé en faveur d’un service « obligatoire » d’une durée totale de « trois à six mois », en le recentrant sur un engagement plus civique que militaire, alors que les armées, déjà très mobilisés sur le front des opérations, redoutaient d’être fortement mises à contribution. On s’orienterait toutefois de nouveau vers un service national qui ne serait obligatoire qu’un seul mois.

L’huile de palme : Hulot autorise son développement

L’huile de palme : Hulot autorise son développement  

 

L’huile de palme nettement plus rentable que les autres huiles végétales, Total a obtenu de Hulot que son usine de la Mède intègre de l’huile de palme et de  traiter aussi bien des huiles végétales de toutes sortes, que des huiles résiduelles usagées.  Parmi les huiles végétales, l’huile de palme dont les  rendements très nettement supérieurs à ceux du colza ou du soja et qui est  infiniment plus rentable. Total avait d’ailleurs annoncé lors d’une conférence de presse en juin dernier qu’elle pourrait représenter l’intégralité des volumes d’huiles végétales transformés à La Mède, à moins de mesures venant rétablir la compétitivité du colza produit en France.  L’huile de palme est la bête noire des ONG en raison des ravages qu’elle provoque en termes de déforestation. C’est pour cette raison que le projet de la bio raffinerie avait été critiqué par les Amis de la Terre lors de l’enquête publique menée en 2017. Aux côtés de Greenpeace, ils avaient révélé en avril dernier (sur la base d’un document de la préfecture des Bouches-du-Rhône) que le site consommait 550.000 tonnes d’huile de palme par an, faisant ainsi bondir de 64% les importations françaises d’une huile dont la production se fait en Malaisie et en Indonésie. Au-delà des ONG, ce sont les députés européens qui en janvier dernier se sont majoritairement déclarés pour « l’élimination progressive » de cet usage sur le territoire de l’Union d’ici à 2021. Ce vote se heurte jusqu’à présent au refus des Etats membres, notamment de la France !

 

Opel : PSA annule son plan de départs volontaires

Opel : PSA annule  son plan de départs volontaires

 

Officiellement le plan de départ (près de 4000 postes) est suspendu mais il pouraiat bien être complètement annulé En cause la fuite des techniciens et ouvriers qualifiés vers d’autres marques qui elles ont un sérieux besoin de cette main d’œuvre. Plusieurs cadres sont déjà partis ces derniers mois après la finalisation l’été dernier du rachat d’Opel par PSA. Certains ingénieurs de premier plan ont rejoint d’autres constructeurs comme BMW ou des équipementiers comme Continental. Dans le cadre d’un plan de redressement de la marque, PSA veut supprimer 3.700 postes chez Opel en Allemagne d’ici 2020 via notamment des départs volontaires et des retraites anticipées. Les représentants du personnel, emmenés par le patron du conseil d’entreprise Wolfgang Schäfer-Klug, ont cependant exhorté le groupe français à interrompre les départs volontaires qui, à leurs yeux, menacent l’expertise de la marque dans des domaines essentiels. Cette situation illustre la difficulté à laquelle est confronté PSA, qui doit réaliser d’importantes économies pour permettre à Opel de renouer avec la rentabilité après 20 années de pertes sans perdre le savoir-faire sur lequel il compte pour redresser la marque.

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