Archive pour le Tag 'Sommet'

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Encore un sommet européen pour rien

Encore un sommet  européen pour rien

Comme on pouvait le prévoir le sommet entre Hollande, Merkel et Renzi n’a débouché sur rien. Un sommet  Merkel-Hollande-Renzi pour rien  car tout divise Merkel et les deux autres. La principale question concerne l’après brexit la relance de l’Europe. Sur le brexit, Merkel soutient discrètement la position de la Grande-Bretagne qui entend faire traîner en longueur les discussions pour définir les nouvelles relations économiques entre l’UE et le Royaume-Uni. À l’inverse le président français voudrait accélérer le divorce entre la Grande-Bretagne et l’union économique. Quand à la relance de l’Europe  qui passerait notamment par un plan de soutien à l’économie, l’Allemagne s’y oppose. L’Allemagne se satisfait en effet de son taux de croissance qui s’est traduit par exemple au second trimestre par une hausse de 0,4 % du PIB tandis que la France enregistrait une croissance zéro. Dernières éléments d’opposition la fragilité du secteur bancaire italien. Sur ce point l’Allemagne ne veut pas comme pour la Grèce payer la facture et freine donc des quatre fers concernant la perspective d’une plus grande solidarité financière européenne. Sur le plan économique, Matteo Renzi a une nouvelle fois plaidé auprès de la chancelière allemande pour diminuer les politiques d’austérité européennes et pour revenir sur les contraintes d’équilibre budgétaire, arguant qu’il faut prendre des « mesures fortes pour relancer la croissance et lutter contre le chômage des jeunes« . Un appel à la reprise économique auquel a fait écho François Hollande en insistant sur le plan Juncker de relance de l’investissement en Europe (315 milliards d’euros de 2015 à 2018) qui selon lui doit « non seulement [être] prolongé » mais également « amplifié». Si Angela Merkel, en bonne diplomate, n’a pas manqué de saluer les résultats du Plan Emploi de Matteo Renzi et du Pacte de Responsabilité de François Hollande, elle est néanmoins restée très prudente quant à ses appels à la relance économique. « Il faut un examen, y réfléchir« , a-t-elle glissé en réponse à François Hollande. La chancelière a préféré mettre l’accent sur le besoin d’améliorer la compétitivité européenne, comme si elle ne pouvait s’empêcher de souligner les divergences de politique économique au sein de l’Union Européenne. Matteo Renzi a conclu ce mini-sommet sur une note optimiste : « Nous pensons que l’Europe est la solution vis-à-vis des problèmes de notre époque. L’Europe est la plus grande opportunité des nouvelles générations. Nous continuerons mais il faut avoir un rêve plus vaste« , a affirmé le dirigeant italien. Mais force est de reconnaître qu’en dépit de ces paroles d’espoir c’est l’incertitude quant à l’avenir européen qui prédomine. 

 

Un sommet Merkel-Hollande-Renzi pour rien

Un sommet  Merkel-Hollande-Renzi pour rien

Un sommet sans doute pour rien car tout divise Merkel et les deux autres. La principale question concerne l’après brexit la relance de l’Europe. Sur le brexit, Merkel soutient discrètement la position de la Grande-Bretagne qui entend faire traîner en longueur les discussions pour définir les nouvelles relations économiques entre l’UE et le Royaume-Uni. À l’inverse le président français voudrait accélérer le divorce entre la Grande-Bretagne et l’union économique. Quand à la relance de l’Europe  qui passerait notamment par un plan de soutien à l’économie, l’Allemagne s’y oppose. L’Allemagne se satisfait en effet de son taux de croissance qui s’est traduit par exemple au second trimestre par une hausse de 0,4 % du PIB tandis que la France enregistrait une croissance zéro. Dernières éléments d’opposition la fragilité du secteur bancaire italien. Sur ce point l’Allemagne ne veut pas comme pour la Grèce payer la facture et freine donc des quatre fers concernant la perspective d’une plus grande solidarité financière européenne. François Hollande, Angela Merkel et Matteo Renzi se retrouveront cependant lundi sur l’île italienne de Ventotene, au large de Naples, pour préparer le prochain sommet européen de la mi-septembre, a annoncé jeudi la présidence française. Depuis le coup de tonnerre de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, décidée en juin par référendum, le président français, la chancelière allemande et le président du Conseil italien se sont rencontrés à plusieurs reprises pour tenter de relancer une UE fragilisée. La réunion de lundi doit servir à « préparer les prochaines échéances européennes, et notamment le sommet à 27 sur l’avenir de l’Europe, qui aura lieu le 16 septembre à Bratislava », précise la présidence française. Un sommet dont il ne faut pas attendre grand chose de nouveau

Migrants -Sommet turco-européen : l’UE doit s’imposer et non s’incliner (Hadrien Desuin, expert en relations internationales)

Migrants -Sommet turco-européen : l’UE doit s’imposer et non s’incliner (Hadrien Desuin, expert en relations internationales)

Hadrien Desuin dénonce à juste titre la soumission de l’UE vis-à-vis de la Turquie à propos de la négociation sur les migrants. (Interview Le Figaro). 

 

Angela Merkel, Donald Tusk et Ahmet Davutoglü forment le nouveau trio de tête de l’Union européenne. Chancelière allemande, président du conseil européen et premier ministre turc multiplient les rencontres et souhaitent imposer leur feuille de route aux 27 partenaires européens de nouveau réunis en sommet.

La situation migratoire est grave, l’hiver n’a pas ralenti le flux continu des migrants. Lesquels sont chaleureusement accueillis par une myriade d’associations d’extrême gauche qui ne veulent plus de frontières. Et le printemps est déjà là.

La culture consensuelle de négociation à l’allemande croit pouvoir trouver un compromis avec la Turquie malgré les nombreux faux bonds qu’elle a eu à subir par le passé. Désavouée par les élections régionales, menacée dans son propre parti, Angela Merkel a déjà annoncé qu’elle ne changera pas sa politique de «bord du gouffre». La grand-mère de l’Europe entend assumer ses erreurs passées jusqu’au bout, quitte à s’entêter. Elle compte bien poursuivre sa politique irresponsable de portes ouvertes aux réfugiés qui font une demande régulière. C’est méconnaître les effets pervers du système très généreux du «droit d’asile».

On ne peut pas négocier avec la Turquie comme on négocie avec la Suisse et le Canada. Comment peut-on faire confiance à un pays qui bafoue les droits de sa propre population et qui n’a aucun intérêt à garder sur son sol une population étrangère ?

Or, on ne peut pas négocier avec la Turquie comme on négocie avec la Suisse et le Canada. Comment peut-on faire confiance à un pays qui bafoue les droits de sa propre population et qui n’a aucun intérêt à garder sur son sol une population étrangère? La Turquie, faut-il le rappeler, est dirigée par une oligarchie autoritaire qui a verrouillé la presse et l’ensemble des corps intermédiaires. Et on voudrait en faire la gardienne humanitaire de l’Europe? Il y a quelques jours encore, le journal Zaman a été placé sous contrôle par une autorité judiciaire aux ordres. Ce n’est pas avec un nouveau chèque de 3 milliards d’euros qu’on rassasie une police aux frontières corrompues. Plus l’Allemagne donne et plus la Turquie réclame. En échangeant une demande d’asile légale contre un migrant illégal, l’Europe se lie les mains d’avance.

La Turquie est une des premières responsable du drame syrien. A ce titre, l’Europe doit sanctionner et non pas plier.

La Turquie ne se contente pas d’une aumône même chiffrée en milliards. L’Europe s’apprête à lui donner des visas. Dans un pays en guerre civile dans le quart sud-est de son territoire (le Kurdistan turc) et tout à fait «daechisé» à sa frontière avec le territoire de l’État islamique, donner des visas est parfaitement ahurissant. Ce serait doubler l’immigration illégale d’entrées légales massives. L’espace Schengen est déjà ingérable et on envisage de l’ouvrir à la Turquie? C’est folie. La Turquie est une des premières responsable du drame syrien. A ce titre, l’Europe doit sanctionner et non pas plier. Il n’y a plus d’accommodements possibles avec Ankara. Ce n’est pas avec l’appât de l’ouverture de chapitres d’adhésion à l’UE qu’on fera changer le pompier pyromane turc. On ne fait que surenchérir ses gains. Désormais il faut sanctionner la Turquie et cesser de biaiser et reculer. Sanctions économiques d’abord puisque rien n’est fait depuis un an. Sanctions politiques ensuite avec une clôture définitive des négociations d’entrée à l’UE ou un boycott du G20. Bref, il ne faut pas ouvrir les chapitres d’adhésion, il faut les fermer jusqu’à nouvel ordre. Ceci passe par un discours nettement plus ferme sur la répression anti-kurde en cours, largement responsable de la vague de réfugiés. Quant à la fédéralisation syrienne vivement combattue par Ankara mais soutenue par la Russie, il serait de bon ton également de brandir la menace d’une reconnaissance de l’autonomie kurde en Syrie. L’Europe a de multiples cartes dans son jeu pour faire évoluer la Turquie. Armement des milices kurdes syriennes, introduction des kurdes syriens au sein des négociations de Genève, sanctions économiques, gel des négociations d’adhésion… Dans le bras de fer avec la Turquie, il faut montrer ses muscles ou c’est la gifle assurée sur les deux joues.

Un sommet européen extraordinaire sur les migrants : il serait temps

Un sommet européen extraordinaire sur les migrants : il serait temps

 

Alors que les ministres de l’intérieur ont été incapables de se mettre d’accord sur les conditions de répartitions des réfugiés et qu’ils n’ont prévu qu’une réunion dans un mois pour un nouvel examen de la situation, L’Allemagne et l’Autriche exige qu’une réunion d’urgence des chefs d’État soit organisée. Il faut bien convenir que c’est la pagaille totale en Europe. Une pagaille largement facilitée par les propos un peu irresponsable de l’Allemagne qui s’est déclarée prête à accueillir des millions de migrants. Une proposition qui a accru immédiatement les flux migratoires au point que nombre de pays y comprit l’Allemagne ont été contraints de rétablir des contrôles à la frontière. Du coup c’est même le principe de mobilité à l’intérieur de l’espace Schengen qui est en cause. Une réunion des chefs d’État paraît effectivement indispensable non seulement sur les conditions d’accueil de réfugiés mais aussi pour définir une politique internationale vis-à-vis de l’État islamique, politique pour l’instant introuvable. Au lendemain de l’échec d’une réunion des ministres européens de l’Intérieur, les migrants fuyant la guerre ou la pauvreté au Moyen-Orient ou en Afrique, dont de nombreux réfugiés syriens, continuent de se presser aux portes de l’UE. Des centaines de personnes se sont retrouvées bloquées mardi matin face aux barbelés séparant la Serbie du territoire hongrois, que le gouvernement de Budapest s’est juré de rendre inaccessible aux migrants.  Selon le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), le nombre de réfugiés syriens a grimpé en Turquie de plus de 200.000 depuis juin, alors qu’il n’avait augmenté que de 14.000 au cours des trois mois précédents. Il a en revanche diminué en Irak et au Liban. Quelque 156.000 migrants ont été enregistrés en août aux frontières extérieures de l’Union européenne, a annoncé l’agence Frontex chargée du contrôle des frontières de l’UE. Depuis le début de l’année, plus de 500.000 migrants ont été détectés, même si un grand nombre d’entre eux ont été comptabilisés deux fois, à leur arrivée en Grèce de la Turquie puis à leur entrée en Hongrie, via la Serbie, précise Frontex.  Face à cet afflux, du jamais vu depuis les migrations de la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’Union européenne se montre incapable de présenter un front uni, certains pays membres accueillant généreusement les réfugiés, d’autres comme la Hongrie tentant de leur fermer leurs frontières.

France dette publique : nouveau sommet

France  dette publique : nouveau sommet

Comme dirait Hollande « la France ne craint rien » par rapport à la situation grecque. Sauf que la dette française à atteint un nouveau record, plus de 2000 milliards soit 30 000 euros environ par habitant. sauf  que cette dette est impossible à rembourser, que les taux d’intérêt vont monter suite au problème grec (1 point d’intérêt en plus c’est autour de 7 milliards de dettes en plus).  La dette publique de la France a bondi de 51,6 milliards d’euros au premier trimestre pour monter à 97,5% du PIB, soit 1,9 point de plus que fin 2014, une hausse qui met à mal les objectifs de la trajectoire des finances publiques adoptée au printemps. Selon les données publiées mardi par l’Insee, la dette de la France s’élevait fin mars à 2.089,4 milliards d’euros et sa hausse du premier trimestre est la plus forte depuis les trois premiers mois de 2012. Rapportée au produit intérieur brut, elle se situe nettement au-dessus de l’objectif de 96,3% fixé pour cette année dans la dernière trajectoire des finances publiques publiée en avril. Celle-ci prévoyait que la dette publique atteindrait 96,3% du PIB fin 2015, après 95% en 2014, et culminerait à 97,0% en 2016 avant de revenir à 96,9% en 2017. Ce scénario a déjà été fragilisé par la nette révision à la hausse, à 95,6%, du solde de 2014, intervenue en mai. Mais pour le ministère des Finances, la forte augmentation de la dette au premier trimestre n’augure pas d’un dérapage en fin d’année. « Une telle hausse est fréquente en début d’année, d’autant que le volume d’émissions d’OAT (obligations de l’Etat français) est plus concentré sur les deux premiers trimestres », déclare-t-on au ministère.

 

 

Terrorisme-Obama : un sommet pour rien

Terrorisme-Obama : un sommet pour rien

 

Obama fidèle à lui –même surtout de politique en matière de politique étrangère :  beaucoup de mots mais peu d’action. La sommet décidé par Obama n’aboutit en fait à rien de concret et démontre une nouvelle fois à l’évidence le peu d’intérêt d’Obama pur la politique étrangère surtout quand il s’agit de l’Afrique ou du proche et  moyen orient. . Le président Barack Obama et son secrétaire d’Etat John Kerry ont bouclé à Washington une gigantesque réunion de trois jours « contre l’extrémisme violent », en présence de représentants de plus de 60 gouvernements et organisations, dont le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-Moon, celui de la Ligue arabe Nabil al-Arabi, la chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini, le ministre de l’Intérieur français Bernard Cazeneuve ou encore le chef du renseignement russe Alexandre Bortnikov. M. Obama, comme le fait toute son administration depuis des mois, a bien pris soin de ne jamais parler de « lutte contre l’islamisme radical »: une précaution de langage destinée à ne pas stigmatiser l’islam mais que l’opposition américaine républicaine lui reproche. Washington estime que plus de 20.000 combattants étrangers de plus de 100 pays ont rejoint l’EI en quelques mois, dont 4.000 venus d’Europe. C’est « sans précédent », a relevé John Kerry et c’est autant que le nombre de jihadistes partis « se battre en Afghanistan dans les années 1980 (…) au cours d’une décennie ». Bernard Cazeneuve a réaffirmé que « plus de 400 jeunes Français sont aujourd’hui présents dans la zone irako-syrienne » et que « près de 1.400 Français sont impliqués, d’une façon ou d’une autre, dans les filières combattantes ». Mais au-delà des appels au « rassemblement » de la communauté internationale, la réunion n’a produit aucune mesure concrète. Un « sommet sans contenu », a tonné le représentant républicain Michael McCaul. D’autres, anonymes, ont moqué un « colloque sans intérêt ».

 

Sommet européen: Hollande veut de la « flexibilité » (laxisme) pour les déficits

Sommet européen: Hollande veut  « flexibilité » (laxisme) pour les déficits

 

 Bizarre, finalemenet Hollande réclame  la même chose que le trublion et fantaisiste  Montebourg, plus de laxisme (flexibilité en langage énarchique) ; la réponse ne s’est pas fait attendre, on verra cela plus tard a dit Schäuble (le puissant ministre des finances allemand), à la réunion prévu normalement pour le conseil des ministres ! Une réunion se tenait en effet  ce samedi matin à l’Elysée, entre dirigeants socio-démocrates européens: l’Italien Matteo Renzi, l’Autrichien Werner Faymann ou encore la Danoise Helle Thorning Schmidt. Au sortir de cette réunion, le président François Hollande a pris la parole pour expliquer quelle serait leur ligne commune au sommet européen de Bruxelles, qui commence à 16 heures le même jour. « Pour nous, le principal est de réorienter l’Europe et de faire qu’elle puisse répondre davantage aux préoccupations de nos concitoyens en matière d’emploi et de croissance », a déclaré François Hollande. Quitte à lâcher du lest sur les déficits.  »Oui aux réformes pour améliorer notre compétitivité (…) et réduire nos déficit », a dit le chef de l’Etat français. Mais en échange, il réclame de la « flexibilité » afin que « le rythme de réduction des déficits soit compatible avec les objectifs de croissance ».L’hôte de cette rencontre de la social-démocratie et ses « camarades » de centre-gauche réclament en outre la mise en œuvre rapide d’un plan européen d’investissement de 300 milliards d’euros. Ce plan sur lequel s’est engagé le prochain président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, « doit être engagé le plus vite possible, dès la fin de l’année ou le début de l’année prochaine », a déclaré le dirigeant français.  Les socio-démocrates ont néanmoins assez peu d’espoir d’être écoutés, puisqu’ils sont minoritaires face aux conservateurs a la table du conseil européen. En visite à Paris jeudi, le ministre allemand des Finances s’est charge de le rappeler.  Le chef de l’Etat français venait de demander la convocation d’un sommet extraordinaire de la zone euro, afin de définir une initiative de croissance. Wolfgang Schaüble a aussitôt renvoyé vers la simple instance traditionnelle du conseil des ministres, qui se réunit dans une quinzaine de jours.  Par ailleurs, le ministre conservateur a insisté, une fois encore, sur l’obligation de réduire « au plus vite » le déficit structurel. Ceci posé, l’Allemagne soutient la perspective du plan Juncker. Et puis, le vice-chancelier social-démocrate Sigmar Gabriel, qui sera à l’Elysée demain, vient d’installer une commission nationale destinée à doper l’investissement au sein de la 1ere puissance économique d’Europe.  Assureurs, banquiers, fonds de pension, économistes, syndicalistes doivent, d’ici au printemps prochain, trouver les moyens de mobiliser l’épargne privée pour financer des infrastructures publiques.  Une façon de ressusciter un projet qui date de l’époque du social-démocrate Gerhard Schröder. Mais si cette dynamique s’engage enfin, elle peut finir par convenir aussi aux gouvernements français et italiens.

 

Etats-Unis : compétitivité au sommet

Etats-Unis : compétitivité au sommet

Les Etats-Unis pourraient bientôt être sacrés pays le plus compétitif des économies développées. C’est que ce révèle une étude du Boston Consulting Group. Le cabinet estime, en effet, que les coûts moyens de l’industrie américaine seront bientôt de 10% à 20% moins importants que ceux des principales économies européennes.  Dans la course à la compétitivité, les Etats-Unis ont pris un sérieux coup d’avance. Premier avantage: la chute des coûts d’approvisionnement en énergie grâce au gaz et pétrole de schiste. Mais surtout, le pays a totalement modifié la structure de son outil industriel, grâce au développement des nouvelles technologies. Elles se sont substituées à une main d’œuvre peu qualifiée. Ainsi, depuis le point bas de la crise, au deuxième trimestre 2009, la production manufacturière a augmenté de 20% tandis que l’emploi dans le secteur n’a gagné que 1%. Au total, des gains de compétitivité exceptionnels sont obtenus. D’ici à trois ans, les écarts de coût de production avec les autres pays développés devraient se creuser: 8 à 16% supplémentaires pour des pays comme le Japon, la Grande-Bretagne ou l’Italie, et de 16 à 18% pour l’Allemagne ou encore la France. Mieux encore, les Etats-Unis devraient réduire l’écart avec le champion chinois, à seulement 5%. De quoi motiver les grands groupes à installer de nouvelles capacités de production sur le sol américain.

 

Sommet UE: Merkel fait son show électoral devant Hollande et l’union européenne

Sommet UE:  Merkel fait son show électoral devant Hollande et l’union européenne

 Désormais c’est officiel, c’est bien Merkel qui dirige l’Europe. Elle réuni les 27 pour faire semblant de répondre à la préoccupation du chômage des jeunes ; décision :  on reverra la question en novembre ! Avec un tout petit plan de 6 milliards ! Deuxième point elle a imposé son point de vue sur les négociations entre l’Europe et les Etats Unis, négociations que Hollande voulait suspendre. La chancelière Angela Merkel, en campagne électorale, a donc reçu mercredi ses partenaires européens pour une nouvelle réunion sur le chômage, qui s’est soldée par des promesses de mesures concrètes… d’ici quelques mois. La rencontre, un grand raout de tous les ministres de l’Emploi de l’UE, de 18 chefs d’Etat et de gouvernement et nombre d’autres personnalités européennes, a permis de dégager une position commune sur un tout autre sujet : le début des négociations de libre-échange entre l’Union européenne et les Etats-Unis, sujet qui a parasité le sommet après un différend entre Paris et Berlin sur la marche à suivre.  Il a finalement été convenu que, malgré les révélations fracassantes sur l’espionnage des Américains, les négociations commenceraient bien la semaine prochaine comme prévu.  Sur le chômage des jeunes, « la priorité la plus urgente » en Europe à l’heure actuelle selon le président de la Commission européenne José Manuel Barroso, les participants ont affirmé avoir beaucoup avancé et convenu de se retrouver pour une réunion du même type à Paris en novembre.   »Nous voulons nous mettre nous-mêmes un peu la pression, nous avons créé des attentes », a déclaré Mme Merkel lors d’une conférence de presse.   »Nous avons une obligation d’avancer, une obligation de résultat », a affirmé comme en écho M. Hollande, tandis que le président du Parlement européen Martin Schulz a prévenu qu’à moins de tenir ses promesses sur le chômage, l’Europe risquait « une rupture systémique ».  Les responsables européens ont discuté de formation, d’accès au crédit des PME, de mobilité des jeunes, ainsi que du meilleur moyen d’utiliser les fonds européens à disposition. Il s’agissait d’un « échange de bonnes pratiques », devant permettre aux pays concernés de puiser de l’inspiration dans ce qui se fait ailleurs. Autriche, Danemark ou encore Pays-Bas ont notamment expliqué leurs modèles.  Les 27 pays de l’UE avaient déjà confirmé la semaine dernière le déblocage rapide de 6 milliards d’euros supplémentaires pour lutter contre un chômage dramatique par endroits, mais l’UE a bien d’autres moyens à disposition, a précisé la chancelière, avec notamment les fonds sociaux et structurels européens. La Banque européenne d’investissement va en outre étoffer son programme de crédits aux PME, a déclaré la ministre de l’Emploi allemande Ursula von der Leyen.  Son rival dans la course à la chancellerie, Peer Steinbrück, a accusé la chancelière de « faire de la campagne électorale sur le dos de 6 millions de chômeurs ».   »Tout ce qu’elle fait, c’est par rapport à des principes et des réalités électorales », admettait-on dans l’entourage du président français.  Mme Merkel a également à coeur de restaurer l’image de l’Allemagne, vue dans le Sud de l’Europe comme directement responsable de la misère économique de par son intransigeance sur le redressement des finances publiques.  Plusieurs syndicats européens ont tenu à faire entendre leur voix, en organisant un événement à proximité de la chancellerie. « Puisqu’ils ont réussi à trouver des solutions pour les banques, aujourd’hui c’est pour les jeunes qu’il faut trouver des solutions », a martelé Emilie Trigo, du syndicat français Unsa, lors de cette manifestation parallèle à laquelle participaient environ 300 jeunes venus de toute l’Europe.  La présidente lituanienne Dalia Grybauskaité, dont le pays préside depuis lundi l’UE, a toutefois prévenu que « la dimension sociale, la question sociale, ne (pouvait) être résolue que par les gouvernements nationaux ».  Elle veut éviter à tout prix « que certains gouvernements aient une excuse pour ne rien faire en pensant que l’Europe va les aider ».

 

 

Sommet européen: Hollande se couche devant Barroso

Sommet européen: Hollande se couche devant Barroso

Volonté d’apaisement devant Barroso ou tout simplement soumission ? La vérité c’est que la France ne peut pas se payer cette polémique depuis qu’on a appris il  y a deux jours que le déficit dérapait (4% au lieu de 3% du PIB). Or la France s’était engagée à rétablir ses comptes (avec un délai supplémentaire de deux ans).  Hollande n’est pas en position de force puisqu’en fait il soutient le pacte budgétaire européen. Hollande a aussi obtenu un mini plan pour le chômage des jeunes (en fait une meurette comme son fameux plan de croissance). Le président français François Hollande a affiché jeudi lors d’un sommet européen à Bruxelles sa volonté d’enterrer la hache de guerre avec la Commission européenne et son président José Manuel Barroso, mais les violentes passes d’armes de ces dernières semaines pourraient laisser des traces. La veille encore, la porte-parole du gouvernement français, Najat Vallaud-Belkacem, prenait le parti du ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg, qui avait accusé José Manuel Barroso d’être « le carburant du Front national », le parti d’extrême droite français qui multiplie les succès électoraux. Le gouvernement partage « sur le fond » ces propos, avait-elle assuré.  Jeudi, l’entourage du président français a fait savoir qu’il était animé d’une volonté d’ »apaisement », ce qu’il a confirmé dès son arrivée à Bruxelles. « Les questions de personnes sont secondaires », a assuré M. Hollande, « c’est sur les politiques européennes que nous nous déterminons ».  La tension était fortement montée ces derniers jours, notamment sur la question de l’exclusion de l’audiovisuel des négociations commerciales avec les Etats-Unis imposée par la France. M. Barroso avait ensuite qualifié de « réactionnaires » ceux qui refusent la mondialisation.   »Je ne veux pas croire que le président de la Commission européenne ait pu tenir des propos sur la France qui seraient ainsi formulés », avait répliqué François Hollande, qui s’en était expliqué avec l’intéressé en marge du G8.  Jeudi, José Manuel Barroso a jugé « ce conflit complètement artificiel », assurant que ses déclarations avaient été « délibérément déformées ».  Mais cette polémique est intervenue sur fond d’irritation entre Paris et Bruxelles, sur la réduction des déficits ou les réformes structurelles à mener. La France s’est élevée contre les prescriptions de Bruxelles en matière de retraites, M. Hollande répliquant que la Commission n’avait « pas à dicter » à la France ce qu’elle avait « à faire ».  L’exécutif européen a été prié de biffer la demande de relèvement de l’âge légal de départ à la retraite -un tabou à gauche que François Hollande n’entend pas briser- et de mentionner explicitement le rôle des partenaires sociaux dans l’élaboration de la réforme des retraites.  Le chef de l’Etat français s’est félicité à l’issue de la première journée du sommet que celui-ci ait posé deux « principes » que « la France souhaitait voir adoptés »: qu’ »une fois définis les objectifs », les « moyens pour les atteindre devaient être laissés aux Etats » et que « les réformes devaient se faire dans le dialogue social ».  Selon une source française, la Commission mentionne « un âge effectif de cessation d’activité » plutôt qu’un âge légal, formulation moins « prescriptive » qui laisserait « plus de marge de man?uvre à la France ».  Désireux de tourner la page, François Hollande a « salué » le travail de la Commission et de son président pour trouver un accord avec le Parlement européen sur le budget 2014-2020 de l’Union européenne, juste avant l’ouverture du sommet.   »L’Europe doit montrer ce qu’elle peut faire, mais je ne dirais pas que l’Europe peut tout », a-t-il noté, reconnaissant que ce serait « trop simple » pour la France de « s’exonérer » de ses propres responsabilités et même « coupable par rapport à l’enjeu de lutte contre le populisme ou l’extrémisme ».  Une réponse implicite au malaise ressenti à Bruxelles où les attaques de l’exécutif français, relayées par nombre de responsables socialistes, ont été très mal vécues. Jugées à la fois injustes et disproportionnées, les milieux européens estimaient qu’elles pouvaient alimenter la vague populiste en France, à un an d’élections européennes susceptibles de voir le Front national marquer encore des points.   »Lorsque le Front national s’est retrouvé au deuxième tour de la présidentielle française en 2002, était-ce la faute de la Commission que je ne présidais pas encore? », a lancé jeudi le président de la Commission, appelant les « forces politiques françaises, notamment le PS et l’UMP », à avoir « le courage de défendre l’Europe et à ne pas utiliser la Commission européenne comme un bouc émissaire ».

 

UE : « Un sommet inutile, avec des chefs de gouvernement inutiles » (Cohn Bendit)

UE : « Un sommet inutile, avec des chefs de gouvernement inutiles » (Cohn Bendit)

Le sommet de Bruxelles, exceptionnellement court, s’est achevé sans décision concrète, ni sur l’énergie ni sur la fiscalité. Pour lutter contre la fraude et l’évasion fiscale, les 27 se sont mis d’accord pour concrétiser l’échange automatique d’informations d’ici la fin de l’année. Mais pour Daniel Cohn-Bendit, co-président du groupe Verts au Parlement européen, le Conseil européen s’est borné à un simple exercice de communication.  En fait, Les dirigeants européens ne sont pas parvenus mercredi à lever les obstacles pour lutter efficacement contre la fraude fiscale, mais tablent sur un accord d’ici la fin de l’année pour une levée partielle du secret bancaire.  A l’issue d’un sommet inhabituellement court, les 27 n’ont pas pris de décision concrète mais ont établi un calendrier. Ils pourront ainsi se présenter moins désunis au G8 qui se tiendra mi-juin en Irlande du Nord.  Il y a « un consensus sur la révision de la directive épargne », qui devrait élargir le champ d’application de l’échange automatique d’informations sur les revenus de l’épargne. « Le Conseil appelle à son adoption avant la fin de l’année », a déclaré le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, à l’issue du sommet.   »C’est un très, très grand pas en avant », a estimé la chancelière allemande, Angela Merkel.   »Dès le mois de juin, l’Europe fera en sorte de favoriser les échanges automatiques d’information », a déclaré le président français François Hollande. Ensuite, quoi qu’il arrive, « la directive épargne sera adoptée à la fin de l’année », a-t-il assuré.  Le Luxembourg et l’Autriche bloquaient depuis 2008 l’adoption de cette directive révisée, arguant qu’ils voulaient avant tout être traités sur un pied d’égalité avec d’autres pays comme la Suisse.  Mercredi, les deux pays ont montré des signes de bonne volonté.   »D’ici la fin de l’année, je pense que nous aurons l’échange automatique d’informations et que des règles supplémentaires seront mises en place avec les pays tiers » comme la Suisse, a déclaré le chancelier autrichien, Werner Faymann, dont le pays est pourtant un farouche défenseur du secret bancaire.  Le Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker a déclaré que pour son pays, le plus important était l’ouverture de négociations avec les pays tiers, parmi lesquels se trouvent aussi le Liechtenstein, Monaco, Andorre et Saint-Marin.  Les négociations avec ces cinq pays ne sont « pas une pré condition », a affirmé M. Juncker, qui a rappelé que son pays avait déjà accepté début avril d’appliquer l’échange automatique d’informations à partir du 1er janvier 2015 sur certaines données bancaires.  Les négociations avec les pays comme la Suisse « vont commencer dès que possible pour faire en sorte que ces pays continuent d’appliquer des mesures équivalentes à celles appliquées dans l’UE », selon les conclusions du sommet. Les discussions seront menées par la Commission européenne. Elle fera par ailleurs des propositions en juin pour élargir encore le champ de l’échange automatique d’informations à d’autres revenus des particuliers.  Concernant la fiscalité des entreprises, « il est tout à fait décisif qu’il y ait une lutte contre l’optimisation fiscale », qui « n’est rien d’autre que la recherche de la fiscalité zéro pour un certain nombre de groupes », a indiqué M. Hollande lors de sa conférence de presse.  Une polémique enfle sur l’absence d’harmonisation fiscale internationale, qui permet à des multinationales comme Google ou Amazon de payer des impôts dérisoires.   En dépit de ces avancées, le sommet de mercredi n’est que de la « gesticulation », a lancé l’eurodéputé belge Philippe Lamberts (Verts). Selon lui, « il n’y a clairement pas de volonté politique » d’avancer sur le dossier fiscal et le risque est grand que le sommet de décembre ne débouche sur rien.  Sur l’autre sujet du sommet, l’énergie, les chefs d’Etat et de gouvernement ont affiché leur volonté d’unir leurs efforts pour réduire leur facture énergétique. « Nous pouvons faire beaucoup de choses si nous agissons ensemble », a déclaré le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso.  L’UE vise un triple objectif: garantir des prix abordables pour les clients, réduire la facture des importations et assurer une production domestique continue, mais elle se retrouve confrontée à ses contradictions.   »Les dirigeants de l’UE veulent faire plus d’Europe avec moins d’argent. Il faut qu’ils expliquent comment ils comptent faire », a estimé un responsable européen sous couvert de l’anonymat.

 

Sommet UE : surpervision bacaire « courant 2013 »

Sommet UE : surpervision bacaire «  courant 2013 »

 

Compromis pour une  supervision unique à partir du 1er janvier 2014.  La Commission européenne, soutenue notamment par la France, souhaitait une entrée en vigueur progressive à partir du 1er janvier 2013 mais l’Allemagne et plusieurs autres pays européens jugeaient ce délai irréaliste. Les Vingt-Sept ont confirmé leur intention de s’accorder sur le cadre légal de ce dispositif d’ici la fin de l’année. Mais l’entrée en vigueur de ce mécanisme de supervision ne sera effective que « courant 2013″, ont dit plusieurs dirigeants européens, dont la chancelière allemande Angela Merkel et le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy. « A partir du 1er janvier (2013), il reviendra à la Banque centrale de créer les organismes et les personnels qui seront dédiés à la supervision », a pour sa part déclaré le président français, François Hollande, lors d’une conférence de presse. « Cela ne veut pas dire que le mécanisme lui-même pourra entrer en vigueur dès le 1er janvier. Ça, ça sera au cours de l’année 2013″, a-t-il ajouté. « Mais le cadre législatif, lui, sera en place au 1er janvier. » Berlin entendait initialement limiter l’application de cette supervision bancaire unique aux seules banques présentant des risques « systémiques », ce qui menaçait de bloquer la création de cet embryon d’union bancaire, décidée en juin dernier. L’Allemagne semble finalement avoir accepté d’y soumettre ses banques régionales et caisses d’épargne.  

 

 

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