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« Bâtir un multilatéralisme plus solidaire face au Covid »….. un appel tardif !

 

 « Bâtir un multilatéralisme plus solidaire face au Covid »….. un appel tardif !

Dans une tribune au « Monde », la chancelière allemande, les présidents français et sénégalais, les dirigeants de l’Union européenne et des Nations Unies appellent à un renforcement de la coopération internationale pour lutter contre la pandémie.

Tribune. Le 8 septembre 2000, 189 pays signaient la déclaration du Millénaire, dessinant les principes de la coopération internationale pour une nouvelle ère de progrès autour d’objectifs communs. Au sortir de la guerre froide, nous avions confiance dans notre capacité à bâtir un ordre multilatéral qui permette de faire face aux grands enjeux de l’époque, comme la faim et l’extrême pauvreté, la dégradation de l’environnement, les maladies et les chocs économiques, et de prévenir les conflits. Au mois de septembre 2015, tous les pays ont de nouveau pris l’engagement de relever ensemble les défis mondiaux par l’intermédiaire du Programme de développement durable à l’horizon 2030.

Notre monde a connu des évolutions contradictoires, conduisant à une augmentation de la richesse à l’échelle planétaire tandis que dans le même temps, les inégalités persistaient ou s’accentuaient. La démocratie a gagné du terrain en parallèle à la résurgence du nationalisme et du protectionnisme. Au cours des dernières décennies, deux crises majeures ont bouleversé nos sociétés et fragilisé nos cadres d’action communs, semant le doute sur notre capacité à surmonter les chocs, à lutter contre leurs causes structurelles et à garantir un avenir meilleur aux générations futures. Elles nous ont également rappelé à quel point nos destins sont liés.

Pour préparer l’avenir, nous devons apporter des réponses inédites et ambitieuses aux crises les plus graves. La crise que nous traversons actuellement peut, nous en sommes convaincus, être l’occasion de forger un nouveau consensus au service d’un ordre international fondé sur le multilatéralisme et l’état de droit grâce à une coopération efficace, à la solidarité et à la concertation. Dans cet esprit, nous sommes déterminés à travailler ensemble avec les Nations unies, les organisations régionales, les enceintes internationales comme le G7 et le G20 et des coalitions ad hoc pour relever les défis mondiaux d’aujourd’hui et de demain.

Etendre l’accès aux tests, aux traitements et aux vaccins

L’urgence est d’abord sanitaire. La crise du Covid-19 met à l’épreuve la solidarité internationale comme jamais auparavant. Elle nous a rappelé une évidence : face à une pandémie, la chaîne de notre sécurité sanitaire est aussi solide que son maillon le plus faible. Partout, le Covid-19 menace la population et l’économie.

Cette pandémie exige une réponse internationale forte et concertée pour étendre rapidement l’accès aux tests, aux traitements et aux vaccins, étant entendu qu’une large couverture vaccinale est un bien public mondial qui doit être accessible à tous à un prix abordable. A cet égard, nous apportons notre soutien plein et entier à l’accélérateur « ACT », dispositif inédit lancé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et les partenaires du G20 en avril 2020 pour accélérer l’accès aux outils de lutte contre le Covid-19.

« Pour une Europe migratoire plus solidaire  » (Sandro Gozi)

« Pour une Europe migratoire plus solidaire  » (Sandro Gozi)

Pour une politique migratoire plus solidaire dans le JDD. Tribune  du député européen Sandro Gozi.  

« Sur une des tables de mon ancien bureau à Rome, j’ai posé un gilet de sauvetage, orange, usé, avec des inscriptions manuscrites. Il avait été utilisé par Guul Isha, une femme somalienne, persécutée politique et sauvée grâce à l’action de la marine italienne et de Médecins sans frontières. Sur ce gilet, quelques inscriptions : les numéros de téléphones des personnes à appeler en cas de danger…et une poésie, un hymne à la vie et à l’espoir. Chaque fois qu’un visiteur entrait dans mon bureau, ce gilet était la première chose qu’il voyait.

C’est cette Europe que nous voulons : celle où l’humain passe avant la politique. Cette approche est également celle adoptée par la Présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. Dans son discours sur l’état de l’Union du 17 septembre, une phrase a attiré mon attention : « Sauver des vies en mer n’est pas une option. » Cette phrase peut marquer une nouvelle ère dans notre politique migratoire européenne. Une politique qui se veut plus humaine, plus solidaire.

Désormais, nous prenons conscience des erreurs du passé : le désespoir des pays côtiers face à l’afflux de demandeurs d’asile, la difficile et dangereuse traversée de la Méditerranée de ces derniers, l’absence de réponse commune face à cette crise humanitaire… L’Europe part aujourd’hui à la reconquête de son titre de terre d’asile. Tel est l’objectif du « Pacte européen sur la migration et l’asile » présenté cette semaine à Bruxelles.

 

Celui-ci repose sur un triptyque : des procédures plus efficaces, des responsabilités partagées et une solidarité plus équitable entre les pays membres, une coopération avec les pays tiers renforcée. Ce n’est pas le dépassement de Dublin, mais cela peut le rendre plus intelligent. Des questions restent ouvertes. À nous d’en examiner chaque proposition afin d’en assurer une parfaite traduction législative. La prudence est mère de sûreté, et le diable, dans les détails.

Comme l’indiquait ma collègue Fabienne Keller, rapporteure au Parlement européen sur cette réforme, nous n’aboutirons pas à un accord en tirant à boulet rouge sur la Commission. Ce Pacte apparaît comme une base pour mener à une politique concrète, en phase avec nos besoins et nos réalités sur le terrain. À la lumière de mes expériences, nous pouvons et devons faire la différence sur des points clés.

Reprenons ce qui a fonctionné! L’Accord de Malte de septembre 2019, interrompu en raison de la crise sanitaire, prévoyait une redistribution automatique des personnes sauvées en mer. Pour quelques semaines, cet accord a montré la bonne voie : approfondissons cette solution. Ne manquons pas d’ambitions avec les pays d’origines et renforçons le dialogue avec ceux qui ne coopèrent pas pleinement en matière de migration. Lions de façon plus efficace les fonds de l’UE pour le développement et la politique des visas aux responsabilités partagées des pays d’origines, notamment sur la question du retour obligatoire.

Encourageons aussi le retour volontaire. L’Union européenne donnerait la possibilité au migrant débouté de retourner dans son pays d’origine moyennant une aide financière afin d’entamer un nouveau projet professionnel. Il existe déjà des bonnes pratiques sur lesquelles nous devons nous inspirer.

Enfin, reprenons le contrôle sur la migration économique avec de nouvelles routes légales et renforçons la gestion des frontières externes avec le déploiement rapide du Corps européen de garde-frontières – mesure que je salue, d’autant plus qu’elle était l’une des principales priorités de la présidence italienne de l’UE en 2014.

Certains pays, comme la Hongrie, la République tchèque et l’Autriche ont déjà fait part de leur opposition. Je connais bien leurs arguments, loin de l’esprit et de la lettre des traités : le principe de solidarité n’est pas une option, c’est un principe fondamental et contraignant pour tous.

A cause de l’égoïsme de certains et de la myopie de plusieurs durant de la crise, la Méditerranée s’est transformée en un cimetière des valeurs européennes. Faisons aujourd’hui en sorte qu’elle devienne le lieu de notre Renaissance.

A nous d’être humains, à nous d’être européens. »

Reconstruire une économie forte, écologique, souveraine et solidaire !

Reconstruire une économie forte, écologique, souveraine et solidaire !

Des  mots vides sans aucun contenu, même pas la moindre orientation qui pourrait être prononcée dans n’importe dans quel bistros mais qui peuvent toujours faire plaisir entendre pour nombre de naïfs

Le fameux «monde d’après» se concrétise peu à peu. C’est dans cette logique qu’Emmanuel Macron a dit vouloir «créer les emplois de demain». Il en appelle pour cela à une «industrie verte», «sociale et solidaire» qui permettrait selon lui de «réconcilier production et climat». Attractivité et relocalisation doivent être au cœur de ce nouveau «pacte productif», a-t-il ajouté. Bref l’impression que Macron avec ses conseillers à étudier de très près les thèmes sémantiques qui ressortent des différents sondages et qui nourrissent les préoccupations des Français. Il aura parlé de tout mais surtout de rien de précis ni de concret renvoyant même à plus tard de questions essentielles la relance économique et le financement.

 

 

 

Le président l’assure, il souhaite faire de la relance économique une relance «solidaire». Pour cela, il promet aujourd’hui «un investissement massif pour l’instruction, la formation et les emplois de notre jeunesse». «Nous la lui devons», a-t-il ajouté, précisant que les générations futures paieraient la dette écologique de notre pays.

Des assemblées citoyennes pour une transition écologique solidaire ?

Des assemblées citoyennes pour  une transition écologique solidaire ?

C’est la  proposition de  Cyril Dion coréalisateur du film Demain qui fait partie, aux côtés de la figure des « gilets jaunes » Priscillia Ludosky, de la comédienne Marion Cotillard et du philosophe Dominique Bourg, d’un collectif qui lance, samedi 13 avril, la création d’une assemblée nationale de citoyens tirés au sort. L’idée est qu’elle puisse, à la rentrée, débattre notamment de la mise en œuvre d’une transition écologique et solidaire. (Extrait de l’interview)

Pourquoi vous engagez-vous en faveur de la création d’une assemblée nationale citoyenne ?

Il existe des sujets sur lesquels les pouvoirs publics peuvent avancer de façon déterminée, et on leur demande de le faire. On n’a pas besoin de démocratie délibérative pour savoir qu’il faut isoler les maisons, changer les chaudières et améliorer les transports en commun.

Mais il y en a d’autres où l’on est face à des intérêts contradictoires forts. C’est le cas des sujets liés à la transition écologique, où l’on sait qu’il faut aller vite mais où l’intérêt des entreprises n’est pas forcément celui des citoyens ou celui des politiques, confrontés à la fois à l’inertie de leur administration, au système économique mondial ou tout simplement à l’envie de se faire réélire et donc de ménager la chèvre et le chou.

Prenez la question des pesticides qui est l’une des causes de la disparition des insectes, des oiseaux, de la pollution des eaux, responsable de maladies etc. Depuis le Grenelle de l’environnement en 2008, il y a eu plusieurs plans d’action et dix ans après, que constate-t-on ? Non seulement l’usage n’a pas diminué mais au contraire, il a augmenté de 20 %.

Quand on est face à des sujets aussi complexes, on a besoin de mécanismes complexes d’intelligence collective, où toutes les composantes de la société réfléchissent ensemble. Cette pluralité de points de vue permet d’enrichir la discussion et de trouver des solutions auxquelles on ne serait jamais parvenues simplement avec des élus.

Comment fonctionne une assemblée citoyenne ?

L’organisation d’une telle assemblée suppose des règles assez proches de celles qui désignent les jurés d’assises. Elle repose sur un tirage au sort de personnes, en respectant la représentation de toutes les catégories socioprofessionnelles selon la méthode des quotas utilisée pour les sondages.

En cas de refus, on propose à d’autres qui correspondent au même profil. Ces citoyens sont ensuite formés, exposés à des avis contradictoires, scientifiques, d’experts des différents domaines et doivent réfléchir aux solutions les plus justes possibles en tenant compte de la complexité du sujet. Et délibérer.




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