Archive pour le Tag 'socialistes'

Espagne : les socialistes victorieux cherchent des alliés

Espagne : les socialistes victorieux cherchent des alliés

 

 

 

Le paradoxe de l’élection espagnole c’est que la montée du nouveau parti d’extrême droite Vox a permis aux socialistes de finir en tête. Une victoire toutefois insuffisante pour constituer une majorité. Du coup il faudra trouver d’autres alliés par exemple ce des indépendantistes de la Catalogne. Une alliance toutefois délicate et qui n’est pas sans risque  L’ascension du parti d’extrême droite Vox, qui effectue son entrée aux Cortes National, a reflété la montée des formations antisystème à travers l’Europe, avec pour effet de scinder les votes à destination de la droite et de favoriser la prise de pouvoir du Psoe. Ce troisième scrutin national en quatre ans, dont la campagne intense a été dominée par des sujets clivants – identité nationale et égalité des sexes -, va aboutir à la constitution d’un gouvernement de coalition pour la première fois depuis le retour à la démocratie à la fin des années 1970.

 

Taxe carbone : une escroquerie des écolos et des socialistes

Taxe carbone : une escroquerie des écolos et des socialistes

 

Les écolos, les socialos, des « experts »  resservent le plat  de la taxe carbone de cette fiscalité notamment à l’occasion des européennes. Une taxe  qui serait de nature à favoriser  la transition écologique. Une vision fiscaliste de l’environnement. L’ingénierie fiscale française est en effet sans limite, une pathologie qui touche toutes les sensibilités politiques, tous les technocrates, tous les écolos. Pour résumer, il s’agit de soigner le monde carboné par la saignée fiscale. Le remède radical des médecins de Molière qui guérissaient les malades, lesquels  mourraient de la thérapie de choc. Il est évident qu’en tuant l’économie française on aura aussi fait disparaître le carbone,  à un détail près : on aura reporté les émissions polluantes sur d’autres pays car il faudra bien toujours consommer… (Et accessoirement payer, mais avec quelle richesse ?).  En mal de reconnaissance, les économistes qui ont été presque tous nourris au lait du néo libéralisme ont donné une légitimité pseudo scientifique à la taxe carbone. Il s’agit d’abord d’une récupération indécente d’une question sociétale qui ne peut évidemment être seulement et prioritairement régulé par la fiscalité et les prix. Le signal prix cher aux économistes ultra libéraux constitue une sorte de récupération par les mécanismes de marché de la problématique environnementale. L’argumentation consiste à affirmer qu’il convient de limiter les émissions polluantes en leur donnant un prix afin de favoriser la seule régulation marchande. Si l’économie de marché est encore la meilleure chose (ou la moins pire) pour équilibrer l’offre et la demande,  il en va différemment lorsqu’il s’agit des champs sociétaux environnementaux. Certes on peut comprendre l’absolue nécessité d’une transition écologique notamment dans le domaine du transport. Encore faudrait-il qu’il existe une alternative pour permettre le changement de comportement. Or une politique des transports ne peut se conduire que sur le long terme pour  développer à la fois les transports collectifs, le concept du véhicule individuel et son utilisation. En l’absence de ces conditions,  la fiscalité dite écologique se réduit à un impôt classique qui au demeurant vient en plus affecté  le pouvoir d’achat, donc la croissance et l’emploi. Notons aussi que ces mesures carburant touche surtout les moins favorisés qui ne peuvent pas disposer d’une liberté d’horaire pour prendre un autre moyen de transport que leur véhicule individuel. Il y a évidemment d’autres moyens de réguler que l’arme de la fiscalité et des prix : la régulation par les normes et le développement système alternatif. Mais dans le contexte actuel des transports,  la fiscalité écologique constitue une fumisterie environnementale qui n’a d’autre objet que de donner une fausse légitimité scientifique à un impôt qui va se perdre dans le trou du budget. Faudrait-il rappeler aux économistes que leur science, certes utile,  n’est pas très exacte, qu’elle est même souvent approximative. Pour preuve, la majorité des grandes ruptures n’ont pas été prévues par la plupart  de ces experts. Par exemple, la prochaine chute de la croissance française assommée par la fiscalité.

 

Allemagne : accord de Merkel et des socialistes pour « étudier » les propositions de la France

Allemagne : accord de Merkel et des socialistes pour « étudier » les propositions de la France

La question européenne était au cœur de l’accord entre Merkel et les socialistes pour tenter de former un gouvernement. Les deux parties sont convenues de redonner du dynamisme à la zone euro mais se sont montrés très prudente vis-à-vis des propositions de la France indiquant seulement qu’elles étaient prêtes à les étudier. Cela signifie en clair qu’il subsiste plus que des nuances entre Merkel et Macon notamment concernant le futur fonds monétaire européen que l’Allemagne veut asseoir sur l’actuel M ES mais que Marconi veut complètement séparé. Il existe aussi plus que des nuances sur le rôle de ce fonds, gendarme économique pour l’Allemagne et seulement pilote économique pour  la France. Bien d’autres divergences demeurent cependant. Les conservateurs d’Angela Merkel et les sociaux-démocrates allemands entendent   »renforcer » et « réformer » la zone euro avec la France pour la rendre plus résistante aux crises, selon le texte de leur accord gouvernemental obtenu par l’AFP vendredi. « Nous voulons, en étroite collaboration avec la France, renforcer durablement et réformer la zone euro » afin qu’elle puisse « mieux résister aux crises« , indique le document accepté par les deux camps au terme de plus de 24 heures de négociations à Berlin. Le document n’entre toutefois pas dans le détail des propositions faites par le chef de l’Etat français Emmanuel Macron, en vue notamment de la création d’un budget de la zone euro, d’un ministre des Finances pour les pays de l’Union monétaire, voire d’un parlement propre à la zone euro. Il se borne à indiquer que le futur gouvernement « examinera » les différentes propositions sur le sujet, émanant de M. Macron et du président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker.

 

Retour du revenu universel chez les socialistes

Retour du revenu universel chez les socialistes

 

Il faut vraiment que les socialistes soient dans le potage sur le plan politique pour ressortir la proposition de revenu universel baptisé revenu de base. Huit présidents socialistes des départements ressortent le hochet  et affirme qu’ils sont prêts à tester le revenu de base, la proposition phare  de Benoît Hamon. D’une certaine manière, on peut se demander si ces responsables ne sont pas complètement fous en tout cas désorientés à tel point qu’ils tutoient  la démence. L’expérimentation supposerait en effet qu’elle s’applique à tous les citoyens du département.  La redistribution de l’ensemble des coûts de la protection sociale actuelle se traduirait par une allocation de 700 € par ou 750 euros  mois par Français. Un seuil bien insuffisant pour couvrir tous les risques de manière individuelle (maladie, chômage, retraites etc.) Surtout pour les plus défavorisés qui auraient bien du mal à assurer et gérer leurs propres protections. Ce serait aussi une remise en cause de la solidarité qui suppose des péréquations et des redistributions différentes en fonction des risques subis par les individus. Curieusement cette proposition est soutenue chez les ultra libéraux et à l’extrême gauche.  À droite, pour les plus libéraux, il s’agit surtout d’une simplification de la protection sociale, qui permet de faire des économies administratives et de laisser les individus faire leurs propres choix. À gauche, on perçoit le revenu de base comme étant émancipateur, capable d’éradiquer la pauvreté et de laisser le choix de travailler ou pas. Heureusement  les Français y sont pour l’heure majoritairement hostiles, selon un sondage Odoxa réalisé pour BFM Business, Challenges et Aviva assurances. Ainsi, 59% estiment que ce ne serait pas une «bonne» mesure, 62% qu’elle ne serait pas «juste» et 67% pas «réaliste». Pour 64% des personnes interrogées, le revenu universel à vie «créerait une société d’assistés». Et 62% jugent que cette mesure éventuelle aurait un coût «exorbitant» pour la société.car évidemment les huit présidents socialistes ne disent rien du financement de la mesure. Sans doute pour la plupart d’anciens fonctionnaires ! 

Encore de nouveaux ralliements socialistes dangereux pour Macron

Encore de nouveaux ralliements socialistes dangereux pour  Macron

 

 

Danger de nouveaux ralliements socialistes en faveur de Macon. Des proches de Hollande seraient prêts de lancer un appel en faveur de Macon notamment le Foll, en divergence profonde avec le candidat Hamon. La question est quand ? Certains, dont Stéphane le Foll, voulait le faire avant le premier tour, mais du côté d’Emmanuel Macron, on supplie d’attendre, les proches de François Hollande se déclarant ne faisant pas toujours du bien au candidat d’En Marche. La vérité c’est que les soutiens du camp hollandais à Macron constituent aujourd’hui plutôt handicap tellement est discrédité le parti socialiste. Mais aussi le gouvernement. Le pire serait évidemment que François Hollande annonce sa préférence pour son ancien ministre de l’économie avant le deuxième tour. Le risque serait évidemment de faire perdre Macron car la parole de Hollande n’est plus, depuis longtemps, audible. Les ralliements des proches de François Hollande visent sans doute autant à soutenir le candidat d’en marche qu’à sauver ce qui peut l’être du parti socialiste notamment lors  des législatives. Du coup les ralliements sont sans doute davantage handicap pour Macon qu’un atout. De fait, cela dépend d’où ces soutiens viennent, puisque cela fait beaucoup en provenance de la Hollandie, ce qui commence à stresser et énerver le candidat Macron. À chaque fois qu’il en a l’occasion, il parle de la rupture avec François Hollande et explique qu’il n’a plus rien à voir avec ce monsieur, parce qu’il faut rééquilibrer le système. Il attend aussi de grandes déclarations en provenance de la droite, mais elles mettent beaucoup plus de temps à venir. L’ancien ministre Thierry Breton s’est déclaré en faveur de Macron, mais cela n’est toujours qu’un second couteau de plus. Il préférerait des grosses prises du côté des chiraquiens comme celle de Jean Louis Debré. On touche à la question très sensible et jamais exprimée au cœur de ce système qu’est le candidat Macron, c’est la difficulté qu’ont ses soutiens à lui faire admettre la nécessité de passer des accords politiques, tout en envoyant des signaux à une partie de la gauche, au centre et à droite. Il y a un envers du décor, où l’on tente de lui faire comprendre difficilement, qu’il n’aura pas de majorité avec ses simples marcheurs. C’est la raison pour laquelle François Bayrou a dit qu’il n’y aurait pas de parti unique En Marche. Il fallait adresser ce message à Macron, qui est occupé à repousser les avances de Borloo et de Valls, avec lesquels il ne veut avoir aucune relation. On sent le danger au sein d’En Marche, danger qui implique de passer des accords politiques.

PS : la tentation Macron pour 150 députés socialistes

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Les ralliements à Macron de centristes, de personnalités de la société civile et même de socialistes continuent.  Cependant pour l’instant, on ne peut pas encore parler hémorragie du PS. Mais dès dimanche soir certains dans l’entourage de Valls estimaient qu’environ 150 députés socialistes pourraient rejoindre Macron. Aujourd’hui le parti socialiste dispose de 250 députés et avec la victoire de Benoît Hamon, il ne peut espérer en conserver qu’une cinquantaine. Du coup nombre de députés vont tenter de sauver leur peau en se rapprochant du mouvement en marche. Un rapprochement qu’à facilité d’ailleurs Hamon lui-même qui ne s’est pas privé de couper l’intervention de Valls alors qu’il pouvait attendre quelques minutes et sur le fond qui a tout de suite proposé le rapprochement avec l’extrême-gauche donnant ainsi des raisons supplémentaires aux députés non frondeurs de se rapprocher de Macron. Benoît Hamon n’a rien fait pour se montrer rassembleur en conservant d’une part l’intégralité de ses propositions utopistes et en ne manifestant aucun souci de faire des concessions à ceux  qui ne partagent  pas ses idées, c’est-à-dire la masse des députés socialistes. En fait tout va se jouer dans les prochains sondages. S’il se confirme que Benoît Hamon atteint seulement de l’ordre de la moitié des voix de Macron, alors  les perspectives pour les législatives pourraient se révéler catastrophiques. Le parti socialiste pourrait éclater et même disparaître. Le parti socialiste serait alors réduit  à une sorte  de club de gauche marginal et renvoyé pour longtemps dans l’opposition et dans l’obscurantisme. Il lui faudra sans doute une bonne vingtaine d’années pour retrouver la lumière. Une lumière indispensable pour éclairer les enjeux complexes des mutations actuelles. Ce qui lui éviterait alors de promettre la lune. 

Des députés socialistes pour une « taxe YouTube »

Des députés socialistes pour  une « taxe YouTube »

 

 

Il y a déjà longtemps que certains députés socialistes se torturent les méninges pour inventer une taxe sur Internet. Une taxe qui constituerait une martingale fiscale supplémentaire. Cette fois il s’agit d’une taxe qui porterait sur les recettes publicitaires portant sur les vidéos en ligne. Ceci étant  l’assiette pourrait bien un jour être augmentée, le taux également. Économiquement ce sont surtout les recettes publicitaires qui financent les sites et d’une manière ou d’une autre en bout de chaîne ce sera l’utilisateur (et ou le consommateur) qui paiera le différentiel de recettes Des députés socialistes suggèrent donc d’instaurer une taxe sur les recettes publicitaires liées aux vidéos en ligne, selon un article à paraître mercredi dans Les Echos. Selon le quotidien économique, cette « taxe YouTube » – du nom du service de vidéos d’Alphabet, maison mère de Google – est suggérée dans un amendement au projet de loi de finances (PLF) pour 2017 rédigé par les élus socialistes Karine Berger, Pierre-Alain Muet et Bruno Le Roux. Cet amendement propose de taxer à hauteur de 2% les recettes publicitaires perçues par « tout opérateur (…) qui propose en France un service qui donne ou permet l’accès, à titre onéreux ou gratuit, à des oeuvres cinématographiques ou audiovisuelles ou autres contenus audiovisuels », indique l’article. Une telle taxe concernerait donc également Dailymotion, la plate-forme de vidéos de Vivendi. En revanche l’amendement prévoit une exemption pour les sites de presse « dont les contenus audiovisuels sont secondaires ». Sont également prévus un abattement de 66% pour les contenus « amateurs » et une franchise pour les revenus publicitaires inférieurs à 100.000 euros, note le quotidien économique en observant que « la complexité de cet amendement est révélatrice de la difficulté à taxer les contenus numériques ».

(Avec Reuters)

Loi Travail : « les jeunes socialistes à côté de leurs pompes » (Bruno Leroux, PS)

Loi Travail : « les jeunes socialistes à côté de leurs pompes » (Bruno Leroux, PS)

Bruno Leroux, président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale a estimé mercredi dans l’émission « Questions d’info » LCP-France Info-Le Monde-AFP que les dirigeants du Mouvement des Jeunes Socialistes (MJS) qui ont appelé à manifester contre le projet de la loi Travail « sont à coté de leurs pompes« . « Combattre un gouvernement qui pose la réforme aujourd’hui comme nécessité pour notre société, je pense que c’est une erreur des Jeunes socialistes. Ils sont en train de saper l’idéologie, de saper le terreau de la réforme sur lequel je pensais qu’ils pouvaient ensuite venir nous accompagner« , a regretté le député de la Seine Saint-Denis. Bruno Leroux a vivement critiqué le syndicat étudiant l’UNEF qui a appelé les jeunes à continuer la mobilisation contre la loi El-Khomri, contrairement à l’autre syndicat la Fage.  » Je m’aperçois que ceux (La Fage-NDRL) qui ont fait le choix d’être sur la thématique de défense des étudiants et qui sont dans les propositions et qui, je le reconnais, ont été sur le texte de la loi Travail une force de propositions. Et bien aujourd’hui, ça paye. ! » Selon lui, la Fage a pris le dessus sur l’Unef : « Je le constate sur le terrain. J’en été surpris d’ailleurs« , a-t-il ajouté.

(France info)

« Les socialistes ne vivent plus comme les gens » Rebsamen

« Les socialistes ne vivent plus comme les gens » Rebsamen

Dans une intreview à un journal local, «  Le miroir » Rebsamen descend en flamme le PS concernant les réformes. Dans cet entretien, François Rebsamen assume aussi ses déclarations de début septembre sur le renforcement des contrôles auprès des chômeurs, qui avaient fait polémique. « Ce fut un véritable tollé médiatique. Politique aussi. Ce qui n’a pas empêché 60% de la population d’approuver ce message », claironne-t-il. Le ministre explique que les Français ont compris la nécessité de réformes pour « adapter notre système social », et tacle le PS. « Ils sont bien plus en avance que nous sur la nécessité d’un certain pragmatisme en politique. Malheureusement, le parti socialiste, ou du moins son secrétariat national refuse toutes ces avancées », déplore-t-il. « Le Parti socialiste est en pleine mue idéologique. Moi je l’ai effectuée depuis longtemps », poursuit François Rebsamen. Pour lui, « les socialistes ne vivent plus comme les gens : les élus ne connaissent pas le terrain ». Le ministre du Travail tacle aussi son prédécesseur à ce poste, Michel Sapin (photo), sur la manière de communiquer sur les (mauvais) chiffres du chômage. « Malgré l’amitié que je porte à Michel, il s’est totalement trompé. On ne juge pas le chômage mois par mois, mais sur des périodes plus longues : un trimestre, un semestre. Il s’est mis des boulets aux pieds et les a laissés à son successeur », juge François Rebsamen.

 

La lettre de colère de 100 députés socialistes à Valls et Hollande

La lettre de colère de 100 députés socialistes à Valls  et  Hollande

 

 

« Les conditions de la confiance  Pour un contrat de majorité

 

Agir et ne pas subir. La  défaite d’ampleur historique que nous venons d’encaisser  nous donne une responsabilité sans précédent. Bien plus qu’une protestation de circonstance,

Les Français ont exprimé des positions très politiques et, dans leur diversité, des demandes de   justice, d’efficacité économique  et  d’égalité républicaine.  Depuis de longs mois, les élus locaux et les députés avaient alerté sur le fossé qui se creusait entre la gauche au pouvoir et son électorat.  Cette défaite électorale ne doit pas se transformer en renoncement démocratique.  Au contraire,  le temps du Parlement est venu. L’affirmation de la volonté politique est  encore plus à l’ordre du jour. Le dialogue avec le nouveau Gouvernement s’engage  dès maintenant. La représentation nationale doit être digne de sa mission et à la hauteur de ce moment de notre histoire. Il lui revient de participer aux nouvelles orientations qu’exige cette  nouvelle étape. Dans ce but, il faut aller plus loin que les habitudes et les certitudes. Pour répondre vigoureusement à  l’épuisement institutionnel,  nous proposons un contrat de majorité, dans la durée. En effet, pour restaurer la confiance avec les Français, il faut recréer aussi la confiance avec le Parlement. Celui-ci doit apporter sa légitimité en soutien des choix que les citoyens de tous horizons attendent de la gauche au pouvoir. Notre première contribution au  contrat de majorité  privilégie les orientations ainsi rappelées :

 

1)

Obtenir une réorientation européenne par un plan de relance contre la déflation et une révision des règles budgétaires insoutenables et ennemies de la croissance et

de l’emploi. Les trajectoires budgétaires imposées  aux Etats et à l’Union,  sans distinguer selon la nature des dépenses, ne sont pas des tabous. Il y a urgence à les rediscuter. La Commission doit  enfin changer de cap. L’élection européenne, le 25 mai, sera aussi l’occasion de mener ce  combat. Sans investissements massifs publics et privés, soutenus par l’Union, dans les énergies renouvelables, les transports, le numérique, la construction de logements, la recherche, pas d’échappatoire au déclin.

 

  2)

Concentrer les moyens publics sur la création réelle d’emplois

 et, ainsi, intensifier le redressement productif.  Pour cela, substituer

un pacte national d’investissement, négocié jusqu’au niveau des  entreprises, aux mesures les plus coûteuses et sans conditions actuellement envisagées dans le pacte de responsabilité. Concentrer  les marges de manœuvre de la France sur l’emploi,

  l’investissement,  la  formation,  c’est la condition de la protection des salariés contre le chômage  de masse.

 

3)

 

Défendre des décisions de justice et de pouvoir d’achat 

 Des mesures en faveur des bas salaires, la réforme fiscale et la CSG progressive, l’effort en faveur des retraites les plus  modestes, que nous avons demandés depuis des mois. Ces décisions convergent vers  un « choc de demande »   , accompagnant les efforts sur l’offre,

 additionnant ces améliorations de pouvoir d’achat, les emplois aidés non marchands pour les jeunes et les chômeurs de longue durée, et les investissements publics. 4)  Réaffirmer et amplifier les choix et les engagements de 2012 : Muscler les efforts de

régulation des activités financières et bancaires, et leur  mobilisation pour l’investissement et les territoires.  Promouvoir la responsabilité sociale et environnementale des multinationales et leur « devoir de vigilance ».

-

 

4)

Rendre populaire  la transition écologique

: financement et avances pour les travaux de rénovations énergétiques, co-investissements citoyens dans les énergies renouvelables, plan de remplacement des véhicules et équipements anti-écologiques. Engager un mouvement de  transformation de l’Etat et des collectivités locales, avec les citoyens et les agents publics. Nous soutiendrons les économies efficaces,  pas les régressions sociales : non aux économies de dépense qui conduisent à des reculs pour la Sécurité sociale  ou à la panne de l’investissement public

 !

-

  Défendre l’égalité des territoires

 par un socle de droits (le « bouclier »), une relance des économies locales, un remaillage des services publics sur deux piliers :

L’éducation et la santé.

 

 5)

 

Pour  une revitalisation exigeante de la démocratie française.

Un sentiment  d’abandon exaspère aujourd’hui de nombreux Français. Ils se sentent oubliés, incompris,   pas écoutés. Pour écouter les citoyens et mobiliser la société, nous devons inventer des  formes participatives nouvelles. Le pays ne se sent pas représenté 

 , encore plus quand le Parlement n’est pas entendu. La nouvelle étape doit retrouver les droits et les devoirs du Parlement. Notre majorité sera  plus soudée, si elle inaugure des manières modernes de préparer les grandes décisions et de délibérer.

Si nous ne laisserons pas s’installer de faux clivages entre les «

 cigales » et les « fourmis  », nous savons aussi que jamais la France ne se redressera dans l’austérité et en laissant exploser le chômage et les inégalités. Nous faisons le c

hoix d’une politique qui marche. Nous recherchons

 

l’équilibre entre les  salariés et les entreprises et entre les efforts et la justice, pour toutes les composantes de la société. Refusant la fuite en avant façon Sarkozy, nous choisissons l’efficacité  pour mener les  politiques d’investissement, la transformation de l’Etat, l’innovation publique.

 

Les  Français n’ont pas changé depuis  le 6 mai 2012, ils sont déçus. Ils ne sont pas versatiles, ni  ralliés à l’UMP  qui  n’a rien d’autre à proposer que la dérégulation et

l’austérité

.

Il est impératif d’exprimer une vision claire  et offensive du futur de la France et de son rôle en Europe. Les Français ont le sentiment que la politique  qu’ils avaient choisie n’est pa

s assumée. Ils  nous l’ont dit  dans les urnes. Il faut maintenant passer des urnes aux choix et, pour nous, des mots aux actes. Les temps  qui viennent sont pour tous, et pour chacun d’entre nous,  une épreuve de vérité. »

 

Patrimoine : un président et 8 ministres socialistes millionnaires

Patrimoine : un président et 8 ministres socialistes millionnaires

 

Ces déclarations font apparaître huit ministres « millionnaires », parfois en ajoutant les avoirs de leur conjoint: Laurent Fabius, Michèle Delaunay, Jean-Marc Ayrault, Michel Sapin, Marisol Touraine, Victorin Lurel, Valérie Fourneyron et George Pau-Langevin.  Prévu à 17H00, c’est finalement une heure plus tard que les services de Matignon ont mis en ligne sur le site www.declarations-patrimoine.gouvernement.fr les 38 déclarations de patrimoine. Ces déclarations avaient été regroupées ces derniers jours et numérisées par le Service d’information du gouvernement (SIG).  La déclaration recense tous les biens mobiliers et immobiliers, les véhicules, comptes bancaires, emprunts, assurances-vie, ainsi que les oeuvres d’arts et les bijoux, même s’ils ne sont pas précisés en tant que tels. En revanche n’y figurent pas les déclarations de revenus.  Les ministres, pour certains à reculons, ont dû se plier à cette exigence de François Hollande et Jean-Marc Ayrault qui tentent d’éteindre l’incendie Cahuzac et de reprendre la main après une séquence désastreuse.  Le projet de loi, qui sera examiné le 24 avril en Conseil des ministres, devrait étendre cette obligation à l’ensemble des parlementaires, des membres des cabinets ministériels, présidents de collectivités territoriales et directeurs d’administration centrale.  Parmi les ministres, Laurent Fabius (Affaires étrangères) et Michèle Delaunay (Personnes âgées) ont déclaré les patrimoines les plus élevés. L’ex-Premier ministre déclare un peu plus de 6 millions d’euros de patrimoine, dont des biens immobiliers d’une valeur supérieure au total à 3 millions d’euros. Mme Delaunay avait quant à elle pris les devants en annonçant un patrimoine de 5,4 millions d’euros, à 80% des biens immobiliers.  Le Premier ministre possède deux maisons, une en Loire-Atlantique et une dans le Morbihan, ainsi qu’un garage à Nantes d’un coût de 20.000 euros. Propriétaire d’un combi Volkswagen acheté en 1988, évalué à 1.000 euros, le chef du gouvernement a aussi contracté plusieurs crédits à la consommation. Son patrimoine s’élève à 1,55 million d’euros.  Quant à Michel Sapin (Travail), il a déclaré plusieurs maisons et appartements à Paris, sur l’île d’Yeu ou encore à Argenton-sur-Creuse, son fief familial. Le total de son patrimoine s’élève à 2,15 millions.  La garde des Sceaux, Christiane Taubira, dispose de plusieurs biens immobiliers en Guyane et de trois vélos. Son collègue de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, a pour sa part deux maisons, ainsi qu’une moto BMW évaluée à 300 euros. Manuel Valls (Intérieur) ne dispose sur son compte courant à la BNP que de 108,71 euros.  Les ministres plus jeunes, comme Najat Vallaud-Belkacem (Droits des femmes), déclarent moins de biens. La porte-parole du gouvernement a ainsi un scooter Piaggio 50 cm3 et un contrat d’assurance-vie.  Contrairement à ses 38 ministres, François Hollande n’a pas eu à publier son patrimoine, celui-ci ayant déjà été déclaré il y a un an, à l’occasion de l’élection présidentielle.  Selon cette « déclaration de situation patrimoniale », publiée au Journal officiel du 11 mai 2012, le patrimoine du chef de l’Etat s’élève à 1,17 million d’euros, soit un montant inférieur au seuil de l’impôt sur la fortune, qui s’applique à partir de 1,3 million.

 




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