Archive pour le Tag 'socialiste'

Parti socialiste : que les gauchistes partent !

Parti socialiste : que les gauchistes partent !

Il est clair que le parti socialiste est toujours travaillé entre deux lignes historiquement opposées à savoir une ligne gauchiste et une ligne social-démocrate. En dépit de la déculottée de François Hamon lors des présidentielles (qui a réduit l’audience du parti socialiste à 6 %) l’organisation est encore traversée par ce clivage récurrent. Certains autour d’Emmanuel Maurel et de Marie-Noëlle Lienemann menacent même de créer leur propre formation qui pourrait s’allier à la France insoumise. Du coup, ceux qui restent majoritaires souhaitent résolument clarifier la ligne réformiste du parti en particulier vis-à-vis de l’Europe. Or sur ce point les gauchistes du parti socialiste rejoignent les critiques de Mélenchon vis-à-vis de l’Europe. Conclusion de Ségolène Neuville : «Qu’ils aillent au bout de leurs convictions et qu’ils s’en aillent!» Ancienne secrétaire d’État sous François Hollande, ex-députée des Pyrénées-Orientales, vice-présidente de son département et toujours membre du Bureau national du PS, sur son aile droite, Ségolène Neuville est plus que lassée par l’attitude de l’eurodéputé Emmanuel Maurel et de ceux, avec lui, qui hésitent à quitter le PS pour rejoindre Jean-Luc Mélenchon en vue des européennes. «Manifestement, ils ne se sentent pas bien dans le parti et ils ne sont pas capables de respecter le vote militant», confie-t-elle au Figaro, en référence à la remise en cause par l’aile gauche du travail et des choix posés par le premier secrétaire Olivier Faure, élu en avril dernier. «Si nous voulons exister, insiste Neuville, si nous voulons avoir une chance d’être entendus, nous devons vraiment clarifier la ligne de notre parti et présenter ce que nous portons pour l’Europe dans une opposition franche et très claire à Emmanuel Macron». Sur ce point-là, Pierre Moscovici est dans sa ligne de mire. Le commissaire européen socialiste doit indiquer début octobre s’il est disponible ou non pour guider la liste de son parti. «S’il est en opposition au gouvernement actuel, il faut qu’il le dise», précise l’ex-secrétaire d’État.

Le Foll candidat à la tête du Parti socialiste

Le Foll candidat à la tête du Parti socialiste

 

Cette fois, c’est un candidat très sérieux qui se présente à la tête du parti socialiste. Un candidat très sérieux un double titre. D’abord parce que c’est une des rares personnalités politiques socialistes qui n’a pas été entraînée dans le naufrage de François Hollande. Il bénéficie d’un certain crédit dans l’opinion notamment à gauche. Comme ministre il a plutôt bien assuré ses fonctions. Sur le fond maintenant ,c’est sans doute l’un des rares qui preuve tenter d’inscrire l’évolution du parti socialiste dans la modernité pour le sortir enfin d’un discours marxiste dans les congrès et d’une pratique réformiste au pouvoir. Si quelqu’un peut encore sauver ce qui reste, c’est sans doute ce candidat de poids. Après Luc Carvounas, Stéphane Le Foll déclare sa candidature au poste de premier secrétaire du Parti socialiste, mardi 9 janvier, dans un entretien au quotidien Le Maine Libre, journal de la Sarthe dont il est député. Montrera sans doute contestataire vis-à-vis de Macon mais il n’enfermera pas le parti dans une impasse d’opposition systématique. A 57 ans, il a « décidé de relever le défi, ou plutôt les défis qui sont face à nous, en présentant un projet devant les militants », lors du prochain congrès du PS en avril. Dans le journal, Stéphane Le Foll n’est pas tendre avec le parti dont il brigue la tête, qu’il juge « exsangue, inaudible aux oreilles des Français » après sa « double défaite, présidentielle et législatives ». Parfois présenté comme compatible avec La République en marche, le député de la Sarthe se revendique « dans l’opposition » dans Le Maine Libre« J’ai voté contre le budget qui est favorable aux plus riches et injuste pour les classes moyennes et populaires », explique-t-il. « Je considère par exemple que les choix fiscaux décidés par Emmanuel Macron sur l’ISF et sur la fiscalité du capital vont continuer à creuser des inégalités patrimoniales ». Néanmoins, il juge que les « partis dits ‘traditionnels’«  sont mis à mal par Emmanuel Macron et qu’il « faut donc être capable de faire évoluer le Parti socialiste et de l’adapter à ce nouveau contexte ».

 

 

Jean-Yves Le Drian, nouvelle prise socialiste par Macron

Jean-Yves Le Drian, nouvelle prise socialiste par Macron

 

Macron continue de faire son marché un jour, un jour au centre, un jour à gauche. Cette fois ce pourrait être un gros transfert puisqu’il s’agit de Jean-Yves le Drian, l’actuel ministre des affaires étrangères, membre du Parti socialiste depuis 43 ans. L’objectif de Macron est clair : dépouiller le plus possible les forces d’opposition républicaines qu’elles se situent  à gauche comme au parti socialiste ou à droite chez les républicains. À droite, d’ailleurs le marché est loin d’être fini car la nomination de Wauquiez devrait entraîner une succession de démissions chez de nombreux responsables dont certains rejoindront Macron  en tout cas appuieront sa politique. Macron ne souhaite comme opposition que le Front National et Mélenchon. Des formes d’opposition qui le servent  tellement elles sont ridicules, démesurées et caricaturales. Il est clair que Mélenchon et le front national sont utiles à Macron comme élément de comparaison en matière de pertinence et de cohérence. L’opposition de parti républicain et  le parti socialiste présente un autre danger car ce sont partis de gouvernement autrement plus crédible même si actuellement ils sont particulièrement déstabilisés par Macron. La grande faiblesse de ses deux grands partis ces le manques de leaders charismatiques et compétents. Du coup Macron s’évertue à piller le réservoir de responsables crédibles de ces organisations. Ce que souhaite Macron s’est tuer définitivement les socialistes et les républicains en tout cas les réduire à des micros partis pour n’avoir en face de lui que des caricatures comme Mélenchon et Marine Le Pen

 

Le projet Macron n’est pas socialiste »(Jean-Pisani Ferry)

Le projet Macron n’est pas socialiste »(Jean-Pisani Ferry)

 

L’ancien patron de France stratégie expert en prospective reconnaît que le projet Macron n’est pas socialiste mais progressiste. On entend d’ici les cris de frais des gardiens du temple de gauche ;  on pourrait objecter que la même question pouvait se poser vis-à-vis de la gestion de Mitterrand et de François Hollande. Avec une différence de taille : le projet des ces deux  présidents de la république était bien socialiste mais pour l’essentiel leur politique était très libérale. Un libéralisme par ailleurs contradictoire et mal assumé qui les a conduits rapidement à faire l’inverse de ce qu’ils avaient annoncé.

 

 Extrait de l’interview de Jean-Pisani Ferry  dans le JDD

A deux mois du premier tour, le candidat Macron a-t-il un programme?
Il a commencé à décliner une série de propositions thématiques dans de nombreux secteurs. Il va continuer, notamment la semaine prochaine, sur la sécurité. Début mars, il récapitulera ses propositions et les grands engagements sur lesquels il investira le capital politique conféré par l’élection et demandera à être jugé au terme du quinquennat. On attend d’un candidat à la présidentielle qu’il donne son avis sur tous les sujets. Y compris sur les poules en batterie, et d’ailleurs il l’a donné. Mais c’est autour de quelques grands engagements qu’un candidat noue un contrat de transformation avec la nation […]

Quelle différence entre ce projet et la politique économique de Hollande, à laquelle Macron a longtemps participé?
Macron n’est pas lesté des tabous de la gauche, ni de ceux de la droite. Il met sur la table des propositions tranchantes […]

Comment expliquez-vous que ses adversaires pilonnent Macron sur son absence de programme?
Ce programme part de loin. Il a été construit à partir d’une méthode originale de consultation des Français et de débat à la base au sein du mouvement En Marche! Par ailleurs, les candidats du PS et de LR ont été désignés par des primaires et ont été amenés à faire, tôt, une offre qui se voulait complète – même si beaucoup ont bougé depuis. Mais rappelez-vous, Jospin n’avait présenté son programme qu’à la mi-mars.

Jospin, dont le projet n’était pas socialiste…
Concernant Macron, je vous le confirme : son projet n’est pas socialiste! Il est progressiste.

Cahuzac, chantre socialiste de la lutte contre la fraude fiscale : 3 ans de prison ferme

Cahuzac, chantre socialiste de la lutte contre la fraude  fiscale : 3 ans de prison ferme

Réquisitoire et condamnation sans concession du chantre socialiste de la lutte de la fraude fiscale qui a dissimulé ses comptes à l’étranger. Une condamnation à notamment à 3  ans de prison ferme.  L’ex-ministre du Budget Jérôme Cahuzac a été condamné jeudi à une peine de trois ans de prison ferme non aménageable pour son compte caché à l’étranger, scandale le plus retentissant du quinquennat de François Hollande. Le président de la 32e chambre du tribunal correctionnel de Paris, Peimane Ghaleh-Marzban, a estimé que seule une peine qui garantisse son incarcération pouvait sanctionner cette « faute pénale d’une exceptionnelle gravité, destructrice du lien social et de la confiance des citoyens dans les institutions de l’Etat. »Cette condamnation est conforme aux réquisitions du Parquet national financier (PNF), qui avait demandé une peine « sévère » envers un homme qui a « flétri l’honneur » de la France. Jérôme Cahuzac a fait preuve d’une « volonté constante, réitérée et renforcée » dans le temps d’assurer la dissimulation de ses avoirs, allant croissant avec l’augmentation de ses responsabilités politiques, a expliqué Peimane Ghaleh-Marzban à l’audience, rappelant la « place stratégique » qu’il occupait dans le gouvernement de François Hollande. Présent lors de la lecture du délibéré, Jérôme Cahuzac, qui a également été condamné à cinq ans d’inéligibilité pour fraude fiscale, blanchiment et fausse déclaration de patrimoine, s’est refusé à tout commentaire en sortant du tribunal. Le tribunal a balayé jeudi l’explication politique de l’origine des fonds, soulignant que cette affirmation n’était étayée par aucune preuve, estimant par ailleurs qu’elle était « indifférente à l’appréciation des faits », puisqu’il « s’est ultérieurement approprié les sommes en les transférant sur un compte ouvert à son nom ». Son ex-femme Patricia, qui a dissimulé une partie de ses revenus sur des comptes en Angleterre, sur l’Ile de Man et en Suisse, et participé, avec son mari, au dépôt de chèques non déclarés sur le compte de sa belle-mère, a été condamnée à deux ans de prison ferme, conformément aux réquisitions du PNF. En 20 ans, le couple a dissimulé un patrimoine supérieur à 3,5 millions d’euros, ce qui constituait le solde, en 2013, de leurs comptes respectifs. Quant à la banque suisse Reyl & Cie, accusée d’avoir « organisé » le transfert vers Singapour du compte suisse de Jérôme Cahuzac, via des sociétés offshore au Panama et aux Seychelles, elle a été condamnée à 1,875 million d’euros d’amende. « Sa volonté de dissimulation était visible, et ne pouvait être analysée que comme telle par Reyl », a estimé le président de la 32e chambre. Son directeur général, François Reyl, qualifié de « metteur en scène » de la dissimulation, dont il avait la « pleine conscience assumée et complaisante », et un ancien avocat ayant participé au montage, ont quant à eux été condamnés à un an de prison avec sursis et 375.000 euros d’amende.

Montebourg : socialiste, gaulliste, écolo et…. démago

Montebourg : socialiste, gaulliste, écolo et…. démago

Un programme en forme d’auberge espagnole pour Montebourg (Comme à la samaritaine on y trouve tout). Une sorte de programme de bistrot avec des propositions intéressantes comme le retour du service militaire ou la réduction du nombre de parlementaire mais aussi nombre de mesures démagogiques comme l’annulation des augmentations d’ impôts de ces dernières années, le creusement du déficit ou la nationalisation d’une banque. L’ancien ministre Arnaud Montebourg s’est en effet lancé dimanche dans la course à l’élection présidentielle de 2017, esquissant un »projet France». On se serait douté que ce projet était destiné à la France !  « Je suis candidat à la présidence de la République », a-déclaré Montebourg dimanche.  « Je suis bien conscient des difficultés de la tâche à accomplir (mais) je suis convaincu que nous pouvons, cette fois, l’emporter », a ajouté l’ex-député, sans jamais évoquer la primaire que le Parti socialiste veut organiser en janvier. Son « projet alternatif » pour la France est « un projet socialiste : oui, pour une grande part (…) mais pas seulement », a dit celui qui avait recueilli 17% des voix à la primaire PS de 2011, affirmant s’être aussi inspiré des idées écologistes et du « gaullisme social ». L’ancien allié de François Hollande devenu son détracteur a eu des mots sévères pour le chef de l’Etat. « Il m’est impossible, comme à des millions de Français, de soutenir l’actuel président de la République », a-t-il dit. Celui qui fut son ministre du Redressement productif de 2012 à 2014 s’est adressé directement au locataire de l’Elysée, qui dira en décembre s’il brigue ou non un second mandat. « Je lui demande de bien réfléchir à sa décision, de bien considérer les faits, de prendre en compte l’intérêt supérieur du pays, de mesurer la faiblesse inédite et historique qui est la sienne au regard des Français, d’affronter sa conscience, sa responsabilité, et s’il le faut, de lutter contre lui-même ». Arnaud Montebourg a présenté un programme prévoyant une relance économique via une annulation des hausses d’impôts de ces cinq dernières années et la mobilisation de l’assurance-vie pour aider les petites et moyennes entreprises. Entre 10% et 20% de l’épargne nationale y serait consacré. Il n’a par ailleurs pas exclu de « nationaliser temporairement ou partiellement une des cinq grandes banques françaises » pour financer la « reconstruction » du secteur industriel. Le chantre du « made in France » veut aussi réserver 80% des marchés publics de l’Etat, des collectivités locales et des hôpitaux aux PME de France, une mesure protectionniste contraire aux règles européennes. « Je préfère payer les amendes plutôt que laisser mourir l’économie française », s’est-il justifié. Comparant l’Union européenne à « une entreprise en faillite qu’il faudrait restructurer pour la sauver », il invite à « bâtir un nouveau projet qui devra déboucher sur un nouveau traité de Rome ». Il prône entre autres l’abandon du plafond de 3% du déficit public autorisé au sein de l’UE, qu’il juge responsable de l’austérité. Face à l’insécurité et au terrorisme, le candidat Montebourg propose le rétablissement du service national obligatoire, civil ou militaire, pour une durée de six mois, à destination des jeunes hommes et femmes. Vingt ans après la suppression du service militaire par Jacques Chirac, l’ex-ministre y voit une façon de soutenir les forces de l’ordre et une illustration du « beau mot de fraternité » pour des jeunes d’origines diverses « tous d’abord Français, et passionnément au service de la France. » Au chapitre institutionnel, Arnaud Montebourg propose de profondes réformes : retour au septennat, qui serait non renouvelable, réduction à 350 du nombre de députés (au lieu de 577), à 200 du nombre de sénateurs (au lieu de 348), fin du recours à l’article 49.3 permettant l’adoption d’une loi sans vote, sauf pour les textes budgétaires. Il veut aussi réserver l’Ecole nationale d’administration (Ena), qui forme l’élite de l’administration, à des candidats ayant une expérience professionnelle.

(Avec Reuters)

Parti socialiste : transfert de l’université d’été à Nantes…… ou à Lourdes !

Parti socialiste : transfert de l’université d’été à Nantes…… ou à Lourdes !

 

Un événement majeur, le parti socialiste va transférer son université d’été à Nantes. Une université d’été installé depuis longtemps à la Rochelle et dont le transfert est justifié  de manière un peu surréaliste par le premier secrétaire du PS « (L’) université d’été ne se tiendra pas (…) à La Rochelle, mais à Nantes parce que nous estimons que nous ne pouvons pas dire ‘dépassement du Parti socialiste’ et garder la Rochelle comme université d’été », a dit Jean-Christophe Cambadélis à l’issue d’un Conseil national du PS. ». Un transfert pourtant pas forcément heureux pour rechercher l’alliance avec les écologistes quand on connaît le différend qui concerne la construction très controversée du futur aéroport de Notre-Dame des Landes. Jean-Christophe Cambadélis ajoute par ailleurs que ce transfert s’inscrit dans la stratégie de préparation de 2017. Sans doute aurait-il été plus opportun de choisir une autre localité par exemple à Lourdes pour y déposer un cierge susceptible d’entretenir l’espoir que le candidat du parti socialiste sera présent au second tour de l’élection présidentielle. Au vu des sondages très défavorables qui n’accordent que de l’ordre de 20 % à Hollande seule une prière peut peut-être encore changer le destin.

Affaire Cahuzac : l’épine de la rose socialiste

Affaire Cahuzac : l’épine de la rose socialiste

L’affaire Cahuzac  que qui va enfin être jugée trois ans après la révélation des faits est d’une certaine manière révélatrice de la dérive de la sociologie du parti socialiste. Avant la découverte de l’affaire Jérôme Cahuzac était  considéré comme l’une des étoiles montantes du parti. Il était jugé  comme très compétent, très brillant et très rigoureux à tel point qu’il avait même pris la tête de la lutte anti corruption proposant même des mesures au conseil des ministres en novembre 2012, soit un mois avant la découverte des comptes dissimulés à l’étranger. Jérôme Cahuzac  illustre bien le parcours de certains des oligarques. Médecin, il est devenu conseiller technique au ministère de la santé où il a noué de nombreux rapports avec les lobbys pharmaceutiques. Ce qui lui a permis ensuite de développer des les activités commerciales lucratives qui ont alimenté les comptes secrets à l’étranger. En outre comme beaucoup d’autres, Jérôme Cahuzac est  passé du statut de technocrate à celui d’élu jusqu’à devenir un des principaux responsables du parti socialiste. Certes tous les responsables socialistes nationaux n’entretiennent pas des liens troubles avec l’argent même s’il faut noter que beaucoup ont manifesté des réticences pour déclarer leur patrimoine’ (le président de l’Assemblée nationale en tête). Pour autant, la catégorie sociologique à laquelle ils appartiennent inévitablement les pousse  à entretenir des relations sulfureuses  avec les couches aisées de la population, voire  avec cette finance qui avait pourtant dénoncée François Hollande. Encore une fois il n’est pas question de procéder à un amalgame st de considérer que les responsables socialistes sont malhonnêtes. Pour autant, le mode de reproduction des élites socialistes est  lui-même porteur de grands risques de conflits d’intérêts. La typologie des responsables socialistes ne manque pas d’interroger. Dernier exemple en date la nomination de Macron, énarque et ancien banquier ;  Sans doute talentueux mais si peu socialiste (il n’a même pas sa carte au PS !) Cahuzac est donc  jugé pour fraude fiscale, blanchiment, et pour avoir omis de déclarer ses avoirs à l’étranger dans sa déclaration de patrimoine lors de son entrée au gouvernement en mai 2012. Celui qui s’était fait le héraut de la lutte contre l’évasion fiscale encourt jusqu’à sept ans de prison et 1 million d’euros d’amende, ainsi que la privation de ses droits civiques, civils et de famille. L’ancien le ministre du Budget a menti avec constance devant la presse, les parlementaires, ses collègues au gouvernement et, dit-il, François Hollande. « Je n’ai pas (…), je n’ai jamais eu de compte à l’étranger, ni maintenant, ni avant. Je démens donc ces accusations », répond-il à l’Assemblée nationale, le 5 décembre, les deux mains agrippées au micro devant lui. Il réclame alors à ses accusateurs des « éléments probants ». Le jour même, Mediapart publie l’extrait d’un enregistrement sonore dans lequel on peut entendre la voix d’un homme, présenté comme Jérôme Cahuzac, faisant part de son embarras au sujet d’un compte détenu à l’UBS. Semaine après semaine, les soupçons se précisent mais sa version ne varie pas, quasiment au mot près, et il répète chaque fois qu’on lui pose la question qu’il n’a pas et n’a jamais eu de compte dissimulé, ni à l’UBS, ni ailleurs. il finit par lâcher prise au printemps, cerné par les procédures: fin mars, il démissionne puis écrit aux juges pour leur expliquer qu’il a menti, avant de rendre ses aveux publics le 2 avril. Dans un message de contrition publié sur son blog personnel, il se présente comme un homme « dévasté par le remords » et aussitôt la classe politique, en particulier à gauche où on l’a longtemps soutenu, témoigne de sa sidération. Sur son site, il explique avoir détenu à l’étranger un compte affichant un solde d’environ 600.000 euros. Aux enquêteurs qui l’entendent le même jour, il dit avoir approvisionné ce compte, transféré à Singapour en 2009, avec des revenus tirés de ses activités de chirurgien, mais également avec une rémunération versée au titre de son rôle de conseil en entreprises auprès d’un laboratoire pharmaceutique.

Jean-Pierre Masseret ex PS Grand Est : socialiste, fonctionnaire, oligarque, cumulard, franc maçon et gauchisant

Jean-Pierre Masseret  ex PS Grand Est : socialiste, fonctionnaire, oligarque, cumulard, franc maçon et gauchisant

 

Jean Pierre Masseret c’est l’archétype du responsable PS « ferme » sur les valeurs de gauche mais dont le comportement est celui d’un oligarque cumulard. Première observation,  pourquoi le PS a-t-il choisi comme tête de liste un oligarque de plus de 70 ans déjà sénateur ? On comprend que l’intéressé trouve son compte mais certainement pas la démocratie. Jean-Pierre Masseret comme nombre de responsables du PS est un fonctionnaire qui forcément n’a qu’une connaissance approximative des réalités économiques et sociales (ancien inspecteur des impôts !), Bref un vrai « socialiste ». En plus gauchisant puisqu’il a voté contre le traité constitutionnel de 2005, comme le FN d’ailleurs ou l’extrême gauche (deux extrêmes qui se rejoignent souvent, témoin le siphonage des voies de Mélenchon par le FN lors des régionales). Franc-maçon en plus, Jean-Pierre Masseret n’a pas honte de contribuer à faire élire le Front national. En dépit de toutes les pressions le « puriste » Masseret a  donc refusé d’obéir aux consignes nationales de retrait, malgré sa troisième place au premier tour, et décidé de maintenir sa liste, qu’il a déposée dès lundi. Cela alors qu’une majorité de colistiers s’est prononcée pour le retrait. Il est possible que la région du Grand Est soit la seule région gagnée par le FN car pour l’instant les sondages montrent que la droite pourrait devancer le Front National aussi bien dans le Nord  qu’en PACA. La porte-parole du PS, Corinne Narassiguin, avait pourtant  déclaré : « Une claire majorité absolue des colistiers socialistes sont candidats contre leur gré, ils refusent de participer de quelque manière que ce soit à une victoire du FN dans leur région. Il revient maintenant à Jean-Pierre Masseret de retrouver son sens des responsabilités dans la défense des valeurs de la République, en se retirant de la campagne du deuxième tour ».  Mais Jean-Pierre Masseret n’a pas tenu compte de cet appel. Il préfère échanger l’enjeu national contre quelques strapontins avec les indemnités financières qui l’accompagnent (autour de 2500 € par mois) qui viendront s’ajouter à la confortable rémunération du Sénat (autour de 10 000 euros par mois).C’  Est quand même mieux que le salaire d’un inspecteur des impôts qui tourne autour de 2500 euros ! (ou que le montant de la retraite) !  

« Le parti socialiste va à la catastrophe » ( Rocard)

« Le parti socialiste va à la catastrophe » ( Rocard)

 

 

«  On ne réfléchit plus au PS qui risque de n’être pas au seconde tour de 2017, tel est le diagnostic de Rocard interviewé sur RTL  . Critique sur l’état du Parti socialiste, Michel Rocard craint que la majorité n’accède pas au second tour de la prochaine présidentielle. « Je suis inquiet, avoue-t-il. Mais c’est la raison pour laquelle je mets tant d’énergie à supplier qu’on se remette à penser. Je ne sais pas si l’échec est assuré mais il est probable. Menaçant, en tout cas ». on ne réfléchit plus« , déplore-t-il. « Voilà une crise de la pensée, les socialistes ne savent plus très bien ce qu’ils veulent parce qu’ils sont éberlués, ils ne savent plus par quel bout prendre l’économie et ils n’ont plus d’accord entre eux sur comment la traiter, alors naturellement on se dispute…. Je pense que nous allons à la catastrophe pour le moment. On ne retrouvera pas les socialistes tous comme un seul homme, c’est clair que la moitié des gens ont envie d’en découdre, ça se voit… Et à propos des fondeurs «  »Ecoutez les gars, bravo pour la fronde, gardez votre enthousiasme et gardez votre énergie, gardez votre sens critique, mais attention vous êtes tous pressés, vous voulez tous des résultats à court terme. Or, ce n’est pas comme ça que ça se passe… »   L’ancien premier ministre, qui considère que le Parti socialiste va pour l’instant « à la catastrophe », soutient toutefois Emmanuel Macron dans son action. « Il a raison et Manuel Valls a raison de le soutenir dans l’idée qu’il n’y a pas de solution globale, d’opération miracle. Le déblocage, particulièrement en France, consiste à débloquer une quantité de petites choses qui font de la difficulté et que ces déblocages, on les fasse un par un dans la sérénité si possible. C’est la bonne voie de sortie », estime-t-il.

Une année sabbatique pour sauver l’emploi (mouvement jeune socialiste)

Une année sabbatique pour sauver l’emploi (mouvement jeune socialiste)

Bah oui mais c’est bien sûr, il fallait y penser avant. Pour sortir du chômage ceux qui y sont il faut y mettre pendant un temps ceux qui ont un boulot. C’est la proposition des jeunes socialistes  qui  estiment  que l’on travaille trop en France et en Europe. « La seule mesure qui a créé de l’emploi en France ces dix dernières années sont les 35 heures de Martine Aubry. Je suis de ceux qui pensent qu’il faut réduire le temps de travail », précise-t-elle. Pour réformer cela, Laura Slimani a lancé des propositions assez spéciales. « Il y a plein de manières de le faire. On peut le faire dans la semaine, mais on peut aussi le faire dans l’année. Par exemple, en proposant une année sabbatique à chaque salarié. » On penser avoir touché le fonds avec les éléphants du PS en matière économique mais les éléphanteaux (socialistes aujourd’hui, demain sociaux démocrates et libéraux quand ils sont au pouvoir) osent l’insondable. En fait ils sosnt bien dans la lignée historique de leurs ainés passés presque tous par l’ extrême gauche avant de s’assagir et de finir ministres, sénateurs ou s président de conseil général PS tendance  centre droit. Larra Hamani, pur produit d’un institut politique, ancienne attachée parlementaire suit le cursus de l’oligarchie PS  qui la mènera le moment venu à l’assemblée et dans un gouvernement. Pour l’instant elle fait ses gammes en racontant n’importe quoi avant de formaliser ses incohérence dans un discours politiques plus officiel  (type «  l’ennemi c’est la finance »)  puis de se convertir au réalisme (type «  j’aime les entreprises »).

Macron : un ministre vraiment socialiste à plus d’un million par an

Macron : un ministre vraiment socialiste à plus d’un million par an

On ne peut sans doute pas reprocher à Macron, ancien banquier d’avoir gagné plus d’un million par an mais on peut s’étonner qu’il ait été choisi comme ministre d’un gouvernement socialiste. Un choix qui en dit long sur la sociologie des dirigeants du PS. A cet égard le rapport entre le PS et l’argent a toujours été ambigu. Officiellement le PS n’aime pas les riches (Hollande  » l’ennemi c’est la finances »!) d’où la fameuse et  fumeuse taxe de 75% (mais détournée de son objet puisque payée par les entreprises et non par le contribuable concerné°). Pour d’ailleurs pourquoi se priver puisque Hollande lui-même qui n’a pratiquement jamais mis les pieds à la Cour des comptes touchera quand sa retraite de haut fonctionnaire. Il n’y a pas de petits profits ! C’est toute le drame de ce parti censé représenter les couches populaire et qui ne compte dans les rangs de ses dirigeants que des bourgeois et-ou-ou  des apparatchiks professionnels de la politique. D’après , la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (Hatvp) a ainsi publié ses déclarations de patrimoine et d’intérêts.  A seulement 37 ans, Emmanuel Macron apparaît comme l’un des ministres les plus fortunés du gouvernement. En 2011, il a ainsi déclaré 403.600 euros correspondant à son salaire chez Rothschild, mais aussi 706.300 euros issus de « bénéfices industriels et commerciaux » et 291.300 euros provenant de « parts de dividendes dans les sociétés du groupe Rothschild ». Au total, sa rémunération a donc atteint 1,4 million d’euros pour cette seule année.  Au cours des 5 mois suivants, le ministre a touché près d’un million d’euros pour ses activités au sein de l’établissement bancaire, qu’il a quitté en mai pour rejoindre l’Elysée. Nommé secrétaire général adjoint, il y a gagné 100.811 euros, ce qui porte sa rémunération totale à 1,09 million d’euros en 2012.  Côté patrimoine, Emmanuel Macron déclare un appartement de 83 m² dans le 15e arrondissement de Paris, acheté 820.000 euros et dont la valeur est maintenant estimée à 935.000 euros.  Possédant une voiture de marque allemande achetée 40.000 euros en 2005, il fait également état d’un patrimoine financier d’environ 1,2 million d’euros, si l’on additionne ses différents placements, comptes bancaires, etc.  Une situation confortable qui suscite déjà certaines interrogations, puisque L’Express avait révélé en septembre dernier que le patron de Bercy n’était pas assujetti à l’impôt sur la fortune (ISF). Or, Emmanuel Macron a déclaré 2,5 millions d’euros au total sur les années 2011 et 2012. Une situation qui est excusable Macron n’est même pas au PS !

Parti socialiste : 500.000 pour quoi faire ?

Parti socialiste : 500.000 pour quoi faire ?

 

 

Cambadélis vise 500 000 adhérents en 2017, il peut toujours rêver. Mais la question est pour quoi faire ? à 100 000 adhérents ou 500 000 adhérents la direction du  PS demeurera un club d’élus et de futurs candidats. Pas un parti qui réfléchit, propose. Certes les militants discutent échangent mais dans le vide ; le PS autoriser la thérapie de groupe que constitue le débat démocratique mais n’en tient jamais compte quand il est au pouvoir. Un seul exemple la libéralisation des autocars : quand cela a été discuté ? Jamais ! Pire il met des technocrates pas même adhérents au PS dans les postes de décisions.  Les structures de réflexion ne servent strictement à rein au PS. Cela a commencé avec Mitterrand qui a vite enterré le rapport Chevènement pour sortir ses 100 propositions, jusqu’à Hollande qui a défini lui-même ses engagement  en inventant par exemple la veille sa taxe à 75% sur les salaires de 1 million. Le Conseil national, composé de quelques 300 cadres du PS, un rapport sur la réorganisation et la modernisation du PS rédigé par le député et secrétaire national du parti Christophe Borgel. Cambadélis s’est félicité, à l’issue, du nombre de participants à ce conseil: «80% des membres, ce qui est assez rare». Une façon de souligner la volonté commune de dynamiser un parti pourtant très divisé sur ses options politiques alors que se profile le prochain congrès, à Poitiers, en juin prochain. Le député de Paris a lancé un défi à son parti: obtenir 500.000 adhérents en 2017. Ils seraient aujourd’hui «80.000» à jour de cotisation. «En juin, a-t-il parié, nous ne serons pas loin des 150.000!» Cambadélis souhaite «une baisse du prix de l’adhésion pour qu’il n’y ait pas d’obstacle dans un moment économique difficile».   «Vouloir 500.000 adhérents, c’est un objectif louable», a commenté de son côté l’eurodéputé Emmanuel Maurel, un des principaux animateurs de la gauche du PS. «Mais on ne va pas y arriver avec le seul développement par le PS des échanges internet avec les fédérations ou les sections…» La question essentielle, pour lui, est celle des choix gouvernementaux. «Fait-on les bons pour attirer les militants? Je ne crois pas. L’enjeu, c’est de montrer que lorsque les socialistes sont au pouvoir, ils sont capables de transformer durablement la société, ce qui n’est pas le cas me semble-t-il». La nécessité est toujours aussi urgente pour lui de «réorienter la politique gouvernementale».  Cette question d’une éventuelle réorientation de la politique de l’exécutif pour les deux ans à venir sera au cœur du prochain congrès.

 

Après le scandale Thévenoud, un énarque pour le remplacer, socialiste bien sûr !

Après le scandale Thévenoud, un énarque pour le remplacer, socialiste bien sûr !

Encore un vrai socialiste, représentatif de la sociologie du PS, le nouveau ministre Mathias Fekl a fait Sciences-Po et l’ENA. Soit un énarque de plus au gouvernement, il y en avait déjà 13 sur 18. Bref les copains de Hollande et les copains des copains. Tous des gens qui comme Hollande aiment les pauvres évidemment. En fait plutôt des personnages qui font carrière, c’est le cas du nouveau ministre 36 ans qui a surtout fréquenté les cabinets ministériels avant d’être élu.  Il est donc nommé au commerce extérieur, au fait il y connait quoi au commerce extérieur? Rien sans doute ou autant que Hollande sur les réalités économiques et sociales. Fekl a été magistrat administratif pendant 5 ans.  Élu en 2012 à l’Assemblée nationale, Matthias Fekl est sorti de l’ombre il y a un an avec l’affaire Cahuzac, l’ex-ministre du Budget étant à l’époque lui-même élu du Lot-et-Garonne. Le premier secrétaire fédéral (depuis novembre 2012) avait dû gérer localement sa succession compliquée. Ce pur produit des grandes écoles françaises (Normale sup, Sciences Po et ENA), qui a exercé comme magistrat administratif entre 2005 et 2010, maîtrise les rouages politiques : il a été entre 2010 et 2011 directeurs de cabinet de Jean-Pierre Bel, alors président du groupe PS au Sénat, puis son conseiller à la présidence de la Haute assemblée jusqu’en 2012. Membre du Parti socialiste depuis 2001, Matthias Fekl a aussi soigné son ancrage local : un temps maître de conférences à Sciences Po Bordeaux, il s’est implanté sur une terre proche, devenant adjoint au maire de Marmande de 2008 à 2012. Il est resté conseiller régional d’Aquitaine. Au Parti socialiste, il est secrétaire national aux institutions, à la réforme et à la modernisation de l’État. Membre de la commission des Lois à l’Assemblée nationale, il est spécialiste des sujets d’immigration. Il a ainsi été l’auteur en mai 2013 d’un rapport remis à Jean-Marc Ayrault, qui préconisait notamment de généraliser les titres de séjour de quatre ans pour faciliter la vie des étrangers et désengorger les préfectures. Son engagement dans le think tank « A gauche en Europe » à partir de 2003 l’avait rapproché de Dominique Strauss-Kahn et Pierre Moscovici. Avec Olivier Ferrand et sa fondation Terra Nova, il avançait dès 2008 l’idée de primaires socialistes. Initialement pro-DSK, il avait choisi de soutenir François Hollande dans sa candidature à la primaire. Matthias Fekl avait accompagné le Président lors de sa visite d’État aux États-Unis en février dernier.

 

Parti socialiste « touché mais pas encore coulé » (Cambadélis)

Parti socialiste « touché mais pas encore coulé  (Cambadélis)

 

Il a raison Cambadélis le patron du PS (imposé par Hollande, non élu, un détail évidemment) :  le PS est touché pas (encore NDLR) coulé. Pourtant l’échéance est proche avec des européennes qui vont plus que confirmer la débâcle des municipales. D’après Cambadélis le PS a perdu son attractivité politique. Pas étonnant il n’est composé que d’oligarques, d’ Enarques et de fonctionnaires ( ou presque) ;  ce parti n’a d’ailleurs jamais été socialiste mais une sorte de club d’élus et de candidats à l’élection absolument non représentatif de la population et encore moins des couches populaires qu’il est censé représenter. Pas un ouvrier, pas un employé du privé, pas un artisan par un  agriculteur, dans les sphères dirigeants, au parlement ou au gouvernement ; uniquement des carriéristes complètement incompétents en économie alors que c’est l’enjeu central.  Le Parti socialiste est « touché mais pas coulé », a assuré  son nouveau Premier secrétaire Jean-Christophe Cambadélis dans une interview publiée dimanche dans le Parisien/Aujourd’hui en France.  Lui même un ancien gauchiste convertie à au  libéralisme comme d’autres qui n’ont pour colonne vertébrale que la volonté d’accéder au pouvoir et de s’y maintenir et cela depuis Mitterrand. « Le PS doit se bouger, c’est une nécessité. Nous avons été sévèrement et tragiquement battus aux municipales. Les fondations sont touchées. Je dis: touché mais pas coulé ! », s’exclame M. Cambadélis. « Le PS reste une grande force avec près de 300.000 adhérents. Mais il est vrai qu’au fil du temps ce parti a perdu ses réflexes, ses règles, sa colonne vertébrale, voire son attractivité politique. L’individualisme et le narcissisme y font aussi des dégâts. Le PS est une grande formation politique mais anémiée », estime-t-il.  Sur la base de ce diagnostic, le nouveau Premier secrétaire entend dynamiser sa formation politique. « Dès la semaine prochaine nous lancerons une mission, sorte d’audit sur l’état de notre parti », explique-t-il. « Elle aura pour but de mesurer l’impact de la défaite département par département. Pendant 15 jours, les 30 secrétaires nationaux iront dans les territoires réunir les militants pour engager le dialogue. Je compte faire le tour de l’ensemble des fédérations. Je ne veux laisser personne au bord du chemin. »  M. Cambadélis demande au passage aux socialistes « de faire un effort, le jargon technocratique, ça suffit. »  Il prône une « solidarité exigeante » vis-à-vis du gouvernement. Quant au Premier ministre Manuel Valls, « en tant que Premier secrétaire, je revendique le droit de lui dire +vous avez tort+. Et vice versa. Je souhaite pouvoir avoir des entretiens réguliers avec lui. Et rencontrer le Président de la République quand il le veut », ajoute-t-il.  Interrogé sur la capacité du PS à faire plus que les 16,4% de 2009 aux élections européennes de mai, M. Cambadélis répond: « Bien sûr. Le PS peut même terminer en tête. Rien n’est désespéré. Si on veut que ça change en Europe, le président de la Commission, dirigée par des conservateurs, doit changer. »

 

La Suisse bloque les 10 millions d’un ministre socialiste grec

La Suisse bloque les 10 millions d’un ministre socialiste grec

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Les procureurs suisses ont gelé 10 millions de francs suisses d’avoirs (8 millions d’euros) liés à l’ancien ministre grec de la Défense Akis Tsohatzopoulos, condamné pour corruption, et enquêtent pour déterminer si des intermédiaires établis en Suisse l’ont aidé à blanchir de l’argent. Dans son rapport annuel, publié vendredi, le ministère public de la Confédération note que « l’arrestation en Grèce d’un ancien ministre de la Défense, membre dirigeant d’un parti politique, et de son cousin a incité plusieurs banques à réexaminer certaines relations d’affaires ». Une enquête est en cours afin « d’établir si la participation au blanchiment d’argent de personnes agissant en Suisse peut être prouvée, et si, en ce qui concerne les banques, la responsabilité de l’entreprise est engagée ». « Cette situation présente un risque considérable pour la réputation non seulement des banques impliquées, mais de la Suisse elle-même », poursuit le MPC. Akis Tsohatzopoulos est devenu en Grèce l’incarnation de la corruption et des dérives de la classe politique. Il a été condamné début mars par la justice grecque à huit ans de prison pour corruption et fraude fiscale. Les juges ont sanctionné son incapacité à expliquer son train de vie fastueux. Naguère cadre influent du Parti socialiste (Pasok), Akis Tsohatzopoulos, qui a mis fin à sa carrière politique en 2009, nie toute malversation et envisage de faire appel. Une autre procédure en cours porte sur son acquisition d’une villa luxueuse d’Athènes, qui aurait été financée par le blanchiment d’argent via des centres financiers offshore.




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