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SNCM : redressement judicaire ou disparition ?

SNCM : redressement judicaire ou disparition ?

 

La crise persiste à la SNCM où les syndicats jouent à l’apprenti sorcier. Une compagnie qui ne peut continuer dans les conditions actuelles et qui doit choisir entre le redressement judicaire qui permettrait de repartir sur des bases financières plus saine ou tout simplement disparaître. Une troisième solution batarde consisterait à adopter un statuquo qui condamnerait rapidement une société malade depuis des années de sa gestion approximative. Partenaires sociaux, représentants de l’Etat et actionnaires de la SNCM se sont donc quitté, mardi 28 octobre, sur un nouveau constat d’échec : l’actionnaire majoritaire Transdev et le gouvernement prônant un redressement judiciaire de la compagnie maritime que refusent les syndicats. Au terme d’une réunion censée être la dernière du processus de médiation engagé après 17 jours de grève cet été, ils sont justes convenus de se retrouver le 18 novembre pour permettre de « clarifier les positions des actionnaires et de l’Etat » selon le président du directoire de la Société nationale Corse Méditerranée, Olivier Diehl.  Détenue à 66 % par Transdev – co-entreprise entre Veolia et la Caisse des dépôts –, à 25 % par l’Etat et à 9 % par ses salariés, la  (SNCM) est au bord de l’asphyxie financière. Pour l’actionnaire majoritaire ainsi que pour le gouvernement pousser la compagnie vers un redressement judiciaire apparaît la seule solution pour créer une nouvelle entité plus attractive pour un éventuel repreneur et libérée du poids des aides à rembourser. La SNCM a un passif de quelque 220 millions d’euros d’aides publiques européennes, dont la Cour de justice de l’UE a exigé le remboursement. Le placement de la compagnie en redressement judiciaire est une « probabilité forte dans un proche avenir », a estimé le secrétaire d’État aux transports, Alain Vidalies, lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale. « La balle est dans le camp de François Hollande et de son gouvernement pour éviter une casse de l’emploi », a de son côté rétorqué le délégué de la CGT Marins, Frédéric Alpozzo.

 

 

SNCM : la fin programmée aujourd’hui

SNCM : la fin programmée aujourd’hui

Peu de doute, ce sera aujourd’hui sans doute la fin du feuilleton SNCM marqué par des grèves innombrables, des déficits abyssaux et des « particularismes » sociaux qui ont coulé l’entreprise. Du coup reste le redressement judicaire, d’abord pour éviter d’avoir à payer l’amende de 400 millions de Bruxelles ensuite pour se séparer de la moitié du personnel. Faute de cela si une nouvelle solution batarde était trouvée ce serait la mort assurée de la compagnie avant 5 ans.  C’est la réunion de la dernière chance pour la SNCM. Les syndicats, les actionnaires et les représentants de l’Etat se retrouvent une dernière fois ce mardi 28 octobre pour tenter de trouver un terrain d’entente sur l’avenir de la société maritime, dans le cadre de la procédure de conciliation débutée il y a quatre mois. Cette ultime réunion se tiendra sous l’égide de Gilles Bélier, le médiateur nommé par l’Etat en juillet à la suite de la grève de 17 jours qui avait paralysé l’entreprise l’été dernier. Jusqu’à présent, les précédentes rencontres ont été stériles. Transdev, entreprise qui détient 66% du capital de la SNCM, plaide pour un redressement judiciaire.  Le groupe estime que cette option, qui a également les faveurs de l’Etat, permettrait de repartir de zéro et de gommer un peu plus de 400 millions d’euros d’aides publiques dont la Commission européenne exige le remboursement. Une nouvelle société, financièrement saine serait ainsi créée.  Lors d’une précédente réunion de médiation, le 8 octobre dernier, la direction de la SNCM avait dans cette optique présenté aux syndicats un « schéma d’exploitation » qui proposait de conserver 800 à 1.000 emplois sur un total de 2.000 dont 1.508 en CDI. Mais les syndicats contestent vivement ce plan appelé « Poséidon ». Les partenaires sociaux jugent qu’une telle opération permettrait surtout au groupe de faire un plan social à moindre frais.   »Sous prétexte du contentieux européen, la direction a présenté un schéma d’exploitation avec 800 à 1.000 emplois supprimés, et aucune garantie pour le personnel restant », avait déclaré début octobre Frédéric Alpozzo (CGT).  En outre, les syndicats considèrent que ce passage au tribunal risquerait de faire perdre à la SNCM la délégation de service public vers la Corse, un marché de plus de 600 millions d’euros qui lui a été attribué jusqu’en 2022. Pour le moment, la direction s’est engagée à ne pas déposer le bilan avant le 31 octobre. Cet engagement avait permis de mettre fin à la grève et de gagner du temps pour trouver une solution pérenne à l’avenir de la société.  Mais une fois cette échéance passée, la société devrait être mise en redressement judiciaire. La date du 3 novembre aurait déjà été cochée pour placer la société sous la protection du tribunal de commerce de Marseille, selon une source proche du dossier. Pour le moment, un seul repreneur potentiel s’est manifesté en la personne de la société américaine Baja Ferries.

L’actionnariat de la SNCM

> 66% Transdev (elle-même détenue à 50% par la Caisse des Dépôts et à 50% par Veolia)

> 25% Etat

> 9% Salariés

SNCM : suppression de 800 emplois sur 2000

SNCM : suppression de 800 emplois sur 2000

 

Une curieuse méthode qui consiste à prévoir un plan de restructuration alors qu’il n’ya pas de repreneur. Sans doute pour rendre plus sexy une entreprisse qui accumule depuis des années pertes financières et dysfonctionnements. En fait il n’y aura pas d’autre solution que la liquidation judicaire, d’une part pour éviter les sanctions financières de Bruxelles, d’autre part pour permettre une vraie mutation à une société moribonde (notons quand même  au passage que les promesses électorales d’avant les municipales sont passées aux oubliettes !). ;  La direction de la SNCM a présenté mardi en réunion de médiation un schéma d’exploitation au périmètre restreint et un volet social prévoyant plus de 800 suppressions d’emplois sur les 2.000 que compte la compagnie maritime. Les syndicats ont dénoncé un nouveau « coup de force » de l’actionnaire majoritaire, Transdev, qui est favorable à un redressement judiciaire de l’entreprise qu’il juge « indispensable » pour sauver la compagnie en grande difficulté. « Transdev veut imposer une marche forcée vers le redressement judiciaire, quel qu’en soit le prix et sans donner aucune garantie », a déclaré à Reuters le délégué CFE-CGC Maurice Perrin. « C’est un plan non financé car sans repreneur, mais le coût en serait très important et aggravé par une défaillance totale des actionnaires », a-t-il ajouté. De source syndicale, on précise que Transdev a menacé de faire jouer une clause de remboursement anticipé d’avances sur trésorerie pour accélérer une cessation de paiement de l’entreprise et demander son placement sous la protection du tribunal de commerce de Marseille. La réunion entre partenaires sociaux, représentants de l’Etat et actionnaires de la compagnie autour du médiateur nommé par le ministère des Transports, Gilles Bélier, a duré près de six heures. Une nouvelle réunion est programmée pour le 28 octobre. « La médiation doit aller à son terme et le gouvernement doit faire de nouveaux arbitrages », a dit Maurice Perrin. La Société nationale Corse Méditerranée (SNCM), qui assure notamment la liaison entre la Corse et le continent, est détenue à 66% par Transdev, coentreprise détenue à parité par Veolia et la Caisse des dépôts, à 25% par l’Etat et à 9% par ses salariés. En plaçant la SNCM sous la protection du tribunal de commerce de Marseille, Transdev et l’Etat espèrent pouvoir se soustraire aux contentieux européens auxquels se trouve confrontée la compagnie. La Cour de justice de l’Union européenne, rejetant les recours de la France, a confirmé le 4 septembre que la SNCM devait rembourser les aides d’Etat perçues par la compagnie maritime lors de sa privatisation. Cette décision porte sur environ la moitié des 440 millions d’aides d’Etat que l’UE réclame à la SNCM, dont le remboursement mettrait définitivement la compagnie à terre. Pour Transdev, comme pour le gouvernement, la solution est de placer la compagnie en redressement judiciaire afin de créer une nouvelle société, plus attractive pour un éventuel repreneur et libérée du poids des aides à rembourser.

 

Corse : la collectivité pour sauver ou couler la SNCM ?

Corse : la  collectivité pour sauver ou couler la SNCM ?

 

Nouvelle perspective,  celle qui consisterait en faiat à faire reprendre la SNCM par la collectivité territoriale Corse(CTC). Il faudrait au préalable le redressement judicaire, ensuite la création d’une société propriétaire de actifs, les bateaux étant loués au nouvel exploitant. Un plan pour sauver la SNCM si la CTC parvient à imposer la compétitivité ou à l’inverse qui pourrait couler définitivement la SNCM si elle demeure engluée dans des problèmes récurrents de gestion.  . Depuis le mois de mai, la collectivité territoriale de Corse (CTC) planche sur un plan de reprise d’actifs de la compagnie maritime. Ses membres envisagent la création d’une société d’économie mixte dans laquelle la CTC serait majoritaire, associée à d’autres acteurs publics et privés. Un scénario qui n’interviendrait qu’après le placement en redressement judiciaire de l’entreprise, afin d’échapper à l’amende de 440 millions d’euros infligées par Bruxelles. La nouvelle entité serait propriétaire des navires, qu’elle louerait au nouvel exploitant des liaisons entre le continent et la Corse. Il sera néanmoins « difficile de trouver une entreprise prête à reprendre la desserte sans avoir la possession des bateaux », note l’hebdomadaire du dimanche.  Des repreneurs privés qui ont déjà fait part de leur intérêt, comme le norvégien Siem Industries, ou l’américain Baja Ferries, entendent eux récupérer la totalité de la compagnie, ferries compris. Pas sûr qu’ils aient le choix. « Au bout du compte, le repreneur devra décrocher l’agrément de la collectivité territoriale [pour opérer la liaison Marseille corse], il devra trouver un accord avec nous », rappelle le président de la CTC, Paul Giacobbi, dans le JDD. Il pointe également les 67 millions d’euros de subventions annuelles dans le cadre de la délégation de service public. Après 17 jours de grève, les syndicats de la compagnie ont obtenu la semaine dernière un moratoire de quatre mois pour trouver un avenir aux 1.750 salariés de la SNCM. Le redressement judiciaire parait néanmoins de plus en plus inévitable pour la société lourdement endettée, qui ne peut faire face à l’amende pour aide d’Etat illicite infligée par l’Europe.

 

SNCM : « pas compétitive» (Cuvelier)

SNCM : « pas compétitive» (Cuvelier)

Pour la SNCM, c’est six mois de gagnés ou de perdus puisque vraisemblablement la question du plan de redressement ne sera pas décidé avant la fi de l’année. Du coup la grève va cesser mais rien n’aura été réglé et les conséquences économiques sont dramatiques. Pourtant il y a plus de 20 ans que cette compagnie mal gérée souffre d’un manque de compétitivité et vit au crochet des collectivités. Locales et de l’Etat. En clair la situation de sureffectifs de la SNCM n’est plu us tenable. C’est que dit enfin le secrétaire d’Etat aux transports.  Alors que la fin de la grève se dessine à la SNCM, Frédéric Cuvillier fait le point sur la situation de l’entreprise dans une interview accordée à Libération . Le secrétaire d’État aux Transports estime notamment que le principal problème de la SNCM est son manque de compétitivité. «La question la plus urgente, c’est d’arrêter cette grève qui risque de précipiter une issue fatale pour l’entreprise», souligne t-il. «Alors que la trésorerie de la SNCM devait sortir confortée de cette période estivale où l’activité bat son plein, la grève, par l’absence de recettes, creuse encore plus le déficit de la compagnie.» Frédéric Cuvillier attaque également les syndicats et cible plus particulièrement la CGT qu’il accuse de «mentir». Il rappelle que «les discours caricaturaux ne sont jamais constructifs» et que «ce n’est pas en achetant la paix sociale qu’on règle le problème». Il renouvelle son soutien à l’entreprise et appelle de ses vœux son placement en redressement judiciaire. «Il faut que les salariés comprennent qu’un redressement judiciaire, ce n’est pas comme ils l’affirment une ‘dislocation’ de la société. C’est une protection de la justice dans une situation d’extrême fragilité», défend le secrétaire d’État. «On ne peut pas faire comme s’il n’y avait pas de problème de sureffectif.» Frédéric Cuvillier, secrétaire d’État aux Transports  S’il s’oppose à ce que l’État mette à nouveau la main à la poche, il rappelle que «lorsqu’il y a eu un problème de trésorerie en décembre, l’État a mis avec Veolia-Transdev plusieurs dizaines de millions d’euros». Mais un redressement de la compagnie ne pourra pas se faire sans des suppressions d’emplois. Frédéric Cuvillier joue franc-jeu en estimant «qu’on ne peut pas faire comme s’il n’y avait pas de problème de sureffectif» à la SNCM. Néanmoins, il souligne que «l’Etat sera vigilant à ce qu’un maximum d’emplois soient préservés» et que les salariés licenciés puissent bénéficier de «bonnes conditions» de départ. Le secrétaire d’État espère pour la SNCM un destin à la My Ferry Link, qu’il estime être «un exemple» pour la compagnie méditerrannéenne. «Et faut-il rappeler que My Ferry Link n’a pas de délégation de service public sur la Manche? Contrairement à la SNCM qui a cette chance», signale-t-il. Les prochains mois seront décisifs pour la compagnie maritime, alors que Frédéric Cuvillier se réjouit qu’un compromis «semble se dessiner pour sortir de la crise».

 

SNCM: danger de disparition

SNCM: danger de disparition

Valls a au moins raison sur un point la SNCM est en danger de mort. En cause le manque de rentabilité récurrent, une gestion douteuse, l’incapacité d’investissement. Certes avant les éjections le gouvernement avait fait des promesses mais depuis elles sont devenues caduques devant la réalité de la situation de la SNCM qui cette fois ne pourra pas s’en sortir indemne. D’autant que les conséquences pour les activités économiques sur la Corse sont dramatiques (auusi pour le port de Marseille, lui aussi familier des grèves à répétition). Il faudra donc faire le ménage. En clair opérer un recentrage géographique, adapter les effectifs, rétablir la compétitivité. Un préalable sans doute au renouvèlement de la flotte. La grève à la SNCM dure en effet depuis le 24 juin. Et les négociations semblent en panne. Pour le Premier ministre qui s’exprimait mardi soir, la situation est inquiétante.  La situation ne s’arrange vraiment pas à la SNCM. Les négociations entre les représentants de l’intersyndicale de la SNCM et de Transdev, actionnaire majoritaire de la compagnie maritime, semblaient en panne mardi soir, les premiers accusant le second de vouloir « tuer la médiation » destinée à mettre un terme à 15 jours de grève. Au deuxième jour de ces négociations dirigées en préfecture à Marseille par le médiateur nommé par le gouvernement, Gilles Bélier, une nouvelle interruption de séance a été demandée mardi après-midi, ultime coup de théâtre. Selon des sources concordantes, le plan discuté mardi prévoyait un moratoire suspendant jusqu’à la fin de l’année toute procédure judiciaire et permettant alors, comme le souhaitent les syndicats, de travailler sur une solution de reprise de la compagnie.  Lors de son intervention au journal de 20h de TF1 mardi, Manuel Valls a déclaré qu’il fallait que la grève s’arrête. Elle a débuté le 24 juin et « met en danger de mort » la compagnie. « La société SNCM devra être redressée, il faut donc trouver une solution pour ses salariés et pour l’entreprise. Mais il faut que la grève s’arrête parce que chaque jour qui passe, non seulement pour Marseille et pour la Corse, c’est insupportable ». Gilles Simeoni, maire de Bastia, a déclaré au micro de BFM Business que « les conséquences sont objectivement dramatiques. Cette grève impacte directement l’activité touristique estivale qui est bien sûr déterminante pour l’économie de la Corse ». Et il a ajouté : « pour sortir de la situation de crise actuelle, la première chose est de sortir du blocus, d’en sortir sans condition et d’en sortir tout de suite ».

SNCM : Cuvillier est un liquidateur » (CGT)

SNCM : Cuvillier est un liquidateur » (CGT)

Au 12e jour de grève, le secrétaire d’Etat aux Transports, Frédéric Cuvillier, estime désormais que le redressement judiciaire est « le seul moyen pour redonner un avenir à la SNCM ». Il l’a dit dans un entretien au journal régional La Provence. Et l’idée ne vient pas de nulle part : elle est celle du gouvernement. Le Premier ministre Manuel Valls l’a confirmé ce samedi matin. « C’est important de tenir un langage de vérité à l’égard des acteurs économiques (…) mais surtout à l’égard des salariés. C’est sur cette voie qu’il faut construire l’avenir de cette société. » La réaction syndicale ne s’est pas fait attendre. « Le redressement judiciaire, c’est un moyen de démanteler la SNCM, avec plus d’un millier de licenciements. Ce n’est pas acceptable pour nous. M. Cuvillier est un menteur et un liquidateur. Il a fallu 12 jours de grève, précédés d’un préavis d’un mois, pour avoir ça ? », fulmine ainsi le représentant CGT des marins, Frédéric Alpozzo. Et son collègue de la CFE-CGC, Maurice Perrin, représentant des actionnaires salariés au conseil de surveillance, de renchérir : le secrétaire d’Etat, dit-il, est « passé aux aveux. Si nous n’avions pas porté l’exigence de clarification et de vérité, on nous aurait caché la vérité jusqu’en octobre. C’est un procédé honteux, scandaleux. » Car c’est la première fois que l’Etat, actionnaire à 25% de la SNCM, envisage publiquement cette option pour faire face aux pertes – 14 millions en 2012. Et le secrétaire d’Etat d’ajouter que « seul ce plan de redressement peut permettre de mettre fin aux contentieux européens » – Bruxelles a condamné la SNCM à rembourser deux fois 220 millions d’euros d’aides publiques jugées illicites… Le spectre d’une SNCM recentrée sur la seule desserte Marseille-Corse, et délestée de ses liaisons depuis Nice et Toulon, ressurgit donc. C’est pourquoi les syndicats évoquent la crainte d’un millier de suppressions d’emplois, en sus des 500 départs volontaires (sur 2.600) auxquels ils se sont rangés en janvier dernier.

 

SNCM : les syndicats contre le redressement judicaire

SNCM : les syndicats contre le redressement judicaire

 

Le ministre des Transports, Frédéric Cuvillier, a envisagé le redressement judiciaire pour la première fois publiquement, dans les colonnes de La Provence, samedi 5 juillet. Selon le ministre des Transports, le redressement judiciaire favorisé par la direction de la SNCM, est  » le seul moyen pour redonner un avenir » à la compagnie qui a enregistré 14 millions de pertes en 2012. Mais les salariés, en grève depuis 9 jours, ne l’entendent pas de cette oreille.  Habitué à régner sans partage sur la SNCM depuis la fin de la première guerre mondiale, la CGT marseillaise perd la main. Les méthodes musclées de ses marins, allant jusqu’à menacer de morts les familles des hauts fonctionnaires qui l’ont dirigé par le passé, ajoutées au laxisme de l’État pendant un demi-siècle, ont fini par couler la compagnie.  La privatisation de l’entreprise en 2004 n’a rien arrangé. Les actionnaires n’ont ni amélioré la productivité, ni rajeuni la flotte. La situation est alarmante : 200 millions d’euros de pertes cumulées, 440 millions de subventions à rembourser.  Problème: l’État, actionnaire à 25% de la SNCM, n’a pas d’argent pour renflouer les caisses. Manuel Valls, invité du Journal inattendu de RTL, demande donc aux grévistes de se montrer réalistes. « C’est important de tenir un langage de vérité et c’est sur cette voie là qu’il faut construire (…) mais en tenant compte de la réalité et de l’état même de cette société, qui est en train de perdre beaucoup d’argent avec cette grève », estime-t-il. Jamais habitués à céder, les syndicats de la SNCM refusent de négocier sous l’hypothèse d’un redressement judiciaire. Maurice Perrin, délégué CFE-CGC, exige de négocier avec le Premier ministre.   »Je demande à Manuel Valls de s’engager solennellement à étudier toutes les solutions que nous portons et que nous voulons lui soumettre nous-mêmes », dit-il.

 

SNCM: redressement judiciaire pour un nouveau sauvetage

SNCM: redressement judiciaire pour un nouveau sauvetage

Encore un sauvetage de la SNCM via un redressement judicaire, en cause, un manque de compétitivité , l’état de la trésorerie, les sanctions de Bruxelles auusi son incapacité à financer les nouveaux navires nécessaires. Cela suffira-il ? Sans doute pas mais cela permettre de prolonger pendant un temps cette société qui additionne les lourdeurs de gestion et les conflits sociaux. Il faudrait moderniser la flotte et là le redressement judicaire n’apportera pas de réponse. Dans l’épineux dossier de la SNCM, le gouvernement vient de franchir un cap. Pour la première fois, le secrétaire d’Etat aux Transports Frédéric Cuvillier  a en effet pris position publiquement pour le placement en redressement judiciaire de la compagnie maritime en difficulté, ce samedi 5 juillet, dans un entretien à La Provence.  « La voie du redressement judiciaire » favorisée par « la direction de l’entreprise » est « le seul moyen pour redonner un avenir à la SNCM, faire qu’elle redevienne un fleuron », y déclare-t-il, précisant qu’il vient d’écrire « dans ce sens » aux organisations syndicales.   Une réponse aux syndicats de la compagnie, en grève depuis le 24 juin, et dont l’Etat détient 25% du capital.  Frédéric Cuvillier, qui s’était rendu lundi soir à Marseille pour rencontrer les représentants des salariés, justifie ce choix par une double « épée de Damoclès » pesant sur la compagnie. Celle de la trésorerie qui « pèse sur la pérennité de l’entreprise à court et à moyen terme » et celle des « contentieux européens », la SNCM étant condamné par Bruxelles à rembourser 2 fois 220 millions d’euros d’aides publiques jugées illicites.  « Négocier prend du temps et l’Etat ne peut prendre ces sommes à sa charge. Il n’a pas à le faire. Il ne peut, de toutes façons, légalement pas le faire. Cela veut dire que si l’on veut échapper aux contentieux, il faut changer l’organisation de la société. Il ne faut pas qu’il y ait une continuité d’activité dans les mêmes conditions. Continuer de la sorte aboutirait à une liquidation dont nous ne voulons pas. Chacun doit le comprendre sereinement. Il faut donc un plan de redressement maîtrisé. La situation décrite par la direction de l’entreprise laisse à penser que ce redressement passe par la voie du redressement judiciaire », explique ainsi le secrétaire d’Etat.

 

La SNCM va couler, nouvelle grève

La SNCM va couler, nouvelle grève

Avant les élections municipales, le gouvernement l »avait promis «  on sauvera la SNCM », mais ça c’était avant ! En faiat la SNCM risque de couler. Certes la SNCM est loin d’être exemplaire sur le plan de la gestion (c’est le moins qu’on puisse dire) mais pourquoi avoir fait une telle  une promesse? En tout cas Les syndicats en sont persuadés, la SNCM coulera à la fin de la saison. Tous, sauf le syndicat des travailleurs corses, appellent à une grève reconductible à partir de mardi, 6h. Juste au début de l’été… et pour la troisième fois depuis le début de l’année.  La grève semble inévitable. A compter de mardi 6h, les bateaux de la SNCM seront cloués à quai. Une grève reconductible, à l’orée de la saison touristique : les syndicats font monter la pression. Tous (CGT, SAMMM, FO, CFE-CGC, CFDT, CFTC – ne manque à l’appel que le syndicat des travailleurs corses) craignent que la compagnie ne mette la clé sous la porte à la fin de la saison. La date n’était pas choisie au hasard : demain devait se tenir l’assemblée générale des actionnaires, qui devait clôturer les comptes et valider la reprise en main par le nouvel actionnaire majoritaire, Transdev, qui possède les deux tires. L’AG a été reportée au 3 juillet, mais la grève est maintenue. Une manière pour les syndicats de laisser la porte entrouverte. Les salariés sont aujourd’hui très remontés contre leur nouveau patron, et contre l’Etat : l’ancienne direction, estiment-ils, avait mis l’entreprise sur de bons rails. Il était prévu un pacte social avec 500 suppressions de postes (sur 2.600), l’augmentation du temps de travail et, en face, la commande de quatre navires plus performants, avec la clef des gains de productivité. Si le pacte social a bien été mis en place, la commande de bateaux a été stoppée net à la reprise par Transdev. « Leur financement n’est pas chose simple compte tenu des incertitudes liées à l’Europe et les résultats de la SNCM ne sont pas à la hauteur », se justifie Olivier Diehl, le nouveau patron.  L’Europe ? Il est bien sûr question de la condamnation infligée par Bruxelles, qui a demandé le remboursement des 440 millions d’euros d’aides publiques perçues par la compagnie.

SNCM : plan de redressement ; « ça c’était avant » les élections municipales

SNCM : plan de redressement ; « ça c’était avant »   les élections municipales

Exit le redressement promis par le gouvernement avant les municipales.  Transdev a repris mercredi le contrôle de la gouvernance de la SNCM, provoquant la colère des syndicats qui dénoncent l’attitude de l’Etat actionnaire et craignent pour l’avenir de la compagnie maritime en grande difficulté. Une centaine de salariés de la Société nationale Corse-Méditerranée ont bruyamment accueilli à leur arrivée à la réunion les membres du conseil de surveillance, dont la sortie a dû être protégée par un important contingent de CRS. Le conseil a officialisé la nomination d’Olivier Diehl à la succession de Marc Dufour, les trois représentants de l’Etat, qui détient 25% de la SNCM, joignant leurs voix à celles des représentants de Transdev, co-entreprise entre la Caisse des dépôts et Veolia, actionnaire à 66%. « Nous lui avons confié la mission de rencontrer l’ensemble des partenaires pour assurer une saison d’été qui est primordiale pour la SNCM et de trouver les voies pour assurer l’avenir de l’entreprise et de ses activités », a déclaré le président de Transdev, Jean-Marc Janaillac. Outre le choix d’Olivier Diehl pour succéder à Marc Dufour, le conseil de surveillance a aussi renouvelé le mandat de membre du directoire de Marc François, l’actuel directeur financier. Les syndicats avaient annoncé qu’ils seraient particulièrement vigilants sur l’attitude des représentants de l’Etat dont l’abstention, le 12 mai, avait provoqué le départ de l’ancienne direction et, par ricochet, fait peser une grande menace sur le plan de restructuration dont elle était porteuse.  A l’arrivée, leur déception est grande et ils estiment que l’avenir de la compagnie, qui doit rembourser 440 millions d’euros d’aides d’Etat jugées illégales par l’Union européenne, est désormais gravement compromis.   »L’Etat confirme l’abandon du plan industriel et donne totalement la main à Transdev », a dit Pierre Maupoint de Vandeul, délégué CFE-CGC des officiers, qui estime que « François Hollande va devoir assumer l’incompétence notoire de ses deux gouvernements ». Transdev et Veolia, qui souhaite se désengager, ont dit ne pas vouloir mettre en œuvre ce plan signé en 2013, qui prévoit l’achat de quatre nouveaux navires et la suppression de 500 emplois sur 2.600, après l’avoir pourtant approuvé.

 

Bruxelles veut couler définitivement la SNCM

Bruxelles veut couler définitivement la SNCM

 

Il est clair que la SNCM, victimessurtout du corporatisme et du « particularisme » local  n’a jamais été un modèle de gestion, loin s’en faut mais de là à vouloir lui faire rembourser des aides publiques il y a un pas qui conduit tout droit à la faillite. Encore une fois la SNCM n’est pas sans reproche et depuis longtemps. Avant les élections le gouvernement avait même promis une nouvelle aide financière. Passées les élections, l’Etat semble oublier ses promesses. Adieu donc le plan de redressement. La Commission européenne a rappelé, ce mercredi 14 mai, que la France avait l’obligation de recouvrer quelque 440 millions d’euros d’aides publiques illégales reçues par la SNCM. La compagnie maritime, en graves difficultés financières, « a reçu des aides illégales et incompatibles avec les règles européennes » en matière de concurrence, a rappelé au cours d’un point de presse Antoine Colombani, porte-parole du commissaire européen chargé de la Concurrence, Joaquin Almunia. Il s’agit d’une part de sommes « indûment perçues dans le cadre de la délégation de services public 2007-2013″, qui étaient en réalité des subventions, et d’autre part « des aides reçues dans le cadre de la privatisation et de la restructuration de la SNCM », a rappelé Antoine Colombani. Par ailleurs, le norvégien Siem annonce renoncer à une reprise de la SNCM. « Nous nous sommes retirés et nous avons fait passer le message. C’est fini », a déclaré à l’AFP le directeur adjoint du conglomérat norvégien, Eystein Eriksrud. Mardi, Frédéric Cuvillier avait qualifié de « grave » la situation de la SNCM, dont le conseil de surveillance n’a pas reconduit le directoire présidé par Marc Dufour. Le plan de redressement était rejeté par le principal actionnaire, Transdev, et les syndicats ont crié à la trahison de l’Etat dont les trois représentants se sont abstenus. Frédéric Cuvillier avait alors expliqué que ce n’était pas la question des investissements ni du renouvellement des bateaux qui posait problème, mais la condamnation par Bruxelles à rembourser les 440 millions d’euros d’aides d’Etat. En novembre dernier, il avait affirmé que l’Etat ne demanderait pas le remboursement de ces aides, estimant que cela s’apparentait à « une condamnation à mort » pour la compagnie.

La SNCM sauvée… jusqu’aux élections

La SNCM sauvée… jusqu’aux élections

 

En apparence la SNCM est sauvée, jusqu’à quand ? Jusqu’aux élections municipales et européennes, En effet ce n’est pas une avance de trésorerie de 30 million de la part de l’Etat qui va sauver une entreprise qui perd 20 à 30 millions par an et surtout qui doit rembourser 440 millions d’aides (illicites d’après Bruxelles). En outre si le principe de l’investissement dans 4 nouveaux navire a été retenu, on ne sait toujours pas commente les financer. On va étudier l’affaire a déclaré le gouvernement ! Les salariés de la SNCM ont donc voté jeudi la fin de la grève à la compagnie maritime après avoir obtenu de l’Etat des garanties sur la lutte contre la concurrence déloyale et l’achat de nouveaux navires, mais l’horizon n’est pas encore dégagé. La Société nationale Corse Méditerranée (SNCM), en grève depuis le 1er janvier, connaît de grandes difficultés. La Commission européenne réclame le remboursement de 440 millions d’euros d’aides d’Etat reçues par la compagnie, ce qui provoquerait sa faillite et la mise à pied de ses 2.600 salariés. L’Etat lui a accordé fin décembre une avance de trésorerie de 30 millions d’euros. La compagnie, qui assure notamment la liaison entre la Corse et le continent, est détenue à 66% par Transdev, coentreprise de Veolia Environnement et de la Caisse des dépôts, à 25% par l’Etat et à 9% par ses salariés. Les syndicats réclamaient un engagement du gouvernement à appliquer le projet industriel signé avec la direction et les actionnaires, qui ont notamment validé la commande de quatre navires et la suppression de 500 postes sans licenciements secs. Ils ont voté la fin d’une grève de huit jours, au grand soulagement de la direction. « La reprise de notre activité est une très bonne nouvelle pour toute l’entreprise », peut-on lire dans un communiqué. « Nous sommes très satisfaits que l’Etat confirme (…) son soutien au plan de vie et de relance industriel de notre Compagnie, bâti par le management, partagé par l’ensemble de l’Entreprise et voté par les actionnaires. » Dans une lettre adressée mercredi aux salariés à l’issue d’une table ronde, l’Etat annonce qu’il proposera sous deux mois, avec l’aide de la CDC et de la Banque publique d’investissement (Bpifrance), une solution de financement pour le renouvellement de la flotte de la SNCM. « Ce montage financier devra être présenté au conseil de surveillance de la SNCM au plus tard le 15 avril, de sorte que la commande des deux premiers navires de type ‘ROPAX’ puisse intervenir au plus tard le 30 juin 2014″, peut-on y lire. La CGT Marins a déjà fait part de son souhait de voir ces navires commandés auprès des chantiers navals de Saint-Nazaire, pour favoriser l’emploi local. Le plan social et le plan de départs volontaires seront mis en oeuvre dans les 15 jours, ajoute le texte rédigé par le ministère et avalisé par les syndicats à l’issue de la réunion. Les collectivités publiques désireuses d’apporter « une contribution » à l’avenir de l’entreprise seront reçues au ministère, qui conviera ensuite l’ensemble des acteurs autour d’une nouvelle table ronde. Parallèlement, un décret, qui vise à lutter contre la concurrence déloyale entre les entreprises maritimes, est en cours de rédaction au ministère des Transports, où une réunion technique est prévue jeudi à ce sujet. Les syndicalistes de la SNCM accusent leur concurrent Corsica Ferries de procéder à un « dumping social », en employant des travailleurs sous contrat étranger.Ce décret visera à imposer les règles de droit social français dans les entreprises maritimes opérant sur les mêmes lignes ou secteurs d’activité dans les eaux territoriales françaises, dit le texte, sans préciser le calendrier de son entrée en application. « Le ministre portera avec constance et détermination sur le plan européen (…) les avancées nécessaires pour tendre vers un modèle aux antipodes de la concurrence exacerbée des pavillons et des travailleurs maritimes », ajoute le texte. La France est en conflit avec Bruxelles sur le remboursement des 440 millions d’euros, contre lequel elle a introduit des recours. Selon des sources proches du dossier, le dépôt de bilan est envisagé par les actionnaires privés afin de favoriser une reprise par un investisseur.

 

SNCM : 30 millions pour tenir jusqu’aux municipales ?

SNCM : 30 millions pour tenir jusqu’aux municipales ?

. Jean-Marc Ayrault a indiqué,  mardi 31 décembre, que l’Etat allait faire un geste de 30 millions d’euros en faveur de la SNCM, en grandes difficultés financières. Le tout via un courrier adressé au député PS Patrick Mennucci, candidat à la mairie de Marseille. Pour les actionnaires principaux (Véolia et caisse de dépots), le dépôt de bilan ne fait pas de doute. Il est impossible de sortir la SNCM  du bourbier financier. Surtout depuis que Bruxelles exige que la compagnie rembourse 440 millions d’euros. 220 millions d’euros au titre d’une recapitalisation contestée et 220 autres millions pour non-conformité de la délégation de service public. Et comme par ailleurs la SNCM perd 15 à20 millions pan, on voit mal comment éviter ce dépôt de bilan qui permettrait de faire repartir une compagnie en s’affranchissant de ces remboursements ; Enfin la SNCM  doit investir pour mieux rentabiliser son activité : environ 600 millions mais à ce jour on ne sait pas comment les financer. L’Etat (25%) et les actionnaires principaux   (66%) semblent d’accord sur ce dépôt de bilan mais reste la question politique et notamment la proximité des municipales. une telle opération avant les municipales pourrait avoir des impacts tant à Marseille qu’en Corse. Dès lors il est vraisemblable qu’on va attendre d’avoir passé cette échéance électorale pour donner une suite à l’actuelle SNCM qui, par ailleurs, ne détient plus que de l’ordre de 30% de parts de marché. . L’occasion aussi de revoir les conditions de sa gouvernance.  Soulignant que « certains annonçaient la mise en liquidation de la SNCM avant la fin de l’année », le chef du gouvernement se félicite que les efforts du gouvernement aient « payé ». « Nous avons pu éviter le pire », écrit-il, en insistant sur « l’engagement indéniable et effectif » de l’Etat, actionnaire de la compagnie. Il assure que le gouvernement « est déterminé à mettre en oeuvre une solution de continuité de l’entreprise, crédible et pragmatique, et à lui donner les chances de se redresser dans les mois qui viennent et de faire face aux contentieux communautaires ».

SNCM: dépôt de bilan reporté après les municipales ?

SNCM ; dépôt de bilan reporté après les municipales ?

 

Pour les actionnaires principaux (Véolia et caisse de dépots), le dépôt de bilan ne fait pas de doute. Il est impossible de sortir la SNCF du bourbier financier. Surtout depuis que Bruxelles exige que la compagnie rembourse 440 millions d’euros. 220 millions d’euros au titre d’une recapitalisation contestée et 220 autres millions pour non-conformité de la délégation de service public. Et comme par ailleurs la SNCM perd 15 à20 millions pan, on voit mal comment éviter ce dépôt de bilan qui permettrait de faire repartir une compagnie en s’affranchissant de ces remboursements ; Enfin la SNCM  doit investir pour mieux rentabiliser son activité : environ 600 millions mais à ce jour on ne sait pas comment les financer. L’Etat (25%) et les actionnaires principaux   (66%) semblent d’accord sur ce dépôt de bilan mais reste la question politique et notamment la proximité des municipales. une telle opération avant les municipales pourrait avoir des impacts tant à Marseille qu’en Corse. Dès lors il est vraisemblable qu’on va attendre d’avoir passé cette échéance électorale pour donner une suite à l’actuelle SNCM qui, par ailleurs, ne détient plus que de l’ordre de 30% de parts de marché. . L’occasion aussi de revoir les conditions de sa gouvernance.

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