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SNCM: danger de disparition

SNCM: danger de disparition

Valls a au moins raison sur un point la SNCM est en danger de mort. En cause le manque de rentabilité récurrent, une gestion douteuse, l’incapacité d’investissement. Certes avant les éjections le gouvernement avait fait des promesses mais depuis elles sont devenues caduques devant la réalité de la situation de la SNCM qui cette fois ne pourra pas s’en sortir indemne. D’autant que les conséquences pour les activités économiques sur la Corse sont dramatiques (auusi pour le port de Marseille, lui aussi familier des grèves à répétition). Il faudra donc faire le ménage. En clair opérer un recentrage géographique, adapter les effectifs, rétablir la compétitivité. Un préalable sans doute au renouvèlement de la flotte. La grève à la SNCM dure en effet depuis le 24 juin. Et les négociations semblent en panne. Pour le Premier ministre qui s’exprimait mardi soir, la situation est inquiétante.  La situation ne s’arrange vraiment pas à la SNCM. Les négociations entre les représentants de l’intersyndicale de la SNCM et de Transdev, actionnaire majoritaire de la compagnie maritime, semblaient en panne mardi soir, les premiers accusant le second de vouloir « tuer la médiation » destinée à mettre un terme à 15 jours de grève. Au deuxième jour de ces négociations dirigées en préfecture à Marseille par le médiateur nommé par le gouvernement, Gilles Bélier, une nouvelle interruption de séance a été demandée mardi après-midi, ultime coup de théâtre. Selon des sources concordantes, le plan discuté mardi prévoyait un moratoire suspendant jusqu’à la fin de l’année toute procédure judiciaire et permettant alors, comme le souhaitent les syndicats, de travailler sur une solution de reprise de la compagnie.  Lors de son intervention au journal de 20h de TF1 mardi, Manuel Valls a déclaré qu’il fallait que la grève s’arrête. Elle a débuté le 24 juin et « met en danger de mort » la compagnie. « La société SNCM devra être redressée, il faut donc trouver une solution pour ses salariés et pour l’entreprise. Mais il faut que la grève s’arrête parce que chaque jour qui passe, non seulement pour Marseille et pour la Corse, c’est insupportable ». Gilles Simeoni, maire de Bastia, a déclaré au micro de BFM Business que « les conséquences sont objectivement dramatiques. Cette grève impacte directement l’activité touristique estivale qui est bien sûr déterminante pour l’économie de la Corse ». Et il a ajouté : « pour sortir de la situation de crise actuelle, la première chose est de sortir du blocus, d’en sortir sans condition et d’en sortir tout de suite ».

SNCM : Cuvillier est un liquidateur » (CGT)

SNCM : Cuvillier est un liquidateur » (CGT)

Au 12e jour de grève, le secrétaire d’Etat aux Transports, Frédéric Cuvillier, estime désormais que le redressement judiciaire est « le seul moyen pour redonner un avenir à la SNCM ». Il l’a dit dans un entretien au journal régional La Provence. Et l’idée ne vient pas de nulle part : elle est celle du gouvernement. Le Premier ministre Manuel Valls l’a confirmé ce samedi matin. « C’est important de tenir un langage de vérité à l’égard des acteurs économiques (…) mais surtout à l’égard des salariés. C’est sur cette voie qu’il faut construire l’avenir de cette société. » La réaction syndicale ne s’est pas fait attendre. « Le redressement judiciaire, c’est un moyen de démanteler la SNCM, avec plus d’un millier de licenciements. Ce n’est pas acceptable pour nous. M. Cuvillier est un menteur et un liquidateur. Il a fallu 12 jours de grève, précédés d’un préavis d’un mois, pour avoir ça ? », fulmine ainsi le représentant CGT des marins, Frédéric Alpozzo. Et son collègue de la CFE-CGC, Maurice Perrin, représentant des actionnaires salariés au conseil de surveillance, de renchérir : le secrétaire d’Etat, dit-il, est « passé aux aveux. Si nous n’avions pas porté l’exigence de clarification et de vérité, on nous aurait caché la vérité jusqu’en octobre. C’est un procédé honteux, scandaleux. » Car c’est la première fois que l’Etat, actionnaire à 25% de la SNCM, envisage publiquement cette option pour faire face aux pertes – 14 millions en 2012. Et le secrétaire d’Etat d’ajouter que « seul ce plan de redressement peut permettre de mettre fin aux contentieux européens » – Bruxelles a condamné la SNCM à rembourser deux fois 220 millions d’euros d’aides publiques jugées illicites… Le spectre d’une SNCM recentrée sur la seule desserte Marseille-Corse, et délestée de ses liaisons depuis Nice et Toulon, ressurgit donc. C’est pourquoi les syndicats évoquent la crainte d’un millier de suppressions d’emplois, en sus des 500 départs volontaires (sur 2.600) auxquels ils se sont rangés en janvier dernier.

 

SNCM : les syndicats contre le redressement judicaire

SNCM : les syndicats contre le redressement judicaire

 

Le ministre des Transports, Frédéric Cuvillier, a envisagé le redressement judiciaire pour la première fois publiquement, dans les colonnes de La Provence, samedi 5 juillet. Selon le ministre des Transports, le redressement judiciaire favorisé par la direction de la SNCM, est  » le seul moyen pour redonner un avenir » à la compagnie qui a enregistré 14 millions de pertes en 2012. Mais les salariés, en grève depuis 9 jours, ne l’entendent pas de cette oreille.  Habitué à régner sans partage sur la SNCM depuis la fin de la première guerre mondiale, la CGT marseillaise perd la main. Les méthodes musclées de ses marins, allant jusqu’à menacer de morts les familles des hauts fonctionnaires qui l’ont dirigé par le passé, ajoutées au laxisme de l’État pendant un demi-siècle, ont fini par couler la compagnie.  La privatisation de l’entreprise en 2004 n’a rien arrangé. Les actionnaires n’ont ni amélioré la productivité, ni rajeuni la flotte. La situation est alarmante : 200 millions d’euros de pertes cumulées, 440 millions de subventions à rembourser.  Problème: l’État, actionnaire à 25% de la SNCM, n’a pas d’argent pour renflouer les caisses. Manuel Valls, invité du Journal inattendu de RTL, demande donc aux grévistes de se montrer réalistes. « C’est important de tenir un langage de vérité et c’est sur cette voie là qu’il faut construire (…) mais en tenant compte de la réalité et de l’état même de cette société, qui est en train de perdre beaucoup d’argent avec cette grève », estime-t-il. Jamais habitués à céder, les syndicats de la SNCM refusent de négocier sous l’hypothèse d’un redressement judiciaire. Maurice Perrin, délégué CFE-CGC, exige de négocier avec le Premier ministre.   »Je demande à Manuel Valls de s’engager solennellement à étudier toutes les solutions que nous portons et que nous voulons lui soumettre nous-mêmes », dit-il.

 

SNCM: redressement judiciaire pour un nouveau sauvetage

SNCM: redressement judiciaire pour un nouveau sauvetage

Encore un sauvetage de la SNCM via un redressement judicaire, en cause, un manque de compétitivité , l’état de la trésorerie, les sanctions de Bruxelles auusi son incapacité à financer les nouveaux navires nécessaires. Cela suffira-il ? Sans doute pas mais cela permettre de prolonger pendant un temps cette société qui additionne les lourdeurs de gestion et les conflits sociaux. Il faudrait moderniser la flotte et là le redressement judicaire n’apportera pas de réponse. Dans l’épineux dossier de la SNCM, le gouvernement vient de franchir un cap. Pour la première fois, le secrétaire d’Etat aux Transports Frédéric Cuvillier  a en effet pris position publiquement pour le placement en redressement judiciaire de la compagnie maritime en difficulté, ce samedi 5 juillet, dans un entretien à La Provence.  « La voie du redressement judiciaire » favorisée par « la direction de l’entreprise » est « le seul moyen pour redonner un avenir à la SNCM, faire qu’elle redevienne un fleuron », y déclare-t-il, précisant qu’il vient d’écrire « dans ce sens » aux organisations syndicales.   Une réponse aux syndicats de la compagnie, en grève depuis le 24 juin, et dont l’Etat détient 25% du capital.  Frédéric Cuvillier, qui s’était rendu lundi soir à Marseille pour rencontrer les représentants des salariés, justifie ce choix par une double « épée de Damoclès » pesant sur la compagnie. Celle de la trésorerie qui « pèse sur la pérennité de l’entreprise à court et à moyen terme » et celle des « contentieux européens », la SNCM étant condamné par Bruxelles à rembourser 2 fois 220 millions d’euros d’aides publiques jugées illicites.  « Négocier prend du temps et l’Etat ne peut prendre ces sommes à sa charge. Il n’a pas à le faire. Il ne peut, de toutes façons, légalement pas le faire. Cela veut dire que si l’on veut échapper aux contentieux, il faut changer l’organisation de la société. Il ne faut pas qu’il y ait une continuité d’activité dans les mêmes conditions. Continuer de la sorte aboutirait à une liquidation dont nous ne voulons pas. Chacun doit le comprendre sereinement. Il faut donc un plan de redressement maîtrisé. La situation décrite par la direction de l’entreprise laisse à penser que ce redressement passe par la voie du redressement judiciaire », explique ainsi le secrétaire d’Etat.

 

La SNCM va couler, nouvelle grève

La SNCM va couler, nouvelle grève

Avant les élections municipales, le gouvernement l »avait promis «  on sauvera la SNCM », mais ça c’était avant ! En faiat la SNCM risque de couler. Certes la SNCM est loin d’être exemplaire sur le plan de la gestion (c’est le moins qu’on puisse dire) mais pourquoi avoir fait une telle  une promesse? En tout cas Les syndicats en sont persuadés, la SNCM coulera à la fin de la saison. Tous, sauf le syndicat des travailleurs corses, appellent à une grève reconductible à partir de mardi, 6h. Juste au début de l’été… et pour la troisième fois depuis le début de l’année.  La grève semble inévitable. A compter de mardi 6h, les bateaux de la SNCM seront cloués à quai. Une grève reconductible, à l’orée de la saison touristique : les syndicats font monter la pression. Tous (CGT, SAMMM, FO, CFE-CGC, CFDT, CFTC – ne manque à l’appel que le syndicat des travailleurs corses) craignent que la compagnie ne mette la clé sous la porte à la fin de la saison. La date n’était pas choisie au hasard : demain devait se tenir l’assemblée générale des actionnaires, qui devait clôturer les comptes et valider la reprise en main par le nouvel actionnaire majoritaire, Transdev, qui possède les deux tires. L’AG a été reportée au 3 juillet, mais la grève est maintenue. Une manière pour les syndicats de laisser la porte entrouverte. Les salariés sont aujourd’hui très remontés contre leur nouveau patron, et contre l’Etat : l’ancienne direction, estiment-ils, avait mis l’entreprise sur de bons rails. Il était prévu un pacte social avec 500 suppressions de postes (sur 2.600), l’augmentation du temps de travail et, en face, la commande de quatre navires plus performants, avec la clef des gains de productivité. Si le pacte social a bien été mis en place, la commande de bateaux a été stoppée net à la reprise par Transdev. « Leur financement n’est pas chose simple compte tenu des incertitudes liées à l’Europe et les résultats de la SNCM ne sont pas à la hauteur », se justifie Olivier Diehl, le nouveau patron.  L’Europe ? Il est bien sûr question de la condamnation infligée par Bruxelles, qui a demandé le remboursement des 440 millions d’euros d’aides publiques perçues par la compagnie.

SNCM : plan de redressement ; « ça c’était avant » les élections municipales

SNCM : plan de redressement ; « ça c’était avant »   les élections municipales

Exit le redressement promis par le gouvernement avant les municipales.  Transdev a repris mercredi le contrôle de la gouvernance de la SNCM, provoquant la colère des syndicats qui dénoncent l’attitude de l’Etat actionnaire et craignent pour l’avenir de la compagnie maritime en grande difficulté. Une centaine de salariés de la Société nationale Corse-Méditerranée ont bruyamment accueilli à leur arrivée à la réunion les membres du conseil de surveillance, dont la sortie a dû être protégée par un important contingent de CRS. Le conseil a officialisé la nomination d’Olivier Diehl à la succession de Marc Dufour, les trois représentants de l’Etat, qui détient 25% de la SNCM, joignant leurs voix à celles des représentants de Transdev, co-entreprise entre la Caisse des dépôts et Veolia, actionnaire à 66%. « Nous lui avons confié la mission de rencontrer l’ensemble des partenaires pour assurer une saison d’été qui est primordiale pour la SNCM et de trouver les voies pour assurer l’avenir de l’entreprise et de ses activités », a déclaré le président de Transdev, Jean-Marc Janaillac. Outre le choix d’Olivier Diehl pour succéder à Marc Dufour, le conseil de surveillance a aussi renouvelé le mandat de membre du directoire de Marc François, l’actuel directeur financier. Les syndicats avaient annoncé qu’ils seraient particulièrement vigilants sur l’attitude des représentants de l’Etat dont l’abstention, le 12 mai, avait provoqué le départ de l’ancienne direction et, par ricochet, fait peser une grande menace sur le plan de restructuration dont elle était porteuse.  A l’arrivée, leur déception est grande et ils estiment que l’avenir de la compagnie, qui doit rembourser 440 millions d’euros d’aides d’Etat jugées illégales par l’Union européenne, est désormais gravement compromis.   »L’Etat confirme l’abandon du plan industriel et donne totalement la main à Transdev », a dit Pierre Maupoint de Vandeul, délégué CFE-CGC des officiers, qui estime que « François Hollande va devoir assumer l’incompétence notoire de ses deux gouvernements ». Transdev et Veolia, qui souhaite se désengager, ont dit ne pas vouloir mettre en œuvre ce plan signé en 2013, qui prévoit l’achat de quatre nouveaux navires et la suppression de 500 emplois sur 2.600, après l’avoir pourtant approuvé.

 

Bruxelles veut couler définitivement la SNCM

Bruxelles veut couler définitivement la SNCM

 

Il est clair que la SNCM, victimessurtout du corporatisme et du « particularisme » local  n’a jamais été un modèle de gestion, loin s’en faut mais de là à vouloir lui faire rembourser des aides publiques il y a un pas qui conduit tout droit à la faillite. Encore une fois la SNCM n’est pas sans reproche et depuis longtemps. Avant les élections le gouvernement avait même promis une nouvelle aide financière. Passées les élections, l’Etat semble oublier ses promesses. Adieu donc le plan de redressement. La Commission européenne a rappelé, ce mercredi 14 mai, que la France avait l’obligation de recouvrer quelque 440 millions d’euros d’aides publiques illégales reçues par la SNCM. La compagnie maritime, en graves difficultés financières, « a reçu des aides illégales et incompatibles avec les règles européennes » en matière de concurrence, a rappelé au cours d’un point de presse Antoine Colombani, porte-parole du commissaire européen chargé de la Concurrence, Joaquin Almunia. Il s’agit d’une part de sommes « indûment perçues dans le cadre de la délégation de services public 2007-2013″, qui étaient en réalité des subventions, et d’autre part « des aides reçues dans le cadre de la privatisation et de la restructuration de la SNCM », a rappelé Antoine Colombani. Par ailleurs, le norvégien Siem annonce renoncer à une reprise de la SNCM. « Nous nous sommes retirés et nous avons fait passer le message. C’est fini », a déclaré à l’AFP le directeur adjoint du conglomérat norvégien, Eystein Eriksrud. Mardi, Frédéric Cuvillier avait qualifié de « grave » la situation de la SNCM, dont le conseil de surveillance n’a pas reconduit le directoire présidé par Marc Dufour. Le plan de redressement était rejeté par le principal actionnaire, Transdev, et les syndicats ont crié à la trahison de l’Etat dont les trois représentants se sont abstenus. Frédéric Cuvillier avait alors expliqué que ce n’était pas la question des investissements ni du renouvellement des bateaux qui posait problème, mais la condamnation par Bruxelles à rembourser les 440 millions d’euros d’aides d’Etat. En novembre dernier, il avait affirmé que l’Etat ne demanderait pas le remboursement de ces aides, estimant que cela s’apparentait à « une condamnation à mort » pour la compagnie.

La SNCM sauvée… jusqu’aux élections

La SNCM sauvée… jusqu’aux élections

 

En apparence la SNCM est sauvée, jusqu’à quand ? Jusqu’aux élections municipales et européennes, En effet ce n’est pas une avance de trésorerie de 30 million de la part de l’Etat qui va sauver une entreprise qui perd 20 à 30 millions par an et surtout qui doit rembourser 440 millions d’aides (illicites d’après Bruxelles). En outre si le principe de l’investissement dans 4 nouveaux navire a été retenu, on ne sait toujours pas commente les financer. On va étudier l’affaire a déclaré le gouvernement ! Les salariés de la SNCM ont donc voté jeudi la fin de la grève à la compagnie maritime après avoir obtenu de l’Etat des garanties sur la lutte contre la concurrence déloyale et l’achat de nouveaux navires, mais l’horizon n’est pas encore dégagé. La Société nationale Corse Méditerranée (SNCM), en grève depuis le 1er janvier, connaît de grandes difficultés. La Commission européenne réclame le remboursement de 440 millions d’euros d’aides d’Etat reçues par la compagnie, ce qui provoquerait sa faillite et la mise à pied de ses 2.600 salariés. L’Etat lui a accordé fin décembre une avance de trésorerie de 30 millions d’euros. La compagnie, qui assure notamment la liaison entre la Corse et le continent, est détenue à 66% par Transdev, coentreprise de Veolia Environnement et de la Caisse des dépôts, à 25% par l’Etat et à 9% par ses salariés. Les syndicats réclamaient un engagement du gouvernement à appliquer le projet industriel signé avec la direction et les actionnaires, qui ont notamment validé la commande de quatre navires et la suppression de 500 postes sans licenciements secs. Ils ont voté la fin d’une grève de huit jours, au grand soulagement de la direction. « La reprise de notre activité est une très bonne nouvelle pour toute l’entreprise », peut-on lire dans un communiqué. « Nous sommes très satisfaits que l’Etat confirme (…) son soutien au plan de vie et de relance industriel de notre Compagnie, bâti par le management, partagé par l’ensemble de l’Entreprise et voté par les actionnaires. » Dans une lettre adressée mercredi aux salariés à l’issue d’une table ronde, l’Etat annonce qu’il proposera sous deux mois, avec l’aide de la CDC et de la Banque publique d’investissement (Bpifrance), une solution de financement pour le renouvellement de la flotte de la SNCM. « Ce montage financier devra être présenté au conseil de surveillance de la SNCM au plus tard le 15 avril, de sorte que la commande des deux premiers navires de type ‘ROPAX’ puisse intervenir au plus tard le 30 juin 2014″, peut-on y lire. La CGT Marins a déjà fait part de son souhait de voir ces navires commandés auprès des chantiers navals de Saint-Nazaire, pour favoriser l’emploi local. Le plan social et le plan de départs volontaires seront mis en oeuvre dans les 15 jours, ajoute le texte rédigé par le ministère et avalisé par les syndicats à l’issue de la réunion. Les collectivités publiques désireuses d’apporter « une contribution » à l’avenir de l’entreprise seront reçues au ministère, qui conviera ensuite l’ensemble des acteurs autour d’une nouvelle table ronde. Parallèlement, un décret, qui vise à lutter contre la concurrence déloyale entre les entreprises maritimes, est en cours de rédaction au ministère des Transports, où une réunion technique est prévue jeudi à ce sujet. Les syndicalistes de la SNCM accusent leur concurrent Corsica Ferries de procéder à un « dumping social », en employant des travailleurs sous contrat étranger.Ce décret visera à imposer les règles de droit social français dans les entreprises maritimes opérant sur les mêmes lignes ou secteurs d’activité dans les eaux territoriales françaises, dit le texte, sans préciser le calendrier de son entrée en application. « Le ministre portera avec constance et détermination sur le plan européen (…) les avancées nécessaires pour tendre vers un modèle aux antipodes de la concurrence exacerbée des pavillons et des travailleurs maritimes », ajoute le texte. La France est en conflit avec Bruxelles sur le remboursement des 440 millions d’euros, contre lequel elle a introduit des recours. Selon des sources proches du dossier, le dépôt de bilan est envisagé par les actionnaires privés afin de favoriser une reprise par un investisseur.

 

SNCM : 30 millions pour tenir jusqu’aux municipales ?

SNCM : 30 millions pour tenir jusqu’aux municipales ?

. Jean-Marc Ayrault a indiqué,  mardi 31 décembre, que l’Etat allait faire un geste de 30 millions d’euros en faveur de la SNCM, en grandes difficultés financières. Le tout via un courrier adressé au député PS Patrick Mennucci, candidat à la mairie de Marseille. Pour les actionnaires principaux (Véolia et caisse de dépots), le dépôt de bilan ne fait pas de doute. Il est impossible de sortir la SNCM  du bourbier financier. Surtout depuis que Bruxelles exige que la compagnie rembourse 440 millions d’euros. 220 millions d’euros au titre d’une recapitalisation contestée et 220 autres millions pour non-conformité de la délégation de service public. Et comme par ailleurs la SNCM perd 15 à20 millions pan, on voit mal comment éviter ce dépôt de bilan qui permettrait de faire repartir une compagnie en s’affranchissant de ces remboursements ; Enfin la SNCM  doit investir pour mieux rentabiliser son activité : environ 600 millions mais à ce jour on ne sait pas comment les financer. L’Etat (25%) et les actionnaires principaux   (66%) semblent d’accord sur ce dépôt de bilan mais reste la question politique et notamment la proximité des municipales. une telle opération avant les municipales pourrait avoir des impacts tant à Marseille qu’en Corse. Dès lors il est vraisemblable qu’on va attendre d’avoir passé cette échéance électorale pour donner une suite à l’actuelle SNCM qui, par ailleurs, ne détient plus que de l’ordre de 30% de parts de marché. . L’occasion aussi de revoir les conditions de sa gouvernance.  Soulignant que « certains annonçaient la mise en liquidation de la SNCM avant la fin de l’année », le chef du gouvernement se félicite que les efforts du gouvernement aient « payé ». « Nous avons pu éviter le pire », écrit-il, en insistant sur « l’engagement indéniable et effectif » de l’Etat, actionnaire de la compagnie. Il assure que le gouvernement « est déterminé à mettre en oeuvre une solution de continuité de l’entreprise, crédible et pragmatique, et à lui donner les chances de se redresser dans les mois qui viennent et de faire face aux contentieux communautaires ».

SNCM: dépôt de bilan reporté après les municipales ?

SNCM ; dépôt de bilan reporté après les municipales ?

 

Pour les actionnaires principaux (Véolia et caisse de dépots), le dépôt de bilan ne fait pas de doute. Il est impossible de sortir la SNCF du bourbier financier. Surtout depuis que Bruxelles exige que la compagnie rembourse 440 millions d’euros. 220 millions d’euros au titre d’une recapitalisation contestée et 220 autres millions pour non-conformité de la délégation de service public. Et comme par ailleurs la SNCM perd 15 à20 millions pan, on voit mal comment éviter ce dépôt de bilan qui permettrait de faire repartir une compagnie en s’affranchissant de ces remboursements ; Enfin la SNCM  doit investir pour mieux rentabiliser son activité : environ 600 millions mais à ce jour on ne sait pas comment les financer. L’Etat (25%) et les actionnaires principaux   (66%) semblent d’accord sur ce dépôt de bilan mais reste la question politique et notamment la proximité des municipales. une telle opération avant les municipales pourrait avoir des impacts tant à Marseille qu’en Corse. Dès lors il est vraisemblable qu’on va attendre d’avoir passé cette échéance électorale pour donner une suite à l’actuelle SNCM qui, par ailleurs, ne détient plus que de l’ordre de 30% de parts de marché. . L’occasion aussi de revoir les conditions de sa gouvernance.

SNCM : la fin ?

SNCM : la fin ?

Le sort de la SNCM, de ses 2.500 salariés et d’une activité qui alimente les bassins est de Marseille, soit la quasi-totalité de l’activité portuaire de la ville, est toujours en suspens. Vendredi soir, le conseil d’administration de Transdev, filiale de Veolia et actionnaire majoritaire de la SNCM, s’est réuni une nouvelle fois en urgence. À l’ordre du jour, les 13 millions d’euros que le groupe s’est engagé à verser à la compagnie pour lui permettre de « tenir » jusqu’en 2014. Un nouveau rendez-vous a été fixé à mercredi avec le patron de la SNCM, Marc Dufour. Les actionnaires attendent de lui un état précis de la trésorerie de l’entreprise. « Nous ne savons pas si la société peut être viable ou si la situation est irrémédiablement perdue », explique-t-on du côté de Veolia pour justifier ce délai supplémentaire. Les comptes de la compagnie sont dans le rouge depuis mars et sous la surveillance du tribunal de commerce de Marseille. Son activité est en baisse, et elle a perdu plus de la moitié des subventions qu’elle recevait de la part de la collectivité territoriale corse pour délégation de service public. « En 2006, la société n’avait aucune dette. Son fonds de commerce était sain. Regardez où elle en est aujourd’hui alors que son ancienne filiale, la Méridionale, elle, fait des bénéfices », interpelle Paul Giacobbi, député et président de l’exécutif corse. Le plan de réduction des coûts mis en place tarde aussi à payer. Pour Marc Dufour, aux commandes depuis trois ans, la SNCM a encore besoin de temps. Il s’est engagé dans de longues négociations sociales avec les puissants syndicats du groupe et a obtenu une baisse de 25% de la masse salariale, soit le départ de près de 700 salariés. Son plan de développement prévoit aussi de multiplier les fréquences pour augmenter le chiffre d’affaires, en assurant des liaisons de jour et non plus seulement de nuit. Il souhaite pour cela un renouvellement de la flotte et l’ouverture de plus de liaisons sur le Maghreb. « Tout cela avait été validé fin septembre quand je l’avais présenté à mes actionnaires », regrette aujourd’hui Marc Dufour. Surtout, la SNCM a été rattrapée ces derniers mois par deux anciennes procédures lancées par son concurrent Corsica Ferries auprès des instances européennes. Une première, puis une deuxième condamnation exigent le remboursement à l’État de 440 millions d’euros d’aides jugées illégales. Une dette, si elle est acquittée, qui condamne sans appel la société. Mais qui a aussi révélé plusieurs zones d’ombres qui jalonnent l’histoire de la compagnie dont les conditions de sa privatisation en 2006 à l’origine de l’une des lourdes condamnations. À cette époque, le choix par l’État d’un fonds d’investissement comme repreneur, puis deux ans plus tard de Veolia comme actionnaire majoritaire, avait semé le trouble. « L’échec retentissant de ces opérations » et « l’énorme gâchis sur lequel elles ont débouché » ont été retracés longuement mercredi par une commission parlementaire. Un nouveau pavé dans la mare dont les remous tombent mal à propos. « Tout doit pourtant être tenté », insiste Jean-Claude Gaudin, depuis la mairie de Marseille, où étaient reçus vendredi encore des sous-traitants inquiets de la disparition de leur premier donneur d’ordre. À Paris, cinq ministères surveillent ce dossier brûlant. L’État détient toujours 25% de la SNCM aux côtés de Veolia. Pour Marc Dufour, il pourrait donc effacer la dette réclamée par Bruxelles. Ou tout au moins en faire son affaire. Reste à connaître la position définitive de Veolia sur le dossier. « Veolia ne fait pas assez d’efforts, tranche Jean-Claude Gaudin, et ce ne sont pourtant pas les marchés qui lui manquent sur notre agglomération. » Depuis des mois, le géant de l’environnement planifie son désengagement de toutes ses activités dans le transport. Apurée de ses dettes, la SNCM pourrait intéresser des repreneurs. Aucun ne s’est officiellement manifesté mais le nom du groupe STEF-TFE revient avec insistance. Propriétaire de la Méridionale, il exploite trois bateaux sur des lignes concurrentes de la SNCM. Et pourrait reprendre quatre navires, 700 salariés et les subventions de délégation de service public versées par la collectivité corse, qui demanderait en échange à entrer au capital. Ce scénario a quelques attraits pour les élus de l’île de Beauté, il laisserait juste à quai près de 2.000 salariés.

 

SNCM: vers le dépôt de bilan ?

SNCM: vers le dépôt de bilan ?

 

La SNCM qui n’en finit pas d’agoniser pourrait bien être contrainte de déposer le bilan. L’an dernier, la perte de la compagnie maritime Corse-Continent était d’environ 13 millions d’euros, mais avait été allégée d’une trentaine de 30 millions d’euros par la vente du siège marseillais de l’entreprise, selon cette source.  Le président de la SNCM Marc Dufour a affirmé vendredi dans un entretien à La Provence avoir « refusé » une demande de son actionnaire principal Transdev (détenu à 50-50 par Veolia et la Caisse des Dépôts) de déposer le bilan.   »J’ai refusé. Cette solution du dépôt arrangerait tout le monde car il n’y aurait plus rien à payer », a déclaré M. Dufour au quotidien.  Le patron de la SNCM juge « injustifié » un dépôt de bilan. Mais cette solution d’une procédure de sauvegarde protègerait notamment la SNCM d’avoir à rembourser à l’Etat et à la Corse 440 millions d’euros, comme la justice européenne vient de le décider.   »La SNCM n’a pas de dette et ses actifs se montent à 280 millions d’euros. Notre problème est la trésorerie. Nous sommes en fin de saison, il y a une tension », a fait valoir M. Dufour.  Selon une source proche du dossier interrogée par l’AFP vendredi, Transdev, Veolia et la CDC poussent tous pour un dépôt de bilan, une piste qui aurait également le soutien de l’Etat (actionnaire à 25% de la compagnie).   »C’est la seule procédure qui met la SNCM à l’abri des créances, 440 millions d’euros compris », a souligné cette personne au fait du dossier, sous couvert de l’anonymat.   »Mais il n’y a pas eu de demande formelle en ce sens de l’actionnaire », a précisé cette source.  Cette demande formelle passerait nécessairement par le conseil d’administration de la SNCM, a indiqué une autre source.  Pour assurer la trésorerie de la compagnie, M. Dufour indique vendredi « que la Corse nous doit 60 millions puisqu’elle ne nous paie plus depuis juillet » pour un service complémentaire de liaisons saisonnières qui a été condamné par Bruxelles.   »Et puis il y a les actionnaires. J’ai besoin de 13 millions d’euros. pour faire le relais avec la saison prochaine. Je ne suis pas inquiet », déclare M. Dufour.

 

SNCM: 600 postes supprimés

SNCM: 600 postes supprimés

L’Etat et Veolia, les deux actionnaires principaux de la SNCM, se sont entendus sur un plan de sauvetage de la société qui prévoit la suppression de 600 postes et des investissements dans la flotte de la compagnie maritime, a-t-on appris jeudi auprès du ministère des Transports. Ce plan, présenté ce jeudi au conseil de surveillance de la SNCM, ne prévoit « pas de licenciements secs », mais des départs anticipés, des non-renouvellements de CDD et des départs volontaires, précise-t-on de même source, confirmant une information du quotidien Le Monde.  Une autre source proche du dossier a confirmé à l’AFP ce chiffre de 600 emplois à temps plein mais a précisé qu’en raison des temps partiels, il devrait affecter environ 800 des 2.000 employés de la compagnie de ferries (1.400 postes équivalents temps plein), soit 40% des effectifs.  Le plan prévoit également le renouvellement des ferries de la compagnie, selon le ministère. Deux de ses sept navires doivent être changés à court terme, ainsi que deux autres à moyen terme. Mais Veolia n’a pas l’intention de participer au financement, selon une source proche du dossier.  Cette annonce intervient alors que le conseil de surveillance de la compagnie a lieu jeudi à 14H30. Il réunit les principaux actionnaires de la Société nationale maritime Corse Méditerranée (SNCM), qui traverse une crise sans précédent.  Déficitaire (avec une perte d’exploitation de 14 millions d’euros en 2012), la SNCM est notamment exposée au non-renouvellement de la délégation de service public et à la réduction de 40% de la délégation de service public reliant la Corse au continent. Elle est également sous la menace d’une décision de justice européenne: Bruxelles lui demande de rembourser 200 millions d’euros d’aides publiques de l’Etat.  La compagnie est actuellement majoritairement (à 66%) détenue par Transdev, la coentreprise de transport de la Caisse des dépôts (CDC) et de Veolia Environnement, ainsi que par l’Etat (25%) et le personnel (9%). Mais Veolia doit grimper à 100% du capital dans le cadre d’un accord qui doit être finalisé cet été.

 

Commission d’enquête parlementaire sur la SNCM

Commission d’enquête parlementaire sur la SNCM

 

L’Assemblée nationale a entériné une proposition du groupe des radicaux de gauche de créer une commission d’enquête relative « aux conditions de privatisation de la SNCM ». La commission européenne a ordonné le remboursement à l’Office des transports pour la Corse des 220 millions d’euros d’aides versées à la SNCM en vertu d’une délégation de service public pour 2007-20013 qui ont, selon elle, « procuré un avantage injustifié » à la compagnie. C’est une plainte de la compagnie concurrente de la SNCM, Corsica Ferries, qui a conduit l’exécutif européen à ouvrir une enquête en juin 2012. Le gouvernement français a introduit des recours pour éviter le remboursement de cette somme qui menacerait la survie de la compagnie maritime fragilisée par des pertes d’exploitation récurrentes et qui emploie environ 2.500 salariés. Un recours suspensif permettrait aux autorités françaises et à la SNCM de gagner au moins six mois et un recours sur le fond -à condition que le premier soit gagné- 18 mois. Selon le député radical de gauche Paul Giacobbi, à l’origine de cette demande de création, par ailleurs président du conseil exécutif de l’Assemblée de Corse, la SNCM, qui réalise 300 millions d’euros de chiffre d’affaires, a encore perdu 12 millions d’euros en 2012. La commission d’enquête, qui comprend trente députés, dispose d’un délai de six mois pour présenter son rapport. Elle devrait être mise en place dans les prochains jours.

La SNCM encore en grève !

La SNCM encore en grève !

Deux navires de la SNCM ont pu faire la liaison hier, entre Corse et continent – les deux premiers depuis une semaine. Car depuis une semaine les marins CGT de la SNCM sont en grève… contre leurs concurrents de Corsica Ferries, qu’ils accusent de concurrence déloyale. La CGT réclame l’application, pour ces concurrents, des lois sociales françaises à bord de leurs navires, qui battent pavillon italien et dont les équipages sont multinationaux. Le directeur général de Corsica Ferries, Pierre Mattei, rejette ces accusations, affirmant que « les lois sociales françaises sont appliquées » sur les navires de sa compagnie qui sont, « depuis treize ans, contrôlés par l’administration française ». La direction de la SNCM ne décolère pas non plus. Cette grève, dit-elle, ne concerne que 120 personnes sur plus de 2.000 salariés. Et elle a déjà pénalisé 20.000 passagers, et provoqué des pertes de 2 millions d’euros. Conclusion : la direction « refuse d’être l’otage de cette action suicidaire de la CGT marins ». Selon elle, la grève n’a « comme seul véritable objectif que de créer un bras de fer avec le nouveau président de la République ».   La Collectivité territoriale de Corse, délégataire du service public, reste pour l’instant silencieuse. Pas les chambres de commerce, d’industrie et d’agriculture. Ni les organisations de transporteurs, de l’hôtellerie, des producteurs agricoles. Tous se sont payés une pleine page de publicité dans le quotidien local Corse matin : « Messieurs les marins, le corporatisme, cela ne peut plus durer, cela ne doit plus durer ! »  La colère envers ce « conflit de trop », dont la première victime est encore une fois la fragile économie locale, est partagé par la population de l’île.

 

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