Archive pour le Tag 'SNCF'

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Sondage Conflit SNCF : poursuite en juillet pour 73%

Sondage Conflit SNCF : poursuite en juillet pour 73%

Selon un sondage IFOP, les français sont assez pessimistes sur l’évolution du conflit dont ils pensent qu’il se prolongera en juillet pour 73% des sondés. Cependant ils sont 80% à estimer que le gouvernement ira jusqu’au bout de sa réforme. Une majorité se dégage aussi pour appuyer cette volonté de réforme gouvernementale pour 64% ; Tout parait réuni pour que le conflit s’enlise m^me si la participation diminue de manière sensible.Sur le fond de la mobilisation, les positions de l’opinion semblent s’être cristallisées. 42% des Français disent trouver la contestation des cheminots justifiée, soit autant que la semaine dernière. Atteignant 47% le 11 avril, le soutien à la grève s’était légèrement effrité avant de se stabiliser depuis le début du mois de mai.  Le nombre de Français qui souhaitent que le gouvernement aille au bout de la réforme est également stable par rapport à la semaine dernière à 64%. Un chiffre qui est toutefois nettement plus élevé que fin mars où le soutien à la réforme atteignait à peine la majorité (51%). Enfin, 80% des Français affirment penser que le gouvernement ira au bout du projet de loi. C’est deux points de moins que la semaine dernière.

 

 

Le patron de la SNCF spectateur du conflit

 Le patron de la SNCF spectateur du conflit

 

Pepy tente d’exister dans le conflit en cours mais force est de constater qu’il ne joue qu’un rôle de spectateur. On objectera que les décisions visant l’entreprise nationale concernent la collectivité. Il n’empêche que le patron de la SNCF ne peut se limiter à un rôle de spectateur ou de commentateur. Ce qu’il lui a réussi dans le passé. Grand communiquant, le patron de la SNCF jusque là surtout compté sur cette qualité pour éviter d’engager des réformes trop significatives. En gros, il a avalé toutes les couleuvres du pouvoir considérant que toutes les orientations passées ou présentes allaient dans le bon sens. La dernière mascarade est sans doute celle de la fausse réforme de 2015 qui voulait faire croire qu’on avait séparé les différentes activités de la SNCF alors qu’elles dépendaient toutes du même holding toujours dirigé par…. Pepy. Impuissant face au confit qui se déroule, Pepy, comme madame soleil, fait des pronostics et pense qu’il n’y aura pas de grève durant l’été. On attendrait de lui autre chose, un plan d’entreprise par exemple pour prévoir les efforts de compétitivité, l’amélioration de la qualité et le redressement des comptes. Si la SNCF veut vraiment se reformer, il lui faudra un vrai patron, pas un énarque qui a fait toute sa carrière dans les cabinets. Pour l’instant, il se contente d’être la voix de son maitre du gouvernement :   « Parmi les Français, personne ne supporterait que la grève morde sur les grandes vacances, et je pense que les cheminots eux-mêmes n’ont pas envie de gâcher les vacances des Français », a déclaré Guillaume Pepy« Ça n’est pas imaginable », a même appuyé le patron, qui n’a pourtant pas le pouvoir de mettre un terme ou empêcher le mouvement social des cheminots en réaction à la réforme de la SNCF. En fait, comme souvent Pepy parle pour ne rien dire et surtout ne rien faire.

Grève SNCF : deux semaines importantes (Laurent Berger, CFDT)

Grève SNCF : deux semaines importantes (Laurent Berger, CFDT)

Associée dans la grève SNCF, la CFDT entend cependant se distinguer des syndicats d’extrême gauche. Son objectif est d’aboutir à un compromis qui sauvegarde l’avenir et non la fuite en avant de la radicalité pour la radicalité. Laurent Berger avait déjà prévenu, il fauta avancer sur la dette, le financement des investissements, la non privatisation de la SNCF  et les conditions sociales de ceux qui seront privés du statut. Sur ces 4 points la discussion avance d’autant plus qu’elle est boycottée par Sud et la CGT lors des rencontres au ministère des transports. Pour autant, la CFDT ne veut pas « relâcher la pression » avant la fin du débat parlementaire et juge les deux prochaines semaines « décisives ». « Nous sommes dans les 10 derniers kilomètres » du « marathon » de la réforme de la SNCF, estime son secrétaire général Laurent Berger, « et ce ne sont pas les plus simples à courir ». Dans une interview au JDD, il note les « avancées » dans les discussions avec le gouvernement évoquant notamment la reprise d’une partie de la dette par l’Etat ou « l’incessibilité du capital des trois entités composant la SNCF ». Laurent Berger se dit « très fier du travail accompli par la CFDT cheminots pour porter des amendements permettant d’équilibrer la réforme » même si selon lui « il reste des points à éclaircir ». Il fustige également la participation de la CGT à la manifestation du 26 mai en compagnie notamment de la France insoumise. « Est-ce le rôle d’une organisation syndicale d’aller se perdre dans ces combats-là, au nom d’une soi-disant convergence des luttes qui remet en cause l’indépendance syndicale? » Selon Laurent Berger cette décision « peut engendrer une grosse source de confusion pour le syndicalisme ».

 

SNCF: la reprise de la dette n’affectera pas le déficit public !!! (Lemaire)

 SNCF: la reprise de la dette n’affectera pas le déficit public !!! (Lemaire)

 

On voit mal comment le reprise de la dette SNCF ne pourrait affecter ni l’équilibre du budget, ni l’endettement de la France. De toute manière, sauf impôt nouveau, la France n’a pas les moyens d’amortir cette dette. Elle le sera par l’emprunt qui va générer des frais financiers et donc peser à la fois sur la dette et sur le budget.  La reprise de 35 milliards d’euros de la dette de la SNCF « ne pèsera pas sur le déficit public », a  pourtant déclaré samedi le ministre de l’Economie et des finances Bruno Le Maire, en marge du salon des startups VivaTech à Paris. « Notre évaluation c’est que cette reprise de la dette ne pèsera pas sur le déficit public », a assuré Bruno Le Maire. « Elle aura évidemment un impact sur la dette publique, puisque ça accroit la dette publique française (…) mais elle n’aura pas d’impact sur le déficit », a-t-il souligné.

Le ministre contredit ainsi le rapporteur général du budget Joël Giraud, qui avait estimé vendredi que la reprise de la dette de la SNCF allait provoquer une hausse du déficit par rapport aux prévisions actuelles du gouvernement, et retarderait le retour à l’équilibre des finances publiques prévu jusqu’à maintenant pour 2022. Selon les projections du rapporteur, le déficit public remonterait à 1,9% du PIB en 2020 avec la reprise d’une première tranche de 20 milliards de dette SNCF, au lieu de 0,9% prévu jusqu’à maintenant. Et il serait de 0,1% de PIB en 2022, alors que le gouvernement escomptait jusqu’alors un excédent de 0,3% du PIB à cette échéance.

Bercy avait publié après la déclaration de M. Giraud un communiqué courroucé, indiquant qu’il « n’est pas possible de se prononcer sur l’impact sur la trajectoire des finances publiques » de cette reprise de dette. L’impact dépendra du traitement comptable de l’opération par l’Insee, « qui a engagé des discussions avec Eurostat sur ce sujet et devrait se prononcer avant la fin de l’année », avait indiqué le ministère de l’Economie et des finances. Bruno Le Maire a admis samedi que la reprise de la dette de la SNCF « accroit la nécessité de réduire cette dette progressivement et donc de réduire la dépense publique ».

Le Premier ministre Édouard Philippe a confirmé vendredi que l’État allait reprendre 35 milliards d’euros de dette de la SNCF, tout en promettant de ne pas créer d’impôt pour compenser cette charge.

SNCF: grève sans doute jusqu’à fin juin

SNCF: grève sans doute jusqu’à fin juin

 

  • Il est clair  que l’annonce d’une prise en charge par l’Etat de 35 milliards sur 57 de dettes constitue uen avancée importante. Une avancée cependant appréciée de façon différente par les syndicats d’extrême gauche et les syndicats réformistes. En attendant, il semble que la grève devrait se poursuivre jusqu’à fin, fin du débat parlementaire. Reste encore à négocier le financement des investissements, le maintien des petites lignes, les conditions sociales après la suppression du statut aussi les conditions ouverture à la concurrence. Pour la dette,  l’opération de délestage se fera en deux temps, à raison de 25 milliards d’euros en 2020 et de 10 milliards d’euros en 2022, a précisé Edouard Philippe. “Cette reprise constitue un engagement sans précédent de la Nation et donc du contribuable en faveur de la SNCF”, a-t-il dit à la presse. Ces 35 milliards d’euros, qui représentent environ 1,5% du PIB de la France, viendront s’ajouter à la dette de l’Etat et ne seront pas financés par un “impôt SNCF”, a-t-il promis. Autrement dit, cette nouvelle charge risque d’avoir en 2020 et 2022 un impact sur la trajectoire des comptes publics telle que présentée dans le dernier pacte de stabilité, selon le rapporteur général du Budget à l’Assemblée nationale, Joël Giraud.  Pour se prémunir contre tout nouveau gonflement de la dette, l’exécutif compte introduire dans la réforme une “règle d’or” visant à interdire de nouveaux déséquilibres comptables. Edouard Philippe a en outre annoncé 200 millions d’investissements supplémentaires par an sur le réseau ferroviaire à partir de 2022, pour un total de 3,8 milliards d’euros annuels. La hausse des péages imposés au TGV et au fret sera par ailleurs limitée au niveau de l’inflation. “On a un gouvernement qui semble plus ouvert mais qui a du mal à s’engager”, a jugé le secrétaire général de la CGT cheminots, Laurent Brun, tout en appelant à la poursuite de la grève. La première force syndicale de la SNCF réclame la tenue d’une table ronde tripartite, en présence de responsables patronaux, “pour que le gouvernement fixe ses engagements par écrit vis-à-vis des grévistes”, ce à quoi Edouard Philippe “n’a pas dit non”, selon Laurent Brun. Sud-Rail n’a pas dévié de sa ligne dure consistant à demander une suspension de la réforme et la démission de Guillaume Pepy, président du directoire de la SNCF. Unsa et CFDT maintiennent aussi la pression en attendant le résultat de la commission mixte paritaire (CMP), à la mi-juin, qui doit servir à mettre en commun le texte voté par l’Assemblée nationale et la version révisée par le Sénat. “Notre perception, c’est qu’on sort aujourd’hui de cette réunion avec une vision plus favorable que jamais”, a salué le secrétaire général de l’Unsa ferroviaire, Roger Dillenseger. Pour la CFDT, il y a des “éléments de satisfaction” mais le syndicat réformiste garde “le sentiment qu’il faut peser jusqu’au bout du processus parce que rien n’est jamais acquis”, a déclaré son secrétaire général Laurent Berger. Aux engagements financiers s’ajoutent des infléchissements sur le volet social, en premier lieu sur les conditions dans lesquelles les cheminots pourront être transférés, à partir de 2020, de la SNCF vers la concurrence – un point important pour l’ensemble des syndicats.

Référendum SNCF : 94,97% contre la réforme

Référendum  SNCF : 94,97% contre la réforme

Un résultat attendu  et qui servira surtout à resserrer les rangs au sein des cheminots en grève. La direction estime que ce referendum n’est pas légal. Sans doute mais une consultation pour avis n’a nullement besoin d’une légalité, cela relève de la démocratie ordinaire.  Même si cette consultation avait été organisée dans d’autres conditions, le résultat aurait été très proche. Dernier élément,  si la SNCF conteste l’organisation du référendum, elle peut en organiser un elle-même. Ce qu’elle ne fera pas par peur du résultat. 94,97% des votants se disent contre la réforme, selon les syndicats, cités par l’AFP. La participation à cette consultation interne, lancée le 14 mai, a atteint 61,15%, a-t-il ajouté. Maintenant il faudra attende les orientations du Premier Ministre sur la reprise de la dette (35 sur 47) pour avoir si se dessine une possibilité de sortie de crise. D’autres éléments sont à prendre en compte dans les amendements proposés par le Sénat.  L’un des points les plus sensibles demeure les conditions de transfert des cheminots lorsque, dans le cadre de l’ouverture à la concurrence, la SNCF perd l’exploitation d’une ligne au profit d’un opérateur privéLa Commission a prévu de favoriser le volontariat des salariés transférés à de nouveaux opérateurs, sans pour autant revenir complètement sur « le caractère obligatoire » de ces transferts comme le réclamaient les syndicats. D’ailleurs, la ministre des Transports Elisabeth Borne avait déjà laissé entendre lors de son audition devant la commission mi-mai que le seul volontariat serait impossible à appliquer. « Il y aura nécessairement des transferts obligatoires » pour assurer la continuité du service public, avait-elle averti. De plus, la commission des lois a également permis, « pendant une période déterminée, aux salariés réembauchés au sein du groupe public ferroviaire de bénéficier à nouveau du statut« , d’après le rapporteur du projet de loi Gérard Cornu (LR). Ce n’est ni plus ni moins qu’un droit de retour dans la compagnie nationale. La commission a également réintroduit le dispositif de la proposition de loi sénatoriale, adoptée par la Haute Assemblée le 29 mars, qui prévoit la conclusion par l’État de contrats de service public pour répondre aux besoins d’aménagement du territoire et préserver des dessertes directes sans correspondance. « La responsabilité du maintien des dessertes directes des villes moyennes ne saurait peser sur les seules régions, en l’absence de financements spécifiques. Or rien ne garantit que l’État compte s’engager dans cette voie, alors qu’il vient tout juste de transférer une grande partie des services Intercités aux régions », a déclaré Hervé Maurey, le président du la commission. Citant le gouvernement, ce dernier et Gérard Cornu ont relevé qu’une desserte TGV sur six serait menacée de disparition après la mise en œuvre du dispositif de modulation des péages prévu par le texte.la commission a aussi souhaité transformer Gares et Connexions en filiale de SNCF Réseau tout en assurant son autonomie financière, « afin de garantir le maintien de l’investissement dans la modernisation des gares« . Elle a également sécurisé la mise en œuvre de certaines dérogations à la concurrence en prévoyant un avis conforme de l’Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières (Arafer). Par ailleurs, la commission a adopté un dispositif favorisant la création d’un groupement d’intérêt public visant à coordonner les actions pour renforcer la sécurité du système de transport ferroviaire. Restera aussi à définir les conditions sociales des cheminots n’ayant plus le statut. Bref, l’affaire SNCF est encore loin d’être terminée d’autant qu’elle pas bénéficié d’une préparation très élaborée au départ.

SNCF : la vraie réforme, c’est changer les dirigeants

SNCF : la vraie réforme,  c’est  changer les dirigeants

 

 

 

La  SNCF a certes besoin de réformes car sa gestion n’est pas réellement un modèle d’efficacité. Le problème n’est pas nouveau. Nombre d’éléments de la problématique méritent d’être examinés (dette, financement des investissements, conditions de concurrence, effet aménagement du territoire, organisation et conditions sociales notamment). Pour autant, on néglige sans doute l’élément essentiel à savoir le management. Le problème c’est que la SNCF s’inscrit dans un environnement de plus en plus concurrentiel (surtout de nature intermodale) et qu’elle est dirigée par des fonctionnaires. Plus exactement par des ingénieurs des ponts sortant de l’école sans aucune expérience et de plus en plus maintenant aussi par des énarques. De ce point de vue la SNCF n’a gère gagné au change. La SNCF n’a pratiquement jamais eu de dirigeants à la hauteur des enjeux de l’entreprise. Son conseil administration est un organe d’enregistrement de la direction et rares sont ceux qui osent contester une orientation. L’incurie de ces dirigeants est patente en termes d’efficacité, concernant la gestion économique, financière et commerciale. Certes,  certains parviennent à faire un peu de com. mais c’est un vernis qui cache mal les défaillances de gestion. Une telle entreprise a besoin de vrais patrons, de responsables d’expérience, de gestionnaires pas de fonctionnaires ou assimilés. Les grands corps trustent littéralement tous les postes ; leur inefficacité vient surtout du fait qu’ils entrent très tôt dans l’entreprise et se fondent dans la culture molle ambiante. Les cheminots de base  ont sans doute des responsabilités mais ce ne sont pas eux qui dirigent l’entreprise, loin s’en faut car les innombrables structures de concertation sont surtout de pure forme et traitent souvent des questions très secondaires. Les cheminots appliquent les directives de leur direction (exemple la fuite en avant du financement des TGV principale responsable de la situation financière catastrophique, la réduction de l’entretien du réseau, une politique commerciale en perpétuel changement et contradictoire). L’urgence pour la SNCF c’est de trouver un vrai patron, pas un commis de l’Etat qui ne connait rien à la gestion d’une entreprise bousculée par son environnement concurrentiel. L’urgence c’est que ce patron s’entoure lui-même de dirigeants  ayant une  expérience économique et sociale au profil de gestionnaire. On ne change pas une  entreprise par les textes uniquement, loin s’en faut. L’entreprise en général ne  vaut que par la valeur de ses  dirigeants et leur capacité à mobiliser les ressources humaines  de leur société.

Réforme SNCF : le soutien à la réforme progresse

Réforme  SNCF : le soutien à la réforme progresse

Selon l’étude Ifop que publie le JDD.  58% des sondés considèrent que ce mouvement n’est « pas justifié ». C’est 2% de plus qu’il y a quinze jours. C’est aussi le même niveau qu’au début de la grève. En deux mois, les syndicats ne sont donc pas parvenus à convaincre les Français. Ceux qui considèrent qu’elle n’est « pas du tout justifiée » atteignent même les 31%, un record. L’exécutif, qui misait sur une usure de l’opinion face à la grève, semble donc avoir fait le bon pari stratégique. « Dans d’autres conflits, le ­pourrissement avait mis une pression insupportable sur le ­gouvernement. Mais là, à la différence du mouvement contre le CPE en 2006, l’opinion ­soutient très majoritairement l’exécutif », souligne Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’Ifop. Sans doute aussi la démonstration que la SNCF n’est plus aussi indispensable qu’elle l’était il y a quelques dizaines d’années.

Grève SNCF : la dixième séance

Grève SNCF : la dixième séance

 

Il est clair que d’une certaine façon, on choisit le pourrissement du mouvement en comptant sur l’épuisement des troupes. Cependant si le taux global des grévistes diminue de manière sensible il demeure majoritaire chez les conducteurs. Cette stratégie du pourrissement aura évidemment des conséquences sur le climat social, il fabriquera surtout des mécontents. Pas vraiment une stratégie gagnant-gagnant. Mais cette grève aura des conséquences aussi sur le plan économiques du fait des restrictions mises à la mobilité de personnes mais aussi des biens transportés par rail. De ce point de vue la croissance du second trimestre pourrait être très affectée (par d’autres facteurs aussi) et elle pourrait être aussi décevante que celle du premier trimestre.  Les prévisions sont certes meilleures que lors du dernier épisode de grève, lundi, déclaré “journée sans cheminots” par les syndicats opposés aux projets du gouvernement. Après cette “parenthèse”, les chiffres de vendredi “correspondent plutôt à la tendance à la baisse observée depuis le 3 avril, à la fois au niveau de mobilisation, et à l’amélioration continue du plan de transport et des trafics organisés par la SNCF”, a déclaré à la presse Mathias Vicherat, directeur général adjoint de la compagnie. La mobilisation organisée à l’appel de la CGT, de l’Unsa, de Sud et de la CFDT, court normalement jusqu’au 28 juin.

SNCF: des promesses à la CFDT et à l’UNSA

SNCF: des promesses à la CFDT et à l’UNSA

Elisabeth Borne a rendu publiques des avancées avec la CFDT et l’UNSA ; Sans doute parce que des négociations avancent sur certains sujets aussi parce que comme la CGT et Sud refusent de participer aux réunions, c’est l’occasion accentuer la division entre les organisations. Les avancées concernent les verrous pour empêcher la privatisation, le statut social de la future SNCF ((même régime, représentations syndicales et convention collective à l’échelle du groupe).) et les conditions de transfert de certains cheminots à la concurrence. Reste ensuite aussi à préciser l’importante question de la reprise de la dette par l’Etat. Ces modifications doivent être intégrées sous la forme d’amendements au texte initial de l’exécutif, dont l’examen doit débuter le 29 mai en séance publique au Sénat. Elles portent sur deux volets : l’unité sociale de la future SNCF et les conditions dans lesquelles certains cheminots seront transférés à la concurrence, une fois le marché ouvert, a précisé la ministre lors d’une audition au Sénat. Devant la Commission de l’aménagement du territoire et du développement durable, elle a également confirmé l’inscription de l’incessibilité des titres de la SNCF, comme le réclamait notamment la CFDT. Au passage, elle a adressé un satisfecit à “deux organisations syndicales qui ont accepté de s’inscrire dans une démarche constructive” par opposition à la CGT et SUD, absentes des dernières réunions de négociations. La CFDT a proposé 42 amendements, l’Unsa une trentaine. “Il y a des avancées”, selon Sébastien Mariani, secrétaire général adjoint de la CFDT-cheminots, joint par Reuters. “Des avancées notables”, aux yeux de Florent Monteilhet, de l’Unsa-ferroviaire, deuxième force syndicale de la SNCF. Elisabeth Borne a annoncé entre autres “l’ouverture, pour une période transitoire, d’un droit d’option individuel permettant à un cheminot revenant à la SNCF de choisir soit le nouveau cadre contractuel soit le statut”. Les deux organisations réformistes déplorent cependant que soit maintenue la possibilité d’obliger certains cheminots à passer à la concurrence, alors même qu’elles plaident pour un “droit de refus”. “C’est un point important pour nous”, a dit Sébastien Mariani.

 

Grève SNCF: rebond mais après ?

Grève SNCF: rebond mais après ?

Les grands médias signale le rebond de lundi en matière de mobilisation et reprennent  à leur compte le chiffre du taux de grévistes de 27,58% lundi ;  Un chiffre sur lequel s’appuie la direction. En fait comme depuis le début la grève, la mobilisation  est surtout le fait des roulants et en particulier des conducteurs dont le taux varie de 50 à 75 % d’après les chiffres officiels. En fait un chiffre beaucoup plus élevé en tenant compte des roulants en congé, maladie ou repos. En clair, la grève des roulants est toujours massive.  Selon la direction. Il est particulièrement élevé chez les conducteurs et les contrôleurs. La participation à la grève SNCF a donc rebondi ce lundi avec 27,58% de grévistes au total, selon la direction, contre 14,46% mercredi dernier. Parmi les personnels indispensables à la circulation des trains, la mobilisation grimpe à 74,4% chez les conducteurs, 74,3% chez les contrôleurs et 36,7% chez les aiguilleurs, a précisé la direction dans un communiqué. En même temps,  d’après la direction, on aurait enregistré  un certain nommer de  d’incidents et d’actes de malveillance survenus dans la matinée.   »A chaque fois qu’il y a une exaction, il y a systématiquement un dépôt de plainte », indique la direction SNCF. La question se pose maintenant du niveau futur de la mobilisation et surtout d’une sortie honorable du conflit. Jusqu’alors la direction SNCF et la ministre des transports ont bien été incapables d’apporter signes significatifs  sur les dossiers de la dette, le financement des investissements ou encore la future convention collective se substituant au statut pour les nouveaux embauchés. Ce que réclament les syndicats réformistes.

SNCF: vers la privatisation ?

SNCF: vers la privatisation ?

La SNCF serait privatisable d’après une  info du Parisien qui rend compte   d’une réunion entre des cadres de la SNCF et le cabinet du ministère des transports. En fait la holding disposerait de titres incessibles donc ne pourrait être privatisée mais  pas SNCF réseau (gestion des infras), et SNCF mobilité (qui exploite les lignes). C’est un peu le montage juridique qui existe déjà entre le holding SNCF et SNCF participations (qui groupe les filiales). Un montage qui fonctionne très bien mais en fait les filiales fonctionnent comme des entreprises privées. On voit mal comment cependant on pourrait ouvrir le capital de SNCF réseau complètement plombé par ses 50 milliards de dettes et par l’impossibilité de monter le prix des péages au niveau de leurs couts. Ce serait plus facile pour SNCF mobilité. Ce n’est sans doute pas la voie qui sera retenue. Pour secouer la SNCF, on utilisera des compagnies privées concurrentes moins chère, plus flexibles et surtout centrée sur les axes rentables. Le gouvernement, dément donc en bloc auprès du Parisien: « Il n’y a pas de sujet. C’est une réunion de travail. Notre position n’a pas changé. L’incessibilité des titres de la SNCF concerne aussi bien la holding que SNCF Mobilité et Réseau ».

SNCF : lundi noir

SNCF : lundi noir

 

Lundi noir pour cette 9 ème série de grève La participation devrait être exceptionnelle et proche de celle du premier jour d grève. . Chez les roulants la participation devrait dépasser les 90% ; Très peu de trains vont circuler et certaines lignes seront même fermées. Le mouvement sera très suivi, ce que reconnaît la direction.  “La journée de demain, lundi 14 mai, sera une journée très difficile pour nos clients et les cheminots qui vont travailler. Nous attendons, en effet, un sursaut de mobilisation”, déclare dimanche la direction de la SNCF dans un communiqué. La direction dit avoir “connaissance de menaces d’exactions et blocages de gares. Cela pourrait se traduire par l’occupation de voies, de locaux, de gares.” Théoriquement la direction annonce, un TGV et un Transilien sur trois circuleront. Un TER sur trois sera également en service, ainsi qu’un train Intercités sur cinq. Rien n’est sûr. L’objectif est double d’abord relancer une mobilisation qui tendait à s’essouffler et contrarier les pronostics des grands médias qui titrent régulièrement la fin prochaine de la grève. Aussi il s’agit de préparer le referendum organisé par intersyndicale pour que les cheminots s prononcent pour ou contre la reforme du gouvernement.  Globalement il s’agit d’un épisode qui vise à renforcer le rapport de forces et une opération de com pour démontrer médiatique que le mouvement est encore loin d’être terminé. Ce qui est probable car en l’état des discussions avec la ministre des transports, les perspectives de sortie de crise apparaissent encore particulièrement floues. En cause le fait que la ministre des transports ne détient pas les cartes de la décision détenues par le Premier Ministre et surtout par Macron qui veut faire de la gestion du conflit SNCF un exemple de sa volonté de réforme.

Berger, CFDT, veut rendre non privatisable la SNCF

Berger, CFDT, veut rendre non privatisable la SNCF

 

Laurent Berger, le patron de la CFDT veut interdire la privatisation de la SNCF.   »Je demande à ce que le gouvernement dise très clairement qu’il n’y aura pas de cessibilité de quelque filiale que ce soit à la SNCF », a-t-il déclaré sur Cnews. »Il ne faut pas » de « vente à la découpe à la SNCF », a insisté le dirigeant de la CFDT, réclamant que « l’incessibilité de la SNCF soit inscrite dans le texte de loi ».   A propos de la consultation lancée par les syndicats CGT-cheminots, Unsa-ferroviaire, SUD-rail et CFDT-cheminots auprès des 147.000 cheminots, à partir de ce lundi et jusqu’au 21 mai, M. Berger a rappelé qu’il ne s’agissait pas d’un référendum, mais « une modalité d’action ». Elle vise à « expliquer aux cheminots le contenu de cette réforme et discuter avec eux. Ca alimentera les discussions qu’on aura demain avec le gouvernement ».  Affirmant s’appuyer sur un compte-rendu de réunion, SUD-rail a accusé dimanche le gouvernement et Guillaume Pepy d’ »oeuvrer en coulisse pour privatiser et filialiser » la SNCF.  « Les trois entreprises #SNCF, #SNCF Mobilités et #SNCF Réseau, sont et resteront 100% publiques et incessibles: ce n’est pas seulement une promesse, c’est ce que nous avons inscrit dans la loi votée à l’Assemblée nationale ! Nous le confirmerons lors du débat au Sénat », a répondu dans un tweet la ministre des Transportes, Elisabeth Borne.

SNCF : encore 55% de conducteurs en grève lundi

SNCF : encore 55% de conducteurs en grève lundi

Indiscutablement la participation faiblit globalement, elle a été divisée par deux pour atteindre 15% mais il s’agit d’une moyenne qui n’a pas beaucoup de sens. Traditionnellement les administratifs participent peu, les sédentaire délèguent souvent leur droit de grève aux roulants. Pour preuve, il y aura officiellement encore 55% de grévistes chez les conducteurs soit près de 75% si l’on tient compte de ceux qui sont en repos, en maladie ou en congé.   Le trafic ferroviaire sera donc perturbé dimanche en France, avant un lundi encore “plus dur”, dans le cadre de la neuvième séquence de grève des cheminots qui débute samedi soir, a annoncé le directeur général adjoint du groupe SNCF Mathias Vicherat. Depuis le début du mouvement, le 3 avril, le taux de grévistes est passé de plus de 30% à 15% des salariés, mais il se maintiendra toutefois au dessus des 50% ce week-end parmi les conducteurs (55%). Un Transilien sur deux circulera dimanche, deux TER sur cinq, et un train Intercités sur trois. Pour les TGV, le trafic sera réduit à un train sur deux, tout comme pour les trains internationaux. Vicherat lors d’une conférence de presse, évoque “une journée particulière avec une forme de sursaut de mobilisation pour lundi”.

SNCF: Les syndicats réformistes discutent avec Borne qui n’a pas de pouvoir !

SNCF: Les syndicats réformistes discutent avec Borne qui n’a pas de pouvoir !

 

Il faut reconnaître que les syndicats réformiste ont bien du mérite à vouloir discuter avec Borne, ministre des transports  qui certes écoute mais ne dispose d’aucune marge de manoeuvre pour négocier. La ministre des transports est limitée par son profil uniquement techno, elle ne veut surtout pas commettre d’imprudence qui fâcherait Macron ou le Premier ministre. Du coup, elle est incapable de négocier uen compromis. Le compromis se fera dans le cadre du parlement avec les amendements qu’ont adressé les syndicats réformistes. Pour parler clair, la ministre des transports, comme Pepy, l’actuel président de la SNCF ne sert à rien. Dommage car il y a évidemment des choses à faire avancer notamment comme le demande Laurent Berger de la CFDT à savoir la question de la dette, du financement des investissements et de la future convention collective pour le nouveaux entrants dans le champ ferroviaire. Cela prouve à l’évidence que la reforme a été particulièrement mal préparée par le gouvernement qui en en faisait  d’ailleurs davantage une question idéologique qu’économique ; par exemple ce n’est pas le statut qui pose problème mais la productivité et le management sans parler des orientations contradictoires des différents gouvernements qui enfoncent financièrement l’entreprise. Le TGV bien sûr mais récemment Bruno Lemaire, le ministre des finances,  qui commande 100 rames de TGV à Alstom Siemens (comme cadeau à mettre dans la corbeille de mariage des deux entreprises), sans financement bien entendu !

Les difficultés de la SNCF « ne relèvent pas du statut des cheminots mais de l’État » (François Lenglet)

 Les difficultés de la SNCF « ne relèvent pas du statut des cheminots mais de l’État » (François Lenglet)

Sur BFM, François Lenglet estime que l’exécutif a commis « une erreur » en ciblant le statut des cheminots dans son projet de réforme ferroviaire. 

« Le coût du statut, il est là. Mais il est évident qu’il fallait le conserver pour les personnes qui sont déjà dans l’entreprise car on ne rompt pas un contrat comme celui-là. Mais le statut n’est qu’un des sujets dans une vaste multitude de sujets » concernant la SNCF, a-t-il rappelé.  L’éditorialiste économique a notamment pointé du doigt « l’extraordinaire désordre des investissements en matière ferroviaire ». Selon lui, ces erreurs sont largement imputables à l’État.  « Il n’y a pas si longtemps, pour sauver Alstom, on a commandé des TGV fantômes. Ce qui a eu pour effet de creuser davantage la dette de la SNCF », a-t-il critiqué.  Alors que la huitième séquence de grève des agents de la SNCF contre la réforme ferroviaire s’est achevée mercredi, l’intersyndicale souhaite faire voter les cheminots sur le projet de réforme.   François Lenglet estime qu’il est trop tard pour mettre en oeuvre un tel dispositif. « L’Assemblée nationale a voté pour cette réforme ferroviaire avec une écrasante majorité. On peut le regretter, mais c’est la démocratie », a-t-il déclaré. François Lenglet concède cependant que les cheminots « peuvent maintenant négocier les modalités de cette réforme. »

 

Modernisation de la SNCF : changer Pepy et les dirigeants

  • Modernisation  de la SNCF : changer Pepy et les dirigeants

 

La  SNCF a certes besoin de réforme car sa gestion n’est pas réellement un modèle d’efficacité. Le problème n’est pas nouveau. Nombre d’éléments de la problématique méritent d’être examinés (dette, financement des investissements, conditions de concurrence, effet aménagement du territoire, organisation et conditions sociales notamment). Pour autant, on néglige sans doute l’élément essentiel à savoir le management. Le problème c’est que la SNCF s’inscrit dans un environnement de plus en plus concurrentiel (surtout de nature intermodale) et qu’elle est dirigée par des fonctionnaires. Plus exactement par des ingénieurs des ponts sortant de l’école sans aucune expérience et de plus en plus maintenant aussi par des énarques. De ce point de vue la SNCF n’a gère gagné au change. La SNCF n’a pratiquement jamais eu de dirigeants à la hauteur des enjeux de l’entreprise. Son conseil administration est un organe d’enregistrement de la direction et rares sont ceux qui osent contester une orientation. L’incurie de ces dirigeants est patente en termes d’efficacité, concernant la gestion économique, financière et commerciale. Certes,  certains parviennent à faire un peu de com. mais c’est un vernis qui cache mal les défaillances de gestion. Une telle entreprise a besoin de vrais patrons, de responsables d’expérience, de gestionnaires pas de fonctionnaires ou assimilés. Les grands corps trustent littéralement tous les postes ; leur inefficacité vient surtout du fait qu’ils entrent très tôt dans l’entreprise et se fondent dans la culture molle ambiante. Les cheminots de base  ont sans doute des responsabilités mais ce ne sont pas eux qui dirigent l’entreprise, loin s’en faut car les innombrables structures de concertation sont surtout de pure forme et traitent souvent des questions très secondaires. Les cheminots appliquent les directives de leur direction (exemple la fuite en avant du financement des TGV principale responsable de la situation financière catastrophique, la réduction de l’entretien du réseau, une politique commerciale en perpétuel changement et contradictoire). L’urgence pour la SNCF c’est de trouver un vrai patron, pas un commis de l’Etat qui ne connait rien à la gestion d’une entreprise bousculée par son environnement concurrentiel. L’urgence c’est que ce patron s’entoure lui-même de dirigeants  ayant une  expérience économique et sociale au profil de gestionnaire. On ne change pas une  entreprise par les textes uniquement, loin s’en faut. L’entreprise en général ne  vaut que par la valeur de ses  dirigeants et leur capacité à mobiliser les ressources humaines  de leur société.

 

« Référendum » à la SNCF : pour quoi faire ?

« Référendum »   à la SNCF : pour quoi faire ?

 

Les résultats du référendum organisé par es syndicats ne font pas de doute, il y aura 90% au moins des cheminots contre le projet de modification du gouvernement. Ce référendum ne fera pas partir le patron de la SNCF Pepy dont le mandat n’est pas en question pour l’instant,  pas plus que celui du Premier ministre voire de la ministre des transports pourtant qui ne brille guère dans la gestion du conflit. Il s’agit évidemment d’une opération de com. pour ressouder les troupes en interne qui commencent à se fatiguer de l’absence de perspectives de sortie de crise. Après une première journée à 33,9%, le taux d’agents grévistes a graduellement baissé pour atteindre 17,12% mardi puis passer pour la première fois sous les 15%. Tous les métiers sont concernés par la baisse, y compris les conducteurs (53% contre 63% mardi), les contrôleurs (45,5% contre 58,9%) et les aiguilleurs (20,9% contre 24,5%), en pointe depuis le début de la contestation. Le trafic restait cependant très perturbé avec un train en circulation sur deux mercredi sur les lignes de Transilien, de TGV, de TER et sur les liaisons internationales et un train sur trois pour les Intercités. Pour Macron ce référendum sera encore du pain béni pour montrer que face à une attitude corporatiste, lui, le grand réformateur ne recule pas. De ce point de vue, l’attitude de Macron est aussi radicale que celle des syndicats. On instrumentalise le conflit SNCF pour donner du crédit à la ligne réformatrice du gouvernement. Bref deux attitudes assez irresponsables ; Il serait temps que des syndicats réformistes comme la CFDT sortent le conflit de ce bourbier en persuadant le gouvernement de trouver des solutions à la reprise de la dette, au financement des investissements et aux garanties des futurs embauchés hors statuts. Ce qu’a fait Laurent Berger, patron de la CFDT, qui sent bien que dans cette affaire c’est le syndicalisme mais aussi le gouvernement qui risquent de perdre en crédibilité.

SNCF : 3 pistes pour en sortir

SNCF : 3 pistes pour en sortir

 

Le Premier ministre est contraint par la posture de Macron de jouer l’équilibriste en affirmant d’uen part que le texte ne changera pas mais subtilité sémantique particulièrement floue  « il sera finalisé » ! En fait le Premier ministre doit afficher la ligne dure et il est certain qu’il ne reviendra pas sur le changement juridique de l’entreprise, la concurrence et la suppression du statut pour les nouveaux embauchés. Par contre sur les propositions avancées par Laurent berger secrétaire général de la CFDT des compromis sont possibles. Laurent berger avait avant sa rencontre avec le Premier ministre souhaité évoquer la reprise de la dette, le financement des investissements et la future convention collective devant couvrir tous les travailleurs du rail. Dune certaine manière, Edouard Philippe a ouvert la porte à un compromis sur 3 points même si cette ouverture demeure assez vague en raison sans doute des enjeux mais aussi d’une connaissance très moyenne du dossier.

 

Les 4 propositions d’Edouard Philippe 

  1. La reprise de la dette par l’Etat pourrait être votée par le Parlement.
  2. L’instauration d’une « règle d’or » pour interdire un « endettement excessif de la SNCF ».
  3. L’augmentation de l’investissement dans l’entreprise : « Nous devons sans doute aller plus loin pour financer notamment des travaux de modernisation de la signalisation, qui conditionnent la qualité de service et la régularité des trains » a-t-il ainsi déclaré.
  4. La mise en place d’un plan de « formation et d’adaptation des compétences » pour les cheminots.

Les syndicats reverront le Premier ministre le 24 ou le 25 mai, avant l’examen du projet de loi au Sénat. Avant cela, ils rencontreront à nouveau Elisabeth Borne, la ministre des Transports, le 11 mai. “On sent qu’on rentre dans une deuxième phase où on va pouvoir formuler des propositions”, a salué le secrétaire général du syndicat, Laurent Berger. “Pour résumer ce matin : quelques ouvertures en termes de discussions qui devraient être menées dans le courant du mois de mai d’ici le débat au Sénat mais pas de garanties, en tout cas suffisamment précises”, a déclaré son homologue de l’Unsa, Luc Bérille. “Nous jugerons sur pièce.”  “Il n’est pas question de lever la mobilisation, on continue”, a prévenu pour sa part le secrétaire général de la CFDT-Cheminots, Didier Aubert.

 

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