Archive pour le Tag 'SNCF'

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SNCF et RATP : grève mardi

SNCF et RATP : grève mardi

La CGT a déposé un préavis de grève à la SNCF et à la RATP pour mardi prochain dans le cadre d’une mobilisation nationale pour la défense du service public dans les transports et l’énergie. Le préavis de grève national à la SNCF court du lundi 3 novembre à 19 heures jusqu’au mercredi 5 à 8h00. « Placer le service public et l’intérêt général au cœur de notre projet constitue notre boussole », écrivent les fédérations des transports et de l’énergie dans un communiqué commun.   »Force est de constater que le projet de loi sur la transition énergétique et les décisions prises sont à l’opposé de la réponse aux enjeux posés », ajoutent-elles.  La CGT des transports entend également dénoncer la réforme du rail, votée cet été malgré deux semaines de grève des cheminots, qui « fragilise encore plus l’entreprise nationale SNCF ». La RATP prévoit toutefois un trafic « normal ou quasi normal sur l’ensemble de ses réseaux métro, RER, tramway et bus avec quelques perturbations possibles, très ponctuellement, sur le réseau bus », dit la régie parisienne dans un communiqué.

SNCF-TGV : durcissement de la politique tarifaire , encore une erreur

SNCF-TGV : durcissement de la  politique tarifaire ,  encore une erreur

 

La cour de comptes a fortement critiqué le développement  inconsidéré du TGV compte tenu de certaines rentabilités très insuffisantes (et en dessous de prévisions). Du coup la SNCF envidage de durcir sa politique tarifaire. C’est évidemment une erreur et de la SNCF et de la Cour des comptes. Car si le TGV n’est pas assez fréquenté c’est précisément qu’il set trop cher. Trop cher du fait du manque de compétitivité de l’entreprise, de la structure et du niveau de ses coûts (la masse salariale en particulier a beaucoup augmenté avec une baisse des effectifs !). C’est au contraire en diminuant ses prix que le TGV retrouvera de la croissance. Ce qui imposera auusi de dégraisser le mammouth pour redonner de la compétitivité. Sinon, c’est simple : c’est le car libéralisé par le gouvernement qui emportera la mise.  C’est une information du journal en ligne Economiematin. Pour améliorer sa rentabilité, la SNCF envisage de sérieusement d’augmenter certains tarifs, de durcir les conditions de remboursement et de supprimer certains services.  Il s’agit juste d’un document de travail interne. Mais les pistes évoquées pour améliorer la rentabilité du TGV sont tout de même explosives. Cela commence avec une augmentation des tarifs en première classe. Une hausse conséquente : entre 6 et 12 euros en plus pour un billet sur les lignes les plus fréquentées comme celles entre Paris et Lyon, Marseille ou bien encore Lille. Avec un maigre lot de consolation pour les voyageurs : le plateau repas serait désormais inclus dans ce tarif. Pour la seconde classe, pas de changement tarifaire envisagé mais un durcissement des conditions d’échange des billets. Avec une idée qui pourrait faire l’effet d’une bombe, celle de rendre impossible tout changement de billet de TGV standard une semaine avant le départ et de rendre l’échange payant à partir de J-7. Le prix évoqué : 15 euros. Dernière piste envisagée enfin, la suppression des voitures bars sur les trajets de moins de trois heures, sauf pour la ligne Paris-Lyon.

 

SNCF « dans le vert mais loin de ce qu’il faut pour apurer la dette (40 milliards !).

SNCF « dans le vert mais loin de ce qu’il faut pour  apurer la dette (40 milliards !).

La SNCF dans le vert, c’est bien en tout cas mieux que d’être dans le rouge comme en 2013 ; pour autant c’est bien loin d’être assez pour apurer  la dette du système ferroviaire comme prévu dans la réforme récemment votée. A la décharge (partielle) de la SNCF le cout de l a grève environ 170 millions. La SNCF « sera dans le vert » au premier semestre, a affirmé lundi son président, Guillaume Pepy, à trois jours de la publication des résultats semestriels de l’entreprise. « S’il n’y avait pas eu cette grève d’environ dix jours, on aurait fait notre budget, mais la grève a coûté 170 millions d’euros, cela représente l’équivalent de dix trains tout neufs par exemple pour l’Ile-de-France », a déclaré M. Pepy sur France 2, en référence au conflit du mois dernier autour de la réforme ferroviaire. M. Pepy a néanmoins précisé que la SNCF serait « dans le vert », ajoutant que « la bonne nouvelle aussi, c’est que la SNCF tient sa dette (…) Notre dette est plutôt en décroissance qu’en augmentation ».  Au premier trimestre, la SNCF a réalisé un chiffre d’affaires de 7,9 milliards d’euros, en hausse de 0,8%, porté notamment par la croissance de l’activité de location d’espaces en gare et l’international, et elle tablait sur une année 2014 « toujours sous contrainte ». La SNCF avait plongé dans le rouge en 2013, accusant au terme de l’année une perte nette de 180 millions d’euros, en raison d’une drastique révision en baisse de la valeur comptable de son parc de rames TGV. Le montant de cette dépréciation s’élève à 1,4 milliard d’euros. Le président de la SNCF a par ailleurs réaffirmé, lundi, la volonté de l’entreprise de faire des efforts tarifaires pour les TGV. « On fait des expériences de baisses des prix. Par exemple en Bretagne, on baisse les premiers prix de 15 à 20% pour voir si avec un TGV moins cher il y a plus de passagers. On commence, c’est plutôt encourageant », a-t-il déclaré. « D’ici 2017, d’ici trois quatre ans, il faut qu’il y ait un billet sur trois qui soit un billet à tout petit prix (…) Cette année, il y a un million de billets à petits prix en plus à la SNCF pour le TGV », a ajouté M. Pepy.

 

SNCF Accident de Brétigny : un réseau délabré en cause

SNCF Accident de Brétigny : un réseau délabré en cause

 

Pas vraiment de découverte majeure dans le rapport d’enquête sinon le constat connu depuis des années du manque d’entretien général du réseau. Pendant des dizaines d’années la SNCF a privilégié (avec RFF) la grande vitesse au détriment de l’entretien du réseau classique. D’où d’ailleurs le changement total de stratégie puisqu’il n’y aura plus de nouvelle ligne à grande vitesse dans le schéma des infrastructures. Les moyens étant main tenant entièrement dédiés à la remise en état du réseau actuel.  La SNCF et Réseau de ferré de France ont contesté dimanche tout « délabrement » du réseau ferroviaire à Brétigny-sur-Orge, où s’est produite l’an dernier un grave accident, rejetant ainsi les conclusions d’experts judiciaires publiées dans la presse. Un train Intercités transportant 385 passagers avait déraillé le 12 juillet 2013 à son entrée à vive allure dans cette gare de l’Essonne, en banlieue parisienne. L’accident avait fait sept morts et une trentaine de blessés. Selon Le Figaro, qui a pu consulter les rapports d’expertise ferroviaire et métallurgique commandés par la justice, la cause de l’accident semble bien être un problème d’entretien. Dans un de ces documents, qui doivent être rendus publics lundi, deux ingénieurs experts estiment, sur la base d’examens métallurgiques, qu’il ne s’agit pas d’un acte de malveillance mais d’un processus de désagrégation matérielle qui s’est « étalé sur plusieurs mois ». Les deux experts font état de plus de 200 anomalies, dont la plupart étaient « connues de la SNCF ou de ses agents » sans pour autant qu’il y soit remédié de façon adéquate, rapporte encore le quotidien.  Conclusion : la rupture cause du déraillement est due à des « dommages relevant de la qualité et de la maintenance ».  Dans un communiqué commun, la SNCF et Réseau ferré de France (RFF), l’exploitant des réseaux ferroviaires français, « contestent formellement tout ‘état de délabrement’ du réseau à Brétigny comme ailleurs ». « Les deux rapports remis à la justice, et dont SNCF et RFF ont pris connaissance d’extraits par voie de presse, ne sont pas en leur possession. La plus grande prudence s’impose dans leur interprétation », ajoutent les deux entreprises publiques.  

 

Grève SNCF : la fin

Grève SNCF : la fin

 

Une fin assez pitoyable d’un conflit déjà minoritaire finalement qui ne grandit ni la SNCF encore moins les syndicats. Le mouvement des cheminots, reconduit ce vendredi, décline en effet au fil des reprises du travail votées par les assemblées générales des grévistes hostiles à la réforme ferroviaire que les députés ont amendé lors de l’examen du texte achevé jeudi soir. L’unité des cheminots s’est fissurée jeudi au lendemain des premières modifications apportées par les députés même si la grève a été reconduite pour un dixième jour. Si le mouvement a été reconduit majoritairement, plusieurs assemblées générales l’ont suspendu, notamment à Rennes et Toulouse. Les députés ont terminé jeudi soir l’examen du texte. Il sera soumis à un vote solennel mardi avant d’être discuté au Sénat du 9 au 11 juillet. Sur les thèmes au cœur de la contestation de la CGT Cheminots et de SUD-Rail, les députés ont modifié le projet de loi : ils ont ainsi renforcé l’unité du futur groupe SNCF, voté une « règle d’or » permettant d’alléger la pression de la dette sur le gestionnaire de l’infrastructure, et le principe d’un cadre social commun s’appuyant sur une convention collective. Ils ont aussi conforté le statut des cheminots. Alors que le projet prévoit de regrouper dans une holding publique la SNCF et Réseau ferré de France, les salariés issus de RFF qui « remplissaient les conditions d’embauche au statut lors de leur recrutement » pourront opter pour ce statut. La réforme prévoit une organisation complexe avec trois établissements publics à caractère industriel (Epic), dont l’un nommé SNCF chapeautera deux filiales, « SNCF Mobilités » et « SNCF Réseau ». L’objectif est de stabiliser la dette du secteur ferroviaire (44 milliards d’euros) et de préparer son ouverture totale à la concurrence. Les deux entreprises SNCF et RFF avaient été séparées en 1997.  Si l’Unsa a salué jeudi « des avancées significatives », elles n’ont pas suffi à faire cesser la grève. Même si le numéro un de la CGT Thierry Lepaon estimait que l’action des cheminots a commencé « à payer » et qu’on était « sans doute à un tournant« , le leader de la CGT-Cheminots, Gilbert Garrel qualifiait, lui, les amendements « d’enfumage ». Même amendé le projet est « loin de la revendication des grévistes » de créer « une seule entreprise publique », estime SUD-Rail, qui « appelle à maintenir l’unité syndicale et à poursuivre le mouvement de grève« . La SNCF a annoncé un taux de grévistes jeudi de 10,48%, contre près de 28% le premier jour et promet pour ce vendredi un trafic encore amélioré. Mais le patron de la SNCF Guillaume Pepy a fait ses comptes : selon lui, les neuf jours de grève ont coûté 153 millions. C’est « un tiers de notre résultat de l’année dernière, c’est énorme », a-t-il commenté.  Vendredi, huit trains sur dix en moyenne vont circuler sur les grands axes, selon la SNCF. Quatre-vingts TGV supplémentaires seront mis en circulation ce vendredi pour les départs en week-end. Le service sera normal sur Eurostar et Thalys, et quasi-normal sur l’axe Est, assure le groupe ferroviaire. Huit TGV sur dix en moyenne circuleront sur l’axe Nord, 2 sur 3 sur l’axe Atlantique, 6 sur 10 sur l’axe Sud-Est et 6 sur 10 sur les relations Province-Province. Concernant les intercités, la circulation sera de 6 trains sur 10 en moyenne. Sur les TER, le trafic sera de 7 sur 10 en moyenne. Enfin, en Ile-de-France, deux tiers des trains rouleront: service normal sur le RER A , un train toutes les 7 minutes sur le RER B à Paris-Nord, 2 sur 3 sur les RER C et D, 1 train sur deux sur le RER E.

Grève SNCF : un coût de 3 milliards pour un mouvement pathétique

Grève SNCF : un cout de 3 milliards pour un mouvement pathétique

 

La grève SNCF finira cette semaine faute de combattants et de manière pathétique. La faute évidemment aux syndicats corpos réacs qui ont géré le mouvement comme des irresponsables. En La faute surtout aux gauchistes corpos de sud que la CGT a suivi pour ne pas perdre le contact avec les plus radicaux. Bilan :  sans doute l’un des derieirs mouvements à la SNCF dont limage a été grandement affectée dans l’opinion publique. A prévoir auusi une raclée aux élections professionnelles pour Sud et la CGT. Du coup pour éviter ce type de grève les gouvernements seront de plus en plus incités à donner des coups de canifs dans ce statut de cheminot. Un bilan donc catastrophique au plan économique et social. Un coût de l’ordre de 3 milliards déjà pour l’économie et de 150 millions pour la seule SNCF. Au 9eme jour de grève de certains cheminots, le patron de la SNCF estime le coût du conflit à 153 millions d’euros pour l’entreprise publique. La facture totale atteindrait selon certaines estimations 400 millions par jour pour l’économie française.  Le 16 juin, Guillaume Pepy estimait sur RMC à 80 millions d’euros le coût de la grève pour la SNCF. Ce jeudi 19 juin, dans Le Parisien/Aujourd’hui en France, le patron de l’entreprise publique affirme qu’il est désormais de 153 millions au 9eme jour de conflit. « Cela fait 15 trains franciliens. Soit un tiers de notre résultat de l’année dernière. C’est énorme », constate-t-il. Pour le transport de fret, la moitié des marchandises qui étaient sur les trains sont passées par la route, ajoute-t-il.  « Il y a des risques que des entreprises ne reviennent pas. Il y a une perte de confiance, et ça c’est grave ». « Il y a un risque que cela laisse des traces à cause de ces clivages, des pressions qu’il y a eus entre grévistes et ceux qui travaillent », ajoute le président de la SNCF.  Plus globalement, le conflit entraînerait un coût global de 300 à 400 millions d’euros par jour en conséquences directes et indirectes pour les entreprises comme pour les salariés. C’est ce qu’affirme en tout cas Frédéric Gonand, professeur à Paris-Dauphine dans le Parisien, qui se base sur les conflits précédents dans les transports.  Mais le fait que la grève actuelle intervienne en mai, mois des ponts où les salariés prennnent des RTT en cascade, pourrait réduire le manque à gagner supplémentaire pour les entreprises. A l’inverse, le secteur du tourisme pourrait être davantage impacté que si le conflit se déroulait en hiver. L’Insee ne devrait rendre son verdict qu’au début 2015.

 

SNCF : Valls montre ses muscles !

SNCF : Valls montre ses muscles !

 

Le conflit SNCF est en voie de pourrissement, c’est le moment choisi par Valls pour montrer ses muscles. Le gouvernement ne reculera pas déclare-t-il-En faia l’affaire est cuite pour les grévistes, leur mouvemente n’a pas été compris, avec la confusion du mélange des genres, service public, nationalisation, statut des cheminots. Surtout la CGT et Sud rail ont fait une grave erreur de calendrier : on ne fait pas grève pendant le mondial de foot ! 80% des infos sont consacrées au ballon rond et les nouvelles économique et sociales passent dans la rubrique des faits divers. Une bonne occasion pour Valls de monter sa détermination (alors qu’il va sûrement céder sur les intermittents du spectacle avec des aménagements). Les cheminots ont cependant décidé lundi de reconduire leur mouvement, alors que l’Assemblée nationale examine ce mardi cette réforme ferroviaire que contestent la CGT et SUD-rail et que des milliers de candidats au bac devront encore recourir au système D pour rejoindre leur centre d’examen. Hasard de calendrier, le premier ministre recevait lundi à Matignon les partenaires sociaux en vue de la conférence sociale annuelle, prévue les 7 et 8 juillet. Il souhaite qu’elle débouche sur des «mesures concrètes». «Pas de palabres» mais «un lieu de débat», a-t-il promis. La pression monte. Mais l’exécutif n’a pas l’intention de lâcher face aux cheminots grévistes. Invité lundi matin de France Info, Manuel Valls a affirmé que cette «grève n’est pas utile et pas responsable, surtout un jour de bac». «Il y a nécessité d’une grande réforme, elle est attendue par la SNCF et par les cheminots eux-mêmes et cette réforme maintient évidemment le statut des cheminots», a-t-il argumenté affirmant que «le débat aura lieu» au Parlement. Cette grève, «on n’en voit pas le sens alors que le dialogue est maintenu et que la porte du gouvernement reste ouverte», a-t-il ajouté. À l’Élysée aussi, il est de bon ton d’afficher une grande détermination. «L’exécutif n’a aucunement l’intention de reculer sur le sujet», tranche un conseiller de François Hollande.

Grève SNCF : Sapin compte sur le pourrissement

Grève SNCF : Sapin compte sur le pourrissement

 

Sapin est un vieux routier de la politique, il sait que la grève SNCF est condamnée au pourrissement alors il montre ses muscles en déclarant que la réforme aura bien lieu à temps ; Une manière de montrer que ce gouvernement sait décider. Attitude d’autant plus facile que la réforme du système ferroviaire ne s’attaque pas à la vraie question de l’endettement (45 milliards, une paille !) encore moins à la politique des transports. Le ministre des Finances et des Comptes publics a en effet estimé, ce dimanche 15 juin, que le gouvernement ne devait pas reculer sur la réforme ferroviaire même si des aménagements peuvent être apportés.   »Il n’y a aucune raison de reporter la réforme ferroviaire« , a lancé Michel Sapin, le ministre des Finances et des Comptes publics sur Europe1 ce dimanche 15 juin.  L’ancien ministre du Travail a rappelé que ce texte qui « a été déposé depuis deux mois » « répond aux préoccupations des cheminots et des usagers ». Il a cependant concédé que des amendements au projet pourront être acceptés.  « Nous préparons la Sncf de demain », a-t-il ajouté. « La grève n’a pas de sens alors que la réforme est de bon sens ». Michel Sapin a aussi affirmé que  » ce ne sont pas des débats à l’intérieur d’un syndicat (la CGT ndlr) qui vont faire reculer le gouvernement ».  Michel Sapin est aussi revenu sur les réformes liées au pacte de responsabilité. « Evidemment que nous aurons une majorité » pour voter les deux collectifs, budgétaire et social, a assuré le ministre. Sur les économies budgétaires, il a refusé de confirmer que l’Elysée et Matignon ont retoqué sa demande d’un milliard d’économies à l’Education nationale. Il n’a pas donné davantage de précisions sur les baisses d’impôt pour les classes moyennes annoncées hier par Manuel Valls.

SNCF : le mondial de foot va tuer une grève inutile

SNCF : le mondial de foot va tuer une grève inutile

 

 

Pas de chance pour les grévistes mais le Mondial de foot va tuer la grève. Il suffit de lire les Unes de la presse pour se rendre compte que le conflit SNCF est passé au second rang. Encore une erreur de stratégie de la part de la CGT et de Sud. Le paradoxe dans cette affaire c’est que la réforme envisagée par le gouvernement est assez proche de ce que souhaitait la SNCF (et la CGT elle-même)  puisqu’elle va regrouper RFF et la SNCF. La séparation entre les infras et l’exploitation (voulue par Bruxelles)   sera assez formelle).  La commission européenne, elle, voulait une entité juridique complètement indépendante pour les infrastructures et les sillons. La France a choisi un compromis qui finalement ne satisfait pas grand monde. Une sorte de nouvelle cathédrale administrative où on sépare sans séparer, avec un holding à la tête qui sera en fait dirigé par la SNCF elle-même. Bref quand même une réforme pour rien car le vrai problème c’est la question de la dette qui plombe la compétitivité du fer (environ 45 milliards aujourd’hui et 80 milliards dans 10 ans). Or aucune mesure apurement de cette ancienne dette n’a été prévue si ce n’est des plans d’économies virtuelles de la SNCF et de RFF alors qu’en fait ils sont dans le rouge en 2014 et que le fer perd des parts de marché. En fait c’est une réforme pour rien, une grève pour rien, simplement parce que la problématique de la politique du transport n’est pas posée et que la question de fond de l’avenir du rail n’est pas traité. Il faudrait pour cela  une autre compétence économique tant de la part du gouvernement que de la part des syndicats corpos.

« SNCF : une grève inutile »( Berger ,CFDT)

« SNCF : une grève inutile »( Berger ,CFDT)

Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, dénonce la grève à la SNCF qui dure depuis mardi 10 juin et devrait se poursuivre ce weekend. Invité sur BFMTV ce vendredi 13 juin, il explique la CFDT a, elle, « fait le choix du dialogue social ». « Cette grève ne sert à rien mais elle n’est pas sans conséquence pour les gens subissent », déplore-t-il. Il rappelle que la réforme ferroviaire est utile pour les cheminots et les usagers. Et il ne comprend pas ce mouvement car « la réforme a été discutée, elle va faire l’objet d’un débat au Parlement où des amendements pourront être déposés ».  Par ailleurs, Laurent Berger est revenu sur le pacte de responsabilité. Le Medef, principale organisation patronale, a annoncé ce vendredi 13 juin, que 24 branches professionnelles auront « lancé ou achevé » les discussions avec les organisations syndicales sur le pacte de responsabilité, au moment de la conférence sociale prévue début juillet. Dans un communiqué, l’organisation patronale assure que ces 24 branches représentent « 8 millions de salariés ». Face à cette annonce, le secrétaire général de la CFDT se sent « plus confiant qu’il y a quelques jours ». Mais il attend la suite.

 

SNCF : une réforme pour rien

SNCF : une réforme pour rien

 

Finalement c’est beaucoup de bruits et de perturbations pour pas grand-chose. En effet cette réforme ne s’attaque pas réellement à la question du désendettement du système ferroviaire qui supposerait un mécanisme d’apurement comme l’Allemagne l’a fait en remettant les compteurs à zéro en 1997. En France, la SNCF a longtemps été le groupe public qui avait la maitrise unique et totale du rail. Mais en 1991, la directive européenne 91/440 a obligé l’Etat à séparer, d’un point de vue comptable, la gestion du réseau ferré des services de transport. Après avoir obtenu plusieurs délais, la France, sous Alain Juppé, est contrainte de la mettre en application. Le Premier ministre de Jacques Chirac crée donc Réseau ferré de France (RFF), désendettant en partie une SNCF financièrement au bord du gouffre mais en reportant la plus grosse partie de la dette sur RFF sans prévoir les ressources nécessaires pour son apurement. En février 1997, la réforme entre en application et le rail français est désormais géré par deux sociétés. Problème : la dette de la SNCF s’accroît, tandis que celle de RFF ne se stabilise pas. De plus, des dysfonctionnements sont apparus dans la gestion quotidienne du réseau. Dernier exemple en date : les commandes de TER trop larges, qui imposent de raboter 1.300 quais de gare pour un coût de 50 millions d’euros. Dans ce dossier, RFF et SNCF se renvoient la responsabilité, tandis que les régions refusent de payer. Quinze ans après la réforme du gouvernement Juppé, le 30 octobre 2012, Frédéric Cuvillier, le ministre des Transports de Jean-Marc Ayrault, a annoncé une refonte du système afin de réunir SNCF et RFF en un seul « gestionnaire d’infrastructure ». Le texte, présenté mardi à l’Assemblée nationale après 20 mois d’échanges avec les acteurs du secteur, prévoit une organisation autour d’un seul établissement public à caractère industriel (Epic), nommé SNCF. Il chapeautera d’un côté « SNCF Mobilités », opérateur ferroviaire dont le président sera le même que celui de l’Epic – ce devrait être Guillaume Pepy -, et le gestionnaire d’infrastructure « SNCF Réseau » de l’autre, qui regroupera les agents des actuels RFF et SNCF Infra. Pour le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll, il s’agit de mieux « coordonner les actions et les choix entre celui qui gère les infrastructures et ceux qui font l’exploitation des trains ». Examinée mardi et mercredi en commission du Développement durable à l’Assemblée nationale, la réforme sera discutée en première lecture les 17, 18 et 19 juin prochains. Pour que tous les salariés du secteur, qu’ils réparent les voies, conduisent les trains SNCF ou ceux d’une entreprise privée, soient logés à la même enseigne, un cadre social commun doit voir le jour, avec des règles communes d’organisation et de temps de travail, complétées par une convention collective. Les entreprises privées de fret ferroviaire se sont récemment inquiétées de devoir appliquer le même cadre social que la SNCF, alors que leurs accords actuels ont été signés avec les syndicats. Mais, selon le rapporteur PS de la loi à l’Assemblée Nationale, Gilles Savary, une convention collective peut être conçue avec des conditions différentes pour le fret et les voyageurs. Le projet de loi, auquel 433 amendements ont été déposés, a aussi été élaboré pour tenter de stabiliser la dette du secteur ferroviaire. Le texte ne s’attaque pas directement à la spirale de l’endettement du système, qui s’élève à 44 milliards d’euros et augmente mécaniquement de 1,5 milliard d’euros par an. Mais SNCF et RFF pensent économiser, grâce au rapprochement de leurs structures, 1,5 milliard d’euros par an, notamment par des gains de productivité. On voit mal comment ces économies pourraient être réalisées avec les pertes de marché du rail. D’ailleurs en 2014 la SNCF sera dans le rouge et RFF auusi. Par ailleurs, Gilles Savary a annoncé qu’avec la réforme, SNCF Réseau ne financera plus de nouvelles lignes que s’il est assuré de « récupérer sa mise ». En réalité on décidé de ne plus construire de lignes nouvelles ! Deux des trois principaux syndicats du secteur, CGT et Sud-Rail, ont décidé d’entamer une grève reconductible à partir de mardi soir, 19 heures. « Ce projet de loi n’offre aucune perspective sur le financement de la rénovation et du développement du réseau », estime la CGT-Cheminots. Pire, le projet de loi qui affiche le désendettement de la SNCF comme priorité fait craindre aux syndicats une « réduction massive d’emplois ». Autre sujet de préoccupation : la prochaine ouverture du marché à la concurrence, imposée par l’Union européenne pour 2019 et 2022. Les syndicats souhaitent obtenir des garanties pour protéger les emplois des conséquences de cette concurrence. Or, le sujet n’est même pas mentionné dans le projet de loi débattu à partir de mardi. En conclusion une reforme qui ne change rien sur l’apurement de la dette actuelle et qui n’est pas vraiment non plus une ouverture à la concurrence. Une sorte de compromis type Hollande ! D’autant que rien ne va changer en matière de politique des transports.

SNCF: grève reconduite jeudi

SNCF:  grève reconduite jeudi

 

Grève reconduite jeudi et un numéro vert qui ne donne aucuen information précise. La grève nationale lancée perturbe fortement le trafic des trains ce mercredi, un mouvement reconductible. La SNCF confirme ses prévisions. Un TGV sur deux sur les axes Nord et Est et un sur trois sur les axes Atlantique, Sud-est et province/province. Le trafic est également difficile sur certains axes routiers, avec la mobilisation des taxis. SNCF: la grève serait reconduite jeudi La grève nationale lancée perturbe fortement le trafic des trains ce mercredi, un mouvement reconductible. La SNCF confirme ses prévisions. Un TGV sur deux sur les axes Nord et Est et un sur trois sur les axes Atlantique, Sud-est et province/province. Le trafic est également difficile sur certains axes routiers, avec la mobilisation des taxis.

Grève SNCF : un statut jusqu’à quand ?

Grève SNCF : un statut jusqu’à quand ?

 

La grève comme souvent à la SNCF est très ambigüe, officiellement elle s’oppose à la reforme visant à réorganiser le système ferroviaire notamment avec le rapprochement de SNCF et RFF. C’était pourtant une revendication des syndicats et de la SNCF elle même. Certes on aurait pu revenir à la SNCF de 1937 mais l’époque a changé et il faut autoriser désormais la concurrence pour secouer la vielle maison qui roupille. Du coup il y aura un EPIC central , structure publique pour chapeauter deux autres EPIC ,un SNCF et Un Epic infra. En fait un montage juridique assez tordu pour donner satisfaction à Bruxelles sans mécontenter le lobby SNCF. Bref une orientation type « Hollandaise » mi chèvre mi chou. Bruxelles n’est pas satisfait, les syndicats (certains) non plus. L’enjeu consiste officiellement à redynamiser le rail mais pas forcément la SNCF ; Or c’est toujours la même confusion de ces mouvements sociaux avec l’amalgame entre la défense de la SNCF, du service public et du statut. La vraie question, c’est celle de l’endettement du système ferroviaire (autour de 40 milliards, 80 milliards dans 10 ans sur la tendance actuelle) et sa compétitivité ; Or la réforme de 1997 – séparation infra et exploitation n’a rien réglé- au contraire. On s‘est limité à transférer l’ancienne dette de la SNCF à RFF mais sans mécanisme d’apurement. Contrairement aux allemand qui eux ont faiat une réforme complète. Du coup la compétitivité du rail est plombée d’entrée, s’y ajoutent les lourdeurs commerciales, organisationnelle et sociales. La SNCF perd donc du trafic et des parts de marché. La faute auusi à une politique du transport ultra libérale , anarchique et coûteuse pour la collectivité. Dans les faits on traite séparément à Bruxelles comme à Paris des questions du fer, de la route, de l’aérien et de la voie d’eau. Tout cela aboutissant à une contradiction totale entre la politique des transports et les préoccupations environnementales. Les responsabilités du déclin du fer mettent donc en cause nombreuse responsabilités. On ne peut cependant esquiver la problématique sociale et le statut des cheminots. Un statut qui protège les cheminots mais qui tue l’entreprise. Un statut qui il est vrai n’est pas plus scandaleux que celui des fonctionnaires mais qui l’est tout autant. En fait les avantages du statut réside surtout la question de la retraite ( : les cheminots partent plus tôt : 52 ans pour les roulants, 57 ans pour les sédentaires depuis la reforme de 2010 et surtout la retraite est calculée sur les 6 dernies mois de carrière et non comme dans le privé sur les 25 années de carrière. Un statut que ne pourra perdurer d’autant que vont se côtoyer sur le même réseau des conditions sociales très différentes. Une convention collective tentera d’ailleurs d’harmoniser les situations dans ce domaine. Pour le reste il n’y a rien de scandaleux dans le statut, la gratuité des trains pour le cheminots est peu utilisée, les salaires de base ne sont pas excessifs. Reste quand même la productivité des roulants notoirement insuffisante un routier travaille deux fois plus en gagnant deux fois moins ! Pas étonnant que le fret SNCF s’écroule. En fait cette grève n’est pas la bataille du rail mais la batille du statut, un statut qui un jour ne profitera qu’aux 50 000 cheminots restants et qui disparaîtra quand le pouvoir de nuisance des syndicats corpos ne sera plus suffisant pour faire peur aux gouvernements. Le paradoxe en effet c’est que ce statut couvre de moins en moins de personne avec la réduction d’ effectifs (ils ont été 500 00, ils sont moins de 160 000). Défendre le rail ou le statut, il faut choisir : l’intérêt corpo ou l’intérêt général ; pour l’instant on a choisi la ligne Maginot !

SNCF: grève pourquoi ?

Encore une cathédrale administrative qui suscite le mécontentement. Celui des syndicats mais aussi de Bruxelles pour des raisons inverses. Bruxelles veut une séparation nette entre la gestion des infrastructures (les voies) et l’exploitation (la circulation des tains), les syndicats eux veulent un regroupement de toutes ces activités précédemment assurées par la SNCF (avant la création de RFF°). Le gouvernement a choisi une voie médiane avec un holding qui chapeautera la société d’exploitation et la société de gestion des infras. Bref de quoi mécontenter tout le monde. La vérité c’est que RFF n’a été créé que pour apurer l’endettement de la SNCF mais cet endettement a simplement été transféré à RFF sans aucun mécanisme d’apurement. (Contrairement à l’Allemagne qui a mené sa reforme jusqu’à bout). Ensuite Bruxelles a toujours voulu favoriser la concurrence à l’intérieur du réseau ferroviaire, d’où son exigence d’une séparation des pouvoirs entre ceux qui exploitent les trains et ceux qui affectent et gèrent les infrastructures. Les syndicats de cheminots CGT et SUD-Rail appellent donc à une grève reconductible le 10 juin dans le cadre d’une nouvelle journée d’action contre le projet de réforme ferroviaire qui sera examiné à l’Assemblée nationale à partir du 17 juin prochain. « L’interfédérale CGT et SUD-Rail a  décidé de commencer une grève reconductible le 10 juin à 19h00″, indique-t-elle dans un communiqué publié mardi. Les deux organisations syndicales réclament « le retrait du projet de loi, et la prise en compte de la plate-forme unitaire (CGT, SUD-Rail, UNSA) présentée au gouvernement pour une autre réforme du système ferroviaire. » Ce projet prévoit de regrouper l’exploitant ferroviaire SNCF et le gestionnaire d’infrastructures Réseau ferré de France (RFF) en un établissement public à caractère industriel et commercial. Selon les syndicats, ce projet ne va pas assez loin dans la réunification des deux entreprises, séparées en 1997. Les syndicats de cheminots y voient un dépeçage du système ferroviaire français actuel et reprochent au texte d’anticiper la libéralisation complète du transport de voyageurs prévue pour 2019 par l’Union européenne. Ils déplorent également le fait que la réforme ne règle pas, selon eux, la question de la dette du système ferroviaire qui s’élève à 44 milliards d’euros. François Nogué, DRH du groupe, s’est interrogé mardi soir sur les motivations de certains syndicats qui, avec des mots d’ordre réducteurs et simplistes, appellent à cette grève précipitée ». Il a pointé aussi les différences entre les syndicats. D’un côté la CGT et SUD appellent à une grève  » avant même d’avoir rencontré le ministre » tandis que de l’autre la CFDT et l’Unsa « travaillent aujourd’hui à faire amender la réforme ». La CGT, SUD-Rail et l’Unsa doivent être reçus le 12 juin par le ministre des Transports. L’Unsa a déposé une demande de concertation immédiate, préalable à tout dépôt de préavis de grève, et décidera mercredi s’il appelle également à un arrêt de travail. Pour le moment, il n’y a pas de prévisions de trafic. La SNCF détaillera la circulation des trains mardi soir. Les cheminots doivent se déclarer comme grévistes au minimum 48 heures avant le début du mouvement.

SNCF : « Importantes perturbations » mercredi

SNCF : « Importantes perturbations » mercredi  

L’appel à la grève a été lancé par quatre syndicats de cheminots. Ils protestent contre la réforme ferroviaire. Elle sera examinée par l’Assemblée nationale à partir du 17 juin. Le texte prévoit de réorganiser la SNCF et le Réseau ferré de France (RFF). La SNCF cherche à stabiliser la dette et s’ouvrir totalement à la concurrence. Les syndicats estiment que ce texte ne règle pas le problème de l’endettement et ne va pas assez loin dans la réunification des deux entreprises, scindées depuis 1997. La grève lancée par quatre syndicats de cheminots devrait être très suivie mercredi. La SNCF a annoncé ce lundi que le trafic serait fortement perturbé. Elle prévoit un TGV sur deux ou trois selon les axes. Des difficultés sont également à prévoir en régions avec un TER sur trois.  Un bandeau prévient sur le site de la SNCF : « Le trafic sera très perturbé à partir de 19h mardi et toute la journée de mercredi« . Dans un communiqué, elle indique que seulement un TGV sur deux ou trois circulera selon les axes. Dans le détail, un TGV sur deux roulera sur les axes Est et Nord. En ce qui concerne les axes Atlantiques, Sud-est et province/province, ce sera un sur trois. Le trafic des Thalys sera également impacté avec trois Thalys sur quatre. En revanche, pas de problème du côté des Eurostar. Le trafic sera également perturbé en régions et en Ile-de-France avec un TER sur trois et un Transilien sur trois (un train sur deux pour les lignes N et U). Pas de perturbation sur le RER A, en revanche, pour les RER B et C, comptez un train toutes les 15 minutes en heure de pointe. Un train sur trois sera en circulation sur le RER D. Pour les Intercités comptez trois trains sur 10 en moyenne. Aucun train de nuit ne circulera. 

 

Réforme SNCF : Cuvelier justifie la cathédrale administrative

Réforme SNCF : Cuvelier justifie la cathédrale administrative

 

Dans une intreview au JDD, Cuvelier, le secrétaire d’Etat aux transports’ tente de justifier la réforme SNCF, encore une belle construction administrative avec une société d’exploitation (la SNCF en gros), une société des infrastructures (en gros RFF) et un holding pour coiffer le tout. Pourquoi une réforme auusi tordue, d’abord pour satisfaire Bruxelles qui veut de la concurrence, ensuite pour donner des gages à la SNCF et aux syndicats sur unicité plus ou moins factice du système ferroviaire. On aurait pu faire plus simple mais il fallait choisir ou bien créer une vraie société indépendante pour gérer les infrastructures et les sillons (créneaux horaires) ou bien réunifier tout simplement la totalité des activités au sein de la SNCF. Le plus grave dans cette affaire c’est qu’on ne résout pas la question centrale des 40 milliards de dettes (à la différence de ce qu’ont faiat les allemands). Une dette qu’on va trainer comme un boulet et qui empêche modernisation et investissements. La preuve on ne fera plus de nouveaux TGV et le réseau est en piteux état. – Dix jours pour convaincre. Frédéric Cuvillier, secrétaire d’État chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche, engage la bataille du rail. Face aux cheminots mobilisés dès mardi à l’appel de la CGT et de SUD-Rail, qui réclament une autre réforme et qu’il recevra jeudi. Face aux députés qui discuteront du projet à partir du 17 juin. Une réforme attrape-tout qui réunifie la famille ferroviaire, stabilise le dérapage de la dette portée par SNCF et RFF (Réseau ferré de France), rénove le cadre social et prépare l’ouverture à la concurrence du trafic passagers. Frédéric Cuvillier jure aussi qu’il forme un « bon couple » avec Ségolène Royal, sa ministre de tutelle. La CGT-Cheminots et SUD-Rail feront grève dès le 10 juin pour protester contre votre projet de réforme ferroviaire. Qu’est-ce qui les inquiète? Ils ont une inquiétude sur l’avenir du système. Le projet de réforme est de nature à les rassurer. Il réaffirme la force du service public qui doit rester le pivot des réformes européennes à venir. Notre système sera, en particulier, mieux armé pour faire face à l’ouverture à la concurrence. Les syndicats estiment que la réunification de la SNCF, l’opérateur, et de RFF, le gestionnaire du réseau, contenue dans votre projet ne va pas assez loin. Ils voudraient un seul groupe. Est-ce possible? Nous voulons réunifier la famille ferroviaire. Le régime de séparation imposé au couple SNCF-RFF depuis 1997 a montré ses limites. On lui doit notamment l’incident des TER trop larges pour les quais. Nous irons jusqu’au bout de ce qu’il est possible de faire en termes d’intégration et de compatibilité avec ce qu’exige Bruxelles. L’Etat reprend la main sur le rail et les cheminots ne peuvent pas y être insensibles. Nous allons recréer un groupe autour d’un établissement public chargé d’appliquer la politique ferroviaire. Cet établissement coiffera deux entités, SNCF mobilités, chargée du transport et SNCF réseau, responsable de la gestion des infrastructures. Certains estiment que ce paquet ferroviaire manque d’ambition… Je pense au contraire qu’il est essentiel. Avec lui, la France va peser dans le débat sur l’avenir du rail en Europe. Nous défendons un modèle 100 % public, unifié et euro-compatible. Le calendrier d’ouverture du rail à la concurrence ne doit pas conduire pas à répéter des erreurs commises ailleurs. Je veux éviter qu’on aboutisse à une nationalisation des pertes et une privatisation des profits. Cette réforme n’est-elle pas avant tout taillée pour Guillaume Pepy, l’hyperprésident de la SNCF? La SNCF est très incarnée mais le ministère des Transports l’est aussi. Il ne s’agit pas d’une réforme Pepy. La question n’est pas de savoir qui va gouverner. Il y aura une seule stratégie partagée par chacun des présidents des deux entreprises du nouveau groupe public ferroviaire. Et l’Etat en sera le garant. « »Tous les ans si nous ne faisons rien, nous produisons une facture automatique de 1,5 milliard d’euros. »» Selon vos chiffrages, la réforme n’effacera pas la dette de la SNCF et de RFF qui s’élève déjà à 40 milliards d’euros. Allez-vous vous attaquer au trou du rail? Nous allons d’abord stabiliser les pertes d’exploitation. Tous les ans si nous ne faisons rien, nous produisons une facture automatique de 1,5 milliard d’euros. Et les quatre nouvelles lignes à grande vitesse lancées sous l’ère Sarkozy la porteront à 3 milliards. La réforme va permettre d’endiguer enfin cette dérive. A quelles attentes des usagers répondra-t-elle? Ils veulent des trains qui marchent mieux sur un réseau plus fiable, plus régulier et c’est l’un des objectifs poursuivi. Cela suppose, par exemple, que l’on optimise le trafic sur les grandes lignes nationales en créant de meilleures jonctions entre les TER et les trains d’équilibre du territoire. Et il ne faut pas que le transport coûte plus cher. La politique tarifaire de la SNCF y veillera. Est-ce la fin de la grande vitesse? Elle doit être là où elle est utile et a du sens et cesser de répondre à des enjeux locaux qui ont siphonné les caisses des régions. Il faut un réseau à grande vitesse sur les grands axes européens. Aujourd’hui, notre effort doit porter sur l’entretien et la modernisation du réseau existant et sur un maillage qui facilite l’accès des passagers à la grande vitesse. La hache de guerre entre les régions qui financent les TER et la SNCF va-t-elle être enterrée? Je me suis déjà attelé à la question de leur compétence ferroviaire, notamment sur la transparence des comptes fournis par la SNCF. Jusqu’ici, les régions étaient sur le banc de touche. Nous allons les mettre dans l’établissement de tête du futur groupe public intégré et dans le conseil de SNCF réseau. Les régions sont reconnues, elles ne l’étaient pas, le parlement aussi et l’Etat est présent, il ne l’était plus.

SNCF : grève le 10 juin

SNCF : grève le 10 juin

Encore une cathédrale administrative qui suscite le mécontentement. Celui des syndicats mais auusi de Bruxelles pour des raisons inverses. Bruxelles veut une séparation nette entre la gestion des infrastructures (les voies) et l’exploitation (la circulation des tains), les syndicats eux veulent un regroupement de toutes ces activités précédemment assurées par la SNCF (avant la création de RFF°). Le gouvernement a choisi une voie médiane avec un holding qui chapeautera la société d’exploitation et la société de gestion des infras. Bref de quoi mécontenter tout le monde. La vérité c’est que RFF n’a été créé que pour apurer l’endettement de la SNCF mais cet endettement a simplement été transféré à RFF sans aucun mécanisme d’apurement. (Contrairement à l’Allemagne qui a mené sa reforme jusqu’à bout). Ensuite Bruxelles a toujours voulu favoriser la concurrence à l’intérieur du réseau ferroviaire, d’où son exigence d’une séparation des pouvoirs entre ceux qui exploitent les trains et ceux qui affectent et gèrent les infrastructures. Les syndicats de cheminots CGT et SUD-Rail appellent donc à une grève reconductible le 10 juin dans le cadre d’une nouvelle journée d’action contre le projet de réforme ferroviaire qui sera examiné à l’Assemblée nationale à partir du 17 juin prochain. « L’interfédérale CGT et SUD-Rail a décidé de commencer une grève reconductible le 10 juin à 19h00″, indique-t-elle dans un communiqué publié mardi. Les deux organisations syndicales réclament « le retrait du projet de loi, et la prise en compte de la plate-forme unitaire (CGT, SUD-Rail, UNSA) présentée au gouvernement pour une autre réforme du système ferroviaire. » Ce projet prévoit de regrouper l’exploitant ferroviaire SNCF et le gestionnaire d’infrastructures Réseau ferré de France (RFF) en un établissement public à caractère industriel et commercial. Selon les syndicats, ce projet ne va pas assez loin dans la réunification des deux entreprises, séparées en 1997. Les syndicats de cheminots y voient un dépeçage du système ferroviaire français actuel et reprochent au texte d’anticiper la libéralisation complète du transport de voyageurs prévue pour 2019 par l’Union européenne. Ils déplorent également le fait que la réforme ne règle pas, selon eux, la question de la dette du système ferroviaire qui s’élève à 44 milliards d’euros. François Nogué, DRH du groupe, s’est interrogé mardi soir sur les motivations de certains syndicats qui, avec des mots d’ordre réducteurs et simplistes, appellent à cette grève précipitée ». Il a pointé aussi les différences entre les syndicats. D’un côté la CGT et SUD appellent à une grève  » avant même d’avoir rencontré le ministre » tandis que de l’autre la CFDT et l’Unsa « travaillent aujourd’hui à faire amender la réforme ». La CGT, SUD-Rail et l’Unsa doivent être reçus le 12 juin par le ministre des Transports. L’Unsa a déposé une demande de concertation immédiate, préalable à tout dépôt de préavis de grève, et décidera mercredi s’il appelle également à un arrêt de travail. Pour le moment, il n’y a pas de prévisions de trafic. La SNCF détaillera la circulation des trains mardi soir. Les cheminots doivent se déclarer comme grévistes au minimum 48 heures avant le début du mouvement.

EDF et SNCF : entreprises préférées des cadres

EDF et SNCF : entreprises  préférées des cadres

 

Signe de la crise, les cadres préfèrent les entreprises publiques. Les entreprises publiques ont les faveurs des cadres, pour qui elles demeurent des « valeurs sûres ». EDF reste en 2014, comme en 2013, la société la plus attirante pour eux, selon un baromètre Viavoice pour Le Figaro, France Inter et HEC publié lundi 2 juin. 16% des cadres interrogés déclarent spontanément souhaiter y travailler au cours des années à venir. Juste derrière EDF, détenue à 84% par l’Etat, la SNCF, établissement public, est citée par 10% des sondés. « Le secteur public demeure ainsi une valeur sûre professionnellement, particulièrement en période de perspectives économiques jugées moroses ou incertaines », commentent les auteurs du baromètre. Les deux entreprises devancent des groupes internationaux à fort potentiel, tels que Total (9%), Airbus (7%) ou Google (6%). Le baromètre note également une « amélioration notable » du moral des cadres, notamment avec une baisse des inquiétudes pour l’emploi et leurs finances. Certes, 55% d’entre eux pensent que le chômage augmentera dans les mois à venir, mais le chiffre est en baisse de 10 points en un mois. Néanmoins pour 51% de ces cadres, globalement, le niveau de vie en France « se dégradera » dans l’année à venir.

 

SNCF : les voyageurs contraints de se serrer pour permettre aux trains d’entrer en gare

 

SNCF : les voyageurs contraints de se serrer pour permettre aux trains d’entrer en gare

 

Ce n’est pas un gag mais le résultat des relations entre RFF (qui gère les infras) et le SNCF (qui gère l’exploitation). Les nouveaux TER sont trop larges pour desservir les gares. De la à demander aux voyageurs de se serrer lors des entrées en gare il n’a qu’un pas. Ajoutons auusi à cela que les TER sont financés auusi par l es régions, un troisième partenaire qui ajoute à la confusion des rôles. Au total un beau gâchis administratif et financier. Au fait , la fameuse réforme ferroviaire, c’est pour quand ? Car en attendant la SNCF ne ces de perdre du trafic et les discours écolos sur le sujet sont surréalistes.  Les 341 nouvelles rames des TER sont trop larges pour entrer dans certaines gares, et 1300 quais doivent être rabotés pour leur permettre de passer. Une histoire saugrenue que révèle Le Canard enchaîné dans son édition de mercredi. «La démonstration de ce que le système ferroviaire est rocambolesque, ubuesque», selon le secrétaire d’Etat en charge des transports Frédéric Cuvillier. Alain Rousset, président de l’Association des Régions de France a pour sa part déclaré à l’AFP: «j’espère que les relations SNCF-RFF avec la réforme ferroviaire vont permettre d’homogénéiser les commandes, parce que c’est quand même un peu stupide de commander des trains dont la largeur n’est pas conforme à celle des quais». Réseau Ferré de France (RFF) explique que les conseils régionaux ont commandé de nouvelles rames plus capacitaires donc plus larges à Alstom et Bombardier pour «s’adapter à l’augmentation très importante du trafic des TER». Mais le gestionnaire du réseau ferroviaire réfute toute erreur: «quand nous avons fait les essais avant 2012, nous avons vu qu’il y aurait des travaux à effectuer sur 1300 quais, pour les adapter à l’évolution du matériel roulant». Beaucoup d’entre eux ont été construits à une époque où il n’existait pas de norme, et l’écartement entre deux quais ou entre le quai et la voie n’est pas le même dans les différentes gares de France. Et malgré des délais qui auraient pu permettre de revoir les dimensions de rames dont la livraison est prévue entre 2014 et 2016, cette solution n’a pas été envisagée car «le sens de l’histoire, c’est d’augmenter la capacité, et il est normal que le réseau accompagne l’amélioration technologique du matériel roulant», assure-t-on chez RFF, où l’on concède juste «avoir découvert le problème un peu tardivement». «On fait notre mea culpa» a ajouté un porte-parole du réseau. Selon Le Canard enchaîné, Réseau Ferré de France aurait débloqué 80 millions d’euros d’urgence pour remettre 300 quais aux bonnes dimensions, mais la note pourrait s’avérer beaucoup plus élevée alors qu’il reste un millier d’entre eux à raboter. Nouveau démenti de RFF: «le coût est de 50 millions d’euros, soit un peu plus d’1% de l’investissement annuel programmé de Réseau Ferré de France qui s’élève à 4 milliards d’euros». Une déclaration qui pourrait rassurer Alain Rousset, qui avait déclaré à ce sujet: «nous refusons de verser un seul centime sur cette réparation. On ne va pas, quand même, être à la fois pigeon et financeurs. Les régions ne sont pas des pigeons»

 

SNCF : un plan de départs volontaire

SNCF : un plan de départs volontaire

Conséquence de mauvais résultats financiers mais surtout de la baisse du trafic, la SNCF doit annoncer ce mardi la mise en place d’un plan de départs volontaires, Un plan de départs volontaires devrait  donc être présenté ce mardi 13 mai par la SNCF, pour inciter les salariés nés en 1959, 1960 et 1961 à anticiper leur retraite, révèle Challenges ce lundi 12 mai. Plusieurs milliers de cheminots pourraient quitter l’entreprise par ce biais, selon le journal économique, surtout dans les branches « gares et connections », voyage, activités commerciales et chez les agents d’escale TGV, affirme Challenges.  »Demain (mardi), la SNCF va annoncer les conditions de départs, il restera à déterminer quels postes seront concernés », a-t-on estimé à l’Unsa-Cheminots. Selon le journal, les salariés concernés pourront quitter la SNCF sous conditions avec une prime équivalente à un an de salaire, deux ou trois ans avant la date normale de départ à la retraite. Le Figaro s’est également procuré le document interne faisant référence à ce plan de départs. Son intitulé est clair : « Cessation de fonctions des agents du cadre permanent- départ volontaire ». D’après Le Figaro, le plan devrait se dérouler entre le 1er juin 2014 et le 21 décembre 2016. « C’est bien un plan de départs volontaires qui va être présenté demain au CCE », a-t-on assuré au sein de l’Unsa-Cheminots.  »Les organisations syndicales ont reçu un document détaillant les conditions, qui demeure confidentiel jusqu’au CCE de demain ». Dans un communiqué, la SNCF a démenti « catégoriquement l’existence d’un quelconque plan de départs volontaires ».  »Le CCE du 13 mai examinera entre autres (…) une mise à jour du référentiel RH 0281 qui définit, depuis 1954, les conditions d’indemnisation de tout agent qui choisit volontairement de quitter l’entreprise », a précisé l’entreprise. « C’est exactement le même référentiel qui a été utilisé lors des précédents plans de départs volontaires », a-t-on réagi à l’Unsa-Cheminots. La SNCF a plongé dans le rouge en 2013 et enregistré une perte nette de 180 millions d’euros, en raison d’une révision en baisse drastique de la valeur comptable de son parc de rames TGV, diminuée de 1,4 milliard. Environ 165.000 cheminots travaillent à la SNCF.

 

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