Archive pour le Tag 'SMIC'

Revalorisation des minima de branche inférieurs au Smic ?

Revalorisation des minima de branche inférieurs au Smic ?

 

La ministre du travail a plaidé dimanche pour la revalorisation des minima de branche qui sont inférieures au SMIC. Est notamment visé le secteur de l’hôtellerie et de la restauration.

Porté à bout de bras par l’État durant la crise, le secteur de l’hôtellerie et de la restauration (HCR) doit désormais rendre la pareille. Interrogée sur Radio J, ce dimanche, la ministre du Travail a jugé que ce secteur, confronté à des difficultés de recrutement, devait absolument améliorer l’attractivité de ses métiers, y compris en augmentant ses salaires.

Du fait de la crise sanitaire, bon nombre d’employés ont quitté le secteur (environ 100 000 ce qui est énorme sur un total de l’ordre de 750 000 en 2019).. La ministre a donc demandé vendredi, à l’occasion d’une réunion avec les représentants de la profession, de discuter avec les représentants syndicaux pour «améliorer l’attractivité de ces métiers». Une feuille de route et un calendrier sont attendus «très rapidement [...], très clairement avant la fin de l’année», afin de rendre ces métiers plus attractifs.

«Les minima de branche, dans ce secteur, sont en dessous du smic. En termes d’attractivité du secteur, je pense que c’est un très mauvais signal», a reproché Élisabeth Borne.

Hausse SMIC: 2 %….. ou rien du tout

Hausse SMIC: 2 %….. ou rien du tout

Au 1er octobre, il y aura peut-être une augmentation du SMIC ou rien du tout si l’indice des prix est inférieur à 2 %. Pour une hausse automatique du SMIC, ll faut  que l’indice des prix à la consommation dépasse d’au moins 2 % celui pris en compte lors du dernier établissement du salaire minimum, c’est-à-dire l’indice de novembre 2020 qui a servi lors de la dernière revalorisation annuelle du 1er janvier 2021 .Auquel cas le SMIC horaire brut mensuel augmentera d’autant, soit 31 euros de plus a minima, pour le porter à un peu moins de 1.586 euros bruts (sur la base de 35 heures) . Actuellement le SMIC est de  1231 € nets., Soit une augmentation de l’ordre de 25 € nets). Rien n’est sûr car l’augmentation des prix à la consommation est actuellement de 1,9 % ( mais sur un indice largement obsolète).

Mélenchon pour un SMIC à 1400 € nets

Mélenchon pour un SMIC à 1400 € nets

 

 

Mélenchon promet un SMIC à 1400 € nets (il est actuellement à 1231 €) et  le blocage des prix.

Mélenchon veut instaurer « immédiatement le blocage des prix sur les produits de première nécessité ». Autres mesures urgentes, « augmenter le smic pour le porter à 1 400 euros net mensuels » et « reporter de deux ans le remboursement des prêts garantis par l’État », il  propose aussi la nationalisation de tous les « biens communs, l’air, l’eau, qui appartiendraient alors à tous ».

Le député LFI veut également décréter « une année blanche pour les profits du CAC40 : tout ce qui excède la progression moyenne du CAC40 est réquisitionné », avance-t-il afin de récolter une manne de « plus de 50 milliards d’euros » qui servira à « financer un million d’emplois ».

 

Des solutions qui ressemblent sans doute davantage à des slogans qu’à des mesures économiques cohérentes même si certaines propositions peuvent paraître justes et alléchantes pour certains.

 

SMIC : pas de hausse pour un « groupe d’experts », selon les médias

SMIC : pas de hausse pour un « groupe d’experts », selon les médias

 

D’après les médias, le groupe permanent d’experts constitués à cet effet recommande de ne pas augmenter le SMIC. Normalement ce SMIC devrait automatiquement progresser de près de 1 %. Or ces spécialistes le déconseillent au gouvernement. La question est donc de savoir qui sont ces fameux experts.

Les membres du groupe d’experts ont été nommés par l’arrêté du Premier Ministre du 23 mai 2009. Président : M. Paul CHAMPSAUR, Président de l’Autorité de la statistique publique. Membres : Mme Martine DURAND, Directrice adjointe de l’Emploi, du Travail et des Affaires sociales, OCDE. M. Gilbert CETTE, Directeur des Etudes Microéconomiques et Structurelles, Banque de France, et professeur associé à l’Université de la Méditerranée. M. Francis KRAMARZ, Directeur du Centre de recherche en économie et statistique (CREST), et professeur chargé de cours à l’Ecole Polytechnique. M. Etienne WASMER, Professeur à Science-Po, chercheur associé à l’OFCE et au Crest-

Or comme on le sait le SMIC présente un caractère économique mais aussi social voire politique. Pour l’essentiel ,on ne trouve dans ce groupe que des statisticiens et des économistes. On aurait aimé évidemment la présence de partenaires sociaux voire d’autres représentants de la société. L’augmentation du SMIC évidemment n’est pas neutre économiquement puisque dans nombre de branches une hausse du SMIC vient mécaniquement faire progresser les bas salaires de la grille professionnelle. En outre, il faut évidemment tenir compte de l’environnement économique qui n’est pas pleinement favorable en ce moment pour le rétablissement des comptes des entreprises. Observons quand même que le pouvoir d’achat moyen des salariés aura aussi diminué.

La hausse qui devait intervenir aurait porté sur environ 11 € par mois. Le SMIC pour 35 heures est en effet depuis le 1er janvier 2020 atteint 1185 €. Une dizaine d’euros qui n’étaient quand même pas de nature à bouleverser les équilibres économiques.

Le gouvernement rendra sa décision dans le courant du mois après consultation de la Commission nationale de la négociation collective, de l’emploi et de la formation professionnelle, dans laquelle siègent les organisations d’employeurs et de salariés et qui doit se réunir à la mi-décembre.

SMIC : un pas, mais une fausse augmentation.

SMIC : un pas, mais une fausse augmentation.

 

Il est clair que l’augmentation de 100 € du pouvoir d’achat des smicards constitue un pas mais il ne s’agit pas totalement d’une augmentation du SMIC mais la prime d’activité (qui a remplacé le RSA) est versée par la caisse d’allocations familiales. En gros ce sont les salariés qui vont financer ce pouvoir d’achat des smicards. Parallèlement il n’y a aucune remise en cause de la fiscalité puisque d’une part Macron a répété que la suppression de l’ISF était  maintenue. Une suppression justifiée pour « ceux qui investissent » ! Or strictement aucune garantie n’est prévue pour vérifier que ce cadeau fiscal est effectivement investi. C’est donc un mensonge de Macron. De la même manière, les entreprises qui vont bénéficier d’allégements  notamment par le CICE entre 40 et 45 milliards en 2019 ne sont pas sollicitées. Sur les 100 € promis aux smicards 20 € proviennent de l’augmentation automatique déjà prévue au 1er janvier compte tenu de l’inflation ; par ailleurs  30 euros était également prévus en avril 2019 ; reste donc une annonce qui représente 50 €. Notons évidemment que le montant de cette prime d’activité n’est pas pris en compte pour le calcul de la retraite.

 

 

Élise Fajgeles, députée LaREM de Paris, ignore le montant du SMIC !

Élise Fajgeles, députée LaREM de Paris, ignore le montant du SMIC !

Ce n’est pas la première fois qu’un politique se fait coincer en quelque sorte par une question portant sur la condition matérielle des couches moyennes et populaires. Cette fois il s’agit de la députée lise Fajgeles, suppléante de Griveaux ‘ (l’énarque) qui avoue ne pas connaître le montant du SMIC lors d’un débat sur C news. Un montant qui sert pourtant de repères à nombre de salaires pour environ 30% des actifs. Ce montant tourne autour de 10 € de leur, ce qui donne environ 1500 € bruts mais seulement 1150 € nets. Environ 10 % des salariés français sont au niveau du SMIC. Notons que l’intéressée est avocate et en plus comédienne, sans doute pourquoi elle ’été choisie par Griveaux. C’est tout le drame de la classe politique et particulièrement de ses députés sortis de nulle part  qui sont pour la plupart des carriéristes sans aucune légitimité sociale ou  politique. Certes ils ont été élus dans le cadre de la dynamique Macron mais une chèvre l’aurait été également. Pour preuve à chaque fois que ces députés participent à un  débat public, ils sont ridiculisés faute de connaissances des réalités sociales, économiques et politiques. Pour tout dire certains paraissent tous droits sortis de l’école maternelle !

Augmenter le SMIC (Valérie Pécresse)

Augmenter le SMIC (Valérie Pécresse)

Valarie Pécresse présidente de la région ile de France revient sur la question de augmentation des bas salaires évoque notamment par certains leaders de LR.

« Il n’est pas question d’augmenter le Smic brut ni de dégrader la compétitivité des entreprises, mais de baisser les charges salariales grâce aux réformes. Cela pourrait permettre de porter le Smic net à plus de 1. 200 euros mais aussi d’augmenter tous les autres salaires. Au sein de « Libres ! », on travaille sur les scénarios chiffrés, car la réforme doit précéder la baisse des charges. Nous aborderons le problème du faible écart entre le Smic net et les revenus d’assistance. Pour un père de deux enfants dont l’épouse est au chômage, le RSA est à plus de 1. 000 euros, alors que le Smic net est de 1. 140 euros. Si celui-ci reprend un travail, il doit payer son passe Navigo et perd toute une série d’aides sociales.

Le travail au noir couplé au RSA reste plus intéressant. Pour gagner en pouvoir d’achat, certains plaident pour la défiscalisation des heures supplémentaires. C’était une bonne idée un peu coûteuse pour les finances publiques, mais cela ne répondait pas à toutes les situations. Ainsi les mères seules qui doivent s’occuper de leurs enfants ne veulent pas nécessairement faire des heures supplémentaires. D’où ce travail sur la feuille de paie. Il faut faire les réformes et répercuter la baisse des cotisations salariales. Attention à l’illusion, car si les salariés ont un salaire supérieur, ils auront davantage de reste à charge en matière de maladie, le système actuel mutualisé leur étant finalement plus favorable… » Sur l’assurance maladie, sujet sensible s’il en est, l’idée n’est pas d’augmenter le reste à charge, mais d’éviter le gaspillage. Repousser la retraite à 65 ans et réduire la durée d’indemnisation du chômage c’était des engagements de la présidentielle de 2017. En matière de maladie, il faut lutter contre le gaspillage et ne pas augmenter les déremboursements. J’ai par exemple dans le collimateur les 6 milliards d’euros dépensés en transport sanitaire.

Niveau SMIC : trop haut, trop bas ou manque de productivité ?

Niveau  SMIC : trop haut, trop bas ou manque de productivité ?

 

Le gouvernement a décidé  d’augmenter le SMIC  de 1,24% au 1er janvier 2018”. Soit concrètement un peu plus de 10 € nets pour le salarié. On se souvient que le groupe d’experts en charge d’éclairer le gouvernement sur les augmentations du SMIC avait déconseillé ce réajustement considérant qu’il pouvait affecter la compétitivité. Ces  économistes ont en effet recommandé au gouvernement de s‘abstenir de tout “coup de pouce” au smic le 1er janvier 2018, pour tenir compte des “fragilités” de l’économie française, et de supprimer à l‘avenir toute règle d‘indexation obligatoire. La ministre du Travail Muriel Pénicaud a décrit ce rapport comme “une contribution utile” et souligné que le gouvernement prendrait le temps de la réflexion sur l’évolution du smic, “pierre angulaire de notre modèle social français”. Le ministre de l‘Economie et des Finances Bruno Le Maire a quant à lui exclu l‘hypothèse d‘une désindexation. Le dernier “coup de pouce” au smic remonte au 1er juillet 2012, juste après l‘arrivée de François Hollande à l‘Elysée. Le smic avait alors été revalorisé de 2% dont 0,6% de “coup de pouce”. En fait la question posée est celle de l’influence du SMIC sur la compétitivité. Il faut d’abord distinguer le SMIC brut du SMIC net. Actuellement le SMIC net est de 1139 € et le SMIC brut de 1480 € ;  ce qui représente une charge totale d’au moins 2000 € pour le patron (en fonction des dispositions de branche et d’entreprise). De fait le niveau de coût est forcément important pour la compétitivité. Reste à savoir si c’est le  niveau de coûts qui est en cause ou l’insuffisance de productivité. Un salaire net d’un peu moins de 1200 € ne constitue pas un scandale pour permettre d’atteindre un niveau de vie satisfaisant. C’est même un minimum surtout dans les ménages qui ne comprennent qu’un seul salaire. Ceci étant,  ce salaire rémunère une durée du travail de 35 heures qui, elle, plombe vraiment la compétitivité et qui en outre introduit un changement du rapport à la valeur travail. Ce qui est posé encore bien davantage que le niveau du SMIC,  c’est la quantité et la qualité du travail au regard des standards internationaux. Un problème qui explique en partie la détérioration de notre commerce extérieur qui va encore accuser environ de 50 milliards pour l’année tandis que les Allemands dégageront un excédent de 200 milliards.

 

Tableau de l’évolution du SMIC

Ci-dessous, les 15 dernières variations du SMIC jusqu’à aujourd’hui.

SMIC horaire

SMIC mensuel

1 Janvier 2017

9,76 €

1 480,27 €

1 Janvier 2016

9,67 €

1 466,62 €

1 Janvier 2015

9,61 €

1 457,52 €

1 Janvier 2014

9,53 €

1 445,38 €

1 Janvier 2013

9,43 €

1 430,22 €

1 Juillet 2012

9,40 €

1 425,67 €

1 Janvier 2012

9,22 €

1 398,37 €

1 Décembre 2011

9,19 €

1 393,82 €

1 Janvier 2011

9,00 €

1 365,00 €

1 Janvier 2010

8,86 €

1 343,77 €

1 Juillet 2009

8,82 €

1 337,70 €

1 Juillet 2008

8,71 €

1 321,02 €

1 Mai 2008

8,63 €

1 308,88 €

1 Juillet 2007

8,44 €

1 280,07 €

Source : Insee

 

SMIC : trop haut ou trop bas ?

SMIC : trop haut ou trop bas ?

La question du bon niveau du SMIC fait  depuis longtemps débat en France. Il y a ceux qui considèrent que ce niveau représente une charge insupportable pour les entreprises, inversement ceux qui estiment que le montant du SMIC ne permet pas de satisfaire de façon convenable les dépenses des salariés ;  d’une certaine manière ces deux points de vue ne sont pas totalement contradictoires. En effet pour une entreprise embaucher une personne supplémentaire au SMIC représente une charge de l’ordre de 2000 € une charge qu’il faut évidemment amortir par une rentabilité. Du coup compte tenu des incertitudes de cette rentabilité, on voit se développer les contrats davantage précaires comme le recours à l’intérim, les temps partiels et les CDD. Pour amortir une charge salariale de 2000 € il faudra générer un chiffre d’affaires d’un minimum de 6000 € en moyenne (avec beaucoup de dispersion selon la nature des activités, la structure et le niveau des coûts). Un challenge qui n’est pas gagné d’avance. Mais il est vrai qu’un salarié qui gagne un peu plus de 1100 € en net se situe tout près du seuil de pauvreté et qu’il est très difficile de vivre dans un ménage avec ce seul  salaire. Le gouvernement vient de décider d’augmenter le SMIC  de 1,24% au 1er janvier 2018”. Soit concrètement un peu plus de 10 € nets pour le salarié. On se souvient que le groupe d’experts en charge d’éclairer le gouvernement sur les augmentations du SMIC avait déconseillé ce réajustement considérant qu’il pouvait affecter la compétitivité. Dans un rapport remis la semaine dernière, des économistes ont en effet recommandé au gouvernement de s‘abstenir de tout “coup de pouce” au smic le 1er janvier 2018, pour tenir compte des “fragilités” de l’économie française, et de supprimer à l‘avenir toute règle d‘indexation obligatoire. La ministre du Travail Muriel Pénicaud a décrit ce rapport comme “une contribution utile” et souligné que le gouvernement prendrait le temps de la réflexion sur l’évolution du smic, “pierre angulaire de notre modèle social français”. Le ministre de l‘Economie et des Finances Bruno Le Maire a quant à lui exclu l‘hypothèse d‘une désindexation. Le dernier “coup de pouce” au smic remonte au 1er juillet 2012, juste après l‘arrivée de François Hollande à l‘Elysée. Le smic avait alors été revalorisé de 2% dont 0,6% de “coup de pouce”. En fait la question posée est celle de l’influence du SMIC sur la compétitivité. Il faut d’abord distinguer le SMIC brut du SMIC net. Actuellement le SMIC net est de 1139 € et le SMIC brut de 1480 € ;  ce qui représente une charge totale d’au moins 2000 € pour le patron (en fonction des dispositions de branche et d’entreprise). De fait le niveau de coût est forcément important pour la compétitivité. Reste à savoir si c’est le  niveau de coûts qui est en cause ou l’insuffisance de productivité. Un salaire net d’un peu moins de 1200 € ne constitue pas un scandale pour permettre d’atteindre un niveau de vie satisfaisant. C’est même un minimum surtout dans les ménages qui ne comprennent qu’un seul salaire. Ceci étant,  ce salaire rémunère une durée du travail de 35 heures qui, elle, plombe vraiment la compétitivité et qui en outre introduit un changement du rapport à la valeur travail. Ce qui est posé encore bien davantage que le niveau du SMIC,  c’est la quantité et la qualité du travail au regard des standards internationaux. Un problème qui explique en partie la détérioration de notre commerce extérieur qui va encore accuser environ de 50 milliards pour l’année tandis que les Allemands dégageront un excédent de 200 milliards.

 

Tableau de l’évolution du SMIC

Ci-dessous, les 15 dernières variations du SMIC jusqu’à aujourd’hui.

SMIC horaire

SMIC mensuel

1 Janvier 2017

9,76 €

1 480,27 €

1 Janvier 2016

9,67 €

1 466,62 €

1 Janvier 2015

9,61 €

1 457,52 €

1 Janvier 2014

9,53 €

1 445,38 €

1 Janvier 2013

9,43 €

1 430,22 €

1 Juillet 2012

9,40 €

1 425,67 €

1 Janvier 2012

9,22 €

1 398,37 €

1 Décembre 2011

9,19 €

1 393,82 €

1 Janvier 2011

9,00 €

1 365,00 €

1 Janvier 2010

8,86 €

1 343,77 €

1 Juillet 2009

8,82 €

1 337,70 €

1 Juillet 2008

8,71 €

1 321,02 €

1 Mai 2008

8,63 €

1 308,88 €

1 Juillet 2007

8,44 €

1 280,07 €

Source : Insee

SMIC : trop haut ou manque de productivité ?

 SMIC : trop haut ou manque de productivité ?

 

Le gouvernement vient de décider d’augmenter le SMIC  de 1,24% au 1er janvier 2018”. Soit concrètement un peu plus de 10 € nets pour le salarié. On se souvient que le groupe d’experts en charge d’éclairer le gouvernement sur les augmentations du SMIC avait déconseillé ce réajustement considérant qu’il pouvait affecter la compétitivité. Dans un rapport remis la semaine dernière, des économistes ont en effet recommandé au gouvernement de s‘abstenir de tout “coup de pouce” au smic le 1er janvier 2018, pour tenir compte des “fragilités” de l’économie française, et de supprimer à l‘avenir toute règle d‘indexation obligatoire. La ministre du Travail Muriel Pénicaud a décrit ce rapport comme “une contribution utile” et souligné que le gouvernement prendrait le temps de la réflexion sur l’évolution du smic, “pierre angulaire de notre modèle social français”. Le ministre de l‘Economie et des Finances Bruno Le Maire a quant à lui exclu l‘hypothèse d‘une désindexation. Le dernier “coup de pouce” au smic remonte au 1er juillet 2012, juste après l‘arrivée de François Hollande à l‘Elysée. Le smic avait alors été revalorisé de 2% dont 0,6% de “coup de pouce”. En fait la question posée est celle de l’influence du SMIC sur la compétitivité. Il faut d’abord distinguer le SMIC brut du SMIC net. Actuellement le SMIC net est de 1139 € et le SMIC brut de 1480 € ;  ce qui représente une charge totale d’au moins 2000 € pour le patron (en fonction des dispositions de branche et d’entreprise). De fait le niveau de coût est forcément important pour la compétitivité. Reste à savoir si c’est le  niveau de coûts qui est en cause ou l’insuffisance de productivité. Un salaire net d’un peu moins de 1200 € ne constitue pas un scandale pour permettre d’atteindre un niveau de vie satisfaisant. C’est même un minimum surtout dans les ménages qui ne comprennent qu’un seul salaire. Ceci étant,  ce salaire rémunère une durée du travail de 35 heures qui, elle, plombe vraiment la compétitivité et qui en outre introduit un changement du rapport à la valeur travail. Ce qui est posé encore bien davantage que le niveau du SMIC,  c’est la quantité et la qualité du travail au regard des standards internationaux. Un problème qui explique en partie la détérioration de notre commerce extérieur qui va encore accuser environ de 50 milliards pour l’année tandis que les Allemands dégageront un excédent de 200 milliards.

 

Tableau de l’évolution du SMIC

Ci-dessous, les 15 dernières variations du SMIC jusqu’à aujourd’hui.

SMIC horaire

SMIC mensuel

1 Janvier 2017

9,76 €

1 480,27 €

1 Janvier 2016

9,67 €

1 466,62 €

1 Janvier 2015

9,61 €

1 457,52 €

1 Janvier 2014

9,53 €

1 445,38 €

1 Janvier 2013

9,43 €

1 430,22 €

1 Juillet 2012

9,40 €

1 425,67 €

1 Janvier 2012

9,22 €

1 398,37 €

1 Décembre 2011

9,19 €

1 393,82 €

1 Janvier 2011

9,00 €

1 365,00 €

1 Janvier 2010

8,86 €

1 343,77 €

1 Juillet 2009

8,82 €

1 337,70 €

1 Juillet 2008

8,71 €

1 321,02 €

1 Mai 2008

8,63 €

1 308,88 €

1 Juillet 2007

8,44 €

1 280,07 €

Source : Insee

Smic : les experts condamnent l’augmentation mensuelle de 11 euros !!!

Smic : les experts condamnent l‘augmentation mensuelle de 11 euros !!!

 

 

début 2017, le SMIC a été augmenté d’environ 11 € ; une progression excessive d’après un groupe d’experts régulièrement consultés par les gouvernements. Des experts qui sans doute ignorent des conditions concrètes d’un smicard qui touche un salaire d’un peu plus de 1100 € nets par mois. Pourtant ces spécialistes estiment que le niveau du SMIC est en corrélation avec la hausse du chômage. Certes le SMIC constitue une référence dans nombre de branches et mécaniquement provoque des réajustements salariaux. Ceci étant ce n’est sans doute pas 10 € par mois qui peuvent être responsables du manque de compétitivité de l’économie française. Un manque de compétitivité indiscutable comme en témoigne à nouveau le déficit de la balance commerciale qui atteindra de l’ordre de 50 milliards en 2017 tandis que l’Allemagne enregistre, elle,  un excédent de 250 milliards. D’autres facteurs que ces fameux 10 € sans doute à prendre en compte notamment le manque d’innovation, la faiblesse de la recherche et le trop faible poids d’entreprise de taille intermédiaire. On devrait s’interroger sur les 35 heures  qui d’un coup ont  désorganisé les entreprises.  Enfin ce qui handicape le plus d’économies françaises c’est sans doute à la fois le prélèvement obligatoire et le niveau de dépenses publiques par rapport au PIB. Le fameux comité d’expert cependant  préconise aujourd’hui de revoir le calcul du Smic et de ne plus l’indexer annuellement selon l’inflation et le pouvoir d’achat des ménages. Le 1er janvier, le Smic est augmenté, automatiquement, selon ces données, revalorisation auxquelles peut éventuellement s’ajouter un “coup de pouce” supplémentaire, décidé par le gouvernement. Début 2017, le Smic avait ainsi été augmenté de 0,93%, atteignant 1.480,27 euros brut mensuels. Si les experts prônent une telle réforme du salaire minimum, c’est qu’ils jugent que les modalités actuelles du Smic sont inefficaces pour réduire le chômage et lutter contre la pauvreté

 

SMIC à 166 euros : au Qatar

SMIC à  166 euros : au Qatar

SMIC porté à  166 euros   au Qatar en raison notamment des travaux nécessaires pour l’organisation de la coupe du monde de foot de 2022,  Pas vraiemenet le Pérou même si  les frais de restauration et hébergement sont assurés par les entreprises.  Le Qatar a fixé à 750 riyals par mois (166 euros) le salaire minimum pour les travailleurs immigrés, une réforme introduite récemment par le pays hôte de la Coupe du Monde 2022 de football, a annoncé jeudi à l’AFP le ministre du Travail. En fait  faudrait un salaire minimum dix fois supérieur pour faire face au coût de la vie particulièrement élevé au Qatar. Par ailleurs,  la plupart de ces travailleurs immigrés pour être embauchés  ont souscrit des prêts importants auprès d’agences de recrutement ou auprès des entreprises elles-mêmes. Pour parler clair,  il faut d’abord payer au Qatar pour être embauché. Le nouveau salaire minimum faisait partie d’un ensemble de réformes de la loi du travail annoncées le mois dernier par Doha, qui était sous le feu des critiques au sujet des conditions de quelque 2 millions de travailleurs migrants, employés notamment sur les chantiers du Mondial-2022.

SMIC : l’augmenter davantage ou non ?

SMIC : l’augmenter davantage ou non ?

 

 

La problématique n’est pas simple et les avis des experts sont assez partagés sur le sujet. Pour résumer certains considèrent que l’augmentation du SMIC aurait un effet d’entraînement négatif sur l’économie puisqu’il tirerait tous les salaires vers le haut. Inversement d’autres considèrent une croissance des plus bas salaires seraient de nature à soutenir la consommation qui pèse plus de 50 % sur le PIB. S’y ajoutent  des comparaisons d’ordre international. Le Smic atteint 62% du salaire médian qui s’élevait à 1772 euros nets en 2013, notent les experts. En Allemagne, le salaire minimum est à 48% du salaire médian. Au Royaume-Uni, il s’élève à 49%. Rien n’est sûr dans ce domaine, la bataille d’experts en témoigne. Dans leur dernier rapport, tout en notant que le coût du travail en France a décroché par rapport au reste de la zone euro et que « l’emploi devrait progresser en 2016 et en 2017″, les experts estiment que « la situation encore fragile » interdit toute revalorisation « au-delà de la formule légale. » Le chômage frappe surtout les moins qualifiés, qui visent des emplois au Smic. L’augmenter trop vite s’avérerait finalement défavorable à l’emploi, estiment-ils. Une argumentation contestée bien sûr par les syndicats mais aussi par la très libérale OFCE. Eric Heyer, de l’OFCE. « Je ne suis pas forcément hostile à cette analyse, mais son augmentation serait aussi favorable à la demande. » D’autant que les revenus modestes sont moins portés sur l’épargne. ». Un débat qui intervient à leur que le gouvernement vient d’accorder 11 € d’augmentation nette aux smicards (soit 1153 euros nets). La question se pose de plus en plus de savoir comment augmenter le pouvoir d’achat des salariés notamment les moins favorisés sans pour autant accroître les charges des entreprises. De ce point de vue un allégement des cotisations sociales des salariés remplacés par une augmentation de la CSG permettrait à la fois de redonner du pouvoir d’achat sans pour autant peser sur le coût du travail. Un débat qui a d’ailleurs été engagé par Emmanuel Macron mais dans des proportions sans doute très  insuffisantes.

SMIC : Une hausse de 1% soit un peu plus de 10 €, c’est trop !

SMIC : Une hausse de 1% soit un peu plus de 10 €, c’est trop !

 

Les journaux économiques indiquent que le SMIC va bénéficier de  plus forte hausse depuis deux ans. À savoir une augmentation de 0,95 % soit un peu plus de 10 € alors que le montant du SMIC se situe actuellement à 1144 € en net. Une vraie fortune sans doute ! Peut-être même excessive ? Non,  si l’on s’en tient aux calculs de l’INSEE qui évalue l’inflation pour les 20 % de Français les moins favorisés et qui ajoute la moitié du gain théorique pouvoir d’achat des ouvriers et employés. Un vrai calcul de coin de table qui ne tient pas compte de l’augmentation réelle des prix pour les ménages français les moins aisés. En effet l’indice des prix de la consommation est faussé par le fait que le pouvoir d’achat des moins favorisés est de plus en plus amputé par les dépenses contraintes la (impôts, assurance, électricité, abonnements et autres redevances). Pour preuve l’atonie de la consommation qui plombe la croissance, consommation qui représente plus de la moitié du PIB. Selon les Échos, le chiffre final serait ainsi de 0,95% à raison de 0,5% pour l’inflation et de 0,45% pour le second facteur. Ce qui ferait passer son montant à 1480,55 euros par mois. Si cette hausse venait à être confirmée, elle serait alors plus élevée qu’en 2016 (+0,6%) et 2015 (+0,8%) mais moins qu’en 2014 (+1,1%). Certes, l’exécutif a la possibilité de déroger à cette revalorisation automatique, en allant plus loin et en donnant un « coup de pouce ». Mais François Hollande n’y a plus eu recours depuis le mois de juillet 2012 (et encore il s’agissait d’une « avance » sur le mois de janvier 2013). Et cette année encore, les signes semblent plaider en faveur d’une inaction. Fin novembre, le comité d’experts chargé de conseiller l’exécutif sur le sujet avait recommandé de ne pas faire de coup de pouce. De plus, selon le Figaro, le Premier ministre Bernard Cazeneuve a indiqué aux organisations syndicales que lui-même n’était pas favorable à la mesure.

Smic : coup de pouce ridicule

Smic : coup de pouce ridicule

Pour être réglementaire la hausse du SMIC n’en est pas moins ridicule. Une hausse nette de 6 euros environ pour un salaire net de la 1100 €. De deux choses l’une, ou bien il fallait augmenter le SMIC de manière significative pour redonner réellement du pouvoir d’achat ou bien une hausse du SMIC est contreproductive du point de vue économique et du chômage.  Le Smic augmentera de 0,6% au 1er janvier, passant de 9,61 à 9,67 euros bruts de l’heure, sans accorder de coup de pouce, a annoncé lundi 14 décembre le ministère du Travail. Un salarié à temps plein rémunéré au salaire minimum touchera donc 1.466,62 euros bruts mensuels. « Dans le contexte actuel, nous considérons qu’un ‘coup de pouce’ n’est pas la meilleure solution pour augmenter le pouvoir d’achat compte tenu de ses effets sur le coût du travail et donc l’emploi », a déclaré Myriam El Khomri aux partenaires sociaux, selon le texte de son discours lors d’une réunion de la Commission nationale de la négociation collective (CNNC) sur le Smic. Une déclaration qui en tout état de cause n’est guère éclairante sur la stratégie économique. En effet cette augmentation de six euros ne modifie pas la problématique relative au bien-fondé d’un salaire minimum, salaire par ailleurs le plus élevé d’Europe. Sans doute faudrait-il moduler par catégories notamment pour faciliter l’accès à l’emploi des jeunes et des exclus du marché du travail. À l’inverse si l’on considère que la hausse des salaires est un élément déterminant pour relancer la consommation des ménages alors  il faut une hausse  beaucoup plus significative. Problème toutefois tout dépend du niveau de concurrence selon les branches et les régions. De ce point de vue une hausse serait sans doute envisageable à condition de laisser une plus grande flexibilité aux secteurs en fonction de la concurrence notamment internationale. En choisissant le statu quo ou presque le gouvernement n’a guère apporté de clarification sur sa politique économique.

SMIC : augmentation d’environ cinq euros, c’est trop !

SMIC : augmentation d’environ cinq euros, c’est trop !

On pourrait en rire s’il n’y avait matière à pleurer, le SMIC devrait en effet augmenter de cinq euros en 2016. C’est la décision du gouvernement qui s’appuie d’ailleurs sur la réflexion « approfondie » du groupe d’économistes chargés d’émettre un avis sur la question. Cette augmentation est évidemment ridicule et n’a aucun sens économique ou social. On se fonde en effet sur un indice des prix de l’INSEE qui est obsolète et qui notamment sous-estime les dépenses contraintes des ménages les plus modestes. En clair l’indice de l’INSEE est faux et l’inflation réelle est supérieure à ce qui est  annoncé. À supposer que le contexte économique justifie le blocage des salaires dès lors pourquoi annoncer cette augmentation ridicule. Le salaire minimum devrait augmenter automatiquement de 0,55 % le 1er janvier prochain en France et ne devrait encore une fois pas bénéficier «de coup de pouce» supplémentaire, rapporte le quotidien Les Echos sur son site internet jeudi. Cette décision sera annoncée le 14 décembre devant la commission nationale de la négociation collective (CNNC) mais «il n’y pas de débat», indique le quotidien économique qui cite des sources au sein de l’exécutif. Le gouvernement s’apprête ainsi à suivre de nouveau la recommandation du groupe d’économistes chargés depuis sept ans d’émettre un avis consultatif. Si la tendance et la hausse de 0,55 % se confirment, le smic horaire brut devrait donc passer de 9,61 euros après arrondi à 9,67 euros à partir du 1er janvier. Il devrait atteindre pour un salarié à temps plein 1.466 euros brut par mois (1135 Net pour 35 heures), soit neuf euros de plus qu’aujourd’hui. Le smic avait été augmenté de 0,8 % au 1er janvier 2015. Le dernier «coup de pouce» remonte au 1er juillet 2012, juste après l’élection présidentielle. Le smic avait alors été revalorisé de 2 % dont 0,6 % de coup de pouce.

Smic : + 0.8% au 1er janvier

Smic : + 0.8%  au 1er janvier

Le Smic horaire augmentera ainsi de 0,8% à 9,61 euros, a annoncé le ministère du Travail ce jeudi 18 décembre.  Un smicard touchera donc 1.457,52 euros bruts mensuels, soit une hausse de 12,14 euros par rapport à 2014. Le gouvernement avait annoncé début décembre qu’il n’accorderait pas de « coup de pouce » au Smic, conformément aux préconisations du groupe d’experts chargé de le conseiller.  Le ministre des Finances, Michel Sapin, avait prévenu dès le début du mois qu’il « n’y aurait pas de coup de pouce », conformément aux préconisations du groupe d’experts sur le Smic.  La revalorisation mécanique du Smic est calculée en fonction de deux critères. D’abord, l’indice des prix à la consommation hors tabac pour les 20% de ménages aux revenus les plus faibles: +0,2% entre novembre 2013 et novembre 2014. Deuxièmement, la moitié du gain de pouvoir d’achat du salaire horaire de base ouvrier et employé (SHBOE): +0,6% entre septembre 2013 et septembre 2014.  La CGT, qui réclame une revalorisation à 1.700 euros mensuels, avait exprimé dès mercredi son « insatisfaction vis-à-vis de l’absence de coup de pouce ». « Au-delà de la question du Smic, qui est importante, il est nécessaire de penser des mécanismes pour que la pyramide des salaires ne soit pas aplatie au niveau du salaire minimum », avait de son côté estimé Inès Minin, son homologue de la CFDT.  Le dernier coup de pouce au Smic remonte au 1er juillet 2012. Au lendemain de l’élection de François Hollande, le salaire minimum avait été revalorisé de 2%, au lieu de 1,4%.

L e FMI prône un Smic plus flexible, …comprendre plus bas

L e FMI prône un Smic plus flexible, …comprendre plus bas

Le FMI n’a pas honte de réclamer un SMIC plus bas ( plus flexible ») notamment  sa directrice Lagarde qui gagne 100 000 euros nets dimpôts par mois. Surtout que cette dernière n’a aucune formation et aucune compétence en matière d’économie et qu’elle n’a été nommée l qu’en récompense des services rendus à Sarkozy (l’affaire Tapie ?). L’avis du FMI risque de ne pas plaire à tout le monde. Le Fonds monétaire international s’est dit, ce jeudi 15 mai, favorable à une indexation « plus flexible » du Smic. Edward Gardner, chef d’une mission d’observation de la France au FMI, a jugé qu’en plus de s’orienter selon l’inflation et l’évolution du salaire moyen, l’évolution du Smic pourrait « peut-être aussi faire référence au chômage » des personnes les moins qualifiées, ainsi qu’à la « situation conjoncturelle ». Le Smic « est un choix qui a une valeur sociale que nous ne remettons pas en question », mais il « a aussi des effets d’exclusion sur le marché du travail », estime-t-il.  Dans un résumé de son rapport consacré à la France, le FMI juge que si le salaire minimum permet « d’assurer un niveau de vie suffisant aux travailleurs », il « pèse par ailleurs sur les créations d’emplois pour les travailleurs les moins productifs » et les plus touchés par le chômage. Le Fonds rejoint un débat déjà virulent en France sur le Smic, que le président du Medef, Pierre Gattaz, propose d’abaisser de manière temporaire pour les chômeurs de longue durée et les jeunes sans formation. Le Smic est actuellement de 1.118 euros net par mois. Il est revalorisé le 1er janvier de chaque année.

 

Smic en Europe : de 150 à 1900 euros !

Smic en Europe : de 150 à 1900 euros !

Le Smic français n’est pas le plus élevé. Il est à 9,53 euros l’heure dans l’Hexagone, soit 1.445,38 euros bruts mensuels pour 35 heures. C’est environ 57 euros de moins par mois qu’en Belgique. Toutefois, dans ce pays voisin le salaire minimum est fixé par les conventions collectives de travail et s’échelonne souvent selon l’âge et l’expérience. Aux Pays-Bas, le salaire minimum varie de 543 euros, à partir de 15 ans, à 1.477 euros, pour les salariés de 23 ans et plus. C’est au Luxembourg que le montant est le plus élevé : 1.921,03 euros mensuels, majoré de 20 % pour un salarié qualifié, diminué de 20 % à 25 % pour un travailleur de moins de 18 ans. Le Smic français reste toutefois parmi les plus élevés d’Europe. En Allemagne, un salaire minimum horaire de 8,50 euros brut sera instauré à partir de 2015. Il sera étendu à partir de 2017 à tous les salariés sauf les moins de 18 ans, les stagiaires et les chômeurs de longue durée pendant les six mois suivant leur embauche.  En Espagne, le salaire minimum reste gelé en 2014 à 9.034,20 euros par an, soit 753 euros par mois. C’est en Bulgarie que le montant est le plus faible : 159 euros mensuels.

 

Sondage- Mini SMIC : 80% contre

Sondage- Mini SMIC : 80% contre

Près de huit Français sur dix estiment que pouvoir payer un salarié en dessous du Smic ne serait pas efficace pour l’emploi, selon un sondage Tilder-LCI-OpinionWay. Alors que le président du Medef Pierre Gattaz a lancé le débat sur un salaire « transitoire » qui serait inférieur au Smic, 78% des personnes interrogées considèrent que « ce ne serait pas une bonne chose pour faciliter les embauches en France ». À l’inverse, 21% des Français estiment qu’instaurer un salaire inférieur au Smic « serait une bonne chose pour faciliter les embauches ». 1% se déclare sans opinion. Interrogés sur le gel des prestations sociales jusqu’en octobre 2015, annoncé mercredi par le Premier ministre Manuel Valls, 51% des Français l’approuvent, 48% s’y disent opposés. Plus d’une personne interrogée sur deux (56%) juge « justifié » le maintien du gel du point d’indice des fonctionnaires. 43% pensent le contraire. Le sondage a été effectué en ligne (système Cawi) les 16 et 17 avril auprès d’un échantillon de 1.003 personnes majeures (méthode des quotas).

 

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