Archive pour le Tag 'SMIC'

Augmenter le SMIC (Valérie Pécresse)

Augmenter le SMIC (Valérie Pécresse)

Valarie Pécresse présidente de la région ile de France revient sur la question de augmentation des bas salaires évoque notamment par certains leaders de LR.

« Il n’est pas question d’augmenter le Smic brut ni de dégrader la compétitivité des entreprises, mais de baisser les charges salariales grâce aux réformes. Cela pourrait permettre de porter le Smic net à plus de 1. 200 euros mais aussi d’augmenter tous les autres salaires. Au sein de « Libres ! », on travaille sur les scénarios chiffrés, car la réforme doit précéder la baisse des charges. Nous aborderons le problème du faible écart entre le Smic net et les revenus d’assistance. Pour un père de deux enfants dont l’épouse est au chômage, le RSA est à plus de 1. 000 euros, alors que le Smic net est de 1. 140 euros. Si celui-ci reprend un travail, il doit payer son passe Navigo et perd toute une série d’aides sociales.

Le travail au noir couplé au RSA reste plus intéressant. Pour gagner en pouvoir d’achat, certains plaident pour la défiscalisation des heures supplémentaires. C’était une bonne idée un peu coûteuse pour les finances publiques, mais cela ne répondait pas à toutes les situations. Ainsi les mères seules qui doivent s’occuper de leurs enfants ne veulent pas nécessairement faire des heures supplémentaires. D’où ce travail sur la feuille de paie. Il faut faire les réformes et répercuter la baisse des cotisations salariales. Attention à l’illusion, car si les salariés ont un salaire supérieur, ils auront davantage de reste à charge en matière de maladie, le système actuel mutualisé leur étant finalement plus favorable… » Sur l’assurance maladie, sujet sensible s’il en est, l’idée n’est pas d’augmenter le reste à charge, mais d’éviter le gaspillage. Repousser la retraite à 65 ans et réduire la durée d’indemnisation du chômage c’était des engagements de la présidentielle de 2017. En matière de maladie, il faut lutter contre le gaspillage et ne pas augmenter les déremboursements. J’ai par exemple dans le collimateur les 6 milliards d’euros dépensés en transport sanitaire.

Niveau SMIC : trop haut, trop bas ou manque de productivité ?

Niveau  SMIC : trop haut, trop bas ou manque de productivité ?

 

Le gouvernement a décidé  d’augmenter le SMIC  de 1,24% au 1er janvier 2018”. Soit concrètement un peu plus de 10 € nets pour le salarié. On se souvient que le groupe d’experts en charge d’éclairer le gouvernement sur les augmentations du SMIC avait déconseillé ce réajustement considérant qu’il pouvait affecter la compétitivité. Ces  économistes ont en effet recommandé au gouvernement de s‘abstenir de tout “coup de pouce” au smic le 1er janvier 2018, pour tenir compte des “fragilités” de l’économie française, et de supprimer à l‘avenir toute règle d‘indexation obligatoire. La ministre du Travail Muriel Pénicaud a décrit ce rapport comme “une contribution utile” et souligné que le gouvernement prendrait le temps de la réflexion sur l’évolution du smic, “pierre angulaire de notre modèle social français”. Le ministre de l‘Economie et des Finances Bruno Le Maire a quant à lui exclu l‘hypothèse d‘une désindexation. Le dernier “coup de pouce” au smic remonte au 1er juillet 2012, juste après l‘arrivée de François Hollande à l‘Elysée. Le smic avait alors été revalorisé de 2% dont 0,6% de “coup de pouce”. En fait la question posée est celle de l’influence du SMIC sur la compétitivité. Il faut d’abord distinguer le SMIC brut du SMIC net. Actuellement le SMIC net est de 1139 € et le SMIC brut de 1480 € ;  ce qui représente une charge totale d’au moins 2000 € pour le patron (en fonction des dispositions de branche et d’entreprise). De fait le niveau de coût est forcément important pour la compétitivité. Reste à savoir si c’est le  niveau de coûts qui est en cause ou l’insuffisance de productivité. Un salaire net d’un peu moins de 1200 € ne constitue pas un scandale pour permettre d’atteindre un niveau de vie satisfaisant. C’est même un minimum surtout dans les ménages qui ne comprennent qu’un seul salaire. Ceci étant,  ce salaire rémunère une durée du travail de 35 heures qui, elle, plombe vraiment la compétitivité et qui en outre introduit un changement du rapport à la valeur travail. Ce qui est posé encore bien davantage que le niveau du SMIC,  c’est la quantité et la qualité du travail au regard des standards internationaux. Un problème qui explique en partie la détérioration de notre commerce extérieur qui va encore accuser environ de 50 milliards pour l’année tandis que les Allemands dégageront un excédent de 200 milliards.

 

Tableau de l’évolution du SMIC

Ci-dessous, les 15 dernières variations du SMIC jusqu’à aujourd’hui.

SMIC horaire

SMIC mensuel

1 Janvier 2017

9,76 €

1 480,27 €

1 Janvier 2016

9,67 €

1 466,62 €

1 Janvier 2015

9,61 €

1 457,52 €

1 Janvier 2014

9,53 €

1 445,38 €

1 Janvier 2013

9,43 €

1 430,22 €

1 Juillet 2012

9,40 €

1 425,67 €

1 Janvier 2012

9,22 €

1 398,37 €

1 Décembre 2011

9,19 €

1 393,82 €

1 Janvier 2011

9,00 €

1 365,00 €

1 Janvier 2010

8,86 €

1 343,77 €

1 Juillet 2009

8,82 €

1 337,70 €

1 Juillet 2008

8,71 €

1 321,02 €

1 Mai 2008

8,63 €

1 308,88 €

1 Juillet 2007

8,44 €

1 280,07 €

Source : Insee

 

SMIC : trop haut ou trop bas ?

SMIC : trop haut ou trop bas ?

La question du bon niveau du SMIC fait  depuis longtemps débat en France. Il y a ceux qui considèrent que ce niveau représente une charge insupportable pour les entreprises, inversement ceux qui estiment que le montant du SMIC ne permet pas de satisfaire de façon convenable les dépenses des salariés ;  d’une certaine manière ces deux points de vue ne sont pas totalement contradictoires. En effet pour une entreprise embaucher une personne supplémentaire au SMIC représente une charge de l’ordre de 2000 € une charge qu’il faut évidemment amortir par une rentabilité. Du coup compte tenu des incertitudes de cette rentabilité, on voit se développer les contrats davantage précaires comme le recours à l’intérim, les temps partiels et les CDD. Pour amortir une charge salariale de 2000 € il faudra générer un chiffre d’affaires d’un minimum de 6000 € en moyenne (avec beaucoup de dispersion selon la nature des activités, la structure et le niveau des coûts). Un challenge qui n’est pas gagné d’avance. Mais il est vrai qu’un salarié qui gagne un peu plus de 1100 € en net se situe tout près du seuil de pauvreté et qu’il est très difficile de vivre dans un ménage avec ce seul  salaire. Le gouvernement vient de décider d’augmenter le SMIC  de 1,24% au 1er janvier 2018”. Soit concrètement un peu plus de 10 € nets pour le salarié. On se souvient que le groupe d’experts en charge d’éclairer le gouvernement sur les augmentations du SMIC avait déconseillé ce réajustement considérant qu’il pouvait affecter la compétitivité. Dans un rapport remis la semaine dernière, des économistes ont en effet recommandé au gouvernement de s‘abstenir de tout “coup de pouce” au smic le 1er janvier 2018, pour tenir compte des “fragilités” de l’économie française, et de supprimer à l‘avenir toute règle d‘indexation obligatoire. La ministre du Travail Muriel Pénicaud a décrit ce rapport comme “une contribution utile” et souligné que le gouvernement prendrait le temps de la réflexion sur l’évolution du smic, “pierre angulaire de notre modèle social français”. Le ministre de l‘Economie et des Finances Bruno Le Maire a quant à lui exclu l‘hypothèse d‘une désindexation. Le dernier “coup de pouce” au smic remonte au 1er juillet 2012, juste après l‘arrivée de François Hollande à l‘Elysée. Le smic avait alors été revalorisé de 2% dont 0,6% de “coup de pouce”. En fait la question posée est celle de l’influence du SMIC sur la compétitivité. Il faut d’abord distinguer le SMIC brut du SMIC net. Actuellement le SMIC net est de 1139 € et le SMIC brut de 1480 € ;  ce qui représente une charge totale d’au moins 2000 € pour le patron (en fonction des dispositions de branche et d’entreprise). De fait le niveau de coût est forcément important pour la compétitivité. Reste à savoir si c’est le  niveau de coûts qui est en cause ou l’insuffisance de productivité. Un salaire net d’un peu moins de 1200 € ne constitue pas un scandale pour permettre d’atteindre un niveau de vie satisfaisant. C’est même un minimum surtout dans les ménages qui ne comprennent qu’un seul salaire. Ceci étant,  ce salaire rémunère une durée du travail de 35 heures qui, elle, plombe vraiment la compétitivité et qui en outre introduit un changement du rapport à la valeur travail. Ce qui est posé encore bien davantage que le niveau du SMIC,  c’est la quantité et la qualité du travail au regard des standards internationaux. Un problème qui explique en partie la détérioration de notre commerce extérieur qui va encore accuser environ de 50 milliards pour l’année tandis que les Allemands dégageront un excédent de 200 milliards.

 

Tableau de l’évolution du SMIC

Ci-dessous, les 15 dernières variations du SMIC jusqu’à aujourd’hui.

SMIC horaire

SMIC mensuel

1 Janvier 2017

9,76 €

1 480,27 €

1 Janvier 2016

9,67 €

1 466,62 €

1 Janvier 2015

9,61 €

1 457,52 €

1 Janvier 2014

9,53 €

1 445,38 €

1 Janvier 2013

9,43 €

1 430,22 €

1 Juillet 2012

9,40 €

1 425,67 €

1 Janvier 2012

9,22 €

1 398,37 €

1 Décembre 2011

9,19 €

1 393,82 €

1 Janvier 2011

9,00 €

1 365,00 €

1 Janvier 2010

8,86 €

1 343,77 €

1 Juillet 2009

8,82 €

1 337,70 €

1 Juillet 2008

8,71 €

1 321,02 €

1 Mai 2008

8,63 €

1 308,88 €

1 Juillet 2007

8,44 €

1 280,07 €

Source : Insee

SMIC : trop haut ou manque de productivité ?

 SMIC : trop haut ou manque de productivité ?

 

Le gouvernement vient de décider d’augmenter le SMIC  de 1,24% au 1er janvier 2018”. Soit concrètement un peu plus de 10 € nets pour le salarié. On se souvient que le groupe d’experts en charge d’éclairer le gouvernement sur les augmentations du SMIC avait déconseillé ce réajustement considérant qu’il pouvait affecter la compétitivité. Dans un rapport remis la semaine dernière, des économistes ont en effet recommandé au gouvernement de s‘abstenir de tout “coup de pouce” au smic le 1er janvier 2018, pour tenir compte des “fragilités” de l’économie française, et de supprimer à l‘avenir toute règle d‘indexation obligatoire. La ministre du Travail Muriel Pénicaud a décrit ce rapport comme “une contribution utile” et souligné que le gouvernement prendrait le temps de la réflexion sur l’évolution du smic, “pierre angulaire de notre modèle social français”. Le ministre de l‘Economie et des Finances Bruno Le Maire a quant à lui exclu l‘hypothèse d‘une désindexation. Le dernier “coup de pouce” au smic remonte au 1er juillet 2012, juste après l‘arrivée de François Hollande à l‘Elysée. Le smic avait alors été revalorisé de 2% dont 0,6% de “coup de pouce”. En fait la question posée est celle de l’influence du SMIC sur la compétitivité. Il faut d’abord distinguer le SMIC brut du SMIC net. Actuellement le SMIC net est de 1139 € et le SMIC brut de 1480 € ;  ce qui représente une charge totale d’au moins 2000 € pour le patron (en fonction des dispositions de branche et d’entreprise). De fait le niveau de coût est forcément important pour la compétitivité. Reste à savoir si c’est le  niveau de coûts qui est en cause ou l’insuffisance de productivité. Un salaire net d’un peu moins de 1200 € ne constitue pas un scandale pour permettre d’atteindre un niveau de vie satisfaisant. C’est même un minimum surtout dans les ménages qui ne comprennent qu’un seul salaire. Ceci étant,  ce salaire rémunère une durée du travail de 35 heures qui, elle, plombe vraiment la compétitivité et qui en outre introduit un changement du rapport à la valeur travail. Ce qui est posé encore bien davantage que le niveau du SMIC,  c’est la quantité et la qualité du travail au regard des standards internationaux. Un problème qui explique en partie la détérioration de notre commerce extérieur qui va encore accuser environ de 50 milliards pour l’année tandis que les Allemands dégageront un excédent de 200 milliards.

 

Tableau de l’évolution du SMIC

Ci-dessous, les 15 dernières variations du SMIC jusqu’à aujourd’hui.

SMIC horaire

SMIC mensuel

1 Janvier 2017

9,76 €

1 480,27 €

1 Janvier 2016

9,67 €

1 466,62 €

1 Janvier 2015

9,61 €

1 457,52 €

1 Janvier 2014

9,53 €

1 445,38 €

1 Janvier 2013

9,43 €

1 430,22 €

1 Juillet 2012

9,40 €

1 425,67 €

1 Janvier 2012

9,22 €

1 398,37 €

1 Décembre 2011

9,19 €

1 393,82 €

1 Janvier 2011

9,00 €

1 365,00 €

1 Janvier 2010

8,86 €

1 343,77 €

1 Juillet 2009

8,82 €

1 337,70 €

1 Juillet 2008

8,71 €

1 321,02 €

1 Mai 2008

8,63 €

1 308,88 €

1 Juillet 2007

8,44 €

1 280,07 €

Source : Insee

Smic : les experts condamnent l’augmentation mensuelle de 11 euros !!!

Smic : les experts condamnent l‘augmentation mensuelle de 11 euros !!!

 

 

début 2017, le SMIC a été augmenté d’environ 11 € ; une progression excessive d’après un groupe d’experts régulièrement consultés par les gouvernements. Des experts qui sans doute ignorent des conditions concrètes d’un smicard qui touche un salaire d’un peu plus de 1100 € nets par mois. Pourtant ces spécialistes estiment que le niveau du SMIC est en corrélation avec la hausse du chômage. Certes le SMIC constitue une référence dans nombre de branches et mécaniquement provoque des réajustements salariaux. Ceci étant ce n’est sans doute pas 10 € par mois qui peuvent être responsables du manque de compétitivité de l’économie française. Un manque de compétitivité indiscutable comme en témoigne à nouveau le déficit de la balance commerciale qui atteindra de l’ordre de 50 milliards en 2017 tandis que l’Allemagne enregistre, elle,  un excédent de 250 milliards. D’autres facteurs que ces fameux 10 € sans doute à prendre en compte notamment le manque d’innovation, la faiblesse de la recherche et le trop faible poids d’entreprise de taille intermédiaire. On devrait s’interroger sur les 35 heures  qui d’un coup ont  désorganisé les entreprises.  Enfin ce qui handicape le plus d’économies françaises c’est sans doute à la fois le prélèvement obligatoire et le niveau de dépenses publiques par rapport au PIB. Le fameux comité d’expert cependant  préconise aujourd’hui de revoir le calcul du Smic et de ne plus l’indexer annuellement selon l’inflation et le pouvoir d’achat des ménages. Le 1er janvier, le Smic est augmenté, automatiquement, selon ces données, revalorisation auxquelles peut éventuellement s’ajouter un “coup de pouce” supplémentaire, décidé par le gouvernement. Début 2017, le Smic avait ainsi été augmenté de 0,93%, atteignant 1.480,27 euros brut mensuels. Si les experts prônent une telle réforme du salaire minimum, c’est qu’ils jugent que les modalités actuelles du Smic sont inefficaces pour réduire le chômage et lutter contre la pauvreté

 

SMIC à 166 euros : au Qatar

SMIC à  166 euros : au Qatar

SMIC porté à  166 euros   au Qatar en raison notamment des travaux nécessaires pour l’organisation de la coupe du monde de foot de 2022,  Pas vraiemenet le Pérou même si  les frais de restauration et hébergement sont assurés par les entreprises.  Le Qatar a fixé à 750 riyals par mois (166 euros) le salaire minimum pour les travailleurs immigrés, une réforme introduite récemment par le pays hôte de la Coupe du Monde 2022 de football, a annoncé jeudi à l’AFP le ministre du Travail. En fait  faudrait un salaire minimum dix fois supérieur pour faire face au coût de la vie particulièrement élevé au Qatar. Par ailleurs,  la plupart de ces travailleurs immigrés pour être embauchés  ont souscrit des prêts importants auprès d’agences de recrutement ou auprès des entreprises elles-mêmes. Pour parler clair,  il faut d’abord payer au Qatar pour être embauché. Le nouveau salaire minimum faisait partie d’un ensemble de réformes de la loi du travail annoncées le mois dernier par Doha, qui était sous le feu des critiques au sujet des conditions de quelque 2 millions de travailleurs migrants, employés notamment sur les chantiers du Mondial-2022.

SMIC : l’augmenter davantage ou non ?

SMIC : l’augmenter davantage ou non ?

 

 

La problématique n’est pas simple et les avis des experts sont assez partagés sur le sujet. Pour résumer certains considèrent que l’augmentation du SMIC aurait un effet d’entraînement négatif sur l’économie puisqu’il tirerait tous les salaires vers le haut. Inversement d’autres considèrent une croissance des plus bas salaires seraient de nature à soutenir la consommation qui pèse plus de 50 % sur le PIB. S’y ajoutent  des comparaisons d’ordre international. Le Smic atteint 62% du salaire médian qui s’élevait à 1772 euros nets en 2013, notent les experts. En Allemagne, le salaire minimum est à 48% du salaire médian. Au Royaume-Uni, il s’élève à 49%. Rien n’est sûr dans ce domaine, la bataille d’experts en témoigne. Dans leur dernier rapport, tout en notant que le coût du travail en France a décroché par rapport au reste de la zone euro et que « l’emploi devrait progresser en 2016 et en 2017″, les experts estiment que « la situation encore fragile » interdit toute revalorisation « au-delà de la formule légale. » Le chômage frappe surtout les moins qualifiés, qui visent des emplois au Smic. L’augmenter trop vite s’avérerait finalement défavorable à l’emploi, estiment-ils. Une argumentation contestée bien sûr par les syndicats mais aussi par la très libérale OFCE. Eric Heyer, de l’OFCE. « Je ne suis pas forcément hostile à cette analyse, mais son augmentation serait aussi favorable à la demande. » D’autant que les revenus modestes sont moins portés sur l’épargne. ». Un débat qui intervient à leur que le gouvernement vient d’accorder 11 € d’augmentation nette aux smicards (soit 1153 euros nets). La question se pose de plus en plus de savoir comment augmenter le pouvoir d’achat des salariés notamment les moins favorisés sans pour autant accroître les charges des entreprises. De ce point de vue un allégement des cotisations sociales des salariés remplacés par une augmentation de la CSG permettrait à la fois de redonner du pouvoir d’achat sans pour autant peser sur le coût du travail. Un débat qui a d’ailleurs été engagé par Emmanuel Macron mais dans des proportions sans doute très  insuffisantes.

SMIC : Une hausse de 1% soit un peu plus de 10 €, c’est trop !

SMIC : Une hausse de 1% soit un peu plus de 10 €, c’est trop !

 

Les journaux économiques indiquent que le SMIC va bénéficier de  plus forte hausse depuis deux ans. À savoir une augmentation de 0,95 % soit un peu plus de 10 € alors que le montant du SMIC se situe actuellement à 1144 € en net. Une vraie fortune sans doute ! Peut-être même excessive ? Non,  si l’on s’en tient aux calculs de l’INSEE qui évalue l’inflation pour les 20 % de Français les moins favorisés et qui ajoute la moitié du gain théorique pouvoir d’achat des ouvriers et employés. Un vrai calcul de coin de table qui ne tient pas compte de l’augmentation réelle des prix pour les ménages français les moins aisés. En effet l’indice des prix de la consommation est faussé par le fait que le pouvoir d’achat des moins favorisés est de plus en plus amputé par les dépenses contraintes la (impôts, assurance, électricité, abonnements et autres redevances). Pour preuve l’atonie de la consommation qui plombe la croissance, consommation qui représente plus de la moitié du PIB. Selon les Échos, le chiffre final serait ainsi de 0,95% à raison de 0,5% pour l’inflation et de 0,45% pour le second facteur. Ce qui ferait passer son montant à 1480,55 euros par mois. Si cette hausse venait à être confirmée, elle serait alors plus élevée qu’en 2016 (+0,6%) et 2015 (+0,8%) mais moins qu’en 2014 (+1,1%). Certes, l’exécutif a la possibilité de déroger à cette revalorisation automatique, en allant plus loin et en donnant un « coup de pouce ». Mais François Hollande n’y a plus eu recours depuis le mois de juillet 2012 (et encore il s’agissait d’une « avance » sur le mois de janvier 2013). Et cette année encore, les signes semblent plaider en faveur d’une inaction. Fin novembre, le comité d’experts chargé de conseiller l’exécutif sur le sujet avait recommandé de ne pas faire de coup de pouce. De plus, selon le Figaro, le Premier ministre Bernard Cazeneuve a indiqué aux organisations syndicales que lui-même n’était pas favorable à la mesure.

Smic : coup de pouce ridicule

Smic : coup de pouce ridicule

Pour être réglementaire la hausse du SMIC n’en est pas moins ridicule. Une hausse nette de 6 euros environ pour un salaire net de la 1100 €. De deux choses l’une, ou bien il fallait augmenter le SMIC de manière significative pour redonner réellement du pouvoir d’achat ou bien une hausse du SMIC est contreproductive du point de vue économique et du chômage.  Le Smic augmentera de 0,6% au 1er janvier, passant de 9,61 à 9,67 euros bruts de l’heure, sans accorder de coup de pouce, a annoncé lundi 14 décembre le ministère du Travail. Un salarié à temps plein rémunéré au salaire minimum touchera donc 1.466,62 euros bruts mensuels. « Dans le contexte actuel, nous considérons qu’un ‘coup de pouce’ n’est pas la meilleure solution pour augmenter le pouvoir d’achat compte tenu de ses effets sur le coût du travail et donc l’emploi », a déclaré Myriam El Khomri aux partenaires sociaux, selon le texte de son discours lors d’une réunion de la Commission nationale de la négociation collective (CNNC) sur le Smic. Une déclaration qui en tout état de cause n’est guère éclairante sur la stratégie économique. En effet cette augmentation de six euros ne modifie pas la problématique relative au bien-fondé d’un salaire minimum, salaire par ailleurs le plus élevé d’Europe. Sans doute faudrait-il moduler par catégories notamment pour faciliter l’accès à l’emploi des jeunes et des exclus du marché du travail. À l’inverse si l’on considère que la hausse des salaires est un élément déterminant pour relancer la consommation des ménages alors  il faut une hausse  beaucoup plus significative. Problème toutefois tout dépend du niveau de concurrence selon les branches et les régions. De ce point de vue une hausse serait sans doute envisageable à condition de laisser une plus grande flexibilité aux secteurs en fonction de la concurrence notamment internationale. En choisissant le statu quo ou presque le gouvernement n’a guère apporté de clarification sur sa politique économique.

SMIC : augmentation d’environ cinq euros, c’est trop !

SMIC : augmentation d’environ cinq euros, c’est trop !

On pourrait en rire s’il n’y avait matière à pleurer, le SMIC devrait en effet augmenter de cinq euros en 2016. C’est la décision du gouvernement qui s’appuie d’ailleurs sur la réflexion « approfondie » du groupe d’économistes chargés d’émettre un avis sur la question. Cette augmentation est évidemment ridicule et n’a aucun sens économique ou social. On se fonde en effet sur un indice des prix de l’INSEE qui est obsolète et qui notamment sous-estime les dépenses contraintes des ménages les plus modestes. En clair l’indice de l’INSEE est faux et l’inflation réelle est supérieure à ce qui est  annoncé. À supposer que le contexte économique justifie le blocage des salaires dès lors pourquoi annoncer cette augmentation ridicule. Le salaire minimum devrait augmenter automatiquement de 0,55 % le 1er janvier prochain en France et ne devrait encore une fois pas bénéficier «de coup de pouce» supplémentaire, rapporte le quotidien Les Echos sur son site internet jeudi. Cette décision sera annoncée le 14 décembre devant la commission nationale de la négociation collective (CNNC) mais «il n’y pas de débat», indique le quotidien économique qui cite des sources au sein de l’exécutif. Le gouvernement s’apprête ainsi à suivre de nouveau la recommandation du groupe d’économistes chargés depuis sept ans d’émettre un avis consultatif. Si la tendance et la hausse de 0,55 % se confirment, le smic horaire brut devrait donc passer de 9,61 euros après arrondi à 9,67 euros à partir du 1er janvier. Il devrait atteindre pour un salarié à temps plein 1.466 euros brut par mois (1135 Net pour 35 heures), soit neuf euros de plus qu’aujourd’hui. Le smic avait été augmenté de 0,8 % au 1er janvier 2015. Le dernier «coup de pouce» remonte au 1er juillet 2012, juste après l’élection présidentielle. Le smic avait alors été revalorisé de 2 % dont 0,6 % de coup de pouce.

Smic : + 0.8% au 1er janvier

Smic : + 0.8%  au 1er janvier

Le Smic horaire augmentera ainsi de 0,8% à 9,61 euros, a annoncé le ministère du Travail ce jeudi 18 décembre.  Un smicard touchera donc 1.457,52 euros bruts mensuels, soit une hausse de 12,14 euros par rapport à 2014. Le gouvernement avait annoncé début décembre qu’il n’accorderait pas de « coup de pouce » au Smic, conformément aux préconisations du groupe d’experts chargé de le conseiller.  Le ministre des Finances, Michel Sapin, avait prévenu dès le début du mois qu’il « n’y aurait pas de coup de pouce », conformément aux préconisations du groupe d’experts sur le Smic.  La revalorisation mécanique du Smic est calculée en fonction de deux critères. D’abord, l’indice des prix à la consommation hors tabac pour les 20% de ménages aux revenus les plus faibles: +0,2% entre novembre 2013 et novembre 2014. Deuxièmement, la moitié du gain de pouvoir d’achat du salaire horaire de base ouvrier et employé (SHBOE): +0,6% entre septembre 2013 et septembre 2014.  La CGT, qui réclame une revalorisation à 1.700 euros mensuels, avait exprimé dès mercredi son « insatisfaction vis-à-vis de l’absence de coup de pouce ». « Au-delà de la question du Smic, qui est importante, il est nécessaire de penser des mécanismes pour que la pyramide des salaires ne soit pas aplatie au niveau du salaire minimum », avait de son côté estimé Inès Minin, son homologue de la CFDT.  Le dernier coup de pouce au Smic remonte au 1er juillet 2012. Au lendemain de l’élection de François Hollande, le salaire minimum avait été revalorisé de 2%, au lieu de 1,4%.

L e FMI prône un Smic plus flexible, …comprendre plus bas

L e FMI prône un Smic plus flexible, …comprendre plus bas

Le FMI n’a pas honte de réclamer un SMIC plus bas ( plus flexible ») notamment  sa directrice Lagarde qui gagne 100 000 euros nets dimpôts par mois. Surtout que cette dernière n’a aucune formation et aucune compétence en matière d’économie et qu’elle n’a été nommée l qu’en récompense des services rendus à Sarkozy (l’affaire Tapie ?). L’avis du FMI risque de ne pas plaire à tout le monde. Le Fonds monétaire international s’est dit, ce jeudi 15 mai, favorable à une indexation « plus flexible » du Smic. Edward Gardner, chef d’une mission d’observation de la France au FMI, a jugé qu’en plus de s’orienter selon l’inflation et l’évolution du salaire moyen, l’évolution du Smic pourrait « peut-être aussi faire référence au chômage » des personnes les moins qualifiées, ainsi qu’à la « situation conjoncturelle ». Le Smic « est un choix qui a une valeur sociale que nous ne remettons pas en question », mais il « a aussi des effets d’exclusion sur le marché du travail », estime-t-il.  Dans un résumé de son rapport consacré à la France, le FMI juge que si le salaire minimum permet « d’assurer un niveau de vie suffisant aux travailleurs », il « pèse par ailleurs sur les créations d’emplois pour les travailleurs les moins productifs » et les plus touchés par le chômage. Le Fonds rejoint un débat déjà virulent en France sur le Smic, que le président du Medef, Pierre Gattaz, propose d’abaisser de manière temporaire pour les chômeurs de longue durée et les jeunes sans formation. Le Smic est actuellement de 1.118 euros net par mois. Il est revalorisé le 1er janvier de chaque année.

 

Smic en Europe : de 150 à 1900 euros !

Smic en Europe : de 150 à 1900 euros !

Le Smic français n’est pas le plus élevé. Il est à 9,53 euros l’heure dans l’Hexagone, soit 1.445,38 euros bruts mensuels pour 35 heures. C’est environ 57 euros de moins par mois qu’en Belgique. Toutefois, dans ce pays voisin le salaire minimum est fixé par les conventions collectives de travail et s’échelonne souvent selon l’âge et l’expérience. Aux Pays-Bas, le salaire minimum varie de 543 euros, à partir de 15 ans, à 1.477 euros, pour les salariés de 23 ans et plus. C’est au Luxembourg que le montant est le plus élevé : 1.921,03 euros mensuels, majoré de 20 % pour un salarié qualifié, diminué de 20 % à 25 % pour un travailleur de moins de 18 ans. Le Smic français reste toutefois parmi les plus élevés d’Europe. En Allemagne, un salaire minimum horaire de 8,50 euros brut sera instauré à partir de 2015. Il sera étendu à partir de 2017 à tous les salariés sauf les moins de 18 ans, les stagiaires et les chômeurs de longue durée pendant les six mois suivant leur embauche.  En Espagne, le salaire minimum reste gelé en 2014 à 9.034,20 euros par an, soit 753 euros par mois. C’est en Bulgarie que le montant est le plus faible : 159 euros mensuels.

 

Sondage- Mini SMIC : 80% contre

Sondage- Mini SMIC : 80% contre

Près de huit Français sur dix estiment que pouvoir payer un salarié en dessous du Smic ne serait pas efficace pour l’emploi, selon un sondage Tilder-LCI-OpinionWay. Alors que le président du Medef Pierre Gattaz a lancé le débat sur un salaire « transitoire » qui serait inférieur au Smic, 78% des personnes interrogées considèrent que « ce ne serait pas une bonne chose pour faciliter les embauches en France ». À l’inverse, 21% des Français estiment qu’instaurer un salaire inférieur au Smic « serait une bonne chose pour faciliter les embauches ». 1% se déclare sans opinion. Interrogés sur le gel des prestations sociales jusqu’en octobre 2015, annoncé mercredi par le Premier ministre Manuel Valls, 51% des Français l’approuvent, 48% s’y disent opposés. Plus d’une personne interrogée sur deux (56%) juge « justifié » le maintien du gel du point d’indice des fonctionnaires. 43% pensent le contraire. Le sondage a été effectué en ligne (système Cawi) les 16 et 17 avril auprès d’un échantillon de 1.003 personnes majeures (méthode des quotas).

 

Mini Smic jeunes : la polémique

Mini Smic jeunes : la polémique

 

La proposition de Gattaz (président du Medef) sur un SMIC jeunes suscite une vraie polémique, une polémique assez manichéenne comme la France les aime ; D’un coté le Medef veut embaucher des jeunes en dessous du SMIC pendant un an pour faciliter l’accès à l’emploi, de l’autre gouvernement et syndicats s’y opposent ; Les experts eux-mêmes sont divisés sur le sujet. Les libéraux sont pour, les autres contre. En fait la vraie question est celle des charges qui pèsent sur les salaires et pas seulement le SMIC. La France est engluée dans une fiscalité record qui plombe la compétitivité ; problème : sans reforme structurelle de l’Etat et de la super réglementation, il est impossible de réduire les charges y compris sur les salaires. Il conviendrait évidemment de réduire ces charges mais sans diminuer le pouvoir d’achat des salariés dont la consommation est indispensable à la croissance. Certes Hollande a lancé son fameux pacte de responsabilité mais l’allégement fiscal sur les entreprises sera seulement d’une dizaine de milliards là où il en faudrait une centaine. Le gouvernement ne le fera pas car il  rechigne à remettre à plat le rôle régalien de l’Etat (et des collectivités) car se serait s’attaquer à l’oligarchie politique et administrative qui fait vivre nos élus. Des élus majoritairement issus précisément de la bureaucratie française. Bref on tourne en rond dans une croissance molle, un chômage record et des déficits abyssaux. La proposition de GATT est une provocation qui risque de cliver  davantage les positions au lieu d’engager le vrai débat sur la problématique globale du coût du travail en France. Le président du Medef, Pierre Gattaz, a donc ouvert mardi la boîte de Pandore en se disant favorable à un salaire « transitoire » inférieur au Smic pour encourager l’embauche des jeunes, suscitant un rejet du gouvernement et une réaction indignée des syndicats sur un sujet hautement sensible.   »Le niveau élevé du Smic est une marche d’escalier à franchir en France » pour trouver du travail, a affirmé M. Gattaz lors de son point de presse mensuel.  Une solution, selon lui, consisterait à « avoir temporairement un système permettant la première année » pour « un jeune ou quelqu’un qui ne trouve pas de travail, de rentrer dans l’entreprise de façon transitoire avec un salaire adapté, qui ne serait pas forcément le salaire du Smic », 1.445 euros bruts mensuels.  M. Gattaz a estimé qu’avec un « niveau de chômage à 11% », il fallait « explorer toutes les pistes ». Il a souhaité en débattre « avec le gouvernement et les partenaires sociaux ».  La première réaction du gouvernement a été un net refus: « Le Smic jeunes, nous y sommes bien sûr fermement opposés. Le sujet de l’emploi des jeunes mérite mieux que cela. Je verrai prochainement Pierre Gattaz pour lui en parler », a déclaré à l’AFP Najat Vallaud-Belkacem, ministre de la Jeunesse et des sports.  Le projet d’un Smic au rabais a laissé de douloureux souvenirs aux gouvernements qui l’ont tenté: le Contrat d’insertion professionnelle (CIP) d’Edouard Balladur en 1994 et le Contrat première embauche (CPE) de Dominique de Villepin en 2006 ont soulevé une telle levée de boucliers des jeunes qu’ils ont été abandonnés.  Le président du Medef emboîtait le pas à l’ex-directeur général de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), Pascal Lamy, qui a récemment avancé l’idée de « petits boulots » payés en-dessous du Smic.  La réaction des syndicats à la proposition de Pierre Gattaz ne s’est pas fait attendre: « On rentre dans la provocation et l’indécence, c’est inacceptable », s’est insurgé sur i-Télé le numéro un de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly.  Il prévient que si le gouvernement suivait le Medef sur cette proposition, « nous n’hésiterons pas à mobiliser avec d’autres organisations ». FO a rappelé que le Premier ministre Manuel Valls avait déjà « accédé aux revendications du Medef » en annonçant la suppression totale des charges pour les salariés payés au Smic.   »Avec le Smic transitoire, Pierre Gattaz ressort une idée du passé. Visiblement les mauvaises idées ne sont jamais transitoires », a réagi dans un tweet le numéro un de la CFDT Laurent Berger.  De son côté, le vice-président de la CFTC, Joseph Thouvenel, a déclaré à l’AFP sa totale opposition à « toute remise en cause du salaire minimum ». « Celui qui travaille, quel que soit son âge, doit être payé correctement et dignement ».   »Et s’il faut baisser des rémunérations, on peut imaginer que les plus hautes rémunérations commencent par montrer l’exemple », a-t-il ironisé.  Le prédécesseur de M. Gattaz à la tête du Medef, Laurence Parisot, n’a pas mâché ses mots: « proposer un salaire en-dessous du Smic s’apparente à une logique esclavagiste! », a-t-elle tweeté, estimant que ceux qui le proposent « font une erreur d’analyse sur les véritables causes du chômage ».  Du côté des économistes, Gilbert Cette, qui a déjeuné avec deux de ses collègues, Philippe Aghion et Elie Cohen, mardi avec le président François Hollande, a estimé auprès de l’AFP que sur l’emploi des jeunes, « rien ne doit être tabou ». Il faut étudier « ce qui s’est fait à l’étranger notamment en Grande-Bretagne et aux Pays-Bas ».  M. Cette a précisé que lors de ce déjeuner « tous les thèmes concernant la situation économique ont été abordés de façon franche, complète et sans a priori ».  Pour Yannick L’Horty, professeur à l’université Paris-Est, « l’emploi est sensible au coût du travail, en particulier au voisinage du salaire minimum ». Toutefois, selon cet économiste, il n’est pas nécessaire « d’agiter le chiffon rouge d’une baisse frontale du salaire minimum ». D’autres solutions sont « aussi efficaces » comme de « désindexer temporairement le salaire minimum de l’indice des prix », selon lui.  Le débat sur le Smic est relancé au moment où le gouvernement allemand, sous la pression des sociaux-démocrates, vient de décider d’un salaire minimum -8,50 euros bruts l’heure- dont certains seront toutefois exclus.

 

Plus de cotisations patronales pour le SMIC

Plus  de cotisations patronales pour le SMIC

 

 

La fin des cotisations sociales pour le SMIC va dans le bons sens pour retrouver de la compétitivité, cependant on peut s’interroger sur ce ciblage général qui va surtout bénéficier par exemple à la grande distribution et au bâtiment deux secteurs qui ne sont pas concurrencés par l’étranger. Cela va surtout profité  aux secteurs à bas salaires. C’est un peu la même philosophie que le CICE qui devait surtout soutenir les secteurs affrontée à la concurrence internationale et qui en fait pour les ¾ a profité à d’autres (exemple la poste !!°). On aurait pu davantage cibler en fonction des secteurs, des produits, des types d’entreprise. Par exemple davantage centrer sur les PME, vraies créatrices d’emplois et les sociétés exportatrices. Notons auusi que cette mesure va tirer les salaires vers le bas.  Les cotisations patronales au SMIC seront donc entièrement supprimées au 1er janvier prochain, a annoncé Manuel Valls lors de son discours de politique générale, indiquant « refuser d’opposer emploi qualifié et non qualifié », pour les baisses de charges du pacte de responsabilité. Ainsi, il y aura des allègements de cotisations sociales pour les salariés, dans une assiette allant jusqu’à 3 SMIC. Ces allègements représenteront 4,5 milliards d’euros. De plus, les travailleurs indépendants bénéficieront des baisses de leurs cotisations famille de plus de trois points pour 2015, ce qui représentera 1 milliard d’euros.  Par ailleurs, le Premier ministre a également annoncé des baisses de cotisations sociales, cette fois payées par les salariés, pour les employés payés au SMIC.  De plus, toujours pour les ménages, il y aura un geste  de 5 milliards d’euros d’ici à 2017, a annoncé Manuel Valls.

 

Création d’un SMIC en Allemagne

Création d’un SMIC en Allemagne

Pour une fois l’Allemagne copie la France avec la création d’un salaire minimum à 8,50 euros brut de l’heure (pour 9.53 en France). Après plusieurs mois de négociations entre partenaires sociaux, la mesure est examinée ce mercredi 2 avril en conseil des ministres. Elle entrera en vigueur à partir du 1er janvier prochain, dans tout le pays. Les patrons n’ont finalement pas réussi à en limiter la portée comme ils l’auraient voulu. L’instauration d’un smic généralisé devient la mesure la plus emblématique de la grande coalition en Allemagne. Ce salaire minimum concernera tous les Allemands, exceptés les jeunes de moins de 18 ans qui n’ont pas terminé leur formation, et les chômeurs de longue durée qui reçoivent une aide du pôle emploi allemand (16.000 sur un total de 1,1 million) Au total, selon l’institut de recherche économique IFO, de 3,7 à 5 millions de personnes, soit 14% des salariés dans la fourchette haute, devraient ainsi en profiter, en majorité des femmes. Un quart des futurs bénéficiaires travaillent en ex-Allemagne de l’Est, moins bien payés que ceux de l’Ouest du pays. Le Smic concernera aussi toutes les branches professionnelles, contrairement à ce que voulait le patronat, qui aurait bien multiplié les exceptions. Mais une quinzaine de secteurs ne le mettront en place qu’en 2017. Les experts sont divisés sur les conséquences de la mise en place de ce smic. Ses pourfendeurs les plus pessimistes vont jusqu’à prédire la disparition de 900.000 emplois. Ses partisans, eux, anticipent une hausse du pouvoir d’achat, et donc la demande. Ils croient même que l’Etat pourrait faire des économies, via une baisse des aides publiques qui compensaient jusqu’à présent les trop bas salaires. 11 millions d’euros d’aides de ce type sont versées chaque année à 1,3 million de salariés.

 

SMIC : hausse de 12 euros mensuels

SMIC : hausse  de 12 euros mensuels

 

En fait la hausse du SMIC compensera à peine les hausses de TVA et compte tenu de l’inflation (faussée par l’INSEE pour des catégories qui dépensent pratiquement tous leurs revenus aux dépenses contraintes) , il y aura bien détérioration du pouvoir d’achat des smicards ( sans parler de la valse des étiquettes au premier janvier). En net, pour un temps plein, le gain devrait atteindre environ 12 euros par mois, avec un salaire mensuel de 1.113 euros en moyenne.   »Evidemment, pour tous ceux qui sont au Smic, ces chiffres sont des chiffres faibles mais, dans le contexte actuel, il nous a semblé impossible de faire plus », a déclaré Michel Sapin à la presse.  Cette revalorisation – supérieure à la hausse des prix de 0,6% sur un an – permet « un gain de pouvoir d’achat de 0,5%, ce qui n’est pas négligeable », a ajouté le ministre du Travail.  Après son élection, en juillet 2012 François Hollande avait décidé d’une hausse exceptionnelle de 0,6%, pour « rattraper ce qui n’a pas été accordé » aux smicards durant le quinquennat de Nicolas Sarkozy. Le précédent coup de pouce remontait à 2006.  Au 1er janvier dernier, le gouvernement avait ensuite choisi de s’en tenir à la hausse légale (+0,3%) pour les 3,1 millions de Smicards, qui travaillent majoritairement dans le privé (1,9 million), notamment dans l’hôtellerie, la restauration et le tourisme.  L’annonce faite lundi a douché les espoirs des syndicats, dont la majorité réclamait un geste au gouvernement.  Agnès Le Bot (CGT) a ainsi jugé que cette décision était « très en deçà des attentes des salariés » et revendiqué un Smic à 1.700 euros brut. Elle a déploré qu’alors que « trois organisations syndicales (CGT, FO, CFTC) représentant 60% des salariés réclamaient un coup de pouce, elles n’aient pas été entendues, à l’opposé du patronat ».   »Pour les salariés, c’est +circulez y a rien à voir+ », a aussi réagi Marie-Alice Medeuf-Andrieu (FO), qui militait pour une hausse de 2%. « Alors que tout augmente (les impôts, l’électricité…), les salariés continuent à payer le prix de la crise et, de l’autre côté, le gouvernement aide les entreprises », a-t-elle regretté.  La CFTC demandait elle aussi que le gouvernement aille « au-delà de ce que prévoit la loi, contrairement aux recommandations (du groupe d’experts sur le Smic) qui ne prennent pas en compte les augmentations de prix à venir, notamment de l’électricité et des conséquences de la hausse de la TVA ».  Le Smic est revalorisé automatiquement chaque 1er janvier en fonction de l’évolution des prix (intégrant le loyer et l’énergie) et de l’évolution du salaire réel de base des ouvriers et employés, selon de nouvelles règles instituées en février dernier.  Le gouvernement avait alors précisé que la croissance, aujourd’hui atone, serait un « élément d’appréciation » pour décider d’un éventuel coup de pouce.  En refusant d’aller au-delà de la revalorisation légale, Michel Sapin suit les préconisations du groupe d’experts sur le Smic, chargé depuis 2008 d’ »éclairer » le gouvernement sur les évolutions du salaire minimum.  Dans son rapport remis fin novembre, le groupe présidé par François Bourguignon et entièrement renouvelé s’opposait à un coup de pouce, craignant notamment qu’une « hausse du Smic ne se traduise in fine par une baisse de l’emploi et une perte de compétitivité ».  Ces experts font aussi valoir que le Smic en France est « aujourd’hui très nettement au-dessus des niveaux constatés dans les autres pays de l’OCDE ».  Alors que l’Allemagne doit instituer prochainement un salaire minimum que les sociaux-démocrates souhaitent à 8,50 euros brut l’heure, le ministre du Travail s’est réjoui lundi que « le modèle français, si souvent décrié, remporte une belle victoire en étant imité par nos amis allemands ».

 

Smic: 1,1% de hausse prévue en janvier, c’est trop !

Smic: 1,1% de hausse prévue en janvier, c’est trop !

 

 

Les « experts »  estiment   comme le gouvernement que la hausse de 1.1% du SMIC au premier janvier est plus que largement suffisante. L’inflation officielle sera en effet de l’ordre de 0.7% en 2013. Conclusion de Sapin ; « c’est une augmentation du pouvoir d’achat ! » Une précision toutefois l’indice des prix calculé par l’INSEE est obsolète pour mesurer l’inflation des petits revenus pratiquement entièrement destinés aux dépenses contraintes qui augmentent  le plus. Cet indice moyen ne tient pas compte de la structure des consommations et de leur évolution (et pas du tout des impôts). Si une  question se pose c’est sur le principe même d’un salaire minimum décidé par l’Etat qui effectivement décide mais ne subît pas les conséquences de ses décisions. De ce point de vue des négociations par branche sur un salaire minimum serait sans doute plus adaptées (des négociations qui existent mais dont la grille salariale est écrasée par ce SMIC). Economiquement ce SMIC peut donc être contesté mais socialement, il  parait un peut inconvenant d’estimer qu’il y a une augmentation quand certains grands patrons (à ne pas confondre avec nombre de patrons de PME) eux se gavent.  Le gouvernement, qui a annoncé vendredi que le salaire minimum augmenterait donc automatiquement de 1,1% au 1er janvier, a fait valoir que cette hausse légale constituait en soi un « gain de pouvoir d’achat », accréditant l’idée qu’il n’y aurait pas de coup de pouce supplémentaire.  Le salaire minimum est revalorisé automatiquement chaque 1er janvier en fonction notamment de l’évolution des prix.  Compte tenu des règles de calcul « modernisées » mises en place cette année, il sera ainsi majoré de 1,1% au début janvier, a confirmé le ministre de l’Emploi Michel Sapin à l’AFP. Soit une augmentation de dix centimes du Smic horaire brut, qui passera ainsi de 9,43 à 9,53 euros.  Quelque 3 millions de personnes -13% des salariés- touchaient le salaire minimum en janvier 2013, soit un demi-million de plus qu’en 2012, selon les chiffres officiels.  Le gouvernement peut, s’il le veut, donner un coup de pouce supplémentaire pour prendre en compte « l’aspiration légitime des salariés à une redistribution des fruits de la croissance lorsque celle-ci est au rendez-vous », comme il l’avait expliqué lui-même il y a quelques mois.  Il doit annoncer sa décision lundi après-midi lors de la réunion de la Commission nationale de la négociation collective (CNNC). Mais M. Sapin a paru vendredi préparer les esprits au fait que le gouvernement n’était pas prêt à aller plus loin.  Avec une « inflation de 0,6% », « il y a un gain de pouvoir d’achat » par « la seule application des nouvelles règles de calcul », a ainsi souligné le ministre.  Le gouvernement a en outre sur sa table le rapport annuel du groupe d’experts sur le Smic, chargé depuis 2008 d’ »éclairer » l’exécutif avant chaque revalorisation.  Or, ces experts ont préconisé de s’en tenir à la hausse légale. Ils ont pointé notamment le risque qu’une hausse du Smic ne « se traduise in fine par une baisse de l’emploi et de la compétitivité des entreprises », dans un contexte de maigre croissance et de fort chômage. Ils ont aussi fait remarquer que le Smic en France était « aujourd’hui très nettement au-dessus des niveaux constatés dans les autres pays de l’OCDE ».  Le 1er janvier dernier, le gouvernement avait choisi de se limiter à la hausse légale (+0,3%) pour 2013.  Depuis 2007, il n’y a eu qu’un seul coup de pouce au Smic, celui décidé le 1er juillet 2012 (+0,6%) par François Hollande, nouvellement élu. Le Smic avait été au total augmenté de 2%.

Salaires : bientôt un SMIC allemand

Salaires : bientôt un SMIC allemand

 

Le SPD milite pour un salaire horaire de 8,50 euros pour tous. Ni la date d’introduction ni le niveau de ce Smic à l’allemande ne sont connus, mais l’accord de principe des conservateurs constitue une révolution dans un pays qui s’en remet traditionnellement là-dessus aux partenaires sociaux. D’ailleurs la pilule a du mal à passer pour beaucoup. « Le salaire minimum fixe a ruiné l’Allemagne de l’Est », tempêtait le chef du gouvernement de Saxe-Anhalt (est), le conservateur Reiner Haseloff, en référence aux salaires fixés par l’Etat dans l’ex-RDA communiste, « nous ne devons pas refaire la même erreur ».  Le président fraîchement élu de l’association patronale BDA, Ingo Kramer, se demande « pourquoi la politique pense en savoir plus que les partenaires sociaux? ». Tout en jugeant « inacceptables » les salaires de misère qui ont cours par endroits, il assène qu’ »il y a de bonnes raisons » pour des salaires d’embauche faibles dans certains cas.  La nouvelle a été en revanche saluée avec enthousiasme à Paris. « C’est un signal (…) d’une approche peut-être plus coopérative des politiques économiques en Europe », a déclaré le ministre français de l’Economie Pierre Moscovici.  Outre la France, l’OCDE, le FMI ou les Etats-Unis ont appelé ces derniers mois l’Allemagne à soutenir sa demande intérieure pour aider à la reprise en zone euro. Un objectif qui passe notamment par une hausse des salaires allemands.  Selon l’institut économique DIW, 5,6 millions de personnes, soit 17% des salariés, gagnent actuellement moins de 8,50 euros, surtout les salariés peu qualifiés et à temps partiel.  Le CDU avait déjà mis de l’eau dans son vin ces dernières années pour permettre l’introduction de seuils de salaire dans certains métiers mal rémunérés. Les coiffeurs, dont certains gagnaient 3 euros de l’heure, ont ainsi maintenant un salaire minimum (de 8,50 euros), même chose pour les intérimaires ou encore les couvreurs.  L’introduction de ces salaires minimum à petit échelle n’a pas conduit à une hémorragie d’emplois dans les secteurs concernés. Mais cela n’empêche pas milieux économiques et économistes de peindre un tableau apocalyptique du marché de l’emploi une fois que le SPD aura eu gain de cause.  Le dernier rapport des « Sages », économistes influents qui conseillent le gouvernement allemand, y voit une « mesure nuisible à la croissance et à l’emploi ».  Le DIW pour sa part prévient que l’introduction d’un salaire minimum n’aura sans doute pas les effets attendus sur les inégalités et le pouvoir d’achat des ménages, notamment parce que quiconque gagne plus paie aussi plus d’impôts. L’institut recommande l’introduction d’un salaire plancher bas, qui serait progressivement relevé.  C’est ce que semblait suggérer en début de semaine Ilse Aigner, ex-ministre de Merkel et participante aux négociations de coalition. Le salaire minimum voulu par le SPD « peut être un objectif, on n’est pas obligé de le faire tout de suite », selon elle. Si elle cède sur le salaire minimum, la chancelière a martelé jeudi qu’elle restait opposée à des hausses d’impôts et à l’assouplissement du passage à 67 ans de l’âge de la retraite. Et viscéralement attachée à l’objectif d’allègement de la dette du pays. Conservateurs et sociaux-démocrates veulent boucler les négociations de coalition la semaine prochaine. Parmi les points d’achoppement figure encore la question de la doublé nationalité, voulue par le SPD, notamment pour les Turcs vivant en Allemagne.

 

12



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol