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Valls : situation d’urgence mais des mesures en 2015, 2016, 2017…2021 !

Valls : situation d’urgence mais des mesures en 2015, 2016, 2017…2021 !

 

De toute évidence il y a un problème d’agenda dans les mesures annoncées par Valls. Certes il constate la situation d’urgence du pays dans tous les domaines (notamment  croissance, chômage, déficit compétitivité) mais il n’en tire pas les conséquences en matière de calendrier. Il  fallait évidemment prendre des mesures à effet quasi immédiat ( à partir de juillet par exemple) permettant d’agir sur 2014 qui s’annonce catastrophique sur le plan de la croissance (1% et à condition que la conjoncture internationale ne se dégrade pas avec la Crise des pays émergents et celle de l’Ukraine). Certaines orientations relèvent d’ailleurs davantage des intentions que des décisions (exemple : réforme administrative pourtant si indispensable). Ni Valls, ni Hollande ne seront là en 2018 et malheureusement il y a fort à parier que la nouvelle majorité de 2017 voudra faire le contraire de ce voulait engager la gauche dans ce domaine ‘( derrière il y a en effet la maîtrise du Sénat). Pour résumer, trop peu, trop flou et surtout trop loin. L’année 2014 sera détestable en matière de croissance, elle va plomber un peu plus la confiance d’autant que la gauche va sans doute ramasser la plus belle fessée de sa vie aux européennes. Sans confiance, pas de reprise ni de la demande, ni des investissements, c’est un préalable même s’il faut en même temps retrouver compétitivité et pouvoir d’achat. Pour les ménages, c’est cosmétique ; pour les entreprises encore insuffisants et trop lointain.

Drogue : une situation de guerre

Drogue : une situation de guerre

 

Encore un drame sanglant près de Marseille, cette fois à l’encontre d’une retraité. Du coup, le maire de Marignane réclame l’intervention de l’armée. En fait, la plupart des responsables n’ont pas compris la nature de la guerre de la drogue, car il s’agit bien d’une guerre. Et face à une situation de guerre, il faut des moyens adaptés alors que nous faisons preuve de naïveté et d’amateurismes. Pourquoi définir la lutte contre la drogue comme une guerre, parce qu’on y tue les jeunes (et les moins jeunes) victimes de cette addiction mortelle. Ensuite parce que les règlements de compte sont inamissibles d’autant plus quand ils impliquent des personnes innocentes. Or la guerre contre la drogue n’a même pas été théorisée. On veut faire face à un fléau sans précédant avec des armes classiques. Exemple des policiers armés de pistolets quand les dealers disposent de kalachnikov ; des CRS en uniforme qui s’affichent bêtement dans la rue, quand le trafic se passent dans les caves, cages d’escalier toujours avec des intermédiaires. Un simple guetteur gagne 3000 euros par mois, un dealer au moins 100 000 euros, et des millions pour les patrons des réseaux. Les quartiers sont devenus des ghettos, la force publique n’y pénètre plus ; Si c’est une guerre qu’il faut mener, il convient effectivement de la conduire avec l’armée mais une armée spécialisée qui ne se ballade pas en uniforme  pour faire semblant de rassurer la population mais qui infiltre et détruit les réseaux. Certains quartiers à Marseille, à Paris, ailleurs fonctionnent sur le modèle économique colombien, la drogue constitue l’activité centrale qui fiance presque toutes les autres activités, tous les autres emplois, même les activités sociales. Les drapeaux étaient donc en berne vendredi à Marignane (Bouches-du-Rhône), après la mort jeudi d’un retraité, Jacques Blondel, qui tentait de barrer la route à deux braqueurs, un acte de « bravoure » salué par le ministre de l’Intérieur qui a appelé au « réveil des esprits et des consciences » face à la violence.  C’est quelque chose qui va faire changer les citoyens à mon avis Eric le Dissès, maire de Marignane « Jacques Blondel est un héros aux yeux de la population et c’est une personne qui a toujours eu un engagement citoyen », témoigne vendredi soir au micro de RTL Eric le Dissès, le maire de Marignane. « Jusqu’à aujourd’hui, on reprochait au citoyen lambda de baisser la tête lorsqu’il assistait à une agression dans la rue ou dans le métro. Aujourd’hui, un homme se lève et ça force le respect ; c’est quelque chose qui va faire changer les citoyens à mon avis. » « C’est un fait divers qui a mal tourné mais il est la conséquence d’un laxisme national, on le voit à Marseille, à Paris et dans toutes les villes de France. Il y a aujourd’hui des actions à mener de la part des politiques, qui doivent enfin avoir le courage de taper sur la table et le courage de prendre des dispositions très fortes », dit-il encore.  Et d’ajouter : « Le fait d’envoyer 100 ou 124 policiers nationaux à Marseille pour régler la situation est une goutte d’eau dans l’océan, s’en est presque ridicule. A mon avis, pour régler tous ces problèmes d’insécurité, c’est l’armée qu’il faut envoyer dans les quartiers et dans ces zones de non-droit pour y faire revenir la République. »  La garde des Sceaux, Christiane Taubira, a, pour sa part, exprimé vendredi son « indignation face à ce crime lâche et veule commis contre un citoyen », assurant que « la justice œuvrera avec célérité ».  Taubira nous parle d’Aimé Césaire (…) mais ce n’est pas ça qu’on veut entendre Eric le Dissès, maire de Marignane « Toutes les déclarations politiques sont du cinéma et les Français n’en ont que faire. Ils veulent des actions et plus de paroles. Madame Taubira nous parle d’Aimé Césaire ou de Léopold Sédar Senghor mais ce n’est pas ça qu’on veut entendre. On veut entendre des actions fortes et pas des remises de peine ou des délinquants qui se promènent en toute impunité », assène encore Eric le Dissès.

 

Fukushima : « situation d’urgence »

Fukushima : « situation d’urgence »

Des fuites d’eau hautement radioactive ont été constatées, créant une situation d’urgence plus de deux ans après le séisme qui avait sérieusement endommagé la centrale. Selon un responsable d’un groupe de travail à l’Autorité de régulation nucléaire (NRA), Shinji Kinjo, cette eau contaminée est en train de remonter vers la surface, dépassant les limites légales de l’écoulement radioactif pour se déverser dans l’océan Pacfique.  L’opérateur de la centrale, Tokyo Electric Power (Tepco) est dépassé. « Nous ne pouvons pas laisser cela à Tepco tout seul. Nous sommes actuellement face à une situation d’urgence« , a déclaré Shinji Kinjo. Lundi, Mitsuo Uematsu, qui travaille dans un centre spécialisé de l’université de Tokyo, a évoqué l’incertitude qui règne autour des conséquences de cette nouvelle fuite : « Jusqu’à ce que nous connaissions la densité exacte le volume de l’eau qui s’échappe, je ne peux pas honnêtement spéculer sur les conséquences pour la mer. » On ignore également la menace que représente cette fuite pour les populations environnantes. En 2011, dans les premières semaines après la catastrophe, Tepco avait été autorisé par le gouvernement japonais à déverser les eaux toxiques dans le Pacifique, mais les pays voisins et les pêcheurs japonais avaient critiqué cette mesure. Depuis, la compagnie a promis de ne plus déverser d’eau irradiée sans l’accord des localités voisines.

 

« Une situation politique explosive »

« Une situation politique explosive »

(INTERVIEW JDD- Erwan Lecœur, sociologue et politologue)
D’une certaine façon oui. Ces groupuscules à l’œuvre ont toujours existé, mais ils étaient en sommeil depuis des années. Ils se sont reconstitués à l’écart du Front national de Marine Le Pen, estimant que ce FN-là ne leur suffisait plus. Avec la contestation du mariage pour tous, ils ont d’abord occupé le terrain, en « passagers clandestins » au départ, juste parce qu’ils étaient utiles pour encadrer les manifs. Puis les manifs s’essoufflant, ils ont pris le leadership en radicalisant le mouvement. La radicalisation est leur stratégie et leur but. Ces groupuscules vivent aussi dans la mythologie de Mai-68. On l’a oublié, mais ils étaient déjà là, avec Occident, au début du printemps 1968. Ils voulaient à l’époque, exactement comme aujourd’hui, radicaliser la droite, et ils ont eu le sentiment, dans leur mythologie erronée, de s’être fait « voler » leur Mai-68. La nouveauté actuelle est que, pour la première fois depuis des années, ces groupuscules, de quelques centaines, peut-être de milliers de gens à peine, ont le sentiment qu’ils ont une partie de l’opinion derrière eux. Avec le mariage pour tous, ils pensent que la droite au sens large, catholique, traditionnelle, est avec eux. Ce vent en poupe leur donne des ailes, réveille leur dangerosité. C’est ce qui rend la situation potentiellement explosive.

Comment ont-ils pris le « contrôle » de la radicalisation?
La situation actuelle leur est favorable à plus d’un titre. D’abord parce que, comme en 1981, ils sont face à une gauche qui est au pouvoir. Ensuite parce que la droite française actuelle, de l’UMP au FN, est en déshérence, sans véritable leadership. Il y a une place à prendre et les radicaux l’ont bien compris et entendent peser sur le prochain leader. Autre situation dont ils profitent aujourd’hui, ils arrangent tout le monde : à l’UMP comme au FN, nombreux sont ceux qui se satisfont de leur capacité à radicaliser l’opinion. À droite, certains se disent qu’à terme ils profiteront de cette radicalisation dans les urnes.

D’où sortent-ils? On croyait disparus les vichystes, l’Action française et ces mouvements quasi paramilitaires
Ils n’ont jamais totalement disparu. Pendant longtemps, ils ont trouvé refuge dans les rangs du DPS, la direction protection sécurité de Jean-Marie Le Pen, qui a toujours été composée d’anciens gendarmes, de policiers et de militaires, voire de gens des services. Le DPS a frôlé la dissolution, mais ces groupuscules ont toujours été là et se sont toujours rendus utiles. Jean-Marie Le Pen avait besoin qu’ils se tiennent tranquilles, pour les besoins de sa propre légitimité. Dans les années 1990, le chef du FN avait bien compris que ces groupuscules devaient être encadrés pour être contrôlés. Aujourd’hui, Jean-Marie Le Pen, celui qu’ils appellent « le vieux » n’étant plus là, ils volent désormais de leurs propres ailes, aux marges du FN de Marine. Mais ils ne veulent pas voir leur héritage échoir à elle seule. Alors, ils se rappellent à son bon souvenir, occupant la rue pour affirmer qu’ils sont les gardiens du logiciel de l’extrême droite française. D’une certaine façon, ils viennent réclamer leur dû.

Pourquoi le FN est-il curieusement en retrait des manifs

Marine Le Pen fait le pari de ne pas montrer son visage le plus dur, pour pouvoir attirer à elle ensuite ceux qui seraient gênés par cette extrême droite-là, et pensant que, de toute façon, la radicalisation lui profitera dans les urnes. Elle a donc intérêt à rester en retrait. À l’inverse, pour l’UMP, Jean-François Copé doit faire les preuves de son engagement s’il veut ensuite récupérer les mécontents. Ces deux-là sont à front renversés, mais concurrents pour le leadership à terme de cette « nouvelle droite » qui sortira de tout cela.

Comment qualifiez-vous la situation?
Tendue. Le problème de ces groupuscules est qu’ils sont prêts à aller loin. Ils ont toujours eu besoin d’un martyr, ils ont cette culture-là. Le martyr leur permettra ensuite de peser sur la suite. Cela plaide pour une escalade dans la radicalisation. Si personne ne siffle la fin de la récréation, notamment à droite, cela peut se terminer en drame. Les groupuscules savent qu’ils y ont intérêt. On est, dans les jours qui viennent, dans une sorte de jeu dangereux.

 

Hollande : « nous ne sommes pas dans la situation de la Grèce » , Non mais on en rend le chemin !

 Hollande : « nous ne sommes pas dans la situation de la Grèce » , Non mais on en rend le chemin ! 

« Aujourd’hui chacun sait que nous n’atteindrons pas les 0,8% » qui étaient prévus », a-t-il indiqué, sans toutefois confirmer les estimations d’une croissance « aux alentours de 0,2-0,3% » avancées par son ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius.   »Nous ne sommes pas dans la même situation que la Grèce qui vit sa 6e année de récession et dont la production nationale a baissé de 25% » pendant cette période, a toutefois souligné le chef de l’Etat Français, pour qui « la France est un des pays qui, aujourd’hui, sur le plan de la croissance est dans la situation la moins mauvaise » en Europe.  Il a appelé les entrepreneurs français à contribuer à la relance du pays, au vu en particulier du vaste programme de privatisations dicté à Athènes par ses bailleurs de fonds UE et FMI.   »Je suis ici pour mobiliser les entreprises françaises pour qu’elles investissent en Grèce », a-t-il déclaré. Pour les privatisations, « dès lors que des appels d’offre seront lancés, les entreprises françaises doivent être présentes », a-t-il insisté, mettant en avant leur savoir faire dans le domaine « de l’énergie, de la gestion de l’eau, des transports et chemins de fer » autant de secteurs où d’importantes sociétés publiques doivent être cédées. Il s’est aussi engagé à élargir, notamment en matière de santé, l’assistance technique française fournie à la Grèce pour réformer ses services publics.  Alors qu’Athènes a entrepris des prospections à la recherche de gisements d’hydrocarbures dans son espace maritime, M. Hollande a jugé que d’éventuelles ressources seraient « une opportunité pour la Grèce et l’Europe ».   »Si la France peut contribuer à leur exploitation, elle le fera », a-t-il ajouté, faisant écho aux spéculations des médias grecs sur un intérêt de Total pour ces prospections.  A la tête depuis juin d’une coalition avec les socialistes et la gauche modérée, le dirigeant conservateur Antonis Samaras l’a pour sa part remercié pour le soutien de Paris quand marchés et Européens prédisaient une exclusion de l’euro pour la Grèce.   »La France nous a soutenu pour rester dans l’Europe et nous soutient maintenant pour que nous et l’Europe sortions de la crise », a-t-il déclaré, appelant, en vue de la présidence grecque au premier semestre 2014, à « de nouvelles initiatives en faveur de la croissance et de la lutte contre le chômage »  M. Samaras s’est aussi porté en faux contre toute division nord-sud en Europe, relevant que les « fortes relations gréco-allemandes étaient complémentaires » des liens gréco-français.

 

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