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Présidentielle 2022 : et une « Primaire populaire » à gauche pour compliquer encore la situation

Présidentielle 2022 : et une « Primaire populaire » pour compliquer encore la situation

 

En plus d’un candidat socialiste, de Mélenchon, d’un candidat écolo, on pourrait compter un candidat issu d’une primaire populaire . A un mois de la clôture des parrainages citoyens pour désigner un candidat commun à gauche pour la présidentielle, la « Primaire populaire » annonce 83 000 inscrits samedi 11 septembre, a assuré l’association samedi à Marseille.

La clôture des parrainages est prévue le 11 octobre, date à laquelle seront alors connus les cinq femmes et cinq hommes pré-sélectionnés par les citoyens inscrits sur la plateforme sécurisée Neovote « pour faire gagner l’écologie et la justice sociale en 2022″, a expliqué Samuel Grzybowsi, porte-parole de cette « Primaire populaire »

Deux mois après l’ouverture de ces parrainages citoyens, ce sont pour l’instant Christiane Taubira, ancienne ministre de la Justice sous la présidence Hollande, et François Ruffin, député des Insoumis qui mènent la danse. Ils devancent plusieurs des candidats déclarés à la présidentielle : Sandrine Rousseau (2e), Anne Hidalgo (4e) et Delphine Batho (5e) côté femmes, Eric Piolle (4e), Jean-Luc Mélenchon (5e) et Yannick Jadot (6e) côté hommes. Les autres candidats potentiels parrainés par les citoyens sont pour l’heure Clémentine Autain (3e), proche de Mélenchon, d’un côté, l’économiste Gaël Giraud (2e) et l’Eurodéputé Pierre Larrouturou (3e), chantre de la semaine de quatre jours, de l’autre. Ce dernier, fondateur de Nouvelle Donne, est le seul pour l’instant à s’être porté candidat à la présidentielle via cette « primaire populaire ». Sandrine Rousseau et Eric Piolle ont annoncé qu’ils y participeraient s’ils remportaient la primaire des écologistes. Jean-Luc Mélenchon a pour l’instant refusé de s’y engager.

20 % en situation de pauvreté

  • 20 % en situation de pauvreté
  • 20 % des personnes en France seraient en situation de pauvreté devant se contenter de 60 % du revenu médian, soit 1063 euros par mois pour une personne seule en 2018. L’Insee a publié ce mercredi d’autres indicateurs, prenant en compte des critères non monétaires, comme les difficultés matérielles ou les privations, pour objectiver la mesure du phénomène.
  • 13,6 % de la population est pauvre monétairement, 13,1 % l’est au sens de la privation matérielle et sociale: 21 % de la population est pauvre au sens d’au moins un de ces deux critères». Soit une personne sur cinq. Parmi les personnes en situation de privation matérielle et sociale, plus de 9 sur 10 déclarent une insuffisance de ressources, près de 4 sur 10 au moins un retard de paiement et les trois quarts une difficulté de logement.
    • 49 % des 16-29 ans et 39 % des 30-44 ans en situation de privation matérielle et sociale déclarent rencontrer des difficultés pour payer leur loyer ou leurs factures d’électricité.
    • : 68,4 % des personnes vivant dans un ménage dont la personne de référence est au chômage sont pauvres. Le type de ménage est aussi déterminant. Les familles monoparentales sont les plus touchées (41,7 %), devant les personnes en couple avec trois enfants ou plus (32,9 %) et les personnes seules (27,9 %).

Sondage Covid France : les Français pour la suppression du masque mais encore inquiets pour la situation sanitaire

Sondage Covid France : les Français pour la suppression du masque mais encore inquiets pour la situation sanitaire

Selon un sondage Odoxa pour Le Figaro. 6 Français sur 10 sont encore inquiets pour la situation sanitaire cependant la suppression du masque en extérieur sans attendre la fin du mois, comme annoncé initialement, est approuvé par 77% des sondés par ailleurs les Français admettent volontiers le maintien de l’obligation du port du masque en extérieur et des jauges dans les lieux accueillant du public: respectivement 85% et 80% des sondés jugent que c’est une bonne décision. Le port du masque en intérieur est même approuvé par plus de 90% des 65 ans et plus !

 72% des personnes interrogées jugent que le gouvernement a eu raison d’ouvrir la vaccination aux 12 ans et plus.

Les Français semblent aussi bien plus sereins qu’il y a six mois par rapport à l’épidémie: ils ne sont plus «que» 36% à s’inquiéter pour leur santé (c’est encore beaucoup, mais c’est 17 points de moins qu’en janvier), 52% de celle de leur proche (-21 points).

Six sondés sur dix restent inquiets de la situation sanitaire du pays, mais c’est tout de même 23 points de moins qu’en janvier, et bien moins encore qu’au printemps 2020 à la sortie du premier confinement. Que ce soit pour leur santé, celle de leurs proches ou la situation sanitaire du pays, les Français n’ont jamais été aussi confiants depuis le mois d’avril 2020, en plein confinement.

 

Covid : situation inquiétante dans le Sud-Ouest

  • Covid : situation inquiétante dans le Sud-Ouest

Alors que la situation en moyenne Sa Meilleure de manière sensible dans l’ensemble du pays des inquiétudes dans le sud-ouest viennent un peu ternir le tableau sanitaire. En effet dans le sud-ouest on constate une augmentation significative de la circulation du virus.

Pour le gouvernement:

 «cette évolution défavorable est particulièrement marquée dans les Pyrénées-Atlantiques, où l’incidence a progressé de près de 80% sur une semaine», et «dans une moindre mesure en Charente-Maritime, dans le Lot-et-Garonne, en Charente, dans les Landes et en Gironde»«C’est un signal d’alerte», a souligné le porte-parole du gouvernement, appelant à ne «pas baisser la garde», tout en précisant que le niveau de circulation notamment du virus indien restait «modéré».

 

 

Sondage Présidentielle : situation des catastrophique de la gauche pour 80 % des Français

Sondage Présidentielle : situation des catastrophique de la gauche pour 80 % des Français

L’effondrement politique et culturel de la gauche se confirme en France. D’après un sondage Odoxa Backbone Consulting réalisé pour Le Figaro et France Info ,  82% des Français considèrent que la situation de la gauche est «mauvaise». Même les Français s’auto-positionnant à gauche ne sont pas plus positifs, puisque 78% d’entre eux jugent «mauvaise» la situation de leur famille idéologique.

Les résultats de l’enquête révèlent également un effondrement de l’affirmation de l’identité de gauche au profit de celle de droite. Désormais, plus de quatre Français sur dix ne parviennent pas ou refusent de se positionner à gauche, et ceux qui se positionnent sont nettement plus nombreux à se classer à droite (26%) plutôt que sur cet axe (20%) ou au centre (15%).

Par ailleurs, ce sondage révèle également qu’aucun parti ni aucune personnalité de gauche ne se détache réellement pour porter le flambeau à la présidentielle : ni Anne Hidalgo, ni Jean-Luc Mélenchon, ni Christiane Taubira ni Yannick Jadot ne sont jugés crédibles pour cela par les Français, ni même par les sympathisants de gauche.

Face à la situation dramatique un confinement généralisé s’impose

Face à la situation dramatique un confinement généralisé s’impose

 

Une nouvelle fois,  Macron tourne autour du pot et annonce que des nouvelles mesures devraient être prises. La vérité c’est que Macron a transmis le bébé du confinement aux collectivités régionales pour ne pas en  porter la responsabilité. L’opinion publique ne lui est même pas reconnaissante de cette mesure laxiste puisque 60 à 70 % des Français estiment que le record confinement aurait dû être décidé sur l’ensemble du pays.

 

La vérité évidemment c’est que Macron craint un réveil du mécontentement pour les mesures liberticides d’ailleurs juridiquement toujours très contestables. Reste que la situation devient dramatique avec notamment hier 45 000 contaminés en 24 heures. Si rien n’est fait on se dirige tout droit vers un chiffre de 100 000 contaminés d’ici une quinzaine de jours. Il n’y a donc plus à tergiverser le confinement généralisé doit s’imposer dans toute la France d’autant que les mesures prises de pseudo confinement ne changent pratiquement rien quant à la mobilité des Français.

 

Certes il faut sans doute protéger une économie déjà dans une situation assez lamentable caractérisée par une quasi-absence de croissance et un chômage récurrent de haut niveau aujourd’hui caché par le volume du travail partiel indemnisé ( plus de 2 millions de Français bénéficient encore de ce chômage partiel).

 

En fait, Macron s’est complètement trompé de stratégie, il aurait dû dès janvier prononcer ce confinement général qui passe d’une part par la fermeture des écoles, d’autre part par un contingentement des déplacements limités aux déplacements domicile travail et aux déplacements urgents.

 

Coronavirus France : situation de plus en plus tendue en réanimation

Coronavirus France : situation de plus en plus tendue en réanimation

14.678 nouveaux cas et 287 morts ont été enregistrés à l’hôpital au cours de ces dernières 24 heures, selon le dernier bilan communiqué mardi soir par Santé Publique France.

26.756 personnes sont désormais hospitalisées en France en raison d’une infection à Covid-19, soit 2286 malades supplémentaires par rapport à la veille. Par ailleurs, 4634 patients sont actuellement en réanimation, ce qui représente 488 admissions en 24 heures.

Covid région parisienne : situation particulièrement critique en réanimation

  • Covid région parisienne : situation particulièrement critique en réanimation

 

  • Nombre d’opérations non liées au Covid  devront être déprogrammés en Île-de-France du faite de manque de lits. Avec 973 malades actuellement en réanimation pour «moins de 1.050 lits» disponibles, «on est dans une situation de tension très forte», a déclaré Aurélien Rousseau de l’agence régionale de santé Île-de-France souhaitant que la nouvelle cible fixée à 1.577 lits soit «atteinte au cours de la semaine prochaine».
  •  Car «le flux reste fort», avec «70 à 80 entrées par jour en réanimation» mais moins de sorties, et un solde en hausse de «35 patients par jour en fin de semaine dernière», résultat de «la très forte hausse de l’incidence il y a 15 jours», a-t-il expliqué.
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  • A ce rythme, le palier de 1127 lits disponibles précédemment fixé – et pas atteint à ce jour – devrait être dépassé cette semaine.

Coronavirus : prévoir en France la même situation qu’en Angleterre (Anne-Claude Crémieux, professeure)

Coronavirus : prévoir en France la même situation qu’en Angleterre (Anne-Claude Crémieux, professeure)

« On a, dans cette crise, parfois considéré que ce qui arrivait à nos voisins ne nous arriverait pas », rappelle Anne-Claude Crémieux, professeure en maladies infectieuses à l’hôpital Saint-Louis à Paris et membre de l’Académie de médecine. « Aujourd’hui il faut se rendre à la raison : ce qui arrive à l’Angleterre va nous arriver », alerte-t-elle ce mardi 12 janvier sur RTL.

L’infectiologue souligne que le problème n’est pas de savoir si cela va nous arriver, mais quand : « peut-être a-t-on un peu plus de temps qu’eux, et là il faut utiliser ce temps pour s’organiser, pour vacciner ». Pour savoir réellement combien de temps la France a devant elle pour faire face au variant britannique, il faut attendre qu’un « état des lieux précis » soit dévoilé dans les prochains jours.

En effet, la question fondamentale est de savoir « quel est le taux de pénétration du virus sur le territoire français », assure Anne-Claude Crémieux. « Soit nous sommes encore avec 1 à 2% de virus variant sur le territoire, on a un peu plus de temps, ça se compte en semaines. Soit on est déjà à 10 à 20% et il faut se préparer à vivre la situation anglaise dans les jours qui viennent« , prévient la professeure.

 

L’infectiologue rappelle que « ce variant se diffuse extrêmement rapidement, il est capable de mettre en tension extrême le système de santé, il faut donc à la fois imaginer que s’il est présent de façon importante sur le territoire on doit utiliser toutes les mesures de freinages qui sont à notre disposition et il faut accélérer la campagne vaccinale« .

Un variant « dangereux » de par sa propagation très rapide. « On sait qu’il est plus transmissible, aux environs de 50% plus transmissible que les souches antérieures. On sait qu’il n’est pas plus virulent, c’est-à-dire qu’il ne donne pas de formes plus sévères et ce qu’on attend de savoir de manière certaine, c’est qu’il n’a pas d’impact sur le vaccin », dit Anne-Claude Crémieux.

« Ce mutant va remplacer les souches qui sont actuellement circulantes », indique la professeure en maladies infectieuses, qui prévient que la Covid-19 peut encore varier : « au début on disait que ce virus mutait peu, finalement on vient d’apprendre qu’il était capable de muter et d’intégrer un grand nombre de mutations dans son génome. À terme, cela veut dire qu’il va continuer à muter et il faut se préparer à l’idée que les vaccins vont être obligés au fur et à mesure d’intégrer ces modifications ».

Coronavirus Royaume-Uni : 35.928 nouvelles infections, situation dramatique

Coronavirus  Royaume-Uni : 35.928 nouvelles infections, situation dramatique

Situation dramatique au Royaume-Uni qui a compté dimanche de 35.928 nouvelles infections au coronavirus, ainsi que 326 décès.

Le Premier ministre Boris Johnson a déclaré samedi qu’une nouvelle souche du COVID-19 avait été découverte et que cette souche était plus contagieuse.

Laïcité : les alertes sur la situation de l’islamisme chez les jeunes d’après la ministre Sarah El Haïry

Laïcité : les alertes sur la situation de l’islamisme chez les jeunes d’après la ministre Sarah El Haïry

 

D’une certaine manière, la jeune ministre, sans doute elle aussi un peu coupée des réalités sociétales, a déclaré sa grande inquiétude à propos de la pénétration des thèses islamistes chez les jeunes. Il faut dire que l’intéressé est sans doute loin de ces réalités sociales. Elle est la fille d’un père médecin et une mère chef d’entreprise.  Elle a choisi de faire une carrière politique en pratiquant le nomadisme ,  après être passée par le Modem, le parti républicain et En marche . Cela après un débat avec 130 jeunes sur le thème de la laïcité.

Sarah El Haïry, toute récente secrétaire d’État à la Jeunesse et à l’Éducation auprès du ministre de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports, a décidé d’aller le 22 octobre (après l’assassinat  de Samuel Patty) rencontrer 130 jeunes de 15 à 20 ans réunis par la Fédération des centres sociaux et socioculturels de France (FCSF) pour débattre des religions.

Le dialogue de deux heures fini par tourner court car certains jeunes soutiennent des positions que la jeune secrétaire d’État n’admet pas. L’un d’eux veut « interdire le droit au blasphème », un autre affirme que « les journalistes doivent être interdits de parler de la religion.

Bref, l’intéressé sorti un peu de nulle part comme la plupart des responsables dans marche découvre la lune et les réalités de la montée de l’islamisme dans certaines populations d’origine étrangère.

Production Électricité : situation tendue mais EDF confiant

Production Électricité : situation tendue mais EDF confiant

 

 

La crise sanitaire a nourri certaines interrogations quant à la capacité de production d’électricité d’EDF. En effet,  cette de crise a paralysé pendant un temps la mise aux normes et l’entretien de centrales nucléaires. La situation se régularise progressivement. EDF considère que la situation est tendue mais se montre quand même confiante. Tout dépendra en faite des rigueurs de l’hiver et des évolutions de la consommation d’électricité supplémentaire du fait des mesures restrictives prises comme par exemple les dépenses concernant le chauffage électrique.

EDF ne prend pas à ce stade de nouveaux engagements en matière de production nucléaire en France pour 2021 et 2022, a-t-il ajouté lors d’un point sur l’avancement de son plan d’amélioration des performances de la filière nucléaire française.

L’impact de la crise du coronavirus sur le chantier EPR de Flamanville est pour le moment vu comme “tout à fait modéré”, a de son côté précisé Xavier Ursat, directeur exécutif d’EDF en charge de la direction “ingénierie et projets nouveau nucléaire ”directeur projets “nouveau nucléaire”.

Il a également déclaré que le coût de l’EPR 2 serait réduit d’environ 30% par rapport à celui de Flamanville.

Coronavirus : « ce n’est pas la situation de mars-avril » (Patrick Pelloux)

Coronavirus : « ce n’est pas la situation de mars-avril »(Patrick Pelloux)

.Patrick Pelloux, président de l’Association des médecins urgentistes de France et invité d’Europe 1 dimanche, considère qu’on n’est pas du tout dans la même situation qu’en mars et avril.( L’interview D’Europe 1)

« Pour l’instant il n’y a pas d’afflux massif de patients », estime Patrick Pelloux. En outre, on a perfectionné les traitements », précise-t-il.

Cependant les sources d’inquiétude restent nombreuses. Selon Patrick Pelloux, une tension existerait déjà, du fait de l’addition des malades du Covid-19 et des autres patients. « Il y a une tension sur les lits […] qui va poser problèmes dans les jours qui viennent. » De plus, il appelle les Français à se vacciner contre la grippe saisonnière pour se protéger, protéger les autres ainsi que le personnel soignant. Le cumul des deux épidémies pourrait avoir des conséquences désastreuses.

« Moi, Je suis assez optimiste », conclut Patrick Pelloux. « C’est la première fois dans l’histoire de France que l’on dit aux gens de porter des masques, de se laver les mains […] tout cela va diminuer le risque de transmission du virus de la grippe, en plus de celui du coronavirus. »

Macron : instrumentaliser la situation sanitaire pour cacher la situation économique

Macron : instrumentaliser la situation sanitaire pour cacher la situation économique

 

 

 

Le moins que l’on puisse dire c’est qu’il y a un manque de lisibilité de la politique du gouvernement et de ses priorités. Pour preuve au dernier moment, le plan de soutien à l’économie, déjà très tardif, a été reporté à plus tard. En fait un plan mal préparé et surtout inadapté aux enjeux notamment à toutes ces entreprises PME et artisanales qui vont être contraintes de réduire leur personnel voire de disparaître. De ce point de vue, l’enveloppe de 3 milliards qui leur est destinée parait évidemment dérisoire. Elle vient d’être modifiée un peu par le ministre de l’économie mais sans être bien dimensionnée à la crise que subissent ces entreprises.

 

Macron et Castex utilisent  donc la crise sanitaire certes sérieuse pour éviter d’avoir à laisser transparaître l’ampleur de la crise économique. Faut-il rappeler que la France a subi l’un des plus importants reculs de son économie au second trimestre avec une baisse de près de 14 % du PIB. Certes il il y aura redressement second semestre et en 2021 mais on sera encore loin derrière le niveau de 2019. Il manquera environ cinq points de PIB et mécaniquement cela entraînera un volume supplémentaire de chômeurs environ 1 million. Autant donc parler de la situation sanitaire beaucoup plus consensuelle même si y compris dans ce domaine des reproches sont adressés également gouvernement sur la clarté de sa politique.

Le Premier ministre lui-même s’exprime peu sur la maîtrise de la crise économique et laisse le champ libre à son ministre de la santé qui parle mais pour ne pas dire grand-chose. Cette semaine, « nous devons veiller à définir et mettre en place toutes les règles nécessaires pour que la rentrée puisse se dérouler dans les meilleures conditions. Cette lisibilité est nécessaire à la relance », justifie le ministre de la Santé Olivier Véran dans le JDD.

Pour cela, Emmanuel Macron présidera mardi un conseil de défense qui fera le point sur l’évolution de l’épidémie et les différents protocoles sanitaires mis en place dans les entreprises, les établissements scolaires, les transports mais aussi pour les manifestations sportives ou culturelles.

Ces mesures seront de nouveau au menu du conseil des ministres mercredi avant d’être expliquées et détaillées aux Français, probablement par le Premier ministre Jean Castex.

La situation de l’emploi nourrit l’ épargne de précaution (Rexecode)

La situation de l’emploi  nourrit l’ épargne de précaution (Rexecode) 

L ‘incertitude sur l’évolution du marché de l’emploi risque d’encourager les Français à conserver le matelas d’épargne qu’ils ont constitué pendant le confinement d’après Pour Denis Ferrand, directeur général de Rexecode. Il propose une conversion de la dette des entreprises vis-à-vis de l’Etat en quasi-fonds propres. ( Interview les Échos)

Les Français ont continué en juillet à placer plus d’argent sur leur Livret A que les autres années. Ils restent prudents?

On assiste à la transformation d’une épargne forcée en une épargne de précaution . Pendant le confinement, on a observé une épargne qui n’en n’était pas une en réalité: elle était contrainte par l’impossibilité de consommer. Celle qu’on observe aujourd’hui reflète avant tout des inquiétudes face à l’évolution attendue du marché de l’emploi et en particulier de la part de ceux qui ont un emploi mais redoutent que leur situation personnelle ou celle de leurs enfants ou de leurs proches ne se trouve dégradée. Cette inquiétude est très forte.

Donc il n’y a pas de transfert de l’épargne vers la consommation?

Il y a en effet un peu de transfert. La consommation des ménages en biens durables était supérieure en juin à ce qu’elle était en janvier en particulier. Il y a eu un peu de déblocage de cette épargne accumulée pour pouvoir faire des achats qui avaient été reportés pendant le confinement. Maintenant, une fois cet effet de récupération dissipé, on peut se retrouver durablement avec un niveau de consommation plus faible que ce qu’il n’était avant le confinement.

Cette prudence se retrouve aussi sur les dépôts à vue des ménages…

Tout à fait. Et ce comportement de recherche de liquidités n’est pas propre aux ménages. Les entreprises ont aussi des dépôts très garnis. Il y a eu des situations où des entreprises levaient un prêt garanti par l’Etat (PGE) sans en avoir un usage immédiat. Les ménages comme les entreprises se constituent chacun sa ceinture et bretelles.

C’est un sujet récurrent mais qui devient plus urgent avec la crise: comment orienter cette épargne vers les entreprises?

C’est en effet un peu un serpent de mer. Combien de dispositifs ont été inventés pour essayer de réorienter l’épargne vers le financement de l’entreprise? Mais l’Etat est un peu schizophrène car l’orientation de l’épargne vers les fonds en euros d’assurance-vie est aussi un excellent moyen pour lui assurer des conditions de financement les plus faibles possibles. Bien entendu, désormais, la Banque centrale européenne a un rôle très important pour tirer les taux à la baisse, mais ceux qui sont les principaux financeurs de l’Etat restent les épargnants, parce que cette épargne est fléchée à destination de titres publics.

L’Etat réfléchit à des instruments de quasi – fonds propres pour aider les PME. Pourquoi ne pas utiliser cet afflux d’épargne?

Peut-être qu’on peut d’abord penser à ce qui s’est passé pendant le confinement et au changement de structure de bilans des entreprises. Beaucoup d’entre elles ont recouru à des PGE , mais aussi à des facilités de trésorerie comme les délais de cotisations sociales ou de versements d’impôts. De ce fait, elles se sont fabriquées une dette vis-à-vis de l’Etat. Le taux de non recouvrement des cotisations sociales atteint 35%, ce qui est tout à fait exceptionnel. En 2008 et 2009, ce taux était monté au maximum à 1,8%. Est-ce qu’on ne pourrait pas imaginer la transformation de cette créance de l’Etat…

…en quasi- fonds propres?

Oui. Pour le secteur du tourisme, on a dit que cette dette était tellement repoussée qu’on l’annulerait. Mais pour les autres, on pourrait la transformer en quasi-fonds propres sous forme de prêts participatifs qui ont la vertu de n’être remboursés qu’à partir du moment où il y a un retour à bonne fortune de l’entreprise. Ce serait peut-être plus rapide que d’inventer un nouveau dispositif.

On aurait un Etat actionnaire de milliers de sociétés ?

Justement, les chefs d’entreprises ne sont pas prêts à ouvrir leur capital. Là justement, ce n’est pas le cas car c’est un quasi fonds propre dans le sens où il n’y a pas de droit de propriété sur l’entreprise. On est bien sur un droit à percevoir des fonds à partir du moment où il y a du résultat.

Maghreb : situation tendue

Maghreb : situation tendue

L’historien du Maghreb , Pierre VERMEREN , juge que la situation relative aux libertés au Maghreb risque d’être explosive dans un entretien au Figaro.

Normalien et agrégé d’histoire, professeur d’histoire du Maghreb contemporain à l’université Paris I – Sorbonne, Pierre Vermeren est l’auteur de nombreux ouvrages salués par la critique. Son nouvel ouvrage, Le Maroc en 100 questions (Tallandier, 2020, 352 p., 16,90€), est actuellement en librairie.


Plusieurs centaines de personnalités marocaines ont signé un manifeste contre la répression policière et la diffamation des opposants qui, selon eux, s’accentuent dans leur pays. Sous le titre «Cette ombre est là», le texte pointe «plusieurs cas d’emprisonnement politique et de harcèlement, parmi lesquels l’arrestation des journalistes Omar Radi et Hajar Raissouni, ainsi que les répressions subies par des mouvements sociaux». Constate-t-on vraiment une augmentation de la répression de la liberté d’expression au Maroc?

Pierre VERMEREN. - On observe à la fois une permanence et une recrudescence. Une permanence puisque depuis 2009, l’essentiel de la presse indépendante née de la transition marocaine des années 1990 avait été démantelée. Cela n’empêche pas certains titres ni des plumes de renaître de manière indépendante, mais alors, très vite, les ennuis commencent: diffamation, procès, prison… Reporters sans frontières classait le Maroc au 133e rang mondial (sur 180) de la liberté de la presse en 2010.

Mais depuis les émeutes du Rif en 2017, qui ont dévoilé les énormes carences de la gouvernance et du développement dans les régions du Maroc périphérique, depuis la révolte algérienne de 2019, passionnément suivie au Maroc, et avec la crise de la Covid-2019, on observe un sursaut de ce durcissement. La contestation du pouvoir dans une région clef du pays -le Rif-, qui se situe aux portes de l’Europe et de l’Algérie, puis le soulèvement contre le système vingtenaire corrompu d’Abdelaziz Bouteflika, et enfin, la mise à l’arrêt forcée des économies du Maghreb au printemps 2020, suite à la coupure de facto des relations internationales, ont été ressenties par le pouvoir comme autant de menaces systémiques.

Les attaques indirectes contre les journalistes sont redoutables dans une société conservatrice où l’opinion publique est prise à témoin pour salir de fortes têtes.

Il en résulte une succession d’affaires, comme celles des deux journalistes que vous citez, mettant en cause des personnages publics (rappeurs, journalistes, sportif, historien) voire des parents de personnages politiques (comme Hajar Raissouni), souvent mis en cause dans des histoires de mœurs montées de toute évidence par la police politique. Ces attaques indirectes contre les journalistes sont redoutables dans une société conservatrice où l’opinion publique est prise à témoin pour salir de fortes têtes. Cela n’empêche pas des esprits indépendants ou choqués, voire des associations diverses, de protester systématiquement contre ces abus de pouvoir. Certaines figures bien connues y montrent du courage.

Dans ce texte, sont aussi fustigés «les médias de diffamation» proches de l’appareil d’État. Le pouvoir s’attaque-t-il particulièrement à la presse?

Il est inutile de citer des noms car tout le monde les connaît au Maroc, mais cette histoire de «médias de diffamation» est un point très important. Et ce point nous informe sur l’état général de la presse dans les États autoritaires, et peut-être demain dans les démocraties.

Tout titre de presse qui ne consent pas à passer les messages du pouvoir ou qui aurait l’impudence de critiquer les « lignes rouges  » définies par le régime entre dans des difficultés insurmontables.

Dans de nombreux pays pauvres ou très contrôlés comme le Maroc, la presse est depuis des décennies une affaire d’État. Tout titre de presse qui ne consent pas à passer les messages du pouvoir, à faire en sorte de bénéficier des annonces des entreprises publiques ou amies qui lui permettent de vivre, ou qui aurait l’impudence de critiquer les fameuses «lignes rouges» définies par le régime -c’est-à-dire l’évocation du roi et de la famille royale, de la sacralité de l’islam et du régime politique, de la corruption financière, des proches du roi, de l’intégrité territoriale- entre dans des difficultés économiques insurmontables, aggravées par des procès et des amendes.

C’est ainsi que les médias à la fois indépendants et politiques ont disparu. En dehors des militants et des administrations, les Marocains ne lisent plus la presse papier, à l’exception de rares revues spécialisées. Ils s’informent sur Internet dans les médias internationaux, qui sont libres d’accès. Le problème concerne les informations nationales marocaines. Les réseaux sociaux auxquels sont connectés plus de vingt millions de Marocains, qui sont toutefois surveillés, règnent en maître.

La police politique, au Maroc ou dans la grande diaspora marocaine à l’étranger, est parvenu à contrôler quasiment tous les sites marocains d’informations en ligne.

Mais qu’en est-il des informations politiques? Dans ce domaine, la police politique, que ce soit au Maroc ou dans la grande diaspora marocaine à l’étranger, est parvenu à contrôler quasiment tous les sites marocains d’informations en ligne. Quand elle veut lancer une campagne de diffamation contre l’un de ses adversaires (ou prétendus adversaires), elle n’a qu’à déclencher une offensive concertée. La campagne de diffamation, ciblée sur un individu mis à nu, concerne très souvent des affaires de mœurs soit réelles, soit inventées soit montées en épingle, ce qui permet d’éviter les procès politiques comme dans les années quatre-vingt. L’État peut alors se retrancher derrière le respect de la morale islamique supposément offensée, et la justice sanctionner l’offense aux bonnes mœurs.

Unmute

Cet appel fait suite à celui de 110 journalistes, qui avaient appelé les autorités marocaines à prendre des mesures contre les «médias de diffamation». Plusieurs ONG s’inquiètent d’une «dégradation des droits humains» dans le royaume. Ces prises de position peuvent-elles aboutir à une révolte populaire, malgré la crise sanitaire qui sévit toujours au Maroc?

Il est certain que la crise sanitaire qui sévit au Maroc, et plus largement au Maghreb -et qui me paraît volontairement surestimée au regard du faible nombre de victimes-, est d’abord et avant tout une crise économique. Tous les moteurs de ces économies se sont arrêtés à la fois, et comme le Maroc et la Tunisie sont à la limite de leur capacité d’endettement, il est impossible de laisser filer les déficits comme en France.

La suppression des subventions, le chômage de masse, la quasi-impossibilité d’émigrer rendent la situation potentiellement explosive au Maghreb.

Le résultat est que la suppression des subventions, le chômage de masse, la quasi-impossibilité d’émigrer etc. rendent la situation potentiellement explosive. Le Maghreb vit depuis mars-avril en quasi-état de siège, même les mosquées y sont fermées. Des quartiers des grandes villes sont bouclés, et les gens vertement priés de rester chez eux ou au mieux dans leur ville ou province. La police et les forces anti-émeutes font respectez ces consignes drastiques, sans empêcher parfois des débordements.

Pendant la fête de l’Aïd (dite du mouton), un marché de Casablanca a été pillé, et les gens sont repartis avec leurs moutons sans les payer ; plus récemment, deux camions de livraisons de Coca-Cola ont été pillés dans Casablanca. Les tensions sociales et économiques au Maghreb sont telles qu’il faudrait en prendre conscience en Europe.

Ces tensions sociales extrêmes aggravent effectivement la pression des forces de l’ordre contre les délinquants ou manifestants. Nous n’en sommes pas à la révolte populaire et encore moins politique (car il n’y a pas de force politique contestataire structurée), mais ce qui est certain, c’est que la situation ne va pas pouvoir demeurer indéfiniment ainsi, alors que le Maghreb se situe aux portes de l’Europe. Il devient urgentissime de prendre conscience d’un phénomène à peine évoqué et potentiellement à haut risque.

France: une situation encore plus grave qu’ailleurs

France: une situation encore plus grave qu’ailleurs

 

 

Tous les indicateurs sont au rouge en France aussi bien en ce qui concerne les perspectives de croissance avec une baisse au moins égal à 10 % pour le PIB Une augmentation du chômage qui passerait à près de 12 % sans parler de la détérioration considérable des comptes publics avec un endettement de 120 % du PIB. La France sera sans doute l’un des pays les plus touchés au monde du fait un particulier de mesures de confinement à la fois trop tardive et mal adaptées.

 

Pour l’INSEE, les prévisions sont en ligne avec celles du gouvernement, les économistes tablant sur un effondrement du produit intérieur brut (PIB). L’activité économique, profondément abîmée par huit semaines de confinement, se replierait de 10,3 % cette année.

Alors que le pic du choc est désormais derrière nous, les entreprises redémarrent doucement, constate désormais l’institution. «Alors qu’il y a un mois nous avions estimé à environ – 27 % la perte de PIB sur une semaine-type de confinement en avril par rapport au niveau d’avant crise, notre nouvelle estimation pour une semaine-type d’activité fin mai se situe autour de – 17 %», écrivent les économistes de la banque centrale. «Les perspectives sur les prochains mois sont en amélioration » mais l’institut reste très prudent car les incertitudes sont très grandes notamment concernant l’évolution de la confiance des investisseurs, des entreprises et surtout des ménages qui manifestement pour l’instant je les en partie leur épargne plutôt que de consommer en prévision des jours sombres qui s’annoncent notamment concernant l’emploi et le pouvoir d’achat. Pourquoi une telle situation aussi dramatique au plan économique et social cela d’autant plus que le gouvernement avait pris à sa charge une grande partie du chômage partiel. Sans doute du fait de décisions technocratiques prises sans considération des réalités locales sectorielles et professionnelles.

Bref luttait partout de la même manière dans tous les secteurs en dépit des considérations géographiques, humaines et économiques. Du coup la France détient l’un des principaux records de contaminer avec en plus une économie à plat.

 

Industrie automobile : la crise a durer 10 ans

 

Selon les consultants du cabinet AlixPartners., près un pic des ventes à 2,7 millions de véhicules en 2019, celles-ci vont tomber à 1,8 million en 2020. Elles retrouveraient en 2022 leur niveau de 2016, soit 2,4 millions d’unités vendues. Le retour de la croissance n’étant pas attendu avant 2030. Le marché «ne devrait pas être en croissance malgré le maintien des lancements de nouveaux véhicules», estime Laurent Petizon, le directeur associé d’AlixPartners.

La France ne se relèvera pas au même rythme que l’Europe, dont les ventes devraient croître de 7,7 % par an de 2020 à 2025. D’après les prévisions d’AlixPartners, le marché sera soutenu par les ventes de SUV – électrifiés pour la plupart – qui devraient en 2030 représenter 43 % du marché, contre 21 % en 2015. Autre effet de la crise du Covid-19, le volume de production dans l’Hexagone va plonger à 1,5 million d’unités (2,2 millions en 2019) et se stabiliser à 1,8

 

Plusieurs concertations ont lieu avec les partenaires pour soutenir l’emploi, dont une sur les modalités d’un dispositif d’activité partielle, qui sera mis en place par un accord collectif d’entreprise ou de branche. Il donnerait lieu à une indemnisation en contrepartie du maintien dans l’emploi.

En avril, 8,6 millions de salariés étaient au chômage partiel, a rappelé la ministre, qui n’a pas encore les chiffres de mai.

Depuis le début de la crise en mars, le gouvernement a mis en place un régime exceptionnel de chômage partiel pour éviter les licenciements.

Depuis le 1e juin, la prise en charge par l’État et l’Unedic a baissé de 100% à 85% de l’indemnité versée au salarié, à l’exception des secteurs faisant l’objet de restrictions en raison de la crise sanitaire comme le tourisme ou la restauration.

« Ce dispositif permettra de garder son emploi, à l’entreprise de garder ses compétences », a expliqué la ministre.

 

Parmi les contreparties pour l’entreprise, le maintien dans l’emploi mais aussi,  »s’il y a une baisse de salaire pendant la crise (à l’issue de la crise, NDLR), on fait plus d’intéressement. Ce sera négocié dans l’entreprise ».

 

La situation économique est rassurante (MINC)!

La situation économique est rassurante (MINC)!

Paradoxalement la situation plus rassurante qu’en 2008″, assure Alain Minc. Invité de la matinale d’Europe 1 vendredi, l’essayiste et économiste est revenu sur la crise économique qui a suivi la crise sanitaire du coronavirus. Celui qui s’est fait une spécialité de tout dire et le contraire affirme qu’il est « très important » de comparer cette crise avec ce que le monde a vécu en 2008. Il y a douze ans, affirme Alain Minc, « tout pouvait s’arrêter définitivement ». Alors qu’aujourd’hui, « la mondialisation numérique s’est accentuée, la mondialisation financière continue allègrement avec des niveaux de bourses ahurissants« . 

« En 2008, le système capitaliste pouvait mourir », rappelle Alain Minc. Mais aujourd’hui, « la question ne se pose pas : le système capitaliste ne mourra pas », tranche-t-il au micro d’Europe 1. « En revanche, c’est comme quelqu’un qui a une entaille et il faut combler cette entaille », prévient l’économiste. Selon lui, cette tâche prendra « des années ».

 

« Néanmoins, les dégâts sont là« , reconnaît Alain Minc. Mais la méthode employée par les décideurs au niveau international fait que la crise que nous vivons n’est pas comparable avec celle de 1929, selon l’essayiste. « Il faut se dire que les gouvernements et les banques centrales ont fait un travail extraordinaire », dit-il à notre micro. « Si en 1930 les gouvernements et les banques centrales avaient fait ce qui a été fait là, peut-être aurions-nous évité l’engrenage fatal qui a conduit a Hitler », affirme Alain Minc. » L’action d’une banque centrale le meilleur moyen de lutter contre Hitler  ou l’histoire revisitée par les conseillers des princes… du moment !

La situation économique est rassurante (MINC)

La situation économique est rassurante (MINC)

Paradoxalement la situation plus rassurante qu’en 2008″, assure Alain Minc. Invité de la matinale d’Europe 1 vendredi, l’essayiste et économiste est revenu sur la crise économique qui a suivi la crise sanitaire du coronavirus. Celui qui s’est fait une spécialité de tout dire et le contraire affirme qu’il est « très important » de comparer cette crise avec ce que le monde a vécu en 2008. Il y a douze ans, affirme Alain Minc, « tout pouvait s’arrêter définitivement ». Alors qu’aujourd’hui, « la mondialisation numérique s’est accentuée, la mondialisation financière continue allègrement avec des niveaux de bourses ahurissants« . 

« En 2008, le système capitaliste pouvait mourir », rappelle Alain Minc. Mais aujourd’hui, « la question ne se pose pas : le système capitaliste ne mourra pas », tranche-t-il au micro d’Europe 1. « En revanche, c’est comme quelqu’un qui a une entaille et il faut combler cette entaille », prévient l’économiste. Selon lui, cette tâche prendra « des années ».

 

« Néanmoins, les dégâts sont là« , reconnaît Alain Minc. Mais la méthode employée par les décideurs au niveau international fait que la crise que nous vivons n’est pas comparable avec celle de 1929, selon l’essayiste. « Il faut se dire que les gouvernements et les banques centrales ont fait un travail extraordinaire », dit-il à notre micro. « Si en 1930 les gouvernements et les banques centrales avaient fait ce qui a été fait là, peut-être aurions-nous évité l’engrenage fatal qui a conduit a Hitler », affirme Alain Minc. » L’action d’une banque centrale le meilleur moyen de lutter contre Hitler »ou l’histoire revisitée par les conseillers des princes !

 

Le racisme pour dissimuler la situation économique

Le racisme pour dissimuler la situation économique 

Depuis l’arrivée de Trump  aux États-Unis il y a une sorte d’hystérisation  des différents sujets de division qu’il s’agisse d’aspects, sociaux,  économiques, de sécurité, de politique ou même de sujets raciaux. Des événements utilisés aussi à des fins électoraux dans la perspective des élections présidentielles.

De fait,  les résultats économiques de l’année en cours et même de 2021 risquent de n’être pas très favorable à Trump d’où l’intérêt intérêt à déplacer les sujets de mécontentement . on objectera que cela se pratique dans de nombreux autres pays mais sans doute pas avec une telle hystérie qu’aux Etats-Unis. Des émeutes ont été signalées dans presque toutes les grandes villes du pays. Des quartiers entiers de Los Angeles ont flambé, des pillages ont eu lieu et des voitures ont été brûlées à Chicago, des coups de feu ont été entendus dans le centre-ville d’Indianapolis. A New York, police et manifestants se sont affrontés.

Au total, ce sont au moins 75 villes qui auraient été plongées dans le chaos. Et une vingtaine d’entre elles ont imposé un couvre-feu, notamment Miami, Atlanta et Los Angeles. La Garde nationale a été déployée dans une dizaine d’Etats.

Les protestations contre la mort de George Floyd et le ras-le-bol face aux violences policières qui visent les minorités s’accompagnent d’une tension sociale exacerbée alors que la crise du Covid-19 a tué plus de 100.000 Américains et précipité 40 millions d’entre eux vers le chômage.

L’administration Trump, elle, rejette la faute sur des « groupes d’extrême gauche ». Selon le secrétaire à la Justice William Barr, ces violences ont été « organisées et planifiées par des groupes anarchistes et d’extrême gauche, qui utilisent des méthodes similaires à celles des antifas ». Il a promis de poursuivre en justice tous ceux qui se rendraient dans un autre Etat pour manifester et participer aux violences. « Les Etats-Unis vont désigner les antifas comme organisation terroriste », a annoncé pour sa part Donald Trump sur Twitter, désignant aussi les médias comme responsables des violences.

 

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