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Logement : situation de crise persistante pour les plus défavorisés

Logement : situation de crise persistante pour les plus défavorisés

4 millions de mal logés, plus de 12 millions en situation de fragilité, souvent 40% des revenus consacrés au logement tels sont les principales caractéristiques de résidents les plus pauvres (Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale –ONPES-  dans son rapport annuel.). En cause l’insuffisance de l’offre puis que le nombre de logements neufs construit est largemenet insuffisant. En outre la métropolisation qui concentre les populations sur des zones tendues où le prix de loyers devient de plus en plus inabordable pour certaines catégories.  Parmi les obstacles au logement, la difficulté pour les personnes sans logement de passer des centres d’hébergement à un logement de droit commun et un taux d’effort financier excessif pour de nombreux ménages pauvres. “Près d’un tiers des ménages à bas revenus, soit environ 1,7 million, dépensent plus de 40 % de leurs ressources pour leur logement en 2013 alors qu’ils étaient un peu plus d’un cinquième dans cette situation en 2001”, souligne le rapport. Cette proportion passe à près de deux tiers pour les ménages à bas revenu qui accèdent à la propriété (+25 points entre 2001 et 2013), signe d’une accession de plus en plus ardue pour cette catégorie sociale. Pour les mal-logés en situation de précarité dans des centres d’hébergement, la probabilité “d’entrer, au cours de l’année qui suit, dans un logement ordinaire ou dans un logement assorti d’un accompagnement spécifique a décru de 38 à 34 % entre 2008 et 2012”, note en outre l’observatoire, qui constate l’insuffisance de logements abordables pour les catégories de revenus les plus modestes. “Aujourd’hui la situation des ménages par rapport à leur logement est devenu un facteur majeur des inégalités territoriales, qui ne cessent de se creuser dans ce pays”, estime Jean-Claude Driant, codirecteur du rapport et professeur à l’Ecole d’urbanisme de Paris.

Brexit : une situation juridique ubuesque

 

Brexit : une situation juridique ubuesque

 

Le moins que l’on puisse dire c’est que la première ministre britannique est particulièrement gonflée. En effet elle reproche à l’Europe de ce réunir à 27 et de prendre des décisions en son absence. La Grande-Bretagne considère en effet il est toujours parti prenante de l’union européenne et que juridiquement il est impossible de prendre des décisions sans elle tant que la demande de sortie de l’union européenne n’a pas été formulée. Du coup la Grande-Bretagne voudrait bien participer à la définition de la position européenne pour négocier l’après brexit. En sorte avoir un pied dedans et un pied dehors. La stratégie d’ailleurs toujours développée par la grande Bretagne. L’imbroglio juridique risque de se prolonger car la demande officielle pour quitter l’union européenne n’interviendra de la part de la Grande-Bretagne que début 2017 et les négociations vont durer au moins deux ans. Pendant cette période on risque de vivre avec un certain vide juridique. La Grande-Bretagne étend toujours couverte par les règles européennes en attendant son départ définitif. L’UE à 27 (les Etats-membres se réunissant sans le Royaume-Uni) ne pourra pas prendre de décisions contraignantes pour 28… La Première ministre a prévenu que, jusqu’au Brexit effectif, son pays entendait jouer son rôle de membre à part entière et jouer son rôle dans toutes les questions touchant à l’avenir du bloc communautaire. Lors de son premier Conseil européen (20 et 21 octobre), Theresa May a affirmé que, tant que le Royaume-Uni était un membre à part entière de l’UE, il voulait un siège à la table des négociations sur l’avenir du bloc. La Première ministre britannique a en effet prévenu jeudi soir ses homologues européens que le Royaume-Uni ne se contenterait pas de tamponner les accords négociés entre les États membres qui se rencontreront à 27, c’est-à-dire sans l’Etat britannique. May s’est exprimée durant une discussion sur la politique d’immigration et sur la zone Schengen. Les initiatives présentées avaient déjà été discutées durant une réunion informelle des 27 États membres à Bratislava, suite au vote du 23 juin. Des sources proches du Conseil ont déclaré que l’ambiance était « conviviale » et que certains dirigeants avaient un « sentiment de culpabilité » vis-à-vis de la réunion de Bratislava. Personne n’a néanmoins suggéré que les 27 ne continueraient pas à se réunir en sommets plus restreints et Theresa May ne leur a pas demandé d’arrêter.  Les Britanniques s’inquiètent de l’articulation entre la formulation de la feuille de route de Bratislava, qui a été faite à 27, et sa mise en application, qui est pour les 28 États membres, a indiqué une source. « Concrètement, personne ne s’oppose à cela. Les 27 ne peuvent pas s’accorder sur quelque chose que le Royaume-Uni ne ferait que signer. » Theresa May a rappelé que le Brexit devait être dans le meilleur intérêt de la Grande-Bretagne, mais qu’il ne devait pas se faire au détriment du reste de l’UE, a déclaré la chancelière allemande Angela Merkel. « Je pense que dans la pratique, les négociations ne seront pas de tout repos, mais ce qu’elle a dit aujourd’hui est bien », a-t-elle estimé, après avoir convenu que la Première ministre britannique n’avait pas dit grand-chose de nouveau. « Le message que nous avons entendu aujourd’hui, selon lequel la Grande-Bretagne continuera d’être un membre de l’UE [jusqu'à sa sortie] est très satisfaisant. ». Comme d’habitude l’Allemagne ménage la chèvre et le chou car elle ne soutient pas brutale et radicale de la Grande-Bretagne contrairement à la France. En cause notamment le volume des exportations de l’Allemagne en direction du Royaume-Uni.

(Avec Reuters)

Situation économique France : Moscovici « gronde la France

Situation économique France : Moscovici « gronde la France

Situation un peu ubuesque avec cette condamnation de la France par la commission économique européenne qui s’exprime notamment à travers la voix de Moscovici ancien ministre des finances précisément de la France. Un Moscovici qui pourtant n’a guère brillé pour ses innovations  et son dynamisme et qui n’a pas engagé les réformes structurelles qu’il réclame maintenant.  L’institution bruxelloise reproche à l’Hexagone des « déséquilibres macroéconomiques excessifs », dans un rapport publié ce mardi 8 mars. Elle pointe notamment le niveau de dette publique de la France, qui « continue d’augmenter » alors même que compétitivité et productivité « ne se redressent pas clairement ». Quatre autres « mauvais élèves » européens sont également épinglés: le Portugal, l’Italie, la Croatie et la Bulgarie. Cette critique fait suite à l’examen approfondi de la situation macroéconomique de 18 des 28 pays membres de l’Union européenne par les services de la Commission. Pour ces cinq mauvais élèves, des réformes structurelles sont souhaitables aux yeux de l’exécutif européen. Au contraire de l’Espagne et de l’Allemagne où les déséquilibres pointés ne sont pas estimés excessifs. Pierre Moscovici, le commissaire européen aux Affaires économiques, encourage la France à entreprendre des réformes plus en profondeur, déclarant ce mardi: « Aujourd’hui, nous voyons clairement que les pays qui sont parvenus à réformer leur économie rapidement et en profondeur recueillent les fruits de leurs efforts. D’autres doivent passer à la vitesse supérieure pour pouvoir offrir plus de croissance et d’emplois à leurs citoyens ». Le 15 avril 2015, la France avait tenté de montrer patte blanche à Bruxellesen présentant son « pacte de stabilité ». Sans succès. Le 25 janvier dernier, la Commission européenne publiait un rapport dans lequel elle s’inquiétait de la dette publique de la France, estimant que celle-ci restera stable jusqu’en 2020 avant de grimper inexorablement pour dépasser la barre des 100% du PIB en 2026.

EDF : les capacités de développement limitées par la situation financière

 

 

 

Une critique presque pudique de la Cour des Comptes à l’égard des capacités de développement d’EDF à l’international avec notamment en point de mire le projet de centrale EPR en Grande-Bretagne de le coup, le délai et la rentabilité des rampes. En réalité la capacité de développement en France est tout aussi limitée car la situation financière de l’électricien et catastrophique. Au point que cela a conduit le directeur financier du groupe, Thomas Piquemal, a démissionné. Témoin De la situation catastrophique d’EDF, la baisse de l’action en bourse. Une action qui lors  de son introduction en bourse en 2005 valait 32 € et qui est passée sous la barre des 10 € ;  en cause, la baisse mondiale du prix de l’électricité et la sous-estimation de nombre de dépenses par l’électricien.-Cette dégringolade s’explique notamment par la défiance des investisseurs vis-à-vis des capacités de l’électricien à résister à un contexte de baisse des prix du marché d’une part et à faire face aux investissements colossaux qui l’attendent d’autre part. « La visibilité est tellement faible sur le montant total des coûts et des investissements à supporter dans les années à venir, dans un contexte de baisse des prix de gros de l’électricité, qu’il est impossible d’avoir une vue précise de la faculté de résistance du bilan de l’électricien », écrit dans une note le courtier Aurel BGC. Face à la crise financière dramatique d’EDF n’a donc pas d’autre solution que le prolongement des centrales actuelles ;  ce que viendrait de décider, la ministre de l’Ecologie Ségolène Royal qui « accèderait » à la demande d’EDF visant à prolonger la durée de vie des centrales nucléaires françaises de 40 à 50 ans. Cette annonce fixée par un décret pluriannuel de l’énergie serait quasiment rédigée.   Du côté d’EDF, cette mesure était attendue alors que la société s’apprête à lancer un grand carénage. Cette opération devrait représenter un coût de 50 milliards d’euros sur dix ans selon EDF. La Cour des Comptes tablerait plutôt sur un coût de 100 milliards d’euros sur 15 ans. De toute manière la situation financière d’EDF est dramatique.  Récemment le patron d’EDF à ouvert la porte à de nouvelles modalités de financement du nucléaire. Et pour cause !  L’entreprise est sans doute au bord de la rupture financière en tout cas à moyen et long terme du coup ;  il faudra sans doute envisager pour les prochaines années une augmentation de l’ordre de 50 % du prix de l’électricité. D’une manière générale,  le coût de l’électricité d’origine nucléaire a été complètement sous-estimé en France comme dans le monde. Discrètement mais sûrement le patron d’EDF ouvre le débat pour un changement des modalités de financement des centrales nucléaires. Il faut dire que la situation financière d’EDF est intenable. Il faut d’abord apurer une énorme dette de 40 milliards, ensuite trouver 50 milliards (100 milliards pour la Cour des comptes)  pour les travaux permettant de prolonger la durée de vie du parc nucléaire actuel. Financer aussi au moins en partie les 25 à 50 milliards du site d’enfouissement des déchets nucléaires de Bure en Moselle ; un site d’enfouissement qui va permettre de participer au démantèlement du parc nucléaire actuel. Un démantèlement dont le coût est fixé autour de 15 milliards et qui pourrait être plus proche de 100 milliards. On objectera que la question du démantèlement permettra à EDF (et a à Areva) d’acquérir un savoir-faire pour intervenir sur l’énorme marché du démantèlement des centrales le monde. Enfin il faudra faire face à un besoin de financement de 200 milliards à terme pour le renouvellement du parc nucléaire. En clair EDF ne pourra  affronter  seule  ces défis même avec une augmentation régulière du prix de l’électricité  (il est prévu une augmentation moyenne de 2,5 % par an  pendant plusieurs années) ou par des seules suppressions d’effectifs. Ce que confirmait le patron d’EDF dans une interview du JDD.  « . En France, nos parts de marché reculent, donc on ne doit pas prendre de retard. Notre dette est élevée et nous devons faire des arbitrages sur nos activités futures. Nous n’avons plus les moyens de tout garder à l’étranger, ou de tout construire seuls ».

SNCF : une situation financière intenable

SNCF : une situation financière intenable

 

12 milliards de pertes en 2015, près de 50 milliards de dettes, un trafic qui n’évolue pas et un réseau en très mauvais état, autant d’éléments qui justifient les craintes pour l’avenir de l’entreprise. À cela s’ajoute les interrogations concernant les négociations sur les conditions de travail dans le secteur ferroviaire. Pour 2015, les 12 milliards d’euros de pertes sont surtout liés à une dépréciation brutale d’actifs pour SNCF mobilités ;  la dépréciation vient essentiellement de la baisse de rentabilité des TGV du fait d’un trafic et de tarifs qui stagnent en raison de la concurrence. la dépréciation provient essentiellement de la dévalorisation du réseau. Un réseau dont la valeur est nécessairement déprécié puisque toute évolution des péages à la hauteur des coûts est impossible. Tout cela explique largement l’État catastrophique de l’endettement du groupe ferroviaire qui atteint aujourd’hui autour de 50 milliards d’euros. Une dette sur laquelle les pouvoirs publics ont fait l’impasse quand ils ont procédé à la réforme récente du ferroviaire. Avec un trafic qui stagne voire régresse et surtout une telle dette la situation financière est ingérable. Même si les nouvelles normes comptables (if) ont largement plombé cette année les comptes. En effet les normes comptables IFRS qui s’appliquent aux deux Epic – tout comme aux entreprises privées – obligent les entreprises à valoriser leur actif. Il s’agit des rames de TGV pour SNCF Mobilités qui réalise les services de transport et du réseau lui-même pour SNCF Réseau, qui gère l’infrastructure ferroviaire. Ces actifs sont valorisés financièrement en fonction de la projection à 50 ans des flux financiers à venir. Or en 2015 pour la première fois, SNCF Réseau et SNCF Mobilités ont publié leurs comptes ensemble. Ainsi SNCF Réseau, le gestionnaire de l’infrastructure, affiche 9,6 milliards d’euros de dépréciations d’actifs pour la valorisation de son réseau. À ce montant colossal, s’ajoutent 2,2 milliards d’euros pour SNCF Mobilités et 450 millions d’euros pour les gares. Une situation Tellement ingérable qu’elle a entraîné récemment la démission du patron des infrastructures. La Situation est surtout caractérisée par un endettement abyssal de l’ordre de 45 milliards d’euros et qui pourrait encore augmenter de 11 milliards d’ici 2020. Selon le cabinet SECAFI,  Cette dette devrait atteindre 56,7 milliards en 2020, soit 11,7 milliards de plus par rapport à 2014. Or, les économies réalisées par le groupe SNCF ne devraient pas dépasser 4,8 milliards sur la période – 2,5 milliards issus de la fusion entre RFF et SNCF Infra et 2,3 milliards dans les coûts de production. Résultat, il manque, selon Secafi, de 1 à 1,5 milliard d’euros par an pour assurer la maintenance du réseau. A cela, il faut ajouter les intérêts de la dette qui coûtent 1,5 milliard d’euros par an au groupe public. Le rapport constate que la réforme « a omis de clarifier les grands principes du modèle économique du futur système ferroviaire » dans un contexte de restrictions budgétaires du côté de l’État comme des régions, et d’une libéralisation du marché de l’autocar. Une situation intenable qui ne permet ni d’assurer le financement des investissements, ni l’entretien pourtant urgent du réseau et ni la stabilisation de la dette. Une des variables d’ajustement consistera à supprimer au moins 10 000 emplois sur 150 000 actuels d’ici 2020. La protestation du 9 mars sera aussi justifiée par des revendications salariales pratiquement bloquées depuis plusieurs années du fait de l’inflation mais surtout en raison de la situation financière dramatique de l’entreprise. 

 

EDF : alerte sur la situation financière

EDF : alerte sur la situation financière

 

Témoin De la situation catastrophique d’EDF, la baisse de l’action en bourse. Une action qui lors  de son introduction en bourse en 2005 valait 32 € et qui est passée sous la barre des 10 € ;  en cause, la baisse mondiale du prix de l’électricité et la sous-estimation de nombre de dépenses par l’électricien.-Cette dégringolade s’explique notamment par la défiance des investisseurs vis-à-vis des capacités de l’électricien à résister à un contexte de baisse des prix du marché d’une part et à faire face aux investissements colossaux qui l’attendent d’autre part. « La visibilité est tellement faible sur le montant total des coûts et des investissements à supporter dans les années à venir, dans un contexte de baisse des prix de gros de l’électricité, qu’il est impossible d’avoir une vue précise de la faculté de résistance du bilan de l’électricien », écrit dans une note le courtier Aurel BGC. Face à la crise financière dramatique d’EDF n’a donc pas d’autre solution que le prolongement des centrales actuelles ;  ce que viendrait de décider, la ministre de l’Ecologie Ségolène Royal qui « accèderait » à la demande d’EDF visant à prolonger la durée de vie des centrales nucléaires françaises de 40 à 50 ans. Cette annonce fixée par un décret pluriannuel de l’énergie serait quasiment rédigée.   Du côté d’EDF, cette mesure était attendue alors que la société s’apprête à lancer un grand carénage. Cette opération devrait représenter un coût de 50 milliards d’euros sur dix ans selon EDF. La Cour des Comptes tablerait plutôt sur un coût de 100 milliards d’euros sur 15 ans. De toute manière la situation financière d’EDF est dramatique.  Récemment le patron d’EDF à ouvert la porte à de nouvelles modalités de financement du nucléaire. Et pour cause !  L’entreprise est sans doute au bord de la rupture financière en tout cas à moyen et long terme du coup ;  il faudra sans doute envisager pour les prochaines années une augmentation de l’ordre de 50 % du prix de l’électricité. D’une manière générale,  le coût de l’électricité d’origine nucléaire a été complètement sous-estimé en France comme dans le monde. Discrètement mais sûrement le patron d’EDF ouvre le débat pour un changement des modalités de financement des centrales nucléaires. Il faut dire que la situation financière d’EDF est intenable. Il faut d’abord apurer une énorme dette de 40 milliards, ensuite trouver 50 milliards (100 milliards pour la Cour des comptes)  pour les travaux permettant de prolonger la durée de vie du parc nucléaire actuel. Financer aussi au moins en partie les 25 à 50 milliards du site d’enfouissement des déchets nucléaires de Bure en Moselle ; un site d’enfouissement qui va permettre de participer au démantèlement du parc nucléaire actuel. Un démantèlement dont le coût est fixé autour de 15 milliards et qui pourrait être plus proche de 100 milliards. On objectera que la question du démantèlement permettra à EDF (et a à Areva) d’acquérir un savoir-faire pour intervenir sur l’énorme marché du démantèlement des centrales le monde. Enfin il faudra faire face à un besoin de financement de 200 milliards à terme pour le renouvellement du parc nucléaire. En clair EDF ne pourra  affronter  seule  ces défis même avec une augmentation régulière du prix de l’électricité  (il est prévu une augmentation moyenne de 2,5 % par an  pendant plusieurs années) ou par des seules suppressions d’effectifs. Ce que confirmait le patron d’EDF dans une interview du JDD.  « . En France, nos parts de marché reculent, donc on ne doit pas prendre de retard. Notre dette est élevée et nous devons faire des arbitrages sur nos activités futures. Nous n’avons plus les moyens de tout garder à l’étranger, ou de tout construire seuls »

 

Banque : l’emploi bientôt dans la situation de la sidérurgie ?

Banque : l’emploi bientôt dans la situation de la sidérurgie ?

Nombre d’experts considèrent  qu’en Europe et en France en particulier les effectifs  devraient être réduits de la moitié dans les 10 ans ;  un phénomène qui touche d’ailleurs l’ensemble du monde. En cause l’amplification de la digitalisation, le développement des banques en ligne et le nouveau développement de moyens de paiement (par mobile notamment). Un secteur qui pourrait connaître le sort de la sidérurgie ou presque. 150 000 emplois ont déjà été supprimés en six mois et les restructurations devraient encore s’accélérer pour les banques européennes. En cause suffisance de rentabilité des activités bancaires. Le taux de rentabilité des activités de dépôt est plombé par le coût de main-d’œuvre (notamment nombre  d’agences et personnel) Il est par ailleurs menacé par la future existence de nouveaux moyens de paiement et la dématérialisation de certaines opérations mais le second volet de l’activité des banques, l’activité d’investissement souffre aussi d’un manque de retour financier lui aussi très gourmand en personnel. Dans un premier temps est donc probable que les banques européennes devront s’aligner si les critères de gestion des banques américaines qui ont supprimé près de 7 % des postes quand les banques européennes n’ont supprimé que quatre %. À plus long terme c’est peut-être l’existence même des les activités bancaires en tout cas leur structure actuelle qui pourrait être en cause et engendrer jusqu’à la moitié des emplois existants d’ici 10 ans. Malgré le poids grandissant de la finance dans nos sociétés, le secteur bancaire n’est pas épargné par les baisses d’effectifs. L’agence Bloomberg observe dans un article que les banques ont supprimé environ 600.000 postes à travers le monde depuis la crise économique de 2008. Parmi les institutions aux coupes les plus sévères, l’américaine Citigroup, présente dans plus de 100 pays, a supprimé plus d’un tiers de ses effectifs, soit près de 140.000 salariés. Comme dans beaucoup d’autres banques, les plans sociaux se sont enchaînés, aussi bien en salle de marché qu’en agence. Et ce mouvement n’est apparemment pas près de s’arrêter. Citigroup a encore prévu 2000 licenciements d’ici à 2016. La banque HSBC, quant à elle, a annoncé la suppression de 25.000 postes avant 2017. En Europe, l’allemande Deutsche Bank prévoit un plan d’économie de 4,7 milliards d’euros et 26.000 licenciements d’ici à 2018. Côté français, Société générale, notamment touchée par l’affaire Kerviel, a supprimé des milliers de postes depuis 2008. Elle prévoit désormais la fermeture de 400 agences sur les 2221 qu’elle compte d’ici à 2020, soit 20% de son réseau. La restructuration passera par le «non-remplacement» de 3000 départs à la retraite, promet la banque. Cette situation fait néanmoins peser un climat lourd dans l’entreprise. Le 9 décembre, dans une lettre adressée à Emmanuel Macron, le syndicat Force Ouvrière reproche à la banque le paradoxe entre son «absence totale de reconnaissance à l’égard des salariés» et ses très bons résultats (1126 milliards d’euros au troisième trimestre de 2015). La crise des subprimes a touché de plein fouet le secteur financier et les taux d’intérêt durablement bas affectent la rentabilité globale des banques. Mais les évolutions en œuvre sont aussi la marque d’une tendance plus profonde: la digitalisation en cours dans le milieu bancaire. De nombreuses opérations historiquement réalisées par des salariés sont désormais automatisées. En salle de marchés, les achats/ventes d’actions d’entreprises, de devises ou encore de «credit default swap» (produits dérivés financiers par lequel le vendeur garantit l’acheteur en cas de défaillance d’une tierce partie) sont de plus en plus dévolus aux ordinateurs.  En outre, l’utilisation du «Big Data» (traitement informatique de données massives) en banque d’investissement permet de mieux identifier les besoins des clients. La division de banque d’entreprise et institutionnelle (CIB) de BNP Paribas, qui emploie 29.000 personnes, a annoncé en novembre dernier qu’elle étudiait le Big Data dans le cadre de son programme de réduction massif des coûts.  D’après une étude publiée par la Fédération bancaire française (FBF), plus de la moitié (52%) des Français se rendaient dans leur banque plusieurs fois par mois en 2010. Aujourd’hui, ils ne sont plus que 21%, soit une personne sur cinq.

Arabie saoudite-Iran : le conflit chiite sunnite pour compliquer encore la situation

 

 

 

Les États-Unis et d’autres pays ont sans doute des raisons pertinentes pour s’inquiéter de la concurrence que risquent de se livrer l’Iran et l’Arabie Saoudite après l’exécution samedi par l’Arabie saoudite du leader chiite Nimr Baqer al-Nimr, figure de la contestation contre le régime de Ryad. Une exécution qui n’est pas nécessairement heureuse au moment où nombre de pays musulmans, sunnites mais aussi chiites comme l’Iran s’apprêtaient à se rapprocher pour lutter contre l’État islamique. On sait  que les deux grands courants de l’islam ont des intérêts dans différents pays en soutenant notamment les rebelles face au pouvoir en place ; le risque c’est évidemment de rajouter de la confusion à la confusion, de la violence à la violence et de rendre encore plus difficile l’union des forces contre l’État islamique. L’exécution en Arabie saoudite du chef religieux chiite saoudien Nimr Baqer al-Nimr a suscité samedi l’indignation dans le monde chiite, notamment en Iran et en Irak. Le cheikh de 56 ans, virulent critique de la dynastie sunnite des Al-Saoud, a été exécuté samedi avec 46 autres personnes condamnées pour «terrorisme». Les protestations les plus fortes sont venues d’Iran. Le rival chiite entretient depuis toujours des relations houleuses avec l’Arabie saoudite sunnite. Téhéran a ainsi averti que Ryad paiera «un prix élevé» pour cette mort. Le chargé d’affaires saoudien a aussi été convoqué au ministère iranien des Affaires étrangères, rapporte la télévision publique. Et l’ayatollah Ali Khamenei, guide suprême de la Révolution iranienne, a rendu hommage au cheikh Nimr. «Le réveil ne peut être enrayé», dit-il sur son compte Twitter. Des manifestations ont été appelées pour dimanche contre l’Arabie saoudite. Mais Riyad a essuyé d’un revers de mains les critiques venues de Téhéran, qualifiées «d’irresponsables» par le porte-parole du ministère saoudien de l’Intérieur, Mansour al-Turki. Ce dernier a souligné que son pays «ne se préoccupait pas de ce que les autres pensent».  En Irak, des centaines de personnes ont manifesté dans la ville sainte chiite de Kerbala, certains dirigeants appelant le gouvernement à fermer l’ambassade d’Arabie saoudite récemment rouverte à Bagdad. Khalaf Abdelsamad, chef du bloc parlementaire du parti chiite irakien Dawa, auquel appartient le premier ministre, a exhorté le gouvernement à «fermer l’ambassade saoudienne en Irak, expulser l’ambassadeur et exécuter tous les terroristes saoudiens emprisonnés en Irak», en rétorsion. L’ambassade d’Arabie saoudite à Bagdad a rouvert le 15 décembre dernier, 25 ans après la suspension des relations entre les deux pays à la suite de l’invasion du Koweït. Sur Facebook, où il a fermement condamné l’exécution, le chef du gouvernement, Haider al-Abadi, dit désormais craindre pour la sécurité régionale. Le Hezbollah chiite libanais a lui aussi condamné «un crime haineux perpétré sur la base de fausses allégations, de lois corrompues et d’une logique pervertie qui n’a rien à voir avec la justice», selon un communiqué du mouvement. Le groupe, fidèle allié de Téhéran, a également accusé les États-Unis de porter «une responsabilité directe et morale dans ce crime (…) en assurant la protection du régime saoudien et en couvrant ses principaux crimes contre son peuple et les peuples de la région». De leur côté, les États sunnites de la région ont fait part de leur soutien à Ryad. Le ministre des Affaires étrangères des Émirats arabes unis, Cheikh Abdallah ben Zayed al-Nahyane, a exprimé le «soutien total» de son pays aux mesures de l’Arabie saoudite «pour faire face au terrorisme et à l’extrémisme».  Bahreïn, qui subit lui-même une rébellion de la majorité chiite de sa population, a quant à lui affirmé soutenir l’Arabie saoudite sur «toutes les mesures nécessaires pour lutter contre la violence et l’extrémisme». Quelques dizaines de jeunes chiites ont toutefois protesté contre l’exécution du chef religieux dans des rassemblements sporadiques dans la banlieue de Manama. Les protestataires se sont heurtés à la police qui a fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants. Dans ce royaume voisin de celui de l’Arabie, le cheikh Nimr était vénéré par la communauté chiite.

 

Christine Lagarde (FMI) ne se mouille pas concernant la situation de la France

Christine Lagarde (FMI) ne se mouille pas concernant la situation de la France

Parler pour ne rien dire c’est l’exercice auquel s’est adonnée Christine Lagarde sur France 2 pour parler de la situation de la France. Concernant la croissance elle indique que le PIB pourra évoluer entre 1 et 2 %, une fourchette d’abord optimiste et suffisamment large pour ne pas se tromper. Elle adresse ensuite un satisfecit à la loi Macron 1 tout en souhaitant rapidement d’autres lois. Une manière de souligner l’insuffisance de la première loi et la nécessité d’engager des réformes structurelles. Comme le FMI, Christine Lagarde est assez réticente aux trop fortes restrictions budgétaires aussi tente-t-elle de faire le grand écart entre la politique de rigueur de l’union européenne et la politique de relance souhaitée par le FMI. Elle emploie la formule ambiguë de « discipline budgétaire intelligente pour la  croissance » qui manque sérieusement de contenu Christine Lagarde se montre  toujours d’une prudence de Sioux dans ses interventions. Une modération, uen prudence et uen posture pseudo technocratique qui la rendent très populaire car elle ne remet jamais rien en cause. Comme disait Alain Minc sa qualité première c’est surtout devient lire les communiqués du  Trésor, maintenant ce sont ceux du FMI et avec quel accent  Anglais !  La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) a donc  jugé dimanche la France « sur la bonne voie », dans une interview diffusée par France 2, mais elle a engagé le gouvernement actuel à poursuivre les réformes. Christine Lagarde prédit une croissance économique française supérieure à 1%, conformément aux prévisions du FMI en mai pour 2015, mais inférieure à 2%. L’ancienne ministre des Finances de Nicolas Sarkozy a apporté au passage ses encouragements au ministre de l’Economie de François Hollande, Emmanuel Macron, dont elle a salué la loi pour l’activité et la croissance. »Dès lors qu’elle envisage des réformes en profondeur, dès lors qu’elle fait preuve de discipline budgétaire intelligente, c’est-à-dire centrée sur la croissance, je pense que (la France) est sur la bonne voie », a déclaré Christine Lagarde. « Mais il faut que ces réformes soient mises en œuvre et de manière courageuse, rapide. J’ai été ravie de voir un Macron 1″, a-t-elle poursuivi en faisant allusion à la loi en question. « J’espère qu’il y aura un Macron 2, un Macron 3, etc. La vie économique française a besoin de ce vent de réformes, de cette impulsion de réformes, et ça ne peut pas s’arrêter à Macron 1. » Pour la patronne du FMI, il faut « approfondir, aller plus loin, décrasser, simplifier ». Interrogée sur les prévisions de croissance du FMI concernant la France, elle a répondu : « On va réviser notre plan général de prévisions pour l’ensemble des pays. On sera au-delà de 1%, sans aucun doute, je ne pense pas qu’on soit à 2%. »

Marseille : une situation « de guerre » (Samia Ghali)

Marseille : une  situation « de guerre » (Samia Ghali)

 

Samia Ghali n’est guère aimée dans les instances nationales du PS, elle présente un défaut majeur, elle n’a pas fait l’ENA, ni sciences Po ni même un autre institut d’études politiques. Son père n’est pas un ancien haut fonctionnaire (il  l’a abandonné après sa naissance), elle n’est pas mariée à un conseiller d’Etat ou à un PDG, bref, on se demande ce qu’elle fait au PS. Elle vient de la banlieue de Marseille, c’est son diplôme ! Du coup elle emploie des mots simples pour qualifier les choses, des mots tabous. Exemple quand elle réclame l’armée pour rétablir la sécurité dans certains quartiers de Marseille ; Elle a conformé sa vision lors de la venue de Valls «  on est trop angélique, nous sommes en guerre ». Évidemment pas vraiment ce qu’on attend d’une élue locale qui doit lécher les bottes du gouvernement ; en voilà une qui n’a guère de chances de devenir ministre ! Ou alors i faudra qu’elle apprenne la langue de bois. Pourtant les événements viennent encore de lui donner raison.  La cité de la Castellane, à Marseille, a été le théâtre de l’intrusion d’une bande armée qui a tiré plusieurs coups de feu, notamment en direction de la police, ce lundi 9 février. Un événement qui intervient alors que Manuel Valls s’est rendu dans la cité phocéenne pour se féliciter des résultats « encourageants » en matière de sécurité. Selon Samia Ghali, maire du 8e secteur de Marseille, la ville connaît une situation « de guerre » dans les quartiers. « Je ne caricature rien, je décris la réalité, affirme-t-elle. Ce n’est pas parce que l’on est en France que l’on ne vit pas la guerre ». Pour l’élue socialiste, les résultats en matière de sécurité sont certes encourageants mais il faudra aller plus loin. « Il y a encore des poches d’insécurité et de souffrance qui sont réelles. J’espère que les efforts seront maintenus », invoque-t-elle. Samia Ghali propose notamment la « sanctuarisation » de l’école, en y ramenant par exemple « l’uniforme ». Elle milite également pour l’instauration d’un « service civique obligatoire » et l’explique : « On est trop angélique, trop à côté de la plaque ».

Autoroutes : des rentes de situation contestées par les députés

Autoroutes : des rentes de situation contestées par les députés

Avec les autoroutes, la France a bradé ses plus beaux bijoux de famille. Et dans des conditions juridiques scandaleuses qui permettent aux concessionnaires des profits de l’ordre de 20%. En cause aussi les conditions d’allongement des contrats contre l’engagement des concessionnaires à financer de novelles infrastructures. Mais des contrats trop juteux.  C’est ce qui ressort d’un rapport parlementaire dont France Info vous révèle en avant-première les grandes lignes. Les députés refusent des négociations en catimini.  Le rapport d’étape de la mission parlementaire consacrée à la « place des autoroutes dans les infrastructures de transport » va faire du bruit en plein débat sur les bénéfices des sociétés qui les gèrent. On sait  que les sociétés d’autoroutes réalisent des marges considérables, de l’ordre de 20% selon l’autorité de la concurrence, 8% seulement rétorquent les concessionnaires. Mais le constat est là : les tarifs des péages ont augmenté au-delà de l’inflation. Il faut tout remettre à plat selon le député UDI de la Meuse Bertrand Pancher qui préside cette mission. L’occasion est toute trouvée, selon lui, puisque l’Etat renégocie en ce moment les contrats dans le cadre du plan de relance autoroutier qui prévoit 3,2 milliards d’euros d’investissement en échange de l’allongement de la durée des concessions. « Nous ne souhaitons pas découvrir le résultat de négociations en catimini entre l’Etat et les sociétés d’autoroutes« , explique-t-il, « on va une nouvelle fois augmenter la durée de concession des autoroutes, c’est-à-dire qu’on va permettre à ces sociétés d’engranger un bénéfice futur important« . Une forme de rente selon le député qui demande donc que l’allongement de la durée de concessions soit débattu devant le Parlement. Il a d’ailleurs écrit en ce sens au Premier ministre Manuel Valls. Et si le gouvernement refuse, les rédacteurs de ce rapport n’excluent pas de demander que les contrats qui lient actuellement l’Etat aux sociétés d’autoroutes soient purement et simplement dénoncés.

 

« La France dans la situation » de la Grèce ? « (VGE)

« La France dans la situation » de la Grèce ? «  (VGE)

L’ancien président Valéry Giscard d’Estaing n’a peut-être pas complètement tort en estimant que la France peut se retrouver dans la situation de la Grèce. En fait tout dépendra de l’évolution des taux d’intérêt. Aujourd’hui les taux sont historiquement bas du fait des énormes liquidités déversées par la banque centrale américaine notamment  (la FED). Or la Fed a prévu courant 2015 de relever ses taux avec l’amélioration de sa situation économique. Mécaniquement les taux européens et en particulier français pourraient alors flamber et rendre l’équation budgétaire encore davantage impossible. (En clair  le déficit pourrait complètement déraper) et il faudrait alors demander laide du Fonds monétaire international (le FMI)°.VGE  estime donc que la France « risque de se retrouver dans la situation qu’a connue la Grèce » et de devoir « demander l’aide du FMI », dans une interview publiée samedi dans Le Figaro. Celui qui fut chef de l’État de 1974 à 1981 propose, avec le soutien d’Helmut Schmidt, chancelier allemand à la même époque, de former autour de l’euro un « ensemble homogène » d’une douzaine de pays dotés des mêmes règles budgétaires et fiscales, qu’il appelle « Europa ».  Malgré une dette élevée, explique-t-il, « aujourd’hui, nous sommes protégés par des taux d’intérêt très bas, mais c’est provisoire. La Fed (banque centrale américaine, NDLR) a annoncé son intention de relever ses taux d’intérêt dès que la conjoncture le permettra, probablement dans les 18 mois. (…) Ce jour-là, notre pays risque de se retrouver dans la situation de la Grèce. Les pouvoirs publics seront conduits à demander l’aide du FMI ». Selon VGE, « le mécanisme de l’Europe a été disloqué avec le non français au référendum de 2005. Pour autant, les sondages l’attestent : une grande majorité de nos compatriotes ne veut en aucun cas abandonner l’euro ! Nous devons prendre appui sur ce soutien de l’opinion pour retrouver le fil du projet européen initial avec ceux qui, parmi nos voisins, le veulent bien. Et laisser les autres vivre leur vie ». Feraient partie de cette union approfondie la France, l’Allemagne, l’Italie, la Belgique, les Pays-Bas, le Luxembourg, l’Espagne, le Portugal, l’Autriche et, « le moment venu, la Pologne », précise-t-il en ajoutant que « la participation de l’Irlande et de la Finlande peut être envisagée ».  « Ces douze pays constitueraient un ensemble homogène que nous appellerons Europa. Son objectif est de compléter l’euro par une union budgétaire et fiscale, dotée à terme d’un Trésor public commun et d’un mécanisme de solidarité financière », détaille Valéry Giscard d’Estaing, qui défend cette thèse dans un livre Europa – La dernière chance de l’Europe (XO Editions), préfacé par Helmut Schmidt.

 

Hollande – Conférence de presse : volontariste à l’international, défensif et flou sur la situation économique et sociale intérieure

Hollande - Conférence de presse : volontariste à l’international, défensif et flou sur la situation économique et sociale interieure

 

Commencée  avec près de 10 minutes de retard (rituel de Mitterrand), la conférence  de Hollande a accordé une très large place aux affaires internationales ; à peu près la moitié du temps. Sans doute pour prendre un peu de « distance »  avec la situation interne où il s’est montré très défensif. Le propos de Hollande a débuté en dramatisant la situation infranationale. «  La sécurité du monde est menacée »  a-t-il déclaré en évoquant les menaces en Lybie, au Nigéria, en Somalie, en Irak ou en Syrie ; Hollande s’est félicité de la tenue de la conférence internationale à Paris contre le terrorisme. «  J’ai pris la décsion ce matin d’apporter un appui aérien en Irak » mais en Irak seulement (sous  entendu pas en Syrie). Le président de la république a souligné sa volonté de lutter à l’intérieur du territoire contre les filières terroristes ; Pour Hollande le second péril mondial  est  le virus Ebola. Un hôpital militaire français sera implanté en Guinée.  Hollande a aussi parlé de Gaza, de la Lybie, du Nigéria, de la Centre Afrique et de l’Ukraine. Il a tenu à souligner que la France était souvent engagée dans de nombreux conflits soutenue  politiquement par l’Europe  mais observant que cette dernière  est plus chiche pour en partager les coûts. Il a donc souhaité une politique de défense commune  Une Europe aujourd’hui contestée par certains car elle n’apparait pas comme une protection, le risque étant celui de l’enlisement dans la stagnation. « C’est à dire inflation, zéro, croissance zéro, horizon zéro ». Hollande a donc justifié les dérives des déficits compte tenu de l’environnement. Il a repris à  cet effet « la possibilité d’utiliser toute les flexibilité des traités européens »  (en clair abandonner l’objectif des 3%). Il a déclaré  que la France ne pouvait faire en deux ans et demi ce que l’Allemagne a réussi en dix (et dans un environnement économique plus favorable).  Pour autant,  il n’a pas été très précis sur  ce qu’il demande à l’Europe se limitant à espérer des politiques plus intégrées en matière d’énergie, de numérique et d’infrastructures.  Une nouveauté toutefois la proposition d’une Europe à plusieurs vitesses (La théorie des cercles). Après ce très long développement sur l’international, Hollande a traité des questions internes soulignant que la situation française était catastrophique à son arrivée mais  observant que  « les français attendent parfois (euphémisme) des résultats quine viennent pas ». Hollande a rappelé ses choix pour la compétitivité avec le pacte de responsabilité. Curieusement il a rappelé son discours  du Bourget «  deux et demi efforts et deux ans et demi de distribution ». Une  seule proposition très nouvelle : l’élargissement du service civique pour faciliter l’insertion professionnelle des jeunes (peut- être aussi pour diminuer le chômage). Le président a reconnu que la société était devenue défiante  les résultats tardant à venir. Il a terminé en évoquant (comme le Premier ministre devant l’assemblée nationale) les valeurs républicaines et les avancées  déjà réalisées. En conclusion, Hollande très bavard et volontariste sur les tensions internationales, s’est montré défensif sur la politique intérieure n’ayant  pas un seul instant parlé par exemple du  chômage et notamment la fameuse inversion visiblement disparue des radars du gouvernement.  En conclusion rien de très nouveau sinon l’engagement en Irak.

Mise en situation en milieu professionnel : encore un nouveau machin

Mise en situation en milieu professionnel : encore un nouveau machin

 

 

Un texte alambiqué comme sait en produire la France avec le décret sur la mise en situation en milieu. Ce n’est plus du chômage mais ne n’est pas non plus u emploi ; l’intéressé ne pourra effectuer le travail l d’un poste permanente ou faire de remplacement. Bref, un truc come l’apprentissage où avec toute les procédures l’apprenti est condamné à observer et du coup les entreprise ne veulent plus de cet apprentissage virtuel.  Inclus dans la loi sur la formation professionnelle de mars dernier, le décret sur la mise en situation en milieu professionnelle se veut comme un nouvel outil d’insertion professionnel.  « Les périodes de mises en situation en milieu professionnel ont pour objet de permettre à un travailleur, privé ou non d’emploi, ou à un demandeur d’emploi, « soit de découvrir un métier ou un secteur d’activité, soit de confirmer un projet professionnel, soit d’initier une démarche de recrutement », lit-on dans l’article 20 de la loi relative à la formation professionnelle, à l’emploi et à la démocratie sociale.  Le dispositif n’est pas nouveau, il existait déjà divers dispositifs de ce type éclatés dans le Code du travail : « périodes en milieu professionnel » pour les jeunes en contrat d’insertion dans la vie sociale, « évaluations en milieu de travail » pour les chômeurs, « périodes d’immersion » pour les salariés titulaires d’un contrat à durée déterminée d’insertion ou d’un contrat d’accompagnement dans l’emploi. Ces dispositifs se retrouvent unifiés sous le décret de « période de mise en situation en milieu professionnel ». Ce nouvel outil d’aide au retour à l’emploi s’adresse aux chômeurs ou salariés en insertion :  »Les périodes de mise en situation en milieu professionnel sont ouvertes à toute personne faisant l’objet d’un accompagnement social ou professionnel personnalisé, sous réserve d’être prescrites par l’un des organismes suivants : Pôle emploi, la mission locale pour l’emploi, un organisme de placement spécialisé dans la mise en situation professionnel », précise l’article 20.   La personne effectuant une période de mise en situation en milieu professionnelle doit se conformer aux règles de la structure où il ira, et ce même si il y a des horaires de nuit.  Mais durant cette période, le bénéficiaire d’une période de mise en situation professionnelle n’est pas salarié :  »Le bénéficiaire d’une période de mise en situation en milieu professionnel conserve le régime d’indemnisation et le statut dont il bénéficiait avant cette période. Il n’est pas rémunéré par la structure dans laquelle il effectue une période de mise en situation en milieu professionnel », mentionne l’article 20. Selon Les Échos, le projet de décret fixe à un mois renouvelable une fois, la durée maximale d’exercice de la période de mise en situation professionnelle, une durée sujette à questionnement.  À noter qu’ « aucune convention de mise en situation en milieu professionnel ne peut être conclue pour exécuter une tâche régulière correspondant à un poste de travail permanent, pour faire face à un accroissement temporaire de l’activité de la structure d’accueil, pour occuper un emploi saisonnier ou pour remplacer un salarié en cas d’absence ou de suspension de son contrat de travail ». 

 

Situation internationale : Hollande réveille-toi

Situation internationale : Hollande réveille-toi

 

C’est en quelque sorte l’appel lancé à Hollande non seulement tétanisé par la situation interne caractérisé par une croissance zéro qui remet en cause tous les objectifs (dépenses sociales, déficits, chômage, investissements etc.). Mais aussi tétanisé par la situation internationale ou il oscille entre passivité, suivisme et contradiction.   »La France a le devoir de faire entendre sa voix. Au risque du déshonneur ». Dans une lettre ouverte publiée dans Le Monde daté de jeudi, François Fillon, Alain Juppé et Jean-Pierre Raffarin – trois anciens Premiers ministres UMP qui assurent provisoirement la présidence du parti – regrette l’attitude de l’Union européenne concernant les conflits à Gaza et en Irak, et appelle François Hollande à aller plus loin. « Le Proche-Orient brûle et l’Europe regarde ailleurs! », s’exclament les trois dirigeants d’opposition, dans une formule faisant écho au cri d’alarme poussé en 2002 par Jacques Chirac sur l’environnement (« Notre maison brûle et nous regardons ailleurs », Ndlr). Le triumvirat de l’UMP demande la convocation d’un Conseil européen extraordinaire, la réaffirmation de « l’exigence d’un cessez-le-feu et d’un programme humanitaire pour les Palestiniens de Gaza », un « programme massif d’aide humanitaire aux populations déplacées en Irak », le « soutien aux frappes américaines contre les djihadistes irakiens », ainsi qu’une « politique collective de fournitures d’armes aux combattants kurdes ». Un dernier point auquel a répondu François Hollande mercredi. La France acheminera « dans les heures qui viennent » des armes en Irak « pour soutenir la capacité opérationnelle des forces engagées contre l’Etat islamique », a en effet indiqué l’Elysée. « L’Europe n’a pas seulement le devoir d’intervenir, c’est son intérêt », martèlent les trois ex-chefs de gouvernement. « Le cratère ouvert de Syrie et celui de l’Irak nourrissent une menace terroriste franco-européenne qui demain, peut avoir des conséquences redoutables sur la sécurité de notre pays et de l’Europe », estiment François Fillon, Alain Juppé et Jean-Pierre Raffarin. De plus, « la zone est capitale pour notre sécurité énergétique », écrivent-ils. Avant de déplorer que « depuis deux ans, la politique étrangère française oscille au Proche-Orient entre passivité et suivisme » et que « celle de l’Europe y est illisible ». S’ils estiment que les « initiatives de la France et de la Grande-Bretagne vont dans le bon sens », ils précisent également qu’elles « sont insuffisantes » et qu’il faut désormais « un engagement massif de l’Union Européenne ». Par exemple, pour eux, « la question de l’accueil des réfugiés de ce conflit dans nos pays doit être résolue collectivement ». « Aujourd’hui, Monsieur le Président, face aux urgences de la scène internationale, la France, pour faire entendre sa voix, doit avoir l’audace de l’initiative », concluent les anciens Premiers ministres, qui dans l’opposition disent avoir « un devoir de modestie », qui leur interdit toutefois « de garder le silence ». Des critiques qualifiées « d’outrances » par l’actuel ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, qui les jugent « sans fondement, ni nuance ». « Le combat de politique intérieure ne justifie pas toutes les outrances », écrit le chef de la diplomatie dans un communiqué. Il ajoute que « les graves tensions de la situation politique internationale devraient appeler plutôt le rassemblement que la polémique ». De son côté, le chef du file du PS a raillé l’attitude des responsables de l’UMP. « La question n’est pas de sauver l’honneur de la France », mais « de sauver des vies dans une guerre civile épouvantable », estime Jean-Christophe Cambadélis dans une déclaration écrite à l’AFP. « Hier, les mêmes n’avaient pas de mots assez durs sur la France intervenant au Mali sans l’Europe. Et là où la France est déjà engagée seule sur plusieurs théâtres d’intervention, elle cherche aux Nations-unies ou à Bruxelles à entraîner la communauté internationale », répond le numéro 1 socialiste. Et de conclure : « Nos trois lanciers de l’Irak plaident pour l’honneur de la France. Il eût été plus utile de soutenir l’action de la France dans les instances internationales, et son soutien logistique au gouvernement régional kurde de M. (Massoud) Barzani ainsi que l’instauration d’un gouvernement stable en Irak.

 

Carburant : prix stables en dépit de la situation géopolitique

Carburant : prix stables en dépit de la situation géopolitique

 

Les prix des carburants vendus dans les stations-service françaises sont restés quasi stables la semaine dernière, selon les chiffres du ministère de l’Ecologie et de l’Energie publiés lundi 28 juillet. En effet, les cours du pétrole sont plutôt restés insensibles aux tensions géopolitiques mondiales.   Le gazole, carburant privilégié des Français avec plus de 80% des ventes, valait en moyenne 1,3002 euro le litre lors de la semaine achevée le 25 juillet, contre 1,2995 euro la semaine précédente, d’après les relevés hebdomadaires du ministère. Deuxième carburant le plus vendu dans l’Hexagone, l’essence sans plomb 95 s’affichait à 1,5219 euro le litre, soit 0,095 centime de moins d’une semaine sur l’autre. Le litre d’essence sans plomb 98 valait lui 1,5852 euro, contre 1,5931 la semaine précédente.  « Ce qui est vraiment surprenant, c’est que les marchés ne réagissent pas aux événements géopolitiques comme ils le faisaient dans le passé », a commenté le président de l’Union française des industries pétrolières (Ufip), Jean-Louis Schilansky, interrogé par l’AFP.  « La situation en Libye devient quasi catastrophique, et aujourd’hui le prix du pétrole est légèrement en baisse. C’est donc que les marchés ne craignent pas de problèmes d’approvisionnement », a-t-il constaté.  « Même les événements à Gaza n’ont pas eu d’impact », a-t-il ajouté. « On est dans un scénario assez nouveau, où les prix du pétrole affichent une stabilité qu’ils n’ont pas connue depuis des années ».  La production croissante de pétrole de schiste outre-Atlantique jouerait un rôle stabilisateur, selon lui. « Les Etats-Unis importent moins de pétrole et tirent donc moins sur la production pétrolière mondiale, ce qui a tendance à calmer le jeu. » Dans le même temps, la demande globale de brut connaît elle aussi une certaine stabilité. Dans ces circonstances, la probabilité que le cours du baril de Brent de la mer du Nord continue à évoluer dans une fourchette 105 à 110 dollars devient « de plus en plus grande », selon M. Schilansky.

 

Economie : situation économique catastrophique (Gattaz)

Economie : situation économique catastrophique (Gattaz)

 

Il n’a pas tort sur le constat, la situation économique de la France est catastrophique notamment en matière de croissance et d’emploi. Reste à savoir su les mesures qu’il évoque seraient susceptibles de réellement relancer l’activité. La principale inquiétude vient du  gel des investissements (qui fonde la croissance à venir) or ces investissements sont complètement hypothéqués par l’absence de confiance vis-à-vis d’un gouvernement agonisant. Aucune visibilité ne permet de redonner cette confiance. Le président du Medef, dans un entretien paru ce lundi 21 juillet au Figaro, a donc décrit la situation économique de la France comme étant « catastrophique ». Pour le patron des patrons « la croissance n’est pas là ! Il n’y a plus d’investissement et plus d’embauche. » Evoquant le pacte de responsabilité qui vient d’être voté, il annonce attendre la phase 2. « Le noyé a été ramené sur la plage, il faut le réanimer ». Pour y parvenir, Pierre Gattaz attend que « nos gouvernants obtiennent auprès des employeurs et des investisseurs français et étrangers leur confiance. »  Et pour cela, Pierre Gattaz propose une solution: dire « clairement que l’on va abandonner dès maintenant la taxe à 75% sur les très hauts revenus. » Mais ce n’est pas tout estimant que « le pacte seul ne suffira pas à redresser la France« , il annonce qu’une « douzaine »  de mesures turbo « pour générer de l’emploi rapidement » seront présentées à l’université d’été du Medef (27 et 28 août 2014). « Il faut regarder le sujet des seuils sociaux, parler de l’interdiction du travail le dimanche et après 21 heures. Le niveau du Smic doit pouvoir être discuté avec les partenaires sociaux, pour que les populations très éloignées de l’emploi – 1 million de chômeurs n’ont pas vu une entreprise depuis deux ans au moins – puissent retrouver un travail ».

 

Hollande : de nouvelles lunettes, pour voir clair sur la situation du pays ?

Hollande : de nouvelles  lunettes pour voir clair sur la situation du pays

 

 

Il était temps Hollande vient de changer de lunettes pour voir plus clair sur la situation de la France. Jusque là il était muni de lunettes roses  qui avaient tendance à déformer la réalité ; exemple sur l’inversion de la courbe du chômage reportée maintenant en 2016 puisque le ministre du travail parle seulement  de stabilisation. Même chose sur le retournement économique, lui auusi vainement attendu puisque la croissance prévue à 1% en 2014 n’atteindra pas 0.7% et peut-être même sera limitée à 0.5% ; Quand au « changement c’est maintenant », avec ces nouvelles montures, Hollande va se rendre compte qu’il ne pourra pas intervenir durant son mandat. Ne parlons pas de «  l’ennemi c’est la finance ».En fait ce ne sont pas les lunettes qu’il faut changer mais celui qui les porte.  Gros hublots, montures invisibles, verres ronds et à présent lunettes à bord apparent… au fil de sa carrière politique, François Hollande a changé plusieurs fois de monture. François Hollande a profité de sa visite surprise au festival Solidays, samedi 29 juin, pour s’afficher avec une nouvelle paire de lunettes. Anecdotique ? En tout cas, certains font les gros yeux : il s’agit d’une monture danoise et non pas « made in France. » D’autres y voient un vrai signe politique. « Les lunettes saluent bien l’achèvement de son coming-out réformiste », estime le publicitaire Jacques Séguéla dans Metronews. Sans pousser l’analyse jusque là, on peut en tout cas noter que cette nouvelle monture est le signe du temps qui passe et des modes qui évoluent. Gros hublots, montures invisibles, lunettes rondes… en plus de 30 ans de carrière, François a changé plusieurs fois de lunettes.

 

Retraites : une situation financière inquiétante (Touzé, OFCE)

Retraites : une situation financière inquiétante (Touzé, OFCE)

 

« Le dernier rapport du COR sur les évolutions et les perspectives des retraites en France publié en décembre 2012 s’intitulait « Retraites : perspectives 2020, 2040 et 2060″. Ce rapport a joué un rôle majeur puisqu’il a servi de point de référence pour la commission Moreau (rapport publié en juin 2013) puis pour des mesures correctives adoptées par le parlement fin 2013 (réforme Touraine). La réforme Touraine a principalement abouti à une hausse des cotisations (impact négatif pour les salariés), à une hausse de la durée d’activité (impact négatif pour les salariés), à une fiscalisation des majorations de retraite (impact négatif pour les retraités) et à un report de l’indexation des pensions (perte de pouvoir d’achat pour les retraités). Le nouveau rapport est, donc, particulièrement attendu puisqu’il va enfin fournir une estimation (indépendante) des mesures prises par le gouvernement Ayrault. Le moins qu’on puisse attendre d’un tel rapport est une évaluation précise de l’évolution des soldes financiers des différents régimes de retraite selon plusieurs scénarios, en général trois du type pessimiste, intermédiaire et optimiste. Si le rapport ne fournit pas ces estimations, on n’est en droit d’être très inquiet car la question de la solvabilité est essentielle pour envisager l’avenir et comprendre nos choix passés. En aucun cas, elle ne peut être éludée. Au contraire, c’est un devoir démocratique d’information car les citoyens ont le droit d’être informé, surtout que le COR a tous les moyens (techniques et humains) pour réaliser une telle évaluation. Le COR avoue un secret de polichinelle : les réformes passées bien qu’elles aient eu des effets bénéfiques, ne sont pas suffisantes. Le problème est que les réformes sont trop souvent prises avec retard et surtout elles sont évaluées à partir d’hypothèses extrêmement favorables à savoir pour le scénario de base : un taux de croissance de la productivité de 1,5% et un taux de chômage de 4,5% à long terme. Ces hypothèses pour un compte central ne sont pas réalistes car elles ne reproduisent pas les tendances de long terme. Elles correspondent seulement à des objectifs, mais faudrait-il encore se donner les moyens d’y arriver avec des politiques structurelles effectives. A défaut de vraie réforme, on annonce aujourd’hui aux jeunes générations : « ne vous inquiétez pas car à long terme, il y aura de la croissance et peu de chômage ; tous les problèmes seront donc résolus ». De plus, les scénarios optimistes sur le taux de chômage sont très favorables à l’amélioration du solde financier de la CNAV car dès lors que l’UNEDIC fait des excédents, il y a un transfert vers l’assurance vieillesse. En dessous d’un certain seuil, un bas niveau de chômage provoque un double dividende. Au contraire, un pilotage prudent des systèmes de retraite par répartition devrait se construire à partir d’hypothèses pas vraiment optimistes afin d’éviter les fausses promesses en garantissant une adéquation durable entre recettes et dépenses. Les seules surprises seraient des bonnes surprises car dès lors qu’on fait mieux que le scénario, il est toujours possible d’être plus généreux. Les scénarios trop optimistes sont un leurre (les français sont mal informé) et contribuent à une désinformation économique nuisible à la prise de décision. Par le passé, une bonne gestion aurait nécessité de réaliser d’importants excédents accumulés dans un fonds de réserve dès les années 1980. Aux Etats-Unis, l’accumulation d’un tel fonds permet au régime de retraite par répartition de tenir sans réforme jusqu’en 2033. La Suède accumule un fonds de réserve depuis les années 70. En France, aujourd’hui, on finance globalement le système de retraite avec de la dette… Le « mauvais » pilotage du système de retraite provient de la nature « craintive » des décideurs politiques qui craignent de subir un lourd échec électoral si jamais ils s’engageaient dans une vraie réforme d’envergure. Pour sortir d’une insolvabilité permanente des retraites, il faudrait faire comme les Suédois avec une grande réforme qui garantirait une justice fiscale entre les générations en figeant le taux de cotisation, une plus grande transparence en créant des comptes notionnels et surtout une solvabilité en adoptant des mécanismes d’ajustements automatiques qui permettraient au système de retraite de réévaluer les pensions (à la hausse comme à la baisse) en fonction de l’évolution de la croissance économique. Un système de retraite par répartition ne peut pas promettre de façon permanente un rendement des cotisations versées supérieur au taux de croissance économique (masse salariale), car un tel objectif nécessiterait d’augmenter (à l’infini) les taux de cotisation, ce qui n’est pas possible.

Valls : situation d’urgence mais des mesures en 2015, 2016, 2017…2021 !

Valls : situation d’urgence mais des mesures en 2015, 2016, 2017…2021 !

 

De toute évidence il y a un problème d’agenda dans les mesures annoncées par Valls. Certes il constate la situation d’urgence du pays dans tous les domaines (notamment  croissance, chômage, déficit compétitivité) mais il n’en tire pas les conséquences en matière de calendrier. Il  fallait évidemment prendre des mesures à effet quasi immédiat ( à partir de juillet par exemple) permettant d’agir sur 2014 qui s’annonce catastrophique sur le plan de la croissance (1% et à condition que la conjoncture internationale ne se dégrade pas avec la Crise des pays émergents et celle de l’Ukraine). Certaines orientations relèvent d’ailleurs davantage des intentions que des décisions (exemple : réforme administrative pourtant si indispensable). Ni Valls, ni Hollande ne seront là en 2018 et malheureusement il y a fort à parier que la nouvelle majorité de 2017 voudra faire le contraire de ce voulait engager la gauche dans ce domaine ‘( derrière il y a en effet la maîtrise du Sénat). Pour résumer, trop peu, trop flou et surtout trop loin. L’année 2014 sera détestable en matière de croissance, elle va plomber un peu plus la confiance d’autant que la gauche va sans doute ramasser la plus belle fessée de sa vie aux européennes. Sans confiance, pas de reprise ni de la demande, ni des investissements, c’est un préalable même s’il faut en même temps retrouver compétitivité et pouvoir d’achat. Pour les ménages, c’est cosmétique ; pour les entreprises encore insuffisants et trop lointain.

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