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Énergie : près de 40% des Français en situation crise financière

Énergie : près de 40% des Français en situation crise financière


Selon une étude réalisée par Intrum raportée par la Tribune, 38 % des répondants anticipent le fait qu’ils n’auront pas les ressources suffisantes pour honorer au moins une facture énergétique dans les mois à venir.

Avec un taux d’inflation de 5,8 % en 2022 selon la Banque de France, la hausse des prix n’a jamais été aussi élevée en France depuis les années 1970. Une conjoncture qui pèse lourdement sur le moral des Français. Selon la 10ème édition 2022 de l’étude sur les dépenses et les habitudes de Français et des Européens (ECPR) réalisée chaque année par Intrum, spécialiste du crédit management, 81% des Français affirment que la hausse des prix a fortement impacté les finances de leur ménage. Et si 16% indiquent qu’ils n’en ont pas encore subi les conséquences, ils s’attendent à ce que cela soit le cas dans les mois à venir.

Des difficultés qui se matérialisent particulièrement au moment de régler leurs factures. Ainsi, au cours des 12 derniers mois, 17% des consommateurs interrogés n’ont pas honoré le paiement d’une facture. Pour 41 % d’entre eux, la raison principale est le manque de moyens. Par ailleurs, 30 % confient qu’ils seront contraints de prioriser le règlement de certaines factures au détriment d’autres jugées moins prioritaires, pour faire face aux dépenses essentielles de leur ménage. Enfin, 38 % des répondants anticipent le fait qu’ils n’auront pas les ressources suffisantes pour honorer au moins une facture énergétique dans les mois à venir. 35% indiquent également qu’ils vont solliciter leurs créanciers pour obtenir un échelonnement de leurs paiements, ou avoir recours à un délai supplémentaire.

L’inquiétude plus prononcée chez ces derniers que chez leurs voisins européens peut également s’expliquer, selon lui, par leur culture financière. En d’autres termes : « la façon dont les consommateurs vont comprendre, gérer, programmer leurs affaires financières et la gestion du ménage. Ces connaissances leur permettent de prendre les bonnes décisions financières et d’éviter les emprunts superflus », explique-t-il, précisant que « la pandémie a eu un impact favorable sur le développement de la culture financière en France ». 49% des répondants français ont néanmoins affirmé que les inquiétudes liées à l’inflation et/ou aux taux d’intérêt plus élevés du fait du resserrement monétaire de la Banque centrale européenne, les ont encouragées à développer leurs connaissances des principaux termes financiers, contre 53% à l’échelle européenne.

Selon une étude Allianz « Argent, culture financière et risques à l’ère digitale » menée dans 10 pays en Europe et publiée aujourd’hui, la France fait figure de mauvaise élève en matière de culture financière.

L’Autriche, l’Allemagne et la Suisse occupent la tête du classement.

Près d’une décennie après que la crise financière mondiale a souligné l’importance d’avoir, a minima, des bases de culture financière, les Européens semblent avoir peu progressé en termes de connaissances financières et de capacité à prendre des décisions financières avisées.

Une étude Allianz « Argent, culture financière et risques à l’ère digitale » montre de quelle façon la culture financière améliore la capacité des particuliers à prendre des décisions financières. Alors qu’il semble évident que les personnes disposant d’une meilleure compréhension des concepts financiers seraient capables de prendre de meilleures décisions relatives aux produits d’épargne, d’investissement et de financement, cela n’avait pas encore été vérifié. Les résultats montrent que les personnes possédant une bonne maîtrise des concepts financiers et des risques sont deux fois plus enclines à prendre de meilleures décisions financières que celles qui n’en possèdent pas.

Selon les résultats de cette étude européenne « Argent, culture financière et risques à l’ère digitale », la France se positionne à la dernière place du classement derrière le Portugal et l’Italie. Un peu moins de la moitié des personnes interrogées en France ont répondu correctement aux deux questions de culture financière portant sur les principes d’inflation et de taux d’intérêt et seulement 9% d’entre eux ont été en mesure d’identifier les bonnes réponses aux trois questions portant sur les concepts relatifs aux risques financiers.

Si les Français sont dans l’ensemble relativement conscients des risques financiers liés au vieillissement (ainsi 62% d’entre eux ont identifié le produit financier les protégeant le mieux contre le risque de longévité), les concepts financiers tels que la relation entre risque et rendement, la diversification des risques ou encore le risque de liquidité, ne sont maîtrisés que par une faible proportion des participants à l’étude. Seuls 6% des participants français ont ainsi répondu correctement aux trois scénarios et un quart d’entre eux n’ont été en mesure d’identifier une seule bonne réponse.

Cet insuffisance de connaissances financières comporte un risque grave car en cette période de consumérisme relativement importante avec un accès à des moyens de paiement différés, à de multitudes de comptes bancaires permettant souvent des découverts autorisés, en cumulant les crédits à la consommation, cela peut entraîner assez facilement une forme d’endettement importante .

Iran : colère contre la dictature et la situation économique

Iran :  colère contre la dictature et la situation économique

 

 

Afin de mieux comprendre la portée de cette nouvelle explosion de colère, franceinfo a interrogé l’historien Jonathan Piron, spécialiste de l’Iran et chercheur associé au Groupe de recherche et d’information sur la paix et la sécurité (Grips).

 De grandes manifestations ont déjà secoué l’Iran fin 2017 et plus récemment en 2020, avec des motifs principalement économiques. La mort de Mahsa Amini ( Provoquée par la police parce que l’intéressé portait mal le voile !) peut-elle pousser davantage les Iraniens dans les rues ?

Jonathan Piron : Les événements étant en cours, il est encore très difficile de savoir si cela va s’apparenter à un véritable soulèvement dans l’ensemble du pays. Mais il y a du neuf par rapport aux précédents mouvements protestataires. Cette mobilisation semble vraiment toucher différentes catégories de la population, dans une expression de rage et de colère qui n’est pas seulement dirigée contre une politique qui est mise en place par le régime iranien, par exemple la hausse des prix des carburants…

Ici, c’est vraiment l’expression d’un manque, d’une vraie colère contre les symboles même du régime de la République islamique, que sont notamment la question du port du voile et les instruments de répression et de contrôle. Ces derniers existent évidemment depuis les origines de la République islamique, mais ils ont été vraiment réactivés depuis l’accession au pouvoir du président Ebrahim Raïssi, en août 2021.

Quels milieux manifestent d’habitude en Iran ? Retrouve-t-on les mêmes profils que lors des derniers mouvements populaires ?

Tout dépend des logiques protestataires. En 2020, à Téhéran, c’étaient tous ceux qui dépendaient de l’économie informelle, sans protection face à la montée des prix de l’essence. En 2021, dans le sud du pays, c’étaient surtout les agriculteurs qui se mobilisaient pour réclamer un meilleur partage de l’eau. Souvent, le régime essaye de mettre un couvercle sur les protestations, en aidant certains groupes et pas d’autres. Cette fois-ci, ce n’est pas le cas.

Les Iraniens sont épuisés par des années de sanctions, par la pandémie, et par la crise économique qui s’aggrave depuis le retrait américain [de l'accord sur le nucléaire iranien en 2018] et les nouvelles sanctions. La classe moyenne se rapproche de la classe précaire, et ça va être difficile pour le régime de les opposer l’une à l’autre.

La colère populaire est très visible sur les réseaux sociaux en Iran, malgré la censure. Comment cela fonctionne-t-il ?

A part Instagram, qui reste menacé, la plupart des réseaux sociaux comme Facebook, YouTube, Twitter sont interdits en Iran. Ce qui relève d’une grande hypocrisie quand on sait que les grands responsables du régime, dont l’ayatollah Ali Khamenei, communiquent régulièrement sur Twitter. Mais la population y a tout de même accès en utilisant des moyens de contournement, comme des VPN [un logiciel qui permet de naviguer sur internet de manière anonyme]. Le partage d’information se fait principalement sur WhatsApp et Telegram, où les vidéos des manifestations se propagent pour l’instant.

Pour moi, ces images ont une certaine force parce qu’elles ont un impact dans les mentalités. Elles montrent justement des personnes se rassembler, brûler leur voile en public, se couper les cheveux… Ça entraîne la mise en place d’un nouveau répertoire de contestation, ça montre qu’on peut le faire. Il y a une espèce de chape de plomb qui se brise avec la transmission de ces images.

Quel schéma le régime pourrait-il suivre face à cette contestation populaire ?

Pour le moment, il y a une forme d’attentisme, même si la répression a déjà été très violente par endroits. Ce sont d’abord les villes, les centres urbains et les campus universitaires qui sont en train de bouger. Surtout dans le Kurdistan, qui est la région d’origine de Mahsa Amini.

« Habituellement, le régime coupe internet afin d’étouffer la mobilisation. Cela peut durer un ou plusieurs jours, le temps que le pouvoir agisse sans que les images des violences ne circulent et ne nourrissent la colère de la population. »

 

Il s’agit vraiment de tirer le rideau sur la manière dont le régime va réprimer les Iraniens et finalement éteindre toute velléité de protestation.

Situation Politique–déjà vers un troisième tour social ?

Situation Politique–déjà vers un troisième tour social ?

L’environnement économique, la situation sociale pourraient nourrir un troisième tour après l’élection présidentielle. L’heureux élu de l’élection ne pourra pas faire l’impasse sur le climat de détestation qui le concerne qu’il s’agisse de Macron ou de Le Pen.

De toute manière, ce candidat sera mal élu c’est-à-dire de manière assez minoritaire puisque de l’ordre de 40 % d’électeurs potentiels auront refusé de participer à cet exercice qui leur paraît vain.

Le motif du réveil sera sans doute davantage social que politique car la plupart des Français en tout cas une majorité (près de 70 %) ne croient pas que cette élection puisse changer de manière éducative la situation en France.

Le motif central pourrait être cette inflation de l’ordre de 5 % en France, de 7,5% dans l’union européenne. Certes des augmentations vont être consenties mais elles seront loin de permettre une réévaluation correcte des revenus.

Le réveil social pourrait venir aussi du monde étudiant qui en ce moment manifeste à la fois contre Le Pen mais aussi contre Macron.

L’objectif : mobiliser massivement les étudiants à la veille des manifestations prévues dans toute la France ce samedi « contre l’extrême droite et ses idées ». Et exprimer une indignation plus large contre le duel du second tour entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron . « On est dans la rue pour faire barrage à l’extrême droite, confirme un étudiant lyonnais du secrétariat fédéral du syndicat Solidaires. Mais on ne veut pas non plus du programme d’Emmanuel Macron : on ne veut pas de la retraite à 65 ans, on ne veut pas des lois racistes et anti-immigration prévues… »

 Une mobilisation contre « l’aberration de de devoir faire un choix entre le président qui a mis en place Parcoursup, qui veut augmenter les frais d’inscription à la fac, qui a mis en place la loi asile immigration, qui est le responsable de répressions du mouvement social, qui veut allonger l’âge de départ à la retraite… et l’extrême droite », abonde Victor Mendez, président de l’Unef Nanterre.

Les deux syndicats étudiants ne veulent pas se prononcer sur une consigne de vote. D’autant qu’ils pointent la responsabilité des gouvernements précédents dans les scores de l’extrême droite. «

Marchés financiers : la correction amplifiée par la situation de l’Ukraine

Marchés financiers : la correction amplifiée par la situation de l’Ukraine

D’une certaine manière,  la situation géo politique de l’Ukraine est instrumentalisée pour justifier l’amplification de la correction déjà largement en cours depuis le début de l’année sur les marchés financiers. Certes,  il existe des risques notamment concernant un nouveau renchérissement de l’énergie et des matières premières si en particulier des mesures économiques sont prises à l’égard de la Russie. Plus généralement les tensions avec la Russie pourraient bien alimenter l’inflation.
Pour autant le mouvement baissier qui a commencé au début de l’année correspond à un rééquilibrage entre les valeurs boursières et les résultats des entreprises. Des valeurs financières dont les cours se sont envolés de manière un peu irresponsable au grand bénéfice des spéculateurs

Lundi sur les marchés à  Paris, le CAC 40 a plongé de 2,27 % à 6 852,20 points. Il a ainsi aligné une troisième séance de baisse d’affilée, après avoir déjà cédé 1,27 % vendredi et 0,41 % jeudi. Les autres places boursières ont également chuté: Londres a perdu 1,70 %, Francfort 2,02 %, Madrid 2,67 % et Milan 2,04 %.

En Russie, l’indice RTS, après avoir plongé de plus de 5 % dans la matinée, a terminé en baisse de 3 %. Depuis le début de l’année, la Bourse de Moscou a déjà lâché plus de 10 %. Wall Street, qui avait fortement accusé le coup vendredi, limitait la casse. En séance, le Dow Jones reculait de 1,8 %, le S&P 500 de 0,15 % tandis que le Nasdaq progressait de 0,60 %.

La crainte d’une invasion imminente de l’Ukraine par la Russie a fait grimper la tension en flèche sur les marchés. La volatilité a fait un bond en avant: l’indice Vix, appelé l’indice de la peur, s’est envolé de près de 50 % en quelques jours.

Cancel culture et intolérance à Sciences Po: Des étudiants dénoncent la situation de terrorisme intellectuel

Cancel culture et intolérance à Sciences Po: Des étudiants dénoncent la situation de terrorisme intellectuel

Cette tribune a été rédigée par les étudiants suivants: Arthur Alemany (IEP d’Aix-en-Provence), Édouard Bina (IEP de Lyon), Quentin Coton (IEP de Paris et responsable UNI Sciences Po), Maël Dalgliesh (IEP de Paris), Louis Ehr (IEP de Strasbourg), Lou-Anna Roul (IEP de Bordeaux), Axel Roulliaux (IEP de Bordeaux), Merlin Santoro (IEP de Strasbourg).

Nous, étudiants de tous les instituts d’études politiques de France, déplorons la censure, officielle et officieuse, omniprésente dans nos établissements, de la part d’étudiants, d’associations, de professeurs et de l’administration. En outre, nous souhaitons, à notre échelle, alerter sur les dangers de la «cancel culture». Loin d’être un phénomène purement anglo-saxon cantonné aux murs des campus américains, l’esprit communautaire exacerbé de cette enclave intellectuelle hors du monde entend tout régenter.

 

L’objectif ici n’est pas de nous poser en victimes mais bien d’alerter nos concitoyens et nos dirigeants sur les dérives des IEP français qui, ne l’oublions pas, ont vocation à former nos futures élites intellectuelles, politiques et économiques. Les dérives que nous observons actuellement dans l’enceinte des Sciences Po de France s’étendront bientôt à l’ensemble de la vie publique. Ceux qui s’érigent en apprentis censeurs seront demain journalistes, députés, écrivains,«intellectuels», professeurs des universités ; en somme, ils auront la mainmise sur toutes les structures du pouvoir, sur les esprits.

Le procès politique latent qui menace en permanence tout étudiant, professeur ou association s’éloignant de la droite ligne progressiste tacite annonce l’extinction de l’esprit critique. Nombre d’exemples relayés publiquement le démontrent: professeurs accusés d’islamophobie l’an passé, lynchage d’associations comme l’UNI, Le Cercle Mauriac, Le Printemps Républicain ou encore les tentatives d’ostracisme des fondateurs des associations Génération Z ou RN. Ce ne sont pas seulement les étudiants, professeurs, ou associations de droite qui sont visés, mais bien tous ceux qui refusent de se plier à la doxa. Quiconque refuse de se soumettre aux dogmes établis décolonialistes, pro-LGBT, et anti-sexistes se voit insulté et conspué.

Ce progressisme dévoyé et la connivence des acteurs institutionnels qui le choient sont alimentés par les plus grands maux de notre époque: la peur d’être rejeté et la paresse intellectuelle d’une part, la mégalomanie et la victimisation d’autre part. Ce besoin qu’ont les nouveaux censeurs de détenir la vérité, et de justifier leurs échecs personnels par des oppressions présumées du «système», vient légitimer qu’on inflige une correction sociale, voire physique, aux mauvais.

Pour démontrer la connivence que nous dénonçons, il nous faut préciser le procédé classique du camp du «progrès» lorsqu’un intervenant jugé dissident est invité à s’exprimer dans nos murs: une myriade d’associations s’insurgent et alertent l’administration du «danger» imminent de cette intrusion. Notons qu’on trouve à la tête de ces dernières des individus qui se cooptent, d’une homogénéité idéologique sans pareil et qui s’arrogent le droit de parler au nom de toute la communauté estudiantine de nos IEP. Ce petit monde terrorise nos administrations et les enjoint à annuler les conférences sous peine d’opprobre public.

Nos directions, terrifiées et obsédées par l’image publique de leurs établissements respectifs, cèdent souvent, affichant sans aucune honte leur refus de recevoir des pseudo-fascistes dans leurs instituts. Plus subtile, la condescendance inhérente à cette communauté, où les pairs épousent l’onanisme intellectuel, rejette plus volontiers encore ceux qui ne sont pas de leur monde (comprenez ceux qui ne sont pas des urbains bourgeois cosmopolites): Jean Lassalle, incarnation et défenseur du monde rural, député de la Nation, s’est vu injurié publiquement par la direction de Sciences Po Bordeaux.

«Nos camarades viennent nous adresser en aparté leurs encouragements une fois que nous avons pris position et essuyé les crachats»Tribune collective d’étudiants des IEP

Les administrations des IEP refusent de recevoir des individus ne partageant pas les «valeurs» des instituts. Pourtant, ceux-ci ne devraient pas oublier que les valeurs cardinales de leurs établissements sont la réflexion, le débat et la liberté d’expression. Nous rappelons à ce titre que les IEP sont des établissements publics en partie financés par l’État. Le contribuable sera heureux d’apprendre que la majorité de la population n’est pas conforme aux valeurs qu’il finance. Les associations et étudiants qui osent tenir un discours souverainiste, patriote, traditionaliste, sont voués aux gémonies: messages d’insultes, menaces et ostracisme.

Mais, le réel danger est celui de l’autocensure. Chaque attaque ad hominem, chaque accusation calomnieuse, au-delà de la satisfaction qu’elles génèrent en nos opposants, sont autant d’avertissements à l’élève qui oserait émettre une réserve, une nuance. Nos camarades viennent nous adresser en aparté leurs encouragements sur le fond ou la forme une fois que nous avons pris position et essuyé les crachats. Combien aimeraient nous soutenir publiquement, mais ne le peuvent, car on ne dialogue pas avec des «racistes, sexistes, transphobes, LGBT-phobes, islamophobes, homophobes, xénophobes». L’emploi de ces qualificatifs diffamatoires se résume souvent sous l’étiquette de «fasciste».

«Un climat de surveillance généralisée qui pousse au mutisme de tout individu en désaccord»Tribune collective d’étudiants des IEP

Le climat aujourd’hui installé dans les différents instituts d’études politiques est mortifère. Il nous dirige irrémédiablement vers la systématisation du discours progressiste et l’annihilation de toute pensée contraire. Aujourd’hui, il reste enfermé entre nos murs, demain, il sera étendu à l’ensemble du débat public. Nous demandons tout d’abord aux administrations des différents IEP de faire preuve de courage et de cesser de céder aux intimidations des radicaux totalitaires. La place prépondérante prise par les associations féministes et LGBT ces dernières années dans les IEP fait régner un climat de surveillance généralisée qui pousse au mutisme de tout individu en désaccord avec leurs thèses extrémistes pour ne pas se faire taxer à tout va de machistes ou homophobes.

L’attitude sectaire et extrémiste de ces associations de gauche, pseudo-apolitiques, suivies par la foule docile des autres associations sportives ou culturelles, fait régner une aura délétère au sein de la vie étudiante des IEP, et au sein des associations elles-mêmes, dont les membres réfractaires aux idéaux progressistes radicaux sont vite évincés. Traumatisés d’être des «blancs cisgenres hétérosexuels» et donc «privilégiés» et «dominateurs», les professeurs et membres des directions des IEP tracent une voie royale pour les associations LGBT et féministes par besoin de repentance, voire de masochisme.

«Nous croyons au droit à l’offense, au droit de déranger les esprits, à la contradiction, au débat»Tribune collective d’étudiants des IEP

L’existence des associations de sensibilité de droite et le respect de leur bon fonctionnement nous semblent essentiels à la pluralité au sein des IEP. De plus, ceux-ci permettent de rompre quelque peu le microcosme déconnecté de la réalité que les IEP représentent. Le jour où les étudiants des IEP comprendront que les associations de droite ou aux positions hétérodoxes n’ont qu’une seule hâte – pouvoir produire et fournir aux étudiants un œil différent et éclairé, promouvant le débat sur des sujets et thèmes d’actualité – l’ensemble de la communauté de nos établissements respectifs se verra grandie d’un principe essentiel à la démocratie: la contradiction.

Nous croyons au droit à l’offense, au droit de déranger les esprits, à la contradiction, au débat. Nous souhaitons que les instituts d’études politiques, et l’université française plus largement, cessent d’être aussi déconnectés des réalités protéiformes de la France et des Français. Comme disait Mitterrand à Rennes en 1988: «Nous ne sommes pas les bons, ils ne sont pas les méchants même s’ils considèrent qu’ils sont les bons et nous les méchants». Nous demandons à Madame la Ministre Frédérique Vidal et au gouvernement de Monsieur le Premier ministre Jean Castex de prendre des mesures fortes pour permettre à nos IEP et à l’ensemble du monde universitaire de redevenir les espaces de débat et d’émulation intellectuelle qu’ils furent un temps.

Covid Guadeloupe : une situation socio-économique surtout dégradée

Covid  Guadeloupe : une situation socio-économique surtout dégradée

Selon le géographe Laurent CHALARD, le fort taux de chômage et les limites des services publics de l’archipel figurent parmi les causes de cette crise.

 

- Sur fond de crise sanitaire, la colère des habitants de la Guadeloupe s’exprime. Qu’est-ce qui en est à l’origine ?

Laurent CHALARD. -

 

 L’obligation vaccinale pour les soignants, énième mesure coercitive mise en place par l’État central en Guadeloupe face à la crise sanitaire du Covid-19 constitue la petite goutte qui a fait déborder le vase, à l’origine du mouvement de contestation des derniers jours dans ce territoire de la France périphérique qui connaît une situation socio-économique particulièrement dégradée sur le modèle de ce qui s’est passé en Guyane en 2017, même si les motifs de mécontentement ne sont pas totalement identiques.

En effet, après plusieurs décennies de départementalisation, le niveau de vie de la Guadeloupe demeure sensiblement inférieur à la France métropolitaine et les secteurs d’activité dominants connaissent une crise certaine. D’un côté, l’agriculture et l’agro-alimentaire (cultures de la banane, de la canne à sucre et leurs dérivés) déclinent au fur et à mesure du temps, se maintenant principalement grâce aux subventions de l’État et de l’Union européenne, la production n’étant pas concurrentielle sur le marché mondial. D’un autre côté, le tourisme (et son corollaire le BTP) qui se portait plutôt bien avant la crise sanitaire, la fréquentation étant en hausse, est touché de plein fouet par les mesures internationales de limitation des déplacements, la clientèle étrangère, en particulier nord-américaine, n’étant plus au rendez-vous.

L’emploi public est le principal employeur départemental avec le tourisme.

En conséquence, du fait de l’absence de diversification du tissu économique, l’industrie étant marginale (7 % de la population active travaille dans le secteur en 2018 selon l’Insee, mais essentiellement dans l’agro-alimentaire), l’emploi public est le principal employeur départemental avec le tourisme. Il s’est consécutivement développé un système économique pervers, les revenus issus de l’emploi public ou du tourisme alimentant une consommation de produits importés aux prix élevés, étant donné l’éloignement des grands pôles fournisseurs, sans développement d’une production endogène, l’argent n’étant pas réinvesti localement. D’une certaine manière, la Guadeloupe fait penser aux pays rentiers du Moyen-Orient, à la différence que la rente n’est pas liée aux hydrocarbures mais à l’emploi public.

Cette situation entraîne une interrogation sur la remise en cause du modèle de développement de l’Outre-Mer français, qui n’apparaît pas soutenable à long terme, ce que nos dirigeants se doivent de prendre en compte.

Comment expliquer le fort tôt de chômage sur ce territoire ? Quelles en sont les conséquences ?

Le fort taux de chômage en Guadeloupe, de 21 % au sens du BIT en 2021 mais de 28,8 % selon les chiffres du recensement de l’Insee en 2018, plus fiables car reposant sur le déclaratif, s’explique simplement par le décalage entre le nombre d’emplois et le nombre d’actifs présents sur le territoire. En effet, le département n’offre que 126 201 emplois en 2018 alors que la population active est de 171 980 personnes, d’où un nombre de chômeurs conséquent, de près de 50 000 personnes. Le taux d’actifs occupés n’est d’ailleurs que de 50 % de la population contre près de 65 % en France métropolitaine. C’est essentiellement le produit d’une situation héritée, la légère progression de l’emploi entre 2008 et 2018 ayant été très largement insuffisante pour résorber le chômage de masse, malgré la baisse de la population active.

Il s’ensuit que l’émigration des Guadeloupéens vers la France métropolitaine, qui s’était tassée dans les années 1990, est repartie fortement à la hausse dans les années 2010, avec, par exemple, un déficit migratoire estimé par l’Insee à -1,1 % par an entre 2013 et 2018, retrouvant un taux constaté dans les années 1970. C’est le témoignage de l’ampleur de la dégradation de l’économie locale, les jeunes actifs n’ayant aucune perspective d’avenir. À l’arrivée, la population de la Guadeloupe a diminué depuis 2013 de près de 15 000 habitants, soit un déclin conséquent, mettant fin à des décennies de croissance. Or, rappelons qu’à l’échelle départementale en France, une perte de population est, en règle générale, synonyme d’un déclin économique marqué.

Comment expliquer que dans un territoire français le chômage et l’illettrisme culminent à 20%, quand les hôpitaux sont submergés et que les habitants subissent des coupures d’eau ?

Le faible niveau de qualification et d’instruction d’une partie de la population guadeloupéenne s’explique par deux principales raisons.

La première tient au profil d’émigration de l’archipel. En l’absence de grandes écoles et d’universités réputées, ce sont d’abord les jeunes les plus diplômés qui quittent le territoire, étant condamnés à poursuivre leurs études en France métropolitaine pour y trouver ensuite un emploi correspondant à leur niveau de qualification, comme ce que l’on constate dans la France périphérique. Ce processus sous-entend que les personnes les moins diplômées issues des familles les plus paupérisées, qui maîtrisent le moins bien la langue française, restent plus souvent sur place que les autres catégories de la population.

Si la Guadeloupe apparaît comme pauvre vue de métropole, par contre, pour les populations issues des États les moins argentés des Caraïbes, elle est perçue comme une oasis de richesse, d’où un mouvement d’immigration.

La seconde raison relève aussi de la question migratoire, mais cette fois-ci concerne l’immigration. Si la Guadeloupe apparaît comme pauvre vue de métropole, par contre, pour les populations issues des États les moins argentés des Caraïbes, elle est perçue comme une oasis de richesse, d’où un mouvement d’immigration depuis plusieurs décennies. En conséquence, la Guadeloupe abrite une communauté immigrée haïtienne arrivée récemment, constituée de plusieurs dizaines de milliers de personnes si l’on comprend leurs descendants, qui est mal insérée dans la société guadeloupéenne et dont le niveau éducatif et de maîtrise de la langue française est très bas.

Les services publics font-ils défaut ? Est-ce comparable avec la situation dans les territoires périphériques de la métropole ?

Au niveau des services publics, aussi paradoxal que cela puisse paraître alors que les revenus de l’archipel dépendent en premier lieu de l’emploi public, ils sont loin d’être la hauteur, d’autant que l’État a eu, comme ailleurs en France, tendance à se désengager dans le domaine ces dernières années. Aujourd’hui, il existe deux principales défaillances en Guadeloupe : la santé et l’assainissement des eaux.

Concernant la santé, le département est l’un des principaux déserts médicaux français selon une étude de la Drees parue en 2020, avec la Guyane et la Martinique, ce qui est problématique dans un contexte de vieillissement de la population, qui n’a pas été anticipé par les autorités. Pendant longtemps, l’archipel s’est caractérisé par une structure par âge très jeune, donc il n’y avait pas de réels besoins de s’occuper des plus anciens. Or, aujourd’hui, dans un contexte de réduction de la fécondité, d’augmentation de l’espérance de vie et d’émigration des jeunes, le vieillissement s’accentue fortement. Les plus de 60 ans représentent 25,6 % de la population en 2018, soit une hausse de 40 % de leurs effectifs depuis 2008, alors que la population totale diminuait. Cette population âgée étant la plus susceptible d’avoir recours au système de santé, il apparaît donc logique que les hôpitaux aient du mal à s’adapter à cette nouvelle donne, la crise sanitaire mettant très facilement le système à bout.

Concernant l’assainissement et l’approvisionnement en eau potable, ce sont des services publics qui reposent sur des infrastructures lourdes (châteaux d’eau, stations d’épuration, canalisations…) qui nécessitent d’être entretenues régulièrement. Or, ces dernières n’ont pas toujours suivi la croissance démographique, qui a été intense par le passé, d’autant que certains quartiers d’habitat plus ou moins insalubre subsistent.

La situation des services publics en Guadeloupe est donc partiellement comparable à celle de la France périphérique métropolitaine. Cependant, touchant des territoires à l’histoire différente, la logique n’est pas la même. Dans la France périphérique métropolitaine, les services publics déclinent, tandis qu’en Guadeloupe ils n’ont jamais été à la hauteur des enjeux.

Situation Emploi : nette hausse des CDI

Situation  Emploi : nette hausse des  CDI

 

Avec la reprise économique, la situation de l’emploi continu de s’améliorer en particulier le nombre de CDI qui progressent de près de 14 % L’emploi se porte de mieux en mieux après un an et demi de crise. Au deuxième trimestre 2021, pas moins de 5 119 800 contrats de travail ont été signés dans le secteur privé (hors agriculture, intérim et particuliers employeurs), soit une hausse de 5,5 % par rapport au premier trimestre qui, déjà, affichait une augmentation de 3,9 %, selon une note du service statistique du ministère du Travail, la Dares.

Cette dynamique est largement portée par la progression des contrats les plus pérennes: les embauches en CDI ont augmenté davantage (+ 13,9 %) que celles en contrat à durée déterminée (+ 3,8 %). Cette hausse générale des recrutements en CDI se fait largement ressentir dans les établissements de moins de 10 salariés, dont les embauches connaissent un bond de 10,3 %. L’augmentation est plus mesurée dans les établissements de 10 à 49 personnes, avec une hausse de 6,3 % tout comme dans les structures de 50 salariés où, avec + 2,5 %, la tendance ralentit nettement.

Présidentielle 2022 : et une « Primaire populaire » à gauche pour compliquer encore la situation

Présidentielle 2022 : et une « Primaire populaire » pour compliquer encore la situation

 

En plus d’un candidat socialiste, de Mélenchon, d’un candidat écolo, on pourrait compter un candidat issu d’une primaire populaire . A un mois de la clôture des parrainages citoyens pour désigner un candidat commun à gauche pour la présidentielle, la « Primaire populaire » annonce 83 000 inscrits samedi 11 septembre, a assuré l’association samedi à Marseille.

La clôture des parrainages est prévue le 11 octobre, date à laquelle seront alors connus les cinq femmes et cinq hommes pré-sélectionnés par les citoyens inscrits sur la plateforme sécurisée Neovote « pour faire gagner l’écologie et la justice sociale en 2022″, a expliqué Samuel Grzybowsi, porte-parole de cette « Primaire populaire »

Deux mois après l’ouverture de ces parrainages citoyens, ce sont pour l’instant Christiane Taubira, ancienne ministre de la Justice sous la présidence Hollande, et François Ruffin, député des Insoumis qui mènent la danse. Ils devancent plusieurs des candidats déclarés à la présidentielle : Sandrine Rousseau (2e), Anne Hidalgo (4e) et Delphine Batho (5e) côté femmes, Eric Piolle (4e), Jean-Luc Mélenchon (5e) et Yannick Jadot (6e) côté hommes. Les autres candidats potentiels parrainés par les citoyens sont pour l’heure Clémentine Autain (3e), proche de Mélenchon, d’un côté, l’économiste Gaël Giraud (2e) et l’Eurodéputé Pierre Larrouturou (3e), chantre de la semaine de quatre jours, de l’autre. Ce dernier, fondateur de Nouvelle Donne, est le seul pour l’instant à s’être porté candidat à la présidentielle via cette « primaire populaire ». Sandrine Rousseau et Eric Piolle ont annoncé qu’ils y participeraient s’ils remportaient la primaire des écologistes. Jean-Luc Mélenchon a pour l’instant refusé de s’y engager.

20 % en situation de pauvreté

  • 20 % en situation de pauvreté
  • 20 % des personnes en France seraient en situation de pauvreté devant se contenter de 60 % du revenu médian, soit 1063 euros par mois pour une personne seule en 2018. L’Insee a publié ce mercredi d’autres indicateurs, prenant en compte des critères non monétaires, comme les difficultés matérielles ou les privations, pour objectiver la mesure du phénomène.
  • 13,6 % de la population est pauvre monétairement, 13,1 % l’est au sens de la privation matérielle et sociale: 21 % de la population est pauvre au sens d’au moins un de ces deux critères». Soit une personne sur cinq. Parmi les personnes en situation de privation matérielle et sociale, plus de 9 sur 10 déclarent une insuffisance de ressources, près de 4 sur 10 au moins un retard de paiement et les trois quarts une difficulté de logement.
    • 49 % des 16-29 ans et 39 % des 30-44 ans en situation de privation matérielle et sociale déclarent rencontrer des difficultés pour payer leur loyer ou leurs factures d’électricité.
    • : 68,4 % des personnes vivant dans un ménage dont la personne de référence est au chômage sont pauvres. Le type de ménage est aussi déterminant. Les familles monoparentales sont les plus touchées (41,7 %), devant les personnes en couple avec trois enfants ou plus (32,9 %) et les personnes seules (27,9 %).

Sondage Covid France : les Français pour la suppression du masque mais encore inquiets pour la situation sanitaire

Sondage Covid France : les Français pour la suppression du masque mais encore inquiets pour la situation sanitaire

Selon un sondage Odoxa pour Le Figaro. 6 Français sur 10 sont encore inquiets pour la situation sanitaire cependant la suppression du masque en extérieur sans attendre la fin du mois, comme annoncé initialement, est approuvé par 77% des sondés par ailleurs les Français admettent volontiers le maintien de l’obligation du port du masque en extérieur et des jauges dans les lieux accueillant du public: respectivement 85% et 80% des sondés jugent que c’est une bonne décision. Le port du masque en intérieur est même approuvé par plus de 90% des 65 ans et plus !

 72% des personnes interrogées jugent que le gouvernement a eu raison d’ouvrir la vaccination aux 12 ans et plus.

Les Français semblent aussi bien plus sereins qu’il y a six mois par rapport à l’épidémie: ils ne sont plus «que» 36% à s’inquiéter pour leur santé (c’est encore beaucoup, mais c’est 17 points de moins qu’en janvier), 52% de celle de leur proche (-21 points).

Six sondés sur dix restent inquiets de la situation sanitaire du pays, mais c’est tout de même 23 points de moins qu’en janvier, et bien moins encore qu’au printemps 2020 à la sortie du premier confinement. Que ce soit pour leur santé, celle de leurs proches ou la situation sanitaire du pays, les Français n’ont jamais été aussi confiants depuis le mois d’avril 2020, en plein confinement.

 

Covid : situation inquiétante dans le Sud-Ouest

  • Covid : situation inquiétante dans le Sud-Ouest

Alors que la situation en moyenne Sa Meilleure de manière sensible dans l’ensemble du pays des inquiétudes dans le sud-ouest viennent un peu ternir le tableau sanitaire. En effet dans le sud-ouest on constate une augmentation significative de la circulation du virus.

Pour le gouvernement:

 «cette évolution défavorable est particulièrement marquée dans les Pyrénées-Atlantiques, où l’incidence a progressé de près de 80% sur une semaine», et «dans une moindre mesure en Charente-Maritime, dans le Lot-et-Garonne, en Charente, dans les Landes et en Gironde»«C’est un signal d’alerte», a souligné le porte-parole du gouvernement, appelant à ne «pas baisser la garde», tout en précisant que le niveau de circulation notamment du virus indien restait «modéré».

 

 

Sondage Présidentielle : situation des catastrophique de la gauche pour 80 % des Français

Sondage Présidentielle : situation des catastrophique de la gauche pour 80 % des Français

L’effondrement politique et culturel de la gauche se confirme en France. D’après un sondage Odoxa Backbone Consulting réalisé pour Le Figaro et France Info ,  82% des Français considèrent que la situation de la gauche est «mauvaise». Même les Français s’auto-positionnant à gauche ne sont pas plus positifs, puisque 78% d’entre eux jugent «mauvaise» la situation de leur famille idéologique.

Les résultats de l’enquête révèlent également un effondrement de l’affirmation de l’identité de gauche au profit de celle de droite. Désormais, plus de quatre Français sur dix ne parviennent pas ou refusent de se positionner à gauche, et ceux qui se positionnent sont nettement plus nombreux à se classer à droite (26%) plutôt que sur cet axe (20%) ou au centre (15%).

Par ailleurs, ce sondage révèle également qu’aucun parti ni aucune personnalité de gauche ne se détache réellement pour porter le flambeau à la présidentielle : ni Anne Hidalgo, ni Jean-Luc Mélenchon, ni Christiane Taubira ni Yannick Jadot ne sont jugés crédibles pour cela par les Français, ni même par les sympathisants de gauche.

Face à la situation dramatique un confinement généralisé s’impose

Face à la situation dramatique un confinement généralisé s’impose

 

Une nouvelle fois,  Macron tourne autour du pot et annonce que des nouvelles mesures devraient être prises. La vérité c’est que Macron a transmis le bébé du confinement aux collectivités régionales pour ne pas en  porter la responsabilité. L’opinion publique ne lui est même pas reconnaissante de cette mesure laxiste puisque 60 à 70 % des Français estiment que le record confinement aurait dû être décidé sur l’ensemble du pays.

 

La vérité évidemment c’est que Macron craint un réveil du mécontentement pour les mesures liberticides d’ailleurs juridiquement toujours très contestables. Reste que la situation devient dramatique avec notamment hier 45 000 contaminés en 24 heures. Si rien n’est fait on se dirige tout droit vers un chiffre de 100 000 contaminés d’ici une quinzaine de jours. Il n’y a donc plus à tergiverser le confinement généralisé doit s’imposer dans toute la France d’autant que les mesures prises de pseudo confinement ne changent pratiquement rien quant à la mobilité des Français.

 

Certes il faut sans doute protéger une économie déjà dans une situation assez lamentable caractérisée par une quasi-absence de croissance et un chômage récurrent de haut niveau aujourd’hui caché par le volume du travail partiel indemnisé ( plus de 2 millions de Français bénéficient encore de ce chômage partiel).

 

En fait, Macron s’est complètement trompé de stratégie, il aurait dû dès janvier prononcer ce confinement général qui passe d’une part par la fermeture des écoles, d’autre part par un contingentement des déplacements limités aux déplacements domicile travail et aux déplacements urgents.

 

Coronavirus France : situation de plus en plus tendue en réanimation

Coronavirus France : situation de plus en plus tendue en réanimation

14.678 nouveaux cas et 287 morts ont été enregistrés à l’hôpital au cours de ces dernières 24 heures, selon le dernier bilan communiqué mardi soir par Santé Publique France.

26.756 personnes sont désormais hospitalisées en France en raison d’une infection à Covid-19, soit 2286 malades supplémentaires par rapport à la veille. Par ailleurs, 4634 patients sont actuellement en réanimation, ce qui représente 488 admissions en 24 heures.

Covid région parisienne : situation particulièrement critique en réanimation

  • Covid région parisienne : situation particulièrement critique en réanimation

 

  • Nombre d’opérations non liées au Covid  devront être déprogrammés en Île-de-France du faite de manque de lits. Avec 973 malades actuellement en réanimation pour «moins de 1.050 lits» disponibles, «on est dans une situation de tension très forte», a déclaré Aurélien Rousseau de l’agence régionale de santé Île-de-France souhaitant que la nouvelle cible fixée à 1.577 lits soit «atteinte au cours de la semaine prochaine».
  •  Car «le flux reste fort», avec «70 à 80 entrées par jour en réanimation» mais moins de sorties, et un solde en hausse de «35 patients par jour en fin de semaine dernière», résultat de «la très forte hausse de l’incidence il y a 15 jours», a-t-il expliqué.
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  • A ce rythme, le palier de 1127 lits disponibles précédemment fixé – et pas atteint à ce jour – devrait être dépassé cette semaine.

Coronavirus : prévoir en France la même situation qu’en Angleterre (Anne-Claude Crémieux, professeure)

Coronavirus : prévoir en France la même situation qu’en Angleterre (Anne-Claude Crémieux, professeure)

« On a, dans cette crise, parfois considéré que ce qui arrivait à nos voisins ne nous arriverait pas », rappelle Anne-Claude Crémieux, professeure en maladies infectieuses à l’hôpital Saint-Louis à Paris et membre de l’Académie de médecine. « Aujourd’hui il faut se rendre à la raison : ce qui arrive à l’Angleterre va nous arriver », alerte-t-elle ce mardi 12 janvier sur RTL.

L’infectiologue souligne que le problème n’est pas de savoir si cela va nous arriver, mais quand : « peut-être a-t-on un peu plus de temps qu’eux, et là il faut utiliser ce temps pour s’organiser, pour vacciner ». Pour savoir réellement combien de temps la France a devant elle pour faire face au variant britannique, il faut attendre qu’un « état des lieux précis » soit dévoilé dans les prochains jours.

En effet, la question fondamentale est de savoir « quel est le taux de pénétration du virus sur le territoire français », assure Anne-Claude Crémieux. « Soit nous sommes encore avec 1 à 2% de virus variant sur le territoire, on a un peu plus de temps, ça se compte en semaines. Soit on est déjà à 10 à 20% et il faut se préparer à vivre la situation anglaise dans les jours qui viennent« , prévient la professeure.

 

L’infectiologue rappelle que « ce variant se diffuse extrêmement rapidement, il est capable de mettre en tension extrême le système de santé, il faut donc à la fois imaginer que s’il est présent de façon importante sur le territoire on doit utiliser toutes les mesures de freinages qui sont à notre disposition et il faut accélérer la campagne vaccinale« .

Un variant « dangereux » de par sa propagation très rapide. « On sait qu’il est plus transmissible, aux environs de 50% plus transmissible que les souches antérieures. On sait qu’il n’est pas plus virulent, c’est-à-dire qu’il ne donne pas de formes plus sévères et ce qu’on attend de savoir de manière certaine, c’est qu’il n’a pas d’impact sur le vaccin », dit Anne-Claude Crémieux.

« Ce mutant va remplacer les souches qui sont actuellement circulantes », indique la professeure en maladies infectieuses, qui prévient que la Covid-19 peut encore varier : « au début on disait que ce virus mutait peu, finalement on vient d’apprendre qu’il était capable de muter et d’intégrer un grand nombre de mutations dans son génome. À terme, cela veut dire qu’il va continuer à muter et il faut se préparer à l’idée que les vaccins vont être obligés au fur et à mesure d’intégrer ces modifications ».

Coronavirus Royaume-Uni : 35.928 nouvelles infections, situation dramatique

Coronavirus  Royaume-Uni : 35.928 nouvelles infections, situation dramatique

Situation dramatique au Royaume-Uni qui a compté dimanche de 35.928 nouvelles infections au coronavirus, ainsi que 326 décès.

Le Premier ministre Boris Johnson a déclaré samedi qu’une nouvelle souche du COVID-19 avait été découverte et que cette souche était plus contagieuse.

Laïcité : les alertes sur la situation de l’islamisme chez les jeunes d’après la ministre Sarah El Haïry

Laïcité : les alertes sur la situation de l’islamisme chez les jeunes d’après la ministre Sarah El Haïry

 

D’une certaine manière, la jeune ministre, sans doute elle aussi un peu coupée des réalités sociétales, a déclaré sa grande inquiétude à propos de la pénétration des thèses islamistes chez les jeunes. Il faut dire que l’intéressé est sans doute loin de ces réalités sociales. Elle est la fille d’un père médecin et une mère chef d’entreprise.  Elle a choisi de faire une carrière politique en pratiquant le nomadisme ,  après être passée par le Modem, le parti républicain et En marche . Cela après un débat avec 130 jeunes sur le thème de la laïcité.

Sarah El Haïry, toute récente secrétaire d’État à la Jeunesse et à l’Éducation auprès du ministre de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports, a décidé d’aller le 22 octobre (après l’assassinat  de Samuel Patty) rencontrer 130 jeunes de 15 à 20 ans réunis par la Fédération des centres sociaux et socioculturels de France (FCSF) pour débattre des religions.

Le dialogue de deux heures fini par tourner court car certains jeunes soutiennent des positions que la jeune secrétaire d’État n’admet pas. L’un d’eux veut « interdire le droit au blasphème », un autre affirme que « les journalistes doivent être interdits de parler de la religion.

Bref, l’intéressé sorti un peu de nulle part comme la plupart des responsables dans marche découvre la lune et les réalités de la montée de l’islamisme dans certaines populations d’origine étrangère.

Production Électricité : situation tendue mais EDF confiant

Production Électricité : situation tendue mais EDF confiant

 

 

La crise sanitaire a nourri certaines interrogations quant à la capacité de production d’électricité d’EDF. En effet,  cette de crise a paralysé pendant un temps la mise aux normes et l’entretien de centrales nucléaires. La situation se régularise progressivement. EDF considère que la situation est tendue mais se montre quand même confiante. Tout dépendra en faite des rigueurs de l’hiver et des évolutions de la consommation d’électricité supplémentaire du fait des mesures restrictives prises comme par exemple les dépenses concernant le chauffage électrique.

EDF ne prend pas à ce stade de nouveaux engagements en matière de production nucléaire en France pour 2021 et 2022, a-t-il ajouté lors d’un point sur l’avancement de son plan d’amélioration des performances de la filière nucléaire française.

L’impact de la crise du coronavirus sur le chantier EPR de Flamanville est pour le moment vu comme “tout à fait modéré”, a de son côté précisé Xavier Ursat, directeur exécutif d’EDF en charge de la direction “ingénierie et projets nouveau nucléaire ”directeur projets “nouveau nucléaire”.

Il a également déclaré que le coût de l’EPR 2 serait réduit d’environ 30% par rapport à celui de Flamanville.

Coronavirus : « ce n’est pas la situation de mars-avril » (Patrick Pelloux)

Coronavirus : « ce n’est pas la situation de mars-avril »(Patrick Pelloux)

.Patrick Pelloux, président de l’Association des médecins urgentistes de France et invité d’Europe 1 dimanche, considère qu’on n’est pas du tout dans la même situation qu’en mars et avril.( L’interview D’Europe 1)

« Pour l’instant il n’y a pas d’afflux massif de patients », estime Patrick Pelloux. En outre, on a perfectionné les traitements », précise-t-il.

Cependant les sources d’inquiétude restent nombreuses. Selon Patrick Pelloux, une tension existerait déjà, du fait de l’addition des malades du Covid-19 et des autres patients. « Il y a une tension sur les lits […] qui va poser problèmes dans les jours qui viennent. » De plus, il appelle les Français à se vacciner contre la grippe saisonnière pour se protéger, protéger les autres ainsi que le personnel soignant. Le cumul des deux épidémies pourrait avoir des conséquences désastreuses.

« Moi, Je suis assez optimiste », conclut Patrick Pelloux. « C’est la première fois dans l’histoire de France que l’on dit aux gens de porter des masques, de se laver les mains […] tout cela va diminuer le risque de transmission du virus de la grippe, en plus de celui du coronavirus. »

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