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Restaurateurs: «Restons ouverts, sinon il n’y a plus de vie!» (Yves Camdeborde)

Restaurateurs: «Restons ouverts, sinon il n’y a plus de vie!» (Yves Camdeborde)

 

La rébellion de survie se fait entendre chez certains restaurateurs qui font partie des principales victimes du couvre-feu qui commence à 21 heures. D’une certaine manière, le restaurateur Yves Camdeborde appelle à la survie de la profession dans une interview au Figaro. En effet, il est probable que nombre d’établissements qui envisagent une fermeture provisoire ne rouvriront  en jamais. Certains experts que 30 % du secteur restauration hôtellerie pourraient définitivement disparaître.

Imposer un couvre-feu à 21 h, est-ce une façon cachée de fermer les restaurants?

Yves CAMDEBORDE. - Non, je ne pense pas que le gouvernement ait ce vice! Cette annonce est bien sûr dramatique pour notre corporation, mais si elle doit être salvatrice pour le pays, nous devons la comprendre et nous y plier. En France, comme dans tous les pays latins, les gens respectent difficilement les règles sans contraintes. Peut-être faut-il en passer par là.

 

Même si la survie de nombreuses entreprises est en péril?

La restauration, comme le spectacle ou l’hôtellerie, est un métier de passionnés. Nous la vivons souvent dans l’excès. Beaucoup de mes confrères sont des petits artisans, dont le restaurant est toute la vie. Les obliger à fermer, c’est retirer leur oxygène. J’ai peur en effet qu’il y ait des désastres, non seulement économiques, mais aussi humains. Que certains fassent des bêtises.

 

 

Grand débat : urgent de « conclure », sinon …. (Gérard Collomb)

 

Grand débat : urgent de « conclure », sinon  …. (Gérard Collomb)

Ce n’est pas un avertissement mais ça y ressemble fortement. L’ancien ministre de l’intérieur, maire de Lyon met en garde le pouvoir à propos de la sortie du débat national. D’abord Gérard Collomb note que le mécontentement se maintient à un haut niveau. Deuxièmement qu’il faut éviter de tergiverser et répondre rapidement à cette demande de justice sociale et fiscale. Enfin que pour sortir par le haut il importe de prendre des décisions fortes et non d’essayer de s’en tirer  avec quelques mesures gadgets ou accessoires. On ne peut pas dire que l’ancien ministre de l’intérieur se situe franchement dans une forme d’opposition mais pour le moins il adapte une position d’observateur critique vis-à-vis de la gestion de la crise sociale actuelle. En outre à propos de l’Europe il s’interroge sur la cohérence de la liste en marche. En effet, la diversité de la composition de cette liste interroge pour lui sur le cap à suivre. Il rappelle que le même temps ça marche pendant les campagnes électorales mais que ça dysfonctionne après les élections quand il s’agit de prendre des décisions cohérentes.

« Il faut pouvoir sortir à un moment du grand débat, le conclure, et donc faire des annonces fortes », a déclaré Gérard Collomb, invité dimanche soir de l’émission politique « En toute franchise » sur LCI. « Je pense que ce sont ces annonces qu’attendent aujourd’hui les Français », a-t-il ajouté, jugeant qu’il y a urgence à le faire « parce qu’on ne peut pas continuer de semaine en semaine » avec les manifestations des « gilets jaunes ». « On voit que le mouvement continue. Cela montre la profondeur sans doute du malaise (…) On ne peut nier qu’il y ait une véritable crise dans le pays », a ajouté celui qui avait quitté le gouvernement à l’automne pour redevenir maire de Lyon.

Interrogé sur d’autres récents départs de ministres ou de proches du chef de l’État, Gérard Collomb a répondu que celui-ci devait reconstituer une équipe et assurer « un véritable renouveau » pour « réussir la deuxième partie du quinquennat ». « Il faut tenir compte des leçons de ce qui s’est passé récemment et faire en sorte qu’on n’ait pas l’impression que les mesures sont pour les uns mais qu’elles sont pour toutes et pour tous », a-t-il dit en déconseillant la voie du référendum. À l’approche des élections européennes, celui qui fut très proche d’Emmanuel Macron a assuré qu’il voterait pour la liste LREM « malgré les divergences » qu’il peut avoir « sur certains points ». « Pour être diverse, elle l’est puisqu’il y a des gens d’opinions sensiblement différentes sur cette liste. Le problème est de savoir après quel est le cap », a critiqué Gérard Collomb. « Toujours dans les périodes pré-électorales le ‘en même temps’ marche très bien, on l’a vu. Le problème après c’est qu’il faut trancher, en particulier pour l’Europe où la situation va être extrêmement complexe », a-t-il poursuivi. Il considère aussi que la tête de liste, Nathalie Loiseau, devra s’affirmer « comme une femme politique capable de peser en Europe ».




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